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interviewLCP (sur YouTube)· 18 septembre 2025 18 min

Grèves, blocages, manifestations : la rue peut-elle encore influencer le gouvernement ? - 17/09/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La question qui fâche ce soir se fait le porte-voie de la colère populaire. 600000 à 900000 personnes attendues demain dans la rue, c'est une mobilisation record qui s'annonce pour cette journée du 18 septembre du niveau de celle contre les retraites en 2023. Une semaine après le mouvement bloqu d'initiative citoyennes, l'heure est au syndicat.

L'appel à la grève réunit les principales centrales. Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. Nous voulons des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques et l'abandon de la retraite à 64 ans.

Un mouvement unitaire qui va frapper de très nombreux secteurs transports, écoles, hôpitaux, fonctions publiques et même pharmaciens et kinésithérapeutes. Sans compter les puissances syndicats du secteur de l'énergie, les sites de stockage de gaz, les terminaux méthagniers et les centrales électriques seront touchés par des mouvements de grève. Au total, à travers la France, 250 cortèges ont été déclarés.

Sur le plan de la sécurité, la journée s'annonce sous haute tension. Je m'attends à une mobilisation qui sera très forte avec une journée hybride. On risque d'avoir dans la matinée des bloqueurs, du sabotage, des grouuscules d'ultra gauche qui veulent casser. 80000 forces de l'ordre seront déployées sur tout le territoire. un dispositif massif équivalent aux mobilisations du 10 septembre.

Le 10, ils voulaient bloquer la France. Ils n'ont rien bloqué du tout mais ils sont sans doute animés d'un sentiment de revanche. Un message adressé au casseurs mais aussi au bloqueurs.

Alors dans une France en ébullition, à 10 jours d'un autre mouvement à l'initiative des agriculteurs cette fois la question qui fâche ce soir est la suivante : faut-il bloquer pour se faire entendre ? Faut-il bloquer pour se faire entendre ? Je salue mes trois invités.

Aurélien Saint-Toule pour la France insoumise. Bonsoir. Andrea Cotarac pour le Rassemblement national et Erwan Balanan pour le modèle.

Merci à tous les trois d'être là. De quoi la journée du 18 septembre est-elle le nom Erwan Balanan ? Bah, c'est ça s'inscrit dans la tradition française des grandes manifestations de ce qu'on appelle la rentrée sociale qui est effectivement souvent tendu.

Et moi euh par rapport à ça, je je ça fait partie des armes des syndicats et c'est très bien quelque part. C'est comme ça que notre modèle social s'est construit en France avec des revendications. Euh par contre, l'idée de bloquer, l'idée de casser, c'est quelque chose que que je rejette. on va y venir et et c'est ça le c'est ça qui est terrible parce que manifester, moi je l'ai fait hein, je l'ai fait souvent, j'ai fait beaucoup de manifestations dans ma vie.

Bloquer, casser, c'est un vrai sujet, c'est un vrai problème et et j'espère que ça ne sera ça ne seront ce ne seront pardon, excusez-moi, que des manifestations. Andrea Cotara, qu'est-ce que le Rassemblement national soutient la mobilisation de demain ? Ben nous, on comprend bien évidemment la colère des Français.

C'est pas une traditionnelle rentrée sociale et puis on verra demain. Non, c'est des centaines de milliers de personnes qui sont en colère. Sous le macronisme, on a atteint un record de pauvreté jamais enregistré depuis les années 90.

Sous le macronisme, on a un record du nombre de faillite d'entreprises jamais enregistré. C'était 70000 l'année précédente. Je vous ai laissé parler, laissez-moi parler.

Voilà, tout tout se passera bien. Et donc je peux pas entendre des macronismes nous expliquer que c'est une traditionnelle rentrée sociale. Donc oui, on comprend la colère des Français.

Oui, le Rassembl national rejette, je le dis d'avance, les violences qui pourront avoir lieu puisqu'on a des informations selon lesquelles des black block qui sont les idiots utiles du macronisme viendront casser, viendront dégrader. Donc effectivement, nous soutenons la colère des Français, on rejette la violence. Et enfin, moi ce que je comprends pas, c'est euh les centrales des syndicats qu'on vient d'entendre.

Les jours pè, ils appellent à voter pour Emmanuel Macron en 2022 qui avait un point à son programme, la retraite à 64 ans. Et les jours impaires, comme euh demain, ils appellent à manifester dans tout le pays pour abroger cette réforme de 64 ans auquel ils ont participé puisqu'ils ont appelé à voter pour Emmanuel Macron de concert avec le MEDEF. Donc vous voyez bien qu'on est quand même dans une situation, on a trois blocs à l'Assemblée nationale euh la gauche, le bloc central et nous euh Rassemblement national, mais je constate que dans les seconds tours des élections, il y en a deux.

Il y a le bloc du Parti unique qui va de la France insoumise au LR. Euh ceux qui ont réélu madame Born, ce sont les électeurs de monsieur Saint-Toule. Ceux qui ont réélu monsieur Darmanin, ce sont les électeurs de monsieur Saintoule.

Ceux qui ont élu un antif ficher S, ce sont les éclipteurs du bloc central. Donc vous voyez bien que cette instabilité sociale, démocratique, institutionnelle, budgétaire qu'on vit, c'est tout simplement la conséquence et bien d'un dévoiement de la démocratie avec ce front du déni ou prétendument républicain. Donc on soutient la colère mais nous au rassemblé national, on veut apporter des solutions.

Aurélien Saint-Toule, vous serez dans la rue demain. Bah évidemment, je serai dans la rue. Je vais quand même répondre à ce qu'a dit mon voisin d'extrême droite parce que évidemment dans cette affaire là, il y a un jeu, il a joué au bon tau, il a cherché à faire évacuer un aspect. un il est d'extrême droite et donc le front républicain c'est une tradition.

Oui, je sais ça vous énerve que je le dise. C'est faux. Je suis formé à la même école que vous c'està-dire parchon pardon révolution collective à laquelle vous appelez.

Je sais très bien que c'est faux et vous le savez vous-même. Très bien. Donc à l'époque vous bloquez aussi les universités.

Je bloqu pas les universités je défendais les français les ouvriers. vous laisse parler invités du bloc central compte mais pas tout en même temps on laisse moi je sais que ils sont d'extrême droite et que finalement c'est la tradition démocratique et républicaine de ce pays que de s'assurer que l'extrême droite ne prenne pas le pouvoir. Et donc si vous voulez expliquer que il y a une tradition du parti unique dans ce pays qui s'instaure depuis un siècle, vous avez bien le droit de relire l'histoire à ce prisme là mais ça n'est évidemment pas la réalité et les gens le savent très bien.

Le deuxième point, c'est que évidemment cette situation, elle a été enquistée par le refus notamment de l'extrême droite de voter la censure de François Baou après la censure de Michel Barnier et que ils ont cherché des prétextes, des attermoiements et cetera et queon en est arrivé au point où évidemment la situation ne tient plus et que on a un nouveau projet de de budget qui est pire encore que celui que Bayerou avait fait adopter et pire encore que celui vous avez un nouveau projet de budget vous parce que en fait pour l'instant on en sait rien. fait était pire que celui qu' fait adopter en début d'année en début d'année et pire encore que celui que bar a essayé de faire adopter. Donc si vous voulez, on est dans une logique d'aggravation permanente des politiques du macronisme qui ont été rendu possible notamment par la lcheté de l'extrême droite.

Est-ce que c'est pas un tôt demain pas c'était pour corriger ce qui a été dit just pour le reste dans la mesure où le gouvernement le cor pas encore nommé et que le nouveau premier ministre a déjà dit qu'il allait retirer certaines mesures justement du projet de budget Bairou comme les jours fériers supprimés. Est-ce que on est dans un concept de de grève préventif ? Non mais c'est pas préventif.

Le premier ministre n'est pas légitime. Il y a aucune raison que le peuple français accepte un gouvernement qui n'est pas légitime. Le président de la République a créer des précédents antidémocratiques qui sont extrêmement graves et dangereux.

Il y a 1 an, il y avait 74 députés pour demander la destitution du président de la République. Aujourd'hui, on est à plus de 100. Il y a plus de 30 députés qui sont rallés à cette idée que le problème c'est le président de la République et le choix qu'il a fait de ne pas respecter le résultat des élections.

Donc ça veut dire que le message demain dans les dans les cortèges, ça va être Macron d'ion. Demain dans les cortèges, vous entendrez Macron dégage, Macron d'émission parce que évidemment il a perdu trois fois les élections. Trois fois depuis 2022, il a perdu les élections et pourtant rien n'est changé. et on nomme euh monsieur le cornu qui est le fidèle parmi les fidèles, le proche parmi les proches.

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est vous qui le dites mais il y aura pas de rupture. Vous avez quelqu'un qui est mandaté pour préserver Emmanuel Macron. Le fait est que c'est le président de la République qui s'est obstiné et qui a choisi de ne pas changer de politique.

Je vous rappelle qu'en 2022 quand il a remporté le 2e tour, il a dit clairement que il considérait que ça n'était pas un chèque en blanc et que il avait reçu le message, qu'il avait bénéficié des voix justement du Front républicain et qu'il devait en tenir compte. Comment il en a tenu compte ? en faisant une loi immigration qui était directement inspirée du programme de l'extrême droite.

C'est pas exactement comme ça qu'on tient compte des voix des antifascistes. Donc voilà, il n'a pas fait les gestes qui étaient indispensables et aujourd'hui évidemment le matraquage social auquel il s'est livré bah produit des effets. Laurent juste un mot peut-être monsieur Saint-Toule puisque monsieur Balan et monsieur Cotarak ont parlé sur la violence est-ce que vous la craignez demain pour les lais que vous ou est-ce que vous la souhaitez ?

Moi je pose la question sur la mais c'est ridicule à c'est de la c'est de la posture. Je la pose. Alors pour le coup quelques minutes avant cette émission, Jean-Luc Mélenchon a a posté un tweet en disant "J'appelle solennellement à la plus grande discipline demain dans la participation massive aux manifestations avec les syndicats, refuser tout débordement car c'est cela qu'espère et attend le ministre de l'intérieur." Mais évidemment, ça fait des années qu'on souffre d'un maintien de l'ordre violent avec des provocateurs.

Nous savons tous très bien que ce dont on souffre aujourd'hui, c'est du prétexte utilisé par des gens comme monsieur l'Allemand qui est une espèce de matraqueur en chef qui a été capable de dire en gilets jaunes "Nous ne sommes pas dans le même camp madame." Ce qui est quand même un énorme problème le rôle d'un préfet de police c'est de garantir la liberté d'exer le droit d'exercer son droit à manifester. Vous pouvez pas arriver comme ça et dire à une manifestante "Nous ne sommes pas dans le même camp avec toute cette morue." Donc c'est cet état d'esprit là qui en réalité rend les situations si dangereuses.

Moi je sais que par exemple le 10 la semaine dernière il y avait une ambiance extrêmement bon enfant de la part des gens qui étaient présents notamment à Châtely dans le rassemblement à Paris. Donc cette idée c'est que aujourd'hui les gens qui vont se mobiliser et qui se mobilisent spontanément en réalité en ont marre de la comédie qu'on leur joue. Ça fait plus de 2 ans maintenant qu'on ne les écoute pas.

Et alors le macronisme pendant 5 ans auparavant évidemment était dans cette logique là. On est dans une Bah écoutez, prenez prenez des leçons et dans ces casqué dans la réalité c'est que on affaire à une population qui ne se sent pas écoutée et qui cherche les moyens pour se faire écouter si l'élection ne suffit pas si la grève ne suffit pas. Vous savez bien que pour la réforme des retraites 90 % de la population 90% pas qu'est-ce que c'est l'état.

Je suis en train de vous le dire. Mais j'aimerais bien j'aimerais bien que vous le dites franchement au français. C'est quoi vous dites si la manifestation pas je suis en train de l'expliquer mais pourquoi vous parlez comme ça ?

Voyez un peu le le niveau de violence que vous mettez sur sur les plateau panique pas. se tuto peut-être en moi je vous tuto pas d'ailleurs parce que j'ai j'ai décidé parfois d'arrêter d'être poli avec des gens qui ont une idée que ça soit monsieur du rassemblement national et par ailleurs hors en plateau tu me tutoies donc voilà moi je trouve que cette hypocrisie là il faut en faire f Alors je je crois pas vous tutoyer en dehors du plateau parce que parce que tout simplement je je ne crois pas vous parler beaucoup parce qu'aujourd'hui moi je je constate enant du convers c'est c'est assez terrible quand même. C'estd que on a deux deux personnes de des extrême en France qui souhait bordéliser le le pays.

Je crois que vous avez fait une longue tirade tout à l'heure. On a des gens qui sont dans la le l'exacerbation des radicalités des radicalismes. Monsieur Saintoule a failli, j'aurais pas dû le couper d'ailleurs parce que je crois qu'il a il a failli il a failli dire que après les manifestations si ça suffisait pas et si les grèves ne suffisaient pas, qu'est-ce que vous alliez dire après ?

C'est une vraie question. Et donc dans ce pays, nous avons des gens oui, la situation est difficile. Alors dire que il y a plus d'entreprises qui ont fermé depuis monsieur Macron, c'est faux.

Et là, tous les chefs d'entreprise vous le diront, ils ont plutôt créé dans ce pays de la valeur et de la richesse. La question du partage, c'est une vraie question et le groupe modè la posons sur la table depuis 2017. Mais maintenant, vous avez des gens qui d'un côté c'est la faute de l'étranger, de l'autre c'est la faute du riche.

Ça s'appelle des bouqu émissaires et monsieur monsieur vous êtes assez symbolique de ça. Vous avez commencé votre carrière politique à l'extrême gauche, vous la finissez au RN. On est dans la théorie du fer à cheval de ces gens qui sont dans les extrêmes mais qui à un moment donné se rassemblent tout simplement parce qu'ils veulent faire tomber un qui veulent faire tomber un système.

Et moi j'aime le modèle social français. C'est un modèle qui permet à ceux qui ont moins de réussir. Mais est-ce qu'on peut revenir s'il vous plaît aux grèves de demain ?

Est-ce qu'on peut revenir aux grèves de demain ? Parce que par exemple, on a beaucoup de questions téléspectateurs. Il y a Anne des Côtes d'armor par exemple qui demande est-ce qu'il y a pas un risque de fracture entre les grévistes et les usagers lassés de ces grèves à répétition ?

C'est évident. Je moi, je peux leur répondre. Je peux répondre ?

Non, parce qu'il y a eu d'innombrables accusations. Pardon. Mais vous voyez bien qu'on n'est pas au niveau de la de la situation et ce qu'attendent les Français.

Alors, on est en train de se battre entre deux parlementaires, savoir si qui tue quoi l'autre et cetera. Mais pardon, moi mon ennemi c'est pas la France insoumise ou le modèle. Mon ennemi c'est la peur du lendemain dans les ménages, dans les entreprises.

C'est ça. Réconcilier les français avec l'avenir. Les usagers ne seront pas lassés des grévistes et les grévistes des usagers.

Les français sont lassés par le macronisme. Ils ont perdu en 2024 aux européennes en plaçant Jorden Bardella en tête. Ils ont perdu en 2024 législative massivement.

Ils ont rejeté Emmanuel Macron. Donc si vous voulez dans une situation de blocage et avec des résultats aussi catastrophiques euh euh du bilan euh Macron finalement euh il y a deux solutions. Ou bien Emmanuel Macron démissionne et on repart sur un cycle classique démocratique puisque la Constitution le lui permet ou bien on dissoute l'Assemblée nationale.

On ne peut pas tenir euh en l'état parce que vous pouvez changer de premier ministre et rétrécir finalement le le le clan fidèle à Emmanuel Macron. Les rapports de force à l'Assemblée nationale sont les mêmes. Ce sont ceux des élections législatives de 2024.

Donc, il y a pas d'autre solution que de redonner la parole au Français. Et j'ajoute une autre chose pour finir et après je vous laisserai débattre sur les tuto et les vouvoements mais nous rassembl on propose des solutions. Ça c'est parce j'entends tout à l'heure monsieur Saintou avec l'arrogance que qu'on lui connaît à l'instant qui nous explique qu'il faut abroger la réforme à de la retraite à 64 ans.

Le RA assemblé nationale a proposé pacifiquement en respectant les institutions une motion référendaire en janvier 2023. Ils n'ont pas eu le courage de voter contre. Ils sont quittés l'hémicycle en allant à la buvette.

Quand on dit vous votre ennemi c'est l'étranger ou je ne sais quoi mais arrêtez. Comment vous pouvez accepter de faire payer les Français pour la balnéothérapie par exemple au sein de l'aide médicale d'État quand un français sur trois refuse de se faire de se faire soigner pour des raisons financières ? Comment est-ce que vous pouvez distribuer 16 milliards de prestation sociales non contributives à des prix au Morivant quand un retraité sur Gad vit avec 800 € de revenu en ayant cotisé toute leur vie ?

Comment est-ce que vous pouvez nous expliquer votre priorité étrangers responsabilité, vous tendez la main, vous appelez à la responsabilité, à la coalition des responsables. La réalité c'est que vous êtes surtout responsable d'un bilan politique et que les français n'en veulent plus. Il faudra à un moment donné que les macronistes comprennent et prennent conscience qu'ils ont perdu les élections et que monsieur Macron a seulement 15 % de soutien populaire.

Redonnons la parole. Vous ne les avez pas gagné monsieur. Vous ne les avez vous avez gagné les européennes.

La grande affaire, vous êtes arrivé effectivement en tête comme la dernière fois. D'ailleurs, vous c'est toujours vous qui êtes au pouvoir. C'est ça le problème.

C'est que les partis qui ont perdu les élections gouvernent le pays. Avouez quand même que c'est une situation inédite que les Français ne veulent plus. Alors pour faire des plateaux régulièrement, il faut apprendre à laisser parler les gens.

C'est c'est mieux pour la le confort de l'auditeur. Donc vous vous avez euh pas gagné les élections législatives, le Rassemblement national, vous avez même pris une monumentale claque. Parce que moi je le dis, ceux qui ont gagné l'élection législative et j'arrête pas de le dire et c'est d'ailleurs un des problèmes que l'on a dans la constitution des gouvernements qui ont suivi, c'est le front républicain qui a gagné.

C'est le front républicain qui a gagné. C'est c'est l'alliance des gens qui se sont dit on ne veut absolument pas des idées mortifères de madame Le Pen. Et donc vous avez et donc vous avez voté la confiance de monsieur à monsieur Baou.

Vous avez voté la confiance à monsieur Baou. J'ai pas voté la confiance à monsieur Baïou. Monsieur Baou a engagé la responsabilité du gouvernement.

Donc il a posé la question de confiance. Non, ça s'appelle pas une question de confiance. C'est la responsabilité parce qu'il constat que je partage que je partage sur le fait que notre modèle est aujourd'hui à bout de souffle et qu'il faut trouver les voies et moyens pour le faire durer parce que le jour où vous arriverez au pouvoir et vous aurez tout détruit Ouais.

Vous aurez tout détruit. Les Français se rendront compte que je vous remercie pas de vous être autant éloigné du thème du débat de ce soir, mais je vous remercie quand même d'être venu. Sachez quand même que la grève de demain a un premier effet concret.

Elle va empêcher le transfert de la tapisserie de Bailleux. On l'a appris tout à l'heure. Elle devait être déplacée dans un lieu tenu secret avant d'être prêtée au British Muséum de Londres.

Les grévistes ont réussi finalement là où les spécialistes de l'art avaient échoué. Merci à tous les trois d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voix compte.

Grèves, blocages, manifestations : la rue peut-elle encore influencer le gouvernement ? - 17/09/2025 — Aurélien Saintoul · Pourquijevote