Le Splendid, 50 ans de souvenirs avec Marie-Anne Chazel - C à vous la suite - 18/09/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Nous sommes de retour avec Patrick, en cuisine, qui est comme chez lui. - P.Cohen: Vous avez cuisiné des dorades du bassin d'Arcachon. - T.Renou: Oui.
Il y a de la chair de tourteau, une raviole, une soupe de crabe vert liée avec du pain de seigle torréfié. Dessus, on va mettre de la salicorne du bassin. Je suis ravi d'avoir un excellent commis avec moi.
Je délègue. On va prendre des petits morceaux de dorade et les poser sur chaque raviole. - P.Cohen: Je fais une dépose et on laisse la main à Anne-Elisabeth. - T.Renou: Vous êtes très douée!
Sur sa bassin, on est ensoleillés toute l'année. On a beaucoup de pêcheurs. On a de la sole, du rouget vendangeur...
C'est une région qui vit toute l'année. On est des privilégiés. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure pour le dîner. C'est un roman qui sort aujourd'hui mais qui était tellement attendu que certains lecteurs ont fait le déplacement depuis l'Auvergne jusqu'à la Lorraine. Certains arrivés trop tard sont repartis bredouille et en larmes.
Depuis son 1er roman en 2015, les livres de V.Perrin s'arrachent. Plus de 3 millions d'exemplaires vendus en France, traduits dans 43 millions de pays.
Des lectrices heureuses. - Ces livres peuvent plaire à tout le monde. V.Perrin peut mélanger tous les genres possibles. - Ses romans me touchent toujours droit au coeur. - C'est comme si je vous annonçais que M.Jackson allait sortir un nouveau "Thriller". - J'avais trop hâte.
Je suis trop contente. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, V.Perrin.
Merci de votre présence le jour de votre 4e roman, "Tata". Je culpabilisais pour vos lecteurs qui n'ont pas eu cette chance, notamment ceux qui ont fait le voyage - V.Perrin: On va faire quelque chose pour eux. - A.-E.Lemoine: Ils sont arrivés et vous étiez déjà repartie? - V.Perrin: J'étais là, mais il n'y avait plus de livres.
Le libraire n'avait pas anticipé. - A.-E.Lemoine: 400 sont partis comme des petits pains.
Ca ne m'étonne pas. Le pitch de "Tata" est aussi simple qu'accrocheur. C'est l'histoire d'une femme morte deux fois.
Remourir, ce n'est pas possible. Pourtant, dès les 1res pages, on apprend qu'Agnès...
Agnès apprend que sa tante Colette est morte alors qu'elle l'avait enterrée 3 ans plus tôt. Cette énigme nous tient en haleine pendant 600 pages. C'est une enquête. - V.Perrin: Ca commence comme une enquête policière et ça va beaucoup plus loin.
C'est d'où on vient, où on va, pourquoi. C'est Aussi une narratrice cinéaste, qui est brisée au début du roman. Elle vit une semaine sur deux normalement, quand elle a sa fille, mais sinon, elle n'a plus le goût de vivre ou de travailler.
Grâce à cette remort, elle retourne à Gueugnon, dans la ville où elle allait en vacances quand elle était enfant. Elle va retrouver la vie. - A.-E.Lemoine: Agnès va aussi découvrir qui était vraiment cette tante.
Colette, cordonnière à Gueugnon, fan du club de foot de sa ville. Ce personnage vous a d'abord été inspiré par une découverte dans une brocante. - V.Perrin: Il y a une vingtaine d'années, je suis tombée dans une brocante sur une collection d'un monsieur qui avait découpé des articles pendant 40 ans autour du Football club de Geugnon, tous les résultats et les matchs.
Je l'ai offert à mon papa, qui était footballeur. La vie, c'est comme ça. Un jour, j'étais dans une piscine.
En 2019...
J'ai entendu un garçon qui hurlait "tata". Ca m'a prise au coeur. Je me suis dit que j'allais faire le portrait d'une femme qui n'a l'air de rien et qui est extraordinaire.
Ce sera sa nièce qui le racontera et elle sera cinéaste. C'est parti de là. - A.-E.Lemoine: Le FC Gueugnon a connu son heure de gloire en battant le PSG en finale de Coupe de la ligue. - Les Gueugnonnais ont réquisitionné la ville.
Vous connaissez le score? - Pas du tout. - 2-0. - Pour nous? - Pour nous?
Non! C'est pas possible! - On a bien prié.
C'est pour ça. - Monsieur l'abbé est un fervent supporter. Il n'a jamais douté de la victoire. - Je vous avais dit qu'ils allaient gagner. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez de cette finale. - V.Perrin: Evidemment. - A.-E.Lemoine: Elle figure dans le roman. - V.Perrin: Il se passe quelque chose de très important ce soir-là. - A.-E.Lemoine: Colette n'aurait raté cet événement pour rien au monde.
Elle travaille dans un château qui existe vraiment. Sa cordonnerie a la même adresse que le magasin de vêtements de vos parents. Les amis d'enfance d'Agnès, votre héroïne, ressemblent à vos amis d'enfance? - V.Perrin: Surtout l'un d'entre eux, qui ressemble surtout à quelqu'un qui est proche de moi.
J'avais besoin de faire parler ce personnage à travers quelqu'un de très beau, lumineux, sans parler de cette personne. Pour les copines, oui, mais je n'ai plus d'amis d'enfance...
Elles sont là aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Il y a une mixité sociale et une union qui se retrouvent dans ce livre. - V.Perrin: J'ai eu beaucoup de chance de grandir dans cette ville pour cette raison. - P.Cohen: Le métier d'Agnès, c'est réalisatrice.
C'est un clin d'oeil évident et tendre à C.Lelouch, qui partage votre vie et qui vous filme pour parler de vos romans. - C.Lelouch: C'est parti.
Quelle est la date de naissance de ce 3e livre? Tu penses déjà au numéro 4? - V.Perrin: Oui.
Je le porte déjà depuis un moment. - C.Lelouch: La partie la plus heureuse se situe à quel moment? - V.Perrin: Bonne question.
Je n'en dirai pas plus pour l'instant. - C.Lelouch: Merci. - P.Cohen: Claude vous filme tout le temps.
C'est un point commun avec le personnage d'Agnès, qui, ado, filmait tout le temps. Claude, même combat, toujours une caméra, y compris au moment où il est sur un événement qui le concerne directement, votre mariage, en juin 2023. Applaudissements et acclamations. - W.Leymergie: Il se mariait à 17h30 et à 20h, il tournait.
Il tourne avec ses invités. Ses invités sont ses amis, mais aussi ses comédiens, ou ses figurants... - P.Cohen: C'est une sorte de façon de vivre? - V.Perrin: Oui.
Quand on vit avec C.Lelouch, on sait qu'il vit comme ça, alors on s'adapte. On écrit des romans, il fait ses films et on est très heureux.
On a beaucoup de chance. - P.Cohen: Il a dit 13 fois "oui". 13 est son chiffre fétiche. - A.-E.Lemoine: C.Lelouch est très prolixe.
Vous, vous prenez plus de temps entre chaque roman. C'est à peu près un tous les 3 ans. Vous êtes épuisée au bout de 3 heures d'écriture? - V.Perrin: Pour "Tata", j'ai travaillé plus que les 3 précédents, mais il faut me faut 2 ans et demi à 3 ans pour écrire un roman.
Mes romans sont travaillés, réfléchis. Je pose beaucoup de questions avant d'écrire. - A.-E.Lemoine: Vous connaissez la fin dès le début du livre? - V.Perrin: Oui. - A.-E.Lemoine: Mais vous ne savez pas comment vous allez y arriver.
Jusqu'à la dernière minute, vous n'êtes pas certaine de le publier. - V.Perrin: Celui-là, 15 jours avant de l'avoir terminé, je me suis dit: "Si je n'aime pas la fin, je ne le rendrai pas." Je l'ai fini en Bourgogne, seule dans ma maison.
Je me suis dit que j'avais la fin, que c'était bon. J'ai appelé Claude et je lui ai dit: "Ca y est. J'ai fini." - A.-E.Lemoine: Votre fin me va. - M.Bouhafsi: Votre 2e roman racontait l'histoire de Violette Toussaint, une gardienne de cimetière. 4 millions de lecteurs dans le monde.
Un succès incroyable et bientôt une adaptation en fiction. Aux manettes, il y a un immense cinéaste, à l'imagination débordante. - J.-P.Jeunet: Bonjour, Valérie.
Je me suis dit que pour l'adaptation, elle pouvait être cheffe d'une secte. Elle réveille les morts et les zombies attaquent Paris. Ils voient que les anneaux sont encore sur la tour Eiffel.
Du coup, ils retournent à Gueugnon et ils vont dans la forêt. - V.Perrin: Ce qui est magnifique avec Jean-Pierre, c'est qu'il dit que la maman d'Amélie Poulain est originaire de Gueugnon.
Il me dit qu'il a passé son enfance, toutes ses vacances là-bas. Il me décrit chaque rue, chaque trottoir, la forêt...
Il est tombé amoureux de "Changer l'eau des fleurs". - M.Bouhafsi: Vous avez identifié l'actrice qui va incarner Violette Toussaint.
Vous pouvez nous le dire? - V.Perrin: Je ne peux pas.
Ce n'est pas sûr, encore. Toi, tu sais? Moi, je ne sais pas. - M.Bouhafsi: Sûre? - V.Perrin: Sûre. - M.Bouhafsi: D'accord.
Vous n'avez pas une idée en tête? - V.Perrin: Il a rencontré quelqu'un qu'il a énormément aimé, mais je n'ai pas le droit de dire le nom. - A.-E.Lemoine: "Tata" sort aujourd'hui.
C'est 600 pages qui se dévorent. Ils s'appellent Septembre, Eté...
Vos personnages ont des noms de famille merveilleux. Ils sont cabossés, mais il y a toujours une résilience et une note d'optimisme au bout du chemin. C'est un formidable livre.
Bravo. C'est disponible depuis aujourd'hui aux éditions Albin Michel. L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vais vous parler d'un cinéaste américain de 94 ans.
Il est documentariste. Il sera d'accord avec la phrase mise en exergue sur la couverture de votre livre: "Il n'y a pas de gens sans histoires." C'est une plongée dans l'Amérique du siècle dernier que propose le Centre Pompidou jusqu'en mars prochain. 46 films documentaires de Frederick Wiseman, un immense documentariste et cinéaste qu'on pourrait dire à la Depardon, à moins que Depardon se dise lui-même enfant de Wiseman. 3 films de Wiseman sortent en salle restaurés.
Il y a "Hospital", "Juvenile Court" et "Law and order". Comme souvent, Wiseman est là, mais il n'intervient pas. Il observe et filme. ... - P.Lescure: La rétrospective de Beaubourg jusqu'en mars est sous-titrée "Nos humanités".
Comme disait Wiseman en français: "C'est aussi l'idée des films de nous rendre plus humains face à la réalité." - F.Wiseman: Je ne comprends rien, presque rien à la réalité.
Je comprends assez bien pour faire le montage d'un film, mais je n'ai aucune explication définitive, même partielle, des choses que je vois. Un grand philosophe américain a dit: "Si vous avez un message, envoyez un télégramme." - P.Lescure: L'hyperréalisme de Wiseman a souvent dérangé.
Un de ses films a même été bloqué par la censure pendant 25 ans. - F.Wiseman: J'ai eu des difficultés avec mon 1er film, interdit pendant 24 ans en Amérique.
C'était dans un asile pour les criminels fous. Ca a été interdit parce que l'Etat du Massachusetts n'aimait pas beaucoup les conditions que je montrais dans le film. Après 24 ans, le film a été libéré. - P.Lescure: Voici un extrait de "Welfare", où un Amérindien a du mal à se faire entendre dans un bureau d'aide sociale sans émouvoir grand monde. ... - P.Lescure: Dans ses documentaires, on rit souvent, aussi.
Il y a une scène extraordinaire où les policiers de New York interviennent parce qu'une dame assez âgée fait un malaise. On veut l'emmener à l'ambulance et quelqu'un dit: "Retirez-lui son dentier." On se rend compte qu'elle n'a pas de dents. - A.-E.Lemoine: C'est jusqu'à? - P.Lescure: Jusqu'en mars. 3 films sortent en salle, restaurés. - A.-E.Lemoine: Merci.
Tout de suite, Le Bonus de Lorrain. Vous vous intéressez à la vie de couple. - L.Sénéchal: Avec une étude coréenne relayée par TF1.
Ce tue-l'amour ultime serait-il la clé pour mieux dormir? C'est porter des chaussettes au lit. Des chercheurs coréens se sont penchés sur la question.
Ca aide à s'endormir. On s'endort 7 minutes plus vite quand on porte des chaussettes. C'est une histoire de dilatation des vaisseaux qui nous apaiserait.
Puisque les chaussettes seraient le tue-l'amour ultime, on a voulu savoir quel était selon vous le tue-l'amour ultime. - Les pyjamas...
Il y avait un pyjama qui me déplaisait... - Je suis très indépendante.
Je ne supporte pas qu'on essaie de me contrôler. - Les toilettes sales, l'évier sale... - Quand il pète au lit. - C'est un problème? - Ah oui! - L.Sénéchal: Monsieur, vous vous reconnaîtrez peut-être.
Il y a plein d'autres situations d'engueulade dans un couple, surtout après 30 ans de mariage. C'est ce qui intéresse Philippe Claudel, membre de l'Académie Goncourt, dans la pièce "Parle-moi d'amour". Ca démarre par un dîner chez le patron de monsieur.
Lui en sort jaloux et madame s'est ennuyée à mourir. Elle rit. - Délicieuse soirée. - Encore bravo à votre épouse pour sa fameuse tarte aux quetsches. - Qu'il est con! - Je n'en peux plus de ces dîners débiles. - En plus, il l'a draguée.
C'est dégueulasse. - Ca fait 30 ans qu'il m'emmerde. - Qu'est-ce qu'il lui disait, ce connard? - A.-E.Lemoine: M.-A.Chazel, M.Leeb, bonsoir.
Vendredi, c'est votre première sur la scène du Théâtre de la Michodière. Vous allez vous parler d'amour à votre façon. Autrement dit, vous allez beaucoup vous engueuler.
Michel, vous aviez envie de vous engueuler avec M.-A.Chazel. - M.Leeb: Oui.
Je la déteste. - A.-E.Lemoine: Vous aviez déjà joué cette scène avec une autre partenaire.
Vous avez pensé à Marie-Anne. - M.-A.Chazel: Je ne sais pas comment je dois le prendre. - M.Leeb: Très bien.
Il y a certaines choses que tu prends très bien. - M.-A.Chazel: Quand tu me traites de vieille peau, c'est un peu douloureux. - A.-E.Lemoine: Le texte est signé du nouveau président de l'Académie Goncourt et il est bourré d'insultes. - M.-A.Chazel: Oui.
C'est une scène de ménage qui dure à peu près 1 heure 30. Comme ils sont ensemble depuis longtemps, ils vont pouvoir se balancer tout ce qu'ils ont sur le coeur, surtout elle. Lui est particulièrement chiant et pénible.
Tout va défiler: le physique, les enfants, les parents, le boulot...
On va très loin, jusqu'au physique. - M.Leeb: Même les vêtements. - A.-E.Lemoine: Vous traitez votre énarque de mari de tous les noms: Minable, loser, bande-mou...
Ce que vous ne supportez plus chez lui, c'est le carriérisme. - M.-A.Chazel: Le temps passant, il ne s'est guère arrangé.
Il est devenu de pire en pire. Cet homme que j'avais découvert jeune, que j'adorais, fringant, délicieux, attentionné, s'avère être un gros con. Il est très diplômé... - M.Leeb: Il a fait l'ENA.
Il a fait 48e, mais il est bon quand même. - M.-A.Chazel: Tu as loupé 5 fois l'ENA.
Le temps passant, il est devenu catastrophique. - A.-E.Lemoine: Michel, Ce que vous ne supportez plus chez Marie-Anne, ce sont les meubles designs qu'elle collectionne, une chaise si pointue qu'elle "défoncerait le cul d'un sumotori".
Vous pensez que si vos 2 enfants sont des crétins, c'est de sa faute. - M.Leeb: C'est elle qui les a rendus immatures. - M.-A.Chazel: Lui ne s'en est jamais occupé. - M.Leeb: Ce n'est pas vrai.
J'ai toujours leurs photos sur mon bureau. - M.-A.Chazel: Tu les as élevés, peut-être, torchés? - M.Leeb: Chaque année, je fais le père Noël. - M.-A.Chazel: Tu l'as fait 2 fois et ils t'ont reconnu tout de suite. - A.-E.Lemoine: C'est 2 visions de la société qui s'opposent, aussi.
Elles sont aussi clichées l'une que l'autre. - M.-A.Chazel: Ca résonne. - A.-E.Lemoine: Vous êtes de gauche, plutôt tolérante, ouverte. - M.Leeb: C'est moi qui suis de gauche.
Je suis profondément de gauche. - M.-A.Chazel: Tellement profondément que c'est devenu imperceptible.
Je suis devenue une femme très ouverte, qui s'intéresse à tout, au monde, aux autres, qui a du coeur, contrairement à toi. Lui ne pense qu'à sa carrière, à sa réussite. Il est invité à l'Elysée, il connaît des gens très haut placés...
Simplement, je lui dis... - M.Leeb: Qu'est-ce que tu me dis? - M.-A.Chazel: Que c'est insupportable, cette espèce de ramenage à lui en permanence. - M.Leeb: Ma carrière d'abord. - M.-A.Chazel: Ce n'est pas supportable. - A.-E.Lemoine: La dispute est-elle le meilleur moyen de communiquer dans un couple? - V.Perrin: C'est fondamental. - P.Cohen: Même à très haute dose?
Là, c'est...
La barre est assez haute. - V.Perrin: Il faut toujours un juste milieu. - M.-A.Chazel: Ils sont un peu excessifs, tous les deux, mais c'est ça qui est bon, et ça permet de se réconcilier après. - P.Cohen: D'essayer de connaître l'autre, d'apprendre à cohabiter.
Michel, sur le papier, vous devriez être au courant de ce qu'il y a dans la tête et le coeur des femmes pour avoir triomphé pendant 3 ans au Théâtre de Paris dans la peau d'une de ces femmes, madame Doubtfire, le personnage joué par R.Williams. - Le ciment a craqué.
Sa façon d'agir est complètement immature...
Il me rendait folle. Il m'embrassait. - Non!
Où? - Dans la voiture. - Dans la voiture, mais où? - Sur la bouche. - C'est écoeurant.
Les microbes, les bactéries... - P.Cohen: Vous avez joué cette pièce plus de 400 fois au théâtre.
Sacré défi d'enchaîner les représentations avec ce maquillage et ce costume? - M.Leeb: C'était un masque que je mettais.
Il fallait bien jouer le jeu à fond. Ca demandait un effort physique énorme. J'étais très heureux de jouer ça.
Je me suis inspiré de ma grand-mère. - P.Cohen: Avec Caroline Tresca, que l'on voit l'image.
Que vous a appris cette pièce? - M.Leeb: Je me suis inspiré de ma grand-mère.
C'était une petite femme douillette, très réservée, douce, gentille, charmante. Je me suis inspiré d'elle. Pour moi, c'était important d'avoir cette femme dans mon souvenir, que je recréais.
Sur scène, on disait: "On y va." Je disais: "Allez, zou, go." - M.Bouhafsi: Vous ne pouvez pas vous passer du théâtre non plus, Marie-Anne.
Retour en 1980, avec la troupe du Splendid. - C'est chouette à jouer? - M.-A.Chazel: C'est génial.
Comme je mets un truc qui me transforme la figure...
J'ai l'impression que je fais des choses qu'on ne peut pas faire quand tu as ta bouche, tes yeux...
Tu vas voir ce que ça donne. Ca, c'est Josette. Quand elle a ça dans la bouche, ça devient quelqu'un d'autre. - M.Bouhafsi: Josette est le personnage qui vous a le plus collé à la peau.
Parfois, c'était pesant, mais vous gardez beaucoup d'affection pour ce personnage. - M.-A.Chazel: Oui.
Après, j'ai eu beaucoup de propositions du même rôle, moins sympas, moins bien écrits. C'est un personnage qui m'a permis de me rendre compte que j'adorais la transformation. J'adorais devenir quelqu'un d'autre, m'oublier complètement en me travestissant, en ajoutant ou en enlevant des choses.
Comme je n'arrivais pas à trouver le rôle en répétant...
Je ne savais pas par quel biais le prendre. Un jour, je me suis dit "les dents". J'ai eu un dentiste super à qui j'ai expliqué le problème.
Il m'a fait une espèce de ratichon. Ca m'a permis de trouver Josette. - P.Lescure: Avant l'été, vous avez fêté les 50 ans du Splendid. "Paris Match" vous a réunis pour une photo de famille.
Vous n'aviez pas été réunis depuis votre César d'honneur en 2021. ... - P.Lescure: Je suis obligé de vous poser la question: quand est-ce qu'on vous revoit au cinéma?
Est-ce que vous serez au cinéma tous ensemble? - M.-A.Chazel: Il y a un point d'interrogation. - P.Lescure: Balasko serait plutôt pour.
Michel est plutôt contre. Vous dites qu'il faut que ce soit bien écrit. - M.-A.Chazel: L'écriture, c'est compliqué, pour nous, maintenant, avec notre grand âge.
Et puis, surtout, le planning. Par contre, un film qu'on nous proposerait...
Tous nos films ont été faits avec des parts égales pour les personnages. Il faut arriver à écrire une histoire où tout le monde est bien servi. Je pense que tout le monde est partant. - A.-E.Lemoine: Vous avez menti pour le casting des "Bronzés".
Vous avez raconté un mensonge. - M.-A.Chazel: Moi?
Non. Je l'avais écrit avec les copains. - A.-E.Lemoine: Que vous saviez skier, alors que pas du tout. - M.-A.Chazel: Pour "Les Bronzés font du ski", j'ai fait croire que je skiais, et Josie pareil.
Dans le film, on est posés sur les endroits où il y a de la neige. Ils n'osent pas nous lancer dans le vide. Ils savent que sinon, le film est en sinistre. - A.-E.Lemoine: On voit à quel point vous êtes complices.
Vous n'aviez jamais joué ensemble. - M.-A.Chazel: Non.
C'est dingue. - M.Leeb: C'est une découverte. - M.-A.Chazel: La profession a très peu d'imagination. - M.Leeb: Il faut jouer cette pièce où on s'engueule pendant 1 heure 30 avec une vraie comédienne de comédie.
Ca ne fonctionne que comme ça. Si j'ai en face de moi une tragédienne ou quelqu'un qui prend les choses au premier degré, ce n'est pas possible. - M.-A.Chazel: Quand on vous balance des horreurs sur votre physique, sur votre âge...
On peut finir par se détester, peut-être, à la fin. - A.-E.Lemoine: C'est actuel.
Il y a des références politiques par rapport à la pièce que vous aviez interprétée et il y a des références à MeToo. Jusqu'en 2022, vous étiez moins payée que vos partenaires ... masculins? - M.-A.Chazel: Je ne parle pas du Splendid.
On a toujours été pareils dans tous les films qu'on a faits ensemble. Sinon, très fréquemment...
Il y a plein de comédiennes de mon âge ou de mon niveau qui étaient souvent moins payées que les interprètes masculins. Je ne dirais pas 2022 mais 2020 ou 2019. - A.-E.Lemoine: Ca fait 4 ans que vous êtes payée comme vos partenaires masculins.
Ce sera le cas au Théâtre de la Michodière pour "Parle-moi d'amour". - M.Leeb: Ca va être très cher! - A.-E.Lemoine: C'est à partir de vendredi. - M.-A.Chazel: C'est mis en scène par N.Briançon, qu'on adore.
R.Caillat est un merveilleux producteur de théâtre. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, Mohamed. - M.Bouhafsi: Elle nous a fait vibrer et rêver.
Désormais, elle nous fait pleurer. La vasque olympique est dégonflée. "Parade", de V.Le Masne. ...
Le dernier plaisir des JO est en train d'être démonté. L'opération va encore durer plusieurs jours. Ca vous fait pleurer, Valérie.
Les Parisiens ont exprimé leur souhait de voir la vasque conservée à Paris. Son créateur a dit qu'il ne voulait pas que ça devienne une relique. Il veut qu'elle reste un monument vivant dans un lieu célèbre à Paris.
Les Parisiens et les Français rencontrés aujourd'hui sont encore sous le choc de son départ, et le mot "choc" n'est pas galvaudé. - Les Parisiens en ont profité. Nous, on n'est pas parisiens et on n'en profite pas. - Je suis arrivée hier de province.
Je voulais arriver avant qu'elle ne soit complètement dégonflée. - On est venus trop tard. - Ils ont dit oui pour les anneaux, mais pas pour la vasque.
C'est dommage. - Ils auraient pu continuer à la faire léviter dans le ciel parisien. - C'était à nous de venir quand elle était là. - C'est un peu triste qu'elle parte maintenant. - J'ai envie qu'elle reste. - M.Bouhafsi: Plus de 4 milliards de personnes dans le monde ont vu la vasque olympique.
Une décision sur son futur devrait être prise dans les prochaines semaines. Il y a encore un petit espoir de la voir à Paris. Est-ce que vous voyez de quelle race est ce chien? - M.-A.Chazel: Un malinois? - M.Bouhafsi: Bravo.
Une race de chiens dans le top 5 des plus abandonnés depuis la fin des JO, selon la SPA, pour une raison déprimante: les besoins en agents de sécurité et de chiens pour surveiller les sites et les événements sportifs des JO sont beaucoup moins importants, et les abandons augmentent. Rien qu'à Marseille, plus d'une vingtaine de malinois ont été récupérés. Trois élevages clandestins ont été réquisitionnés entre juin et août.
Certains de ces chiens sont récupérés dans des situations déplorables, abandonnés ou maltraités sans vergogne. - Bonjour! Tu vas t'asseoir et montrer que tu es un bon garçon.
Assis! Sam est un jeune malinois de moins de 2 ans. Il a été trouvé sur la voie publique, non réclamé.
Ce sont des animaux parfois surexploités. On a récupéré une petite chienne squelettique, laissée pour morte dans un sac-poubelle en pleine forêt, il y a quelques années. Une autre avait eu le museau ligaturé avec du fil électrique pour éviter qu'elle aboie.
Elle était stockée dans une cave. - M.Bouhafsi: Heureusement, il y a des bons samaritains dans la vie.
D'autres ont la chance de retrouver un nouveau propriétaire mieux intentionné, comme Poupoune. - Je pars avec Poupoune, mon malinois. Tu vas rentrer avec moi!
Doucement. Je ne comprends pas pourquoi chacun ne garde pas le chien qu'il a pris pour son travail. Il pouvait le garder chez lui. - M.Bouhafsi: C'est très important. 8000 abandons d'animaux cet été.
La SPA organise des journées portes ouvertes les 5 et 6 octobre. - V.Perrin: Je suis marraine d'un refuge.
Je me sens très investie dans la cause animale. C'est dramatique. Les gens font n'importe quoi.
Ils prennent un animal...
Il faut légiférer maintenant. - A.-E.Lemoine: En punissant? - V.Perrin: Il faut faire attention.
Plus de Salon du chiot...
Il faut plutôt adopter que d'acheter un chiot chez un éleveur. On a plein de malinois, en Bourgogne! C'est à la mode.
Ce sont des animaux maltraités. - M.-A.Chazel: Ce sont des chiens de défense? - V.Perrin: Pas forcément.
C'est à la mode. On a envie d'avoir un beau malinois. C'est grand, ça prend du temps, ça coûte cher...
On ne réfléchit pas. Ca part dans les refuges. Heureusement qu'il y a des refuges en France. - M.Leeb: Ma fille a un malinois qui s'appelle Lennon.
Il est superbe. Ca vit assez vieux. Il a déjà 14 ans. - A.-E.Lemoine: On passe à une jeune artiste que vous mettez en lumière. - M.Bouhafsi: Une jeune artiste qui grimpe et qui monte.
Son visage ne vous est pas inconnu. Vous l'aviez découvert dans "Star Academy". C'est Lénie.
Elle vit un rêve. - C'est Lénie et je suis à "C à vous"! Je n'ai qu'une envie, de me sentir vivre.
Quand tout a démarré, j'étais chez moi. Je venais de rentrer d'une journée très compliquée. J'étais en école d'esthétique.
Le soir, j'ai dit: "Maman, c'est fini. J'en ai marre. Je veux faire de la musique." Elle m'a inscrite.
On ne passe pas du tout au tout, d'élève à directement artiste. Quand on arrive, On est déjà artiste, mais on n'arrive pas à s'assumer réellement et on n'a pas les connaissances. Mon chiffre-clé, c'est le 80. 80 concerts en 4 mois.
C'est incroyable. C'était la 1re fois que j'étais sur scène avec un artiste, C.Maé.
C'était un rêve éveillé. Mon plus grand rêve serait de faire un feat avec B.Eilish. ...
Elle chante en anglais. ... - M.Bouhafsi: C'est sur toutes les plateformes musicales. - A.-E.Lemoine: Merci.
Dans un instant, le dîner et un célibataire dont le coeur est à prendre, mais tout de suite, "Jibé et Lucien en coulisses". - Ah! Il y a Babeth qui a oublié son téléphone. - Mais non!
Oh! Merde...
Je sais. On appelle A.Jolie. - Non.
Elle habite aux US. Ca va coûter trop cher. A.Trapenard? - Pourquoi tu veux l'appeler? - Il a peut-être des infos sur le prochain prix Goncourt. - Je te parle d'A.Jolie et tu me parles du Goncourt? - On pourrait préparer nos fiches à l'avance, Jibé! - P.Cohen? - Il est dans le bureau d'à côté, Jibé. - A.Jolie est trop loin, P.Cohen trop près?
Faut savoir. - On a une minute. Il faut que ce soit une légende. - Une légende?
Carlos! - Mais il est mort! - Il est mort? - Oui.
Ca fait 15 ans qu'il est mort. - Non... - Mais si. - J'ai l'impression que "Tirelipimpon", c'était hier. *-Test lumière. - Grouille!
L'émission va commencer. - Euh...
Vas-y...
Cache-toi les yeux. Appelle quelqu'un au hasard. Cache-toi.
Appuie quand tu veux. - R.Bachelot! (-Oh!
On lui dit quoi?) *Tonalité. *-Allô? - Bonjour, Roselyne.
C'est Jibé... - Et Lucien. *-Ah!
Comment ça va? - Super. Et vous?
On voulait juste vous dire que... - On aime beaucoup votre travail. *-Eh non, je vous ai eu!
Vous êtes sur répondeur. Vous pouvez laisser un message après le bip, si vous voulez. - Allô?
Ah! Salut! Ca va?
Il pouffe de rire. Non, j'déconne. T'es sur mon répondeur! - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table, autour du plat préparé pour vous par le chef du Patio, dans le bassin d'Arcachon, T.Renou, qui a préparé une daurade. - T.Renou: Une daurade marbrée du bassin d'Arcachon, une soupe de crabe vert liée avec un pain de seigle torréfié.
C'est fait avec de la chair de tourteau, des salicornes du bassin. - A.-E.Lemoine: Pour se disputer si bien, encore faut-il avoir trouvé l'âme soeur.
C'est ce que va tenter de faire ce soir à la télé un célibataire qui aura le choix entre 20 prétendantes. Retour d'une émission lancée sur M6 au début des années 2000. Des prétendantes qui rivalisent d'audace pour conter fleurette à un gentleman endimanché, qui devra mémoriser tous les prénoms et rapidement faire ses choix. 20 femmes qui se battent pour un homme...
Ce concept aurait pu ne pas survivre à MeToo, mais le bachelor et ses prétendantes ont pris des rides, et c'est tant mieux. - A n'importe quel âge, on peut se sentir belle. - Je suis prête à rencontrer le bachelor. - Je vais ouvrir mon coeur en grand. - C'est vous, le bachelor? - La guerre est déclarée! - J'ai envie de l'embrasser.
Bonsoir, beau prince. - Landry: Je ne sais pas ce qui m'attend, mais j'espère rencontrer l'amour. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Landry.
C'est vous, le golden bachelor. Vous avez 60 ans. Vos prétendantes ont entre 55 et 67 ans.
Il n'est jamais trop tard pour aimer ni pour séduire, mais vous étiez presque trop jeune pour ce programme. - Landry: Effectivement. C'est pour ça que j'y suis allé la fleur au fusil lors des castings.
Aux Etats-Unis, la personne a 72 ans. J'en ai 60. J'ai reçu un petit message sur WhatsApp: "Vous êtes célibataire.
Seriez-vous intéressé pour participer à une émission?" Je ne savais pas pour quoi c'était. Me voilà. - A.-E.Lemoine: Je n'étais pas très fan de la version originale, mais là, ça marche.
Vous êtes tous plus âgés et plus mûrs. Vous avez vécu beaucoup de choses. Vous savez ce que vous voulez.
Les rires sont plus sincères, les conversations plus profondes, moins cucul. Vous prenez cette émission pour ce qu'elle est. Ce n'est pas une finalité mais un bonus. - Landry: On a bien rigolé.
Il y avait un groupe de filles extraordinaires. C'est des copines. Je crois qu'elles se revoient.
Ce soir, pour la première, elles organisent un rendez-vous pour regarder l'émission. - P.Cohen: Il n'y a pas de rivalité? - Landry: Oui, mais c'était bienveillant. - M.-A.Chazel: Vous avez choisi quelqu'un? - Landry: Oui, normalement, j'ai choisi quelqu'un, mais il faut regarder le dernier épisode. - M.Leeb: Tu y es? - M.-A.Chazel: Je suis trop jeune. - A.-E.Lemoine: Chacun arrive avec ses histoires plus ou moins douloureuses.
La vôtre l'a été. Vous êtes veuf depuis 19 ans, papa solo de 3 enfants. Vous êtes face à des femmes qui ont souffert aussi, qui en parlent sans détour.
On a le sentiment que plus personne n'a de temps à perdre, comme une femme qui a perdu son mari il y a 2 ans, prête à vivre un nouvel amour. J'adore la façon dont elle craque pour vous. Elle n'a même pas mis un pied en dehors de la limousine qu'elle est déjà raide dingue. - Au secours!
On dirait P.Brosnan! Il est magnifique.
Entre l'or et l'argent, il y a une alchimie? - Landry: C'est peut-être un signe. Tu es charmante. - Tu es très beau. - Landry: Tu es très belle. - Mon coeur bat...
Vous pouvez l'entendre si vous mettez l'oreille. - Landry: C'est une Latine! - A.-E.Lemoine: Elle a raison?
Vous vous êtes un peu pris pour James Bond. - Landry: C'était très impressionnant. Je n'étais pas prêt à ça.
Je me retrouve dans cette allée et je reçois 20 filles. Tout est improvisé. Je vais découvrir les filles.
Je ne suis pas sûr de plaire non plus. Il faut que ça fonctionne dans les 2 sens. Ensuite, je donne des roses, je fais des choix.
Par rapport à ça, elles peuvent accepter ou non. - A.-E.Lemoine: Michel, vous n'auriez pas fait un bon bachelor. - M.Leeb: Si. - A.-E.Lemoine: Ecoutez ce que vous disiez en 1987. - M.Leeb: En quelle année? - M.-A.Chazel: Plus fort! - A.-E.Lemoine: Vous vous plantiez. - M.Leeb: J'ai eu des aventures formidables, mais je me goure sans arrêt.
Des fois, je me dis qu'avec une femme, ça va être formidable. Ce n'est pas vrai. Pourtant, j'ai fait ce qu'il fallait.
J'ai utilisé toutes les armes que je pouvais utiliser, et ça ne passe pas. Je ne comprends pas. Je suis très étonné. - M.-A.Chazel: La prétention! - M.Leeb: Vous pourriez jouer également dans "Parle-moi d'amour" avec Marie-Anne.
Vous avez le physique pour le personnage. - Landry: On a tourné ensemble. J'étais tout jeune.
J'avais 19 ans. C'était dans "Le Fou du roi". Ca doit faire 40 ans. - M.Leeb: Un film d'Y.Chiffre, qui était cascadeur. - P.Cohen: Qui a fait tourner Les Charlots.
Avez-vous vu "La Flamme", de J.Cohen? - Landry: Pas moi, mais mes enfants, oui. - P.Cohen: J.Cohen a eu l'idée d'inclure une prétendante d'un certain âge, M.-P.Casey.
Sur le plateau, elle était prête à le séduire. - Il a un oeil extraordinaire, des cheveux rebelles, des oreilles fascinantes. Il pourrait faire de la pub.
Il a tout pour plaire. Il nous attire comme un aimant et non pas amant! - Je vous le laisse!
Quelque part... - P.Cohen: Brillante M.-P.Casey, qu'on embrasse et que vous n'auriez pas éliminée. - Landry: Je la garde.
La table est assez grande, ici. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas très bien vécu ces moments d'élimination. - Landry: Ce n'est pas simple.
C'est très court. On rencontre les filles rapidement. On a quelques dates et rendez-vous.
On commence à les connaître un peu et il faut déjà les éliminer. Dans un premier temps, on se fie à ses sens, par rapport à une allure, à une discussion. Ca va très vite.
C'est tourné pendant un peu plus d'un mois. - P.Lescure: Cette émission telle qu'on la propose à partir de ce soir n'aurait pas pu avoir lieu en 2003, à l'origine, car on invisibilisait beaucoup les personnes au-dessus de 50 ans.
On avait adoré ce que F.Foresti nous disait sur ce plateau, avec cette formule à la Foresti: "50 ans, c'est l'adolescence avec une carte Bleue." - A 50 ans, on est débarrassées de pas mal de trucs.
Il n'y a pas de: "Ce soir, j'ai mes règles." La femme devient enfin elle-même. Elle se libère un peu de toutes ces injonctions qu'on subit jusqu'à cet âge-là. - P.Lescure: Je suis sûr que vous êtes d'accord avec elle. - M.-A.Chazel: Totalement.
La période des 50 ans est extraordinaire pour les femmes. On a gagné beaucoup en assurance, en confiance en soi. On a vécu 2 ou 3 trucs.
On a envie de s'amuser. On est plus légère. Il n'y a pas d'enjeu vital sur tout engagement. - A.-E.Lemoine: Et l'amour est possible après 50 ans. - P.Lescure: Oui! - M.-A.Chazel: Il ne faut pas s'inquiéter, Babeth. - A.-E.Lemoine: Je ne suis pas concernée.
Je verrai ça dans une dizaine d'années. "Golden Bachelor", c'est à partir de ce soir sur M6. J'ai un regret, c'est qu'on n'ait pas opté tout de suite pour la version de la golden bachelorette. - Landry: Je crois que ça sort aux Etats-Unis aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Exactement, sur ABC.
J'offre "Tata" à Marie-Anne. Mon bachelor à moi, c'est A.Trapenard, avec "La Grande Librairie".
Comment vas-tu? - A.Trapenard: Ca va très bien.
Quelle joie de vous retrouver pour un très beau programme de "La Grande Librairie" en direct! Histoire et liberté avec K.Daoud, D.Minoui, qui nous parlera de l'insurrection des femmes iraniennes, mais aussi C.Pascal, féru de romans historiques.
Il y aura une découverte...
Il y aura un historien, P.Boucheron, et un grand philosophe. - A.-E.Lemoine: A tout de suite, juste après Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Précédemment, dans un pays à l'arrêt, si quelqu'un possède un extincteur, c'est le moment. - Le torchon brûle entre le Premier ministre et le camp macroniste. - M.Barnier a jugé que la situation budgétaire du pays était grave. - C'est plus compliqué que prévu. - On assiste à un bras de fer en direct. - Un coup de pression. - Un très gros coup de pression! - Une réunion avec G.Attal a été reportée sine die.
Une autre prévue avec Les Républicains vient d'être aussi annulée. - C'est oui ou bien c'est non? - B.Chameroy: Tant de choses nous manquent... - Nous n'avons pas de ministre du Budget. - Nous n'avons pas de budget pour 2025. - G.Darmanin: Nous n'avons pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. - Nous n'avons toujours pas de gouvernement. - Nous avons a priori un nouveau chouchou. - B.Chameroy: M.Barnier, mais pour combien de temps?
Nous n'avons toujours pas les fameuses lettres plafonds. Nouvelle tentative aujourd'hui pour la troupe de "Starmania", en tournée à Bercy. - Quand on arrive en ville, tout le monde change de trottoir. - B.Chameroy: Ce matin, Le gouverneur général de la Banque de France passait son bac de français face à A.de Malherbe. - Nous devrions continuer à les baisser. - Vous devriez? - Sur l'inflation, on est à l'indicatif. - Vous avez aussi utilisé le conditionnel.
Vous avez dit que ça devrait... - B.Chameroy: F.Villeroy de Galhau s'est offert un OEil de Pierre à lui. - Un album culte, 1970, "Astérix et la zizanie".
Jules César n'arrive pas à vaincre les Gaulois. Il envoie un diviseur très intéressant. - B.Chameroy: C'est la nouvelle tendance: les métaphores. - Je vous remercie pour ce rapport, mais j'ai l'impression d'être dans "Un jour sans fin". - Aujourd'hui, j'ai eu l'impression d'être avec Martine. "Martine quitte l'Assemblée nationale". "Martine arrive à Matignon". - Quand on va dans un grand hôtel pour prendre un cocktail, il faut que le dosage du barman soit subtil et équilibré pour qu'on soit satisfait de ce qu'on boit.
Là, pour que M.Barnier concocte ce dosage qui puisse satisfaire tous les clients, ça va être très difficile. - B.Chameroy: C'est si long, alors que ça tenait en une phrase.
Dans le reste de l'actualité...
Excusez-moi. - Pardon. - Excusez-moi. - B.Chameroy: Aujourd'hui, c'est la 6e Journée internationale du pardon.
A qui les députés ont-ils envie de demander pardon? - C'est la Journée internationale du pardon. Y a-t-il quelqu'un à qui vous auriez envie de demander pardon? - Oh là! - A tous ceux que j'ai embêtés. - A ceux qui n'y croient plus. - Est-ce que je pourrais avoir du sel et du poivre? - Je ne pense pas avoir été assez humiliante et méchante pour avoir à demander pardon. - C'est peut-être à mes enfants que je n'ai pas pu accompagner à l'école ce matin, alors que je leur avais promis. - A mes proches. - A ma famille et à mes amis, car je suis trop absent. - C'est une façon de botter en touche. - Je suis sincère. - Il m'arrive de dire pardon.
On peut la refaire? - J'ai chanté une reprise d'I.Boulay.
C'était un massacre. Pardon à I.Boulay. - Je pourrais m'excuser auprès de F.Ruffin pour avoir cru qu'il était vraiment un homme de gauche. - B.Chameroy: Le forum des métiers...
La remise des médailles était plus complexe que Paris 2024. - Nous allons remettre leur médaille aux vainqueurs de cette compétition, les WorldSkills. Nous allons vous expliquer comment va se dérouler la remise des médailles.
Il y a 6 scènes numérotées de 1 à 6, installées autour de nous. Les médailles des différents métiers seront décernées dans le sens des aiguilles d'une montre. - B.Chameroy: Vous vous dites que j'exagère un peu, mais ce n'est pas fini. - Les écrans des gradins afficheront le nom du métier récompensé, les drapeaux du pays vainqueur pour ce métier et le numéro de la scène sur laquelle les médailles seront décernées.
L'écran de gauche indique les métiers en train d'être récompensés avec le numéro de scène correspondant. L'écran à droite affiche le métier récompensé sur les scènes suivantes. - B.Chameroy: Ils peuvent enfin récupérer leur médaille?
Bah non! Bah non! - Lorsque vous verrez votre métier affiché, vérifiez si le drapeau de votre pays est appelé.
Si c'est le cas, allez vers la scène indiquée par un numéro pour recevoir votre médaille. Pour vous rendre à votre scène, respectez le cheminement qui s'affiche en blanc sur les écrans et ne sortez jamais de l'hexagone central. Des volontaires en rose seront présents pour vous guider. - B.Chameroy: A l'heure où on se parle, il y a encore des gens qui galèrent pour récupérer leur médaille.
Du foot et cette gigantesque arnaque...
L'OM pensait avoir recruté A.Rabiot. Mauvaise surprise.
Ils leur ont refourgué sa statue du musée Grévin. - M.-A.Chazel: L'autre aussi! - B.Chameroy: Si on faisait une escale en Italie...
C'est le jour d'audience générale pour le pape. ...
Le pape, que tout le monde continue à considérer comme une nounou. Certains n'étaient pas ravis-ravis, mais le pape a trouvé la raison des pleurs. "Elle veut manger." Séance shopping. "Non, je préfère la mienne." On a retrouvé E.Coquerel et C.de Courson.
P.Kanner n'est pas du matin. - Est-ce que ce n'est pas un bon coup d'E.Macron, qui renforce le poids de la France au sein de la Commission européenne? ... - B.Chameroy: "Je finissais ma nuit." La Ville de Menton a organisé son conseil municipal des enfants.
Interro surprise. - Le citron de Menton IGP, vous savez ce que ça veut dire? - Hygiénique? - B.Chameroy: Tentative de vol odieuse de médailles pour cet athlète paralympique. "Tu nous donnes ta médaille..." Moins pratique que la poignée de main à 2, celle à 4.
Une boîte culte est en faillite. Je ne me risquerais pas à prononcer son nom. Il y a plusieurs écoles. - Comment vous appelez ça?
Ils prononcent tous "Tupperware" d'une façon différente. - B.Chameroy: On dira comme L.Sénéchal, mon mètre étalon.
La transition du jour est attribuée à? - On voulait un éclairage sur l'éducation sexuelle à l'école. De l'enfant à "L'Ile aux enfants", il n'y a qu'un pas.
Casimir est avec nous. - B.Chameroy: Il est désormais éditorialiste politique. "Je trouve qu'on ne peut plus rien dire, Pascal!" C'était ma voix.
Il existe un lieu où on peut tout dire, depuis ce matin. - Lagardère News a lancé "Le JDNews", aujourd'hui. - "Le JDNews", le tout nouveau magazine... - Ce tout nouveau magazine s'appelle "Le JDNews". - B.Chameroy: On résume la journée Casimir sur CNews.
Les journalistes vont chercher très loin des raisons de se réjouir. "All I Want For Christmas Is You", de M.Carey. - A.-E.Lemoine: Merci.
On se tourne vers la caméra pour saluer nos téléspectateurs. Tout de suite, "La Grande Librairie". A demain.
Xavier Bertrand