Paul Sugy : «Cette polémique est embarrassante pour Laurent Panifous»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh cette polémique, elle est d'abord embarrassante pour euh le ministre Laurent Panifou, c'est certain, qui euh en tant que ministre des relations avec le Parlement euh d'abord se doit de respecter le vote des parlementaires et vouloir enjamber le vote d'une loi dans des circonstances aussi solennelles que celles qui euh vaudront pour euh euh ce mercredi 15 juillet, et bien c'est au fond faire fit de tous les débats qui vont avoir lieu à la tribune à nouveau. Et c'est penser que cette bataille dans laquelle Laurent Panifou qui est un ministre qui vient d' rendre du Parti socialiste à l'origine s'est jeté à corps perdu. Vous savez qu'il y a pas forcément de consensus au sein du gouvernement et ni même au sein du socle commun, mais Laurent Panifou fait partie des soutiens de la première heure à tex.
Donc il a voulu en quelque sorte enjamber ce vote en le considérant comme acquis en faisant fil tout ce qui pourrait être soulevé. Il oublie peut-être aussi un peu vite que Gérard Larchet qui n'est nul autre que le président du Sénat, excusé du peu, a quand même d'ors et déjà averti sur le fait qu'il allait saisir aussi le Conseil constitutionnel. Considérant que les mises en garde du Sénat n'ont pas été suffisamment prises en compte et qu'il y a des dispositions dans cette loi qui risquent d'être inconstitutionnelles, notamment l'absence totale de liberté pour les établissements qui voudraient refuser de pratiquer l'euthanasie en leur sein liberté de de refuser que ça soit pratiqué à l'intérieur de ces établissements.
Donc ça c'est la première chose. Laurent Penifou, je crois a vraiment manqué profondément de respect au parlementaires. Et quant au CE qui effectivement dans son dans sa communication a euh mentionné un cocktail pour célébrer le vote d'une loi, c'est suicidaire.
L'emploi de cette sémantique, au-delà même de l'idée qui est d'une indescence profonde, l'emploi même de cette sémantique révèle que le CE qui se voulait l'arbitre démocratique d'une consultation citoyenne, celle de la convention ST sur la fin de vie, en réalité était jugé et parti depuis le début puisqu'il se réjouira donc mercredi soir 15 juillet du vote de cette loi. En réalité, c'est pas faute d'avoir averti depuis le début de ce processus, mais on en a ici la preuve flagrante. Tout a été mise en scène pour nous donner le sentiment qu'une poignée de citoyens tiré au sort avait de leur plein gré après un certain nombre d'échanges et de murs réflexions avaliser le vote de cette loi ensuite transmis aux parlementaires.
En réalité, tout était fait pour nous conduire à cette loi. Les D étaient pipé dès le départ et je crois que ça remet en cause maintenant l'ensemble du processus de réflexion et ensuite de mise aux voix de ce texte. Euh et ça peut avoir un impact mercredi prochain.
Ça va peser. C'est ça va peser parce que la première chose c'est que on a le sentiment savez Macron le président de la République qui a voulu cette loi euh même s'il en a longtemps différé euh le le la réalisation effective a toujours employé une sémantique de la prudence et de la réserve. Il était disait-il lui-même tiraillé sur les différents tenants et aboutissants anthropologiques qui sont à l'origine de ce texte.
Là on a plus du tout le sentiment d'un tiraillement. On n' plus le sentiment d'une forme de gravité afférente à une question qui concerne la vie et la mort et au fond le mystère de l'existence humaine. On a le sentiment d'une bataille politique comme si on était en train de discuter d'un texte budgétaire qui une fois remporté peut-être fêter euh en sabrant le champagne.
Là, voyez, on n plus du tout dans la même mesure et au fond, ça nous montre que les promoteurs de ce texte, y compris dans les rangs du gouvernement ne voi ça que comme l'occasion de marquer l'histoire en faisant leur petite loi progressiste. Ok.