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debateyoutube.com· 4 octobre 2023 21 min

Face-à-Face : Yaël Braun-Pivet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] BFM TV face à face Apolline de Malherbe 32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Merci d'être dans ce studio ce matin pour répondre à mes questions vous êtes la présidente de l'Assemblée nationale l'Assemblée nationale qui va reprendre ses travaux en plénière en dans l'hémicycle le 25 d'ici là vous travaillez notamment en commission on va revenir sur la loi immigration est-ce qu'elle verra le jour et sur les projets que vous avez pour pour cette année mais je voudrais qu'on commence par la question du prix de l'essence vous vendez souvent à perte vous non parce que je ne vends pas moi mais si vous étiez commerçante vous vendriez à perdre franchement un peu de bon sens un peu de bon sens je vous redis uniquement les propos du patron de Total il a dit ces propos textos vous vendez souvent à perte vous un peu de bon sens voilà merci c'est la réponse de Total à Elisabeth borne moi j'ai envie de dire un peu de solidarité et un peu d'effort partagé aujourd'hui nos compatriotes ont des difficultés de pouvoir d'achat et notamment sur le prix de l'énergie l'État a pris largement sa part puisque les aides quelle que soit l'énergie représente près de 50 milliards d'euros et donc il faut et les distributeurs et les producteurs on fait un effort et il faut qu'il continue parce que nous devons rendre ces prix de l'énergie soutenable pour non compatriotes quand on regarde le prix du litre de carburant 60% de taxes vous avez les moyens vous de les faire baisser mais justement quand je vous dis que l'État investi près de 50 milliards pour soutenir les prix de l'énergie auprès de nos concitoyens nous montrons l'exemple mais cet effort il doit être évidemment partagée parce que il est important que nos compatriotes puissent avoir un accès à l'énergie soutenable qu'il s'agisse de l'essence qu'il s'agit du gaz qu'il s'agit du prix de l'électricité et l'État les accompagne depuis le début ce sont les premières mesures que nous avons pris quand nous sommes arrivés aux responsabilités au mois de juillet 2022 ce sont des aides sur le prix de l'énergie et le prix de l'essence à la pompe mais précisément vous aviez fait les aides la fameuse ristourne sur les prix de l'essence à un moment le fait de demander aux autres de vendre à perte enfin gère tous les tous ceux qui nous écoutent et qui sont peut-être eux-mêmes commerçants personne ne vend à perte enfin je veux dire ponctuellement leur demander de rappel ça veut dire quoi celles qui vont plus pouvoir payer leurs propres salariés c'est ça qui vous répondent vous venez de dire un mot important ponctuellement c'est qu'on leur demande de faire un effort ponctuaire un cadeau littéralement fort de faire un effort de faire un effort de solidarité nous avons besoin vous savez nous sommes tous sur le même bateau nous avons tous besoin de passer cette vague ce pique de l'inflation j'ai entendu hier le gouverneur de la Banque de France qui disait que c'était la semaine micro et qui nous disait justement que l'inflation était commencé à être maîtrisé et commençait à décroître donc il s'agit de faire encore un ultime effort et je pense qu'il est raisonnable de demander à tous de le faire ça veut dire que vous ne renoncez pas à proposer ou à examiner ce projet de loi il y aura donc un projet de loi pour pouvoir faire passer cette mesure pour pouvoir permettre pour une durée de six à tous ces distributeurs de vendre à perte ce projet de loi sera bien présenté à l'assemblée écoutez c'est au gouvernement de présenter le projet de loi donc s'il est présenté par le gouvernement comme cela était indiqué évidemment nous l'examinerons et les débats parlementaires joueront pleinement leur rôle et donc feront peut-être évoluer la mesure mais en tout cas c'est tout l'intérêt d'un projet de loi et d'un débat c'est que chaque opinion pourra s'exprimer et le Parlement sera souverain dans ses votes et donc nous verrons ce qui se passera à l'issue de cette discussion parlementaire l'intérêt d'un débat c'est aussi de gagner du temps c'est en tout cas ce que soupçonne Xavier Bertrand le président de la Région Hauts-de-France il était mon invité ce matin sur RMC Xavier Bertrand vous dites que c'est du bricolage et que peut-être qu'au fond ils savent que ça va pas se faire mais qui vont quand même faire semblant qu'ils le font c'est à dire que aujourd'hui s'ils disent on verra le premier décembre ce qui va se passer on le sait il ne se passera rien mais ces deux mois et demi pour gagner du temps or les Français qui font le plein elle est pas tous les jours ils sont très rares à faire le plein tous les jours mais plusieurs fois par semaine eux ne peuvent pas attendre qu'est-ce que vous lui répondez c'est très méprisant pour le Parlement la discussion parlementaire ne permet pas de gagner du temps elle permet de faire vivre la délibération de faire vivre les opinions des uns et des eaux des élus de la nation et donc moi je n'accepte pas qu'on considère que la discussion à l'Assemblée nationale est une perte de temps est une manœuvre politique pour faire traîner les choses ça n'est pas ça n'est pas la réalité ce qu'il dit au fond c'est que tous vos points de vue etc sont sans doute respectables qu'il y aura peut-être le débat mais qu'à la fin cette loi si les débats vont jusqu'au bout cette loi qui permettrait aux distributeurs de vendre à perte elle sera de toute façon pas appliquée puisque les distributeurs ne le feront pas donc en fait à quoi ça sert puisque vous savez déjà que les distributeurs le font pas écoutez moi je ne connais pas le résultat du match avant de l'avoir joué donc je ne suis pas de celle là et nous verrons bien mais en tout cas ce débat il est important parce que à nouveau c'est aussi la question de principe que l'on pose sur ce type de sujet est-ce que chacun est capable de faire un pas et de faire un effort parce que à nouveau il s'agit du pouvoir d'achat de nos compatriotes mais qui gouverne Elizabeth borne ou Patrick puyanet c'est une question assez étrange qui gouverne le gouvernement le président de la République et bien le gouvernement le président de la République et le Parlement lorsqu'il s'agit d'action qui ressortent du domaine de la Loire il y a des députés proches de vous y compris des députés Renaissance comme Richard rameau ou proche comme le maire de Reims Arnaud Robinet qui sont des voies qui disent bon ça suffit la seule manière vraiment de baisser le carburant c'est de baisser les taxes et il le demande eux-mêmes c'est Richard rameau s'il veut plafonner les taxes par exemple alors ça avait été fait dans le passé les taxes flottantes on en est on en est revenu ça représente des coûts énormes donc si on baisse de quelques pourcents c'est à tout de suite des milliards d'euros pour le pour l'État il faut bien savoir parce que ça n'est pas des milliards d'euros qui viennent de nulle part et si vous prenez 10 milliards d'euros assez pour subventionner ou pour réduire le coût de l'essence c'est 10 milliards d'euros que nous vous n'allez pas mettre sur la justice sur nos armées sur la sécurité aujourd'hui nous avons un budget qui présente 4 milliards d'investissements pour l'éducation c'est 3000 + 3 milliards pour notre défense et pour nos militaires c'est 7 milliards sur la transition écologique et donc il ne s'agirait pas de sacrifier les grands projets que nous avons pour continuer la transformation de la France c'est la raison pour laquelle il est impératif que chacun prenne sa part parce que l'argent ne tombe pas du ciel c'est assez frappant parce qu'en fait dans ce que vous dites et vous lisez ça à la question du budget on va y venir puisque c'est ce sera la première chose qui va être examinée effectivement à l'Assemblée et qui est le socle de tout la question du budget mais en fait quand on vous écoute on se dit bah les centimes qu'on paye à la pompe mais c'est une forme en quelque sorte d'impôts parce qu'il faut payer l'éducation donc c'est logique pour vous en tout cas ça n'est pas ce n'est pas tout à fait ce que je dis c'est une taxe et évidemment c'est une forme d'impôt maintenant ce que je dis c'est que les milliards qu'on demande à l'état d'investir sur l'essence et forcément des milliards qui n'investira pas ailleurs allez-vous tenter de convaincre les distributeurs ils seront tout à l'heure à l'Assemblée vous avez vous avez vu ça non ils seront là à 9h30 il y aura le patron de Carrefour le patron de Système U le patron de Leclerc et le patron d'Intermarché ils viennent pour une table ronde sur les négociations commerciales vous pourriez peut-être passer une tête alors non je ne ce n'est pas dans la mission qui est la mienne et dans le mon rôle tel que tel que je l'entends donc là il y a des discussions et des discussions sur un projet de loi donc on va laisser les parlementaires travailler mais à nouveau c'est tout l'intérêt de la délibération le gouvernement propose des mesures elles sont discutées avec les partenaires et avec les parlementaires et préparer et nous avons des débats dans l'hémicycle donc il faut laisser se faire ce processus démocratique maintenant ce processus démocratique doit se faire avec des objectifs à atteindre et les objectifs que nous devons atteindre c'est faire en sorte que les prix à la pompe baisse pour nos concitoyens il y a le brun Pivet depuis un an maintenant vous parlez d'une grande loi immigration c'est peut-être même un peu plus qu'un an c'était en tout cas avant les élections ça avait été repoussé à cause de tout ce qui se passait autour des retraites bref il y a eu plusieurs fois un agent de cette loi immigration est-ce qu'elle va voir le jour elle est actuellement en débat au Parlement donc elle est ça y est sur les rails elle est au Sénat elle sera examinée au Sénat début novembre et puis sera transmise à l'Assemblée nationale donc je pense qu'elle verra le jour il faut qu'il y ait un vote favorable à l'Assemblée et donc nous verrons bien et nous faisons en tout cas tout pour trouver une majorité pour se faire parce que c'est un texte donc nous avons besoin qui est important et qui est issu en plus pour partie de travaux parlementaires donc c'est très comme processus on le voit bien sûr avec lampe B12 ans elle va y revenir sur les propos de Gérald de Darmanin hier soir mais sur une question comme qui est vraiment on sent la question pivot le fait de régulariser ou non les travailleurs sans papier dans les métiers en tension vous vous êtes favorable ou défavorable favorable favorable parce que ça correspond à nos valeurs nous prenons depuis 2017 la valeur travail ce sont des gens qui travaillent sur notre territoire qui sont insérés et dont nous avons besoin puisqu'on parle de métiers en tension c'est à dire des métiers ou nos restaurateurs nos viticulteurs nos agriculteurs on en maraîchit ont parfois du mal à recruter dans l'hôtellerie également et donc aujourd'hui le recrute des mains d'oeuvre étrangères donc nous puissions permettre à ces personnes de continuer à exercer ses emplois dans des conditions régulières me paraît être une bonne chose donc c'est un une mesure à laquelle je tiens et qui a été inséré dans le texte de loi dès l'origine par le gouvernement et par la première c'était pour voir des piliers de cette loi mais on sent bien que un coût c'est dans la loi un coup ça y est pas parce que c'est précisément là-dessus que vous n'aurez pas de majorité mais je n'en sais rien vous savez les majorités elles se construisent elles se construisent ça n'est pas à prendre ou à laisser ça n'est pas blanc ou noir et le débat parlementaire permet de construire des majorités et moi depuis un an j'ai vu à de nombreuses reprises des majorités se faire sous mes yeux dans l'hémicycle parce que le débat parce que la force de conviction et donc on ne peut pas dire nous n'avons pas de majorité avant même d'avoir des battu et d'avoir essayé et notre responsabilité en tant que force de la majorité c'est d'essayer de rassembler c'est de construire ces majorités et c'est à ça que le ministre s'emploie que les parlementaires sont plan et que je m'emploie s'il fallait passer par le 49-3 pour une loi sur l'immigration ça vous paraîtrait acceptable la question aujourd'hui ne se pose pas elle ne se pose pas parce que c'est une question évidente vous l'avez forcément peut-être vous pouvez pas dire j'y ai même pas pensé c'est pas possible alors non je n'ai pas en tête parce que le 49-3 vient lorsque l'on constate soit une situation d'obstruction je ne sais pas si cette situation d'obstruction existera soit parce que nous n'avons pas de majorité et moi je vous dis que aujourd'hui nous consacrons toute notre énergie à construire une majorité donc je ne me pose pas cette question et c'est très très franc et très sincère vous ne vous posez pas cette question mais ça ne doit pas être impossible en tout cas s'il fallait en passer par là alors s'il fallait en passer par là ça ne doit pas être impossible parce que le 49-3 est juste un outil constitutionnel prévu dans notre Constitution depuis 1958 et il n'est pas c'est un outil comme un autre pour moi et donc si les conditions de son utilisation sont remplies il ne faut pas hésiter à l'utiliser mais je ne me place pas aujourd'hui dans cette posture là il y a cette réflexion de fond sur la question de l'immigration qui en effet donc traîne parce qu'elle a été plusieurs fois la journée et puis il y a les images l'actualité et ce qu'il se passe à l'AMPE p12a face à cette situation d'urgence générale de Norman dans le milieu intérieur s'est rendu sur place et voilà ce qu'il a affirmé hier soir la France accueillera pas de migrants qui viennent de l'anpedouza la France veut une position de fermeté il y a une immigration irrégulière en Europe en France et en Italie qu'il faut combattre et c'est pas en accueillant plus de personnes qu'on va tarir un flux qui évidemment touche nos capacités d'intégration nous n'accueillerons aucun de ces migrants de lampes et 12a c'est la position que vous espériez que vous attendiez moi je n'attends aucune position ce que je vois c'est que on a une situation migratoire qui est préoccupante sur avec ce qui vient de se passer à Lampedusa et qui le elle montre quoi elle nous montre que finalement les grandes paroles que les grands événements sur ce sujet ne marchent pas et que les solutions elles sont forcément collectives elles sont collectives au niveau européen avec les négociations qui sont en cours sur le pacte asile immigration elles sont collectives parce qu'il doit y avoir de la solidarité il ne peut pas y avoir uniquement une question géographique et elles sont collectives parce que nous sommes contraints et de travailler avec les pays qui les pays tiers les pays d'origine et les pays de transit et c'est ce qui a été fait notamment par l'Europe et l'Italie en travaillant avec la Tunisie mais il faut accentuer ce travail pour avoir ces réponses collectives il n'y a pas de réponse individuelles et on voit bien très collectif en vrai collectif mais dans les faits regarder l'Allemagne elle a dit j'en accueille 0 nous on dit bah non on en accueillera pas en gros l'Italie elle va devoir se débrouiller quoi mais c'est pour ça qu'il faut adopter des règles communes et c'est pour ça qu'il est fondamental il y a un décalage j'ai l'impression que vous n'arrivez pas à trancher entre deux positions et je comprends très bien que ce soit très compliqué parce que humainement chacun de vous vous avez envie de dire bah bien sûr que quand le bateau arrive j'ai envie d'ouvrir les bras et je vais pas les rejeter à la mer et en même temps vous lui dites non non on est ferme on accueillera personne c'est quand même enfin j'ai rien il y a un truc qui mais justement en fait pas quoi non mais c'est tout j'aimerais avoir des règles communes qui font que elles prévoient les procédures et les la façon de régler ce type de difficulté quand elle arrive c'est un supportable de se dire à chaque fois comment on fait et nous on veut pas nous en fonction de l'arrivée des bateaux imposser le syndicing un coup c'est c'est pas ça d'où l'importance d'avoir ces négociations européennes ou leur la France a pris un rôle majeur et moteur et c'est négociations européennes devraient je l'espère aboutir avant les élections européennes donc avant l'été 2024 c'est demain mais ces règles européennes nous permettront d'une part d'être mieux on les réforme et d'ailleurs on s'en plaint et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui il est important impératif de les adopter d'avancer au maximum et puis de renforcer les outils européens de coopération Frontex Eurodac et les négociations avec les pays c'est aussi ce qui fait qu'on a un peu du mal à croire ce que dit général de Darmanin parce qu'il dit on en accueillera aucun de ceux qui viennent à la pizza dans les faits c'est pas vrai dans les faits il y en a une partie qui vont obtenir le droit d'asile d'Italie et une fois qu'ils ont obtenu le papier de l'Italie et pour venir en France autant qu'ils voudront mais parce que non mais on dit n'importe quoi nous on dit pas n'importe quoi on ne dit pas n'importe quoi bien heureusement mais il faut distinguer il faut distinguer ce qui est l'asile et l'immigration économique illégale de personnes qui ne sont pas demandeurs d'asile et qui veulent venir sur le territoire européen ces deux choses complètement différentes il est évident que les personnes qui demandent l'asile qui viennent de pays dans lesquels leur vie est en danger c'est notre tradition française c'est notre addition républicaine mais c'est notre addition européenne celle là selon nos règles de procédure ont évidemment le droit d'être accueilli c'est même pas un droit de nous avons le devoir de les accueillir en revanche les migrants qui viennent en immigration économiques qui ne sont pas persécutés dans leur pays là nous sommes très clairs ils n'ont pas à être accueillis en France et donc la position du ministre de la période et très cohérente dans les faits ceux qui sont arrivés et qui n'ont pas le droit d'asile est-ce que vraiment ils vont repartir est-ce que vraiment quelqu'un va les ramener et bien écoutez en tout cas oui c'est la c'est nos procédures et c'est nos règles de droit mais maintenant nous avons que ce soit que ce soit la règle je comprends bien mais on est au cœur d'ailleurs peut-être même de la crise démocratique de défiance vis-à-vis des règles et des lois c'est que ces règles et c'est loin je ne vous contredis pas du tout là-dessus elles existent sont-elles appliquées il est très difficile de les appliquer il est très difficile de les appliquer partout en Europe ah non mais pour qu'on continue ça n'est pas parce que c'est difficile que je n'essaye pas et que je ne persévère pas au contraire au contraire mais on voit bien qu'il faut d'une part négocier avec les pays de départ et que il est très difficile de reconduire ces personnes qui sont en situation illégale dans leur pays d'origine parce que parfois on ne sait même pas de quel pays d'origine elles sont et parfois ces pays d'origine ne veulent pas de leur pour ressortissants et là c'est toute l'action que nous mener non résolument de négociation bilatérale de discussion autour de l'aide que nous donnons à ces états en conditionnant les aides à la réadmission de leur ressortissants et puis c'est la question des pays de transit pour dire justement faites le maximum d'efforts pour éviter les départs et ça c'est la corne notamment qui a été signé avec la Tunisie donc il faut agir avec tous les partenaires et pas vraiment tenu en effet ces frontières et qu'elle nous demande encore plus d'argent c'est-à-dire qu'en fait on est quand même dans une surenchère avec la Tunisie on va leur dire bon bah on vous donne tant de millions tant de centaines de millions pour que vous gardiez vos côtes et puis ils vont laisser passer quelques bateaux en disant bah en fait ça marche pas j'ai besoin de plus on est quand même un peu là dedans là mais il faut il faut avoir il faut mener cette continuité il faut mener cette déléguer ça n'est pas de la délégation pour les frontières c'est maîtriser c'est finalement que ce problème cette question migratoire elle nous concerne tous que les solutions ne sont pas des solutions simplistes que c'est des solutions complexes de ces des solutions que nous devons mettre en œuvre résolument de façon collective et que chacun doit prendre sa part et donc il faut mettre en œuvre des des accords ça n'est pas facile mais c'est sûr que c'est plus facile de faire un grand effet de manche en disant avec moi je maîtriserai les frontières plus personne ne rentrera mais ça c'est comme dirait le président de la République c'est de la poudre de perlimpinpin c'est des retours mandats ça ne marche pas et c'est bien l'efficacité vous non plus ça marche pas mais on a des résultats on a des bons résultats maintenant nous pouvons bien évidemment et nous devons faire mieux sur ces questions là et c'est ce à quoi nous nous employons avec la loi immigration qui va être votée au Parlement avec les négociations européennes avec les accords bilatéraux avec nos nos pays amis elles sur l'autre côté de la maison voter en tout cas vous voulez le croire et on sent de ce point de vue là que avant même la rentrée parlementaire vous y croyez vous croyez toujours au rôle du Parlement vous êtes la présidente de l'Assemblée nationale merci et elles vont être pivée d'avoir répondu à mes questions ce matin sur un mcbfm TV