La moitié des Français souffre de ce problème chez eux
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« En 2023, plus de la moitié des Français ont souffert de la chaleur chez eux. »
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« 55% des Français ont déclaré à la Fondation avoir souffert de la chaleur dans leur logement en 2023 au moins un jour dans l'année, et un quart en a souffert fréquemment pendant l'été. »
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« 71% des moins de 25 ans, qui vivent souvent dans de petites surfaces mal isolées, ont des difficultés à supporter la chaleur estivale. »
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« En 2023, il y a eu 5000 décès liés à la chaleur, dont 75% de personnes qui avaient plus de 75 ans. »
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« Un Français sur sept habite un territoire qui sera exposé à plus de 20 journées anormalement chaudes chaque été d'ici 2050. »
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« La loi impose aux bailleurs le fait de maintenir une température minimale dans les logements, en l'occurrence 19 degrés, mais il n'y a pas de seuil pour la température maximale. »
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« La Suède a accordé cette année des autorisations pour tuer 20% de la population d'ours brun du pays, soit un peu moins de 500 animaux. »
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« La population d'ours brun en Suède a baissé de 40% au total depuis 2008. »
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En 2023, plus de la moitié des Français ont souffert de la chaleur chez eux. C'est la conclusion d'un nouveau rapport de la Fondation Abbé Pierre, qui agit contre l'exclusion et la misère, publié ce jeudi. Alors comment expliquer ce chiffre et quelles sont les recommandations de l'ONG ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ces actus du jour. Des logements bouilloires, c'est ainsi que la Fondation Abbé Pierre qualifie ces maisons ou ces appartements dans lesquels il est très difficile d'éviter la chaleur, voire totalement impossible.
Si on rentre dans le détail, 55% des Français ont déclaré à la Fondation avoir souffert de la chaleur dans leur logement en 2023 au moins un jour dans l'année, et un quart en a souffert fréquemment pendant l'été. Selon une enquête Ipsos RTE publiée en mai 2023, 71% des moins de 25 ans, qui vivent souvent dans de petites surfaces mal isolées, ont des difficultés à supporter la chaleur estivale, tout comme 70% des locataires, les mères célibataires, les personnes âgées, qui sont plus vulnérables physiquement, mais aussi les ménages qui ont de faibles revenus et qui vivent souvent à plusieurs, sont également particulièrement affectés par la chaleur.
C'est assez majeur, et surtout ce nombre de personnes qui vivent dans un logement trop chaud a augmenté de 26% en 10 ans, donc depuis 2013. Et les conséquences de ces logements non adaptés à la chaleur peuvent dans certains cas être fatales. En 2023, il y a eu 5000 décès liés à la chaleur, dont 75% de personnes qui avaient plus de 75 ans. C'est donc un enjeu de santé publique majeur qui va s'aggraver dans les prochaines années avec le changement climatique. On l'a bien vu ces dernières années, les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes et plus intenses, et tous les mois, un nouveau record de température est battu.
Et d'ailleurs, selon le rapport, un Français sur sept habite un territoire qui sera exposé à plus de 20 journées anormalement chaudes chaque été d'ici 2050. Mais alors du coup, qu'est-ce qui cause cette chaleur ? Eh bien, ça peut être des murs qui sont mal isolés ou des logements mal ventilés, mais aussi le fait qu'il n'y ait pas d'espace extérieur, comme un balcon, une terrasse ou un jardin, ou tout simplement parfois l'absence de volets qui permettent de garder une certaine fraîcheur dans le logement.
Les quartiers populaires, qui sont souvent peu végétalisés, sont par exemple plus sujets au phénomène d'îlots de chaleur urbain, donc l'élévation des températures dans les zones urbaines par rapport aux zones rurales voisines. Ce phénomène, il est principalement dû à l'absorption et à la rétention de la chaleur par les matériaux de construction des immeubles, comme le béton et l'asphalte. Le problème, selon la fondation Abbé Pierre, c'est que l'adaptation des logements à la chaleur ne figure toujours pas au cœur des politiques de rénovation.
En fait, actuellement, il y a des mesures pour lutter contre la précarité énergétique, mais ça concerne surtout la réduction de la consommation d'énergie ou encore la décarbonation du chauffage, donc le fait de réduire ou d'éliminer le CO2 des systèmes de chauffage en utilisant par exemple des énergies renouvelables. Puisqu'il faut savoir aussi, c'est que la loi impose aux bailleurs le fait de maintenir une température minimale dans les logements, en l'occurrence 19 degrés, mais il n'y a pas de seuil pour la température maximale.
Il y a aussi un autre frein, ce sont les réglementations, en rapport avec le patrimoine notamment, qui peuvent empêcher l'installation de protections solaires ou le fait de peindre sa façade ou son toit d'une couleur claire. En gros, il y a certaines communes qui interdisent de peindre sa maison de la couleur de son choix. Mais alors, quelles seraient les solutions ? Eh bien, la fondation a fait une série de 19 recommandations.
Je ne vais pas toutes vous les citer, mais parmi elles, il y a par exemple le fait d'intégrer la protection contre la chaleur dans la politique de rénovation énergétique, de faire évoluer les règles de copropriété pour favoriser l'installation de protections solaires, comme les volets ou les toitures végétalisées, d'intégrer la notion de chaleur aux critères de décence des logements, ou encore plus largement, de diminuer le trafic automobile dans certaines zones.
Au passage, ça n'a rien à voir avec ce sujet, mais un rapport d'Emmaüs International, publié le 17 juillet dernier, dénonçait des gestes déplacés, des propos sexistes, voire des agressions sexuelles, entre 1970 et 2005, de la part de l'abbé Pierre, qui est donc à l'origine de la fondation, et qui est décédé en 2007. Encore une fois, ça n'a rien à voir avec le sujet, mais ça nous paraissait tout de même important de l'évoquer, étant donné qu'on en a déjà parlé dans ce format, et que ça a fait la une de plusieurs médias ces derniers jours. Je vous laisse avec Morgane pour les actualités en bref. Merci Blanche, et bonjour à tous. On commence avec cette info.
Le président américain Joe Biden s'est entretenu ce mercredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour discuter d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Selon la Maison Blanche, Joe Biden a insisté sur l'urgence d'une trêve. Israël n'a pas encore officiellement réagi à cette demande. Cet appel arrive alors que le secrétaire d'État américain Anthony Blinken s'est rendu en début de semaine dans le pays pour discuter d'un plan de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. À son arrivée en Israël, il avait indiqué qu'il s'agissait de la meilleure, mais aussi de la possible dernière occasion de négocier une trêve et l'arrêt des violences.
Deuxième info, le candidat à la présidentielle américaine Donald Trump a donné ce mercredi un meeting en Caroline du Nord, son premier en extérieur depuis sa tentative d'assassinat le 14 juillet dernier. Pour l'occasion, il était protégé par de grandes vitres pare-balles. La Caroline du Nord est ce qu'on appelle un swing state ou État pivot. C'est-à-dire qu'en fonction des élections et des candidats, il vote démocrate ou républicain, et c'est donc un État important pour la campagne. Lors de ce meeting, Donald Trump a vivement critiqué son adversaire démocrate Kamala Harris.
Il a affirmé que si elle gagnait, je cite, « des millions d'emplois allaient disparaître d'un coup », que les économies d'une vie des Américains allaient se volatiliser, et qu'il est quasi sûr que l'on aura la Troisième Guerre mondiale. Il fait ici référence au placement politique de Kamala Harris, qu'il a même qualifié de « personne la plus radicalement à gauche » à s'être présenté à l'élection présidentielle. Au même moment, Tim Wals, l'actuel gouverneur du Minnesota, acceptait lors de la Convention démocrate d'être investie en tant que colistier et donc vice-président de Kamala Harris, si elle est élue le 5 novembre prochain.
Troisième actu, dans une lettre ouverte publiée ce jeudi dans le média France Info, Lucie Castet et les représentants du nouveau Front populaire ont dénoncé l'inaction grave et délétère d'Emmanuel Macron. Un mois et demi après le second tour des élections législatives, aucun nouveau gouvernement n'a été formé, ce qui est très critiqué par le NFP, arrivé en tête de l'élection, mais sans majorité absolue. Dans sa lettre, l'Alliance des partis de gauche indique que le résultat de l'élection oblige en premier lieu celui qui l'a provoqué, donc le camp présidentiel, et qu'ils se sentent prêts à gouverner. Ils évoquent également la nécessité d'une rupture avec les politiques passées.
Ce vendredi 23 et ce lundi 26 août, les chefs des groupes à l'Assemblée nationale seront reçus à l'Élysée dans le but de construire un gouvernement et de nommer un premier ministre. Quatrième actu rapidement, l'ancienne première ministre Elisabeth Borne a annoncé dans un entretien aux Parisiens ce mercredi qu'elle serait candidate à l'élection du prochain chef de parti de Renaissance, le parti du président Emmanuel Macron. L'actuel secrétaire général de Renaissance est Stéphane Séjourné, qui a été élu en 2022. L'élection se tiendra lors du prochain congrès du parti, qui devrait avoir lieu d'ici au 30 novembre. On suivra ça.
Cinquième actu, le parquet de Paris a requis un procès pour viol contre l'acteur Gérard Depardieu. Il est accusé par plusieurs femmes de violences sexistes et sexuelles, mais cette demande de procès est liée aux accusations de l'actrice Charlotte Arnoux pour des faits qui remonteraient à 2018. Si un procès a bien lieu, Gérard Depardieu risque jusqu'à 15 ans de prison et 20 ans si le juge considère qu'il y a des circonstances aggravantes. Et on termine avec cette info. Ce mercredi, en Suède, s'ouvrait officiellement la période de la chasse à l'ours brun, une pratique annuelle très critiquée par les défenseurs des animaux.
La Suède a accordé cette année des autorisations pour tuer 20% de la population d'ours brun du pays, soit un peu moins de 500 animaux. Le but affiché par le gouvernement suédois, c'est de réguler la population d'ours dans le pays. Le truc, c'est que la population d'ours brun en Suède a baissé de 40% au total depuis 2008. Les associations de défense des animaux estiment donc que cette chasse ruine les efforts de protection de l'espèce qui avait failli s'éteindre dans les années 20.
Dans l'Union Européenne, l'ours brun est considéré comme une espèce strictement protégée, ce qui veut dire que la chasse est normalement totalement interdite, sauf dans un but de protection du public et de la nature.
Merci pour ces actualités en bref. Alors si de votre côté vous voulez plus d'actualités, sachez qu'on a lancé très récemment un nouveau podcast dédié spécifiquement aux actualités culturelles, concrètement en quelques minutes chaque jour. On parle de musique, de cinéma, de séries, de littérature, de jeux vidéo, avec l'objectif d'analyser des tendances importantes, mais aussi de vous recommander pas mal de choses. Vous allez aussi pouvoir de temps en temps retrouver des interviews exclusives directement sur ce podcast. Alors concrètement, il s'appelle Les Actus Pop Hugo Décrypte, donc si vous tapez Hugo Décrypte Pop sur votre appli de podcast, vous allez pouvoir le retrouver.
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