Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPS - Parti socialiste· 5 avril 2023 8 min

« Les moyens pour débloquer la situation sont connus : le retrait ou le retour au peuple. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on est venu porter à nouveau la parole des Françaises et les Français et au pire non seulement comment cette réforme était brutale injuste mais surtout que le pays était bloqué moi ce qui me frappe après 7h30 de discussion c'est comme si il y avait une répétition vous voyez un film qui tourne en boucle la réexplitation réexplicitations la robe pédagogique comme si les Françaises et les Français avaient mal compris nous ce qu'on a porté c'est naturellement le fait que en fait aujourd'hui le pays est bloqué donc le sujet est pas tellement qu'est-ce qui s'est passé les trois derniers mois mais qu'est-ce que le gouvernement met sur la table qu'est-ce qu'elle propose qu'est-ce qui est dit demain aux organisations syndicales ça a occupé beaucoup de temps de notre échange la deuxième chose que nous avons portée et que j'ai porté c'est quand même c'est incompréhension à saisir ce qui se passe dans le pays moi je ressens cette déconnexion tellement forte d'un gouvernement qui a l'évidence ne voit pas que les classes moyennes et les plus modestes vivent mal parce que derrière la réforme des retraites il y a aussi ça donc on a pu exprimer ça j'en ressors pour ma part avec le sentiment la conviction même que ce n'est plus à Matignon que ça se joue on a entendu une première ministre courtoises qui nous redit nous redit nous redis ce qu'elle a dit mille et une fois et peut-être d'ailleurs avec sincérité mais quand on dit le pays est bloqué quelle solution de sortie quelle solution politique quelle solution démocratique si on veut que le pays sorte de tout ça par le haut à l'évidence c'est pas matinignon que je forme une question de cette cette heure et demie pas une impression déjà un sentiment quelque chose qui vous a frappé vous voulez que je répète ce que dit Johanna en fait je peux le faire mais elle a dit les choses de manière très claire bon on a d'abord rencontré on avait la volonté d'avoir ce dialogue républicain et de venir effectivement redire à la première ministre ce que nous vivons depuis trois mois maintenant dans un conflit social qui s'éternise et dans un situation de blocage qui est maintenant une situation qui s'est enquistée et donc nous sommes venus d'abord lui dire que il y avait en fait des moyens qui étaient des moyens inconnus pour débloquer cette situation soit le retrait soit au contraire le retour devant le peuple français qu'il s'agisse de la dissolution et qu'il s'agisse d'une d'un référendum qu'elle accepterait de mettre devant les Français pour qu'il tranche mais laisser cette situation sans venimée laissez même peut-être la violence remplacée ce qui a été jusqu'ici des manifestations pacifiques c'est prendre un risque qui est un risque considérable est-ce que nous voulons un nouveau malikine pour que le enfin le gouvernement comprenne qu'il est dans une impasse donc il y a une impasse qui existe aujourd'hui et dans laquelle il faut quand on est dans une impasse il faut faire demi-tour et pour l'instant nous avons le sentiment comme vient de le dire Johanna à l'instant que malheureusement quel que soit la qualité de l'écoute qui a été celle d'après un ministre ça ne se joue plus ici et que nous avons une première ministre qui en réalité est totalement démunie parce qu'elle ne s'est pas très bien ce qu'elle peut faire et en dehors de nous réexpliquer ce qu'elle a déjà expliqué à de multiples reprises au Parlement sans avoir de solution pour en sortir or ce que l'on voit c'est que sur tous les sujets les uns après les autres et bien on a une situation de blocage qui s'installe c'était vrai pour la réforme des retraites c'était vrai à Sainte Soline que nous avons aussi évoqué et donc qu'on est dans une situation qui est impossible donc qu'est-ce qu'on fait en ce moment là le pouvoir se grandirait en ayant en fait enfin une écoute qui soit écoute attentive de ce que vous disent les Français et c'est pourtant c'est pas le cas dites que vous en avez beaucoup parlé qu'est-ce que vous êtes dit de la convaincre du fait que les syndicats ont joué le jeu depuis le début qu'ils ont été dans une forme de respect de l'institution et qu'ils ont joué le jeu de la démocratie et que les renvoyer les mépriser dans ce qu'il représente après un mouvement qui est un mouvement historique c'est prendre un risque c'est prendre le risque que il soit un jour remplacé par d'autres formes qui peuvent être violentes et qui peuvent être aussi des formes qui ne sont plus maîtrisables or là il y a un dialogue qui était possible avec ces syndicats et on voit bien que cette voie là a été refusée et donc on essaie de lui dire mais il faut saisir la maintenance des syndicats ne peuvent discuter qu'à une condition c'est qu'il y ait le retrait de cette réforme et puis qu'on puisse reparler des conditions est-ce que c'était très frappant dans la princesse conversation c'est que finalement du moulin à l'idée du retrait pourquoi parce qu'elle n'a pas cessé de dire mais moi je voudrais qu'on parle des métiers difficiles car il y a pénibles il faudrait qu'on parle aussi des conditions de travail il faudrait qu'on parle aussi des salaires il faudrait qu'on parle mais en fait tout ça vient justifier le fait que ce projet était improvisé et finalement montre que tous les sujets qui ont dû être abordés préalablement la réforme des retraites ne l'ont pas été pourquoi vouloir maintenant nous demander d'avancer alors même que on avancerait sur des situations sur des propositions très floues alors que ce qui est en dur c'est le recul de la giga 64 ans donc il y a là une tradition forte dans ce que porte la première ministre mais qui est tu crois complètement elle-même dans une impasse et ne sait plus très bien comment avancer et je le répète le problème c'est que le sujet n'est peut-être déjà plus depuis longtemps à Matignon mais à l'Elysée avec un président qui lui considère qu'il est Jupiter et qu'il peut donc imposer un projet que les Français ne veulent pas et qui y voit matière à une forme de de virilisme présidentiel et que si il était aujourd'hui amené à retirer qu'il serait dans une perte de sa superbe de sa réputation en France dans le monde et donc que ce n'est plus une question en fait de retraite c'est une question d'amour propre une question aussi d'orgueil présidentielle d'un président qui se refuse à admettre qu'il n'a pas de majorité on n'a pas vous répondre à cette question c'est pas nous qui honnêtement l'identité de la première ministre nous être complètement égal nous sommes venus non pas pour régler le problème du gouvernement nous sommes venus uniquement pour essayer de trouver une issue à une crise à la fois sociale et démocratique après qui occupe Matignon ça nous est complètement indifférent pour l'instant la question c'est le retrait du projet un rendez-vous pour rien en fait à vous entendre on verra à l'issue du rendez-vous ce qui est certain c'est que on voit des organisations syndicales qui tiennent une interdire syndicale rare de qualité efficace qui font des propositions enfin c'est presque un comble quand on réfléchit c'est comme s'il y avait une forme de front inversée c'est les organisations syndicales qui feront des propositions de sortie par le haut quand certains disent posent médiation discussion où est la proposition de sortie par le haut formulé par le gouvernement c'est ça la question qu'on a posée aujourd'hui à Elisabeth borne et pour l'instant on n'a pas de réponse merci à tous