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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 5 mai 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

Laurent Jacobelli : "Aujourd'hui, les coupables sont considérés comme des victimes !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On a appris ce matin que trois policiers ont été attaqués avec une hache devant le commissariat de Sens. Deux ont été blessés. C'est glaçant.

  • 2:57ComplaisanteRéponse partielle

    Moi, personnellement, j'apporte tout mon soutien à nos forces de l'ordre parce qu'ils ont un métier très difficile.

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Le nombre d'enfants qui ont été tués par des rodéos.

  • 4:46RelanceRéponse partielle

    Vous soufflez le chaud et le froid. Vous faites un procédé d'attention.

  • 5:13FerméeRéponse directe

    Mais c'est une arme pas de destination, vous êtes d'accord avec moi ?

  • 7:14OuverteRéponse directe

    Gérald Darmanin dit qu'il n'y a plus aucun lieu safe en France. Est-ce un constat d'échec de sa politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:38Invité politiqueChiffre
    « Il y a 120 attaques au couteau par jour en France. Donc c'est quand même 40 000 attaques au couteau par an. »
  • 13:46Invité politiqueFait
    « Ce qui veut dire, c'est qu'il n'y a aucune zone qui est aujourd'hui épargnée. »
  • 21:10Invité politiqueFait
    « Le vrai problème, il n'est pas au ministère de l'Intérieur, le vrai problème, il est à la chancellerie. »
  • 33:46Locuteur 4Fait
    « une Algérienne sous OQTF »
  • 33:48Locuteur 4Fait
    « les Français avaient manifesté en sa mémoire »
  • 33:54Locuteur 4Fait
    « le père est mort de chagrin »
  • 40:14Locuteur 2Fait
    « quand on est ministre de l'Intérieur, on doit recevoir la famille juridiquement avérée »
  • 41:10Locuteur 9Fait
    « Abou Bakar Sissé était en situation irrégulière »
  • 44:35PrésentateurFait
    « Abou Bakar Sissé d'individu en situation irrégulière »
  • 48:16Invité politiqueFait
    « il était en situation irrégulière »
  • 48:55Locuteur 9Promesse
    « il veut durcir les conditions permettant aux ressortissants étrangers d'obtenir la nationalité française »
  • 49:17Locuteur 1Chiffre
    « sur 5 ans ainsi que des ressources suffisantes et stables hors prestation sociale »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Laurent Jacobelli10 %
  • Locuteur 54 %
  • Locuteur 14 %
  • Locuteur 23 %
  • Locuteur 73 %
  • Locuteur 42 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On l'a appris ce matin, ces policiers, ils étaient trois policiers, ils ont été attaqués avec une hache devant le commissariat de sens. Deux des policiers ont été blessés. Laurent Jacobelli, c'est glaçant. Et en plus, la répétition. Bien sûr, c'est symptomatique. Aujourd'hui, on se demande si nous sommes toujours dans un état de droit. On se demande si nous ne sommes pas dans un état où c'est la loi du plus fort, du plus violent, du plus armé qui fait foi. Aujourd'hui, le fait d'avoir une hache devient le fait pratiquement banal. Et menacer des policiers avec une hache, un couteau, devient quotidien. C'est-à-dire qu'il n'y a plus la peur de la police, qu'elle soit nationale ou municipale.

Il n'y a plus la peur du gendarme, tout simplement parce que derrière, il y a du laxisme. Je ne sais pas ce qu'on va trouver sur cet individu, mais à mon avis, il n'en est pas à son coup d'essai. On ne se réveille pas un matin en se disant, tiens, je vais acheter une hache, je vais la mettre dans mon coffre, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Donc là aussi, ça pose la question de la justice en France, mais les curseurs se sont déplacés. C'est-à-dire l'acceptation de la violence a augmenté. Imaginez, il y a encore 20 ans en arrière, tutoyer un policier ou un gendarme, c'était déjà un acte d'incivilité totale. Aujourd'hui, on en est à se dire, est-ce qu'il ne va pas se planter ?

Donc bien sûr, on peut contrôler les armes, mais demain, ça ne veut dire plus de tronçonneuse, ça ne veut dire plus de couteau de cuisine, ça ne veut dire plus rien. Parce que tout aujourd'hui peut être détourné de sa fonction, parce qu'il y a la haine du policier et il y a une violence totale. Et on parlait tout à l'heure de certains politiciens qui disaient, il ne faut pas armer les polices municipales. Ça va encore plus loin. Il y en a qui disent, il faut désarmer la police.

Il y en a qui disent que la police, lorsqu'elle fait usage de la force parce qu'elle est légitime à le faire, on l'a vu à Drancy lors d'un rodeo, eh bien les policiers deviennent les coupables et les voyous deviennent les vignines. Mais c'est très intéressant, Drancy. Vous allez continuer à parler de tout ça dans un instant, mais je voudrais qu'on revoie, moi, sans commentaire, ce qui s'est passé à Drancy. Parce que le son, le son est presque plus fort. Parce que le son, c'est de la provocation. C'est-à-dire que vous avez la personne qui est en train de filmer qui lui dit, allez, vas-y, tire, tire, parce qu'il sait que c'est filmé.

Et il sait qu'après, celui qui aura des problèmes, c'est le policier. Et écoutez-le, ça dure 50 secondes, mais écoutez le son surtout. Oh là, tu ne vas pas tirer. Eh, tu fais quoi, là ? Eh, là, c'est filmé. C'est filmé. Eh, regarde, eh, tire, tire, vas-y, tire. C'est filmé, si c'est pute. Voilà, j'ai fait exprès de ne pas bipper. J'ai fait exprès de ne pas bipper parce que c'est intéressant la façon dont on s'adresse aux policiers. Qui imagine, il y a 30 ans, qu'on s'adresse comme ça à un policier ? Mais vous êtes tout de suite embarqué, Valérie Barny, quand vous parlez comme ça à un policier qui tire, tu es filmé. Bien sûr. Alors, tu es filmé, c'est l'argument imparable.

Non, mais c'est lunaire, ce qu'on a vu, c'est sur cette séquence-là.

2:57
Locuteur 7

Moi, personnellement, j'apporte tout mon soutien à nos forces de l'ordre parce qu'ils ont un métier qui est vraiment très difficile.

3:04
Présentateur

Ils mettent leur vie en danger chaque jour. Par contre, évidemment que sur cette séquence-là, les individus sont mis en difficulté, sont mis en danger parce qu'ils roulent avec un motocross et la police fait son travail. Tout simplement. Et donc, la réalité, elle est là. Par contre, moi, là où je trouve assez regrettable, d'une part, et peut-être mis en danger d'autrui, c'est lorsque un policier, dans l'espace public, sort son arme, met des coups de sommation en l'air, et puis à la fin, il aurait pu toucher. Enfin, il risquait sa vie. Je suis d'accord. Il risquait sa vie, vous voulez quoi ?

Mais non seulement il n'ose pas sortir leur arme, non seulement il ne tire pas sur la personne, vous voulez quoi ? En fait, il peut sortir son arme à quel moment pour vous ? Quand il est mort, c'est trop tard. Non, ce n'est pas du tout ça. Mais oui, excusez-moi, vous avez vu dans quelle situation il est ? Je comprends ce que vous dites. Mais ce que je dis aussi, c'est que lorsqu'il tire, il peut toucher un passant, il peut toucher un enfant, il peut toucher quelqu'un. Mais enfin, un, un, il est formé, un, il est formé, il est entraîné. Mais enfin, comment pouvez-vous faire un reproche au policier ? Je ne vous fais pas de reproche. Le policier, il est attaqué. Il est en train de se défendre.

Il risque sa vie, ce policier. Et vous êtes là, ah oui, mais pourquoi il tire en l'air ? Moi, je dis bravo à ce policier de ne pas... Dans l'espace public, moi je fais toujours... Valérie Barni, moi je dis pourquoi ce policier, bravo à ce policier de ne pas avoir tiré sur l'agresseur. C'est ça, David Xavier Heiss.

4:19
Laurent Jacobelli

Le nombre d'enfants qui ont été tués par des rodéos. Vous êtes toujours du côté de ceux qui agressent et pas de ceux qui protègent. Moi je suis désolé, il y a combien d'enfants qui sont morts à la suite de rodéos ? Soit ceux qui étaient sur la moto, soit des passants qui ont été tués. Il y en a eu, ça, ça a été... On remonte sur 10 ans, sur 15 ans. Il y a plein de personnes qui sont mortes à cause des rodéos. Alors, vous êtes du côté des agresseurs, moi je suis désolé. Alors, je ne sais pas s'il est du côté... Alors, j'ai modéré, je ne pense pas qu'il soit du côté des agresseurs, c'est un peu facile.

4:46
Présentateur

Mais je pense, en revanche, que vous soufflez le chaud et le froid. Vous soufflez le chaud et le froid. Vous faites un procédé d'attention, là. Alors moi, je vous expliquez autre chose qui est simple.

4:56
Locuteur 7

Le législateur devrait légiférer sur justement l'achat et la vente de ces motocrosses. Voilà, tout simplement, on doit prendre nos responsabilités. Comme un peu ce qu'on fait pour la vente des armes à feu.

5:12
Présentateur

Voilà, tout simplement.

5:13
Laurent Jacobelli

Mais c'est une armes pas de destination de Brice, vous êtes d'accord avec moi ? Et je le redis, le policier se défend.

5:18
Présentateur

Et bravo à lui de ne pas avoir fait feu sur son agresseur. Bravo à lui de ne pas l'avoir fait. Et vous, vous êtes là, mais pourquoi il tire en l'air ? Non, mais attendez, excusez-moi. Je trouve que c'est dangereux. Soyons sérieux, mais c'est dangereux. Et lui, ce qu'il vit, ce n'est pas dangereux ? Si, c'est dangereux, mais... Enfin, soyons sérieux. Jérôme Dumus, c'est significatif, ce qu'on a entendu. Sur sens, on rappelle ces policiers qui ont été attaqués à la hache. À la hache ce matin. Et je partage totalement ce qu'a dit ce policier. Un, le nombre d'armes blanches en circulation est complètement déhirant. Et ça n'est pas sanctionné. Voilà, premier point.

Et deuxième point, les polices municipales, et ça en est un bon exemple ce matin, les polices municipales, partout, doivent être armées. Et il y a encore un certain nombre de communes, comme Rennes, comme Nantes, comme Paris, vous voyez bien la couleur politique qui est en cause, où on refuse, où le maire et son équipe municipale, majoritaire, refusent d'armer sa police municipale. Et quand on sait qu'on parait cibler au quotidien, vous vous rendez compte ? Ça a deux conséquences. Je termine ça a deux conséquences. Première conséquence, c'est que les policiers municipaux ne peuvent pas se défendre quand ils sont en action, évidemment, puisqu'ils n'ont pas d'armes.

Et deuxièmement, Mme Hidalgo, parce que c'est elle qui est en cause à Paris, puisqu'elle ne veut pas armer sa police municipale, Mme Hidalgo n'arrive pas à recruter. Parce que les gens qui sont dans les policiers, qui veulent venir dans la police municipale de Paris, disent « Non, moi je viens si je suis armé, si je suis armé, je ne viens pas, je mets ma vie en danger. » Je vais vous dire, Jérôme Dubus, je vais vous dire ce que je pense vraiment, et c'est peut-être un peu violent, mais je le pense vraiment. Je trouve qu'Anne Hidalgo, elle met en danger la vie des policiers municipaux. Et que les policiers municipaux pourraient se retourner contre elle pour mise en danger de la vie d'autrui.

Parce qu'elle les met en danger. Il nous avait promis 3 000 policiers municipaux à Paris, qui sont aujourd'hui 1 500. Qui croit encore à Anne Hidalgo ? Voilà ! Qui croit encore à Anne Hidalgo ? Vous ? Ah ben sûrement pas, j'y avais cru. Le C nous en font, on y revient. C'est pas moi qui peux poser la question. On y revient dans un instant, on va parler justement. Alors on va continuer sur ce sujet, parce que Gérald Darmanin, qui fait une interview, qui dit qu'il n'y a plus aucun lieu safe en France. Donc plus aucun lieu protégé, on est en sécurité de nulle part. Voilà, alors ça fait un peu réagir quand même. Parce que c'est quand même l'ancien ministre de l'Intérieur.

Donc est-ce que c'est un constat d'échec finalement de sa politique ? On va en parler dans un instant. A tout de suite le CNews Info. Sommayel Vidi.

7:32
Locuteur 5

Un élu municipal violemment agressé samedi après-midi lors d'un rodeo urbain en Gironde. L'homme était venu à la rencontre d'une quinzaine de motards sur le terrain de Baltrap de la commune après avoir failli se faire renverser par une moto. Il a été roué de nombreux coups au sol avant de perdre connaissance. Quatre personnes âgées de 18 à 38 ans gardent à vue après une rixe mortelle hier matin à Albi. Une altercation qui a éclaté vers 3h30 dans une boîte de nuit et qui s'est ensuite poursuivie à l'extérieur. C'est là que la victime a reçu au moins un coup de machette. Une enquête pour homicide a été ouverte.

Et puis les outils accusent les Etats-Unis d'une dizaine de frappes sur la capitale du Miemen et de ses environs. Accusation quelques heures seulement après un tir de missile revendiqué par les rebelles pro-iraniens contre l'aéroport de Tel Aviv auquel Israël a promis de riposter.

8:31
Présentateur

11h05 sur CNews, merci d'être en direct avec nous si vous étiez avec nous. Avant le CNews Info, vous avez entendu qu'on vous a parlé de cette attaque à l'âge, qu'on a appris ce matin à attaque à l'âge, à Sens. On vous a parlé de ce qui s'est passé à Drancy. Alors dans le même temps, vous avez Gérald Darmanin qui fait une interview aux médias en ligne légende et il explique que la violence est omniprésente dans notre société et qu'aujourd'hui plus aucun lieu safe, autrement dit plus aucun lieu protégé en français, n'existe en France. On est avec Thomas Bonnet, journaliste police-justice à CNews. Bonjour Thomas. Est-ce qu'en fait, Gérald Darmanin, là, il nous a fait un constat d'échec ?

Échec de sa politique ? Alors c'est une façon de voir les choses. Il y a deux façons d'interpréter ces propos. D'abord, on peut se dire que le constat est lucide, il est raccord avec ce que pensent une grande majorité des Français qui constatent depuis très longtemps, effectivement, ce que certains appellent l'ensauvagement, des civilisations, peu importe le terme. La réalité, c'est celle de rues en France qui sont de plus en plus dangereuses et plus seulement dans les grandes villes. C'est ça aussi que veut dire Gérald Darmanin. Désormais, même dans les zones rurales, vous pouvez être confronté à la violence.

On a tous évidemment en mémoire l'affaire du meurtre de Thomas à Crépaule, une commune sans histoire qui se retrouve confrontée à l'hyperviolence et à la mort d'un jeune homme. Donc effectivement, les Français savent très bien que cette réalité existe. Et donc, on peut se dire, au moins, on a un constat lucide, ça change du sentiment d'insécurité d'Éric Dupond-Moretti. Et puis de l'autre côté, on peut se dire un peu comme ce que vous disiez, ah oui, mais Gérald Darmanin, il a été aux responsabilités pendant quatre ans et demi au ministère de l'Intérieur. Et d'une certaine manière, ce constat, il est un peu aussi de sa responsabilité. C'est une lecture qu'on peut avoir.

Je sais que Jean-Philippe Tanguy, qui était notre invité ce matin, a eu cette lecture-là. Je m'imagine que Laurent Jacobelli aura la même. Mais ce que l'on peut dire quand même, ce que moi je trouve intéressant, c'est que véritablement, Gérald Darmanin, cette interview d'ailleurs était très intéressante, parle du sujet de l'insécurité avec aussi des mesures, des propositions qui sont sur la table. Et parmi ces mesures, il y a notamment la question de la reconnaissance faciale. C'est un sujet qui ne fait pas du tout consensus en France et qui est déjà évidemment utilisé dans d'autres pays. C'est le cas notamment à Singapour. Pourquoi pas ?

Voilà une piste qui est en tout cas mise sur la table par le garde des Sceaux. Je ne pense pas que la population française soit encore tout à fait prête à ce genre de mesures, mais c'est quelque chose qui est envisagé. Thomas, pourquoi Gérald Darmanin fait une interview en utilisant ses propos en fait ? Est-ce que c'est pour occuper le terrain ? C'est une façon de dire « moi aussi je suis conscient des réalités ». C'est quoi son intérêt plus politique cette fois ? Vous aurez remarqué qu'on est dans une phase d'offensive médiatique très importante de la part de Gérald Darmanin qui a réalisé cette interview. Deux heures et demie d'entretien, c'est très long, mais très intéressant d'ailleurs.

Il va également multiplier les apparitions dans différents médias. On a bien compris qu'il était en train de se positionner pour 2027, c'est dans deux ans. Jusqu'à présent, on l'imaginait plutôt en soutien d'Edouard Philippe. Pourquoi pas être le premier ministre d'un Edouard Philippe qui serait candidat à l'Élysée. Et puis, plus les choses avancent, plus on se rend compte que Gérald Darmanin a ses propres ambitions. Et il sait que la concurrence va être très rude dans le bloc central. Et lui, je pense qu'il estime qu'il peut tirer son épingle du jeu sur les sujets régaliens justement, en montrant qu'il est capable d'aller plus loin qu'Edouard Philippe ou Gabriel Attal, par exemple.

Je pense que c'est pour ça aussi qu'aujourd'hui, il fait ce constat-là. Et aussi parce que, disons-le, malgré tout, c'est peut-être là aussi une forme de différence qu'il a avec les autres. Il a un ancrage local et territorial, Gérald Darmanin, qui fait qu'il ne doit constater aussi les remontées de terrain, notamment des habitants de sa ville autour de Coing. Merci beaucoup Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews. Laurent Jacobili, sur le constat, je pense que vous êtes d'accord avec Gérald Darmanin. Exactement. Sur le constat, on est d'accord. Et je trouve que le candidat Darmanin dézingue de manière assez claire le ministre de l'Intérieur Darmanin.

C'est-à-dire que c'est effectivement le constat d'un échec. Les agressions ont explosé sous le ministère de Darmanin. Les meurtres, les homicides ont explosé. Le trafic de drogue, malgré les plans XXL, ont explosé. Oui, c'est un constat d'échec. Parce que M. Darmanin, et d'ailleurs, il y en a un peu marre de cette hypocrisie, c'est-à-dire que dès qu'ils veulent sortir du gouvernement et être candidats, ils ont un discours qui ne correspond pas aux actes. Il est englué dans la logique générale qui est la police ne doit pas riposter, il ne faut pas poursuivre pendant les rodéos, etc. Or, aujourd'hui, le problème, il est là, il faut assumer.

Gérald Darmanin, il a plutôt beaucoup défendu les policiers, et les policiers le disent d'ailleurs. Oralement, oralement, oralement, il n'a pas changé les directives qui étaient notamment sur les rodéos de données de la poursuite. Je le dis, il faut aujourd'hui ne plus avoir la main qui tremble. Quand quelqu'un attaque un policier, il faut riposter. Quand des jeunes font un rodéos, il faut les poursuivre. Lorsque quelqu'un trafique de la drogue, il faut qu'il aille en taule immédiatement. Et ça, M. Darmanin ne l'a jamais mis en place, ni en tant que ministre de l'Intérieur, ni même aujourd'hui en tant que ministre de la Justice. Donc pleurer sur le lait renversé, c'est bien.

Ça veut dire qu'on reconnaît que le lait renversé, et c'est déjà ça. Celui qui a allumé la plaque chauffante ne peut pas non plus se plaindre à la fin.

13:20
Laurent Jacobelli

David Xavier, vous le défendrez plutôt, vous, Gérald Darmanin ? Oui, oui. Je trouve que c'était un bon ministre. Alors, cette déclaration est un peu étonnante. Elle est vraie. Elle est étonnante, mais elle est ravie.

13:30
Présentateur

Elle est ravie, on ne peut pas dire le contraire. Il suffit de voir depuis 10h35...

13:35
Laurent Jacobelli

On le sait, on le voit tous les jours, on voit des agressions. Je vous le disais tout à l'heure, il y a 120 attaques au couteau par jour en France. Donc c'est quand même 40 000 attaques au couteau par an. Donc on voit bien effectivement qu'il y a... Ce qui veut dire, c'est qu'il n'y a aucune zone qui est aujourd'hui épargnée. Il n'y a pas de risque zéro. Que vous soyez dans l'Ouest parisien, dans l'Est parisien, que vous soyez dans des grosses villes d'agglomération urbaine ou à la campagne, vous avez effectivement ce risque-là d'être agressé, d'être attaqué et de voir le trafic de droits qui se multiplie. Avant, c'était Marseille, sans être caricatural.

Maintenant, c'est toutes les villes, y compris des petites villes moyennes de 8 000, 7 000, 6 000 habitants en province. Ce qui veut dire, c'est qu'il y a ce constat-là. Alors, effectivement, là où c'est étonnant, c'est qu'il a été lui-même ministre de l'Intérieur et c'est une forme de... Au moins, il est... Il est lucide. Il est lucide et... Mais c'est quoi, les homos ?

14:25
Présentateur

Mais qu'ils nous disent, qu'est-ce qu'il a raté ? Qu'il le fasse à ce moment-là ? Tout le monde peut se tromper. C'est très simple.

14:31
Laurent Jacobelli

Il a été ministre de l'Intérieur. Et rappelez-vous les tensions qu'il avait à l'époque avec le garde des Sceaux. Aujourd'hui, on a un tandem qui marche bien. On a un garde des Sceaux et un ministre de l'Intérieur. Très bien. Alors, moi, je veux... Mais ça ne fait que trois mois.

14:42
Présentateur

Alors qu'il soit honnête. Alors qu'il soit honnête. Voilà ce que j'ai raté. Voilà ce que j'aurais dû faire. Attendez. Voilà ce que j'aurais dû faire et que je n'ai pas fait. Voilà ce qui ne marchait pas avec Dupond-Moretti et qui doit être changé. Alors, à ce moment-là, qu'il soit constructif. Mais dans les 2h30 d'interview, vous les avez vus.

14:53
Laurent Jacobelli

Qu'il soit constructif. Il est très... Il est courageux parce que quelque part... Il a fait aussi son agenamento. Ce qui est très rare en politique. Il y a très peu de personnes politiques qui disent « Voilà, là, j'ai réussi. Là, j'ai échoué. »

15:03
Présentateur

Mais parce qu'il a changé de casse-tête. Il essaye de faire oublier qu'il a été ministre de l'Intérieur. Je vais vous dire, il est dans sa guéguerre avec M. Retailleau pour savoir qui sera candidat du centre à l'élection présidentielle. Et il essaye de créer dans l'esprit des gens ces Retailleau qui a raté. Donc, il assume sa part de responsabilité. Alors, en tout cas, sur le constat, on est tous d'accord. Ce qu'il dit, c'est vrai. Il n'y a plus aucun lieu safe en France. Exemple, ce qui s'est passé en Gironde, petite commune de 1000 habitants où un adjoint au maire a été pris à partie également parce qu'il a voulu intervenir. Il a été frappé. Il a été jeté au sol. Il a des contusions.

Écoutez, il témoigne au micro de ces news.

15:41
Locuteur 7

J'en ai croisé un en moto qui a manqué mon entrée dedans sur la voie arrière, comme d'hab. Et j'ai cette habitude d'aller... Quand c'est nos jeunes d'ici, de la commune, en fait, ils me respectent. Donc, j'arrive à aller les voir et puis leur dire « Calmez-vous, merde, ça va briller. » Sauf que là, ce n'était pas du tout les mêmes. Et je voulais en découdre. Ils ne voulaient pas me voir là-bas sur place, sur leur point de deal et compagnie. Donc, c'est mal passé. En fait, c'est ce coup qui est arrivé de derrière. C'est ce que je ne comprends pas. C'est ce coup qui est arrivé de derrière. C'est avec quoi et qui l'a fait. Déjà, pour m'attaquer par derrière, il ne faut pas être un homme.

Et qui l'a fait et avec quoi. Parce que c'est ce qui m'amène l'arcade. C'est ce qui me met le genou à terre, de toute façon. L'arcade est cassée. Ça ne se voit pas trop, l'arcade. Mais elle est cassée, je pense, sur l'angle. Après, la cause en asale est cassée, là, ici. Un peu ici aussi. Et le pire, c'est la pommette. La pommette est broyée.

16:36
Présentateur

Vous vous rendez compte ? Une commune de 1 000 habitants, n'est cassée, arcade ouverte, pommette brisée. Parce qu'il a voulu exister. Écoutez le maire de cette ville, qui témoigne également au micro de CNews.

16:46
Locuteur 6

Mon adjoint a rencontré, en rentrant chez lui, des jeunes qui faisaient de la voirrière, qui faisaient des rodéos, et qui ont fait renverser. Ils étaient dans les choses, c'était dans les agglomérations. Alors il les a suivis. Il a l'habitude de ce genre de choses, puisque au baltrap, ils se réfugient là-bas, les jeunes. Et puis, bon, ils font leurs affaires. Donc il a été les voir, comme il le fait régulièrement. Seulement là, il y avait des jeunes qui n'étaient pas de graillagé. Et ceux qui ont fait ces roues arrière n'étaient pas de la commune. Et ça s'est très mal passé, parce que d'entrée, ils l'ont attaqué. Et ils l'ont frappé. Il y en a un qui a voulu le frapper.

L'autre est arrivé par derrière, et avec un objet en dur. On ne sait pas, on n'a pas déterminé ce que c'était. Certainement, soit un casque, soit un U de moto, là. Enfin, quelque chose de très lourd. Et ils l'ont frappé à la tête, quoi.

17:35
Présentateur

– Jérôme Dubus, c'est désespérant. Alors ça illustre parfaitement la phrase de Gérald Darmanin. Il n'y a plus aucun lieu safe en France, même 1000 habitants. – On n'a pas entendu M. Gérald Darmanin pour savoir qu'il n'y avait plus aucun lieu de sûreté en France. – Quel échec ? – Sa constatation, effectivement… – Donc vous faites la même. – Donc il a raison. – Échec. – Non, mais moi, je l'ai fait depuis un certain nombre d'années. C'est la grande différence. C'est-à-dire que lui, il a été aux responsabilités. Son bilan, il devrait l'assumer. Moi, je suis assez d'accord avec ce qui a été dit par notre collègue. Il devrait l'assumer. D'ailleurs, c'est un acte de responsabilité.

– Vous êtes d'accord avec Laurent Jacobini ? – Oui, sur le… – Avec le Rassemblement national ? – Non, mais… – Non, mais c'est bien. – Tant mieux, tant mieux, tant mieux. – C'est pas parce que le Rassemblement national dit qui pleut et qui pleut que je vais dire qu'il ne fait pas cet idiot. – Non, non, mais très bien, très bien. Comme quoi vous êtes en progression constante, c'est bien. – Je ne vais pas utiliser de progression, mais en tout cas, c'est un constat d'objectivité. Et je crois que tant qu'on n'aura pas fait ce bilan total des responsabilités de chacun, je crois que les Français ne nous croiront plus. C'est assez clair. – Mais les Français ne vous croient plus.

– Non, non, les Français ne vous croient plus, les Français, c'est sûr. – En tout cas, si vous voulez ne pas le faire, c'est une erreur politique. – Comment en est-on arrivé là ? C'est aussi la question qu'on doit se poser. La France n'est pas naturellement plus violente qu'un autre pays. Les Français ne sont pas naturellement… – L'axisme, il y a un mot, l'axisme. – Voilà, et donc rien n'a été fait depuis des décennies.

Moi, je vais vous le dire, je retrouve en France aujourd'hui ce qu'on pouvait voir dans l'Italie de la mafia des années 70, c'est-à-dire que des narcotrafiquants qui, dans certaines villes, sont gênés, on peut le voir d'ailleurs par ceux qui ramassent les poubelles, par ceux qui nettoient les rues, et bien qu'est-ce qu'ils font ? Ils les éliminent ou ils les tabassent pour récupérer le territoire. Aujourd'hui, des jeunes qui veulent semer la violence, quand ils voient un représentant de l'État, que ce soit un conseiller municipal ou un adjoint qu'on salue d'ailleurs, on lui souhaite un bon rétablissement, parce qu'il a l'air amoché. – Non, mais c'est toute forme d'autorité.

– Les professeurs, les médecins, les infirmières, le personnel médical, toute forme d'autorité. Donc l'autorité, au bout d'un moment, c'est pas dire qu'effectivement, les Français sont racistes, qu'il y a du racisme dans la police, c'est pas ça. L'autorité, c'est de dire la police, elle a le droit de respecter l'ordre, et elle doit utiliser, et c'est pas moi qui l'apprend, c'est ma part. – Non, non, non, elle prend pas du doigt. – Et c'est eux qui doivent, on doit les soutenir, et nous, nous les soutenons à 100%. – Valérie Barnier, Valérie, Valérie, Valérie, Valérie, c'est ce qui s'est faite. – L'autorité, elle doit… – L'autorité, elle doit s'assumer. – Moi j'ai envie de vous dire que M.

Darmanin, c'est un carriériste, on le voit bien, il est là pour… – Oui, oui, il est là pour des intérêts… – Tous les gens qui vont en politique sont là pour sa carrière. – Non, je pense que le plus important, c'est de pouvoir être là pour protéger les Français, c'est ça, et mener des politiques sérieuses pour protéger les Français, et pas protéger ses intérêts. Et moi c'est là où que ça me dérange, voyez, ce monsieur là, il devrait faire son mea culpa, tout simplement. Non, il le fait pas, il le fait pas, c'est une hypocrisie politique. – Excusez-moi, moi je préfère avant Gérald Darmanin qu'Éric Dupond-Moretti au ministère de la Justice. – Voilà. – Écoutez, vous, vous, vous…

– Non mais il se balade, il se balade pour, encore une fois de plus, toujours manipuler, instrumentaliser. Et moi c'est ce qui me dérange, moi c'est ce qui me dérange. Aujourd'hui, il a un bilan, il a un bilan qu'il doit assumer, ce monsieur Darmanin, et qui est très mauvais. Et qui est très très mauvais. – Très mauvais, j'en sais rien, mais en tout cas il doit l'assumer. – Bon, après en même temps, j'ai envie de vous dire que les politiques qui ont été menées par votre gouvernement, elles sont très mauvaises aussi.

– Et on rappelle que si Gérald Darmanin était au ministère de l'Intérieur avant, et vous avez tout à fait raison, le président de la République depuis 8 ans, c'est Emmanuel Mappot. – Que vous soutenez, Gérald Darmanin, Gérald Darmanin, et puis nous plus qu'il ne plus qu'il ne plus.

21:00
Laurent Jacobelli

– La sécurité, il faut quand même rappeler que la sécurité c'est un binôme. C'est une jambe gauche, une jambe droite, c'est la sécurité et c'est la justice. Or, si on a une sécurité qui marche bien, et on a plein de policiers qui font, policiers municipaux, policiers nationaux, et tout le corps policier qui marche très bien.

Mais on a une justice qui est aujourd'hui, qui semble, et selon l'avis de plein de Français très défaillants et trop laxistes le vrai problème, il n'est pas au ministère de l'Intérieur le vrai problème, il est à la chancellerie il est à la chancellerie mais le problème c'est que ça fait quand même des décennies qu'on a des gardes des sceaux très laxistes et n'oublions pas, s'il vous plaît

21:36
Présentateur

et n'oublions pas, s'il y a envie de vous dire n'oublions pas la manipulation

21:40
Laurent Jacobelli

je suis désolé, c'est comme ça qu'elle est perdue peut-être que c'est pas vrai, peut-être qu'on a un sentiment d'injustice n'oublions pas la dernière séquence

21:50
Présentateur

aux dernières législatives lors des manipulations électorales qu'ils ont faites en parlant d'un bloc républicain et puis maintenant, aujourd'hui, tout le monde se désolidarise donc à un moment donné, il y a une réalité de terrain, et ça c'est un mensonge à l'endroit de l'électorat français et moi c'est ça qui me dérange, ces gens-là ne sont que l'électorat français, il a fait ce qu'il avait envie non, non, non, mais vous avez appris histoire d'avancer un peu, je vais vous dire une chose aussi, comment on entretient, pourquoi la gauche elle continue à marcher malgré ses prises de position elle continue à marcher, elle a été éliminée deux fois de présidentielle non, non, mais là, dans les sondages, ça continue à marcher vous étiez bien contents qu'ils voient pour vous lors des dernières élections c'est parce qu'ils ont les médias avec eux, et les médias, en fait, ils vous racontent pas tout ce qu'on vous raconte là, les médias vous le racontent pas les médias vous le racontent pas est-ce que vous en avez entendu parler ce matin dans les médias à l'âge, pardon, c'est une lâche est-ce que vous en avez entendu parler ?

non, parce qu'ils ont pas envie, parce que ça va contre eux et justement et justement, ça va peut-être vous intéresser il y a une charte des médias qui a été signée à Marseille alors ça c'est passionnant, moi j'ai découvert ça ça aussi s'est passé sous le tapis, totalement 29 avril, charte des médias signée à Marseille alors que des médias de gauche qui ont signé, l'humanité, etc et que dit cette charte ?

écoutez bien ils expliquent qu'il ne faut plus donner la nationalité des migrants qui sont dans des faits divers il ne faut plus dire ni leur nationalité, ni leur religion voilà, donc il faut continuer à tout cacher alors regardez, l'article 4 veillez à ne pas stigmatiser voilà, veillez à ne stigmatiser aucune population les journalistes doivent garantir que toute couverture médiatique respecte la dignité des personnes migrantes parce que ça, les journalistes ne le font pas en général bien sûr, on ne fait pas attention à la dignité c'est bien connu, donc déjà c'est un truc qui ne sert à rien bref, il faut respecter la dignité des personnes migrantes s'intégrer sur leur propre perception et biais donc les journalistes doivent s'interroger sur leur propre perception et les biais et la suite, la charte de Marseille parce qu'elle s'appelle comme ça c'est un grand moment dans l'histoire du journalisme la charte de Marseille recommande aux journalistes de mentionner l'origine, la religion ou l'ethnie que s'ils estiment que cela est pertinent pour l'information du public donc en temps normal, ne le faites pas si vraiment, vraiment, mais vraiment alors vous ne pouvez pas faire autrement là vous pouvez le dire, Laurent Jacobé oui, on a la gauche après vous avez travaillé dans les médias oui, oui, j'ai travaillé dans votre autre vie plus de 20 ans dans les médias c'est malheureusement quelque chose qui court dans les rédactions c'est un état d'esprit assez général mais c'est un aveu, c'est un aveu total je trouve ça passionnant moi c'est là qu'effectivement il y a un lien entre l'immigration et la délinquance et l'agressivité aujourd'hui l'ensauvagement de la société malheureusement et sinon ils ne prendraient pas toutes ces pincettes mais ça veut dire aussi mais comment les journalistes peuvent dire cacher l'info ?

ils vous disent cacher l'info ne donnez pas l'origine ne donnez pas la religion ne donnez pas l'ethnie ça devient une faute professionnelle pour beaucoup de journalistes la vérité est de gauche et quand on n'est pas de gauche on est soit facho soit raciste etc on ne peut plus dire des vérités ce qu'on s'est dit aujourd'hui sur les agressions etc il n'en parle pas pourquoi ?

parce que ça vient confirmer ce que certains disent dont nous d'ailleurs depuis des années et qui ont été moqués par tout le monde y compris par des politiques qui aujourd'hui font ce constat aujourd'hui le journalisme quand vous voyez Libération qui met en place des officines pour essayer d'enquêter sur les assistants parlementaires du rassemblement national il y a une volonté idéologique et politique d'un certain nombre de médias alors que le rôle d'un média il est de dire la vérité même si c'est dérangeant je vous donne la parole après juste pour comprendre qui a signé parce que c'est intéressant de voir qui a signé alors après chaque rédaction fait ce qu'elle veut ils ont le droit de signer il y a Mediapart sans surprise il y a Reporter sans surprise il y a l'humanité sans surprise mais alors moi ce qui me surprend c'est qu'il y a France Média Monde et France Média Monde c'est quoi ?

c'est le service public c'est le regroupement des chaînes à l'international du service public c'est à dire c'est France 24 c'est RFI et ça c'est passionnant c'est à dire que sur le service public quand vous êtes à l'étranger on ne vous dira pas que telle personne qui a commis tel acte est tel vérien le rôle du journaliste est turc le rôle du journaliste c'est quoi ?

Jérôme Dubus c'est Laurent après attendez le rôle du journaliste c'est de traduire la vérité c'est de respecter la vérité et de la transmettre au public bon après vous pouvez avoir des engagements de journaliste bien sûr ça ne relève pas de cette charte quand vous êtes journaliste à l'humanité vous ne cachez pas votre engagement quand vous êtes journaliste à Libération vous ne cachez pas votre engagement mais si vous traduisez votre engagement par un trévestissement de la vérité vous faites une faute professionnelle France Média Monde c'est le service public est-ce que Delphine Ernotte excusez-moi moi je pose la question est-ce que Delphine Ernotte a validé cette signature il y a plein de choses

26:31
Laurent Jacobelli

alors Laurent Jacobini parce que vous avez travaillé

26:34
Présentateur

j'ai dirigé j'ai dirigé un média international qui était TV5Monde qui est actionnaire mais qui n'est pas la même chose mais France 24 aujourd'hui et beaucoup de nos représentants diplomatiques le disent elle a joué un rôle terrible en Afrique dans le soulèvement des populations contre la France c'est à dire qu'on a une chaîne française payée par les impôts des français qui dénigre la France à l'étranger et à France 24 il y a eu des journalistes qui ont été reconnus coupables d'antisémitisme qui appelaient à la haine des juifs pour défendre Gaza à l'antenne pas en catimini donc France 24 aujourd'hui est gangrénée par un esprit qu'on pourrait qualifier effectivement de néo-décolonial etc et donc maintenant le service public doit rester neutre quand j'écoute mais comment on peut signer ça dans ce cas-là normalement il faudrait qu'il y ait une sanction et RFI a fait un article tout fier en disant on a signé cette chaîne et ils expliquent c'est pour lutter contre les stéréotypes et alors ça c'est le pire améliorer la qualité d'information donc pour améliorer la qualité d'information vous ne la donne pas ou moi on est tranquille on ne la donne pas on ne la donne plus

27:36
Laurent Jacobelli

et on la travestit c'est ça qui est pire mais vous savez Jean-Marc il y a des lignes il y a des lignes et des directives qui sont données au sein de France Télévisions qui sont assez inquiétantes il y a des lignes wokistes et vous le savez très bien sur l'antenne et sur le type d'invités sur le type d'intervenants qui doivent être sur les émissions et vous avez aussi un manque de pluralisme je suis désolé on n'appartient pas à la même famille politique je ne vous défend pas vous êtes au RN mais je ne trouve pas normal ils n'en ont pas besoin non non mais ils n'en ont pas besoin qu'on les défend mais je ne trouve pas normal qu'il n'y ait pas un équilibre dans les invités à France Inter entre par exemple je ne vis que France Inter non mais après ils vous disent oui on fait l'équilibre etc là excusez-moi

28:17
Présentateur

je suis d'accord avec vous mais là on a un élément précis on a un élément concret on n'est pas en train de parler dans le vieux on est en train de mentir voilà là on a un élément précis on a un engagement de ces médias de ces gens-là dont un média Mediaport ils font ce qu'ils veulent on s'en fiche l'humanité ils font ce qu'ils veulent voilà on n'a pas de leçon à leur donner on n'a pas de leçon à leur donner comme d'ailleurs au passage ils n'en ont pas à nous donner non plus mais voilà ils font ce qu'ils veulent et juste que le service public France Média Monde signe ça Valérie Barny vous je pense que vous allez défendre alors moi je vais revenir surtout sur les propos qui ont encore été dit l'immigration égale encore insécurité mais évidemment que de nommer les gens de donner leur nationalité l'origine de la religion il ne faut pas donner sauf extrême limite non mais moi je pense que tout simplement il faut donner ou pas pour vous non mais pour moi ça ne sert à rien de donner ah bon ?

bah oui parce que c'est stigmatisé toujours et encore je donne un exemple je donne un exemple une attaque au couteau l'agresseur crie à la Ouagbar donc ça veut dire on donne sa religion si on dit ça donc on ne le dit pas

29:23
Locuteur 7

mais attendez non mais voilà qu'après ça qui arrive souvent en plus

29:26
Présentateur

c'est là ce qui arrive souvent attendez il y a aussi de la manipulation c'est pas parce que quelqu'un dit à la Ouagbar qui représente les musulmans de France je ne dis pas qu'il représente je ne dis pas qu'il représente je dis juste qu'il n'est pas douiste excusez-moi vous ne le savez pas ça bah enfin arrêtez arrêtez arrêtez je suis de très bonne foi répondez à ma question est-ce qu'on le dit ou pas quelqu'un qui attaque au couteau et qui dit à la Ouagbar on le dit ou pas il le dit déjà de lui-même quand il dit à la Ouagbar non mais est-ce que nous journalistes on doit le dire mais vous pouvez le dire ou pas le dire donc on donne sa religion mais je pense que moi je pense que c'est stigmatisé systématiquement si vous voulez il y a deux choses moi je crois que c'est des discours à géométrie variable non non non c'est pas à géométrie variable c'est quand ça nous convient ça nous convient c'est une faute c'est une faute professionnelle de ne pas faire son travail de journaliste premièrement et deuxièmement ça va jouer ces affaires et cette espèce de charte va jouer forcément contre le service public donc ça va renverser si vous voulez l'opinion que les gens ont du service public en disant ce que c'est pour être honnête c'est pas France 2 France 3 France 2 c'est comme une partie du service public juste pour qu'on soit très précis je l'ai dit et les gens vont se dire le public lambda va se dire mais on nous dit plus la vérité ils vont dire pour avoir d'infos venez sur ces news et c'est pour ça on est les premières chaînes donc on n'écoute plus ces chaînes donc ça joue contre eux c'est ça qu'ils ne comprennent pas Laurent Jacomélie je vous écoutais tout à l'heure en disant c'est pas la peine de le dire ça peut stigmatiser mais moi je reviendrai aussi au débat précédent pourquoi on en est arrivé aujourd'hui dans un tel état de violence dans un tel état d'agressivité c'est qu'on n'ose plus dire la vérité or reconnaître les faits c'est déjà commencer à trouver des solutions oui on peut le regretter on peut l'expliquer de toutes les manières de la terre 8% d'étrangers en France 18% des crimes et d'élits oui il y a surreprésentation et ne pas le dire c'est nier une des causes et c'est exactement et c'est ne pas trouver des solutions et c'est insulter les étrangers d'ailleurs qui vivent paisiblement légalement tranquillement et puis moi je voudrais savoir ce que ça veut dire parce qu'on dit ne pas donner sauf si c'est pertinent pour l'information du public et qui décide qui décide si c'est pertinent ou pas donc ça veut dire qu'en gros quand même on va vers un univers où on ne dira plus les choses on s'auto-censure alors c'est intéressant on va regarder par exemple ce qui s'est passé sur France Inter et France Info hier avec Sarah Knafow ça c'est passionnant parce que Sarah Knafow elle a été interrogée alors je vais vous laisser juger encore une fois les journalistes font l'interview qu'ils veulent et moi je n'accepte pas qu'on vienne me dire t'as bien interviewé t'as mal interviewé c'était tel axe ou pas tel axe mais donc voilà les journalistes font le travail qu'ils veulent et s'ils sont là c'est sans doute qu'il le mérite écoutez donc l'émission présentée par Karine Bécard avec Alexis Bouillaguet de France Télévisions et Françoise Frézose du journal Le Monde ils ont Sarah Knafow face à elle et ils vont l'interroger à la fois sur Bruno Rotaillot et à la fois sur la mort tragique Damou Bakar si c'est

32:14
Locuteur 1

quand je vois ces images et que je vous entends célébrer ces manifestations on n'a pas célébré on ne célébre rien du tout nous sommes dans la vie factuellement elles ont existé pardonnez-moi mais j'écoute France Inter donc je vois à quel point ces manifestations ont été célébrées je parle peut-être pas de vous et dames peut-être que vous vous ne les célébrez pas mais j'ai écouté vos collègues non on ne les célèbre pas nous en parlons je viens de vous le dire peut-être pas vous mais j'ai écouté vos collègues or je me souviens du traitement de France Inter au moment où reconquête mon parti avait voulu rendre hommage à la mémoire de Lola rappelons-le Lola une petite fille de 12 ans assassinée dans le 10 âge on ne va pas revenir mais c'est tout le problème surtout mais c'est tout le problème c'est que vous me coupez quand je prends une petite enfant française qui est morte mais en revanche que vous voulez continuer de parler de ce drame-là et qu'à chaque fois qu'il y a d'autres drames vous les occultez ou vous accusez et clouez au pilori les gens qui eux veulent célébrer la mémoire des petits enfants français qui sont morts pour Lola je me souviens parfaitement du traitement de France Inter vous disiez que c'était une honte de faire une manifestation alors que le corps était encore chaud et là ça n'est pas une honte c'est ce que je suis en train de faire madame mais quand on parle de petits enfants français pour vous ce n'est pas

33:19
Locuteur 5

une réponse je précise juste quand même sur Lola qu'il faut se souvenir précisément de ce qui s'est passé des biens ne souhaitait pas que ça soit politisé et ne souhaitait pas notamment elle s'était directement adressée à votre parti reconquête en disant ben si en disant effectivement que ben allez-y c'est très bien la mère de Lola

33:40
Locuteur 4

a pris la parole il y a de ça même pas deux mois et elle a dit que ce qui l'avait aidé à survivre au moment où sa petite fille a été découpée en morceaux par une Algérienne sous OQTF c'est le fait que les français avaient manifesté en sa mémoire alors madame s'il vous plaît n'inventez pas de propos à cette pauvre famille dont le père est mort le père est mort de chagrin et justement la mère remerciait ce qui avait rendu hommage à sa fille donc s'il vous plaît ne faites pas parler ces pauvres gens

34:02
Présentateur

si la gauche pouvait être interrogée de la même façon ce serait pas mal Laurent Jacobé-Dinon oui mais il y a un deux points deux mesures c'est vrai et c'est vrai que sur le fond on voit bien que ce qui s'est passé à Crépole le petit Elias quand un enfant est français et qu'il est tué alors là on n'a pas le droit parce que c'est de la récupération quand une personne est d'origine étrangère là il faut en parler parce que ça montre bien que la France se comporte mal avec les gens qui sont d'origine étrangère il faut parler de tous les crimes tous ils sont tous ignobles et il faut rechercher les raisons et les racines profondes de tous les crimes pour trouver les solutions il n'y a pas des crimes qui doivent être mis en lumière et alors là c'est naturel et c'est bien et des crimes qui doivent être cachés parce que sinon c'est de la récupération pour un politique parler d'un crime parler d'un assassinat c'est normal parce que c'est la société et oui en France on tue des gens parce qu'ils sont catholiques oui en France on tue des gens parce qu'ils sont juifs et peut-être aussi bien sûr on tue des gens parce qu'ils sont musulmans ou d'autres religions mais tout doit être dénoncé il n'y a pas des dénonciations à géométrie variale et on a un service public on le sait moi je le vis on le vit tous qui se comportent différemment partisans partisans alors que le service public par définition ne devrait pas l'être avant de parler d'origine ce sont des français vous voyez à un moment donné non mais non ils n'étaient pas français je rebondis sur ce que monsieur ça n'enlève rien au fait que le crime est terrible c'est atroce mais il n'était pas français il n'était pas français non mais moi je rebondis sur ce que monsieur Jacob Pelli disait tout de suite est-ce qu'il faut dire qu'il n'est pas français mais pourquoi le dire ou pas le dire en fait il faut s'émouvoir il faut s'émouvoir de ce crime atroce c'est horreur mais on n'est pas obligé systématiquement c'est pas ou un ou l'autre

35:44
Laurent Jacobelli

ça permet de comprendre un événement non mais attendez moi ce que j'ai envie

35:48
Présentateur

on va revenir sur Aboubacar si c'est dans un instant parce qu'il y a la polémique autour du fait que Bruno Rotaillot veut ou pas recevoir la famille lui il dit depuis le début depuis le premier jour je veux la recevoir simplement il était en situation égale sa famille est en Afrique et j'ai mis du temps avant de l'identifier parce que normalement elle va être reçue dans les heures qui viennent donc on va y revenir dans un instant et puis on vous parlera encore de Bruno Rotaillot parce qu'il va durcir la régularisation des sans-papiers pour tout vous dire il est en train de parler mais comme on sait déjà ce qu'il est en train de dire alors on va vous résumer ce qu'il est en train de dire ça vous évitera de tout regarder on fait la pause à tout de suite France Power votre spécialiste en équipements espaces verts et BTP vous présente sa gamme de robots de tonte conçus pour allier performance et simplicité nos robots vous garantissent une pelouse impeccable sans effort découvrez également nos solutions complètes pour les espaces verts et nos groupes électrogènes avec France Power la qualité et la diversité sont au rendez-vous contactez dès aujourd'hui nos revendeurs pour trouver le produit qui correspond à vos besoins

37:02
Locuteur 9

certains doivent cartographier

37:07
Présentateur

vision réelle comprend le robot-tonteuse

37:11
Locuteur 7

le plus vendu dans les magasins de bricolage en Europe

37:13
Locuteur 5

la prière mortuaire célébrée en hommage à Oubakar Sissé à la grande mosquée de Paris avant son rapatriement vers le Mali son pays natal un ultime adieu aux jeunes hommes tués dans une mosquée du Gard le 25 avril dernier début du mouvement de grève à la SNCF la circulation des TER affectée dans plusieurs régions du nord au sud du pays le trafic est fortement perturbé en Ile-de-France avec un RER sur deux en moyenne sur la ligne B et C toutefois la SNCF assure que la circulation des TGV restera normale et puis le candidat de la droite nationaliste largement en tête du premier tour de la présidentielle en Roumanie Georges Simion a recueilli 40,5% des suffrages selon des résultats quasi finaux il lui reste donc à transformer l'essai lors du second tour qui se tiendra le 18 mai prochain

38:15
Présentateur

11h35 sur CNews merci d'être en direct avec nous on continue à parler d'Abouba Karsissé vous avez vu d'ailleurs dans le CNews Info de Somaïa Labidi les images de l'hommage qui lui étaient rendus et Bruno Rotaillot devrait normalement recevoir la famille ou les proches d'Abouba Karsissé alors je dis devrait parce que visiblement il y a une incertitude sur le fait que la famille va venir ou pas Célia Barotte est en direct elle est au ministère de l'Intérieur bonjour Célia est-ce qu'on sait précisément si la famille accepte ou pas de venir à la rencontre et à l'invitation de Bruno Rotaillot

38:49
Locuteur 2

et bien Jean-Marc pour l'instant c'est l'incertitude totale comme vous l'avez rappelé aucune indication sur l'heure de la rencontre ni d'indication sur le lieu est-ce que cette rencontre va avoir lieu ici au ministère de l'Intérieur ou dans un autre lieu de rendez-vous pour l'instant Bruno Rotaillot est à la préfecture du Val-de-Marne donc cette rencontre si elle a lieu aujourd'hui elle va s'organiser cet après-midi on peut supposer que les personnes qui seront reçues ne seront pas des personnes de la famille de l'entourage proche d'Abou Bakar Sissé puisque une source nous a indiqué que les proches d'Abou Bakar Sissé pourraient décliner l'invitation alors on peut éventuellement penser à des personnes qui ont participé à la conférence de presse qui a été organisée la semaine dernière comme des élus de gauche des représentants de la coordination des élus français d'origine malienne les avocats de la famille d'Abou Bakar Sissé comme Maître Bouseroux leur a conseillé je cite de ne jamais se rendre chez un ministre qui leur a manqué de respect de cette manière devant toute la France pour cet avocat Bruno Rotaillot a été irrespectueux lorsqu'il a qualifié le défunt comme étant un individu en situation irrégulière car pour rappel sur notre antenne et sur Europe 1 le ministre de l'Intérieur avait déclaré qu'il était difficile de retrouver la famille du défunt pour partie en Afrique pour Bruno Rotaillot je cite quand on est ministre de l'Intérieur on doit recevoir la famille juridiquement avérée donc la famille très proche pas les élus locaux pas les représentants d'associations ou encore tout autre militant qui pourrait représenter la famille d'Abou Bakar Sissé donc une rencontre qui pourrait avoir lieu cet après-midi mais pour l'instant tout reste secret

40:32
Présentateur

Merci beaucoup Célia Barotte avec les images d'Olivier Gangloff pour ses précisions c'est très intéressant parce qu'on rejoint presque le débat d'avance sur les journalistes mais là en parlant du ministre de l'Intérieur en fait ce qu'on reproche au ministère de l'Intérieur c'est d'avoir dit les choses d'avoir dit la vérité c'est que cet homme était en situation irrégulière ce qui en soit encore une fois je le redis parce que voilà ça n'enlève rien au drame ça n'enlève rien à l'horreur et en plus surtout il n'a pas insisté dessus il a dit au détour des phrases on va réécouter on va réécouter ce qu'a dit Bruno Rotaillot c'était sur CNews Europa vous allez le réentendre c'était très clair mais il n'a pas dit oh là là imaginez il a juste expliqué en répondant à une question il a expliqué pourquoi est-ce qu'il n'avait pas pu recevoir la famille dans des délais plus brefs écoutez

41:10
Locuteur 9

Abou Bakar Sissé était en situation irrégulière donc c'est difficile de retrouver la famille nous l'avons retrouvé sa famille est pour partie en Afrique d'ailleurs ses deux parents d'ailleurs sont dans deux pays africains d'Afrique noire c'était difficile certains se disaient les cousins d'autres frères d'autres oncles là je pense qu'on est sur la bonne piste mais quand on est ministre de l'intérieur on doit recevoir la famille vraiment la famille la famille autorisée la famille juridiquement avérée vous voyez David Xavier Weiss

41:43
Laurent Jacobelli

vous comprenez cette polémique non je ne comprends pas vous savez Bruno Rotaillot a un gros défaut c'est qu'il dit la chose telle qu'elles le sont et on peut le lui reprocher mais je suis désolé si une personne un proche meurt à l'hôpital seule la famille a accès au dossier médical et seul un proche et bien là c'est la même chose c'est pas c'est pas à l'hôpital qu'il est mort c'est triste mais le ministre de l'intérieur se doit de recevoir seulement la famille mais l'avocat de la famille

42:06
Présentateur

il a manqué de respect l'avocat dit il a manqué de respect à la famille parce qu'il a dit qu'il était en situation irrégulière et ça c'est un manque de respect

42:13
Laurent Jacobelli

c'est administrativement la situation d'Aboubakar c'est triste ce qui est arrivé mais c'est pas d'une part c'est pas un crime islamophobe comme certains l'ont dit parce que on va pas refaire ce débat on la refait c'est la justice qui décidera c'est pas nous sur le plateau

42:29
Présentateur

Bruno Retailleau n'a fait que reprendre le constat du procureur le constat du procureur était très clair il était formel il n'y avait pas d'appréciation sur la famille sur les qualités de la famille de ce malheureux défunt c'était très clair on a décrit une situation bon Retailleau reprend les déclarations du procureur il faut mettre en cause aussi le procureur il faut attaquer le procureur il faut attaquer la justice il faut attaquer tout le monde parce qu'ils ont fait un constat qui est un constat formel et j'ajouterai j'ajouterai pour revenir sur ce qu'on a dit tout à l'heure sur l'affaire des réactions ou pas lorsque il y a un crime comme ça il y a un assassinat il y a un crime et où on dit effectivement on donne les noms on donne les qualités etc.

du criminel enfin du prétendu criminel puisqu'il est toujours prétendu innocent il faut quand même respecter aussi et c'est là où je ne suis pas d'accord avec les déclarations de madame Knaf tout à l'heure il faut respecter ce que dit la famille lorsque la famille dit ne réagissez pas laissez notre peine on va la gérer il faut respecter c'est tout après quand il y a un drame comme ça c'est compliqué et dans l'affaire de Lola c'est ce que la famille avait dit mais non c'est faux juste on revient à Aboubakar Sissé autre drame à Aboubakar Sissé donc on vous l'est dit il y a une polémique sur la façon dont le ministre a réagi regardez

43:47
Locuteur 4

le rendez-vous est donné place Beauvau lundi Bruno Retailleau annonce qu'il recevra la famille d'Aboubakar Sissé tué dans la mosquée de la Grande Combe le 25 avril dernier le ministre de l'Intérieur critiqué pour cette invitation tardive s'explique vous l'avez dit même

44:05
Locuteur 9

vous ne m'avez pas proposé en tout cas jusqu'à présent une rencontre avec la famille non mais parce que tout simplement parce qu'on ne connaissait pas la famille j'avais demandé au préfet quand je m'y suis rendu le dimanche de s'enquérir sur le fait de savoir quelles étaient les attaches familiales voilà c'était le dimanche vous voyez

44:21
Locuteur 4

l'avocat de la famille quant à lui leur déconseille d'accepter l'invitation un ministre qui leur a manqué de respect dit-il

44:30
Présentateur

je déconseille fortement à mes clients d'aller chez un ministre qui a qualifié Abou Bakar Sissé d'individu en situation irrégulière j'ai trouvé ces propos totalement irrespectueux

44:43
Locuteur 4

nombre de participants à de récentes manifestations se sont également insurgés contre le déplacement trop tardif du ministre de l'Intérieur qui s'est rendu à la mosquée de Grand Combe 48 heures après le meurtre

44:55
Présentateur

Laurent Jacopéli ce qui est irrespectueux dans l'affaire c'est l'utilisation l'exploitation que fait l'extrême gauche de ce drame horrible l'extrême gauche qui a invité à l'Assemblée nationale tout un tas de politiques pour en parler notamment la famille Traoré je ne vois pas ce que le clan Traoré vient faire là-dedans tout ça pour expliquer que monsieur Bruno Retailleau serait un type ignoble alors qu'effectivement pour le coup je n'ai pas l'habitude de le défendre mais si on n'a pas l'identité de la famille c'est quand même compliqué de la rencontrer et pour faire croire que les français seraient islamophobes selon un terme utilisé par les frères musulmans et racistes mais ça suffit ça suffit quand monsieur Mélenchon pleure sur ce terrible assassinat d'Abou Bakar pourquoi ne pleure-t-il jamais quand c'est un autre type de victime cette instrumentalisation par l'extrême gauche devient gênante horrible et pour le coup irrespectueuse et de la famille et de la mémoire Valérie Bardi j'ai l'impression qu'il y a une colère intérieure d'entendre ce que vous entendez sur le plateau évidemment c'est un comportement irresponsable de la part de monsieur Retailleau n'oublions pas il est le ministre qu'est-ce qui est responsable il est responsable de laisser 48 heures avant d'être auprès de la communauté musulmane parce que ce crime est atroce laissez-moi finir laissez-moi finir laissez-moi finir parce que c'est très important là ce qu'il a fait c'est une faute politique et moi je le dis avec beaucoup de fermeté parce que normalement c'est sa prérogative première il est ministre des cultes il est ministre des cultes et bien évidemment ministre de l'intérieur mais aussi des cultes il doit être au plus proche des cultes français n'oublions pas que ce drame atroce cette horreur s'est passé quand même dans un lieu de culte dans une mosquée donc évidemment que c'est son rôle premier de venir soutenir la communauté musulmane à cet endroit non il a envoyé un message non il n'envoie pas de message on n'envoie pas de message

46:44
Laurent Jacobelli

quand on est à 15 ou 20 km de l'endroit où il pourrait y aller réponse de la famille à ses proches et à la communauté musulmane non le jour même puisque c'est le message d'aller sur les lieux non arrêtez et là maintenant

46:58
Présentateur

il prend plusieurs jours avant de prendre position pour se dire je vais recevoir la famille c'est complètement irresponsable mais il ne connaissait pas la famille il le dit bien sûr il n'y a pas de famille pour lui avoir de se voir il n'a pas

47:09
Locuteur 7

mais c'est normal il y a une forme d'insulte auprès de la personne il ne la connaissait pas la famille je vous dis qu'il ne la connaissait pas c'était quelqu'un qui était en situation irrégulière non mais j'entends j'entends monsieur attendez

47:18
Présentateur

j'entends monsieur Morandi ce que vous dites mais déjà au départ le comportement qu'il a eu il y a deux choses il y a le délai le fait de par son avis mais le délai est très important c'est ça non je ne pense pas qu'il ait tardé il a fait ce qu'il pouvait et dans les conditions qu'il pouvait à l'origine c'est tout tout simplement il n'y a pas de polémique à avoir sur ce délai moi je crois qu'on a affaire à un avocat qu'on le connait bien parce qu'il est toujours dans ces affaires là qu'il crée des polémiques pour exister bon c'est tout c'est à monsieur Rotailleau de dire non moi je ne rentre pas dans cette polémique il y a eu un assassinat terrible épouvantable je le reconnais mais on le reconnaît tous

47:54
Laurent Jacobelli

c'est à dire que tous les Français ont été émus par ce qui s'est passé pour un bout d'intercissé personne n'a pu ne pas être ému tout vient tout vient parlez pas en même temps ne faites pas de débat et quelle que soit sa situation administrative il allait prier tranquillement il a été assassiné ça c'est terrible on ne peut qu'être ému mais rappeler sa situation administrative qui était de dire effectivement il était en situation irrégulière c'est pas une insulte c'est son statut administratif et le fait d'être en situation irrégulière il n'avait donc pas dans l'état civil on ne pouvait pas remonter à sa famille voilà pourquoi il y a eu 48 heures de délai

48:30
Présentateur

c'est tout Bruno Rotaillot justement on va partir en direct retrouver Bruno Rotaillot vous le voyez Bruno Rotaillot qui est en ce moment même à Créteil il est à la préfecture du Val-de-Marne pour présenter sa nouvelle circulaire pour durcir les conditions de régularisation et de naturalisation des étrangers sans papier en France alors qu'a-t-il annoncé dans cette conférence voici les grandes dignes

48:51
Locuteur 9

il veut durcir

48:55
Locuteur 1

les conditions permettant aux ressortissants étrangers d'obtenir la nationalité française Bruno Rotaillot insiste sur l'exemplarité du parcours du demandeur notamment en ce qui concerne un séjour irrégulier avéré le ministre de l'Intérieur met l'accent sur la nécessité d'autonomie de la personne concernée qui doit se traduire par une insertion professionnelle désormais sur 5 ans ainsi que des ressources suffisantes et stables hors prestation sociale en s'appuyant sur une disposition de la loi Darmanin il demande au préfet de s'assurer du renforcement du niveau de maîtrise requis en langue française les demandeurs seront également soumis à un examen civique afin de s'assurer de leur adhésion aux valeurs de la république enfin concernant les cas des étrangers au comportement répréhensible le ministre demande au préfet de privilégier une décision de rejet en cas de renseignement défavorable Bruno Retailleau évoque toutefois la possibilité d'une seconde chance dans certains cas aux trois mois de l'application de la circulaire les préfets seront tenus de faire un bilan au ministre de l'Intérieur

49:59
Présentateur

voilà donc ce qu'annonçant ce moment même Bruno Retailleau Laurent Jacobi dit voilà vous vouliez du concret là on est concret oui ça va dans le bon sens mais vous savez on est concret vous dites il parle il parle là c'est très concret ce qui est très concret c'est qu'en creux on sait qu'aujourd'hui contrairement à ce que tout le monde nous a dit on peut obtenir la nationalité française en étant arrivé illégalement en ne parlant pas français d'accord mais ça vous ne découvrez pas vous allez voir c'est pas inintéressant monsieur Retailleau si vous le dites c'est bien monsieur Retailleau il faut bien je fais la pub c'est l'autopromotion exactement monsieur Retailleau aujourd'hui prend un décret mais ça n'aura que la valeur d'un décret avec l'application d'un décret si demain monsieur Retailleau change d'avis et bien le décret changera ce qu'il faut c'est une loi sinon on ne pourra rien faire d'autre et monsieur Retailleau c'est vrai il a eu un échec sur l'Algérie il a eu un échec sur l'insécurité donc il essaye d'avoir un succès et je le redis ça va dans le bon sens maintenant il faut vraiment une loi sur l'immigration toute personne arrivée illégalement en France ne pourra jamais devenir français toute personne qui n'a pas de travail qui ne parle pas notre langue qui vit des allocations ne pourra pas devenir français il faut maintenant le marquer dans le marbre de la loi ce décret va dans le bon sens aucune garantie sur son application et surtout combien de temps monsieur Retailleau va rester ministre pour suivre que ce décret qui porte son nom va être respecté il faut maintenant quelque chose de pérenne et de solide mais au moins sur le constat il a en creux confirmé que tout ce qu'on disait depuis des années était vrai