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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 4 août 2025 8 min

Loi Duplomb : «On est dans l'exagération complète», estime Jacques Robert

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Dans quelques minutes les enfants d'Europain mais tout de suite place à votre invité Thomas Chnel. Bonjour Jacques Robert. Oui, bonjour.

Merci d'être avec nous en direct sur Europe 1 ce matin. Professeur émérite de cancérologie à l'université de Bordeaux alors que la pétition contre la loi du plan a dépassé désormais les 2 millions de signatures sur le site de l'Assemblée nationale. Jacques Robert, vous êtes co-auteur d'une tribune sur le site du magazine du point.

Nous cancérologues, nous ne signerons pas la pétition contre la loi du plomb et l'interdiction de l'accétamye. Jacques Robert, qu'est-ce qui vous a encouragé à signer cette tribune ? Ce qui nous a encouragé et bien c'est que il n'y a aucun argument qui permette de penser que la c que la cétaméprise soit cancérogène.

Aucune étude ne l'a montré, aucune étude sérieuse ne l'a montré. Euh euh on est dans un système dans lequel on amplifie un un signal qui est peut-être pour le moment pour ce signal-là, il est nul. Euh pour la Spartam en début de en en début d'année, il y avait un signal très faible.

On amplifie des signaux faibles et on crée ainsi des peurs. Je suis certain que les 3/4 des personnes, plus des 3/4 des personnes qui ont signé cette pétition sont convaincues mais elles ont été trompées. Euh des gens pourtant instruits et informés ont répandu l'idée que la cétamitride allait être la cause de la mort de dizaines de milliers de d'enfants par cancer.

Or, c'est absolument faux. On est dans l'exagération complète. On est dans la génération d'une peur comme il en a existé dans le passé des peurs alimentaires.

Il y a une une historienne Madeleine Ferrière qui a écrit un livre il y a plus d'une vingtaine d'années qui s'appelle l'histoire des peurs alimentaires. Elle raconte un petit peu comment se font ces ces peurs paniques devant l'inconnu, devant quelque chose qu'on ne connaît pas bien et qui euh vont provoquer ainsi la mort de d'enfant. Alors bien sûr, les cancers de l'enfant, c'est quelque chose d'inac, quelque chose de très de de très de très dur euh pour tout le monde, pour les médecins comme pour bien sûr a priori les les les patients et leurs parents.

Mais ce n'est pas en en faisant des peurs ainsi injustifiées que l'on va faire avancer euh la connaissance et et l'utilisation de de la cétanie. Il faut faire des études, elles sont en cours. Il y en a toujours qui sont en cours, mais aucune n'a montré de façon sérieuse qu'il y avait justement.

Rappelons donc à nos auditeurs que l'acétamiprite, c'est un pesticide. Il est accusé par certains d'être néonicotinoïde, c'est-à-dire d'être tueur d'abeilles et surtout il y a bien des doutes qui sont exprimés sur son caractère potentiellement cancérogène. Vous êtes professeur éméri de cancérologie.

Qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui de la réalité des dangers de l'accétamyde ? On sait qu'il n'est pas cancérogène. Il n'a pas été classé comme cancérogène par les agences.

Les on observera toujours dans certaines espèces de de d'animaux de rats en particulier qui font des tumeurs spontanées. On observe toujours quelques cas de cancer. C'est a été le cas récemment pour le glyphosate, c'est la même chose pour l'acétamyde, mais ça ne veut pas dire qu'il est cancérogène dans les conditions où on l'utilise.

La viande rouge est cancérogène également. Elle est reconnue elle par l'agence internationale de l'OMS qui est localisée à Lyon. La viande rouge est reconnue comme cancérogène, mais il faut quand même en consommer de sacrées quantités avant euh d'avoir un cancer digestif lié à la consommation de de viande rouge.

Par conséquent, dans les conditions euh normales d'utilisation, les agences euh françaises européennes ont montré que la cétamipride n'était pas cancérogène. Par conséquent, je n'ai pas la possibilité de dire que c'est cancérogène. Je ne peux pas suivre ces personnes qui déclarent qu'il va y avoir des milliers de morts d'enfants par cancer si l'on utilise la fétamitrie d'enfance.

Et alors quand je lis que l'ordre des médecins s'oppose à la loi du plomb que ils expliquent que c'est sur le plan médical le doute n'est pas raisonnable lorsqu'il s'agit de substances susceptibles d'exposer la population à des risques majeurs. Là le conseil de de l'ordre des médecins interprète à l'excès le principe de précaution. Il interprète à l'excès le principe de précaution.

Le principe de précaution, c'est quelque chose d'extrêmement important. Il est inscrit dans la Constitution. Mais mais encore faut-il que les mesures de protection soient proportionnées au risque.

Or là, nous n'avons pas de de réel de disons de proportion de décision qui soit si la décision a été prise de ne pas autoriser la cétanie pride. C'est c'est très excné au risque. On travaille en médecine et en cancérologie en particulier sur des problèmes bénéfices risqu.

Est-ce que tel produit est plus important que euh que le risque qu'il introduit ? Il faut il faut quand même avoir un petit peu la notion que tout peut-être risqué. vous avez des fruits euh guadeloupéens antillet euh qui semble-t-il sont à l'origine et là les études ont extrêmement sérieuse euh de maladie de Parkinson.

Euh c'est peut-être vers là qu'il faudrait s'orienter. Ça c'est un principe de précaution de limiter euh d'application du principe de précaution de limiter la consommation de euh de ces fruits. Euh mais au niveau de la cétamipride, on nen est pas là.

On n pas de mesure proportionné et l'ordre des médecins répond et séduit par les sirènes et et cette cet excès du principe de précaution qui n'est manifestement pas proportionné. Et ce terme de proportionné est tout à fait inscrit dans la Constitution. Ce qui concerne le principe de précaution.

Euh il faut que le rapport bénéfice risque euh soit particulièrement défavorable euh pour que euh il faille entraîner l'interdiction de la cétamipride. Donc ça veut dire qu'on est davantage donc là sur la loi du plomb, on n'est plus dans le ressort de la santé de la médecine, on est dans le ressort de la manipulation politique. Je crains qu'on soit dans le ressort de la manipulation de la manipulation politique et que les normes majorité les trois/4 au moins de ceux qui ont signé euh sont sincèrement euh convaincus mais ils ont été euh ils ont été abusés, ils ont été trompés euh pour des raisons euh je crois d'ignorance.

Je pense pas que ce soit plus de la méchanceté que de l'ignorance et de d'augmentation des craintes et des peurs vis-à-vis de se composer. Et de toute façon, Et de toute façon, vous savez très bien que on va acheter les produits que nous ne pourrons pas produire si la loi est promulguée. Euh si plutôt si la loi n'est pas promulguée, euh on va acheter ces produits, en particulier les noisettes qui servent à la pâte à tartiner des enfants.

Et bien on va l'acheter, on va acheter ces noisettes en Europe où le Europe Communauté européenne où la cétamipr est autorisée ou bien on va l'acheter à des pays extérieurs à l'Union européenne dans lesquels on utilise des produits plus dangereux dont il a été montré qu'ils étaient plus dangereux qu'acabride donc de toute façon la pâte à tartiner des enfants va contenir de l'acétamide stratégie perdant à à avoir mais il n'y a pas d'inquiétude donc à avoir selon vous. Merci Jacques Robert. Merci à Merci d'être venu en direct sur Europe 1, professeur émérite de cancérologie à l'université de Bordeaux et co-auteur de cette tribune sur le site de nos confrères du point.

Nous cancérologues, nous ne signerons pas la pétition contre la loi du plomb. Merci et très bonne journée à