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Podcast / conversationBACKSEAT· 11 novembre 2023 10 minComplaisantDivertissementEurope & internationalTravail & emploiImmigration & asile

Le voyage d'Anne Hidalgo qui n'est pas passé inaperçu

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Présentateur 25 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

14,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

On va recevoir notre invité politique de la semaine, la secrétaire générale de la CFDT, Marie-Lise Léon. Mais avant ça, la chronique que vous attendez toutes et tous, c'est parti pour la vie d'Adèle !

0:15
Invité

Salut Adèle !

0:16
Présentateur

Bonsoir, bonsoir, ça va ?

0:17
Invité

Ça va et toi ?

0:18
Présentateur

Ça va super !

0:18
Invité

Content de te retrouver !

0:20
Présentateur

Ils sont beaux encore, oh là là, mais ils sont de plus en plus beaux toutes les semaines, j'oublie que c'est fou ! Mais oui ! Qu'est-ce qui s'est passé la semaine dernière ?

0:28
Invité

Bah il n'y avait pas le Brexit !

0:29
Présentateur

Ouais, ça c'était très triste !

0:30
Invité

Du coup on ne sait pas !

0:32
Présentateur

Il s'est passé un autre truc, c'était pas Halloween, c'était la Paris Games Week ! Ah, c'était la PGW ! Ah oui, tu l'as... Ah pardon, la PGW ! Ouais, tout à fait ! En blonde ! Et tout le monde politique rêvait d'y être, à la PGW comme tu dis ! Tout le monde y est allé, de son petit tweet ou de sa photo, la ministre de la Culture, il y a de la création de l'art, c'est moi ! Le ministre des Sports, non c'est de l'e-sport, c'est Moa ! Le ministre de l'économie, c'est de la thune, c'est moi ! Et évidemment le ministre du numérique, là genre c'est sur internet les gars, c'est moi, c'est moi ! Mais il y avait d'autres personnalités moins attendues, enfin moi j'étais plus surprise ! Ah, c'est sûr !

Sérieux ? Ouais, ouais ! C'est fou la PGW, mais pourquoi ? Nicolas Dupont-Aignan, je sais pas ! Alors moi je me suis dit, c'est des électeurs potentiels, c'est pour moi ! Mais il sait ce que c'est Assassin's Creed ! Bah oui, oui, apparemment ! Il a même fait des rencontres passionnantes, il l'a mis dans son tweet ! Alors il y avait aussi un stand Gendarmerie Nationale, notamment pour alerter sur la cybercriminalité !

1:27
Invité

...d'anonymat sur internet, donc si vous êtes victime de cyber-rinseillement ou autre, il est tout à fait possible de déposer plainte en gendarmerie, et si vous n'avez pas l'occasion, si vous avez peur d'aller rencontrer des gendarmes, il y a aussi des applications ou des sites internet !

1:41
Présentateur

D'accord ! Je sais que l'ambiance n'est pas ouf, mais plutôt que, si vous avez peur de rencontrer les gendarmes, plutôt que de créer des moyens de porter plainte sans aller à la gendarmerie, est-ce qu'on n'essaierait pas plutôt de faire en sorte de ne pas avoir peur des gendarmes ? Je sais pas, je pose la question ! Et d'ailleurs j'ai peut-être un début de solution pour ne plus avoir peur, parce que alors que les gendarmes présentaient un outil d'entraînement du GIGN en réalité virtuelle, le gendarme a dit ça, je vous laisse écouter !

2:09
Locuteur non identifié

C'est pas trop mignon ?

2:20
Présentateur

Les gendarmes du GIGN disent une squat ! C'est un peu choupiné ! C'est très mignon, moi je trouve que ça fait plus du tout peur, tu repenses et tu peux aller porter plainte à la gendarmerie ! Autre sujet cette semaine, il y a encore eu quelques petits 49-3 nounets pour faire voter le budget, mais Elisabeth Borne, attention, elle nous a promis, il n'y en aura pas, il n'y aura pas de 49-3. Pour le projet de loi et l'immigration, elle a été très claire !

2:42
Locuteur non identifié

Là, on est sur un texte sur l'immigration, un texte très important. C'est pour ça que je viens de vous redire que sur ce texte, comme sur les 49 autres qui ont été adoptés sur 52-149-3,

2:56
Présentateur

c'est limpide ! 49-52, 49-3, le compte est bon ! Donc Gérald Darmanin, il nous l'a promis quand même, va devoir trouver une majorité pour son texte et devoir composer avec les LR, ou devrais-je dire... LOS REPUBLICANOS ! LOS REPUBLICANOS sont en ébullition. Le chef de la Securidad, Del Macron, Darmanos, doit faire passer de nouvelles règles sur la immigration au sein de la multinational France Incorporated Holding International. Et pour Darmanos, ancien du clan qui a trahi LOS REPUBLICANOS pour rejoindre El Macron, la mission s'annonce ardue.

Alors que Ricky Ciotito et Bruno Retailleau, LOS Padrinos, sont toutes à leur joie d'imposer à El Macron de durcir la loi qui leur a lui-même précédemment volée, un autre membre de LOS REPUBLICANOS vient de révéler un scandale, un scandale. Olivier, chef de la branche bourbonne du cartel, soupçonne d'Armanos d'avoir créé dans l'ombre une liste interdite de ceux qui, au sein de LOS REPUBLICANOS, auraient par le passé soutenu la régularisation des travailleurs sans papier. Rose. Alors Olivier, dont la haine pour El Macron n'est plus forte que sa peur de la immigration, a dénoncé les malversations de Darmanos et va les porter devant la CNILA.

4:11
Invité

C'est qui Olivier ?

4:13
Présentateur

Oh bah regarde, il y a un indice s'affiche sur votre écran. Marlex ?

4:17
Invité

Olivier Marlex ? Ah putain, oui, mais je ne les connais pas tous. C'est pas bien. On l'a reçu, lui ? Et on le reçoit la semaine prochaine. Bah oui. C'est vrai ? Ouais. Ah bah, je serai pour l'heure. Tant mieux.

4:28
Présentateur

Too bad. Mais attends. Si tu veux savoir si Olivio aura la peau de son ancien amigo, si Darmanos sera une nouvelle fois traîné devant la Justicia, et si on lâchera enfin la grappe des LOS sans papier ROS, vous le saurez en suivant la suite de LOS REPUBLICANO. C'est justement précisément la semaine prochaine. Pour la suite de votre programme, une autre sitcom de l'automne vient de sortir. Ça s'appelle Hidalgo en Polynésie. Anne Hidalgo a donc mené une délégation de la mairie de Paris à Tahiti pour aller inspecter les infrastructures pour l'épreuve du surf. Déjà parce que les JO de Paris, c'est au sens large, ça inclut l'île de France, alors pourquoi ça inclurait pas l'île de Bora Bora ?

5:07
Invité

Parce qu'ils ne peuvent pas le faire dans la Seine finalement.

5:10
Présentateur

Alors attends, justement, on va en parler parce que la mairie de Paris est évidemment la meilleure, la maire de Paris, la meilleure personne pour inspecter une infrastructure surf, parce que dix ans d'expérience de Paris-Plage, hello ! Et on peut toujours pas se baigner dans la Seine, en effet. Tu avais cette information, c'est terrible. Mais là, le problème, c'est que le déplacement a fait polémique.

Et on ne sait pas trop pourquoi, peut-être parce que c'est beaucoup de carbone, Claire, peut-être parce que le timing post-attentat n'est pas ouf, que partir sous les tropiques au moment du changement d'heure non plus, quand nous on a le Somme, parce qu'il fait nuit à 17h, c'était peut-être pas génial. Peut-être aussi parce qu'il y avait une communication, il n'y avait pas de communication officielle sur ce voyage, et que finalement, elle n'a pas visité le site olympique qui était l'objet annoncé du voyage. Peut-être parce qu'elle avait dû partir sur une autre île, retrouver sa fille qui vit là-bas. Les gens font des scandales de tout, c'est incroyable, vraiment.

En fait, en vrai, le problème, ce n'est pas tant que la maire de la ville où vont se passer les JO aille checker un site où vont se passer les JO, et qu'elle enchaîne avec un déplacement privé, bon, en soi, ce n'est pas ça le plus gros problème. Le problème, c'est comme souvent, c'est la communication. Pierre Rabadant, adjoint au sport et membre de la délégation qui s'est rendu à Tahiti, a voulu défendre Anne Hidalgo.

6:18
Invité

Il a dit quoi ?

6:20
Présentateur

Alors, il a voulu défendre Anne Hidalgo, on y vient.

6:23
Invité

Je note que sa fille s'est barrée loin de Paris.

6:27
Présentateur

Très, très loin. C'est une toute petite île, en plus. Donc, je reviens à Pierre Rabadant. Il a voulu défendre Anne Hidalgo. Peut-être, il ne voulait pas. Et il a été obligé, parce qu'il a perdu Ashifoumi, tu vois, genre... Je savais qu'il fallait toujours commencer par la feuille. Extrait choisi de son interview dans Le Parisien du 4 novembre. Je vous rappelle, il soutient, il défend Anne Hidalgo. Je remets la petite musique. On savait que ce voyage ne passerait pas inaperçu, mais on se voyait mal communiquer dessus. On ne voulait rien cacher, on voulait juste éviter les polémiques.

6:56
Invité

Oui, oui.

6:57
Présentateur

Alors, Pierrot, je ne dirais pas que c'est un échec, mais je dirais que ça n'a pas marché. Il explique ensuite ce qu'ils ont fait pendant le voyage. La liste des officiels qu'ils ont rencontrés, il ajoute, alors, on n'a pas arrêté. Nos journées ont commencé à 8h du matin, elles se terminaient à 19h. On a vu des sites d'une grande beauté, mais on n'a pas beaucoup profité. Qui coucha ? C'est dur les déplacements professionnels, parce que c'est des voyages où on travaille, en fait. C'est vraiment dur.

Et le clou du scandale, c'est qu'Anne n'a pas fait la fameuse visite du site de surf, parce que la visite était décalée à cause d'une manifestation qui avait lieu contre les autorités polynésiennes. Elle a été reportée au lendemain, sauf que le lendemain, Anne prenait son avion pour aller voir sa fille sur une autre île. Elle a donc chargé l'adjoint au sport de la représenter. Et à la question, elle n'aurait pas pu repousser son voyage de quelques heures ? La réponse de Pierre Rabadant est belle. Elle aurait pu, mais il fallait qu'elle change son billet. Attends, non mais pardon. C'est hilarant. C'est quoi cette argumentation claquée ?

8:00
Invité

C'est vrai que c'est chiant, dans l'absolu, de changer le billet des fois. T'as ton billet, t'as pourrais le changer. Puis on sait jamais, ça se trouve, il n'y aura pas de place après.

8:06
Présentateur

Non, c'est quand même dommage. Moi, j'avais l'impression que les éléments de langage étaient écrits de la mairie de Paris par Rachida Dati. Vraiment, il n'y a pas d'autre explication. Ce soir, vous recevez Marie-Lise Léon, la patronne de la CFDT, successeur de Lolo Berger, ou Lorenzo ou El Syndicator que vous aviez reçus ici, ici même en début d'année, à une époque où on se battait pour nos retraites. Alors heureusement, aujourd'hui, ce n'est plus un sujet puisqu'on a gagné. Ah non, pas du tout. Mais heureusement, il y a encore plein de chantiers pour Marie-Lise comme l'écart salarial entre les femmes et les hommes.

Et sur ce sujet, j'ai l'impression que Marie-Lise, c'est une grande optimiste.

8:38
Invité

Parce que vous êtes une femme, Marie-Lise Léon. Dans 3 heures et 37 minutes exactement, vous allez travailler gratuitement. Ça vous énerve ? Ça énerve beaucoup de femmes. Je pense que ça énerve aussi les hommes. En tout cas, je l'espère.

8:55
Présentateur

Non, non, non. Je ne pense pas qu'on puisse dire ça. Je ne suis pas sûre. Je ne suis pas sûre que les hommes soient colères, colères. Je suis d'intuition, je ne sais pas. Mais c'est vraiment une optimiste. On vous dit, jusqu'au bout, jusqu'au bout.

9:07
Invité

Il faut être beaucoup plus offensif, je pense, pour attaquer l'ensemble des sujets qui font que les hommes gagnent plus que les femmes à salaire, à travail égal.

9:16
Présentateur

Voilà, les hommes gagnent plus que les femmes à salaire égal. C'est déjà inscrit dans sa tête, dans son inconscient. C'est la méthode Coué. Et après, elle n'a pas tout à fait tort, ceci dit, parce qu'à salaire égal, les hommes gagnent quand même plus que les femmes. Ils gagnent plus de promotions, ils gagnent moins de tâches ménagères. Il reste du taf. Je vous laisse entre ses mains. Merci. Merci beaucoup, Adèle, pour cet avis d'Adèle. Merci à toi. Merci beaucoup.