François-Xavier Bellamy : « L’enjeu est de réussir à retrouver le chemin du dialogue »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et notre invité politique c'est François Xavier bami bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation députés européens vice-président des républicains on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Julien Lescuyer de la voie du Nord bonjour Julien bonjour Orian bonjour monieurs mesamis bonjour monsieur on va parler de l'Ukraine sommet aujourd'hui à Paris à l'initiative d'Emmanuel Macron hier il a reçu vodimir zelensk à l'Élysée avant de parler du fond est-ce que vous saluez le volontarisme d'Emmanuel Macron sur ce sujet ce qui est important c'est d'organiser la conversation aujourd'hui parce que nous avons besoin de réagir à ce qui est en train de se passer aujourd'hui en Europe sur le continent européen et qui engage la sécurité de l'Europe mais il faut le faire avec les Européens et c'est vrai que ce que je perçois aujourd'hui à Bruxelles à Strasbourg chez beaucoup de nos Partena c'est une forme de d'inquiétude devant le fait que nous ne soyons pas en train de créer les conditions de cette unité c'est peut-être pour moi un tout petit point d'alerte que j'apporterai à cette discussion je crois que si on veut que les européens soient unis et ils doivent l'être absolument dans cette période alors il faut les associer tous les pays européens parce que c'est ça qui fait l'Europe il y a eu un conseil extraordinaire sur ce sujet un autre conseil récemment mais c'est vrai que j'ai entendu beaucoup de de chefs d'État de gouvernement européens s'inquiéter du format des réunions qui avaient pu avoir lieu à Paris ou à Londres et qui associ certains pays et pas tous et ils sont ils sont consultés enfin Emmanuel Macron les a consulté quasiment quasiment tous ces dernières ces dernières semaines je j'ai du mal à saisir en quoi ils sont pas la réunion qui a eu lieu à Paris la première réunion que le Président de la République avait organisé à Paris ass il avit pas tous les tous les pays vous avez raison exactement et ça a suscité et ça je peux en témoigner c'est un fait ça a suscité une forme de euh d'incompréhension parce qu'encore une fois on a besoin d'associer tout le monde aujourd'hui des pays qui ont été parmi les en Europe les premiers soutiens à l'Ukraine qui se sont beaucoup engagés qui sont parfois aussi les premiers à avoir tiré la sonette d'alarme sur la trajectoire de la Russie se sont trouvé d'une certaine manière écarté de ces discussions et puis on a associé d'autres pays par exemple à Londres a été invité un pays comme la Turquie la Turquie aujourd'hui menace la Grèce de façon quasi quotidienne la Turquie occupe Chypre un État membre de l'Union européenne et on invite la Turquie alors que la Grèce et Chypre qui ont soutenu l'Ukraine depuis le début n'ont pas été invités on invite la Turquie qui d'après la Commission européenne elle-même organise le contournement des sanctions internationales contre la Russie au bénéfice de Vladimir Poutin il y a quelque chose là vous me l'accorderez qui est il faudrait pas inviter la Turquie qui a un rôle quand même prépondérant pour la mer Noire il faut parler avec tout le monde mais à condition qu'on invite d'abord la Grèce et Chipre mais donc Emmanuel Macron il fait pas les conditions de l'unité de l'Europe je dis juste encore une fois c'est juste un point d'alerte vous me posez la question je me permet d'y répondre en disant ce que j'entends tous les jours jour à Bruxelles aujourd'hui sur ce sujet je pense c'est important de se parler mais c'est important de créer les conditions de cette unité hier soir Emmanuel Macron affirmé que la Russie je le cite loin de prouver qu'elle veut la paix montre sa volonté de guerre vous êtes d'accord avec ça je crois qu'en tous les cas la dernière séquence aura tristement eu le mérite d'ouvrir les yeux de tous ceux qui voulai nous faire croire que c'était l'Ukraine qui était belliciste qui ne voulait pas d'incesser le feu qui ne voulait pas de la paix évidemment que les Ukrainiens veulent la paix évidemment ils la veulent plus que personne puisque par définition ils ont été attaqués et le peuple ukrainien souffre depuis de très longs mois de trop longs mois maintenant de cette guerre qui lui est imposée mais à tous ceux qui voulaient raconter que c'était le le président Zelenski qui ne cherchait pas les conditions de la paix ce qui vient de se passer doit permettre d'ouvrir les yeux qui a refuser le cesser le feu proposé par les États-Unis et accepté par l'Ukraine qui a refusé ce cess feu c'est Vladimir Poutine donc on voit bien une fois de plus qu'effectivement celui qui a organisé cette guerre celui qui refuse d'y mettre fin c'est bien sûr Vladimir Poutin il y a de la duplicité chez le président russe c'est ce que vous dites bah écoutez il suffit de regarder le le le le résultat des dernières années même les accords qu'il a pris qu'il avait accepté il ne les a pas respecté et accord de Minsk c'est ce qui fait que le président Zelenski aujourd'hui alerte les Européens les Occidentaux en disant qu'un un cesser le feu ne ne suffit pas s'il n'est pas sorti de de de garantie de sécurité garantie de sécurité vous avez raison de le pointer Emmanuel Macron en a reparlé hier en évoquant la possibilité d'une force européenne sur le terrain qui serait alors il l'a précisé hein pas sur la vigne de front mais qui tiendrait des villes importantes en enc voilà exactement en zone de de de paix est-ce que vous êtes en accord avec cette stratégie moi je crois que le président zelensk a raison quand il dit que les Européens à eux seuls ne sont pas aujourd'hui en mesure de fournir suffisamment de garantiese de sécurité parce que les pays européens depuis très longtemps ont décidé de faire reposer l'essentiel de leur propre sécurité sur leur alliance avec les États-Unis et aujourd'hui c'est un fait notre devoir c'est de faire en sorte de renforcer notre capacité de nous défendre par nous-même c'est tout le sens de ce projet européen sur l'industrie de défense que je porte aujourd'hui au au Parlement européen et dont je suis rapporteur avec Raphaël gluxman ce travail là il est devant nous pour l'instant dans l'immédiat il est clair que nous n'aurions pas les moyens d'envoyer assez de force sur le terrain pour à nous seuls dissuader la perspective d'une nouvelle attaque de de la Russie et donc la vraie question c'est comment est-ce qu'on arrive à à répondre à ce à ce défi qui est existentiel pour la sécurité mais ça veut dire en sous-entendu que on ne peut pas se passer vous dites de de l'aide américaine et donc on ne peut pas complètement rompre nos liens avec une administration Trump qui nous insulte quasiment tous les jours ah B c'est pas ce n'est pas nous qui voulons rompre les liens avec les États-Unis les États-Unis sont nos alliés historiquement et j'espère qu'ils le resteront et je crois qu'ils le resteront parce que devant les menaces que nous avons à affronter ça n'est pas seulement la Russie c'est la question de la Chine c'est la question de l'Iran je le disais tout à l'heure on est bien obligé de le reconnaître le comportement de la Turquie qui aujourd'hui est un acteur de déstabilisation globale autour de ces propres frontières devant des menaces comme cellees-ci devant la montée de ces régimes autoritaires voire totalitaires qui veulent faire la preuve que la démocratie c'est terminé je ne doute pas qu'avec les États-Unis nous avons trop à défendre en commun pour pouvoir rester à dist on peut être allié avec un Donald Trump qui dit par exemple que l'Europe a été créée pour emmerder les États-Unis mais d'abord l'alliance elle est avec les États-Unis elle est pas avec un un dirigeant américain fut-il président aujourd'hui de ce grand pays et puis deuxièmement je crois que il faut que les Européens connaissent leur responsabilité pendant longtemps c'est vrai les Européens ont agi comme les passagers clandestins de la Défense américaine et on est bien obligé de reconnaître que nous avons des torts dans la situation actuelle et que nous devons écouter ce que nous disent les américain GT à Washington il y a quelques semaines maintenant avec le le groupe PPE que nous accueillons aujourd'hui à Paris et et dans les échanges que nous avons pu avoir j'ai été frappé de constater que les démocrates comme les républicains les deux bord politique aux États-Unis partageent le sentiment que les Européens doivent maintenant assumer par eux-mêmes leur propre défense et donc oui c'est certain nous devons avec plus de sérieux investir dans notre propre sécurité maintenant je crois que si un dialogue exigeant est nécessaire il faut le mener jusqu'au bout et qu'encore une fois notre devoir c'est de faire en sorte que nous gardions ce lien avec nos amis américains mais attention ce lien cette alliance ne peut plus vouloir dire dépendance et c'est ça le vrai grand problème et ça je le dis depuis des années les États-Unis sont nos alliés ça ne veut pas dire qu'ils sont nos suzerins et que nous sommes leur vassau et c'est de cette dépendance qu'il faut sortir aujourd'hui monsieur bami est-ce qu'on a les moyens de notre indépendance et j'entends par les moyens moyens financiers on veut augmenter le le le PIB consacré le pourcentage du PIB consacré à la à la à la défense mais on a une dette qui vient de dépasser les 3300 milliards concrètement est-ce que on est en capacité de de mettre en adéquation finan et objectifs bah il va falloir faire des choix et ces choix seront absolument nécessaires et de toute façon cette cette nécessité est devant nous elle est devant nous et c'est vrai que vous avez totalement raison de le dire défendre notre pays retrouver notre souveraineté retrouver la maîtrise de notre destin c'est un sujet de sécurité mais pas seulement un sujet de sécurité pour le dire autrement la sécurité dépasse de très loin la question militaire ça doit être maintenant un regard qui irrigue toutes nos politiques publiques et la question de nos dépenses publiques la question de notre dette c'est un sujet de sécurité aujourd'hui la dette française est une vulnérabilité pour la France et là encore je le dis nous le disons avec la droite française depuis très longtemps depuis très longtemps nous alertons sur les conséquences que cette trajectoire budgétaire délirante aura pour la souveraineté et la sécurité de notre pays et donc oui bien sûr il faut retrouver cet équilibre de nos finances publiques c'est nécessaire y compris pour pouvoir financer notre défense et et les deux objectifs vont devoir être menés de front ce sera l'héritage douloureux que nous garderons de ces années d'incurie mais il va falloir se retrouser les manches pour rétablir ce pays puisqu'on parle de la la dette un mot puisque hier Emmanuel Macron a annoncé 2 milliards d'aide militaire supplémentair à l'Ukraine regardez juste la réaction de Marine Le Pen elle a fait un tweet dette de la France ce soir 3300 milliards d'euros plus 2 qu'est-ce que vous pensez de cette réaction non mais de fait la dette de la France effectivement se trouve aggravé par les engagements auxquels nous faisons face donc il fallait pas accorder ces 2 milliard supplémentaires pour ce que dit Marine Le Pen est factuellement juste le problème c'est comment est-ce que nous arrivons à sortir de cette dérive de nos comptes publics et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est pas l'Ukraine qui a fait la dérive de nos compes publs il fallait les accorder ces 2 milliards ou pas mais bien sûr parce que c'est là que j'ai du mal à suivre Marine Le Pen le vrai sujet c'est comment est-ce qu'on arrive à sortir de la folie de la dépense sociale en France ce qui aujourd'hui fait le dérapage de notre dépenses publiqu ça n'est pas le soutien à l'Ukraine ce n'est même pas les dépenses de sécurité de défense ce n'est pas l'état régalien qui lui est précisément fragilisé comme jamais ce qui fait la dérive de la dépense publique en France c'est la dépense sociale en particulier et la dépense sociale c'est précisément ce à quoi Marine Le Pen n'a jamais voulu toucher la vraie catastrophe pour nos finances publiques c'est le dérappage de nos comptes sociaux sur les retraites par exemple or Marine Le Pen il y a peu de temps voulait encore V avec la France insoumise pour revenir même sur la réforme des retraites pourtant bien timide faite par François Hollande faite par les socialistes Marine Le Pen voulait abroger même cette réforme des retraites quand les députés LR à l'Assemblée nation à l'Assemblée nationale proposent que le RSA soit conditionné à 15h d'activité par semaine Marine Le Pen et ses députés vote contre où se trouve le dérapage des finances publiques donc on peut ensuite pointer du doigt les dépenses qui nous arrangent mais la vérité c'est que moi je crois que défendre notre continent c'est une urgence et une priorité réformer nos comptes sociaux c'est aussi une urgence et une prioritéè FA remettre en cause le pacte social dans ces cas-là qu'est-ce que c'est que le pacte social le pacte social c'est ce qui fait qu'aujourd'hui dans ce pays vous avez par exemple des entreprisees qui partout en France n'arrivve pas à recruter alors que nous avons officiellement plus de 3 millions de chômeurs c'est ça qu'on appelle un pacte social moi j'appelle ça un Pact antisocial parce que c'est en réalité un modèle qui enferme des gens dans une situation de dépendance à des aides sociales alors que tous ces Français qui peuvent travailler devraient être reconduit vers l'emploi et c'est le défi pour notre pays aujourd'hui c'est le défi pour préserver l'équilibre de nos comptes sociaux tout le reste est irresponsable tout le reste c'est se payer de mot tout le reste c'est faire croire aux gens qu'on va pouvoir entretenir une prospérité qui est devenue totalement illusoire alors qu'en réalité on les condamne à subir l'appauvrissement du pays un dernier mot sur la question européenne Donald Trump qui a annoncé cette nuit une augmentation de 20 5 % supplémentaires des droits de douane pour le secteur de l'automobile l'Union européenne regrette cette décision mais elle appelle toujours à des solutions négociées c'est la bonne méthode l'Union européenne elle dit d'abord que si on devait subir ces droits de douanes décidés de manière totalement unilatérale et bien nous appliquerons des droits de douane nous aussi sur les secteurs qui peuvent concerner le commerce avec les États-Unis c'est normal et je crois que c'est nécessaire pour pouvoir montrer que nous avons des intérêts à défendre et nous devons les faire valoir maintenant effectivement aujourd'hui personne n'a intérêt à ce que ces droits de douane soit déclenché j'échange très régulièrement avec des responsables d'entreprises françaises des patrons de grands acteurs industriels comme de PME de TPE qui sont tous très inquiets de la montée de cette tension commerciale qui ne va faire que détruire de la valeur il faut que tout le monde le comprenne aujourd'hui mettre des droit de douane comme ça entre des grands pays qui sont amis et qui coopèent depuis longtemps sur le plan commercial c'est en réalité détruire de la valeur et croire qu'on va augmenter des recettes fiscales d'une manière totalement illusoire à mon avis sur le long terme donc le vrai enjeu pour nous c'est de réussir à retrouver les chemins du dialogueoseass on va rentrer dans une dans un bras de fer avec Donald Trump non je crois que c'est possible j'espère que c'est possible ce que je vois c'est que le président Trump a été élu par les Américains sur deux grandes promesses la première c'était le rétablissement de leur sécurité la protection des frontières et c'est un auquel l'Europe est confrontée elle aussi et auquel nous avons le devoir d'apporter des réponses ce matin avec les parlementaires du PPE nous discuterons ici au Sénat avec Bruno rotao sur la question de la manière de renforcer notre réponse à la crise migratoire c'est un défi qui nous est commun avec nos amis américains et la deuxième grande promesse du président Trump c'était de faire baisser l'inflation qui était extrêmement pesante aux États-Unis je crois que si le président Trump déclenche cette guerre commerciale il va punir ses propres citoyens parce que cela pouvoir résulter qu'en un surcroix d'inflation et j'espère que tout le monde le comprendra avant qu'il ne soit trop tard Julien on va parler de la justice des mineur l'actualité du Sénat oui exactement avec une une proposition de de loi qui était portée par Gabriel Atal qui a trouvé une un débouché au Sénat mais avec des débats très agités notamment alors c'est c'est venu de votre propre camp du sénateur LR Francis spinner qui a dénoncé un des articles qui visait à à une comparation immédiate pour les justiciables mineurs il a parlé deun confusion entre justice et justice expéditive est-ce que vous-même vous avez été interrogé vous êtes totalement en accord avec cette nouvelle proposition de loi qui sur la justice des mineurs moi je soutiens la proposition de loi telle qu'elle avait été votée par l'Assemblée nationale par nos propres députés à l'Assemblée nationale et je pense qu'il va y avoir maintenant une phase de discussion qui s'engagera entre le Sénat et l'Assemblée je comprends ce que dit Francis spinner qui par ailleurs est un très grand avocat qui est un très grand homme de droit je comprends ce qu'il dit quand il alerte sur le risque d'abord de de de confusion dans ce que nous attendons de la justice et surtout quand il alerte sur les enjeux de constitutionnalité je pense que c'est là que se joue un débat assez technique sur la nature même des mesures qui peuvent être votées dans le cadre de cette de cette réforme vous craignez que ce soit retoqué c'est ça que vous dites c'est ce que dit Francis spinner et je pense qu'il faut avoir un dialogue moi je suis pas parlementaire à l'assemblé non mais vous êtes vice-président des républicains et c'est vrai que c'est des mesures qui sont portées depuis longtemps par les républicains de durcir la justice des mineurs de sanctionner les parents et là c'est détcoté par un parlementaire à l'air ça interpelle c'est pour ça qu'encore une fois nos parlementaires à l'Assemblée ont voté pour cette évolution et la majorité des sénateurs aussi du coup et et et je crois qu'il faut qu'on arrive à trouver les conditions de de de d'une d'une conciliation des points de vue sur ce sujet qui est essentiel maintenant je voudrais alerter sur deux enjeux dont je sais qu'ils nous réunissent tous le premier c'est que on ne pourra pourra pas appliquer ces mesures correctement si on ne donne pas à la justice les moyens de ses missions et là aussi on parlait de l'État régalien qui aujourd'hui est en grande difficulté il faut investir dans notre justice aujourd'hui la paupérisation de la justice française et notamment de la justice des mineurs est un sujet qui doit tous nous inquiéter et qui doit être une cause commune parce que si nous ne savons pas donner à ceux qui font partie de la chaîne pénal les moyens d'agir et d'appliquer la loi y compris vis-à-vis des mineurs alors de fait ça servira plus à rien de voter des lois et nous continuerons de vivre avec ce sentiment d'impunité c'est particulièrement vrai pour un mineur quand vous avez un jeune qui commet une infraction grave un délit un crime et que la sanction vient des mois voir des années plus tard la dimension éducative de la justice qui est fondamentale en particulier à cet âge et bien elle disparaît et ça c'est un immense problème et puis le deuxième sujet c'est que la justice évidemment elle ne peut pas tout la vraie question aujourd'hui c'est l'école et je me permets de le dire on ne traitera pas le sujet de la violence des mineurs de la délinquence des mineurs si on ne reconstruit pas d'abord l'école la crise de l'école alimente cette montée de la violence chez les jeunes chez les enfants chez les adolescents et cette crise de l'école si nous ne savons pas y remédier maintenant il sera totalement vain d'espérer que demain la justice la police résoudront ce problème qui n'aura pas été en amont résolu par l'éducation on va parler de la présidence DLR vous soutenez vous Bruno retaillo est-ce que vous avez des inquiétudes sur la sincérité du scrutin non je n'ai pas d'inquiétude sur la sincérité du scrutin les choses se déroulent et c'est tout à fait normal qu'il y ait des questions des interrogations des débats nous ce que nous disons c'est que nous voulons la plus grande transparence la transparence dans l'élection la transparence dans le résultat dans la communication des résultats de cette élection je ne doute pas que pr que ce soit pas complètement transparent du coup non mais c'est c'est juste une question de de de clarté euh et et encore une fois on le doit à nos électeurs et on le doit à tous les électeurs de droite qui veulent que ce parti se se reconstruise mais je n'ai aucune inquiétude et surtout je n'ai aucune inquiétude sur le fait que euh en soutenant Bruno rotao je sais que au lendemain de cette élection nous serons tous unis et rassemblés pour reconstruire cette formation il y a des quand même des inquiétudes du côté de l'équipe de laurentvquier hein qui a mis en cause l'impartialité de la haute autorité du du parti qui lui-même avait remis en cause le nombre de de de ces parrainages euh il y a un problème avec la haute autorité du parti non il y a vraiment aucun problème elle viendra d'ailleurs elle viendra d'ailleurs à une réunion du comité stratégique la semaine prochaine il y a aucun problème on a un débat par exemple avec l'équipe de Laurent voquier sur la publication des résultats nous nous disons que ça nous paraît normal de publier les résultats département par département et pas seulement des résultats nationaux parce que ça permettra justement cette clarté et cette transparence je pense que c'est pas trop demandé l'équipe de Lauren voqué ne le souhaite pas voyez je crois pas que ce soit un sujet qui angoisse terriblement les Français mais à la fin ce qui compte pour nous c'est simplement cette clarté cette transparence pour qu'on puisse encore une fois retrouver l'élan nécessaire pour l'unité de cette formation politique mais vous avez raison monsieur monsieur bami mais c'est LR nous a habitué à des fins de campagne assez agité voire même déléta est-ce vous Prz les boules pluantes à la fin de la campagne je suis absolument désolé je crois que vous serez déçu cette élection va très bien se passer et tout sera pardonné après tout sera tout ser mais vous savez c'est déjà je soutenais Bruno rotillot il y a 2 ans déjà dans l'élection interne qui l'opposait à l'époque à Eric sootti au lendemain de l'élection euh je crois qu'on avait tous été capable de se rassembler ce qui est plus important ça veut dire que si si Laurent vqu gagne vous serez derrière lui 100 % aucun souci évidment mais évidemment dans cette élection il n'y a pas d'adversaire il y a des concurrents parce que c'est une chance dans une famille politique d'avoir une diversité de talent et d'avoir une pluralité de de de de de profil capable de porter nos couleurs mais encore une fois ce qui compte pour nous et c'est là où la responsabilité est et c'est ça qui intéresse les Français c'est pas de reconstruire un parti tout le monde se moque des partis et moi le premier ce qui compte c'est de reconstruire le pays et si nous avons besoin de ce parti c'est parce qu'il est le seul capable de reconstruire la majorité politique qui sortira la France de la crise qu'elle travers parlez François Xavier bami est-ce qu'il détient une des clés de ce scrutin d'autant qu'il y a encore il y a beaucoup d'adhérents LR dans le département des ales maritimes mais les adhérants LR dans les ades maritimes voteront pour le candidat qui leur paraît le plus convainquant je crois que vous vous l'époque où je vois beaucoup de spéculations dans les articles et dans la presse aujourd'hui mais l'époque où des gens pouvaient décider de ce qu'allait voter des adhérents d'un parti cette époque est révolue et tant mieux d'ailleurs moi je le vois je vais partout en france pour faire des réunion publique pour soutenir Bono taillot les gens qui viennent ils se posent des questions ils s'interrogent ils ont des préférences ils ont des inquiétudes ils assument leur ligne leur vision et ils voteront pour qui ils veulent n'a aucun impact sur ce scrutin et moi je dis aux électeurs que encore une fois si je soutiens bonooto c'est pour des raisons très concrètes qui me font penser qu'il sera capable par sa sincérité par son engagement par son travail de reconstruire ce parti notre but c'est de les convaincre et certainementruire le parti et de reconstruire la la France et ce qui sil gagne cette cette campagne interne il est le candidat naturel de la droite étape par étape Bruno l'a toujours dit aujourd'hui cette élection c'est pour la présidence du parti et demain nous verrons comment sélectionner notre candidat pour l'élection présidentielle mais avant il y aura je me permet de le dire d'autres étapes il y aura l'élection municipale qui va être extrêmement importante pour l'avenir de notre pays il y aura peut-être des élections législatives anticipées il y aura peut-être des campagnes référendaires tout cela est devant nous et donc il faut pas encore une fois doit forcément avoir un candidat LR en 2027 ou est-ce que ce sera un candidat du socle commun bien sûr il faut un candidat de droite en 2027 et c'est pour ça qu'on se bat de droite ça pas forcément l'air Philippe ça peut être un candidat de droite bah je sais pas si édard Philippe a vraiment incarné par son action à matigon le bilan de la droite et si il peut incarner de ce fait la reconstruction d'une droite crédible solide pour préparerter en 2027 je pense que la France aura besoin non pas de continuité avec le macronisme mais qu'elle aura besoin d'alternance je crois que la France attend le changement et pas le maintien de cet en même temps qui lui a fait tellement de mal et donc ma conviction c'est que notre devoir c'est de préparer cette alternance et c'est pour ça que je m'engage derrière ça peut être un ministre du du gouvernement actuel le gouvernement actuel il ne vous aura pas échappé qu'il n'est pas constitué de responsable macroniste il est constitué d'une euh enfin c'est pas la rture non plus difficile de de de de de formations politiques qui aujourd'hui se sont décidé à s'engager ensemble pour éviter d'abord que la gauche ne prenne le pouvoir et pour permettre de faire de ces deux années qui viennent dans le contexte politique très étrange que nous connaissons des années utiles au pays mais nous ne confondons pas la situation actuelle avec une alternance et aujourd'hui Bruno rotillot au ministère de l'Intérieur Annie Genevard au ministère de l'Agriculture nos ministres dans ce gouvernement font tout ce qu'ils peuvent dans un contexte extrêmement difficile où il n'y a pas de majorité mais ils ne font pas encore tout ce que nous voulons pouvoir faire pour l'avenir du pays et ça ce sera possible seulement quand nous aurons les moyens de cette action après une élection présidentielle qui aura vu j'espère une véritable alternance à droite merci beaucoup merci François Xavier bami et on rappelle les journées de votre parti de votre groupe parlementaire européen c'est aujourd'hui au Sénat merci encore merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation Julien la une de la voie du Nord c'est le tour de France oui qui démarre de de l'île cette année on est à bloc dans jours Jen d'avoirté a nous pass club des territoir
François-Xavier Bellamy