Salles de Shoot : Le débat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:39OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y aura que personnel soignant ou aussi des policiers ?
- 6:36RelanceRéponse partielle
On ne distribue pas de la drogue, mais est-ce qu'on n'aura pas la tentation de fournir des substances ?
- 10:06RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas autoriser la consommation jusqu'au bout de la logique ?
- 12:47OuverteRéponse directe
Pourquoi attirer les dealers avec ces salles ?
- 13:35ComplaisanteRéponse directe
Pourquoi ne pas ouvrir aussi les maisons closes pour éviter la précarité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12Chiffre
« une centaine de salles de ce type existe aujourd'hui dans le monde »
- 7:20Chiffre
« en Espagne on a eu une diminution par deux du nombre d'overdose »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
à ma gauche Jérôme Guedj député socialiste et présidente du conseil général de l'Essonne bonsoir à ma droite Bernard Debré député UMP de Paris professeur de médecine bonsoir bonsoir auteur par ailleurs de ce livre publié par les cherche midi des savants et des dieux vous en direz un mot tout à l'heure l'objet de cette rencontre en tout cas l'ouverture prévue à Paris d'une salle de foot où les toxicomanes seront pris en charge par des soignants c'est probablement ici dans ce local de la SNCF situé dans le 10e arrondissement de Paris couvrira au printemps prochain la première salle française de consommation de drogue le gouvernement a donné son feu vert à l'expérimentation nous avons des expériences étrangères
qui nous montrent que le soutien social l'accompagnement médical manque cruellement pour des personnes qui sont souvent en très grande marginalité sociale mais le sujet divise une partie de la droite y est fermement opposée cela me paraît ouvrir la porte d'un engrenage dont on ne maîtrise pas l'issue parce que aujourd'hui les salles de chou demain la dépénalisation après demain la légalisation une crainte partagée par certains riverains du 10e arrondissement il redoute une banalisation du trafic dans leur quartier il y aura qu'une seule salle de shoot à Paris elle sera là donc les 2000 2500 drogués qui sont dans Paris vont
ostensiblement venir vers là enfin je pense un facteur de confort de puisqu'on va leur offrir quelque chose de gratuit et d'accueil pour répondre à ses préoccupations la mairie promet de mettre en place un comité de suivi du dispositif et d'interrompre l'expérience en cas de problème j'ai pas d'être laxiste avec la drogue il s'agit au contraire à la fois de tendre une main au toxicoman et de permettre au quartier de ne plus être envahi par en réalité des lieux de shoot improvisés une centaine de salles de ce type existe aujourd'hui dans le monde elle se répartissent dans une dizaine de pays auxquels il conviendra bientôt d'ajouter la France en France ou précisément
d'autres villes pas forcément de gauche pour être imiter Paris Laetitia c'est le cas de Marseille ou de Bordeaux de municipalité de droite de municipalités dont les mers se sont pourtant prononcés en faveur de l'expérimentation c'est le cas notamment d'Alain Juppé semble que les expériences ont eu lieu à l'étranger en Suisse ou en Espagne ont apporté des améliorations du point de vue de la santé publique c'est la raison pour laquelle je n'ai pas d'opposition de principe alors précisons un qui est proposé en octobre cette semaine le maire de Bordeaux alors d'abord une description de la salle on peut dire celle de shoot de consommation de drogues il faut bien nommer les choses comme disait Camus parce que sinon on ajoute
du mal au monde je trouve que ça donne l'impression que c'est un lieu festif récréatif c'est pas un coffee shop c'est pas le Café des Délices non c'est une salle de consommation à moindre risque c'est d'abord un lieu social et sanitaire parce que le toxicoman qui le fréquente et d'abord et avant tout un malade qu'on cherche à intégrer dans un parcours social sanitaire de réduction des risques on s'adresse à des populations extrêmement précarisées on s'adresse à des populations qui sont en très grande détresse sociale avec par exemple une très forte proportion de personnes qui connaissent la prostitution qui connaissent l'errance qui sont SDF donc on est dans un lieu sanitaire social et c'est pas c'est pas c'est pas la fête alors dans ce lieu pardon vous allez réagir de comprendre
d'abord d'avoir des informations dans ce lieu est-ce qu'il n'y aura que personnel soignant ou est-ce qu'il y aura des policiers pour veiller à la sécurité d'eux non l'objectif c'est d'avoir d'avoir une situation de confiance qui permet d'éviter alors là pour le coup les salles de shoot improvisées que sont Léo le dimuves que sont les square les bac à sable que sont les gares ou là en effet ça se passe dans des conditions sanitaires des astreuses dans des conditions de conflictualité potentielles avec les riverains qui sont très problématiques l'idée donc d'avoir une confiance dans ce lieu pour pouvoir amener autant que possible le toxicomane le malade vers un accompagnement quand on a des expériences on a quelques-unes et je le dis tout de suite c'est une
expérimentation moi je suis pas dogmatique on a tout essayé ou presque pourquoi pas essayer expérimenter cela dans des pays qui le pratiquent depuis plus longue date le Canada par exemple à Vancouver une étude nous dit ceux qui ont fréquenté la salle de de consommation à moindre risque pour 30% d'entre eux se sont orientés vers le sevrage c'est l'objectif de faire en sorte que les gens s'éloignent de la consommation de choses qui vont les ruiner donc moi je suis je suis très réservé très réservé les expérimentations qui ont eu hier n'ont montré aucune diminution du nombre de toxicoman aucune et on a des expériences
malheureusement pour plein de raisons oui c'est pas forcément ce cette drogue là qui augmente justement j'y reviendrai tout à l'heure donc il y a aucune diminution du nombre de toxicoman ce qui pose un problème c'est que finalement on va offrir aux drogués une un confort pour se shooter deuxièmement il y a un litige quand on regarde ce que je suis allé regarder un certain nombre de salles de shoot salle de shoot tout seul de consommation appeler ça comme vous voulez il y a une attraction qui est faite et on sait très bien qu'un certain nombre de drogués viennent troisièmement il se pose des problèmes majeurs qui est responsable s'il y a un accident dans la salle de shoot une verre d'eau qui est responsable est-ce que c'est
l'état ou palette qui est responsable quand il y a un accident est tout à fait qu'est-ce qui est responsable que il y a un accident à l'extérieur un vol un viol un accident grave qui est responsable c'est l'état troisièmement on voit très bien au niveau des riverains qu'il y a un influx de personnes qui viennent et moi j'aurais beaucoup aimé qu'on fasse un effort majeur sur la prévention qui est très balbutiante la prévention au niveau des écoles des lycées des universités des entreprises la prévention au niveau de la télévision il y en a peu et moi je trouve qu'il vaut mieux faire la prévention plutôt que d'aller distribuer de la drogue parce qu'il va ce problème poser un problème tout à l'heure
monsieur Debré on ne distribue pas de la drogue il y a un problème qui va se poser si j'ai dit qui est responsable c'est que quelquefois les drogues sont coupées ne sont pas très propres et à un moment donné et ça serait normal on dise aux gens écoutez votre drogue là est très dangereuse parce que les poupées et il faut à ce moment-là prendre autre chose est-ce qu'on n'aura pas la tentation de leur fournir alors deux points sur ce que je viens de dire monsieur Debré d'abord l'expérimentation des salles de consommation en moindre risque ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la politique de prévention et de lutte contre les toxicomanies c'est un des éléments qu'on n'a pas encore essayé en France que une dizaine de pays comparables à la France
ont mis en place avec des résultats dont je le dis on peut avoir oui mais justement l'insecm me dit peut-être que ça vaut le coup l'Académie de médecine est peut-être plus réservé regardons objectivons les choses en Espagne on a eu une diminution par deux du nombre d'overdose est-ce que c'est lié aux salles de consommation ou pas je ne sais pas première premier point il y aura par ailleurs et le gouvernement va bientôt le présenter à travers la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies que le président de mon ami Daniel Jourdain ménager un plan de prévention et de lutte contre les toxicomanies il faut pas réduire cette politique uniquement à cela et puis la deuxième chose sur la question de la responsabilité voilà ce qui m'embête c'est qu'on a eu le même
type de débat depuis des années quand on a eu commencé à mettre en place la politique de réduction des risques c'est notamment ceux de vos amis moi je vous salue Michel Barzac à l'époque l'échange de seringue la distribution puis en 5 minutes de la santé puis la politique de distribution de Subutex ou de méthadone qui est responsable si quelqu'un commet un délire sous Subutex ou metadone qui lui a été là pour le coup délivré par la puissance publique écoutez on est dans le cadre d'ailleurs de la loi de 1970 qui est une loi qui prévoit une prise en charge une répression moi je suis pas pour la tolérance avec les drogues je suis pour casser les réseaux de dealer et l'argent de la drogue mais c'est d'abord et avant tout en l'espèce un problème de santé publique et c'est là
que nous retrouvons vous êtes un soignant de cœur je suis un sanitaire dans l'âme aussi d'abord avant tout une politique de santé publique on sait qu'il faut pas la mettre sauf dans la caricature c'est pas raisonnable je suis moi et j'ai mon sentiment très modéré c'est pour ça que j'apprécie le débat avec vous je dis simplement ce que je crains je crains un afflux toxicoman on l'a vu vous souvenez-vous en Suisse il y avait eu un jardin qu'on avait laissé à Zurich pour justement c'est pour ça a été fermé regardez dans les centres en Hollande ils ont failli les fermer ils ont plus ou moins
réfléchis à ce à cette fermeture pourquoi parce que ça intéresse un certain nombre de drogués en Espagne juste un exemple en Espagne quand un centre a fermé c'est la police espagnole elle-même de Madrid Adrienne qui a dit ça nous pose un problème parce que ça avait pacifié le quartier alors aussi que la pacification des quartiers n'est pas réelle partout vous avez dans un certain nombre d'endroits par exemple en Suisse où il y a eu de très grave problèmes avec les voisins le voisinage de sa ville l'avocat dans les dans les deux sens et dans les deux camps aujourd'hui il est interdit de consommer de la drogue oui la loi punie celui qui
dit j'aime pas dire que celui qui trafic mais celui qui consomme aussi or là il y a une contradiction majeure dans cette salle de dans cette salle de consommation on va autoriser les toxicomanes à venir pour des raisons évidentes que vous avez mentionnées mais là pour le coup il fallait jusqu'au bout de la logique il faut aller jusqu'au bout de la logique pourquoi ne pas autoriser la consommation alors peut-être pas de drogue très dur de cannabis là il y a une contradiction non mais c'est justement cette raccourcis le problème de santé publique qui est circonscrit aux consommateurs réguliers précarisé portant vos opposant des problèmes sanitaires de quoi on parle la réduction des risques l'accès aux soins c'est le VIH le sida c'est l'hépatite C c'est un
certain nombre de pathologies qui sont liés à une prise de risque liée
sont maintenant disponibles depuis certainement je ne comprends pas bien c'est qu'il y ait une connivence donc ça soit péjoratif entre l'État et des hors-la-loi je pense que c'est pas une façon de traiter et de combattre d'autant plus que surviennent depuis un certain temps d'autres types de drogues merci les drogues de synthèse beaucoup plus dangereux Bernard Debré venait de prononcer un mot hors la loi ça c'est le parlementaire aujourd'hui dans l'opposition qui parle mais je l'ai rappelé vous êtes aussi soignant le soignant que vous êtes et vous êtes un médecin réputé vraiment connu sur le
poste de Paris le soignant vous êtes ne peut pas ne pas être insensible à la détresse de cette toxico qui sont complètement addict à la drogue et qui ont besoin d'être accompagné d'une façon sociale sanitaire et pas nécessairement répressive et justement il faut qu'il soit accompagné de façon sociale et je pense que là ils ne sont pas assez et c'est pas dans ces salles de ou de shoot je crois que c'est plus simple de dire de choses c'est pas forcément facile bon mais vous savez comme toujours on essaie de changer des images ça ne change pas les fêtes je crois que ce n'est pas dans ces salles de shoot qu'on va les accompagner l'expérience à montrer qui ne sont pas ou peu accompagnés l'expérience à montrer aussi que les
dealers viennent tout autour évidemment et que la police a beaucoup de travail et quelques fois un travail extrêmement difficile parce que il y a un afflux dealer alors vous allez me dire on va les mettre dans une nasse les dealers et les prendre les dealers le Rémi Féro ou le maire de Paris ou ceux des mers qui sont candidats vous le confirme ils sont déjà présents ils sont là donc de toute façon les
identifier donc on les attire par du miel et après je veux juste parce que vous avez levé une contradiction qui est au cœur de toutes les politiques publiques monsieur Amar il y a bien des choses qui sont interdites et pour lesquelles fort heureusement il y a des politiques sociales qui se mettent autour vous savez l'immigration illégale elle est interdite mais fort heureusement on soigne les personnes on pourrait parler aussi d'une sacrée hypocrisie par rapport à l'alcool là pour le coup ça soit péjoratif la logique voudrait à ce moment-là qu'on ouvre les bordels
pourquoi pas vous allez me le dire ça a été fait aussi en Belgique et ailleurs d'ouvrir les maisons clos parce que on voit des femmes et des hommes qui sont dans une grande précarité qui vont aller au bois de Boulogne au bois de Vincennes et on va les ouvrir la violence pour éviter le sida pour éviter la drogue de problème qui est celui un tabou qui suit de la marchandisation du corps des femmes qui peut constituer un interdit de la société du cœur de l'homme oui mais raison de plus pour ne pas y introduire le rapport de marchandisation là moi ce qui m'a soyons pragmatique et franchement ne tuons pas une idée qui est pas une idée
dogmatique révolutionnaire expérimentons regardons dans trois ans ou dans cinq ans on en tirera le bilan on regarde la situation française mais ça qui m'intéresse merci en tout cas je l'ai dit vous êtes médecin donc que vous êtes soignant vous avez failli l'être en tout cas directeur d'hôpital salut je m'intéresse aux questions sociales et sociale donc et à ces titres vous réagirez sûrement au drame qui s'est produit à la maternité de
Jean-François Debat