Les dossiers au cœur des discussions entre Darmanin et son homologue algérien ce lundi
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Ce lundi, 3e visite d'un ministre français en Algérie depuis le mois de janvier, Gérald Darmanin a atterri hier soir à Alger. Oui, preuve pour l'exécutif que les relations diplomatiques se remettent en mouvement après plus de 2 ans de crise. Encore faut-il qu'elles produisent leurs effets.
Le journaliste français Christophe Glaise est toujours emprisonné. La coopération judiciaire entre les deux pays est-elle quasiment à l'arrêt ? Et justement, ça sera l'un des sujets abordés par le ministre de la justice, William Moligier.
Oui, plusieurs têtes de réseau ont trouvé refuge dans leur pays d'origine. Gérald Armanin entend réamorcer la coopération judiciaire pour les empêcher de poursuivre leur trafic à distance. Autre dossier sur la pile des demandes, celui du journaliste Christophe Gaise, incarcéré depuis 2 ans et condamné à 7 ans de prison.
La voie est désormais ouverte pour une éventuelle grâce présidentielle. De son côté, le régime algérien entend ouvrir le sujet épineux des biens Malaki. Plusieurs anciens ministres algériens sont dans le viseur.
Abdelam Bouchoeb. condamné pour corruption en Algérie, la justice française refuse de l'extrader ou encore le cas de l'ancien juge international Mohamed Bedja, lui aussi visé par un mandat d'arrêt algérien. Sa fortune française, plusieurs dizaines de millions d'euros selon les informations d'Europe 1 fait l'objet d'investigation du parquet national financier.
Enfin, autre différence sensible, l'avenir judiciaire de l'agent consulaire algérien soupçonné d'avoir enlevé il y a 2 ans sur le sol français Amir Desz, un influenceur et opposant au régime. C'est cette affaire qui avait conduit au rappel à Paris de l'ambassadeur de France sur demande d'Emmanuel Macron. Les précisions de William Moligier, une visite de Gérald d'Armana en Algérie, loin de satisfaire l'ensemble de la classe politique.
Une diplomatie de la fermeté et non de la courbette vis-à-vis de l'Algérie. C'est ce que réclamait hier le député et porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobelli.
Gérald Darmanin