Éléonore Caroit : "Bardella se trompe sur l'aide publique au développement !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité [musique] politique Jean-François Akili. Il est 8h17 sur Sud Radio et votre invité politique, mon cher Jean-François et ministre délégué en charge de la de la francophonie des partenariats internationaux et des Français de l'étranger. Bonjour Éléonor Carois.
Bonjour et bienvenue. Versailles, c'est pas du plaquéor, c'est du lourd. C'est extasié Donald Trump avant son dîner ce soir au château.
Fallait-il inviter ce président américain qui va déguster à table nos vins et champagnes qu'il menace de 100 % de droits de douane. Bon déjà sur son expression qui interpelle comme des millions de personnes à travers le monde, il reconnaît les atouts de la France et ce que l'on a d'extraordinaire. ce qui fait qu'on est la plus importante destination touristique.
Ce qui fait qu' aussi à Versailles il y a quelques semaines, on avait des investisseurs du monde entier qui veulent investir en France et qui fait de notre pays pour la 7e année consécutive le plus attractif pour les investissements. Après sur Fallait-il l'inviter et bien nous sommes cette année dans les célébrations du 250e anniversaire des relations entre la France et les États-Unis. Oui, mais parce qu'en fait c'est vrai, vous savez, il y avait à New York la patrouille de France, vous savez, les avions qu'on voit le 14 juillet qui justement mettait aussi en avant cette entente entre les peuples.
Il se trouve qu'il est président des États-Unis et qu'il est donc invité au titre de ces célébrations. Vous avez vu ce qu'il dit ? Le président français qui se trouve être un homme très gentil m'a invité à dîner à Versailles.
Très gentil après l'avoir hubilié il y a un an et puis l'avoir traité un petit peu par le mépris notamment sur le sujet du D3 d'Ormouse. Mais prenons la question en sens inverse. Quel que soit le président des États-Unis, il était inconcevable de ne pas célébrer 250 ans d'histoire commune.
Ce que nous pourrions penser d'un Donald Trump. On est on est allié, on n'est pas aligné, on est en train de célébrer d'amitié entre les peuples, pas entre les hommes. Et ça c'est important de le dire surtout quand on fait le procès à au chefs d'État d'être dans la personnification du pouvoir et cetera.
Là, l'histoire, c'est l'histoire de deux peuples. Vous avez vu ce que disent les oppositions. Bon, elles sont dans leur rôle mais il faut définitivement apprendre à vivre son Trump.
Mais Jean-Luc Mélenchon sur X, c'est Fabien Rousell qui était à votre place hier matin, le patron du Parti communiste. La traité de tyran. Est-ce que ça va trop loin à vos yeux ou est-ce qu'il y a quand même de quoi dire ?
Regardez Trump en fait, est-ce qu'il sort à vos yeux vainqueur de ces 108 jours de guerre contre l'Iran ? Ce que l'on voit c'est que les États-Unis restent notre allié. Pour autant nous sommes en désaccord profond sur un certain nombre de choses et nous le disons, nous avons un attachement profond multilatéralisme au droit international.
Nous ne sommes pas une puissance qui va commencer une guerre comme ils l'ont fait. Aujourd'hui, nous sommes dans un dans une attitude tout à fait défensive et nous avons envie de réouvrir ce trois. Élor Carois, est-ce que le président Macron, je je vous pose la question, devrait être un peu dans le rapport de force quand même avec le l'allié américain en question qui ne nous ménage pas plutôt que de l'inviter Champagne à Versailles quoi.
Aujourd'hui, ce qu'il faut faire c'est ce qui est utile à la France et au Français. Ce qui est utile à la France et aux Français c'est d'avoir une déclaration en format G7 qui nous permet d'avancer. C'est travailler sur les grands déséquilibres mondiaux, c'est travailler sur l'architecture du développement.
Tout le monde nous disait "Trump ne viendra pas euh à Éviant. Votre G7 ne va pas prospérer, il ne se passera rien." On est d'accord sur les points fondamentaux sur lesquels nous sommes en désaccord.
We agree to disagree profondément. Pour autant, on travaille ensemble parce que nous sommes toujours alliés, même si encore une fois pas du tout alignés. Éléonor Carois, la ministre déléguée en charge de la francophonie va se rendre prochainement au Liban.
Vous y allez. Pays meurtri. Euh c'est quelle est l'idée ?
C'est rappeler nos liens historiques. C'est quand même euh aussi une forme d'impuissance de la France au Liban. On y arrive pas à les aider.
Aujourd'hui, nous les aidons. Nous avons envoyé centaines d'aides humanitaires. Moi, j'y vais justement pour leur donner aussi de l'aide humanitaire qui a été collectée pour leur montrer notre soutien profond et puis justement pour peser dans ces discussions aujourd'hui.
Il faut qu'il y ait un accord de paix qui inclut le Liban. Il faut qu'il y ait un cesser le feu qui soit permanent. Et donc j'y vais mais j'y vais avec d'autres ministres, une européenne et une ministre du golf pour justement montrer que la France embarque avec elle d'autres.
Elle embarque de l'aide mais elle ne pèse pas dans la la décision politique. Qui qui est responsable de ce qui se passe à vos yeux ? C'est le S Bolla, c'est Benjamin Netahou.
Il y a de toute façon dans une situation de conflit, dans une situation de guerre des responsabilités qui sont multiples. Lorsque vous avez Hazbola qui tire sur Israël, lorsque vous avez Benjamin Netaniau qui est dans le sud de Liban, vous avez des responsabilités qui vous les renvoyez à dos. Pas du tout, pas du tout.
Ne me faites pas dire ce que je ce que je ne dis pas. Vous vous me demandez qui est responsable en me demandant de vous dire l'un ou l'autre. Aujourd'hui, je vous dis qu'il y a aujourd'hui des des atteintes et que il est important de montrer notre attachement et notre soutien profond à un pays qui doit retrouver sa souveraineté, qui doit avoir le monopole des armes, qui ne peut pas y avoir au Liban des groupes armés qui qui font la loi.
En réalité, il faut pouvoir redonner à l'État libanais toute sa force. C'est ce que la France fait. La France avait organisé cette conférence de soutien à l'armée libanaise et continue à être en soutien aux autorités libanaises pour la souveraineté de ce pays qui est un pays, vous l'avez dit, amis. un pays frère, un pays francophone historiquement mais toujours et nous sommes attendus et le fait d'y aller est un moment important et de ne pas y aller seul, d'y aller avec d'autres pays qu'on embarque.
Quel est le montant Éléonore Carois de l'aide financière de la France au Liban aujourd'hui ? Alors l'aide financière de la France au Liban, elle est sur de nombreux terrains. Moi, je vous parlais des centones d'aides humanitaires de 17 millions qui ont été débloqués récemment dans le cadre de cette crise.
Mais en réalité, notre action, elle est multiple. Elle est à travers le réseau des écoles françaises, elle est à travers le réseau des alliances. Elle se démultiplie dans de nombreux secteurs parce que ce pays est meurtrié.
Cela fait des années qu'il y a une succession de crise et aujourd'hui la France est en soutien au Liban et c'est important de le dire au soutien à la construction de ce pays et à ces institutions. Encore un mot, l'accord de paix au Moyen-Orient, c'est du solide à vos yeux celui qui sera signé vendredi. Vous êtes un peu la la ministre des Français de l'étranger, hein.
Tout à fait. C'est le soulagement pour nos ressortissants qui sont très nombreux établis dans le golf qui ont eu une matière à s'inquiéter ces ces ces derniers mois. En tout cas, c'est une avancée positive.
Euh peuvent dormir tranquilles. Écoutez, on voit bien que c'est une avancée positive, mais moi je ne l'ai pas vu cet accord et vous non plus, je pense. Donc on va voir surtout comment il peut être mise en œuvre.
Moi, je j'ai bon espoir. Je pense que c'est une avancée, c'est un premier pas. Maintenant, il faut un cesser le feu durable et puis surtout, il faut que cet accord englobe les aspects essentiels de la résolution de la crise, c'est-à-dire le programme le [raclement de gorge] programme iranien sur le nucléaire, mais aussi le programme balistique iranien, mais aussi une résolution de tous les conflits dans la région.
Et c'est pour ça qu'il est très important d'être au Liban, d'y aller, d'y aller en force avec d'autres pays. For un peu spectatrices dans tout ça quand même, il faut le reconnaître hein. Alors pas du tout spectatrice.
Lorsque vous avez lorsque vous avez 50 pays organisations internationales qui décident de rejoindre votre initiative multilatérale pour sécuriser l'ouverture du D3 d'Ormous pour permettre justement à la navigation de reprendre parce que cette crise nous n'en som pas nous ne sommes pas responsables. Nous avons pas initié cette guerre. des différences avec avec d'autres pays avec les États-Unis mais nous subissons aujourd'hui les conséquences les Français subissent les conséquences et partout à travers le monde c'est le cas donc la France est tout au spectatrice lorsque avec le Royaume-Uni avec autant de pays elle se tient prête justement à favoriser la réouverture du D3 l'honneur Carois autre sujet l'épidémie débola qui frappe la RDC c'est la République démocratique du Congo ce qu'on appelait le Congo Kinshasa jadis d'abord que fait la France est-ce que vous suivez cette épidémie de prêt et quel type d'aide est envoyé à Kinshasa ?
Alors oui, tout à fait. J'étais d'ailleurs hier, j'assistais à une réunion avec de nombreux chefs d'État africains et puis surtout tous les bailleurs et les organisations multilatérales qui sont pleinement mobilisés sur cette crise. Aujourd'hui, ce qu'il faut dire aux Français, c'est qu'elle est régionale.
Elle est pour l'instant contenue dans un périmètre entre la RDC et un peu l'Ouganda. Mais il faut à tout prix éviter qu'elle puisse s'étendre plus largement. Euh c'est moins contagieux que ne l'était le covidquié ou pas ?
Alors, écoutez, c'est beaucoup moins contagieux que ne l'éter le Covid, mais il faut agir pour prévenir cette crise. Et à tous celles et ceux qui disent il ne faut pas investir dans le développement, il ne faut pas investir dans l'humanitaire et c'est important euh je leur dis sur les sujets de santé, il faut justement continuer à investir et se protéger parce qu'on ne se protège en France que si on agit typiquement sur le continent africain ou ailleurs. Justement, c'est Trump, on parlait de lui qui a dit sous l'US AID c'est l'agence américaine de développement international sans les coupes budgétaire que ça représente.
La flambée d'Ebola peut-être aurait été détecté beaucoup plus tôt. Il y a un enjeu de détection a joué avec le feu avec ça. Écoutez, il y a un enjeu de détection sur le mécanisme qui était mise en place et c'est vrai que la coupe drastique de USAID a créé une forme de déstabilisation.
Aujourd'hui, les États-Unis continuent à investir et sont d'ailleurs engagemés dans Ébola et ont demandé à ce que cela soit mis à l'ordre du jour du G7. Donc, on voit bien que ils se rendent compte de l'importance mais en en quelque sorte en tout cas une prise de conscience de l'importance d'investir dans la santé mondiale. La France l'a toujours fait.
La France soutient l'OMS. La France soutient Africa CDC qui coordonne justement les politiques en Afrique et on le fait, on le fait pour nous aussi. Alors justement, vous évoquiez l'aide publique au développement Éléonore Carois Jordan Bardella, le président des rassformement nationale a dit "L'argent public qu'on donne à des États étrangers dans l'Algérie, ça nous coûte 13 milliards, dit-il.
En temps de crise, tout ce qui n'est pas utile est inutile. Commentaire ?" Alors déjà, c'est faux.
Ça nous coûte pas 13 milliards. Ça coûte combien ? Écoutez, l'aide publique au développement au total, c'est-à-dire l'investissement aussi euh dans les organisations internationales, toutes nos contributions, enfin tout ce qui dépend de mon ministère, c'est 3,7 milliards.
C'est même pas 0 non c'est même pas 0,5 % du budget de l'État. À l'Algérie, on ne donne pas d'aide publ, c'est le montant agrégé de tout ce qu'il y a en stock à l'AFD. Ce n'est pas du tout ce que cela coûte au budget de l'État.
Et c'est important parce que ce sont des projets qui s'étalent sur plusieurs années et c'est surtout pas et ça c'est important de le dire parce qu'évidemment on attise euh des rencurs, on attise des ressentiments. Il n'y a pas d'aide donnée au gouvernement à Vous comprenez vos opposants qui qui se sont indignés quand on a pu apprendre qu'on aidait notamment la Chine des projets en Chine. On on aide pas à la Chine et ça c'est extrêmement important.
C'est une fausse information. C'est une fausse information. On naide pas la Chine.
Il y a pas d'aide publique au développement donné en Chine. Il jusqu'à récemment quand même. Non, il y a eu des projets de prêt en Chine à des taux de marché qui sont remboursés qui rapportent de l'argent à la FD qui d'ailleurs reversent de l'argent plusieurs centaines de millions à l'État et qui aujourd'hui sont un choix.
On peut se dire on n pas apprêté de l'argent à la Chine, ça c'est un autre débat. Mais de là à dire qu'on donne de l'argent à la Chine, c'est une fausse information également. Est-ce qu'il ne faudrait pas, ça a été euh dit par d'autres hein, couper l'aide au développement de pays qui nous sont hostiles régulièrement.
On parle de l'Algérie, du Niger, du Burkina, du Mali et qui pose problème avec les les occutèf vous savez euh est-ce qu'il y aurait pas moyen de pression là-dessus ? Est-ce qu'il y aurait pas un peu de réalisme à voir làdus ? Mais c'est ce que c'est ce que l'on fait en réalité.
Je veux dire, à un moment donné, euh aujourd'hui, il y a pas d'aide au développement à des pays qui nous sont hostiles. C'est absolument assumé. Ce que l'on fait, ce sont des partenariats qui sont dans notre bénéfice et dans le bénéfice de notre partenaire.
C'est d'ailleurs pour ça vous vous le disiez en introduction en me présentant le titre de mon portefeuille c'est partenariat internationaux. Avant on appelait ça développement coopération problème vous l'enjamb vous en fait on fait des choix on a des fonds concessionnels qui sont moins importants. C'est c'est c'est le cas et puis surtout on le fait quand on a un intérêt.
Je vous parlais de la santé mondiale et bien moi j'aimerais bien que l'on me montre que c'est utile d'arrêter de financer des programmes de santé et que ça va protéger les français. Ce n'est pas le cas. Éhonor Carois il faut conclure 3-1 face au Sénégal.
Je sais pas si vous avez regardé le match hier soir. J'avais j'avais quelque chose mais j'ai quand même regardé sur mon téléphone. OK, très bien.
C'est bien parti pour les Bleus au Sén au mondial. Euh que dites-vous des propos du président de l'Assemblée nationale du Sénégal, l'ancien premier ministre Ousman Sonco, c'est au micro de nos confrères de France 24 euh qui répond à propos d'un pronostic de de match. Il dit "Ce n'est qu'un match de football mais pour avoir une lecture politique de ce match, quel que soit le vainqueur, c'est l'Afrique qui aura battu l'Afrique." Alors bon, déjà ça c'était avant le résultat, donc on voit qu'il avait peur de perdre.
Mais en tout cas, ce que l'on voit c'était que on a on a gagné ce premier match et en réalité tous les joueurs de l'équipe de France sont français sans aucune distinction et non seulement ils sont français mais ils sont la fierté nationale. Donc moi j'étais très heureuse de voir qu'on avait remporté ce match. Maintenant il y en aura bien d'autres et et je pense qu'il faut surtout se réjouir de cette première victoire qui c'est quoi ?
C'est c'est le nouveau monde contre l'ancien monde. Qu'est-ce qu'il a voulu dire ? Vous trouvez pas ce propos ?
Je suis pas là, je suis pas là pour pour interpréter les propos de de choqué ces propos ou pas ? Moi ce que je vous dis c'est que vraiment tous les joueurs de l'équipe de France sont français et c'est important de le dire et à ceux qui auraient un doute et qui voudraient avoir une lecture partielle ou vous dire que vous êtes moins français parce que vous êtes binational, typiquement le Rassemblement national qui ne cesse de le dire et bien ils ont tort lorsque l'on est français, on l'est pleinement. Moi-même j'ai plusieurs nationalités et je suis pourtant 100 % française et fier de l'être.
Ultime question avec l'autorisation de Maxime Liedo. Est-ce que vous regretez que le foot français ne soit pas plus mobilisé pour la libération de Christophe Gless détenu en Algérie ? Je pense qu'on doit tous être mobilisés.
Les footballeurs là, ils pourrai en profiter. Non. Bah écoutez, on peut leur suggérer mais tous en réalité autant que nous sommes, on doit être mobilisé pour la libération de nos concitoyens partout dans le monde.
Il y a évidemment Christophe Glaise, mais il y a d'autres Français qui sont dans des situations extrêmement difficiles à travers le monde. Et je profite que vous me posez la question pour rendre hommage à nos diplomates et à toutes celles et ceux qui sont justement mobilisées pour permettre qu'il rentre à la maison rapidement. Merci à vous Éléodor Carois.
Merci, merci beaucoup d'être venu dans le studio de Sud Radio ce matin. Vous êtes la ministre déléguée en charge de la francophonie des partenariats internationaux et des Français de l'étranger dans un instant, ça a été évoqué dans cette interview politique, le dîner Emmanuel Macron, Donald Trump à Versailles en grande pompe, même si le président français bien sûr a assuré que cela n'était en rien un gal. Est-ce que vous trouvez ça choquant ?
Est-ce que ça vous interpelle ce dîner ? Venez en discuter avec nous. Dans la discussion, il y aura aussi Ellisabeth Lévi et Éric Revel. 0826 300 à tout de suite sur Sud Radio.
Éléonore Caroit