Les papillons noirs, une série 5 étoiles - L’Oeil de Pierre Lescure - C à vous - 22/09/2022
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« ils comptent déjà un million et demi de vues. C'est énorme, c'est un record. »
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« Ils ont été très inspirés par les séries italiennes des années 70 »
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En moins d'une heure, Basile démarre sur Arte, les papillons noirs, une nouvelle série en 6 épisodes, vous en aurez 3 dès ce soir. Les papillons noirs dont je crois pouvoir dire qu'ils vont passionner le plus grand nombre de ceux qui nous regardent. Les plus informés d'entre vous vont dire, ouais le Lescure il sort plein d'adjectifs et de superlatifs, mais c'est une série produite par le groupe MediaOne qui produit aussi, c'est à vous, c'est un fait. Mais d'une part, quand la famille est brillante, je ne vois pas pourquoi on se priverait de le dire.
Et puis surtout les papillons noirs, comme souvent avec Arte, sont proposés sur la plateforme de la chaîne depuis deux semaines et ils comptent déjà un million et demi de vues. C'est énorme, c'est un record. Ajoutez à ça une critique quasi unanime et souvent dithyrambique. Donc, le pitch, un vieil homme magistralement interprété par Nilsa Restrup, décide de rédiger ses mémoires avec la complicité d'un écrivain, le personnage de Nicolas Duvauchel. Il va lui confesser très vite avoir été tueur en série dans sa jeunesse, main dans la main, avec l'amour de sa vie.
Et comprends-moi bien, là je te raconte des dates, des lieux, des noms. Je décris des scènes avec des détails, mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est ce qui se passait dans notre tête. Et ça, ça ne peut pas se raconter. On peut avoir vécu pour comprendre.
J'ai cité Arestrup et Duvauchel, mais le casting est d'enfer. Tous les seconds rôles d'homme et de femme sont très haut niveau, et notamment Axel Gamberger et Alizé Coste. Nils Arestrup a été conquis par Albert, le personnage qu'on lui a proposé.
Il s'appelle Albert, et on ne peut pas le décrire sans parler de Solange. Chacun des deux a vécu une blessure. Ils vont vivre presque 30 ans ensemble. Et ces 30 ans ensemble vont être assez violents, comme si ces blessures, il fallait qu'elles ressortent d'une certaine manière. Ça fonde leur proximité, et ça fonde leur réactivité par rapport à la société. Comprendre, ça ne veut pas dire excuser, parce qu'ils vont très très loin, tous les deux. Tous les étés. Et tous les étés, ils tuent.
Et voilà. Ils sont deux à avoir écrit les Papillons Noirs. Olivier Abou et Bruno Merle. Et Olivier Abou réalise. Ils ont été très inspirés par les séries italiennes des années 70, dans cette cavale meurtrière filmée avec de la chair et une esthétique pas seulement sanglante. C'est la forme aussi qui a conquis Nils Arestrup, comme il l'a expliqué à Mertisser.
Il y a vraiment une qualité à la fois technique, une qualité de la mise en scène, une qualité du montage que j'ai trouvé formidable. La musique, le scénario, les scénarios eux-mêmes. J'étais emballé d'une certaine manière, ce qui m'arrive rarement quand je suis dedans. Parce qu'on est toujours, évidemment, on n'a pas du tout pas trop envie de se voir. Mais là, j'étais pris.
Donc six épisodes en tout, dont trois dès ce soir. Bon nombre, je pense qu'ils l'ont vu déjà sur la plateforme, vont le revoir et j'en suis. Vous allez avoir tous les registres, la violence, la complexité, la sensualité, vous aimez ça. Le sourire aussi, comme dans ce premier face-à-face entre Nils Arestrup et Nicolas Duvauchel, prêt à écrire les mémoires du vieil homme. On parait-il quand vous dites elle ? Solange.
Qui d'autre ? Solange. J'ai même pensé que ça pourrait être le titre. Non ? Peut-être, oui. C'était un peu prématuré. Oui. C'est bon de professionnel. D'ailleurs, je pense qu'on devrait commencer par le début. L'ordre chronologique, ce n'est pas très original, mais ça a fait ses preuves. Vous pourriez me raconter de votre famille, d'où vous venez, votre enfance. Je ne pense pas que c'est bon de garde. C'est-à-dire que je suis un peu venu pour ça quand même.
Je déconne. C'est le seul sourire que vous avez vu dans la série. Tout le reste, ça va être tension et du sang. Ça va saigner 20h55 ce soir sur Arte. Merci beaucoup, Pierre. On ne loupera pas les papillons noirs. Et un million de personnes qui l'ont déjà vu sur la plateforme, ce n'est pas un million de membres de la famille Mediawan. Eh non ! On n'est pas tant que ça. On n'est pas tant que ça.