Olivier Faure : "Je vois bien ce qui se passe à droite..."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Olivier Fort. Olivier Fort, vous êtes le premier secrétaire du Parti socialiste.
Vous êtes vous-même député de Sémarne et on approche du dénouement puisque le vote solennel du budget de la sécurité sociale, c'est demain. Ça passe ou ça casse ? C'est pas à moi de le dire.
On verra. C'est un vote démocratique. Il n'y a plus de 493.
Il y a eu la volonté du Premier ministre de faire en sorte que le Parlement retrouve pleinement ses droits et son rôle. C'est la première fois depuis 1958 que les députés sont vraiment députés. Cette fois-ci, les décisions que nous prenons, elles nous placent dans une responsabilité que nous n'avons jamais eu auparavant puisque il y avait soit une majorité absolue, soit il y avait le 493 qui corrigeait la copie.
Cette fois-ci, nous sommes face à nous-mêmes et donc chacun d'entre nous devra devra prendre sa responsabilité. Donc vous vous voulez que ça passe. Nous partons d'un projet de budget au départ qui était un projet prenez votre on sent vous prenez votre élan pour répondre à cette question parce que c'est quand même dou c'est un moment c'est un moment important.
Ça n'est pas tout à fait banal. Il n'y a pas de majorité dans ce parlement et donc il faut que chacun se demande si il vote pour ou s'il vote contre. Et évidemment quand nous sommes entrés dans le débat, nous étions absolument contre ce projet de budget parce qu'il y avait en fait le gel des pensions de retraite, il y avait le gel des prestations sociales, les minim, allocation familiale, allocation de handicapé, enfin toutes c toutes ces allocations qui permettent à des gens de vivre normalement.
Il y avait le doublement des franchises médicales. Il y avait une augmentation de la CSG sur les revenus, de tous les revenus. Il y avait aussi des misères qui étaient faites notamment aux apprentis et cetera et donc tout ça vous avez réussi à le faire sauter.
Nous avons réussi à le faire sauter. Il y avait aussi une baisse des crédits pour l'hôpital qui était trop importante. Donc il y a eu là toute une série d'avancées et la négociation a permis de faire en sorte que ce projet, cette copie ne soit plus la même qu'au démarrage et aujourd'hui c'est une copie qui est passable.
Et donc c'est la raison pour laquelle demain devant mon groupe je plaiderai le fait que nous votions pour ce projet de loi de financement de la sécurité que vous votiez pour, c'est-à-dire vous ne vous contenterez pas de vous abstenir. Non parce que je vois bien ce qui se passe à droite. Je vois bien qu'il y a toute une série de gens qui sont devenus euh des ingénieurs du chaos.
Édouard Philippe en tête. Et donc c'est la raison pour laquelle je pense que nous nous devons en regard, accepter l'idée que pour la première fois nous votions pour un projet de loi de financement de la sécurité sociale parce qu'il est l'objet d'un compromis. Il n'est pas notre projet mais il n'est pas non plus celui de Sébastien Lecnu.
Il est celui que le parlement a accouché à l'issue de débats qui ont duré déjà un mois et demi. Ce que vous nous dites ce matin est décisif. Vous voterez pour.
Ça veut dire beaucoup de choses. Ça veut dire d'abord que aux yeux de ce que l'on a toujours dit de la limite entre opposition et majorité, c'était le budget. Quand on était dans l'opposition, on votait contre un budget.
Si vous votez pour, est-ce que vous considérez que désormais vous faites en quelque sorte partie de cette majorité ? Bien sûr que non. Ce gouvernement est un gouvernement de droite, je suis de gauche, je le reste.
Mais ce que je sais aussi, c'est que quand nous sommes devant nos responsabilité sur un sujet qui n'est pas n'importe lequel, qui n'est pas le budget de l'État, qui est le budget de la protection sociale, de la santé, de nos retraites, et bien quand on obtient tout cela et bien forcément quand on a réussi une négociation, il faut en assumer aussi le prix. Et je rappelle que nous étions entrés en discussion sur le fait que la réforme des retraites serait suspendue. Elle l'a été.
Le premier ministre s'est engagé, il s'est montré fiable dans toute la discussion et donc je souhaite que nous puissions à notre tour être fiable et faire en sorte que ce budget soit adopté. On va essayer de comprendre les conséquences de la déclaration que vous venez de faire. Vous vous êtes donc prononcé pour le vote de ce budget.
D'abord, est-ce que votre groupe vous suit ? Est-ce que l'ensemble des députés avec qui vous avez échangé des députés socialistes est dans le même état d'esprit que vous ? Je le pense une majorité peut-être pas l'intégralité.
Donc maintenant, c'est à moi de convaincre et de faire en sorte que demain tous les votes se joignent au mien et faire en sorte que nous puissions effectivement donner un budget de la protection sociale aux Français et aux Français. Ce serait très grave de ne pas en avoir. Il faut que chacun comprenne qu'il y a deux solutions pour le gouvernement. soit de procéder par la voie réglementaire et donc par exemple d'augmenter les franchises, même de les tripler pour éviter cette dérive des comptes publics qui ferait que on arriverait à 30 milliards de déficit à la fin de l'année.
Ce qui aurait une conséquence que chacun doit comprendre, c'est que si nous arrivons à 30 milliards de déficit, tous les prédateurs de la protection sociale qui attendu que ça pour pouvoir ensuite et bien expliquer qu'il faut en finir avec notre système de solidarité ne se gênneront pas pour le faire. Je rappelle que quand au début des années 80, Ronald Rigan, Margaret Satcher qui ont lancé cette révolution néolibérale l'ont entamé, ils l'ont entamé en faisant d'abord déraper les comptes publics puis après en expliquant que regardez ça marche pas. Donc du coup il faut tout réformer.
Et quand ils disent réformer, ça veut dire détruire. Et puis la deuxième solution c'est le passage par ordonnance. Passage par ordonnance ça veut dire qu'on revient si on en croit à la note du secrétaire général du gouvernement qui a été commise il y a 1 an.
Ça veut dire revenir au projet initial. Ce serait fou que des gens de gauche qui se sont battus pendant 1 mois et demi pour justement enlever ce musée des horreurs se retrouvent à la fin avec le musée des horreurs parce que nous aurions choisi de faire tomber ce projet de on le sait ce sera à à quelques voies près. Donc les socialistes dans leur vaste majorité dites-vous et vous espérez même emporter l'intégralité des députés socialistes votre pour qu'en est-il de vos partenaires écologistes ?
Et bien nos partenaires écologistes ont une demande ultime et ils ont raison de la poser. Euh sur le budget de l'hôpital, nous avons gagné 1 milliard en première lecture. Ils veulent qu'on aille plus loin sur ce qu'on appelle l'ondame, l'objectif national des dépenses d'assurance maladie.
Fa sorte que l'ondame hospitalier puisse progresser encore. Et cette démarche est la bonne et je pense que ils ont raison de le faire parce que nous avons besoin, on voit bien partout en France exang s'il l'obtiennent, ils voteront pour C'est à eux qu'il faut poser la question. Moi, j'ai pas à me prés en tout cas que du côté du gouvernement, il s'apprête en effet à rajouter inextrémiste ce dernier amendement qui permettrait d'allonger donc en effet euh le budget des hôpitaux.
Ils le font euh mais en espérant effectivement que les écologistes voteront pour. Est-ce que d'après les échanges que vous avez à la fois avec Marine Tondelier et le groupe écologiste, vous pensez que c'est possible ? Moi, j'ai beaucoup discuté Cyel Châelin, la présidente du groupe écologiste.
À ce stade, je peux pas vous dire quelle sera leur réponse et puis ce n'est pas à moi de me faire leur porte-parole ou de laisser penser que il dépendraient de mon choix. Ils prendront leur décision en toute souveraineté, en toute cohérence aussi. Et j'espère que effectivement ce geste du gouvernement les amènera à faire le bon choix.
Vous l'espérez. Ce sera donc déposé effectivement cet amendement qui vise à relever à 3 % la progression des dépenses de l'assurance maladie contre 2 % initialement. prévu.
Est-ce que vous n'avez pas 1, pas au tout départ ? Oui, mais aujourd'hui on est aujourd'ù on se par on est à deux. Ce que je veux dire, c'est que il y a enfin c'est là aussi que dans un moment où il n'y a pas de majorité, quand il y a des pas qui sont faits, il faut aussi qu'on en fasse nous-même.
Voilà, c'est aussi simple que ça. Si on était dans une situation où il y avait une majorité absolue au Parlement pour un groupe quelconque et que nous étions dans l'opposition, on pourrait se permettre de dire nous notre copie c'est cette copie là et donc comme c'est pas notre copie qui est arrivée à maturité et bien on refuse de voter. Mais dans les conditions dans lesquelles nous sommes où il n'y a pas de majorité, à chaque fois qu'on prend une décision, on prend le risque d'entraîner et bien tout simplement la France vers vers l'état.
Vous dites vous le dites ce matin sur RMC, sur BFM TV, Olivier Fort, vous allez le dire à vos députés, vous venez de dire, je vais à moi aussi de les de les convaincre. Est-ce que vous allez aller rencontrer aussi les députés écologistes pour essayer de les de les convaincre eux aussi ? Bon, on discute dans les través de la de l'hémicycle et depuis des semaines, nous parlons suff ben on verra et on va continuer à parler notamment, je le répète, avec Cel Châelin qui est euh euh la présidente du groupe écologiste mais aussi avec les sensibilités qui sont en son sein, les gens qui viennent de génération, les gens qui viennent de l'après, ceux qui ont été autrefois insoumis et qui ont décidé de de rompre les lignes avec Jean-Luc.
Comment c'est pour les convaincre ? Ben je ne sais pas, je ne peux pas parler en leur nom, mais ce que je sais c'est que notre devoir à nous, c'est aussi de faire en sorte que l'antiparlementarisme ne gagne pas ce pays. Parce que ce que j'entends quand je ce weekend, je me baladais dans mes circonscriptions et j'entends des gens nous dire "Mais vous rendez compte, on vous paye vous les députés pour trouver un compromis et vous n'y parvenez pas au bout d'un mois et demi mais qu'est-ce que vous faites ?
À quoi vous servez ?" Et donc moi je ne veux pas quand il parleisme gagne de nouveaux galons. Ça ça veut dire que demain c'est la porte ouverte à l'extrém.
Vous vous rendez compte de ce qui se joue ce matin Olivier For ? Vous dites que vous votez pour. Et vous avez de l'autre côté et ça paraît assez hallucinant des gens comme Édouard Philippe et le groupe Horizon qui disent qu'ils ne voteront pas pour ce budget.
Vous avez les LR qui hésitent entre voter contre et s'abstenir et l'un de leurs arguments, c'est de dire que ce budget est en réalité un budget socialiste. Vous leur donnez raison ce matin. Non, je leur donne pas bien sûr que non.
En fait, ce budget-liste, c'est un budget de compromis. Nous avons fait des efforts les uns et les autres pour arriver à trouver un point de passage qui permet de créer un budget d'attente qui sera en réalité le budget que nous tiendrons jusqu'à l'élection présidentielle. Mais si nous avions nous été au gouvernement, qu'ionsnous fait ?
Nous aurions trouvé des ressources nouvelles ? Le problème c'est que le budget de la santé, il ne peut pas être soumis. En fait, il faut d'abord commencer par se poser la question des besoins.
Est-ce que on peut demain dire que on va par exemple euh moins rembourser alors que on sait qu'il y a des gens qui sont en affion longue durée qui ont besoin d'être soignés de manière continue ? On va dire non mais écoutez, on a un problème de budget donc on va arrêter. Non et donc il faut trouver des recettes nouvelles.
Nous n'avons pas réussi à les imposer dans le débat et nous souhaitions évidemment faire très différemment. Appelez-vous quand vous avez hier Bruno Retaillot quand vous avez hier Bruno Retaillot sur BFM TV qui parle de ce texte comme d'un texte qui n'est pas votable d'un holdup fiscal social et démocratique. Il dit nos députés auront le choix de l'abstention ou de voter contre.
Et il dit de Sébastien Lecornu qu'il s'est mis, je cite, dans les mains des socialistes. Non mais Bruno Taillot pense que il va réussir à concurrencer l'extrême droite en étant plus à droite qu'elle. Mais la réalité c'est qu'il finira par être avalé par l'extrême droite et c'est tout ce qui va lui arriver parce que l'ADN des Républicains, ça ne peut pas être d'être dans une course poursuite, dans une folie furieuse qui le conduit à finalement devenir le supplétif et la copie conforme de Marine Le Pen.
Et qu'en est-il d'Édouard Philippe ? Mais je regrette de voir Édard Philippe que tout le monde présentait comme la sagesse incarnée ou presque qui est devenu un ingénieur du chaos et qui euh continue sa lente dérive lui aussi euh avec euh cette idée euh folle qu'il vaudrait mieux que euh tout ça s'arrête dans des conditions qui mettraient en danger notre système de protection sociale. Vous faites le choix de la sagesse pour reprendre votre mot à l'instant.
Ben, je fais le choix de la cohérence et le choix aussi du compromis. J'accepte l'idée qu'une négociation, même si elle ne conduit pas à ce que j'obtienne tout ce que je souhaitais, et bien à un moment, il faut aussi tirer les conclusions de ce qu'on a obtenu. Et donc à un moment, oui, je dis que ce qu'on a arraché et bien il faut le préserver et faire en sorte que les Français soient protégés.
Parce que le problème c'est pas, j'entends ce que vous dites sur les cadeaux socialistes, mais c'est pas des cadeaux socialistes. On va rien gagner dans cette dans cette affaire. Ce qu'on va faire gagner par contre aux gens, c'est le fait que par exemple leur pression de retraite ne soit pas désindexé par rapport à l'inflation, que les gens que les familles ne soient pas euh amputé dans leur budget.
On est là à la veille de Noël et bien on peut dire aux gens écoutez l'année prochaine et bien votre pouvoir d'achat sera préservé avec la enfin si demain et ce n'était pas le cas et bien vous pourriez aller voir toutes celles et ceux qui à LR euh ou à Horizon ont fait le choix du pire et leur dire ben mon pouvoir d'achat pourquoi vous avez décidé de le sacrifier ? Vous défendez les classes moyenne paraît-il ? Vous défendez les classes populaires, mais où avez-vous pu imaginer que on défendait les classes moyennes et classes populaires en désindexant leurs pensions, leurs prestation ?
Depuis le début, depuis le début de cette discussion sur le budget, LFI vous pilonne littéralement, estimant que vous êtes un traître en votant pour vous imaginez bien les critiques qui dans les minutes qui viennent vont être exprimées à la fois par son déjà sur leur Twitter en train de se poser la question de savoir ce qu'ils vont pouvoir dire. Mais moi ce que je leur dis, c'est que euh je suis fasciné par des gens qui euh disent protéger euh les retraités notamment, j'ai manifesté avec eux dans la rue contre la réforme borne. Voilà qu'elle est suspendue.
Ils ont voté contre la suspension de la réforme des retraites. Rendez-vous compte, ils ont voté contre la suion de la réforme des retraites. C'est eux les traîtres.
Mais la trahison, elle est là. La trahison, c'est de ne pas défendre les gens jusqu'au bout et de ne pas accepter l'idée que bien sûr, ce n'est pas l'abrogation. J'aurais préféré l'abrogation pour pouvoir reformuler une autre réforme des retraites parce qu'on ne peut pas dire non plus qu'on ne veut pas de réforme des retraites.
Ce serait suicidaire. Donc je veux une autre réforme des retraites mais quand il y a quelque chose à prendre je le prends. Et quand c'est maintenant c'est maintenant.
Et quand on peut se faire faire en sorte que les gens puissent se dire "Bon voilà on est soulagé parce que les choses avancent dans le bon sens et bien on prend. Vous vous êtes complètement émancipé de Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise, mais je crois n'avoir jamais été sous la tutelle. J'ai fait le choix d'alliance autrefois avec les insoumis pour ou pour le NFP, mais c'est pas une question, on ne reprendra plus.
Je ne peux pas prédire ce que sera l'avenir face à l'extrême droite si demain matin. Vous ne dites pas ce matin, je ne m'associerai plus jamais à elle est fini. Mais je vois bien le parallèle que vous allez faire entre d'un côté Nicolas Sarkozi qui explique qu'il n'y a plus jamais de possibilité de faire un front républicain contre l'école ne s'associera plus.
Je cite un quelconque front républicain. Et bien, je ne fais pas de parallèle entre d'un côté l'extrême droite et de l'autre la gauche radicale. Il y a d'un côté un parti qui toute son histoire en témoigne a toujours été du côté des antirépublicains.
Ce parti a été fondé par d'ex nazi, d'Ex Collabo et de l'autre côté un parti dont on peut penser que il est dans l'outrance, qu'il est parfois aussi tellement décalé par rapport à ce qu'il faudrait faire mais qui a une histoire qui est une histoire avec la République, avec la République sociale et donc je ne fais aucun parallèle entre les deux. Ça c'est s'il y avait RN LFI. On a bien compris.
Dans ces cas-là, vous n'hésiterez pas une seule seconde, vous voterez LFI. Ah bah bien sûr. Et si c'était entre LFI et la droite, je pense par exemple à Paris, est-ce que vous pourriez à un moment ou à un autre vous dire "On vote Sopia Shikirou plutôt Krashiati ?" Non mais cette question se posera pas.
Sofia Chikirou rien. Ah bah si enfin je l'imagine. Je n'imagine pas que les Parisiens d'un seul coup basculent complètement leur vote.
Mais enfin on verra. Ce moment-là n'est pas arrivé. En tout cas, ce que je vous dis, c'est que effectivement il y a pas de parallèle possible entre l'extrême droite et la gauche radicale.
Et moi mon camp, ma famille politique, c'est celle de la gauche et les étrices et les électeurs de la France insoumise, je les connais, je les côtoi, je les rencontre chaque semaine et je sais que souvent ce sont des gens qui sont en colère, qui ont le sentiment qu'on ne les défend pas et c'est la raison pour laquelle ce matin je leur dis et bien moi je vous défends et c'est la raison pour laquelle parfois je fais des choix, je prends mes risques, je fais en sorte de ne pas être simplement dans la posture parce que c'est trop facile d'être dans la posture et de pas défendre les gens du jusqu cette expression, elle vous rapproche de Sébastien Lecnu puisque que ici même à ce micro, vous aviez raconté qu'il vous avait envoyé ce texto au moment de monter à la tribune en disant "Je prends mon risque. Au fond, vous avez pris votre risque ensemble. Avec la décision que vous annoncez ce matin, votez pour ce budget, vous allez peut-être réussir à faire passer ce budget.
Si toutefois il ne passait pas, est-ce que à vos yeux Sébastien Lecnu devrait démissionner ? Bon, sa décision n'appartient qu'à lui en fait et je vois que il a été celui qui a démissionné une première fois après une première crise dans le socle commun. Donc euh j'imagine que c'est certainement ce qu'il ferait mais euh je n'ai pas à me prononcer à sa place.
En tout cas, ce que je dis c'est que la question n'est pas une question politicienne. Ça n'est pas la question de savoir qui s'en va, qui reste et cetera. La question c'est est-ce qu'à un moment donné nous sommes suffisamment responsables les uns et les autres pour se dire que on ne joue pas avec les retraites, avec la protection sociale, on ne joue pas avec la santé des Français.
Vous préparez la suite ? Je prépare toujours une suite. Oui, vous préparez toujours une suite mais on sent bien, c'est une nouvelle position du Parti socialiste comme pivot de la gauche.
Vous continuez à appeler à une primaire dans laquelle il y aurait les écolos. La gauche jusqu'où ? Jusqu'à ça irait jusqu'où.
Édouard Philippe il pourrait échanger avec vous. Non mais lui il dit pourquoi pas. Lui il dit ça pourrait éventuellement dans une pr de la gauche mais une pr de la gauche mais il dit on pourrait aller jusqu'à un bout.
Si vous vous votez un un budget de Sébastien le cornu, on se dit qu'au fond le socle commun du milieu, il est en train de bouger. Non, mais on n'est pas en train de créer un socle commun. Faut qu'on se comprenne bien là à Polynomalam.
En fait, on est chacun dans son camp. On a lui il reste de droite et je reste de gauche. Mais à un moment, quand il n'y a pas de majorité et bien il faut que chacun se dise comment est-ce qu'on fait pour que les Français ne soient pas les victimes de nos oppositions, c'est tout.
Mais ça ne veut pas dire que nous allons nous retrouver. Je ne suis pas entré au gouvernement de Sébastien Lecornu, ni même dans celui de François Berou auparavant et encore moins celui de Michel Barnier, mais j'ai accepté l'idée de dialoguer et ce dialogue, il doit être un dialogue sincère, un dialogue loyal mais un dialogue où on parle de point de vue totalement différent et nous avons dans ce débat défendu des points de vues très différents. Simplement à la fin, il faut choisir.
Olivier Fort, merci d'avoir répondu à mes questions. Olivier Fort qui vient donc d'annoncer qu'il voterait pour ce budget.
Olivier Faure