Hugues Aufray en concert à Reims le 7 décembre : "Je suis resté comme un amateur au sens propre du mot"
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Comment ça va ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Êtes-vous un amateur de champagne ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Vous serez en concert le 7 décembre dans le cadre de votre tournée Escapada ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Ce n'est pas un peu dingue de se dire que vous faites partie du patrimoine ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Dans ces chansons connues, il y a des choses très différentes et reprises par des publics différents ?
- 2:54OuverteRéponse directe
On vous ramène toujours à votre âge, 97 ans, comment le vivez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:41InvitéFait
« Les enfants chantent mes chansons dans les écoles. »
- 1:50InvitéChiffre
« J'ai enregistré 440 chansons. »
- 4:17InvitéFait
« Je suis devenu professionnel comme ça, par hasard. »
- 4:27InvitéFait
« Je suis resté comme un amateur au sens propre du mot. »
- 9:23InvitéFait
« C'est le premier cadeau de Noël que j'ai eu après la guerre. »
- 10:18InvitéFait
« J'aimerais une guitare. »
- 11:13InvitéFait
« La fusion nucléaire, c'est l'avenir de l'humanité. »
Temps de parole
- Invité59 %
- Présentateur29 %
- Locuteur non identifié10 %
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Concerts, expos, spectacles, tous les soirs, c'est ici que ça se passe. Bonjour Hugo Fray. Bonjour, bonjour. Merci de nous rejoindre sur ici Champagne-Ardenne. Ça nous fait franchement, vraiment, sincèrement, très plaisir de vous avoir à l'antenne. J'ai envie de vous demander comment ça va.
Moi ça va bien, j'espère que vous ça va bien aussi. Parce qu'avec tous ces troubles dans le monde, en France, les inondations, les incendies, tout ça, on ne sait plus où on en est. Alors ça va bien chez vous ? Ah bah écoutez, oui. En tout cas, on fait avec,
on n'a pas le choix, non ? Qu'est
-ce
que vous en pensez ? Le champagne, ça marche toujours. Oui, bon, vous
êtes un amateur de champagne, Hugo Fray ? Pas du tout. Je ne
bois
pratiquement pas d'alcool, mais pour faire plaisir. Pour faire plaisir, on traîne un peu. Quand il y
a
une fête, je ne sais pas le malin en disant que je ne bois pas. Mais en réalité, chez moi, je ne bois pas de champagne.
Bon, écoutez, vous allez venir le 7 décembre au quart. Vous ferez plaisir, donc, en trinquant au moins, même si vous trempez les lèvres.
Voilà, exactement.
Alors, vous serez en concert dans le cadre de votre tournée qui s'appelle Escapada, avec vos musiciens sur scène, avec votre guitare, et puis surtout, avec toutes vos chansons qui, depuis des décennies, nous accompagnent. Des chansons que, moi, perso, mais je ne suis pas le seul, on a appris à l'école,
on
a chanté dans des clubs, dans des endroits, des réunions. Dans les soirées, les soirées. Ben oui, alors, je sais qu'on vous le dit à chaque fois, mais ce n
'est
pas un peu dingue, quand même, de se dire que vous faites partie du patrimoine ? Non, je pense que c
'est bien. Ça ne me dérange pas du tout quand on dit la vérité, quoi. Ce que vous venez de dire, c'est vrai. Les enfants chantent mes chansons dans les écoles. Mais ils pourraient en chanter davantage, et des plus belles encore, parce que j'ai enregistré 440 chansons.
Dans ces chansons connues, il y a des choses qui sont finalement très différentes, et qui sont reprises par des publics différents également. Par exemple, Santiano, c'est très festif. Céline, c'est une jolie chanson que peut-être des plus jeunes pourraient chanter. Il y
a
plein d'exemples comme ça. Stu Ball aussi. J'accepte ce
que vous dites, d'abord, parce que c'est vous qui le dites. Mais en fait, les gens qui chantent Santiano, ils sont passés par le petit Anne Gris, par des tas de chansons, par des chansons qui sont beaucoup plus sentimentales, comme Céline, pour arriver au final. Parce qu'un spectacle, c'est comme une randonnée. C'est pour ça que Escapada, ça signifie un peu l'échappée. Je suis un peu comme ce coureur du Tour de France, qui n
'est
pas très connu, qui est un peu régional.
Et
puis, tout d'un coup, il décide de faire une échappée.
Et
il laisse tout le monde sur le carreau. Et quelquefois, il gagne l'étape. Voilà, c'est un peu ça Escapada.
Alors, ce qui nous fascine, et moi aussi, je dois l'avouer, peut-être que vous en avez marre, qu'on ramène toujours à votre âge, tout ça, mais, bah oui, 97 ans quand même, vous entendre dire,
bah
voilà, je fais comme un courant cycliste, une échappée, je gagne l'étape. Enfin, c'est assez fascinant, en fait.
Oui,
c'est vrai. Moi, je le vis comme ça, parce que je suis obligé de revenir au point zéro. Lorsque je suis enfant, je n'ai jamais rêvé d'être un chanteur célèbre sur une scène. J'ai grandi en pensant que, n'ayant qu'une faculté, comment dirais-je, particulière, et qui me mettait en dehors un peu de la société scolaire, j'étais doué pour la peinture et la sculpture. J'ai décidé d'être sculpteur, et ça n'a pas marché, mon père n'a pas voulu que
je
fasse les beaux-arts, parce qu'il m'a dit, tu sais, mon pauvre petit garçon, si tu fais l'école des beaux-arts, tu vas peut-être finir comme Van Gogh, pauvre, pauvre, et inconnu. J'ai dit, j'aimerais bien finir comme Van Gogh. Mais j'ai renoncé à la sculpture, et je me suis embarqué dans quelque chose que je faisais naturellement, simple, parce que je chantais à la maison, pour mon plaisir, et tout d'un coup, il y a des gens qui m'ont dit, viens chanter chez nous, et on va te donner un peu d'argent. Et voilà, je suis devenu professionnel comme ça, par hasard. Donc, si vous voulez, je n'ai aucun scrupule à parler de ce que je suis, une sorte d'amateur.
Je suis resté comme un amateur au sens propre du mot.
Un amateur qu'on aime beaucoup. Vous restez avec nous, Hugo Fray, on va continuer à parler dans un instant sur ici, Champagne-Ardenne. Le temps d'écouter Bobby McFerry. Nous voici Don't Worry, Be Happy. Bonne soirée.
Sous-titrage Société
Radio
-Canada. Don't Worry, Be Happy now. Be happy. You
got
no place to live. Somebody came and took your bed. And it's late.
He
may have to lit the gate. You got no style. You got no girl to make you smile. But don't put it down. So don't worry.
C'était Bobby McFerry.
C
'est ici que ça se passe. Le 17
-19.
Il
sera invité ce soir au téléphone.
C
'est Hugo Fray pour le concert Escapada. Au cas le 7 décembre prochain. Avec évidemment, Hugues, tous vos grands tubes. Moi, je ne chante pas
de tubes. Je chante des chansons. Oui. Les tubes, c'est les plombiers qui travaillent le tube. Mais il y a des chanteurs qui font des tubes, c'est vrai. Et les tubes, c'est des chansons qui sont fabriquées un peu artificiellement. Un peu artificiellement. C'est des lieux dits.
Je
ne sais pas. Mais Brassens n'a jamais fait de tubes. Il a fait des chansons magnifiques. Renaud fait... Renaud, lui, il a fait des tubes. Mais ce n'était pas fabriqué. C'était parce qu'il était branché sur un monde qui attendait ce qu'il a donné. C'est ça, son succès.
Parlons de succès. Je voudrais qu'on parle aussi de votre guitare, Hugo Fray. Qu'est-ce qu'elle représente, cette guitare qui vous accompagne toujours ?
C'est le premier cadeau de Noël que j'ai eu
après
la guerre. Après cinq ans de guerre. Je n'ai pas vu mon père pendant sept années. Puisqu'avant la guerre, il voyageait beaucoup. Après, il était soldat et officier. Il dirigeait une usine d'armement. de bombes. Je n'ai pas vu mon père pendant sept années. Cinq années de guerre et trois années d'avant-guerre. Maman a dit, maintenant, il faut que tu fasses connaissance avec ton père.
Nous
sommes malheureusement divorcés. Mais il est très gentil. C'est un homme très bien. Il faut que tu connaisses ton père. Et va le rejoindre. Il vit en Espagne, à Madrid, où il s'est remarié. Je suis arrivé à Madrid. Et le premier Noël, il m'a dit, qu'est-ce que tu voudrais comme cadeau ? Je lui
ai
dit, j'aimerais une guitare. Donc, ma première guitare, c'est mon premier cadeau de Noël.
Quand on vous écoute, Hugo Fray, on sent encore cette fraîcheur, cette jeunesse, cette curiosité, ces espoirs, ces rêves, cette envie. Je me dis, mais en fait, c'est ça le secret de la vie. C'est vous qui l'avez, Hugo Fray. Ce qui m'intéresse le plus, c'est l
'avenir
du monde, pour mes enfants, pour la jeunesse du monde et de la France. J'espère que la physique quantique,
qui
est à l'origine de tout, tout, tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui, eh bien qu'elle va nous ouvrir l'avenir, un avenir en paix.
Mais,
je vais vous dire, le secret de la physique quantique, c'est que grâce à la physique quantique,
on
peut maintenant envisager
de
faire
de
la fusion nucléaire. La fusion nucléaire, c'est l'avenir de l'humanité. C'est le contraire de la fission nucléaire. Voilà. C'est la fusion nucléaire, l'avenir de l'humanité.
Mais,
juste avant de vous quitter, vous remerciez Hugo Fray. A nos auditeurs à l'écoute, là, aujourd'hui, qu'est-ce que vous leur dites, là ? Vous allez les retrouver le 7 décembre en concert à Reims, mais que leur dites-vous à nos auditeurs ? C'est Hugo Fray qui vous parle, mes amis.
Qu'ils viennent voir Hugo Fray, que je leur raconterai des histoires, s'ils ont envie. S'ils n'ont pas envie, je le sentirai. Mais je vais chanter des chansons qu'ils aiment, mais aussi des chansons qu'ils ne connaissent pas.
Voilà.
Notamment, je chante une chanson de Renaud, que j'aime beaucoup, qui s'appelle « Mort les enfants ». Vous connaissez ?
Oui, c'est une chanson assez triste, et « Mort les enfants », avec une mélodie. Oui, je l'ai en tête, effectivement. Je ne
vais
pas vous faire l'outrage de la chanter, mais c
'est
une chanson terrible.
Non,
mais vous êtes le premier journaliste qui m'interroge, et à qui je dis ça, qui me dit « Oui, je la connais ». Ils ne la connaissent pas. Avec une mélodie très triste. Ils auraient dû l'appeler « Bâle à l'ambassade ».
C'est ça. Oui, d'ailleurs, il chante et il dit « Bâle à l'ambassade », d'ailleurs, dans la chanson.
Oui, il
le dit sans rêve dans la chanson.
Alors, je préviens vos auditeurs, « Bâle à l'ambassade
»
est un chef-d'œuvre de Renaud. Et je suis heureux de l'avoir mis dans mon tour de chant.
Merci beaucoup, Hugo Fray.
À
bientôt. Ben, j'espère.
À très
bientôt. Ah oui, à très très bientôt. Au revoir, Hugo Fray. Merci. Merci.