ILS SAVAIENT, ILS PARLENT ENFIN, ET QU'À MOITIÉ : LE SCANDALE MORANDINI FAIT CRAQUER CNEWS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:35OuverteRéponse partielle
Comment vivez-vous le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne malgré sa condamnation ?
- 4:03RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas avoir demandé le retrait de Morandini ?
- 11:46RelanceRéponse partielle
Pourquoi critiquer Mediapart plutôt que de condamner Morandini ?
- 13:25OuverteRéponse partielle
Pensez-vous que Nelson Montfort devrait être pardonné ?
- 16:34OuverteRéponse directe
Quels sont les détails de la loi sur les réseaux sociaux pour les mineurs ?
- 19:17OuverteRéponse directe
Pourquoi les Insoumis votent-ils contre cette loi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15InvitéFait
« la décision de la direction de maintenir à l'antenne le vieil animateur libidineux, condamné définitivement pour corruption de mineurs »
- 1:27InvitéFait
« le vieux bonhomme est un délinquant sexuel notoire et qu'il s'en prend notamment à des mineurs »
- 3:16InvitéFait
« la corruption de mineurs »
- 4:09InvitéFait
« la décision de maintenir Jean-Marc Morandini, c'est une décision qui ne m'appartient pas. C'est la direction de CNews qui a assumé cette décision par fidélité, semble-t-il, à son égard »
- 4:26InvitéFait
« En aucun cas, en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela. En aucun cas, c'est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons »
- 5:01InvitéFait
« Je pense ce matin, et comme vous, et avec vous, aux victimes, quelles qu'elles soient, et aux victimes les plus jeunes, je pense aux mineurs »
- 8:28InvitéFait
« En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à ces news »
- 9:01InvitéFait
« ma loyauté professionnelle envers cette chaîne reste totale »
- 11:06InvitéFait
« Occupe-toi de ta famille, pauvre type »
- 12:05InvitéFait
« J'ai aucune difficulté à condamner un certain nombre de faits. J'ai aucune difficulté à être en soutien à de nombreuses victimes, à la fois de violences sexuelles, sexistes »
- 12:34InvitéFait
« Quand je vois les leçons de morale de Mediapart, je rappelle que le patron a fait l'apologie du terrorisme, et à encenser les terroristes palestiniens de septembre noir »
- 16:34InvitéFait
« Hier soir, l'Assemblée a adopté l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans »
- 16:45InvitéFait
« On interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans et on va interdire les portables dans nos lycées »
- 23:16InvitéFait
« une toxine bactérienne qui peut provoquer de graves intoxications alimentaires »
Temps de parole
- Invité70 %
- Invité 27 %
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Ça Marion, ça va mieux ?
Ah bah oui, mais alors c'était quelque chose, hein ? Et la Sèvres, je sais pas toi, mais alors moi ça me fait halluciner, j'ai fait des rêves de fous. Il y avait une grève à CNews, avec Pascal Praud qui était là, il haranguait la foule avec un mégaphone, il voulait absolument du nager dans la cantoche, c'était quelque chose. Et alors Laurence Ferrari qui poussait les poubelles, aidée par une ribambelle de stagiaires qu'on avait ressorti des sous-sols du coup. Ah non mais, et puis alors, Sonia Mabrouk qui avait pris en otage, Bolloré dans son bureau tout là-haut, enfin laisse tomber, ah non mais pire qu'un trip sous-acide mon truc, c'était super.
Bonjour et bienvenue dans le récap, nous sommes le mardi 27 janvier et me revoilà aux commandes après une petite bataille contre la grippe. Un grand merci à mon collègue Romain qui est assuré comme un chef hier pour me remplacer. Ah là là, la camaraderie au travail, c'est précieux n'est-ce pas ? On s'en rend compte surtout quand on en manque. Hein ? Jean-Marc Morandini ? Bah oui, l'ambiance elle n'est pas vraiment à la fête chez Téléfachos depuis quelques jours. Il semblerait que la décision de la direction de maintenir à l'antenne le vieil animateur libidineux, condamné définitivement pour corruption de mineurs, ne mette pas vraiment tout le monde très à l'aise.
Encore heureux si vous voulez mon avis, je rappelle à toutes fins utiles que le vieux bonhomme est un délinquant sexuel notoire et qu'il s'en prend notamment à des mineurs. Alors j'ai déjà consacré un épisode entier du récap à son pédigré judiciaire, n'hésitez pas à le revisionner pour vous mettre à jour. Mais alors jusqu'ici, tout le monde chez CNews avait fait plutôt au profil bas après la décision assumée de la chaîne de continuer à collaborer avec ce gros pervers pédocriminel, mais il semblerait que la crise couve bel et bien chez CNews. La première à sortir du bois n'est autre que Sonia Mabrouk, la star de l'émission Midi News.
Bon alors ne vous méprenez pas, elle n'a pas pris l'initiative toute seule, faut pas pousser non plus, on est sur CNews. La liberté d'expression chez eux c'est à géométrie très variable, surtout quand il s'agit de contester les grands patrons. En l'occurrence, on doit sa prise de position au député Jérôme Gage, l'invité de son émission, qu'il l'a mise au pied du mur. Enfin au pied du mur, on se comprend, c'est lui qui a posé une question très gentiment. Je ne résiste d'ailleurs pas à l'envie de vous la faire écouter en entier. C'est un peu long, je vous préviens.
Vous savez, je viens avec plaisir sur votre antenne à chaque fois, parce que même si je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il peut s'y dire ici, moi je suis, comme je viens de vous dire, un partisan du débat, de la dispute apaisée. Mais aujourd'hui, parce qu'on parle d'audiovisuel public, je vais vous parler d'audiovisuel privé. Et je veux, pardon dans une inversion des rôles, vous me direz ce que vous en pensez, mais vous posez une question à vous.
Comment est-ce que, aujourd'hui, vous vivez le fait que Jean-Marc Morandini soit maintenu sur l'antenne de votre groupe, alors même qu'au nom de l'exemplarité, au nom de l'exemplarité nécessaire, vous aviez dit, les dirigeants de ce groupe, dans le passé, que le jour où la condamnation définitive serait prononcée, et ça a été le cas pour un motif qui était important en termes de valeur, en termes de principe, la corruption de mineurs.
Et donc, vous voyez, moi, je n'aime pas les gens qui, à la fois, peuvent dire, on est donneur de les sons, et donc je suis heureux, ou en tous les cas intéressé, de savoir quelle est la position d'une femme libre comme vous, face à quelque chose qui, en termes de valeur, doit forcément interroger. Ah bah, je vous avais dit que ça valait le coup d'écouter la question. Gage a ciré les pompes de toute la rédaction de CNews, avant même d'oser poser la question qui gratte un peu. Alors, on rappelle que Jérôme Gage est un député socialiste, et que CNews a une ligne éditoriale ancrée.
À l'extrême droite, c'est censé être tout ce qu'il combat, mais non, c'est super, on adore y venir, parce qu'on peut débattre, c'est formidable. Il est plus dur avec son jugement, avec certains partis de gauche, si vous voyez de qui je veux parler. Bref, on passe à la réponse de Sonia Mabrouk. Je voudrais d'abord dire, et je ne vais pas me défausser, que la décision de maintenir Jean-Marc Morandini, c'est une décision qui ne m'appartient pas. C'est la direction de CNews qui a assumé cette décision par fidélité, semble-t-il, à son égard.
Vous parlez d'une femme libre, moi j'ai beaucoup de respect pour ma direction, pour ma hiérarchie, mais en aucun cas, en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela. En aucun cas, c'est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons, et qui est d'une gravité réelle. Ça a été jugé par la justice française, il reste la justice européenne, je ne veux pas me substituer à la justice, je voudrais simplement dire, il n'a pas été condamné pour ne plus exercer sa profession sur CNews, mais puisque vous m'interpellez, moi CNews c'est ma chaîne de cœur. Je vous remercie de venir, mais c'est ma chaîne de cœur, et vous savez, je vais vous le dire avec le cœur.
Je suis une femme libre, moi je suis une citoyenne, je suis une mère de famille, et je suis personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Je pense ce matin, et comme vous, et avec vous, aux victimes, quelles qu'elles soient, et aux victimes les plus jeunes, je pense aux mineurs. On ne peut pas nous faire ce procès, on ne peut pas me faire ce procès.
Je vais vous dire, Jérôme Gage, vous êtes père de famille, je suis mère de famille, je suis mère d'une petite fille, je vais être mère d'un petit garçon dans quelques semaines, et dans quelques mois, les seules valeurs, les seules valeurs, quelles que soient nos différences, quelles que soient les convictions politiques qu'on nous prête, les seules valeurs sont les valeurs de respect de chacun, de la dignité de chaque personne. Et je le dis droit dans les yeux, vraiment, de la sanctuarisation de l'intégrité physique et morale de chacun. Ça, ce n'est pas négociable. Ça, ce n'est pas géométrie variable.
Ça, c'est ma seule boussole personnelle et professionnelle, et j'ai la liberté de le dire, comme vous le dites, comme une femme libre, mais aussi parce que c'est news, c'est la chaîne de la liberté d'expression, et c'est l'expression que je vous donne ce matin. Alors là, je suis à deux doigts de lâcher ma larme. On sent bien que Sonia Mabrouk est coincée entre le marteau et l'enclume. Elle veut dénoncer une décision de la direction d'un côté, mais ménage sa monture de l'autre, et donc redouble de compliments à l'égard de cette même direction, que l'on sait pour le moins susceptible. D'ailleurs, ça n'a pas loupé.
Serge Nedjar, le patron de CNews, n'a pas du tout apprécié cette prise de position. Il est monté sur ses grands chevaux et aurait même réclamé la tête de l'animatrice star. Depuis, les spéculations vont bon train. Encore ce matin, sur X, certains affirmaient que Sonia Mabrouk avait été écartée, d'autres qu'elle était simplement en congé maternité. Alors, il faut dire qu'un message publié sur son compte X ce mardi 27 au matin a contribué à entretenir les spéculations la concernant. Elle écrit notamment qu'elle ne change pas une virgule à ce qu'elle a dit à l'antenne face à Gage.
Elle précise qu'elle avait d'ailleurs déjà échangé avec la direction de CNews à ce sujet, pressentant qu'elle serait questionnée sur Morandini à un moment ou à un autre. L'animatrice maintient que sa réaction a été courtoise sur la forme, mais ferme et sans la moindre ambiguïté sur le fond. Alors bon, si vous voulez mon avis, ça ressemble quand même beaucoup à une justification. Enfin, c'est un peu étonnant de se justifier si on n'a pas été remis en question. Mais enfin, le doute est permis. Ah oui, et puis j'oubliais, à la fin de son petit communiqué, Sonia Mabrouk, elle remercie Pascal Praud et Laurence Ferrari pour leur soutien.
Parce que quelques jours après sa prise de position à elle, Pascal Praud, autre animateur vedette évidemment de la chaîne, s'est décidé à choisir son camp à son tour. J'aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles, a-t-il tweeté ce samedi sur son compte X personnel. Alors vous noterez l'habileté de la tournure, on n'a jamais entendu autant que précaution sur ces news. La phrase est au conditionnel, il aurait pu prononcer quasiment les mêmes paroles, qu'il se garde d'ailleurs bien de reprendre à son compte, vous noterez. À ce niveau-là, on est en face d'un chef-d'œuvre de langue de bois, maquillé en prise de position courageuse, c'est du grand art.
Puis alors après, ça a été le tour de Laurence Ferrari, elle c'était dans les colonnes du Parisien ce dimanche. Alors on sent qu'il y a un petit peu moins de maîtrise là d'un coup, je la cite. En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à ces news. Alors là on se dit qu'on tient peut-être quelque chose, qu'elle est du côté des victimes, dit-elle, grandes défenseuses, des plus vulnérables et des victimes de VSS et tout le blabla. Et puis d'un coup, patatras, je la cite, je n'ai pas de malaise. Bon, c'était un peu surprenant parce que vu ce que tu viens de dire juste avant, Laurence, on est un petit peu perdu.
Du coup, on croyait que ton truc, c'était de défendre les victimes. Mais en l'occurrence, des mineurs à qui Morandini, 60 balais, demandent de se masturber. Mais enfin, bon, tout ça, c'est très bien. Mais une fois que c'était dit, il ne faudrait quand même pas aller trop loin, ni être trop radical, ni surtout froisser les patrons, ça on a bien compris. Alors, du coup, Laurence Ferrari, elle s'empresse de rassurer tout le monde. Et je la cite encore, ma loyauté professionnelle envers cette chaîne reste totale. Ah oui, bah là, c'est l'effondrement. Et évidemment, hors de question de demander le retrait de Morandini.
Bah oui, je ne suis pas du tout dans cette démarche balai-tel d'un revers de main dans le Parisien. Alors, n'allez pas chercher de prise de position plus ferme. Il n'y en aura pas, c'est tout ce qu'ils peuvent donner. Contentez-vous de ces trois animateurs qui persiflent à bouche moitié fermée. Un petit peu mal à l'aise d'avoir un collègue pédocriminel à l'antenne, tout en expliquant dans la même phrase combien ils adorent leur direction, celle la même qui l'y maintient. Ah, un petit peu de gymnastique mentale. Dans le monde feutré de Bolloré, c'est déjà beaucoup de liberté accordée à ses ouailles et qu'il aime particulièrement docile et obéissante.
Quand le grand patron milliardaire dit blanc, c'est blanc pour tout le monde. Et avec le sourire, s'il vous plaît. D'après le quotidien Le Monde, à la mi-janvier, plusieurs habitués de la chaîne ont tenté néanmoins de faire entendre raison à l'animateur condamné. Bouffi d'égo, Morandini aurait répondu en substance. Plus il me tape dessus, plus ça me conforte, comprenez, aux yeux de Bolloré. Et dans cet empire, la morale s'arrête précisément là où commence l'obéissance. L'obéissance des bons petits toutous, ceux qui n'éprouvent aucun mal à fermer les yeux et à donner la papatte bien gentiment quand on leur demande. Et ça, il y en a pas mal chez Canal.
Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi. Yann Chauquian, bonjour. Merci d'être avec tous, journaliste et éditorialiste à Frontières. Christine Kelly, bonjour. C'est moi, bonjour. Je suis journaliste. Je ne savais pas que c'était vous. J'ai vu de la lumière, je suis rentrée. Vous faites bien.
J'ai vu les amis du vendredi, je me suis dit j'arrive en courant. C'est le bonjour, vous n'êtes pas trompé.
En général, à cette heure-là, c'est Europe 1 ou c'est news. C'est c'est news, vous avez bien fait.
Christine Kelly, puisqu'on parle d'elle, est donc du genre loyale. Non seulement elle se rend sur le plateau de Morandini sans problème, mais en plus, elle le défend sur X. Elle a notamment fait parler d'elle avec un tweet qu'elle a opposé au journaliste Jean-Michel Apathy, qui lui s'étonnait de l'évident mutisme dont l'affaire Morandini bénéficiait sur ces news. Christine Kelly lui a alors répondu, « Occupe-toi de ta famille, pauvre type ». Je vous laisse apprécier le langage. Parmi, évidemment, les toutous de Bolloré et les soutiens de Morandini, on retrouve aussi l'ERN.
Figurez-vous qu'ils étaient les premiers, au lendemain de la condamnation de l'animateur, à se pointer sur son plateau de vieux dégoûtants. Une posture que le député frontiste, Julien Audoul, a bien eu du mal à justifier. Moi, j'observe, parce que j'ai aucune difficulté à condamner un certain nombre de faits. J'ai aucune difficulté à être en soutien à de nombreuses victimes, à la fois de violences sexuelles, sexistes. Moi, ce que j'observe, c'est qu'on fait énormément sur le cas de Jean-Marc Morandini. On en fait beaucoup moins sur certains autres journalistes, notamment de gauche. On en fait beaucoup moins sur certains journalistes. On en fait trop sur Jean-Marc Morandini ?
Je pense qu'il y a une volonté de certains médias de se payer Jean-Marc Morandini, alors qu'ils sont extrêmement complaisants, avec d'autres journalistes qui ont eu à la fois des comportements, à la fois des déclarations, des prises de position extrêmement contestables et condamnables. Quand je vois les leçons de morale de Mediapart, je rappelle que le patron a fait l'apologie du terrorisme, et à encenser les terroristes palestiniens de septembre noir, je trouve ça extrêmement déplacé. Est-ce que vous retournez sur le plateau ? Mais encore une fois, ce n'est pas la question. Mais oui ou non ? Oui ou non, oui ou non.
Ah bah vraiment, le coup de venir attaquer Mediapart pour défendre Morandini, on ne l'avait pas vu venir, c'est subtil de malhonnêteté. Alors depuis cette séquence affligeante, on peut le dire, Jordan Bardella a sifflé la fin de la récré, discrètement quand même, évidemment. Désormais, d'après des informations du Point, les élus RN sont interdits de Morandini. Voilà, fini de servir la souple à l'agresseur. Alors ce ne serait pas bon pour la politique, évidemment. Après, ça se voit un peu trop que l'extrême droite n'en a que faire, des violences sexistes et sexuelles, ou encore de la protection de l'enfance. Sinon, dans le genre toutou errant, on a Nelson Montfort.
Bah oui, vous savez, le vieux commentateur de sport qui parlait anglais, un peu comme Macron. Vous pensez qu'il avait pris sa retraite gentiment, qu'on aurait de ses nouvelles, que le jour où il faudrait commander une couronne de fleurs ?
Eh ben non. Ce qu'il a fait, évidemment, je ne vais pas vous dire que c'est bien, mais je pense qu'il faut séparer l'homme de... Et puis la dernière chose, c'est peut-être ma culture, ma religion, ma philosophie, je suis plutôt pour le pardon des offenses. Il a demandé à un enfant de 16 ans de lui envoyer des photos de son sexe et de se masturber. Ça, c'est une véritable offense. Je ne vais pas vous dire que c'est bien. Est-ce que ça a été prouvé ? Il est condamné définitivement par la cour de cassation. Eh bien, écoutez, ça, c'est une véritable offense. Je ne vais pas vous dire le contraire. Mais, comment dire, c'est une situation qui est très désagréable.
Vous n'y étiez pas, je n'y étais pas. Dans la Bible, on prêche le pardon des offenses. Est-ce que c'est arrivé depuis ? Je ne pense pas.
Ah ben, elle a vraiment bon dos, la religion. Le pardon, la tolérance, la rédemption, ses grandes valeurs, brandies tout bout de champ, mais toujours dans le même sens. Elles servent uniquement à absoudre les puissants, les proches, les vieux copains, même s'ils abusent de gamins. Mais ce n'est pas de la spiritualité, là, c'est de l'opportunisme moral et rien d'autre. Alors, avec l'affaire Morandini et surtout son maintien obstiné à l'antenne, malgré plusieurs condamnations, ces news a encore repoussé les limites du supportable, à tel point que même l'extrême droite finit par bouder certains de ses propres plateaux. Cette crise qui en découle est presque comique.
Les animateurs qui se disent mal à l'aise étaient bien silencieux depuis des années, alors que les témoignages sur Morandini s'accumulaient. Les visages stars d'une chaîne réactionnaire sont surpris soudainement que leur patron d'extrême droite, Vincent Bolloré, ne se soucie pas de la protection de l'enfance et la décence de virer Morandini. Pourtant, on tombe tous des nus, vraiment, on est tous surpris. À la fin, c'est surtout un spectacle destiné au public. Tout ça pour montrer que ces vaillants pros, Mabrouk et Ferrari, ont refusé de se taire. Ils ont juste continué d'encaisser leur chèque. Comment ça ? Vous n'êtes pas encore sur le canal de discussion du récap ? Quelle intimité !
Alors si vous avez envie de poursuivre la discussion, d'évoquer l'actualité, de connaître quelques coulisses de l'émission, ou même de choisir, voire de proposer des sujets, je vous attends sur Instagram. Le lien est en barre d'infos. N'hésitez pas. Et puis vous le savez, sans vous et sans votre soutien, pas de récap, pas de média. Depuis plus de 8 ans, le média tient bon. Chaque jour, nos plus de 25 travailleurs et travailleuses mènent pourtant la bataille de l'info. Pour tenir, nous avons besoin évidemment de vous, parce que notre antenne, notre histoire, c'est vous qui la faites vivre.
Alors si vous le pouvez, aidez-nous à continuer à vous informer, à créer un paysage audiovisuel plus juste, plus social et plus solidaire. Abonnez-vous aux médias ou faites un don défiscalisé. Toutes les infos sont sur notre site internet et grâce à vous, le combat pourra continuer. Hier soir, l'Assemblée a adopté l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Et la semaine dernière, Emmanuel Macron annonçait une procédure accélérée pour faire passer cette loi. On interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans et on va interdire les portables dans nos lycées. Je crois que c'est une règle claire, claire pour nos adolescents, claire pour les familles, claire pour les enseignants.
Et on avance. Tout ça vient aussi concrétiser un travail que nous menons ensemble depuis plusieurs années. Et je veux t'en remercier, en remercier les députés du groupe, Gabriel, et remercier aussi tous nos compagnons de route toutes ces dernières années qui ont mené ces combats. Et au fond, c'est un message très clair, très simple, qui est de dire que le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n'est pas à vendre. Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ou à manipuler, ni par les plateformes américaines, ni par les algorithmes chinois.
Et au fond, c'est un message de protection de nos enfants, et c'est une décision très concrète, et de souveraineté, d'indépendance de la France. Donc j'y crois beaucoup. J'espère que vos travaux pourront être votés lundi. Et surtout derrière, je veux te dire que j'ai demandé au gouvernement d'engager la procédure accélérée pour que ça puisse aller le plus vite possible, que ça puisse passer au Sénat. Parce que ce que je veux faire, l'engagement que j'ai pris d'ailleurs dans un de mes débats en province, avec la presse quotidienne régionale, c'est que ça soit applicable à la rentrée prochaine.
Et donc ce qui m'importe, c'est qu'on ait un texte efficace, qui corresponde à nos engagements, au combat qu'on a mené en Europe et en France, et qui puisse rentrer dans la vie des familles, de nos adolescents, à partir du 1er septembre prochain. Donc on fonce. Je compte sur vous et je te remercie beaucoup. Eh bien c'est désormais chose faite. La loi interdit donc l'accès à un service de réseau social aux mineurs de moins de 15 ans, mais exclut l'interdiction de certaines plateformes éducatives et des messageries privées comme WhatsApp. Le deuxième article du texte prévoyait l'interdiction des téléphones portables dans les lycées, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges.
Il a été réécrit par les députés et prévoit désormais que le règlement intérieur des lycées préconise les lieux et les conditions d'utilisation. L'amendement prévoit que l'utilisation des téléphones soit interdite pendant les cours et dans les couloirs, mais autorisée dans une zone définie de la cour. Seuls les insoumis et deux élus du groupe écologiste et social ont voté contre cette mesure, soutenue par le gouvernement et Emmanuel Macron lui-même. Les insoumis dénoncent un texte peu clair qui ouvre la porte à des contrôles d'identité systématiques sur les réseaux.
Déjà, premièrement, si jamais on veut s'intéresser à la question de la santé mentale des jeunes, il ne faut pas seulement s'intéresser à la question des réseaux sociaux, mais si spécifiquement on veut s'intéresser à la question des réseaux sociaux, il ne faut pas uniquement avoir une interdiction, et je vais y revenir après, sans avoir d'accompagnement humain. Or, quand vous voyez le manque d'accompagnement humain, les postes de psy dans l'éducation nationale ou de surveillants qui ont été supprimés, nous, on pointe du doigt une forme d'hypocrisie et de demi-mesure de la part du gouvernement.
Deuxièmement, on n'est pas certain de la manière avec laquelle ils veulent interdire les réseaux sociaux. Vous avez la méthode à l'australienne, ce qu'ils ont appliqué en Australie, qui globalement ne fonctionne pas, et il y a ce que nous précise le journaliste qui est en plateau, c'est-à-dire vérifier les identités de tout le monde, que tout le monde ait son identité vérifiée pour aller sur les réseaux sociaux.
Donc, nous seulement, quand on voit le manque d'accompagnement humain, la question des libertés fondamentales, la question de l'application concrète, parce que juridiquement et techniquement, il semble y avoir plein d'inconnus, nous, ce qu'on explique, c'est que c'est davantage une loi de communication qui va mettre des années à s'appliquer, que les plateformes vont essayer de contourner, que les jeunes vont contourner, et à la fin des fins sur la santé mentale des jeunes, on n'aura pas mis les moyens humains pour les accompagner. Nous, on dénonce une opération de communication.
Avant l'examen de la loi, à l'Assemblée, neuf associations de protection de l'enfance ont appelé les élus à responsabiliser les plateformes plutôt que de bannir les enfants des réseaux sociaux. Reste une question centrale. Comment cette interdiction sera-t-elle appliquée ? Le texte du gouvernement prévoit que les plateformes se chargent elles-mêmes des contrôles, un point qui dépendra surtout du cadre légal européen. Alors que Gabriel Attal affirme que la mesure pourra s'appliquer dès le 1er septembre prochain, plusieurs spécialistes du droit européen affirment que ce ne sera pas le cas.
Notre-Dame de Bétaram va définitivement fermer l'établissement catholique et viser par plus de 200 plaintes d'anciens élèves pour des violences physiques et sexuelles. L'annonce a été faite hier en conférence de presse par Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l'enseignement catholique, et Guillaume Prévost, le secrétaire général de l'enseignement catholique.
Nous souhaitons fermer le site, c'est clairement notre objectif, mais nous ne souhaitons pas le faire dans n'importe quelle condition, compte tenu de notre responsabilité vis-à-vis des victimes, parce qu'il y a des choses qui ne passeront pas, quoi qu'on fasse des murs, vis-à-vis des familles qui continuent à faire confiance à l'établissement et qui doivent tout de suite se voir proposer un projet éducatif correspondant aux besoins de leurs enfants, et vis-à-vis des personnes qui, quotidiennement, s'engagent pour apporter les réponses dont les enfants ont besoin. Les 150 collégiens de Bétharam seront donc bientôt scolarisés dans la commune voisine Dijon.
Ils rejoindront un groupe scolaire qui compte déjà une école primaire, un lycée et un lycée professionnel, un collège devra donc y être créé, ainsi que l'internat qui accueille aujourd'hui 11 élèves. Le coût des travaux est estimé à 2 millions d'euros. L'institution catholique annonce qu'elle rendra public le calendrier et le projet éducatif d'ici mai 2026. La fermeture de Bétharam est prévue, elle, pour cet été. Nous nous sommes donnés trois mois pour aboutir, précise Guillaume Prévost. L'association pour la santé des enfants annonce avoir saisi en urgence ce lundi 26 janvier le tribunal administratif de Paris.
Elle a déposé un référé liberté dans le dossier des laits infantiles contaminés à la céréuïde, une toxine bactérienne qui peut provoquer de graves intoxications alimentaires. Plusieurs marques sont concernées, dont Lactalis, Nestlé, Danone, Baby Bio, qui ont retiré des lots du marché. Le collectif réclame des mesures immédiates et contraignantes pour protéger la santé des nourrissons. L'association accuse l'État de défaillance grave dans la gestion de cette crise sanitaire. Elle demande notamment la suspension temporaire des chaînes de production où la bactérie a été détectée.
Selon elle, les autorités disposent d'éléments confirmant la présence de céréuïde dans des laits commercialisés en France depuis décembre 2025 sans qu'une réponse globale et rapide n'ait été apportée. Dans un communiqué, l'association dénonce des retraits tardifs et incomplets, reposant surtout sur les industriels. Son président, Quentin Guillemin, parle d'une défaillance majeure de l'État. Le collectif affirme également avoir reçu plusieurs signalements de nourrissons hospitalisés après avoir consommé ses laits. Des enquêtes sont aussi en cours après le décès suspect de deux bébés à Angers et à Bordeaux. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap.
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