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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 14 juillet 2026 5 min

Attentat du 14-Juillet: "Cette nuit-là, les Niçois ont subi la terreur", raconte Éric Ciotti, maire UDR de Nice

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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Monsieur le Président de la République, Votre Altesse Sérénissime, Madame la Présidente de l'Assemblée Nationale, Messieurs les Ministres, Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Mesdames et Messieurs les Maires, Mesdames et Messieurs les Présidents des Associations de Victimes. Il y a dix ans, Sabaté sur Nice, Le Pire des Crépuscules. Ce soir-là, une foule heureuse venait de célébrer la glorieuse histoire de France en regardant le ciel. Des familles, les enfants sur les épaules, des Français, des Niçois, des visiteurs venus du monde entier. Le feu d'artifice venait de s'éteindre et chacun s'apprêtait à rentrer chez soi. Le cœur léger.

Mais la mort, véhiculée par la haine, a surgi subitement. 1850 mètres, 4 minutes et 17 secondes, on suffit à un barbare pour assassiner 86 personnes et en blesser 458 autres. C'était il y a dix ans. C'était hier. C'est aujourd'hui. Pour ceux qui y étaient et qui se demandent toujours pourquoi et comment. Cette nuit-là, les Niçois ont subi la terreur. Une fois l'attentat achevé, une fois le terroriste abattu grâce au courage extraordinaire de nos policiers, une fois le camion arrêté, la terreur a recouvert la promenade de son silence. Je me souviens de ce silence. Tous les Niçois s'en souviennent. Il était fait de rire tu et de musique éteinte.

Il était tel qu'on a entendu pour la première fois les vagues remuer nos galets. Seuls les cris de douleur des blessés le brisaient par à coups. Ce silence était insoutenable. Il n'était tout simplement pas humain. C'était le silence vide et froid de la mort tombé sur le lieu même de la vie. Voilà ce que l'islamisme a jeté sur nous, chez nous, il y a dix ans. Cette idéologie haïssant la liberté des Français et leur mode de vie avait fait preuve de l'unique puissance dont elle dispose, dont elle est capable, la mort. La mort, comme quatre ans plus tard, lors de l'attentat à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de Nice. La mort pour ceux qui ne se soumettent pas.

Ceux qui n'étaient pas là ne comprendront jamais les nuits sans sommeil ni les images que le choc a gravé dans les yeux des témoins. Depuis dix ans, chaque famille de notre ville porte une part de ce fardeau. Les parents qui ont perdu un enfant ou plusieurs, dont le cœur se serre dès qu'ils voient une peluche. Les blessés qui ont vu la mort de Cyprès, qu'ils ont la détestable impression de trop la connaître aujourd'hui. Ceux qui ont vu et entendu le camion et qui le voient encore et qui l'entendent encore. Ceux que l'on vient d'écouter avec émotion, qui ont fondé des associations pour offrir secours, aide, réconfort, assistance, résilience aux victimes de l'attentat.

Promenade des anges, Mémorial des anges, Life for Nice, une voix des enfants. Je leur dis, au nom des Niçoises et des Niçois, ma plus profonde reconnaissance et mon entier soutien. et mon entier soutien.