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InterviewRadio France (sur Site radio)· 15 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Fonderie de Bretagne : vers une liquidation judiciaire, l’avocat du CSE rappelle la "responsabilité morale" de Renault

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Que vont-ils obtenir ? Quel avenir pour eux ?

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Vous vous attendiez à ce qu'il n'y ait pas de repreneurs ou c'est un choc pour vous aussi ?

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer ensuite ? Quel est votre rôle à vous ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Quels sont les scénarios maintenant ? Le pire, le meilleur ou le moins pire ?

  • 3:52OuverteRéponse directe

    On a une idée de la somme ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez d'eux aujourd'hui à ces politiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « Disons que les discussions, on savait qu'elles existaient, mais on avait quand même de l'espoir. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « Donc nous, ce qu'on espérait, c'était qu'effectivement qu'un repreneur industriel puisse se positionner. »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Mais on savait qu'il y aurait des licenciements. »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « Quand on a appris effectivement que finalement le candidat le plus crédible se retirait, ça a été quand même la douche froide. »
  • 1:35Invité politiqueFait
    « Après, ça s'ouvre une période très courte. Dans les trois semaines qui vont suivre, on va devoir négocier, ce qui s'appelle bien malheureusement, un plan de sauvegarde de l'emploi. »
  • 3:18Invité politiqueFait
    « Renault a créé la fonderie en 1966, si je ne dis pas de mémoire. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Renault avait préparé un certain nombre de fonds destinés à financer l'investissement sur la fonderie. »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « Ces fonds sont toujours disponibles aujourd'hui. »
  • 4:09Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas qu'une histoire de responsabilité juridique. C'est un peu une histoire de responsabilité morale, de responsabilité politique de Renault à l'égard de la fonderie. »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « Rappelons que l'État est quand même actionnaire de Renault pour que les salariés de la fonderie partent maintenant dans des conditions aussi dignes que possible. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « Cet argent revient à Renault. »
  • 5:48Invité politiquePromesse
    « On sera extrêmement vigilants sur le fait que l'outil fonderie reste préservé. »

Temps de parole

  • Invité politique60 %
  • Présentateur36 %
  • ?4 %

≈ 17 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On reparle de la fonderie de Bretagne, Sébastien Paour ce matin avec notre invité. Oui parce que sauf retournement improbable de dernière minute, c'est aujourd'hui que l'usine sera placée en liquidation judiciaire,

0:12
Locuteur

ça

0:12
Présentateur

veut dire licenciement économique pour les 244 salariés. Que vont-ils obtenir ? Quel avenir pour eux ? On en parle avec vous. Bonjour Franck Carpentier. Bonjour. Merci de prendre le temps pour être avec nous ce matin sur ICI Braizizel. Vous êtes l'avocat du comité social et économique de la fonderie de Bretagne.

0:30
Locuteur

C

0:30
Présentateur

'est vous qui défendez ces salariés depuis déjà plusieurs années. Avant de voir sur quoi vous allez vous battre pour eux, un mot peut-être sur cette liquidation qui sera donc officielle cet après-midi. Vous vous attendiez à ce qu'il n

0:41
Locuteur

'y ait

0:41
Présentateur

pas de repreneurs ou c'est un choc pour vous aussi

0:43
Locuteur

?

0:44
Invité politique

Disons que les discussions, on savait qu'elles existaient, mais on avait quand même de l'espoir. On sait qu'il y

0:50
Locuteur

a

0:50
Invité politique

eu des discussions très avancées, notamment avec un candidat. Donc nous, ce qu'on espérait, c'était qu'effectivement qu'un repreneur industriel puisse se positionner. Mais on savait qu'il y aurait des licenciements. Quand on a appris effectivement que finalement le candidat le plus crédible se retirait, ça a été quand même la douche froide.

1:09
Présentateur

Vous êtes tous sonnés comme les 244 salariés. Donc la liquidation, encore une fois sauf miracle, mais il y a vraiment peu de chances que ça arrive, va être prononcée aujourd'hui par le tribunal de commerce de Lorient. Qu'est-ce qui va se passer ensuite ? Quel est votre rôle à vous ? Qu'est

1:24
Locuteur

-ce

1:24
Présentateur

que vous allez faire pour ces 244 salariés

1:26
Locuteur

?

1:27
Invité politique

Comme vous l'avez dit, effectivement, il

1:28
Locuteur

y

1:28
Invité politique

a 99% de chances que la liquidation soit prononcée aujourd'hui, sauf un probable retournement de situation. Après, ça s'ouvre une période très courte. Dans les trois semaines qui vont suivre, on va devoir négocier, ce qui s'appelle bien malheureusement, un plan de sauvegarde de l'emploi, puisqu'il n

1:42
Locuteur

'y

1:42
Invité politique

a plus d'emploi à sauvegarder. Mais concrètement, ça va vouloir dire aller chercher notamment Renault, qui a une histoire quand même très liée à la fonderie de Bretagne,

1:52
Locuteur

pour

1:52
Invité politique

que les salariés, dont certains sont quand même fondeurs depuis 20 ou 30 ans, bénéficient d'indemnités, de licenciements au-delà du minimum légal, pour qu'ils puissent se retourner, anticiper l'avenir et construire un autre projet professionnel.

2:05
Locuteur

Mais

2:05
Invité politique

pour

2:06
Présentateur

l'instant, c'est Europlasma qui est encore leur employeur, entre guillemets, on est d'accord ?

2:11
Invité politique

Alors, la fonderie était en redressement avec un mandat particulièrement fort confié aux administrateurs, mais effectivement, Europlasma n'était pas totalement désaisi. Là, avec la liquidation, ça sonne de toute façon la fin de la fonderie, mais effectivement, c'est le groupe Europlasma qui reste à la tête. Donc les salariés, les

2:27
Présentateur

244, peuvent être reclassés chez Europlasma ou il n

2:30
Locuteur

'y a

2:30
Présentateur

pas de place ?

2:31
Locuteur

Il

2:31
Invité politique

n

2:31
Locuteur

'y a

2:31
Invité politique

pas de place.

2:32
Locuteur

Ils

2:32
Présentateur

vous

2:33
Invité politique

l'ont dit

2:33
Locuteur

?

2:34
Invité politique

Enfin,

2:34
Locuteur

on

2:34
Invité politique

a une certitude quasi absolue que de toute façon, les 244 ne trouveront pas de place sur Europlasma.

2:40
Présentateur

Alors, quels sont les scénarios maintenant ? Le pire, le meilleur ou le moins pire

2:43
Locuteur

?

2:44
Invité politique

Le pire, on y est quasiment aujourd'hui. Fermeture du site, licenciement sec de tous les salariés.

2:51
Présentateur

Les lettres

2:51
Locuteur

reçues d'ici trois

2:52
Présentateur

semaines

2:52
Locuteur

? C

2:53
Invité politique

'est ça. Le moins pire dans ces autres hypothèses, ce serait effectivement que maintenant des négociations très fermes interviennent avec Renault pour que Renault participe au financement du plan de sauvegarde de l'emploi et que les salariés licenciés repartent avec des indemnités à la hauteur de leur engagement depuis autant d'années.

3:13
Présentateur

Oui, parce que Renault a mis beaucoup d'argent dans cette affaire.

3:17
Locuteur

Oui,

3:18
Invité politique

Renault a créé la fonderie en 1966, si je ne dis pas de mémoire, pas de bêtises. Et Renault a désigné l'ancien propriétaire de la fonderie, enfin avait pesé pour un Calista turnaround.

3:30
Locuteur

Et

3:31
Invité politique

Calista, effectivement, avait fait des faillances. Et Renault reste un client très important. Et dans le cadre de la reprise par Europlasma, Renault avait préparé un certain nombre de fonds destinés à financer l'investissement sur la fonderie.

3:44
Locuteur

Ces

3:45
Invité politique

fonds sont toujours disponibles aujourd'hui.

3:47
Locuteur

Et

3:47
Invité politique

c'est ces fonds qu'on compte aujourd'hui mobiliser pour financer le plan de sauvegarde de l'emploi.

3:52
Présentateur

On a une idée de la somme

3:53
Locuteur

?

3:54
Présentateur

Plusieurs millions d'euros. Plusieurs millions d'euros. Et ça, vous voulez, vous, et vous allez essayer de faire en sorte que ces millions d'euros servent à aider les 244 salariés qui vont quitter l'usine.

4:08
Invité politique

C'est ça, exactement.

4:09
Locuteur

Il

4:09
Invité politique

n'y a pas qu'une histoire de responsabilité juridique. C'est un peu une histoire de responsabilité morale, de responsabilité politique de Renault à l'égard de la fonderie. Et après, il va appartenir aussi aux hommes et aux femmes d'État qui nous gouvernent de créer les conditions du rapport de force avec Renault. Rappelons que l'État est quand même actionnaire de Renault

4:27
Locuteur

pour

4:28
Invité politique

que les salariés de la fonderie partent maintenant dans des conditions aussi dignes que possible.

4:33
Locuteur

Parce

4:34
Présentateur

que l'argent que Renault avait mis de côté et investi pour Europlasma, comme le contrat n'a pas été rempli par Europlasma, ils peuvent récupérer leurs billes, Renault.

4:45
Invité politique

Techniquement parlant, Renault ne doit plus rien à la fonderie.

4:49
Locuteur

Donc comment les contraindre ? C

4:52
Invité politique

'est effectivement toute la problématique.

4:55
Locuteur

C

4:55
Invité politique

'est politique, c'est créer les conditions d'une discussion honnête qui rappelle aussi à Renault sa part de responsabilité à l'égard de l'État, de la fonderie aujourd'hui, à l'égard des salariés.

5:07
Locuteur

Mais

5:07
Invité politique

effectivement, si on est en juriste pur, l'argent qui existait,

5:11
Locuteur

qui

5:11
Invité politique

était placé dans des fiducies, dans des enveloppes, en gros confiées à la gestion des administrateurs, cet argent revient à Renault.

5:18
Locuteur

Le

5:18
Présentateur

maire de Codan, donc la commune sur laquelle se trouve l'usine, le président de l'Orient Agglomération, le président de la région, promettent tout ce qu'ils pèseront dans les discussions pour les salariés, pour l'avenir du site. Qu'est-ce que vous attendez d

5:30
Locuteur

'eux

5:30
Présentateur

? Qu'est-ce que vous leur dites aujourd'hui à ces politiques

5:32
Locuteur

? Je

5:33
Invité politique

leur dis de continuer en espérant que ce soit suffisant. Effectivement, on a besoin de tous les soutiens,

5:38
Locuteur

on

5:38
Invité politique

a besoin de tous les appuis

5:39
Locuteur

politiques,

5:41
Invité politique

juridiques, économiques, sociaux. On a besoin que tous les acteurs se mobilisent pour la sortie des salariés, mais aussi quand même pour préserver cet outil. On sera extrêmement vigilants sur le fait que l'outil fonderie reste préservé. Parce qu'effectivement, ce n

5:54
Locuteur

'est

5:54
Invité politique

pas parce que le fonderie FDB Industries est aujourd'hui liquidé que demain ou après-demain, on ne peut pas avoir une utilisation de ce site dans le cadre d'un autre projet industriel. Et il est vraiment très important que ce site reste préservé et qu

6:06
Locuteur

'il

6:06
Invité politique

ne soit pas vendu à la découpe.

6:07
Présentateur

24 ou 26 hectares avec des machines dont certaines valent plusieurs centaines de milliers d'euros, qui sont toutes récentes d'ailleurs. Donc effectivement,

6:14
Locuteur

il

6:14
Présentateur

y a aussi des actifs à potentiellement réutiliser. Merci beaucoup, Franck Carpentier, d'avoir été en ligne avec nous, avocat du Comité Social et Économique de la Fonderie de Bretagne, qui sera donc officiellement liquidé aujourd'hui. Bon réveil à 7h53. Vous écoutez ici Barry Giselle. Merci.