Alain Milon : « Il faut qu’on puisse proposer au patient autre chose que la mort »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Bairou peut-il tenir ? Après l'échec du conclave sur les retraites, le premier ministre fragilisé va faire face à une motion de censure de la gauche.
- 0:45OuverteRéponse directe
Sur la une de Laurent : faites de la musique les piqûres, de l'angoisse. Que pensez-vous des piqûres sauvages à la seringue ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Sur la une de Corse Matin : interdiction des écrans pour les enfants de 0 à 3 ans. Vous êtes médecin, qu'en pensez-vous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il existe une voie de passage sur les critères de pénibilité pour les retraites ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous êtes d'accord avec l'introduction d'une dose de capitalisation dans les retraites ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Les LR ont rejeté la loi Grémillet sur la transition énergétique. Que pensez-vous de ce recul écologique ?
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Alain Milon, vous êtes sénateur à l'air de VOClus. On va regarder ensemble les unes de la presse régionale. Pour commencer, d'abord la une de la dépêche et cette question : Bairou peut-il tenir ?
Après l'échec du conclave sur les retraites, le premier ministre fragilisé va faire face à une motion de censure de la gauche. Pourra-t-il la surmonter et tenir jusqu'à la présentation du budget 2026 ? C'est la question.
La deuxième une, c'est celle du républicain Laurent. Faites de la musique les piqûes, de l'angoisse. Pour les femmes victimes de piqû sauvages à la seringue samedi soir, l'angoisse ne fait que commencer. en attendant le résultat des dépistages sérologiques.
Et puis la dernière, c'est celle de Corse Matin rideau sur les écrans. La ministre de la santé Catherine Vautrin qui a annoncé vouloir interdire l'exposition aux écrans pour les plus petits de la naissance à 3 ans. Cette restriction ne déplaît pas aux parents et aux professionnels de l'enfance.
Sur quelle lune avez-vous envie de revenir ? sur toutes. Allez-y.
En tout cas sur les écrans pour pour les enfants en particulier, je pense que c'est une excellente chose de vouloir essayer parce que évidemment après ça dépendra beaucoup des familles. Vous êtes médecin vous ? Oui. et de vouloir essayer d'interdire carrément les écrans chez les enfants jusqu'à l'âge de 2 3 ans au minimum et puis ensuite de surveiller le passage la façon dont les enfants regardent les écrans, moduler cette façon de regarder les écrans et cetera parce que ça de toute façon ça détruit la personnalité et ça empêche l'enfant de s'adapter à à la vie humaine parce que après il vit à l'intérieur des écrans et on voit ce que ça donne ensuite au niveau de de de la vie de tous les jours.
Ça c'est le premier point. Le l'autre point, l'épicure. Bon, c'est c'est quelque chose que j'avoue ne pas comprendre qu'on puisse comme ça essayer de piquer de faire des piqures aux gens en introduisant quel produit ?
On nen sait rien pour l'instant. Mais rien que le fait de faire la piqûure déjà peut entraîner la la la formation d'un absé puisqu'il y a pas d'anesthésie, enfin il y a pas de il y a pas de de de de pansement, il y a pas de de nettoyage de la peau et cetera. Donc ça peut entraîner des abscès qui peuvent être considérables et entraîner de de gros problèmes de santé.
Alors moi je trouve ça un peu lamentable que maintenant euh des citoyens euh quel qu'il soit hein plus jeune ou moins jeunes puissent faire ce genre de chos. C'est complètement irresponsable et ça devrait être honnêtement quand ils sont pris sur le fait condamnés mais très sévèrement. Et puis pour ce qui est de de monsieur Berou, je on on est d'accord ou pas d'accord avec monsieur Berou, mais c'est un homme d'expérience et honnêtement quand il a mis en place le concave, il savait très bien que ça n'arriverait pas à un résultat.
Il y a trop de de pour vous, il savait que c'était vo à l'échec. Oui. Oui.
Et ben il y a trop de trop d'intérêt dans toutes ces affaires entre d'un côté les différents syndicats de patronat, de l'autre côté les différents syndicats de salariés qui n'ont pas tous d'ailleurs les les mêmes buts. Et donc on a vu la CGTFO, on cliquit quit la réunion très vite. Moi ce que je voudrais dire c'est que au Sénat à l'époque qu'on a mis en place le texte sur les retraites, je vous rappelle c'était une loi de financement.
Donc ça ça entraîit quand même des obligations en particulier constitutionnelles. Mais malgré ces obligations constitutionnelles, René Paul Savari qui était le rapporteur ici au Sénat avait mis en place la pénibilité en reprenant d'ailleurs essentiellement les mesures de pénibilité qui avaient été prises par le gouvernement socialiste de de François Hollande, j'allais dire François Bé de François Hollande. Donc à la rigueur que les socialistes après il est pas voté, je sais c'est c'est un peu bon et en reprenant la pénibilité la les carrière longue on avait fait des choses importantes.
Ça a été évidemment écarté par le Conseil constitutionnel tout simplement parce que c'était une loi de finance et qu'on pouvait donc pas mettre ce genre de choses. Maintenant on en rediscute alors qu'on en a discuté à l'époque. Mais est-ce qu'il existe vous vous dites il savait que c'était voix à l'échec ?
Est-ce qu'aujourd'hui il existe une voie de passage comme le dit ce matin Gérard Larch notamment sur les critères de pénibilité ? Et la voix de passage, c'est la voix politique. Il faudra qu'à un moment ou un autre les politiques prennent leur décision.
On voit bien que les intérêts des syndicats sont ne sont pas les mêmes qui défendent des choses différentes parfois et et arriver à un accord entre le patronat et les syndicats, on n arrivera à mon avis jamais complètement la meilleure donc ça servait à rien de réunir hier les partenaires sociaux si les réunir pour qu'il discutent pour qu'ils puissent parler pendant ce temps-là que nous on puisse agir mais je veux dire quelque part il faut que le politique un moment ou un autre régâché raison sur le sujet la seule voix possible c'est les discussions entre tout le monde, reprendre l'ensemble des idées et faire une décision politique au bout du compte. Donc ça veut dire quoi refaire revenir le sujet au Parlement ? Oui.
Pour vous, même s'il y a pas d'accord, il faut un débat au Parlement. Ben euh oui euh oui euh au Sénat que au Sénat, ça ça va être compliqué. Mais au Sénat parce queau Sénat, on fait un travail sérieux.
Euh je dis pas que l'Assemblé nationale fait pas de travail sérieux mais les votes ne sont pas sérieux. Les votes sont partisans et à un moment ou un autre à l'Assemblée nationale, il n'y a plus de vote dans l'intérêt général de la nation. Il y a des votes partisan dans l'intérêt général des partis.
Mais mais c'est quoi sur quoi on débat au Parlement ? Ça va être quoi ? Quel texte ?
Euh ça c'est au gouvernement de nous proposer un texte. La meilleure des solutions c'était la réforme systémique telle que l'avait proposé au départ au tout début de son premier mandat monsieur Macron. La réforme systémique aurait probablement mis tout le monde d'accord sur un système par avec un système par point. 1 € euh entraîne la même chose pour tout le monde. 1 € déposé entraînent la même chose pour tout le monde.
C'est la réforme systémique a été abandonnée. Je ne sais pas pourquoi. On peut la relancer selon vous.
Je pense que c'est non. Je pense que ça a été abandonné parce que la situation politique te le permettait plus. Maintenant, on est dans une réforme paramétrique.
Si on reste dans la réforme paramétrique, c'est au gouvernement nous proposer quelque chose. Si le gouvernement va aller au-delà, mais là c'est plutôt maintenant le problème d'une élection présidentielle, c'est de proposer une réforme systémique mais de la mettre en application ensuite et pas d'attendre comme ça s'est fait par-dessus. On on entend aussi chez chez les Républicains beaucoup de voix qui disent "On peut pas rester uniquement avec un système par répartition, il faut introduire au moins une dose de capitalisation." Vous êtes d'accord avec ça ?
Ah oui, complètement. Complètement. Mais alors la capitalisation, je l'avais proposé au moment des discussions sur les retraites ici au Sénat, j'avais proposé à monsieur Dusopt à l'époque qui était ministre chargé de de la réforme que qu'on fasse la réforme par capitalisation mais avec donc des fonds de pension garantis par l'État et avec obligation pour ces fonds de pension d'investir dans la santé, dans la prévention et dans la santé.
Et ça, bon, ça a pas été retenu. Vous comprenez le le choix de la gauche et particulièrement du du Parti socialiste de vouloir censurer le gouvernement là-dessus ? J'ai jamais compris la gauche.
Donc vous comprenez pas ce choix non plus. Non non, je ne comprends pas ce choix parce que pour moi c'est un choix politique plus qu'un choix c'est un choix partisan. Alors on va voir si vous comprenez mieux les députés LR les députés dans leur ensemble qui ont rejeté hier la loi grémillier sur la loctoire énergétique de la France.
Le texte a été remanié par le RN et par les LR qui ont notamment voté un moratoire sur le solaire et l'éolien. Ça n'a pas plu. Notamment au rapporteur du texte Antoine Armand qui s'y est opposé.
Il déplore un recul de l'écologie. On va l'écouter. Force de constater qu'aujourd'hui euh il y a un certain baclash écologique et que il est de bon de cracher sur l'écologie.
Il est de bon de faire comme si on éétait pas concerné par la transition écologique. Pas concerné parce qu'on respire quand on habite dans une grande agglomération. Pas concerné parce qu'on mange et par ce qu'on voit et par ce qu'on boit.
Ça ne peut pas être l'horizon de la politique française des 20 prochaines années. Et avec le groupe EPA, avec Gabriel Atal, nous nous battons résolument sur chaque texte pour que ce ne soit pas le cas. Les LR, ils sont quand même visés par ces propos.
Ils participent au recul de l'écologie selon vous les députés. Oui, mais c'est clair qu'ils l'ont fait là. Clairement, j'ai discuté hier soir avec monsieur Grémillet qui est l'auteur de de la proposition de loi.
Lui-même ne comprend pas le moratoire et ne comprend pas que des députés LR ont voté ce moratoire. Alors que la PPL venait de des sénateurs LR. Ça veut dire que les sénateurs LR vont revenir sur ce qu'on voté les députés.
Ça veut dire qu'on on peut pas accepter un moratoire sur une proposition de loi qui mettait en avant le nucléaire. En sachant quand même que pour mettre en place le nucléaire, il faut quand même une vingtaine d'années pour mettre en place tout ce que proposait Daniel Grémillier qui proposait évidemment l'éolien et euh le solaire mais dans certaines conditions en particulier sur les toits. J'avais à l'époque du fond vert, je sais pas ce qui est devenu celui-là, j'avais à l'époque du fond vert proposé qu'on mette des des panneaux solaires sur les toits des hôpitaux.
Vous savez, je préside la Chef Paka sur les toits des hôpitaux avec une un usage personnel personnalisé de de cette énergie nouvelle. Bon, ça a été ça c'est c'est parti dans les oubliettes, c'est dommage. Mais donc on peut pas mettre des panneaux solaires n'importe où pour détruire le paysage.
On a euh Daniel Grier proposait les hydroliennes. Daniel Daniel Grillier proposait l'hydraulique. L'hydraulique, ça permet au moins de faire des choses intéressantes.
Bon après, on n pas non plus regardé la consommation, comment les Français consomment l'électricité. Est-ce que les heures creuses doivent toujours être la nuit alors qu'ils consomment pas d'électricité plutôt peut-être l'après-midi ou l'après-midi justement on a l'éolien, on a le solaire qui peuvent entraîner des des de l'énergie pas gratuite mais à des prix raisonnables. Donc il y a toutes ces toutes ces travaux-là qui avaient été fait par monsieur Grémiller qui par le moratoire sont tombés dans les et donc et donc vous allez vous allez revenir dessus au sénat.
Je reviendrai sur le sujet parce que ça me semble important. D'abord monsieur Grimi a fait un travail énorme. Il a fait un travail de respect de de l'énergie, de respect des citoyens.
Le moratoire ne respecte pas le travail fait. Il il y a plusieurs sujets qui divisent aujourd'hui les LR et le reste du camp macroniste. He il y a la loi grémilier, la loi simplification avec la suppression des ZFE et puis il y a PLM Paris, Lyon, Marseille.
Échec hier de la commission mixe par le gouvernement semble avoir l'intention de donner le dernier mot à l'assemblée après des nouvelles lectures dans chaque chambre. Est-ce que ce serait une très mauvaise manière faite au Sénat ? Est-ce que François Baou risque de perdre l'appui de la majorité sénatoriale s'il fait ça ?
Le Sénat c'est quand même l'assemblée des territoires et jusqu'à présent tout tout ce qui concernait les territoires passait en dernier au Sénat. Donc là, faire passer ça à l'Assemblée nationale me semble être une mauvaise manière faite en effet au Sénat. 2e point, euh ce que j'ai dit hier à c'est que PLM, ça veut plus dire grand-chose maintenant parce que Lyon n'est plus la 3e ville de France.
C'est la 4e, c'est tout c'est Toulouse maintenant la 3e ville de France et à Toulouse les élections se font d'une manière totalement différente de celle de Lyon. Donc il fait la réflexion n'est pas aboutie. Et en plus de ça, mettre en place une loi à 9 mois des élections municipales, ça fait ça donne l'effet d'une mag.
Mais s'il tient pas compte du refus du Sénat, il perd le soutien de la majorité sénatorielle François Bayron. Bah sur ce sur des sujets comme celui-là, oui, certainement sur des sujets comme celui-là. Après, je rappelle quand même que la majorité sanitatoriale et le Sénat en général d'ailleurs travaille essa de travailler dans l'intérêt des Français et des Français.
Donc s'il y a d'autres lois pour qui qui nous semblent être dans l'intérêt des Français français, nous les voterons bien sûr. On va parler justement d'une autre loi, un gros texte qui attend le Sénat à la rentrée, c'est celui sur la fin de vie. Les sénateurs ont déjà commencé leurs travaux.
Vous avez euh commencé les auditions et hier vous avez auditionné l'un des auteurs de la précédente loi, c'est Alain Clè. On va revenir sur les temps forts de cette audition avec Stéphane Dug. [Musique] Bonjour Stéphane.
Bonjour Orian. Bonjour monsieur Milon. Bonjour.
Et le Stéphane qui est Stéphane pardon le Sénat qui poursuit donc ses auditions sur les deux textes fin de vie, un sur l'aide à mourir, l'autre sur les soins palliatifs. Et hier la commission recevait justement l'ancien député socialiste Ain Clè. Oui.
Jeanon Alain Cllè pardon. De semaines après Jean Leonetti parce qu'en fait les deux hommes politiques ont écrit ensemble le dernier texte qui régit la fin de vie en France. Elles porte leur nom la loi Clè Leonetti qui date de 2016.
Ce texte prévoyait notamment la possibilité pour le malade de demander une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience jusqu'au décès. Dans un cadre très précis, il faut que le patient soit atteint d'une affection grave et incurable. Et cela ne concerne que les personnes dont le pronostic est vital est engagé à court terme.
Une loi qui ne règle malgré tout pas tout. Écoutez Alain Cla, moi je suis heureux qu'on ait pu faire cette loi de 2016 euh mais je pense qu'il ne faut pas lui faire dire plus qu'elle en dis. Et quand j'entends des personnes qui sont hostiles et c'est normal à cette nouvelle proposition de loi en disant la loi de 2016 est parfaite, je m'interroge.
Elle est pas suffisamment appliquée c'est le premier constat et deuxème constat elle n'aborde pas l'ensemble des sujets et le contenu de cette loi va donc être complété par les deux textes en discussion au parlement. Oui, il y a donc deux textes. Un texte qui ne concerne que les soins palliatifs et un autre plus spécifiquement sur l'aide à mourir.
Les deux propositions de loi ont été adopté à l'Assemblée nationale le 27 mai. Elles seront discutées au Sénat à l'automne. L'évolution qu'apporte le texte sur l'aide à mourir, c'est l'administration d'une substance létale pour un malade dans des conditions très précises.
Oriane, il y a cinq critères : avoir au moins 18 ans. Être de nationalité française et pour les étrangers habiter en France de manière stable. être capable de manifester sa volonté de façon libre et éclairée, avoir déclaré une maladie grave et incurable qui engage son pronostic vital en phase avancée ou terminale.
Et puis enfin, dernier critère, présenter une souffrance physique et psychologique réfractaire ou insupportable. cinq critères accompagnés d'un délai de réflexion de plusieurs semaines pendant lequel le malade peut finalement renoncer à à obtenir ou en tout cas à bénéficier de l'aide à mourir. Hier pendant l'audition, monsieur Milon, vous avez dit que la loi de 2016 était une loi pour les personnes qui vont mourir et pas une loi pour les personnes qui veulent mourir.
Une remarque qui a fait réagir Alaincles. Je pense que dans les deux cas 2016 et 2025, nous abordons ce sujet pour des personnes qui vont mourir. Et ce que je vous disais tout à l'heure, la mort est là.
Quel est le chemin le moins pire pour la personne ? Monsieur Milon, vous êtes donc médecin de profession. Vous étiez hier à cette audition de Alain Clè à la commission des affaires sociales.
Vous avez entendu sa réponse. Qu'est-ce que vous pensez de cette réponse ? Est-ce que pour vous sa démonstration est convaincante ?
Non, pas du tout. Ouais. Non, non, pas du tout.
Je je rappelle que cette phrase la loi CL et on est faite pour des personnes qui vont mourir et non pas de pour des personnes qui veulent mourir. C'est une phrase qui avait été dite à l'époque par le rapporteur Michel Amiel avec euh l'accord de Cless. À l'époque, monsieur CL n'avait pas n'était pas intervenu pour dire de toute façon, vous allez mourir, vous allez mourir, je vais mourir, on va tous mourir.
Donc si si on le prend dans ce dans le sens général, tout le monde va mourir. Le problème c'est que la loi clonetti était spécifique pour les personnes en fin de vie pour lesquelles donc il y avait pas mal de conditions à mettre en place pour mettre en pour faire la sédation. La la loi nouvelle est séparée en deux. l'avait dit, il y a d'un côté les soins palliatifs, de l'autre côté l'aide active à mourir.
Bon, d'abord pour ce qui est des soins palliatifs, euh je pense qu'il est intéressant de revenir sur le sujet parce que d'abord il y a pas mal de départements qui ne sont pas encore fournis en équipe de soins palliatifs parce qu'ensuite les médecins ne sont pas véritablement formés dans le casre de leurs études aux soins palliatifs et parce qu'enfin les soins palliatifs généralement n'interviennent que dans la fin. d'un de d'un d'un parcours de soins et il est dommage que les soins palliatifs n'interviennent pas dès le diagnostic d'une maladie, quelle que soit la maladie évidemment une maladie grave genre cancer ou genre maladie neurodégénérative pour pas citer de nom. Euh euh et donc s'il y avait des soins paliillatifs qui arrivaient dès le début avec un accompagnement du patient jusqu'à la fin, accompagnement en palliatif, accompagnement curatif et palliatif ensemble, je pense qu'on aurait beaucoup moins de difficultés euh sur des sujets comme celui de l'aide active à mourir par la suite.
Ça c'est le premier point. Le deuxième point, donc il faut mettre évidemment les financements nécessaires pour avoir ces soins palliatifs. C'est le sujet de de de mes collègues rapporteurs madame Guidess et madame la Sarade.
Pour ce qui est de l'aide active à mourir, euh c'est un euphémisme. C'est un euphémisme, je l'ai dit hier, je le redis aujourd'hui, c'est un euphémisme sur en fait l'euthanasie et sur le suicide assisté. Qu'on le veuille ou non, l'aide active à mourir, c'est ou du suicide assisté ou de l'euthanasie.
Et je considère pour l'instant, je verrai l'ensemble des auditions, mais déjà tous mes collègues médecins euh en soins palliatifs, la quasi totalité disent que euh ils arrivent régulièrement en soins palliatifs à faire en sorte que pratiquement aucun patient ne demande la mort. Ça c'est le premier point et donc on les accompagne jusqu'au bout. Ensuite, pour moi, dès qu'on aura mis en place cette aide active à mourir avec toutes les conditions et on a on pourrait en ajouter d'autres bien sûr mise en place c'est le pied mis dans le dans la porte entrouverte et à un moment ou un autre elle s'ouvrira complètement.
Pour vous, c'est c'est des cinq critères que j'évoquais pendant la chronique. Est-ce qu'il faut les modifier ou est-ce que on peut les laisser en l'état ? Qu'est-ce que vous pensez de ces critères ?
Il faudra ils sont bons mais pas suffisants. Faudra probement en ajouter d'autres. Par exemple lesquel ?
Ben par exemple dans dans le texte, il est dit que c'est le médecin traitant qui avec la discussion et cetera prend la décision. Je regrette mais le médecin traitant si c'est un médecin généraliste n'est pas formé en matière de psychiatrie, en matière de soins palliatifs. Donc il faut une équipe médicale avec peut-être un médecin psychiatre, peut-être un médecin spécialiste en soins palliatif de manière à ce que au bout du compte on puisse proposer aux patients d'autres choses que que la mort.
La mort viendra de toute façon, mais de de proposer autre chose que la mort. Et là, cette équipe médicale, elle n'est pas constituée dans le texte de loi. Il faudra peut-être euh la la constituer euh psychiatre, médecin, soit palliatif, infirmier, enfin je sais pas, ça on verra au fur enfin si je sais mais on verra à avec la la discussion comment tout ça se passera.
Mais il est vraiment nécessaire de faire en sorte de border au maximum l'ensemble de cette loi si cette loi passe h n'est pas sûr dans le texte il y a aussi je voudrais aussi rappeler pardon excusez-moi euh c'est c'est pas un texte qui est en procédure d'urgence he c'est peut-être important pour nos auditeurs, mais c'est un texte qui aura qui aura deux lectures. Une lecture au Sénat, une première lecture à l'Assemblée nationale au Sénat, une deuxième lecture à l'Assemblée nationale au Sénat et ensuite le texte voté définitivement. Ça veut dire aussi que dans les délais imparti, il y a pas mal d'élections qui vont arriver là-dedans.
On va revenir là-dessus. Juste un mot sur le délit d'entrave Stéphane. Oui.
Les députés ont aligné le d'entrave à l'aide à mourir sur celui qui existe aujourd'hui pour l'interruption volontaire de grossesse, c'est-à-dire jusqu'à 2 ans de prison et 30000 € d'amende. Est-ce que pour vous c'est quelque chose qu'il faut modifier ou laisser en l'état ? En tout cas, dans dans l'IVG, le premier texte mettait en place les clauses de conscience et le délit d'entrave.
Les texte suivants euh ont adapté le délit d'entrave, c'est-à-dire que le le médecin qui est opposé doit euh orienter sa patiente, donc là son patient vers un médecin qui serait d'accord. Donc il faut qu'on qu'on revoie le texte à ce niveau-là sur le délit d'entrave. Moi, je ne suis pas d'accord sur le sur le délit d'entrave tel qu'il est mis en place maintenant et je ne suis pas d'accord sur la clause de conscience.
La clause de conscience doit être mise pour les médecins mais également pour les pharmaciens et pour les professionnels de santé. Elle n'est pas mise en elle n'est pas mise en place pour les autres professionnels de santé et c'est bien dommage quelque part. Un dernier mot, vous dites il y aura des élections pendant la période dont des élections sénatoriales et on sait que les Français ils sont favorables majoritairement à ce texte.
Est-ce que ça veut dire qu'il y aura des bougées chez les sénateurs LR et qu'il pourrai finir par être voté ? Bah j'en sais rien. On verra.
Mais euh c'est ce que j'ai dit sentiment que déjà après l'examen au Sénat, il y a eu quelques bougetés. Les sénateurs sont un peu plus favorables qu'avant ce texte, même dans le monde médical d'ailleurs. Euh mais euh l'opinion publique était fortement opposée à l'institution de l'IVG.
Elle a été mise en place et c'est une bonne chose. L'opinion publique était fortement opposée à l'abolition de la peine de mort. Elle est toujours un peu d'ailleurs actuellement et et elle a été mise en place et c'est une bonne chose.
L'opinion publique était vous vous en souvenez, on a travaillé ensemble sur le sujet opposé au mariage pour tous et puis ça a été mis en place et c'est passé comme une lettre à la poste. Alors moi l'opinion publique tout le temps qu'elle n'est pas complètement informée sur les sujets, elle peut avoir des des des opinions qui ne sont pas obligatoirement celles qui pourraient être mise en place dans le temps. C'est vrai qu'à 30 ans ou à 40 ans, vous êtes jeune.
Donc à votre âge vous dites "Ouais, c'est bien, moi je veux pas souffrir." Et quand on pose la question comme ça aux gens, est-ce que vous accepteriez en étant malade de souffrir ? Vous allez me dire "Non, c'est normal." Et on vous dit "Si vous souffrez trop et qu'on vous propose de mourir, vous allez me dire oui." Mais si je vous dis "Si vous souffrez trop et si vous propose des traitements qui vous permettront de plus souffrir, vous allez toujours me demander la mort ?" On suivra évidemment l'examen de ce texte.
Ce sera à l'automne à la rentrée parlementaire. Stéphane, on se retrouve dans une demi-heure. Oui.
Pour parler des tensions qui s'accumulent dans le bloc central avec dernier exemple en date, l'échec de la commission mixte paritaire sur le la réforme du mode de scrutin Paris Lyon Marseille. Allez, ce sera à suivre dans le club. On va terminer par l'actualité dans votre région.
Maintenant, Alain Milon, on retrouve Guillem Ricavi. Bonjour Guillem, merci beaucoup d'être avec nos directeurs délégués de Varmatin. Guillem, le Sénat qui examine en ce moment un texte sur les J 2030, J d'hivers qui auront lieu dans les Alpes françaises et vous vouliez interroger le sénateur à ce sujet.
Oui, bonjour. Effectivement, j'ai une question, monsieur le sénateur, sur ces Jo. Vous avez hier débattu de la simplification des textes pour faciliter le déroulement de ces épreuves en 2030 ici dans la région.
Ça avait été la même chose l'an dernier à Paris. Euh, il y a des voies ici dans la région sud qui s'inquiètent de la tenue de ces Jeux Olympiques en disant dans le contexte de réchauffement climatique que l'on connaît, est-ce que c'est vraiment opportun d'organiser une telle épreuve ? Vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
Est-ce que c'est plutôt bien de le faire ? Est-ce qu'on peut faire des gios propres cette fois-ci dans les Alpes du Sud ? Ben écoutez euh si je me souviens bien quand on a proposé l'organisation des Joo sur Paris euh c'était pas le problème du climat à l'époque, c'était le problème de l'insécurité.
On avait dit que on n'arriverait pas à régler les problèmes de sécurité et que les GO seraient une catastrophe. Alors il semblerait enfin vous l'avez vu comme moi, il semblerait que ces GIO Parisiens ont été peut-être ceux qui ont eu le plus de succès mondial et puis avec en plus un bénéfice financier semble-t-il à la fin. Donc moi euh les deux présidents de région euh monsieur Vaquier et monsieur Muselier se sont euh entendus pour essayer de mettre en place des Jeux Olympiques dans dans deux régions qui euh économiquement ont besoin de ces gos pour se faire connaître dans le monde.
Après, bien évidemment, les problèmes climatiques sont des problèmes qui inquiètent qui m'inquiètent moi aussi. Mais j'espère que les gens qui ont la responsabilité de mettre en place ces ces Jeux Olympiques trouveront des solutions les les plus adaptées possibles au respect du climat. Mais je peux pas aller au-delà de réponse parce que c'est pas bon mais je considère quand même que c'est pour notre région en tout cas le VLU n'est pas directement concerné.
Var non plus d'ailleurs, mais les Alpes de Haute Provence sont concernées et j'espère que pour ces régionslà, pour ces départements-là, ce sera quelque chose de bénéfique. Autre question sur le climat, Guillem. Oui, effectivement, vous êtes vous-même élu dans un département très agricole, très rural et là aussi, on peut voir dans plusieurs départements de la région l'inquiétude parfois des agriculteurs, des producteurs qui s'inquiètent des montées des températures.
On voit les viticulteurs dans le VAR, mais on peut imaginer que les producteurs de fruits et légumes du Vaclus et des inquiétudes. On leur dit quoi à ces agriculteurs sur ce qu'on peut faire pour éviter effectivement la les menaces sur leur activité ? Il vous reste 30 secondes Alain Milan. 30 secondes, ça va être compliqué de vous répondre en 30 secondes.
Euh dans dans le Vaclus, euh moi je me souviens à l'époque quand l'Espagne est rentré dans ce qu'on appelait à l'époque le marché commun, les les fabricants les fabricants, les cultivateurs de fraises étaient particulièrement inquiets et il nous disait "On va on va crever, on va mourir." C'est vrai que certains malheureusement sont disparus, d'autres se sont adaptés et ont fait des produits de grande qualité qui maintenant se vendent bien sur l'ensemble du marché national. Alors euh le climat c'est quelque chose d'extrêmement important.
Le VCL est moins concerné peut-être que le Var parce que nous on a encore beaucoup d'eau, en particulier beaucoup d'eau souterraine et actuellement on est en train de travailler sur l'irrigation et sur la façon dont on pourrait euh amener l'eau euh sur l'ensemble des champs. Le sujet moi qui me semble le plus important, c'est plus encore les produits phytosanitaires. L'utilisation des produits phytosanitaires est interdite en France.
Je pense que pour l'environnement, ça peut être une bonne chose. Mais pour l'économie actuellement, les produits finanosanitaires sont interdits en France et autorisé en Espagne, autorisé en Turquie et cetera. Et des produits donc traités par ces produits phytosanitaires arrivent en France. nos consommateurs ne mangent plus les produits français parce que trop chers et ils mangent des produits étrangers qui eux sont imbibés de produits phytosanitaires.
C'est un vrai sujet ça sur lequel il faudra qu'on qu'on se penche beaucoup plus peut-être en interdisant carrément la la l'importation de ces produits. Et merci beaucoup Anilon et on merci Guilem. Merci Guilem d'avoir été avec nous au Chevet des abeilles.
C'est à la une de Varmin ce matin. Merci beaucoup Guillem. Merci Alin Milon d'avoir été avec nous et et à très vite.
On va revenir sur le conflit entre Israël et l'Iran tout de suite avec Bruno Tertr qui nous rejoint. [Musique] Ah.
Alain Milon