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interviewEurope1fr· 16 juillet 2026 3 min

Loi sur la fin de vie : le professeur Laurent Frémont dénonce un texte «excessivement mal rédigé»

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

La question qui se posait, c'est est-ce que dans ce processus de collégialité, et je mets des guillemets à collégialité, puisqu'il y a le médecin généraliste qui suit le patient et qui va donc suivre la procédure d'euthanasie ou du suicide assisté, mais il doit avoir également un avis de deux autres professionnels de santé, mais parmi ces professionnels de santé, il n'y a pas une obligation par exemple d'avoir un psychothérapeute ou un psychiatre ?

0:29
Invité

Non, alors on a effectivement un avis qui n'est pas contraignant d'un autre médecin, qui n'est pas obligé d'examiner la personne, donc vous pouvez appeler un collègue qui vous donnera son avis et même ne pas en tenir compte puisque ça n'est pas contraignant, et effectivement d'un autre soignant ou auxiliaire médical, et donc c'est une catégorie assez large, et encore une fois sur des personnes qui ne connaissent pas la personne, des personnes qui ne font pas partie de l'équipe soignante, et ce qu'on voit dans les autres pays, c'est que généralement certains médecins se spécialisent dans cet acte et deviennent un peu des référents, et avec je pense une question psychologique très lourde pour ces médecins qui vont devoir assumer et effectuer plusieurs actes létaux assez régulièrement, et donc je pense que bien loin de renforcer les droits des patients, là on renforce une forme de toute puissance médicale contre laquelle on se bat depuis des décennies, mais malheureusement c'est aujourd'hui un retour en arrière.

1:25
Présentateur

Je vous propose d'écouter, allez-y Sacha Oulier, député de la Vienne, qui a voté favorablement pour la loi sur la fin de vie.

1:33
Sacha Houlié

C'est un point où je ne serai pas forcément en accord avec ce qu'il a dit par vous, monsieur le professeur, parce que d'abord le médecin qui réunit le collège, il se réunit avec un spécialiste de la pathologie, donc il doit connaître le état de santé du patient en lien avec l'affection qu'il présente, et puis il doit se réunir aussi avec un soignant, qui certes est peut-être un paramédical, mais qui, dans les conditions posées par le texte, est un paramédical qui intervient dans le traitement.

1:57
Invité

Non, pardon, il est écrit, ou à défaut, un autre auxiliaire médical.

2:02
Sacha Houlié

Mais qui intervient dans le traitement.

2:03
Invité

Non, non, non, mais c'est là où, pardon, mais c'est un texte qui est excessivement mal rédigé, et sur un sujet comme ça, je pense qu'il aurait fallu un peu plus de sérieux.

2:12
Sacha Houlié

Alors, sur les travaux des législateurs, il a été clairement explicité que c'était, enfin pour le coup, le paramédical en question était un intervenant auprès du patient qui présente la demande.

2:23
Invité

Voilà. Non, non, il est bien écrit, ou à défaut, d'un autre auxiliaire.

2:27
Présentateur

Et on voit là aussi une difficulté tout de même, et ce qui peut-être explique le manque de consensus jusqu'à l'intérieur de la société, c'est-à-dire cette division qui peut se faire. Vous êtes sûr de vous, l'Eurofrément ? Tout à fait. Bon.