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InterviewRadio J — L'interview politique· 21 novembre 2023 12 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Jean-Christophe Fromantin - Le Barbier du matin du 21/11/23

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Mais était-ce un accident ? Vous vous êtes senti agressé, percuté ? Que s'est-il passé ?

  • 0:39ComplaisanteRéponse directe

    Alors pour vous, six semaines avec le bras immobilisé, une vie quotidienne évidemment compliquée.

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Et pour lui, que va-t-il se passer ?

  • 1:07RelanceRéponse directe

    Mais c'est un homicide, c'est qualifié comme cela ?

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Vous êtes protégé, le fait d'être maire ? Ça vous vaut une assurance qui couvre tout ?

  • 1:35RelanceRéponse directe

    C'est-à-dire que si vous n'intervenez pas, vous ne faites pas votre boulot de maire, vous laissez le type rouler sur le trottoir, les habitants pourraient vous dire « Attendez, M. le maire, faites respecter l'ordre. »

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « J'ai déposé plainte, le procureur a demandé une confrontation et il y aura probablement un procès derrière, »
  • 1:00Invité politiqueChiffre
    « puisqu'il y a 42 jours d'ITT judiciaire, ce qui est très long. »
  • 1:00Invité politiquePromesse
    « Et du coup, ce qui permettra, je l'espère, de qualifier cet homicide. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Ça devrait être qualifié comme homicide. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « En tout cas, c'est comme ça que c'est marqué dans le dépôt de plainte par l'OPJ. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « Quand c'est un homicide involontaire, ce n'est pas du tout évident. »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « 95 cas sur 100, ça se passe bien, les gens grognent, on discute, »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « on met en avant énormément d'incivilités, voire de délits ou de mauvais comportements de la part des hommes politiques. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « À partir du moment où on installe une relation clientéliste, client-fournisseur, pour se faire réélire souvent en disant qu'est-ce que tu veux, toi, je vais te le donner, »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « il y a un État qui ne nous soutient pas, il a beau faire des grands discours, il ne nous soutient pas. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « On est dans des intercôts extrêmement complexes, en région parisienne on est dans deux intercôts, »
  • 6:53Invité politiqueFait
    « ce qu'on appelle les EPT et la métropole du Grand Paris, donc on a deux intercôts face à nous, »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « notre fiscalité s'est diluée dans ces intercôts, l'urbanisme n'est plus une compétence du maire, »

Temps de parole

  • Jean-christophe Fromantin84 %
  • Présentateur16 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Christophe Romantin, bonjour. Bonjour. Pour ceux qui n'ont que la radio, vous avez le bras en écharpe à la suite de l'accident qu'évoquait Annabelle. Mais était-ce un accident ? Vous vous êtes senti agressé, percuté ? Que s'est-il passé ?

0:19
Jean-christophe Fromantin

Je demandais quelque chose de très simple. Je demandais à un cycliste qui roulait sur le trottoir de rouler sur la piste cyclable à 2 mètres, qui n'a pas voulu obtempérer, qui m'est rentré dedans délibérément. Donc voilà, c'est malheureusement le quotidien des incivilités auxquelles sont confrontés nos concitoyens, mais que le maire doit marquer par un acte d'autorité, par un acte de rappel tout simplement de la loi.

0:39
Présentateur

Alors pour vous, six semaines avec le bras immobilisé, une vie quotidienne évidemment compliquée. Si vous aviez été une très vieille dame, vous seriez peut-être au cimetière. Et pour lui, que va-t-il se passer ?

0:50
Jean-christophe Fromantin

J'ai déposé plainte, le procureur a demandé une confrontation et il y aura probablement un procès derrière, puisqu'il y a 42 jours d'ITT judiciaire, ce qui est très long. Et du coup, ce qui permettra, je l'espère, de qualifier cet homicide.

1:07
Présentateur

Mais c'est un homicide, c'est qualifié comme cela ?

1:10
Jean-christophe Fromantin

Ça devrait être qualifié comme homicide. En tout cas, c'est comme ça que c'est marqué dans le dépôt de plainte par l'OPJ.

1:14
Présentateur

Vous êtes protégé, le fait d'être maire ? Ça vous vaut une assurance qui couvre tout ?

1:17
Jean-christophe Fromantin

Non, pas nécessairement. Quand c'est un homicide involontaire, ce n'est pas du tout évident. Donc je ne peux pas pour l'instant avoir la protection fonctionnelle de la mairie pour les suites de l'affaire, ce qui est regrettable. Ce qui nous laisse face finalement à ces actes d'incivilité, sans reconnaître véritablement l'autorité qu'on représente comme maire.

1:35
Présentateur

C'est-à-dire que si vous n'intervenez pas, vous ne faites pas votre boulot de maire, vous laissez le type rouler sur le trottoir, les habitants pourraient vous dire « Attendez, M. le maire, faites respecter l'ordre. » Si vous intervenez, vous êtes en danger.

1:42
Jean-christophe Fromantin

Moi, je mets un point d'honneur à intervenir dès que je vois une incivilité, même si c'est inconfortable, parce que ce n'est jamais confortable de reprocher en public quelque chose à quelqu'un. Et quand je vois quelqu'un qui pose un Jacques Poubelle dans les massifs de fleurs, quand je vois quelqu'un qui jette son bégo, quand je vois un vélo sur le trottoir qui représente un danger, je m'interpose, je mets en avant ma qualité de maire, et je dis « Voilà, vous ne devez pas faire ça. » 95 cas sur 100, ça se passe bien, les gens grognent, on discute, on explique, ou alors ils obtempèrent, mais dans certains cas comme celui-là, ils vont au bout et refusent le principe d'autorité.

2:14
Présentateur

Ça serait plus facile si ce principe d'autorité était incarné par un insigne clairement visible, par votre écharpe en permanence, où je vais au bout, tiens, vous êtes officier de police judiciaire. Si on dotait d'une arme, les maires ?

2:25
Jean-christophe Fromantin

Je ne sais pas, je pense que même quand les gens nous voient en qualité de maire, je ne sens pas... Le respect supplémentaire. Non, je ne sens pas vraiment... Je suis un peu partagé, on sent une grande affection, c'est ce qui est très fort dans nos mandats, et je pense que tous les maires le diraient, il y a des marques d'affection, il y a des marques de reconnaissance très fortes, mais vous avez une minorité qui grossit, malheureusement, qui s'affranchit de toutes les règles, des petites règles. Probablement, ils reconnaissent que ces règles sont utiles, mais ils ne les interprètent pas comme une règle pour eux. C'est-à-dire la règle est pour les autres ?

Une forme d'individualisme forçonné.

3:03
Présentateur

Comment on fait reculer ça ? C'est à l'école que ça se joue ou c'est par la sanction ?

3:07
Jean-christophe Fromantin

Moi, je crois que ça se joue à la fois par l'exemplarité de la fonction politique, tout ce qui se passe, il y a encore cette histoire de drogue, qui est un sénateur, etc. Tout ça dit beaucoup d'un délitement du regard des Français sur la politique, puisqu'on met en avant énormément d'incivilités, voire de délits ou de mauvais comportements de la part des hommes politiques. Donc je pense que les acteurs politiques ont participé de ce délitement de la fonction, certains aussi par leur familiarité, à être trop familiers, taper dans le dos de tout le monde. Le maire, ce n'est pas le copain. Un homme politique, je pense qu'il a un devoir d'exemplarité.

Et la manière dont la société le regarde est un peu le miroir quand même, est un peu révélateur de la manière dont il regarde la société. On nous a confié une responsabilité. Moi, quand on est maire, on a la responsabilité de porter une commune. Cette responsabilité, elle doit incarner une forme de respect. Et malheureusement, trop de familiarité de la part d'élus ont probablement, et ce n'est pas la seule explication, participer à ce délitement de ce que représente la fonction.

4:07
Présentateur

Vous signez un article il y a quelques jours dans l'Opinion disant que le pragmatisme stérile avait tué la possibilité du rêve. Est-ce qu'on a trop tiré le maire vers le pragmatique, c'est-à-dire l'homme qui répare les trottoirs ?

4:17
Jean-christophe Fromantin

Je pense qu'au-delà du maire, on a amené la politique dans un discours extrêmement pragmatique. La politique, c'est quand même que ce soit à l'échelle d'une ville, d'une région ou d'un pays, c'est fait pour porter une vision, un projet, des valeurs, au niveau et à l'échelle de chacun. À partir du moment où on installe une relation clientéliste, client-fournisseur, pour se faire réélire souvent en disant qu'est-ce que tu veux, toi, je vais te le donner, et toi, qu'est-ce que tu veux, je vais te le donner aussi. À partir du moment où on individualise la relation, à ce moment-là, on rentre dans une relation qui est totalement dévoyée, qui est une relation client-fournisseur.

Ah, là, tu ne m'as pas donné la place de crèche, tu es un mauvais maire. Ah, là, tu n'as pas coupé la branche qui me fait de l'ombre devant mon arbre, tu es un mauvais maire. Et au niveau régional ou national, on pourrait faire la même démonstration d'une politique qui est finalement en silo avec des corporatistes, des communautés, des clientèles, qu'on essaye de servir au détriment du bien commun et de l'intérêt collectif.

5:06
Présentateur

Comment on sort de cela ? C'est facile par quelques règles que vous pourriez nous donner ou on en a pour 25 ans de crise ?

5:11
Jean-christophe Fromantin

Non, je pense qu'à l'échelle du maire, il y a d'abord construire un vrai dialogue. C'est aller au-devant des gens, pas attendre qu'ils viennent vers vous, aller au-devant des gens, par des rendez-vous de quartier, etc. Il y aller en marquant la distance, au sens fort du mot, c'est-à-dire une distance en ne cédant pas à tout, en maintenant finalement aussi en gardant en tête la notion de bien commun, de bien de tous les acteurs de la ville, en n'individuant pas la relation, en ayant cette posture aussi, en assumant cette posture, vous voyez tout simplement en étant attentif aux symboles qu'on renvoie.

Il y a beaucoup de symboles autour d'une ville, il y a une mairie, il y a un drapeau, il y a une écharpe, il y a une manière de parler aux gens, il y a une cordialité, il y a un respect en répondant à leur courrier. En installant cette relation, je pense qu'on installe un peu une réciprocité. Et moi je suis très attentif à ça, cette qualité de maire, elle incarne un respect vis-à-vis de la population, et je pense qu'en maintenant ce respect, on a un retour sur les mêmes valeurs, en temps vert en tout cas, même si ce n'est pas tous les jours le cas.

6:19
Présentateur

Les maires ont moins de moyens financiers, la taxe d'habitation a été supprimée, moins de moyens juridiques, les normes sont souvent dénoncées, l'excès de normes par les maires, moins de moyens politiques parce que le préfet est là, c'est ça aussi qu'on a dévitalisé ?

6:30
Jean-christophe Fromantin

Alors je crois que c'est le vrai problème, il est là, il est qu'on est coincé entre une population très exigeante, légitimement, mais qui parfois avec de l'incivilité, utilise des moyens qui sont déroutants, et il y a un État qui ne nous soutient pas, il a beau faire des grands discours, il ne nous soutient pas. On est dans des intercôts extrêmement complexes, en région parisienne on est dans deux intercôts, ce qu'on appelle les EPT et la métropole du Grand Paris, donc on a deux intercôts face à nous, notre fiscalité s'est diluée dans ces intercôts, l'urbanisme n'est plus une compétence du maire, c'est une compétence intercommunale qui répond d'un schéma métropolitain et régional.

Donc cette dilatation, cette dilution de nos compétences, elle nous met aussi dans une situation inconfortable vis-à-vis de nos administrés qui ne comprennent pas qu'on ne puisse pas répondre à tout. Donc l'État nous lâche, l'État nous lâche, je pense que l'État redonne des pouvoirs aux préfets au détriment du maire, tous les maires le constatent, et on a en face l'État qui se défausse par rapport à l'opinion, en nous renvoyant finalement les problèmes de tout le monde, et tous les problèmes de tout le monde.

Donc vous avez à la fois des citoyens qui viennent vers vous pour des problèmes fiscaux, pour des problèmes de lycée, pour des problèmes de santé, qui ne sont pas nos compétences, mais auxquelles il faut répondre. Et vous avez un État qui, quand on se retourne vers lui, lui dit « je n'ai pas les moyens, tu auras des effectifs plus tard, de toute façon si tu veux compenser, tu auras moins de fiscalité, etc. » Et ça c'est très inconfortable, et ça ne tiendra pas. Est-ce qu'une partie de la solution, ce n'est pas d'avoir moins de communes,

7:50
Présentateur

ne y a les moyens de se défendre si j'ose dire, mais il y a beaucoup de communes, où le maire, de toute façon, il ne peut rien faire seul. On aurait dû peut-être passer de 36 000 à 10 000 communes.

7:57
Jean-christophe Fromantin

On aurait dû, en tout cas, bien regarder avant de faire cette injonction d'intercommunalité qui a dilué les pouvoirs du maire dans des grosses structures, qui ont rajouté une structure tout en diluant leur pouvoir. Moi, je suis plus favorable à un processus de fusion des villes sur le volontariat, sur une durée plus longue, mais qui aurait petit à petit amené, finalement, les maires à chercher eux-mêmes des rapprochements, répondant aussi à des objectifs locaux. C'est-à-dire, une intercommunalité n'a pas forcément la même pertinence en zone montagne ou en zone pleine, en zone rurale ou en périurbain, où on a mis tout le monde sur la même toise.

Je pense qu'on aurait mis des critères d'aménagement du territoire, d'efficience dans la gouvernance publique, en les écrivant, en en faisant une sorte de cahier des charges sous-jacents, et en donnant du temps aux maires d'opérer ces rapprochements, on aurait probablement une reconfiguration territoriale bien plus efficace que la toise intercommunale.

8:53
Présentateur

Est-ce que le cumul des mandats, le retour à un certain cumul des mandats, est une solution ? Si vous pouviez être maire, vous, et député, ça serait mieux ?

8:59
Jean-christophe Fromantin

Je pense que c'est une erreur institutionnelle. C'est-à-dire que quand on était, moi j'étais député maire, j'avais à côté de moi le maire de Bar-le-Duc, j'avais de l'autre côté le maire de Cholet. Vous voyez, chaque texte était mis à l'épreuve de nos regards. Et ça se négociait souvent à la buvette, où on disait, tiens, tu devrais amender ton texte, monsieur le ministre, parce qu'honnêtement, dans nos communes, ça ne marchera pas. Et donc cette politique du réel, cette politique enracinée, elle n'existe plus aujourd'hui.

Donc on a à la fois une politique nationale qui n'est pas inspirée par des valeurs, je dénonçais ce pragmatisme gestionnaire ou sécuritaire, et on a un pouvoir local qui n'est pas écouté, qui n'est pas relayé, qui n'est pas en dialogue, dans une dialectique forte avec l'État. Donc on a isolé tout le monde, l'État s'est isolé, les parlementaires sont assez isolés finalement, les collectivités sont isolées, et là, on ne répond plus d'une logique institutionnelle qui avait son sens. Et le cumul de mandats a participé de ce lien, de cette correspondance efficace, ce dialogue qu'il y avait entre le local et le national.

10:00
Présentateur

Le Congrès des maires va se tenir sans recevoir Emmanuel Macron. Vous le déplorez ? Vous y voyez un signe d'indifférence ?

10:06
Jean-christophe Fromantin

Moi je trouve qu'il y a deux, je regrette deux choses, à la fois la présence incarnée du président de la République dans ce grand rassemblement avec des milliers de maires, je pense qu'être au milieu des maires pour dialoguer avec eux est un signe extrêmement fort, et je regrette surtout l'absence de discours sur l'aménagement du territoire. Tout est erratique, je me suis amusé il y a quelques mois à mettre en superposition des cartes de France, celle de la SNCF, celle des hôpitaux, celle des écoles, etc., pour voir s'il y avait une homogénéité, une logique, une cohérence. Et quand on met toutes ces cartes, on voit énormément d'incohérences.

C'est-à-dire que l'État laisse finalement les hôpitaux faire leur carte de France, la SNCF supprimer ou rouvrir des lignes, les écoles avoir leur rationalité, les intercommunalités se monter sur d'autres critères. Et donc on est en train d'abandonner cet élan, ce souffle dont notre pays mérite. Dans la tribune qu'on évoquait, je dis, la France, les valeurs politiques se font par rapport à une histoire, les projets se font par rapport à une géographie. Et je crois très fort à ça. Je crois que si on abandonne la géographie, en laissant finalement en plan l'aménagement du territoire, on va perdre petit à petit tout ce qui fait l'élan et le souffle du pays.

11:11
Présentateur

Un mot pour finir sur l'état d'esprit de la communauté juive à Neuilly depuis le 7 octobre. Est-ce qu'elle se sent menacée ? Est-ce que vous avez dû augmenter la sécurité des lieux de culte, des écoles ?

11:21
Jean-christophe Fromantin

Bien entendu, immense fébrilité, immense inquiétude après les événements du 7 octobre. Moi, j'ai agi dans deux directions. J'ai d'abord validé, avec les services de l'État, avec l'armée pour Sentinelle, un dispositif de sécurité fort. Mais j'ai aussi beaucoup envoyé des signes d'amitié. Parce que quand on vit une épreuve, on est sensible bien sûr au pragmatisme qui permet de se sécuriser, mais on est sensible aussi aux signes d'amitié. J'ai été probablement un des premiers à mettre le dapos israélien sur la façade de l'hôtel de ville.

Et j'ai fait le jour de la grande manifestation, le matin même, avec 3000 personnes, un grand rassemblement silencieux devant la mairie, avec juste quelques prises de parole très dignes. Et vous voyez, les retours, ça fait chaud au cœur. Et je pense que se retrouver physiquement dans des moments de détresse ou dans des moments de grande inquiétude comme ceux qu'on vit, ça compte aussi, ça fait partie du rôle du maire.

12:12
Présentateur

Jean-Christophe Fromantin, en espérant que pour le nouvel an, vous aurez les deux bras pour porter un toast. Merci beaucoup et bonne journée.

12:18
Jean-christophe Fromantin

Merci beaucoup Christophe Barbier. Demain, 7h45, votre invité sera Renaud Muselier, président de la région PACA Sud.