Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 31 mars 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Karine Daniel : « Je demande au Ministre de revoir ces fermetures d’écoles, c’est inacceptable »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    De quelle une de presse avez-vous envie de parler ?

  • 4:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous reprendriez à votre compte la une du Télégramme : « Le compte n'y est pas » ?

  • 8:00FerméeRéponse partielle

    Le gouvernement annonce 700 000 foyers supplémentaires pour le chèque énergie, vous dites bravo ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Europe paye sa politique énergétique trop dépendante ?

  • 16:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que la dépendance passe aussi par la fermeture des centrales nucléaires ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que sont les mesures de carte scolaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Karine DanielFait
    « Le plan gouvernemental de 70 millions n'a pas apaisé la colère des transporteurs. »
  • 12:00Karine DanielFait
    « Il faut déconnecter la question du nucléaire de la question de la dépendance. »
  • 18:00Karine DanielChiffre
    « À la rentrée, il devrait y avoir 4000 postes d'enseignants supprimés. »
  • 28:00Karine DanielFait
    « On n'a pas censuré un gouvernement pour ne pas renforcer l'instabilité dans notre pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On le disait, Karine Daniel, c'est l'événement de ces dernières heures. On ne parle que de ça. Vous êtes fan de Céline Dion ?

Pas plus ni moi. Si elle est contente, je suis contente Ah, voilà. Et ça veut dire que vous ne vous êtes pas mis dans la suite interminable de Jean pour avoir une place.

Sur la liste. Mais je vais y penser. On va parler ensemble des sujets d'actualité autres que Céline Dion Les prix du carburant, la grève des enseignants Je rappelle que vous êtes sénatrice socialiste de la Loire-Atlantique Mais d'abord comme tous les jours on commence par les unes de la presse régionale On les regarde ensemble D'abord la une du Télégramme Aide au carburant, le compte n'y est pas Très insuffisant à leurs yeux, le plan gouvernemental de 70 millions N'a pas apaisé la colère des transporteurs La deuxième une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace Déserts médicaux, un casse-tête français D'après le Conseil national de l'ordre des médecins, la France a gagné près de 4600 médecins en un an.

Mais derrière, ce qui semble être une bonne nouvelle, demeure le problème de la répartition très inégale des soignants sur le territoire et face aux limites de la coercition ou de l'incitation financière, les pouvoirs publics peinent à résorber cette question des déserts médicaux. Et la troisième une, c'est celle de l'Est républicain, la qualité de l'air en chute libre, les concentrations de dioxyde d'azote et de particules ont augmenté en 2025 par rapport à 2024. L'ozone également sous l'effet du réchauffement climatique.

De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Ce qui fait effectivement l'actualité, c'est ce qui concerne directement le pouvoir d'achat des Françaises et c'est évidemment cette question de hausse des prix du carburant liée à la situation internationale sur lequel on doit prendre des mesures, des mesures de court terme et puis se poser aussi des questions de sortie de la dépendance au pétrole sur le plus long terme. Et là, on a vraiment des enjeux de mutation de notre économie, des enjeux d'évolution des politiques publiques dans différents domaines, les transports, le logement, l'agriculture, l'industrie.

Et tout ça, c'est devant nous, évidemment. – Mais est-ce que vous reprendriez à votre compte 7E1 du Télégramme ? Est-ce que vous diriez ce matin « Le compte n'y est pas Alors, il y a plusieurs manières d'agir sur cette crise, entre guillemets, de l'évolution des prix du pétrole.

Certains pays européens ont fait le choix de détaxer, de moduler les taxes et d'avoir un effet direct sur les prix, ce qui a un coût budgétaire très important que ne peut sans doute pas se permettre la France. Ce qui est choisi c'est plutôt d'avoir des aides ciblés et dès qu'on entre dans un processus de ciblage des aides, effectivement il faut faire des choix, il faut faire des arbitrages et forcément on a des mécontents. Ce que cible d'abord le gouvernement ce sont les professionnels qui sont directement touchés par cette...

Et ils ont raison, ça doit être la si prioritaire ? Eh bien, il faut regarder précisément ce que ça aura comme impact, Mais lorsque l'on fait ça, on oublie tout un pan de l'économie. Moi, j'ai une pensée, par exemple, pour les aides à domicile qui se déplacent, pour les aides-soignantes, pour les infirmières.

Ceux-là ne sont pas dans le radar sur une aide spécifique. Par contre, elles sont directement touchées par cela. Et puis, sur cette dépendance au pétrole dont on doit sortir, on s'en rappelle souvent quand on a un déséquilibre entre l'offre et la demande de pétrole, donc quand on a une augmentation des prix, mais ça doit aussi passer par des politiques de long terme.

On sait et on sort des municipales que des efforts très importants ont été faits par des villes pour développer les transports publics, pour développer d'autres formes de mobilité à avoir moins recours à la voiture donc dans les villes on est moins touché et donc on doit aussi avoir une attention particulière pour les ménages ruraux pour celles et ceux qui ont inconditionnellement besoin de leur voiture et puis on peut déplorer au niveau européen qu'on a reculé sur la mutation vers la voiture électrique et ça aussi, c'est réduire la dépendance de plus long en termes, au pétrole. – On va en parler du niveau européen, mais pour terminer sur la France, Stéphane le disait dans le journal, le gouvernement Sébastien Lecornu a annoncé hier que 700 000 foyers supplémentaires vont bénéficier du chèque énergie à partir du 1er mais vous dites bravo ? Ça, c'est une bonne mesure ?

Il faut cibler les aides sur les ménages. C'est ce que demandait le Parti socialiste de cibler au niveau du public énergie. Nous, on est plutôt sur des aides ciblées qui sont dépendantes des revenus et qui sont dépendantes de la ré du réel besoin à la fois sur le volet déplacement et à la fois sur le volet chauffage et énergie du logement donc il faut regarder plus précisément ce qui ce qui doit être ciblé mais non on était plutôt effectivement sur cette position et justement va parler du niveau international du niveau européen face à la crise énergétique la france a réuni un g7 hier des ministres de l'énergie et des finances on va écouter le ministre de l'économie roulant Agir vite et agir juste.

Vite parce que cette crise, elle change tous les jours. J'allais dire même toutes les heures. Il faut qu'on puisse adapter nos dispositifs d'accompagnement au niveau international.

Vous l'avez dit, nous réunissons aujourd'hui et c'est une première un G7 en mode finance, énergie et banquiers centraux pour évoquer l'ensemble des dimensions de cette crise économique, financière, inflation potentielle mais aussi énergétique. Est-ce qu'il a raison? Il faut l'évoquer au niveau international, au niveau européen.

Il faut l'évoquer au niveau international, au niveau européen. Est-ce Est-ce que l'Europe paye sa politique énergétique trop dépendante ? Bien sûr, on est trop dépendant des ressources fossiles extérieures.

On a parlé tout à l'heure de la transition vers les véhicules électrique, l'Union européenne avait des ambitions fortes sur cette transition. Elle a reculé récemment sur les échéances et les délais pour aller vers les mutations vers la 100 % voiture électrique. Aujourd'hui on sait que l'enjeu de la production d'électricité en étant plus autonome, moins dépendant est un enjeu fort pour l'Union Européenne.

On sait qu'il y a des situations différente entre les pays européens. La France doit être au rendez-vous et on doit constater que ces dernières années, sur la programmation énergétique, sur les enjeux de mutation, eh bien, on a reculé et on n'est pas Mais est-ce que la dépendance, elle passe aussi par la fermeture des centrales nucléaires ? Est-ce que ça a été une erreur de fermer ces centrales nucléaires ?

Est-ce que notre indépendance, notre autonomie, elles ne passent pas par le nucléaire Alors, l'indépendance par le nucléaire, elle est toute relative puisque la filière nucléaire n'est pas une filière qui est 100 % nationale. Nous le savons donc il faut déconnecter la question du nucléaire de la question de la dépendance. Le nucléaire a un avantage sur les émissions, c'est certain.

Ensuite, nous, on prône plutôt une diversification. Moi, je prends un exemple, dans mon département, il y a une centrale thermique qui va être fermée. Nous nous opposons à cette fermeture.

Nous préconisons une mutation vers des combustibles liés à des déchets recyclés. Tous les outils, tous les panels et tout ce qu'on peut faire en termes de diversification et d'énergie renouvelable doit être mis sur la table et doit être développé. En tous les cas, aujourd'hui, on voit que l'on agit un peu dans l'urgence alors qu'il faudrait une programmation, une réelle vision.

Et on ne voit pas cette vision, on ne voit pas cette feuille de route qui est tracée par le gouvernement. Autre sujet d'actualité, Karine Daniel, c'est cette grève aujourd'hui à l'appel des syndicats de l'éducation nationale. Stéphane, ils appellent à la grève contre ce qu'on appelle les mesures de la carte scolaire.

Qu'est-ce que c'est ? Eh bien ces mesures de carte scolaire, ce sont tout simplement ces décisions de fermer ou d'ouvrir des classes maternelles, des classes dans le primaire, au collège ou au lycée. Alors si on en parle, c'est parce que les syndicats se mobilisent au moment où ces décisions commencent à être dévoilées.

D'habitude, c'est un peu plus tôt, en général au mois de février, mais il y a eu un petit décalage avec les élections municipales. Cette carte scolaire, c'est l'aboutissement d'un processus qui est long, 10 mois d'aller-retour entre les services du ministère de l'éducation nationale, les rectorats et les collectivités pour savoir combien de classes fermes, combien de classes vont ouvrir et combien de postes vont être supprimés. Et à la rentrée, il devrait y avoir 4000 postes d'enseignants supprimés. – Oui, c'était une mesure qui est contenue dans le budget 2026, qui a été adoptée par le gouvernement avec l'article 49 .3, rappelez-vous.

Ces suppressions concernent autant les postes d'enseignants dans le public que dans le privé. Dans le détail, il y a 3 256 postes supprimés dans le public, 762 postes supprimés dans le privé et pour prendre uniquement les chiffres du public dans le détail 1891 postes seront supprimés en maternelle et en En primaire, pour les collèges et les lycées, ce sera moins 1365 postes. Et le gouvernement justifie ces suppressions par la baisse de la démographie ?

Oui, avec un effet très concret dans les classes. Moins d'élèves, donc moins de classes. Écoutez le ministre de l'Éducation, il a réagi Je comprends évidemment le déchirement que constitue une fermeture de classe, notamment dans le milieu rural.

Après il y a des réalités dont il faut qu'on tienne compte collectivement et qui en réalité nous entraînent pour au moins les 20 prochaines années, c'est qu'on a eu une chute démographique comme jamais notre pays n'en a connu en son histoire. Nous aurons perdu dans le premier degré, donc à l'école, un million d'élèves entre 2019 et 2029 sur 6 500 000. Un million d'élèves.

Et jusqu'à présent, il n'y a pas eu de baisse d'effectifs et donc cette année, il y a une baisse d'effectifs qui correspond à 0 ,5 % des effectifs. Là, on perd 1 ,5 % des élèves. ministère prévoit à peu près 150 000 élèves en moins à la rentrée prochaine et donc le ministre le disait à la rentrée 2025, on comptait 106 900 élèves en moins, soit une baisse de 1 ,7%.

Et vous le voyez, vous ne le voyez pas mais sur le graphique public. Sur le graphique publié par l'Éducation nationale où on voit le nombre d'élèves, la tendance s'accentue. On voit qu'il y a de moins en moins d'effectifs chaque année.

Pour le collège, la Cour des comptes estime d'ailleurs que le nombre d'élèves scolarisés va diminuer de 12 % en 10 ans et appelle à une refonte de la carte scolaire dans ses établissements. Parce que c'est la baisse des effectifs qui détermine les mesures de la carte scolaire. Oui, les prévisions d'effectifs à la rentrée suivante sont évaluées en octobre dans chaque département, puis validées par le rectorat et le ministère.

En retour, le ministère donne à chaque académie le nombre de postes à répartir. Pour le moment, rien n'est arrêté, mais pour prendre l'exemple de votre département, Mme Daniel, le rectorat envisage de fermer 99 179 classes, d'en ouvrir une trentaine. Qu'est-ce que vous répondez au ministre de l'Éducation qu'on a entendu qui justifie ces mesures par la baisse de la démographie ?

Est-ce que ce n'est pas entendable ? – Bien sûr que c'est entendable au au niveau des effectifs globaux, mais quand on décline ces mesures sur le territoire, la baisse n'est pas homogène sur tout le territoire et dans toutes les communes. Or, ce qu'on observe, et vous avez cité la Loire-Atlantique, donc on est passé de 99 à 88 hier, il y a eu une nouvelle réunion organisée par le rectorat, il y a des arbitrages que nous ne comprenons pas.

Et il y a des écoles rurales, moi j'étais avec les parents d'élèves et les élus par exemple de Fersé, et je serai aux côtés des élus de Vallon-de-Lerdre demain, parce que nous sommes là dans des territoires très ruraux, ou pour la perte, par exemple à fercer d'un seul élève en programmation, on passerait de trois classes à deux classes. On sait que quand dans une école rurale il n'y a plus que deux classe, c'est dramatique pour les enseignants en termes de dynamique pédagogique. C'est dramatique pour la commune, pour le village, évidemment, parce qu'on se projette vers une école qui, dont la pérennité est interrogée.

Donc, moi, j'insiste sur le fait qu'il faut avoir un regard particulier sur les écoles rurales, parce que si on ferme ses classes, si on ferme ses écoles. Eh bien, j'insiste sur le fait que ces écoles souvent ont des indices de position sociale assez faibles. Donc on est là sur des élèves pour qui la République, pour qui la République, pour qui l'éducation nationale doit avoir une attention particulière.

Et donc moi, j'appelle à la fois la rectrice dans notre département et le ministre de l'Éducation à avoir vraiment un regard particulier sur ces situations. Et profitons de cette baisse des effectifs qui n'est pas une baisse des effectifs que l'on observe à l'année, mais que l'on doit observer sur du moyen terme, pour redonner du souffle aux enseignants. Je poserai tout à l'heure une question au gouvernement sur la question du travail des directeurs et des directrices d'écoles.

Leur travail est très compliqué dans ces situations, profitons-en pour redonner du souffle, profitons-en pour redonner de la qualité et profitons-en pour donner vraiment une équité et une qualité d'enseignement pour tous les élèves de notre pays. – Vous parlez de la réunion que vous avez eue hier avec le rectorat, comment ça se passe ? Comment on fait pour négocier que finalement ce n'est pas 99 mais 88 classes qui ferment ?

Quels sont les arguments que vous pouvez faire jouer ? – Alors, on fait jouer des arguments, les syndicats d'enseignants le font, les élus le font mais je vous le dis aussi. Par exemple, hier en Loire-Atlantique, il y a des décisions que nous ne comprenons pas.

Il y a des postes qui sont sauvés et tant mieux pour les écoles qui le sont, où il y avait réellement des baisses d'effectifs. Et puis, il y a des écoles où il n'y a pas de baisse d'effectifs, où il y a des besoins spécifiques. Je pense à Vallon-de-Lerdre, où il y a une classe Ulysse, où il y a des des ras-aides où il y a un IPS très faible, où là la fermeture serait confirmée.

Je le dis, c'est inacceptable et je demande au ministre de revoir ces situations parce qu'elle crée de la défiance elle crée de la défiance dans des territoires qui ont déjà beaucoup de défiance vis-à-vis des politiques publiques vis-à-vis de la politique et la république doit être là où où les élèves ou les familles en ont besoin. On l'entend vous dire que ces situations sont inacceptables. Elles étaient attendues parce que les 4000 postes supprimés, il était dans le budget 2026.

Est-ce que vous regrettez que finalement, le groupe socialiste n'ait pas censuré ce budget Alors nous, on s'est opposés à ces fermetures de postes, à ces baisses de postes dans les discussions budgétaires que nous avons pu avoir maintenant. Mais vous avez quand même accepté un budget qui les contient ? Alors on n'a pas accepté un budget qui les contient, on n'a pas censuré un gouvernement pour ne pas renforcer l'instabilité dans notre pays et c c'est en responsabilité qu'on l'a fait.

Mais en tous les cas, moi je suis très fière de m'être battue dans l'hémicycle et les députés le font aussi pour maintenir ces postes. Ça n'a pas été le choix qui a été fait par le gouvernement. Et d'ailleurs, je note que le ministre reconnaît que la situation n'est pas favorable, elle est même catastrophique.

En tous les cas, c'est la conséquence de la maquette budgétaire du gouvernement. Oui, on parle de réforme à long terme, c'est ce que le ministre de l'Education dit, ce que la Cour des Comptes dit, réforme de la carte scolaire à long terme. Est-ce que pour vous, ça doit être un des gros sujets de la prochaine élection présidentielle ?

Bien sûr on sait que la compétitivité de notre pays, on sait aussi que sur l'éducation repose de grands enjeux de notre vitalité démocratique, la lutte contre la désinformation, on sait que tous ces enjeux-là sont portés et doivent être portés par l'école. Investir dans l'école, c'est investir pour notre République, pour notre démocratie, pour notre économie. – Allez, on va terminer par les questions politiques qui concernent le Parti socialiste.

Et l'heure est encore aux enseignements des municipales et ça fait partie des grosses surprises du deuxième tour de ces élections, la bascule de Clermont-Ferrand. C'est un bastion historique, socialiste, bascule dans le giron de la droite des Républicains et nos partenaires de Centre-France ont réalisé un film de 52 minutes disponible sur les sites et application des titres du groupe. Un film qui plonge au cœur de la campagne municipale clermontoise comme cette soirée après les résultats du premier tour filmé dans le camp du candidat républicain Julien Bonny.

Dimanche prochain, il faut que toute la France regarde Clermont-Ferrand et de se dire est-ce que la Bible va basculer. Et c'est ça qui va mobiliser...

Peut-être tenter quelque chose avec CNews. Peut-être tenter quelque chose avec CNews ? Oui, mais c'est ce qu'on a dit déjà dans la communauté presse.

Parce que cette semaine, je pense qu'on peut vraiment se faire aider les médias. On a repéré les bureaux de vote où le RN a pu La plaine, oui, c'est ça. C'est 105.

Il y a un bout de 106, mais c'est 105. Et c'est 107 aussi. Jules Vallès.

Vous voyez par exemple, le 107, on a été, on n'a passé du temps, mais il a encore, le LF fait un très bon score encore, c'est vrai. Bianchi peut perdre la vie, là ils sont menacés, il est prêt à brader la moitié de sa liste, on passera un petit coucou à Degui d'ailleurs, à l'occasion j'y pense. Est-ce que Mélenchon ne va pas bloquer les accords avec le PS ?

Non, je ne crois pas. Non, non, ce n'est plus du tout à l'ordre du jour. Tu sais, Maximi, si elle n'aide pas Bianchi à garder la ville, elle perd son siège de député l'année l'année prochaine.

Donc, tu sais, dans ce jeu de dupe, ils sont là à défendre leurs intérêts réciproques. Tout le monde l'a bien compris. Donc on tape sur l'union.

Bien sûr. Pour leur place, ils vendraient leur mère, donc ils la feront. Ça leur coûtera ce que ça coûtera, mais ils la feront.

Ils ont zéro conviction. Ils la feront. Julien Bouni, qui est désormais le nouveau maire de Clermont-Ferrand, c'est lui qui l qui l'a emporté.

On va aller justement à Clermont-Ferrand. Bonjour Stéphanie Delanne, merci d'être avec nous, journaliste vidéaste à La Montagne. On a vu un extrait justement du documentaire de La Montagne parce que, il faut le dire, c'est un Un événement politique inédit qui s'est produit le 22 mars à Clermont-Ferrand.

Ça a été une onde de choc ? Oui, c'est véritablement un séisme. Imaginez, ça faisait plus de 80 ans que la municipalité de Clermont était aux mains de la gauche et c'est donc Julien Bonny, 47 ans, candidat LR et du Centre, qui briguait pour la première fois le fauteuil de mer et qui a réussi ce tour de force en trouvant les clés pour déboulonner la gauche clairemontoise.

Comment vous expliquez cette chute ? Il y a plusieurs choses, il y a d'abord une grosse séquence de de travaux à Clermont qui a été initié par le maire sortant Olivier Bianchi, donc des travaux qui ont duré près de trois ans pour implanter des voies exclusivement réservées aux bus, des pistes cyclables, des trottoirs plus larges et tout ça évidemment vous vous en doutez au détriment de la voiture. Donc une ville en chantier pendant trois ans, beaucoup d'embouteillages, beaucoup de grogne et un mécontentement qui s'est aussi exprimé sur les réseaux sociaux avec des groupes d'internautes qui ont une cesse de taper sur la tête d'Olivier Bianchi, le maire socialiste.

Restez avec nous Stéphanie Delanne, Karine Daniel, Clermont-Ferrand, ça a été une surprise, un choc pour le Parti socialiste, c'était vraiment un bastion historique du PS ? Évidemment et permettez-moi d'abord d'avoir un mot amical à l'attention d'Olivier Bianchi et de son équipe parce qu'ils ont mené, ça a été dit, des politiques courageuses. On a dit qu'il fallait faire muter les villes, notamment dans le domaine des transports, notamment dans le domaine des politiques environnementales, et Olivier Bianchi a mené des politiques courageuses dans ce domaine.

Et là, ça a été dit aussi, peut-être payer les effets négatifs de de ces politiques, les externalités négatives de ces politiques et on peut le déplorer parce que ça n'incitera pas non plus d'autres maires à avoir de l'ambition sur le plan environnemental. – Il a payé ses politiques ou il a payé son alliance avec la France insoumise dans l'entre-dix tours ? Alors, il faut déjà regarder, et c'est ce que doit regarder le Parti socialiste, les scores de premier tour.

Et sur ces scores de premier tour, on a clairement un Ensuite, sur Clermont, je veux quand même y revenir. Olivier Bianchi a été victime et son équipe, notamment de vidéos qui ont fait beaucoup parler, qui ont marqué l L'extrême violence, ces vidéos ont été générées par IA, d'une violence rare. Et ils ont donné le ton de la campagne avec un attelage entre ces vidéos, entre sa cage On voit là la recherche de relais chez des médias comme CNews, on le voit dans la séquence.

Donc il faut aussi avoir en tête que les campagnes se sont déroulé dans cette ambiance-là et c'est délétère. Et aujourd'hui, celles et ceux qui ont généré ça, qui ont encouragé ça, qui y ont participé, se retrouvent aux manettes des ville et on peut le déplorer pour notre démocratie. Et en tous les cas, on doit s'interroger collectivement sur la violence qui a marqué ses campagnes.

Je dis ses campagnes parce que ça a été le cas à Clermont-Ferrand. Et Et ça a été le cas dans de nombreux territoires, petites et grandes villes. Mais juste sur les alliances avec la France insoumise, ça a été le cas aussi chez vous, dans votre département à Nantes ?

Johanna Roland, numéro 2 du PS, a fait alliance avec la France insoumise, alors que le PS a répété pendant des mois, jamais d'alliance avec la France insoumise ? Est-ce que vous l'avez comprise, cette alliance, ou est-ce que vous l'avez regrettée ? Alors, moi, j'attendais du Parti socialiste et qu'on ait une ligne claire.

Ensuite...

Vous avez senti une Alors, je n'ai pas franchement senti de ligne claire et je le dis très clairement, je le déplore. Ensuite que localement, ça arrive souvent, qu'en fonction d'une réalité, et Et Johanna Rolland a fait ce choix. Et moi, j'ai fait la campagne d'entre-deux-tours avec force sur cette alliance technique parce qu'on avait un enjeu, comme à Clermont, que la ville ne bascule pas à – Elle ne pouvait pas gagner sans LFI, Johanna Roland ? – C'était sans doute plus assuré, ce n'était pas forcément perdu parce que, évidemment, quand on fait une alliance avec LFI, on perd aussi un peu au centre.

En tous les cas, on ne saura jamais puisqu'on ne peut pas réécrire l'histoire, mais je suis très contente qu'on ait pu garder Nantes. Et puis, vous savez, moi, je suis en Loire-Atlantique, il y a des configurations très différentes. Il y a eu une alliance technique avec LFI à Il y a des listes dissociées, par exemple à Saint-Nazaire, à Saint-Herblain, dans d'autres communes.

Donc il est difficile de tirer des règles générales. Mais en tous les cas, on voit que sur les alliances avec LFI, il y a eu un plafond, ça a été dit dans les premières analyses qui sortent. Ce qu'il nous faut, et c'est une leçon pour le Parti Socialiste, et moi je regarde surtout les résultats de premier tour parce que c'est là qu'on regarde les choses, et ça fait 8 ans ou 9 ans qu'on est dans l'opposition.

Donc évidemment on aurait dû avoir de meilleurs scores dans ces municipales qui sont souvent le réceptacle d'un mécontent. Eh bien c c'est que finalement la droite et l'union des droites apparaît aujourd'hui plus un recours que nous dans cette opposition au gouvernement, et c'est ce qui doit nous inquiéter, c'est ce qui doit nous mobiliser, et c'est ce qui doit nous amener à apporter des réponses précises aux difficultés des français et croyez-moi les français ils ont des enjeux de pouvoir d'achat, de soins, d'éducation, de santé et la question des alliances et de qui fait alliance avec qui et des questions de politique politicienne les intéressent peu et doivent aussi nous interroger sur notre capacité à à traiter des vrais sujets, à parler des vraies questions et à nous adresser directement aux Françaises et aux Français. On va remercier Stéphanie Delane à Clermont-Ferrand.

Merci beaucoup. Je le rappelle que votre documentaire, le documentaire du groupe Centre France sur la chute d d'un bastion, la chute de Clermont-Ferrand pour les socialistes. Il est disponible sur vos sites et applications du groupe Centre France.

Merci Stéphanie. La une de la montagne, c'est les As du Chœur, sont au CHU, tout autre sujet. La une de la montagne ce matin.

Et je vous remercie également, Karine Daniel, d'avoir été notre invitée pendant cette première demi-heure. Merci à vous Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes.