Débat présidentiel 1981 : Giscard / Mitterrand | Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 36 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:30OuverteRéponse directe
Votre stratégie de reconquête à l'égard des électeurs de Chirac n'est-elle pas trop rapide ?
- 5:25RelanceRéponse partielle
Si vous êtes élu, votre gouvernement se présentera-t-il devant l'Assemblée nationale ?
- 6:03RelanceÉludée
Comment justifiez-vous votre position sur la dissolution de l'Assemblée ?
- 6:47OuverteRéponse directe
Pourquoi votre partenaire politique Chirac a-t-il critiqué votre septennat ?
- 8:16RelanceRéponse partielle
Comment expliquez-vous la contradiction entre votre apparente tranquillité sur votre majorité et les déclarations de Chirac ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment constiturez-vous votre gouvernement après l'élection ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:40Valéry Giscard d'EstaingFait
« La totalité des dirigeants du RPR quasi totalité des élus de cette formation veulent bien soutenir à l'heure actuelle ma candidature à la présidence de la République. »
- 7:32Valéry Giscard d'EstaingFait
« La France est dans une situation extraordinairement difficile je suis certain que la voix que nous suivrons monsieur giscardestin était réélu serait la même et conduirait encore plus vite à des désordres plus graves. »
- 11:12François MitterrandFait
« Est-ce que il y aura 10 solutions décidé par le Président de la République immédiatement et dans ce cas-là il n'aura pas à se présenter devant l'Assemblée nationale. »
- 11:56François MitterrandPromesse
« Je souhaite le scrutin proportionnel tout de suite le plutôt sera le mieux. »
- 13:19François MitterrandFait
« La totalité des dirigeants de la majorité des parlementaires de la majorité avait indiqué qu'il voterait désormais pour le président de la République donc la question de ma majorité quand je dis ma ce n'est pas un ma possessif est réglé. »
- 15:17Valéry Giscard d'EstaingFait
« Un gouvernement pour pouvoir exister en France il n'y a jamais eu d'exemple de sens contraire doit aller devant le Parlement. »
- 16:35François MitterrandPromesse
« Je dissoudrai quand je le déciderai et à ce moment-là je ne serai pas pas dans l'obligation de vous rendre compte. »
- 19:24Valéry Giscard d'EstaingFait
« Le gouvernement ainsi formé ne peut qu'expédier les affaires courantes il ne peut entreprendre aucune des grandes actions ou aucune des grandes décisions. »
- 22:05Jean BoissonardFait
« Quelles sont les conditions que le Parti communiste vous demandera pour aboutir à un tel accord électoral ? »
- 27:06Valéry Giscard d'EstaingFait
« Vous trompez nos concitoyens lorsque vous prétendez avoir une majorité. »
- 28:24Valéry Giscard d'EstaingFait
« Si vous dites que vous souhaitez le succès d'une majorité de socialiste et du communiste c'est parfaitement clair. »
- 36:36Valéry Giscard d'EstaingChiffre
« Dans cette période de crise le produit la production française a augmenté plus que celle de tout autre pays industrialisé. »
- 37:19Valéry Giscard d'EstaingChiffre
« Le niveau de vie le pouvoir d'achat des Français a progressé plus que dans n'importe quel autre pays industrialisé. »
- 39:25François MitterrandFait
« Comment imaginez que vous pourriez faire demain si vous étiez réélu ce que vous n'avez pas su faire au cours d'un premier septena. »
- 40:09François MitterrandFait
« Nos performances économiques sur tous les points sont très médiocres. »
- 41:33Valéry Giscard d'EstaingChiffre
« Nous avions à l'époque une diminution en effet légère du chômage la hausse des prix était tombée au-dessous de 10 %. »
- 45:46François MitterrandPromesse
« La liste que j'ai déjà produite c'est à valeur de contrat ce qui veut dire que qui n'est pas dans cette liste ne sera pas nationalisé. »
- 48:42Valéry Giscard d'EstaingFait
« Vous déplacez les emplois que vous les aménagez en quelque sorte mais que vous n'en créez pas de nouveau. »
- 50:07Valéry Giscard d'EstaingChiffre
« La moitié de l'industrie française sera étatisée. »
- 51:25Valéry Giscard d'EstaingChiffre
« Il arrive à l'heure actuelle 750000 jeunes sur le marché du travail en France. »
- 55:30François MitterrandChiffre
« Si cette politique continue nous aurons au moins 2500000 chômeurs. »
- 55:30Chiffre
« 1700000 chômeurs »
- 56:13Chiffre
« 60 % des chômeurs sont des femmes »
- 59:36Fait
« Si vous êtes élu, le chômage augmentera »
- 1:52:36GiscardFait
« les événements ont commencé un dimanche et les massacres ont commencé le jeudi »
- 1:55:13GiscardFait
« le poids politique et moral de la France est au contraire très élevé en Afrique »
- 1:57:53MitterrandFait
« je n'ai jamais prononcé le mot d'État palestinien, j'ai parlé d'autodétermination du peuple palestinien »
- 2:01:25GiscardFait
« les Français aspirent à davantage de liberté et de responsabilité »
- 2:02:47GiscardFait
« l'économie française ne résistera pas à une injection de dépenses et de charges nouvelles »
- 2:09:13GiscardFait
« l'économie française n'est pas en état de faire face à de telles surcharges »
- 2:10:38GiscardFait
« ce n'est plus le programme commun mais c'est dans la ligne du programme commun »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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bonsoir nous voici donc réunis pour ce débat entre les deux participants au deè tour de l'élection présidentielle monsieur Valérie Giscard et Monsieur François mitteran ce débat a été organisé par la commission de contrôle avec l'accord des représentants des deux candidats il sera dirigé par deux journalistes choisis d'un commun accord Michel cotta journaliste à RTL et moi-même jean- boissonard journaliste à l'expansion et chroniqueur à europin nous devons veiller à l'organisation à l'animation et au déroulement de ce débat chaque candidat disposera de 50 minutes pour répondre aux questions que nous leur poserons et qu'ils se poseront l'un à l'autre puis il leur restera à chacun 5 minutes pour conclure nous avons regroupé en trois grands thèmes les questions qui peuvent être posées le premier autour des problèmes de politique intérieure le deuxème sur les questions de vie quotidienne des Français et de la vie économique le 3e sur les problèmes de politique extérieure chacun de ces thèmes sera se déroulera pendant 30 minutes puis pendant une dizaine de minutes nous poserons des questions de caractère plus général avant que chaque candidat conclue en 5 minutes la commission de contrôle a demandé à ce que les personnes qui sont présentes dans cette salle ne manifestent pas leur sentiment pendant le déroulement du débat aussi nous les remercions d'aviance de bien vouloir taire ou leurs enthousiasmes ou leur réprobation pendant la durée de la discussion commençons donc par la politique intérieure Michel cota pose la première question j'ajoute que le tirage au sort a désigné Monsieur François mitteran pour parler le dernier pour conclure cette émission et ce sera donc monsieur Valéri giscardestin si vous voulez bien qui parlera le premier alors Monsieur Valéri giscardesttin monsieur miton au fond à l'issue du deuxème tour vous avez devant vous à peu près le même problème vous avez obtenu l'un et l'autre le 26 avril plus de 25 % le cas du corp électoral mais l'un et l'autre vous avez besoin pour être élu d'un autre carart vous François milteran vous avez besoin des communistes et vous valerégis cardestin vous avez besoin des électeurs de Jacques Chirac alors ma première question est celle-ci votre stratégie de reconquête à l'égard des électeurs Chirens n'est-elle pas trop rapide lorsque vous dites Jacques Chirac a eu raison parlez-vous seulement de sa lutte contre la bureaucratie y a-t-il pour vous un Jacques Chirac qui a eu raison et un Jacques Chirac qui continuerait d'avoir tort mademoiselle le tirage au sort fait que je réponds le premier bonsoir François mitteran je veux dire dans quel esprit je suis venu participer à ce débat je crois je souhaite d'abord que ce débat soit utile les Françaises et les Français ont un choix important à faire c'est un choix important en raison de la situation internationale en raison aussi de des alliances politiques de l'un ou de l'autre qui font que la société française en tout cas la politique de la France s'engagera dans des directions différentes voir même opposé suivant que vous-même monsieur mitéran ou moi seront élus dimanche prochain j'ai lu ou entendu que ce soir on dirait s'il y a un vainqueur ou un vaincu je ne suis pas venu pour cela c'est dimanche prochain que les Français éclairés diront qui doit être président de la République j'ai pendant 7 ans eu des dialogues de ce type avec un certain nombre de dirigeants du monde je sais ce qu'on sont les règles il n'y a pas d'agression personnelle c'est tout à fait inutile euh on ne consacre pas de long développement au passé il est derrière nous on regarde ce que l'on doit faire et ce que l'on propose et c'est ce que je compte faire avec vous ce soir alors la question de de Michel Cotar je dirais d'abord je crois pas que l'intérêt de ce débat ce soit la politique du second franchement je ne suis pas venu pour cela je ce qui m'intéresse c'est l'enjeu pour la France ce que Monsieur miter en ferait ce que je ferais moi-même av question en fait depuis 7 ans j'ai pu gouverner enfin gouverner agir comme président de la République avec un gouvernement sans crise et sans dissolution avec une majorité qui était composée de deux tendances principales le RPR et l'UDF elles se sont à certain moment bien entendu au moment des élections de 78 elles ont eu d'autres moments des affrontements au total il a jamais de motion de censure voté et il n' jamais eu de crise politique je n'aperçois aucune raison pour que cette situation soit modifiée après l'élection présidentielle j'observe d'ailleurs que la totalité des dirigeants du RPR quasi totalité des élus de cette formation veulent bien soutenir à l'heure actuelle ma candidature à la présidence de la République et comme j'ai indiqué moi-même qu'il n'y aurait pas de dissolution il n'y a donc pas de problème politique à cet égard il y aura tout de suite la reprise de l'action gouvernementale et parlementaire quand j'ai dit que jacquesac avait eu raison de mettre l'accent sur un certain nombre de problèmes qu'est-ce que j'ai voulu dire dès le début de cette campagne j'ai dit que j'écouterai ce qui sera dit dans cette campagne il y a des choses à apprendre et une campagne révèle toujours un certain état d'esprit de la population les préoccupations de liberté économique de déburaucratisation de la société française d'allègement de certaines charges ont été exprimé notamment par Jacques Sirac et j'ai indiqué que ce serait un des enseignements à mettre en œuvre à l'issue de cette élection mais il y aura bien entendu beaucoup d'autres choses à faire je pose une question à François mitteran qui est dans la ligne de celle-ci si vous êtes élu président de la République vous avez dit que vous formeriez un gouvernement ce gouvernement se présentera-t-il devant l'Assemblée nationale j'aurais voulu poser une question à Monsieur François mitteran sur la question de Monsieur giscardestin parce que Monsieur François mitteran a déjà eu l'occasion de dire que il ne serait pas le seul contraint de dissoudre l'Assemblée si vous étiez élu il ne m'intéresserait de savoir en votre présence comment il argumente sur ce point après avoir entendu ce qui d'être dit par monsieurcardtin j'avais moi aussi envie de lui poser une question selon les règles qui ont été établies ce sera donc une question indirecte qui sera quand même entendue je voulais simplement qu'on m'explique c'estàdire que l'autre candidat bien m'expliquer son raisonnement n'estil pas ne tombeil pas dans le vide le 17 mai 1974 vous déciez c'était une autre élection présidentielle il y a 7 ans je vous demande de me croire vous vous adressez aux Français vous ne serez pas déçu vous serez surpris par l'ampleur par l'audace par la rapidité du changement que je veux introduire dans la politique de notre pays et voilà que celui que vous proclamez comme votre partenaire avec lequel vous n'avez jamais eu d'ennui peut-être quelques trouble dans la majorité en tout cas jamais de motion de censure voilà que Monsieur Chirac responsable du RPR vous répond le 22 mars 1981 au Club de la Presse d'OP la France est dans une situation extraordinairement difficile je suis certain que la voix que nous suivrons monsieur giscardestin était réélu serait la même et conduirait encore plus vite à des désordres plus graves deè citation il en aura pas beaucoup toujours monsieur JAAC 9 mars 1981 à l'émission car surtable d'Antenne 2 nous sommes dans une situation extrêmement préoccupante qui exige un changement complet de politique et on ne change pas de politique avec les mêmes hommes une trè situation très rapide toujours du même monsieur Chirac en date du 4 mars 1981 oui je porte un jugement négatif sur le septena sans doute monsieurardestin considérez-vous que Monsieur Chirac fait partie du cœur des pleureuses mais il n'empêche que j'aperçoise une contradiction entre votre apparente tranquillité d'il y a un moment sur l'avenir de votre majorité pour peu que vous soyez élu et des déclarations aussi contradictoires qui montrent que si vous êtes élu vous n'avez pas de majorité vous mais bien entendu j'ai auss une réponse à apporter je constitueraiis un gouvernement comme je le dois après mon élection quand le moment sera venu d'assumer mes responsabilités ce gouvernement sera composé des personnes femmes et hommes que j'aurai choisi ou dont je discuterai avec le Premier ministre que j'auraai choisi ces personnes seront celles qui auront approuvé mes options pendant la campagne présidencienne je ne seraiis pas en état de débattre ou de discuter pour la raison que la campagne présidentielle m'absorbe qu'elle requiert entièrement mon attention que c'est à elle que je dois me consacrer qu'elle est d'une nature particulière que ce n'est pas l'affaire des partis et je constituerai ce gouvernement après la désignation du Premier ministre de telle sorte que celles et ceux qui m'auront approuvé dans ma démarche à moi candidat des socialistes puisse s'y retrouver je serai ainsi assuré de la cohérence de ce gouvernement vous savez que d'autres formations politiques nombreuses m'ont rejoint pour le deè tour de scrutin et bien entendu la question qui m'est posé est-ce que vous ferez appel au représentants de ces partis et particulièrement du Parti communiste pour rentrer dans ce gouvernement et je rappellerai à cet égard que si l'union de la gauche s'est rompu en 1977 c'est précisément autour de la discussion sur un programme de gouvernement je ne peux donc pas considérer à l'heure actuelle que cette question soit réglée et c'est une question sérieuse la plus sérieuse de toutes j'entends donc former un gouvernement qui sera constitué avec par ceux qui m'auront approuvé et ce n'est qu'après l'élection présidentielle et en vue des élections législatives dont nous allons parler j'imagine tout à l'heure que les organisations politiques responsable examineront en commun si le désir si elles sont en mesure ou non de signer entre ell un contrat de gouvernement et donc d'aborder les élections législatives futures en situation d'accord quand au gouvernement que j'aurai constitué qui sera tout simplement le gouvernement de la République il se trouvera devant le problème suivant est-ce que il y aura 10 solutions décidé par le Président de la République immédiatement et dans ce cas-là il n'aura pas à se présenter devant l'Assemblée nationale ou bien est-ce qu'il y AA devant l'Assemblée nationale en attendant la sanction de cette assemblée pour peu qu'il y ait sanction d'ailleurs ce qui veut dire que je ne compte pas soumettre la politique de ce gouvernement à l'approbation de l'Assemblée nationale élue en 1978 si je changeais d'avis c'est-à-dire si j'avais le sentiment que cette assemblée serait en mesure par exemple de voter une réforme du mode de scrutin ce qui serait très intéressant pour la France vous êtes favorable isté favorable dans quel sens je souhaite le scrutin proportionnel tout de suite le plutôt sera le mieux vous aussi monsieur non pas du touton si j'étais en mesure de le faire je le ferais cela veut dire que je ne pose pas le problème de la dissolution en principe c'est simplement une nécessité car je veux conduire ma politique alors il y aura des élection et le peuple décidera alors d'abord premier remarque vous fait des citations du premier tour dans le premier tour chacun s'exprime avec une certaine véhémence bon trouver les citations à cet égard je pourrais trouver également les citations monsieur mitérant je n'en cherche pas n'est-ce pas à votre propos ou de vous-même sur monsieur Chirac j'en ai une sous les yeux je ne la dirai même pas tellement qu'elle est sévère donc laissons cela m'intéresse pas en fait monsieur Chirac a indiqué dès le lendemain du premier tour oui monsieur mitant VZ dire un mot est-ce que vous l'autorisez monsieur je veux dire que personnellement je ne compte pas faire un gouvernement avec monsieur Chirac l' de V élection donc le problème ne se pose pas pour moi non mais je veux dire quand on invoque le témoignage de quelqu'un encore faut-il porter sur ce quelqu'un un jugement positif alors j'indique simplement que le lendemain du premier tour monsieur Chirac a indiqué qu'il voterait pour moi à l'élection présidentielle pour moi le critère comme d'ailleurs vous l'indiquez pour vous tout à l'heure ce sont ceux qui élisent le président de la République et je note je l'ai fait observé tout à l'heure que la totalité des dirigeants de la majorité des parlementaires de la majorité avait indiqué qu'il voterait désormais pour le président de la République donc la question de ma majorité quand je dis ma ce n'est pas un ma possessif est réglé il n'y aura pas d' dissolution un gouvernement sera constitué ce gouvernement bien entendu comportera des personnalités représentatives de l'ensemble de la majorité et il se mettra au travail pour régler par priorité et pour adopter les premiers textes concernant l'emploi et notamment l'emploi des jeunes que je voudrais voir figurer à la session parlementaire de printemps mais la réponse à ma question la réponse que vous avez faite me surprend énormément monsieur miteran nous ne sommes pas dans un régime présidentiel ou personnel vous m'avez fait des reproche à cet égard dans le passé vous en avez fait encore plus au général de Gaulle j'ai là un certain nombre de textes mais la Constitution dit que le gouvernement est responsable devant le Parlement si vous agissez ainsi que vous dites c'estàdire si votre gouvernement ne va pas devant le Parlement il ne pourra rien faire il n'aura le droit de ne rien faire il devra attendre le résultat des élections nous n'avons pas en France un système TER qu'un président de la République vous ou moi ou d'ailleurs le général de GA dans le passé puisse nommer un gouvernement qui ne rend de compte à personne et qui prend des décisions importantes ceci est impossible si donc il ne va pas devant le Parlement il pourra faire qu'une chose qu'est-ce qu'on appelle vous connaissez la formule expédier les affaires courantes or j'ai lu dans vos déclarations je crois que c'est à L'Express il me semble que vous aviez l'intention de prendre tout de suite un certain nombre de mesures vous dites par exemple réduction du taux de la TVA sur les produits de grande consommation recrutement d'un certain nombre de fonctionnaires ce sont des décisions qu'un gouvernement chargé des affaires courantes ne peut pas prendre donc la procédure que vous indiquez n'est pas réalisable le gouvernement doit aller devant l'Assemblée l'assemblée peut ou non le censurer vous pourriez comme président de la République la dissoudre ensuite à tout moment mais j'estime qu'un gouvernement pour pouvoir exister en France il n'y a jamais eu d'exemple de sens contraire doit aller devant le Parlement nous sommes dans un régime où existe le contrôle parlementaire et j'ajoute ensuite qui il y aura d'importantes négociations internationales au mois de juin notamment sur l'Europe imaginez-vous un gouvernement français qui aille dans les enceintes internationale alors qu'on saura qu'il a été nommé par le Président de la République et qu'il a même pas eu un contact avec la représentation nationale si c'est la formule que vous choisissez il expédiera les affaires courantes c'estàd qu'il règle les petits problèmes du quotidien il ne peut prendre aucune décision importante engageant la France Monsieur mitant souhaite répondre sur ce point monsieur bar que vous avez nommé a mis 41 jours à se présenter devant la l'Assemblée nationale je va dire par là que pendant 41 jours il a bien fallu qu'il fasse quelque chose non ah il n'a rien fait il il a il a géré les affaires courantes c'est une tradition monsieurant et çael veut dire dans ce cas-là c'est un point important que votre dissolution elle ne pourra intervenir que mi- juuin ou fin juin parce que si vous regardez le calendrier comme je l'ai fait avec soin vous savez que l'installation du nouveau président de la République se fait un jour près il y a un petit problème de en discussion vers le 25 ou 26 mai qui est l'anniversaire de ma prise de fonction et la convocation de l'Assemblée nationale c'est début juin il y a quelques jours nécessaires d'autant plus que c'est la sension à ce moment-là le gouvernement va devant l'Assemblée nationale s'il met du temps à y aller comme l'avait fait monsieur bar ça veut dire que votre dissolution peut intervenir qu'à la mi-juin et que donc les Français voteront à la mi-juillet ou fin juuillet est réaliste le président de la République peut dissoudre quand il le veut et je dissoudrai quand je le déciderai et à ce moment-là je ne serai pas pas dans l'obligation de vous rendre compte j'agirai selon mes devoirs et la Constitution croyez-moi elle sera respectée j'ai l'intention de dissoudre et j'ai l'intention de faire procéder à des élections avant le 1er juillet s'il y a un argument majeur s'opposit à cela de toute manière ma décision serait maintenue je veux dire par là que je ne serait pas en mesure de garder cette assemblée et le problème pour moi serait de disposer d'une majorité parce qu'on ne peut pas mener une autre politique sans une autre majorité quant au délis monsieur giscardestin je verrai bien mais supposons que il y ait la moindre raison qui puisse mêre objecter par d'autres juristes que par vous comme je suis né légaliste je le resterai cela ne m'empêchera pas élu président de la République de mener la politique que j'entendrai mener bien entendu avec le Parlement dès qu'il sera là ou vous êtes bien changeant monsieurérant parce qu' y a quelques instants vous nous aviez dit que saviez pas si vous disouderiez tout de suite que vous étiez prêt à voir si sur un sujet tel que par exemple la loi électorale le Parlement ne pourrait pas plus ou moins en délibérer puis vous revenez tout à coup en arrière vous dites je dissoudrai tout de suite et même avec une précipitation très grande car si vous voulez faire les élections avant la fin du mois de juin il faut que le premier acte de votre septena soit la dissolution vous n'avez pas le temps d'aller devant le Parlement étudier le problème et donc vous prendrez en arrivant un décret de dissolution vous ferez donc ce qu'a fait j'ad Mac c'està-dire que sans avoir que sans avoir rencontré la représentation nationale sans même qu'un gouvernement sohait aller lui dire voilà mon programme vous direz Messieurs les Députés je vous renvoie chez vous ce qui veut dire d'ailleurs que les conditions de l'élection et la signification pour le président de la République seront très fortes car si vous renvoyez les députés sans même qu'ils aient eu droit à un exposé de la politique de votre gouvernement et la possibilité d'exprimer la censure ensuite si le souvrage universel R voit les mêmes c'est un des aveux au président de la République il ne faut pas confondre avec la situation de 78 dont nous avions débattu quand il y a une élection normale en France si elle envoie une majorité différente le président de la République doit en tirer un certain nombre de conséquences il doit avec sagesse essayer de trouver une formule mais si le président de la République prend l'initiative et vous venez de le dire de renvoyer la représentation parlementaire sans même la réunir et si la même représentation parlementaire revient quelle est l'autorité quelle est situation du président de la République et en tout cas dans l'intervalle dans l'intervalle le gouvernement ainsi formé ne peut qu'expédier les affaires courantes il ne peut entreprendre aucune des grandes actions ou aucune des grandes décisions que vous avez évoqué dans vos déclarations récent monsieur liscardestin en ce qui concerne l'expédition des affaires courantes je voudrais que vous puissiez préciser avec Monsieur mitteran des points trois points précis parce que Monsieur Marchet a déclaré au lendemain du Comité central du Parti communiste qu'il attendait d'un gouvernement de gauche trois mesures précises la hausse du SMIC le blocage des prix la revalorisation des allocations familiales est-ce que sur ces trois mesures précises un gouvernement ne peut pas agir sans avoir recours à l'Assemblée nationale je ne voudrais pas si vous permettez que nous passions notre temps à vous comporter en juriste compliqué discutant de choses que beaucoup de français risquent de ne pas aimer dans la mesure où ça les ennuiera je suis quelqu'un qui a toujours respect la loi et je la respecterai j'ajoute que comme vous serez à ce moment-là ancien président de la République vous ferez partie du comité constitutionnel et vous pourrez dire votre du Conseil constitutionnel et vous pourrez dire votre mot sur le TR sur les trois problèmes que je viens d'évoquer est-ce que les décisions peuvent être pris sans l'accord du Parlement et est-ce que vous les prendriez plusieurs de ces mesures sont d'ordre réglementaire c'est-à-dire sont de l'autorité du gouvernement nous les retrouverons tout à l'heure le gouvernement c'est toujours mais nous somm toujours le gouvernement de la République toujours ce sont des points très importantsallons pas y rester j'ai des questions plus importantes encore à vous poser mais ce sont les questions importantes car il ne faut pas faire croire aux Français que vous aurez le pouvoir de prendre en mai ou en juin des décisions que vous ne pourrez pas prendre parce que légalement vous ne pourrez pas le prendre quand vous dites par exemple je baisserai la TVA sur les produits de consommation courante vous n'aurez pas le droit de le faire oui mais peer le SMIC le SMIC on peut le fixer et on peut bloquer les prix et c'est à la limite jamais pris dans des périodes qui ne sont que des périodes électorales des décisions qui bouleversent les conditions de l'activité c'est contraire à la coutume mais ce n'est pas contraire à la contraire à la coutume et une décision de cette nature serait d'ailleurs très vivement critique alors deuxème question à Monsieur bteran il y a donc des élections si comme vous le dites vous renvoyez l'Assemblée nationale c'est parce que vous voulez avoir une autre majorité et cette autre majorité on voit bien de qui elle est composée elle est composé des 26 % des lecteurs que vous avez eu dont d'ailleurs quelques points de communiste et puis il faut trouver 24 ou 25 autres donc la totalité de l'électorat communiste comme nous avons esruté un arrondissement de tour vous revenez de dire à l'instant que vous dissolviez tout de suite donc il n'y a pas de changement doie électoral il faut un accord électoral vous NZ pas le faire avec ceux que vous avez chassé vous le ferez donc avec ceux qui vouslez ramener c'est-à-dire avec le Parti communiste quelles sont les conditions que le Parti communiste vous demandera pour aboutir à un tel accord électoral et deuxièmement quand vous aurez nommé vot Premier ministre ensuite et qu'il viendra vous dire Monsieur le Président de la République voilà la liste des ministres et je vous propose des ministres communistes quelle sera votre réponse j'ai déjà répondu au premiè élément de la question posée non pas spécialement par vous mais par l'opinion publique que j'ai souvent entendu poser tout le long de cette campagne j'ai d'ailleurs eu l'occasion d'y répondre au cours des multiples débats qui m'ont conduit au postes de télévision ou au postees de radiodiffusion et j'ai dit ce que je répète car j'ai déjà abordé de moi-même ce sujet que le premier gouvernement que je constiurai sera composé des femmes et des hommes qui se seront engagés sur les options du candidat des socialistes que je suis toujours bien entendu à partir du moment où les élections législatives devront être préparées il appartiendra aux organisations politiques responsables vous savez que les partis politiques existent ont des droits sont reconnus par la Constitution à son article 4 même quand le président de la République met gravement en cause et ces organisations politiques se rencontreront discuteront est-ce que les partis de gauche notamment socialistes et communistes seront en mesure d'aboutir c'est-à-dire à signer un accord de gouvernement à s'entendre pour la suite je le saurai à ce moment-là est-ce qu'ils auront réussi à vaincre les obstacles qui les ont dominés en 1977 c'est cette discussion sérieuses qu'il faut engager que j'ai toujours souhaité en tant que responsable du parti socialiste hier donc cette discussion aura lieu les organisations politiques décideront souverainement elles-mêmes de ce qu'elles doit faire c'est-à-dire de leurs accords ou de leur désaccords et si elles sont d'accord il appartiendra aux Français de choisir c'est-à-dire que ce sont les Français qui auront le dernier mot puisqu'ils voteront pour l'élection des députés à ce moment-là je pourrais vous apporter la réponse mais je voudrais vous dire à moins que vous n'ayez déjà des objections faire sur ce sujet que cette question sans cesse posée donc j'aperçois bien pourquoi elle est je trouve ça très intéressant parce que moi j'ai l'inttion de parler de façon très claire vous savez très claire cela fait déjà très longtemps que je me suis battu dans ce pays pour tenter de réussir l'union de la gauche et je n'ai jamais désavoué ma démarche simplement je me suis trouvé devant une situation qui la rendait impossible à partir de là j'ai dû le constater mais les socialistes dont je ne suis plus le premier responsable dont je ne seraiis plus responsable ni membre mais proche cependant une fois élu président de la République ce parti socialiste restera maître de cette décision et bien entendu je pense qu'il restera lui aussi fidèle à l'axe de sa politique qui tente au rassemblement populaire autour de ses objectifs voilà ce que j'entends faire monsieur est-ce Queau fond vous ne reculez pas pour TER est-ce que cet accord avec les communistes que vous ne recherchez pas entre le 1er et le 2è tour de l'élection présidentielle vous allez le rechercher dès que l'élection présidentielle sera terminéad cot ce n'est pas mon affaire comme candidat à l'élection présidentielle Vous vous trompez d'élection vous vous trompez d'élection il s'agit d'élire un président de la République il ne s'agit pas pour l'instant de constituer un gouvernement sur la base d'une nouvelle majorité on élira d'abord un président de la République ce président de la République ensuite indiquera à quel moment auront lieu des élections législatives et ceux qui voudront constiu une majorité dans un camp comme dans l'autre se réunieront pour en discuter voilà et à ce moment-là bien entendu je tiendrai compte de ce qui aura été décidé et je verrai bien quelle majorité aurait été adopté par les français puisque ce sont les Français qui décideront j'ai personnellement le sentiment qu'élu président de la République c'est-à-dire disposant d'une majorité la majorité elle se formera le 10 mai cette majorité là elle aura une force entraînante formidable ce sera un événement vous savez pour la France que l'élection d'un président de la République socialiste et le rassemblement qui se constituera nous placera dans une situation psychologique et politique différente de celle d'aujourd'hui et j'espère en effet que ce rassemblement populaire se constituera et si la majorité n'est pas conforme à ce que vous en attendez gouvernerez avec je suis un démocrate à ce momentlà je seraiis contraint de répondre comme monsieur cardestin a Verdin sur le dou lorsqu'il pouvait redouter la victoire de la gauche en 1978 j'appliquerai la loi et je resterai là où je suis en essayant de veiller aux intérêts de la France de mon mieux monsieur on ne peut pas défendre des théories de cette nature je vous dis très franchement d'abord on peut pas conduire un peuple les vieux bandés c'est un peuple majeur qui doit savoir où il va vous venez de nous dire il y a quelques minutes que vous prendriez une décision tout de suite qui était de dissoudre l'Assemblée nationale parce que vous ne pouvez pas travailler avec la majorité qui existe que vous avez qualifié de conservatrice donc vous renvoyez les députés et vous nous dites ensuite et bien on verra avec qui on s'entendra mais on verra pas avec qui puisque dès lors que la majorité s'en va vous êtes obligé de rechercher un accord à l'intérieur de ceux qui vous auront soutenu c'est-à-dire socialiste et communiste il aucune autre alternative et j'imagine qu'à l'heure actuelle vous y avez réfléchi vous allez pas découvrir le 15 juin qu'un accord entre les socialistes et les communistes est impossible alors qu'on sera au plein milieu de l'élection que vous aurez vous-même décidé et deuxièmement vous ne pouvez pas dire au français je veux conduire un grand changement avec n'importe qui c'est ce qui ce que vous êtes en train de nous dire y compris même l'assemblée actuelle parce que dans ce cas-là ne la dissolvez pas et surtout si vous voulez conduire un grand changement avec n'importe qui c'est que vous ne voulez pas conduire un grand changement parce que vous savez très bien que le projet socialiste que j'ai là qui est d'ailleurs un texte important et dont nous lirons tout à l'heure des extraits c'est un changement important de la vie de la France et que la majorité actuelle non seulement n est pas favorable mais est absolument hostile si donc votre projet votre ambition c'est le projet socialiste ou une formule voisine il faut avoir une majorité pour le faire j'imagine pas l'autorité ni intérieure ni extérieure du président de la République française et ça compte j'ai porté le poids de cette fonction pendant 7 ans je n'imagine pas son autorité si étant élu avec les voix communistes il va revenir après avoir congédier le Parlement une majorité qui lui soit hostile et qui disent à ce moment-là mais tout va bien je continue et je vais diriger les affaires de la France c'est totalement un vrai semblable à Verdin sur le dou ce que j'avais dit c'est que dans une échéance électorale normale le président de la République en fonction a le devoir de tenir compte de ce que choisissent les électeurs mais s'il prend l'initiative car c'est vous qui prendz l'initiative de congédier le Parlement et si l'opinion publique le désavoue car c'est ça que ça veut dire en en renvoyant une majorité de sens inverse le président de la République n'a plus aucune autorité et à mon avis il ne peut pas rester et d'ailleurs à mon avis il ne resterait pas dans une autre situation ce serait différent la vérité c'est que vous avez besoin d'une majorité pour faire ce que vous voulez faire et que cette majorité c'est l'alliance d'ailleurs normale vous l'avez dit tout à l'heure des communistes et des socialistes mais dans ce cas-là il faut vous battre ouvertement pour dire cette majorité il faut la il faut la rassembler d'abord lors de l'élection présidentielle et ensuite lors de l'élection législative sinon nous entrons dans un système politique de désordrre de confusion comme la France en a connu dans le passé et comme la 5e République heureusement nous en a délivré messieur je me permets simplement de vous faire remarquer que sur cette première partie de votre discussion il reste à Monsieur mitéran un peu moins de 3 minutes et à Monsieur giscardestin un peu moins de 2 minutes je voudrais répondre monsieur giscardestin je souhaite gagner l'élection présidentielle je pense la gagner mais quand je l'aurai gagné je ferai tout ce qu'il conviendra de faire dans le cadre de la loi pour gagner les élections législatives et si vous imaginez pas ce que sera à partir de lundi prochain l'état d'esprit de la France sa formidable volonté de changement alors c'est que vous ne comprenez rien à ce qui se passe dans ce pays et si tous ceux qui veulent se rassembler autour du président de la République élu le 10 mai veulent l'aider par la suite de plus en plus nombreux à former la majorité législative elle me trouvera à ses côtés quant à votre dégagement disons antiommuniste permettez-moi de vous dire qu'il mériterait quelques correctifs car c'est quand même un peu trop facile comprenez les les travailleurs communistes sont nombreux on finirait par croire dans votre raisonnement à quoi servent-il ils servent à à produire à travailler ils servent à payer des impôts ils servent à mourir dans les guerres ils servent à tout mais ils ne peuvent jamais servir à faire une majorité en France la façon dont vous le dites implique une sorte d'exclusion de la vie nationale qui pas dans mon état d'esprit de telle sorte que si les Français élisent une majorité lors des élections législatives qui soit une majorité de rassemblement populaire bien entendu je travaillerai avec elle monsieur mitéran êtes-vous satisfait de voir le score du Parti communiste au premier tour des élections présidentielles ramené à 15 % du corps électoral pardon question complémentaire à qui de vous deux cela fait-il le plus plaisir moi je suis surtout satisfait d'avoir atteint 26 % et bien entendu quand on gagne des suffragees on les prend à quelqu'un d'autre bon donc je n'ai pas passé de temps à déplorer les difficultés des autres bien entendu j'ai fait le compte et je souhaiterais que les forces de la gauche soient encore plus puissantes et je pense que des un certain nombre de femmes et d'hommes qui n'étaient pas encore des nôtres le 26 avril viendront nous rejoindre le DISP parce qu'ils sentent bien que c'est de ce côté-là que se trouve l'avenir c'est-à-dire le changement Mons répondre d'abord vous avez eu 26 % vois pour employer l'expression d'un journal qui au votre candidature vous avez donc été désavoué par 74 % des Français puisquil dit que moi j'étais désavoué par combien 72 mais je n'attaque pas du tout l'électorat communiste en 7 ans Monsieur miteran j'ai jamais eu un mot désobligeant pour la classe ouvrière française jamais je la respecte dans son travail dans son activité et même dans son expression politique c'est la raison pour laquelle d'ailleurs dans de grande région industrielle elle m'a placé devant vous lors des dernières élections mais ce que je veux simplement dire c'est qu'il faut il faut que vous annonciez vos couleurs et moi j'annonce mes couleurs vous venez de nous dire et j'en prends acte que vous souhaitez le succès d'une majorité de socialistes et de communistes lors des prochaines élections législatives il faut que les Français le sachent ça n'est pas du tout faire grillef aux électeurs de choisir cette majorité il faut que les Français le sachent parce que ce que vous appelez le rassemblement c'est une nébuleuse et cette nébuleuse il y a un noyau central qu'on connaît bien c'est l'ancienne union de la gauche c'est-à-dire l'entente des socialistes et des communistes et puis alors a autour il y a la nébuleuse de ce qu'on peut tromper pendant un certain temps et je ne veux pas qu'il y ait de français trompés donc si vous dites que vous souhaitez le succès d'une majorité de socialiste et du communiste c'est parfaitement clair je ne vous en fais pas le reproche mais je demande que ceci soit bien entendu et compris par nos concitoyens vous trompez nos concitoyens lorsque vous prétendez avoir une majorité ce que j'ai dit tout à l'heure de la pensée exprimé de Monsieur Chirac au sujet de votre septena la pureté de ces propos le sentiment de votre échec et que le changement de politique nécessaire devrait entraîner un changement d'homme et donc un changement de Président permettez-moi de vous dire que Jacques Chirac en a dit davantage si l'on peut rendre à ce pays la confiance et l'espoir fussent au prix de la défaite du président de la République vous c'est l'intérêt de la France qui m'importe et non pas l'intérêt de tel ou tel homme y compris le mien et c'est avec cela que vous allez faire une majorité moi j'entends en effet élu président de la République entraîner la majorité des français qui aura voté pour moi le 10 mai c'est QFD le 10 mai si je suis élu c'est bien que j'ai la majorité pardonnez cette vérité de la Palise et bien toutes celles et tous ceux-là qui m'auront qui m'auront soutenu oui j'essaierai de faire avec eux une majorité pour les législatifs monsieuran vous avez 17 secondes à récupérer sur la suite du débat car vous avez légèrement débordé mais c'est tout à fait concela puisqu'au total suffit de 20 secondes je voulais qu'il a un point clair pour clarifier le débat les Français attendent des réponses si vous êtes élu président de la République vous souhaiterez l'élection d'une majorité composée de socialistes et de communistes lors des élections législatives qu'entraîneront la dissolution immédiate de l'Assemblée national je voulais que ce point soit connu je souhaiterais battre les forces conservatrices qui ont marqué sous votre conduite le déclin de la France et bien nous allons y venir puisque nous abordons les questions économiques et que dans ce domaine vous avez chacun un passé monsieur valerry GIS cardestin a le passé d'un homme qui a été Président de la République pendant et donc un bilan que certains jugent bon d'autres médiocre voire désastreux monsieur miteran a le passé de ses idées de ses alliances et de ses amis le programme commun de la gauche pendant un temps le projet socialiste aujourd'hui et je voulais vous demander monsieur giscardestin si vous vous sentez prisonnier des échecs de votre SEP et Monsieur mitéran si vous vous sentez prisonnier des idées que certains ont définis comme étant des idées collectivistes monsieur Giscard bon pas simplification abusive la France a vécu pendant 7 ans une période de crise mondiale très difficile j'en ai porté le poids j'en ai porté le poids j'en assume les responsabilité je ne ni rien de ce qui a été fait au cours de cette période qui était vous le savez monsieur boissona vous l'avez écrit plus reprises je vous entends une période de crise la seule question n'est pas de savoir si la France a pu se soustraire à la crise elle ne le pouvait pas j'indique qu'elle ne le peut pas non plus maintenant la question est de savoir si elle fait tout ce qu'elle peut compte tenu de ses ressources et de sa politique propre et je vous rappelle que dans cette période de crise le produit la production française a augmenté plus que celle de tout autre pays industrialisé que le niveau de vie le pouvoir d'achat des Français a progressé plus que dans n'importe quel autre pays industrialisé et que malgré la crise nous avons réalisé des actions de solidarité envers des catégories démunies personnes âgées handicapées travailleurs manuels famille femme seu donc je considère qu'un pays ce n'est pas moi qui l'ai fait qu'un pays qui fait cela pendant une période de crise la plus forte augmentation de la production la plus forte augmentation du niveau de vie et un effort de solidarité il a montré ce dont il était capable il y a deux grands rever de grandes difficultés la hausse des prix et le chômage et nous avons entrepris dans ce domaine des actions vous savez qu'à l'heure actuelle la hausse des prix reste trop forte en France mais qu'elle diminue et je suis convaincu que le programme tel que je l'ai lu posé par Monsieur mitteran relancerait immédiatement l'inflation à la hausse des prix tout prêt à en débattre et d'autre part en matière de chômage nous avons entrepris une action depuis plusieurs années cette action peut se développer j'en ai indiqué les modalités et les conditions donc je prends la responsabilité de ce qui a été fait je me fuis aucune responsabilité j'indique seulement que les efforts que nous avons accomplis seraient compromis excusezmi ruinés si le programme tel qu'il est présenté par Monsieur miteran entit en application l'été prochain monsieur mitteran vous êtes Pr on des idées socialistes en la matière mais je dois quand même répondre à ce qui a été dit par monsieurardestin avant de développer ma propre sans quoi on risque de s'embouiller je tiens simplement à dire monsieuricardestin que vous vous êtes toujours trompé on ne peut plus vous croire j'ai encore des questions à vous poser et je voudrais comme je l'ai fait tout à l'heure expliquez-moi expliquez-nous je veux dire expliquez au français et aux Français qui nous écoutent lorsque vous disiez en 74 je prendrai c'est dura l'État au moment des promesses des promesses électorales je prendrai toutes les mesures nécessaires pour garantir votre emploi à vous salariés à vous travailleurs à vous ouvriers et aussi pour garantir votre revenu à vous épargnant à vous agriculteurs lorsque vous disiez toujours pendant votre septena en 78 c'est grâce à cet effort le vôtre que la France n'est pas comme d'autres pays sur la voie d'un accroissement du chômage mais qu'au contraire elle a pu entamer une réduction significative du nombre des demire d'emploi c'était le 26 janvier 1978 à os lorsque vous disiez dans le même discours l'emploi en particulier celui des jeunes ne cesse de s'améliorer on nous prédisait 1 million et demi de chômeurs ils seront bientôt moins d'un million on en compte aujourd'hui 1700000 lorsque vous disiez un certain nombre de signes qui ne trompe pas montre que le creux de la vague est derrière nous le 4 décembre 1975 vous vous êtes toujours trompés et comment imaginez que vous pourriez faire demain si vous étiez réélu ce que vous n'avez pas su faire au cours d'un premier septena C ans c'est long ça permet de faire beaucoup de choses et d'ailleurs monsieur Chirac c'est la fin de mes citations toujours expliquez-moi comment vous pourriez faire une majorité dans ces conditions avec le RPR monsieur shirac déclaré le 2 février 1979 nos performances économiques dont vous parissiez tout à l'heure si satisfait nos performances économiques sur tous les points sont très médiocres sur ce point je me je ne me dissocie pas de monsieur miteran qui fait la même analyse et le même diagnostic alors je termine sur ce sujet en disant que j'ai là un texte qui été publié par la fédération patronale française de la métalurgie dans son mensuel social international et qui dit que au championnat du monde de l'économie parmi les 15 principaux pays industriels la France se situe en 13e rang cela n'est pas la preuve d'une très grande réussite maintenant question m'est posée sur le collectivisme non non maintenant je va je vais répondre d'une phrase oui ouiond après cette charpr très bien vous me faites penser au mot de Rivarol c'est un terrible avantage de n'avoir rien fait mais il ne faut pas en abuser en effet vous gérez le ministère de la parole ceci depuis 1965 ou depuis 1974 moi j'ai géré la France vous faites d'abondantes citations de Jacques Chirac pourquoi ne citez-vous pas une seule fois le nom de Monsieur Marchet depuis le début de cette émission ce serait plus intéressant il apporterait des éléments plus proches de votre analyse et concernant les performances économiques j'ai eu l'occasion de répondre à un président de la République il doit entraîner son pays il ne doit pas le décourager il est donc naturel qu'à tout moment il cherche à lui proposer des objectifs de redressement ou d'amélioration s'il fallait rentrer dans le détail nous ne le ferons pas je vous rappellerai que ce que je disais en 1978 était exact il y a eu deux chocs pétrolierers monsieur n'explique pas tout mais ils ont ébranlé notre économie le premier a eu lieu en 7374 et nous commencions à en sortir dans les années 77- 78 monsieur boisson je vous prends un témoin nous avions à l'époque une diminution en effet légère du chômage la hausse des prix était tombée au-dessous de 10 % nous avions une croissance supérieure à 3 % par an nous étions en train Deen sortir vous savez sans doute qu'il a eu un second choc pétrolier à la suite des événements d'Iran et ceci à partir de la MI79 et qui a relancé à nouveau toutes les difficultés économiques et le chômage et je me suis efforcé face au premier et face au second de Red la situation de la France nous avons obtenu un premier redressement dans les années 77 78 il est incontestable nous sommes actuellement à l'heure actuelle en train de nous dégager lentement du second choc pétrolier j'avais des résultats aujourd'hui d'ailleurs la balance des paiement de la France pour le premier trimestre de 81 et un net progrès par rapport à 1980 donc ne recherchons pas les citations du passé dans lequel vous complaisez Jeuris pas la cruauté de vous relire ce que vous disiez quand vous appeliez à la ré du programme commun avant 1978 ou lorsque vous opposiez la Constitution de 1958 dont vous cherchez être maintenant le président de la République donc ceci c'est le passé nous devons éclairer les Français sur ce que nous allons faire nos choix pour l'avenir j'ai proposé un problème un programme pour l'emploi critiquéle mais nous ne jouons pas à ce petit jeu des citation peut-être qu'avant de venir à l'emploi nous pouvons demander à Monsieur miteran de répondre à la critique de ceux qui lui reproche d'être prisonnier soit encore du programme commun ou tout au moins de sa philosophie qu'il croit retrouver dans le projet socialiste et je prends un seul exemple celui des nationalisations parce que c'est celui qui est le plus public est-ce que vous avez toujours le programme de nationalisation est-ce que vous pensez que ça résoudra le problème des entreprises que vous entendez nationaliser et comment serait indemnisé les propriétaires actuels de ces entreprises vous ne voulez pas parler du passé je comprends bien naturellement euh et vous avez tendance un peu à reprendre le refrain d'il y a 7 ans l'homme du passé c'est quand même en que dansinval vous soyez devenu vous l'homme du passif cela gêne un peu votre démonstration d'aujourd'hui vous m'avez reproché d'avoir exercé une sorte de ministère de la parole mais moi j'étais dans l'opposition j'ai rempli mon rôle démocratiquement dans l'opposition qu'est-ce que voulez que je fasse d'autre et l'opposition ce n'est pas rien dans une république j'ajoute que j'ai utilisé ce temps pour faire avec d'autres un grand parti qui est devenu un parti menaçant pour la majorité presque ancienne que vous représentez aujourd'hui donc j'ai pas perdu mont temps et si je pouvais faire pour la France demain à la mesure de la France bien entendu ce que j'ai pu faire pour le socialisme en France ma fois ce ne serait pas perdu les deux chocs pétroliers c'est vrai bien entendu c'est pas la peine de prendre un T professoral pour dire on l'a remarqué figurez-vous qu'on l'a remarqué nous aussi qu' y avait de chocs pétroliers et je ne suis pas de ceux qui ont dire que le coût du pétrole ne compte pas et lourdement dans les difficultés qui sont nôtres mais tout rejeté sur le pétrole ce n'est pas vrai ceou mais la part est plus grande encore que celle que vous entendiez sur le plan de l'inflation le pétrole pèse lourd mais disons 3 % sur les presque 14 % de l'année 1980 de telle sorte qu'il faut que vous vous expliquer aussi le faire dans les 3 jours qui restent sur votre responsabilité dans la vie chère en France mais j'en reviens maintenant à la question que vous m'avez posé après avoir simplement fait remarquer que la Grande-Bretagne qui produit du pétrole et dans une grave crise et que le Japon qui n'en produit pas supporte très bien le choc de la concurrence internationale ce qui démolit pour une part le raisonnement de Monsieur vous interrompr un mot simplement l'Angleterre n'arrive pas à se remettre des conséquences de la gestion travailliste c'est-à-dire socialiste dont elle a souffert pendant 5 ans et le Japon au contraire stimulé par son économie libérale est en effet capable de se dégager du choc pétrolier ce n'est pas exact du tout la crise avec commen avec les conservateurs et les deux pays qui en Europe s'entirent le mieux aujourd'hui sont un pays à gestion socialiste l'Autriche et un pays qui dont la gestion socialiste fut si longue qu'elle pèse encore sur les décisions du gouvernement qui leura succédé je veux dire la Suède mais on ne va pas s'attarder sur cette discussion nos auditeurs concluront demain ce que je veux dire c'est que pour ce qui concerne le programme commun et la liste des nationalisations qui figureent bien entendu elle se trouve un peu euh contredite par l'événement dans la mesure où vous le savez certain nombre de de ces sociétés que l'on ne voulait pas que je nationalise ont été dans l'intervalle internationalisé par le grand capital je pense en particulier à rousse à luclla fait à certaines branches et ça c'est un problème très actuel de péchiné mais la liste en question reste la liste que je retiens en effet je compte nationaliser les les banques ce qui reste non nationalisé depuis la nationalisation des banques exécutées par toutes les banques monsieur mil les banques les banques toutes les banques euh le général de le général de GA avait fait l'essentiel en 1945 il avait regretté en 1947 de ne pas avoir tout fait et bien il m'incomberra de le faire à mon tour et 11 je crois groupes industriels ce que j'entends dire c'est que la liste que j'ai déjà produite c'est à valeur de contrat ce qui veut dire que qui n'est pas dans cette liste ne sera pas nationalisé si plus tard il devait y avoir des évolutions il y en aura c'est-à-dire de nouvelles concentrations capitalistes tendant au monopole dans les secteurs clés de l'économie alors il appartiendra à au Parlement lors de futures élections c'est-à-dire lorsque les Français seront en mesure de souscrire un nouveau contrat avec les responsables politiques mais tant que je serai responsable dans la situation présente la liste est une liste limitative monsieur mit m'autorisez-Vous une question plus personnelle je vous en prie est-ce que quand vous dites c'est un contrat je le respecte vous voulez signifier par là qu'il y a des symboles en politique qui ont leur importance et qu'il faut savoir plier à ces symboles telle ou telle appréciation d'opportunité que l'on peut avoir autrement dit êtes-vous vous au fond de vous-même convaincu qu'en faisant cela pour résolver des problèmes de la France ou convaincu qu'en faisant cela vous créez un symbole autour duquel vous pouvez réunir des forces qui permettront de résoudre d'autres problèmes non monsieur boisson je suis convaincu que le gouvernement de la France aura le plus grand besoin pour conduire l'économie d'un vaste secteur public qui déjà aujourd'hui est la véritable locomotive de l'investissement et de l'exportation en France et lorsqu'il y a lorsqu'il y a les secteurs importants où la concurrence a cessé d'exister c'estàdire où le grand capital est dévorer les petites et moyennes entreprises je pense qu'il appartient à la nation d'intervenir monsieur jiscardestin pour en arriver au problème de l'emploi vous avez dit et vous avez redit tout à l'heure que c'était à vos yeux un échec du SEPA alors vous avez rendu public un plan pour l'emploi mais en essayant de le résumer tout à l'heure avec Jean boissena on avait l'impression que vous déplacez les emplois que vous les aménagez en quelque sorte mais que vous n'en créez pas de nouveau est-ce que vous pouvez me dire si nous nous trompons vous trompez naturellement tout à fait je reviens en arrière pour noter il faut noter les points forts de ce débat les nationalisation donc monsieur miteran s'il était élu président de la République fera nationaliser l'ensemble du système bancaire et 11 grands groupes industriels c'est un point très important j'ai fait vérifier ce que cela représente cela veut dire que dans l'industrie française il y aura 50 % d'industrie nationalisée la France sera nationalisée pour la moitié de son industrie il n'y a aucun pays d'Europe aucun pays occidental qui aura une telle structure je le dis pour les téléspectateurs parce que il croit que la gestion de Monsieur miteran serait apporterait quelques modification àel à quelques conditions de vie pas du tout nous serions dans une économie socialisée à partir du moment où tout le système du crédit est un système étatique où la moitié d' l'activité industrielle est étatique c'est une économie socialisée il faut le savoir et ça permet de répondre à ce que vous disiez tout à l'heure de Jacques Chirac Monsieur litérant Jacques Chirac nous écoutant vous écoutant et ayant enregistré au cours de sa campagne au contraire l'appel à la liberté d'une grande partie du secteur productif français notamment les petites et moyennes entreprises et entendant cette socialisation du crédit et et de la moitié de l'industrie française est en effet porté par un mouvement spontané à soutenir celui qui défend la conception de de liberté dans la vie économique ce point là aussi le premier point tout à l'heure était politique ce point je crois qu'il faut que les Français le connaissent je ne vous en fais pas Grif je vous ferai contraire Grif qu'il resta dans l'ombre à l'heure actuelle on sait ce sera une société plus bureaucratique la moitié de l'industrie française sera étatisée car c'est cela la nationalisation la totalité du système du crédit sera également étatisé al je vous pose une question par rapport à l'indépendance pétrolière tout à l'heure pourquoi voulez-vous arrêter le programme électronucléaire français beaucoup de questions à la fois il y a pas de question prenez acte dans le début si vous voulez bien y revenir tout à l'heure mais je voudrais qu'on procède par ordre oui nous pension y revenir quand voulez qu'on parle de l'emploi peut-être que nous reviendrons sur les problèmes énergéti bon on reviendra sur les problèmes énergétiques et je préciserai d'ailleurs ma question alors nous Pons pas commenter un un dispositif général pour l'emploi qu'est-ce que j'ai quelle a été le point central de mon dispositif c'est qu'il arrive à l'heure actuelle 750000 jeunes sur le marché du travail en France que cette arrivée des jeunes n'est pas l'unique cause mais est un facteur de déséquilibre de notre marché du travail et qu'il faut donc offrir des emplois à la totalité des emplois ou des formations à la totalité des jeunes Français qui arrivent sur le marché du travail comment fa c'est très différent offrir des emplois ou des formations parce que si vous offrez des formations au bout desquelles il n'y a pas d'emploi ce n'est pas du tout la même non j'ai dit des emplois ou des ou des formations ce qui assure pour un jeune le fait que ou bien il travaille ou bien il est en formation et pendant ce temps le développement d'activité économique ou la reconquête de certains secteurs du travail j'ai je suis le seul à avoir parler problème de l'immigration en France permet de restituer ensuite des emplois aux jeunes Français en fin de formation lorsque j'ai été élu président de la République il y avait encore un grand nombre de jeunes Français qui arrivaient sur le marché du travail sans formation ce nombre a été réduit de de plus de moitié à l'URE actuelle de 95000 et l'objectif que j'ai indiqué c'est de le ramener à zéro l'expérience montre que les jeunes Français et les jeunes Français lorsqu'ils ont un degré de formation suffisant et lorsqu'il y a une bonne orientation des circuits de formation trouent des emplois dans des conditions meilleures donc c'est un plan cohérent qui repose sur un certain nombre de mesures de mise à la retraite mais la différence de celle que propose monsieur miteran qui sont générales par abaissement des limites d'âge ce sont au contraire des possibilités ouvertes par voie conventionnelle parce que je considère que d'ici quelques années la situation du marché de l'emploi sera différente en France à partir des années 85 et qu'il faut garder une grande souplesse pour que les Français puissent avoir une liberté d'appréciation concernant l'âge de la retraite donc il y aura un effort de formation professionnelle un certain nombre de possibilités ouvertes concernant des possibilités de retraite par anticipation dans la fonction publique possibilité de retraite par anticipation pour créer des recrutements mais sans augmenter le nombre total de fonctionnaires et enfin stimulation de l'activité économique dans un certain nombre de secteurs de pointe ce que nous avons déjà fait pour aboutir à la création d'emploi nouveaux monsieur mitéran vous avez vous aussi vos projets en matière d'emploi et peut-être voulez-vous réagir à celui de Monsieur giscarist il faut que je revienne un peu en arrière et d'autre part je dispose d'un crédit de temps assez mince donc je vais être obligé de parler en langage un peu schématique j'espère que vous me le pardonnez nationalisation je rappellerai que c'est le général de Gaulle qui a nationalisé en 1945 l'essentiel de ce qui est aujourd'hui nationalis société nationale charbonage électricité gaz Renault assurance banque banque de dépôt je rappellerai que un pays comme le Portugal a nationalisé les banques et ce n'est pas un pays socialiste je dirais également que si l'on compare l'état des nationalisations en en Autriche et en Italie avec ce qui existe en France on aurait des surprises je voudrais enfin rappeler mais ça nous lancerait dans une discussion d'école qui serait un peu compliquée qu'en France c'est la gauche en effet qui nationalise lorsque c'est nécessaire pour défendre les intérêts des petites et moyennes entreprises du marché la concurrence contre la toutpuissance de quelques groupes nationaux ou internationaux mais c'est la droite qui étatise nous n'étatisons pas la bureaucratie c'est vous qui l'avez faite d'ailleurs c'est vous qui gouvernez si vous vous plaignez aujourd'hui dans aux homélies de toutes les mefet de l'administration et la bureaucratie d'où est-ce que ça vient c'est vous qui gouvernez donc c'est vous qui êtes responsable vous vous tapez sur la poitrine à 3 jours naturellement d'une élection je comprends pourquoi vous le faites mais qu'est-ce qui me laisserait penser que pendant les 7 ans qui viendrai vous feriez autrement que ce que vous avez fait pendant 7 ans gardons dans ce débat le temps qui convient je garde le temps et je les observations pas par rapport à vous je vous en prie c'est contenu de la même façon et j'entends m'exprimer absolument comme je le veux et je le ferai dans des termes tout à fait corrects à votre égard sauf que lorsqu'il s'agit de parler de notre débat politique je n'entends pas être complaisant maintenant vous voulez parler vous m'avez parlé vousmême de l'emploi 1700000 chômeurs demandeur d'emploi je sais bien la distinction sémantique qui permet d'éviter les mots qui brûle la bouche mais le chômage et les ressenti comme le chômage et non pas comme la demande d'emploi par les millions et les millions de gens qui nous entend chômeur 1700000 on nous en promet ce sont les experts 2 500000 si votre politique continue pour les années prochaines d'ici à 1985 c'est une association d'économistes qui disait que nous aurions 500000 chômeurs de plus dans les années prochaines et vous savez très bien que c'est également l'opinion du grand patronat français si je j'en juge par les dernières déclarations du CNPF si cette politique continue nous aurons au moins 2500000 chômeurs et vous n'avez pas agi contre cela vous l'avez accepter c'est même la plaie de votre expérience et de votre subtenat non seulement vous avez considéré au fond que le salaire et le salarié c'était l'ennemi que l'on pouvait lutter contre l'inflation à la condition de tenir le salaire et vous n'yêtes pas parvenu vous avez eu et l'inlation et le chômage mais en plus c'est la tare c'est la maladie et c'est une maladie qui risque d'être mortelle pour notre société 60 % des chômeurs sont des femmes la plupart des chômeurs non disait sont des jeunes c'est un mal immense et on fait des statistiques ici on pourrait établir des pourcentages dans la réalité c'est la vie quotidienne c'est une atteinte dramatique à la dignité de l'homme et de la femme ceux qui n'osent même pas dire pourquoi on les rejette ils éprouvent une sorte de honte d'ailleurs ils se trompent il ne devrait pas éprouver cela mais ils ont le sentiment d'être des exclus et quand on parle de la démoralisation de la France il faut comprendre que le chômage est la raison principale de cette démoralisation voilà pourquoi je pense monsieurestin que l'axe principal de toute politique doit aujourd'hui tourner autour de la des solutions à apporter au chômage et aucune de vos réponses ne peut nous satisfaire c'est la reprise comme ça à distance de tout ce que vous disiez déjà en 1974 moi j'ai parlé de problème précis j'ai parl de la réduction du temps de travail j'ai parlé des 35 heures hebdomadaires qui devront être négociés par les partenaires sociaux lo progressivement je j'entends d'abord en débattre avec les partenaires sociaux dont j'ai dit que je les rencontrerai aussitôt que je seraiis élu président de la République entreprise par entreprise s'il le faut mais branche par branche en tout cas je pense qu'il était plus simple d'adopter la retraite à 60 ans naturellement facultative et volontaire comme je le demande depuis si longtemps plutôt que d'imposer la préretraite car en réalité comment ça se passe dans nos villages et dans nos villes c'est imposé la prèretraite le patronat fait savoir que si l'on veut ramasser les miettes il faut partir tout de suite alors on obtiendra quand même quelque chose la prèretraite est une imposition c'est c'est une contrainte j'ai également évoqué une politique de grands travaux une politique d'aide aux petites entreprises et moyennes pour le développement de la main d'œuvre naturellement il faut aussi soutenir l'agriculture et le commerce si on veut pas que leurs enfants leurs filles et leurs garçons viennent grossir le lot du chômage bien entendu il faut s'attaquer s'attaquer à la formation professionnelle et je vais dire simplement à ce sujet en vous disant que pour ce qui concerne la formation professionnelle il y a une loi crois qu'elle date de 1971 qui permet sur le plan de la formation continue c'est un élément important la formation professionnelle de d'aller jusqu'à 2 % de de du total des salaires d'une entreprise sous forme de taxe pour disposer du moyen de développer la formation on en est à 1,1 c'est-à-dire que le gouvernement n'a pas fait l'effort qu'il fallait pour inviter les entreprises à respecter la loi j'arrête là parce que nous avons besoin naturellement d'échanger les propos et que le temps passe revendrai dans un momentpp je vous rappelle qu' en ce moment précis monsieur muérant vous n'avez plus que moins de 3 minutes monsieur gescardestin vous avez environ 7 minutes oui alors monsieur mitéran a parlé avec émotion et je le comprends c'est la la même que lui du problème du chômage il en a parlé j'ai agi il y a plusieurs années que nous travaillons sur ce problème et nous avons pris un certain nombre d'initiatives peut-être que monsieur miteran n'a pas entendu parler des pactes nationaux pour l'emploi il en a eu trois successifs auxquels ont été associés les entreprises et les syndicats et qui ont permis de placer de nombreux jeunes d'autre part il faut savoir qu'il y a un grand mouvement sur le marché du travail en France il faut pas présenter la situation du chômage comme étant une situation statique je vous indique que dans les 12 mois de 1980 2829000 demandes d'emploi ont été satisfaites 2829000 en 12 mois ce qui prouve la le grand mouvement qu'il y a en matière de marché du travail en France alors moi je vous dis une chose tout à fait simple mon si vous êtes élu le chômage augmentera vous faites allusion à des études de je ne sais qui d'ailleurs des experts il tour des experts pour faire des pronostics dans un sens ou dans l'autre on l'a vu jusqu' compris dans les sondages électoraux d'ailleurs moi je vous dis ceci très simplement si vous êtes élu le chage j'augmentera pourquoi à cause des mesures que vous prendrez parce que vous avez dit d'abord que vous prendrez rapidement une mesure concernant l'augmentation des salaires l'augmentation du SM vous savez quel est l'état actuel de la situation des petites et moyennes entreprises elles ne sont pas en état de supporter des charges supplémentaires et donc les petits employeurs les petits patrons au quel on dira on major votre SMIC de le CH changé combien le SMIC à combien P ça reste à discuter j'ai pendant tout le long de ma campagne que si le gouvernement avait comme c'est la loi autorité pour décid SMIC je ne voulais pas me passer de la concertation avec les organisations syndicales ça dans le projet socialiste il y a un chiffre qui figure et ce chiffre comme vous le savez donne une augmentation hors augmentation des prix qui est de l'ordre de 30 à 33 % hors augmentation des prix ce qui veut dire pour l'année contenu de l'augmentation des prix quelque chose de 40 à 43 % d'augmentation du SP les petites entreprises auxquelles ceci sera imposé seront hors des cas de recruter deuxièmement vous avez dans votre projet je donne lecture le fait que le comité d'entreprise disposera dans certain a un grand mouvement sur le marché du travail en France il faut pas présenter la situation du chômage comme étant une situation statique je vous indique que dans les 12 mois de 1980 2829000 demandes d'emploi ont été satisfaites 2829000 en 12 mois ce qui prouve le grand mouvement qu'il y a en matière de marché du travail en France alors moi je vous dis une chose tout à fait simple si vous êtes élu le chômage augmentera vous faites allusion à des études de je ne sais qui d'ailleurs des experts il t des experts pour faire des pronostics dans un sens ou dans l'autre on l'a vu jusqu'auuss compris dans les sondages électoraux d'ailleurs moi je vous dis ceci très simplement si vous êtes élu le chômage augmentera pourquoi à cause des mesures que vous prendrez parce que vous avez dit d'abord que vous prendrez rapidement une mesure concernant l'augmentation des salaires l'augmentation du schi vous savez quel est l'état actuel de la situation des petites et moyennes entreprises elles ne sont pas en état de de supporter des charges supplémentaires et donc les petits employeurs les petits patrons au quel on dira au major votre SMIC de le chire a changé combien monsie le SMIC à combien pense ça reste à discuter j'ai pendant tout le long de ma campagne indiqué que si le gouvernement avait comme c'est la loi autorité pour décid SMIC je ne voulais pas me passer de la concertation avec les organisations syndicales ça dans le projet socialiste il y a un chiffre qui figure et ce chiffre comme vous le savez donne lieu une augmentation hors augmentation des prix qui est de l'ordre de 30 à 33 % hors augmentation des prix ce qui veut dire pour l'année compenu de l'augmentation des prix quelque chose de 40 à 43 % d'augmentation du SM les petites entreprises auxquelles ceci sera imposé seront hors d'état de recruter deuxièmement vous avez dans votre projet je donne lecture le fait que le comité d'entreprise disposera dans certains domaines d'un droit de veto et notamment les décisions d'embauche et de licenciement cell con concernant l'organisation du travail le la formation le plan de formation de l'entreprise entre en particulier dans cette catégorie où le comité d'entreprise aura droit de veto et vous allez plus loin page page 242 et 243 ce livre m'a été remis gratuitement par le Parti socialiste on l'a mis gratuitement parce qu'il é un petit peu abîmé et surtoute on n pas voulu me le faire payer il est indiqué page 243 dans les entreprises de moins de 10 salariés où il y a vous le savez le problème des seuils qui se posent et où la campagne fait a fait apparître combien ce problème des seuils est important vous dites les dispositions seront prises pour que les travailleurs puissent jouer également des mêmes droits et être associé de la même façon aux décisions les concernants donc au lieu de relever ou de modifier ces seuils vous les abaissez vous les faites disparaître de façon à avoir les mêmes dispositions contraignantes sur la totalité des entreprises alors je vous indique qu'à partir du moment où il y aura dans l'air la nationalisation de tout le système bancaire les petites entreprises n'oseront plus investir lorsqu'il y aura les projets fiscaux dont nous allons parler tout à l'heure et notamment les projets fiscaux sur les successions pour les petites entreprises elles nuront plus investir et bien entendu personne n'embauchera je ne vois pas quelle entreprise prendra au cours de l'été 1980 la décision d'embaucher et donc vous verrez arrivver la vague des jeunes sur le marché du travail sans aucune structure d'accueil pour leur offrir des emplois nouveaux c'est la vérité et donc il faut savoir il faut savoir qu'il n'y aura pas une diminution du chômage qui aura une augmentation du chômage d'ailleurs ça n'est pas extraordinaire parce que nous ne sommes pas le pays qui a le pourcentage le plus élevé en Europe hélas il y a des pays comme par exemple la Belgique qui ont 10 % de chômeurs à l'heure actuelle et qui ont eu les socialistes dans leur gouvernement jusqu'à la période récente les mesures que vous proposez conduiront à ce résultat alors deux questions monsieur vitérant première question quelle est la limite du déf nous av un problème nous avons un problème de temps de parole excusez-moi nous sommes vous êtes à égalité mais euh vous nous approchons la fin du débat sur l'économie pour passer si vous voulez après à la politique étrangère donc on vous donne si vous voulez à Cha chacun de minutes de plus ça vous fait excusez-moi de tenir ces compte d'A quel est je crois oui normalement nous devrions à chacun vous devriez au bout de 30 minutes avoir conclu le débat économique nous conevons qu'il est fort important nous pouvons donc le prolonger de deux ou 3 minutes qui seront consommés sur la suite du débat excusez-nous de faire ces comp TR questions simples monsieur mit ça me prendre une minute première question quel est le montant du déficit budgétaire que vous jugez acceptable puisque vous prévoyez une grande augmentation des dépenses deuxièmement est-ce que vous maintiendrez le franc dans le système monétaire européen et comment le ferez-vous à partir du moment où le déficit budgétaire créera l'alarme dans le système monétaire et enfin les 35 he avec quel salaire est-ce que c'est le salaire de 40 he est-ce que c'est le salaire de 35 he et je répondrai à vos questionssur il y a beaucoup de choses à faire à la fois puisquil me faut contredire mon interlocuteur et lui signaler que sur le plan du chômage la France c'est en 10e rang en triste 10e rang toujours sur les 15 plus grands pays industriels pas une réussite je veux également lui dire que il est vraiment très difficile de discuter quand on représente deux politiques différentes car monsieur jardestin c'est assez normal d'ailleurs il me place à l'intérieur de sa politique il raisonne comme si je devais exercer ma politique dans le cadre de la sienne bien entendu j'échouerai comme il a échoué le point de départ de ma politique économique elle est d'une sorte de volonté que vous n'avez pas eu d'aller vers la croissance non pas n'importe quelle croissance on va pas passer comme ça de 0 à à 5 malheureusement il faud bien y arer chaque point de croissance peut créer environ disponibilité de 30 milliards 3 points son des 90 une centaine de milliards permettent déjà à l'état de disposer de 42 milliards environ puisque tel est la masse du prélèvement l'état charges sociales et fiscales la collectivité peut disposer d'une somme importante mais c'est pas tellement une question de chiffre ou une question de disposition générale ou bien on adopte une politique dynamique de croissance on essaie de reconquérir le marché intérieur on donne les moyens aussi aux entreprises qui n'ont pas investi car le profit n'a pas contribuer à l'investissement pas du tout euh c'est même une des choses stupéfiantes quand des erreurs d'analyse du plan juscar bar au fond les entreprises elles n'investissent pas leur profit elles cherchent des marchés il faut leur procurer des marchés et de ce point de vue rien ne sera négligé vous pvez poser trois questions estce que le temps passe quel est le montant du déficit budgétaire permettez nous avons une marge c'est une des rares réussites de votre gestion mais vous voyez je les concède très aisément une autre c'est l'une des RAC c'est que vous allez faciliter ma tâche parce que le déficit budgétaire par rapport au pays voisins par les plus importants me laisse une marge suffisante pour continuer de pouvoir animer l'économie de mon pays 2èmement le franc restera-t-il dans le système ben je pense que oui j'espère que ça marchera bien je ferai tout pour cela si vous tirez naturellement la conclusion de votre de votre postulat que il y a un déficit insupportable naturellement on ne peut plus rester dans le système mais comme le déficit sera supportable on restera dans le système enfin est-ce que les salaires seront ce euh seront augmentés ou seront diminués avec le système des 35h la négociation commence j'espère qu'elle aboutira dans des dans des conditions heureuses il n'est pas question de diminuer les salaires les 35 heur sont faits pour les hommes les machines tourneront davantage il faut qu'elles travaillent davantage elles ne vont pas au bout de leur capacité il faudra donc de nouvelles équipes la production et la productivité s'en tiendront mieux et l'investissement reprendra je voudrais enfin terminer par trois trois observations et j'en aurais fini avec cette partie premièrement mon programme monsieur vicardesttin il ne coûtera jamais aussi cher aux Français que ce que vous leur avez coûté par le chômage 135 milliards cette année deuxièmement mon programme ne coûtera jamais aussi cher que l'emprunt giscar 1973 à 7 % 6 milliards et demi qui coûtera en 1988 97 milliards on n pas connu dans l ir financière de la France un emprunt aussi hasardeux à dexquiler sur le lingo d'or c'est une faute inimaginable de la part de quelqu'un qui s'estimait compétent dans le domaine des finances troisièmement mon programme ne coûtera jamais aussi cher que le vol de l'épargne populaire réalisé par l'inflation au cours des 7 ans de votre présidence monsieur je crois que vous répondez quelqu mot d'abord la volonté monsieur Vérant il y avait un problème important dans cette période c'était l'indépendance énergétique de la France j'ai posé la question tout à l'heure tout ce que vous proposez c'est d'arrêter notre programme national là où je l'ai conduit donc la volonté aura été la mienne l'arrêt sera le vôtre et je vous indique nous pouvons malheureusement pas en discuter ce serait important pour les Français de savoir que avec notre programme électronucléaire si nous le complétons vous voulez l'interrompre nous assurerons notre indépendance énergétique absolue pendant 5 ans je veut dire si nous étions coupés de toute sources d'approvisionnement extérieur j'ai fait prendre des disposition t que les Français garderont leur électricité indépendante pendant 5 ans avec le pétrole et le garde pendant 3 mois voilà la volonté nous retrouverons le problème énergétique au début des questions internationales si vous voulez alors déficit vous n'avez pas répondu à ma question vous avez simplement constaté que nous avions bien géré les finances publiques françaises et que vous aviez creusé le déficit je vous en donne acte j'en a T sûr pu ensuite vous avez dit le système monétaire européen il serait pas mal d'y rester ça ne se passe pas comme ça monsieur mitan actuellement du seul fait de nos incertitudes politiques nous sommes au plancher et donc il faut agir nous agissons à l'heure actuelle nous sommes passés comme vous le savez pour le de Mar p dire les chiffres je connais bien la chute du franc par rapport aux marqu entre 1974 et aujourd'hui le chiffre de la journée de la soirée ça c'est ça s'est aggravé d'abord je n'aime pas beaucoup hein je vais vous dire les chiffres mais je n'aime pas beaucoup cette méthode je ne suis pas votre élève vous n'êtes pas le président de la République ici vous êtes simplement mon contradicteur et et j'entends bien non pas de cette façon-là je n'accepte pas cette façon cette fa le fa demander non non non non pas de cette façon-là ce que je veux simplement vous dire c'est que lorsque l'on passe de un 1 franc 87 à 2 francs 35 environ en l'espace de 7 ans cela n'est pas une réussite pour le franc pas d'avantage par rapport au dollar que par rapport au marqu alors je suis même presque étonné que vous me lanciez dans cette discussion qui tout d'un coup se greffe d'une façon un peu inattendue dans notre conversation alors qu'elle est plutôt la preuve que le franc dont on se flatte beaucoup dans les propos officieles n'a pas pas aussi bien réussi qu'on le pense si le franc est resté au contraire une des monnaaies du monde qui est resté la plus stable au cours des dernières années et j'indiquais seulement que dans le système monétaire européen nous avons perdu un peu de terrain au cours des dernières semaines du fait de la du fait de notre débat politique et que donc si l'on veut rester dans le système monétaire européen on ne peut pas dire on souhaite y rester il faut dire on agira pour y rester on agira comment on peut agir soit par les taux d'intérêt soit par des dispositions concernant les changes il faut avoir un dispositif à cet égal à C coût du chômage il ne faut pas dire au français et au français parce qu'on ne peut pas leur faire croire des choses pareilles qu'il est dans le pouvoir de qui que ce soit et ni de vous dans votre système de faire disparaître en quelques mois l'état la difficulté de l'emploi en France à l'heure actuelle lorsque vous débattiez avec Monsieur ronbard il y a quelques années vous aviez une discussion et vous vous aviez dit il faut faudra 5 ans pour faire disparaître le problème de l'emploi en France vous aviez dit ça en 1977 nous sommes en 1982 donc de toute façon vous l'auriez même pas encore fait disparaître donc on ne peut pas dire que le coûte c'est un coût que nous avons créé ou imposé en quelque sorte à l'économie française et on ne peut pas considérer que vous disposerez des ressources correspondant à la réduction rapide des charges du chômage parce que les charges du chômage vous me les reproché mais c'est une aide apportée aux chômeurs et si nous n'avions pas eu un dispositif de soutien des revenus des chômeurs nous aurions eu la dépression des années 30 si nous avons au contraire évité cette dépression je vous rappelle que dans toute cette période nous n'avons jamais eu de croissance négative en France jamais et que nous avons eu une seule année avec une croissance nulle 75 c'est parce que nous avons maintenu le revenu des chômeurs au travers d'un système qui est d'ailleurs un système de politique contractuelle géré avec les syndicats et enfin quant à l'emprunt 73 on pas entrer dans une discussion de ce type je vous indique simplement que l'État a gagné autant qu'il a perdu dans cette affaire car comme l'État avait acheté par mes soins des quantité importantes d'or dans toute la période précédente comme nous avions échangé nos réserves en dollars contre des réserves en Nord l'État a gagné tout autant qu'il verse au titre de l'emprunt il se trouve seulement que les souscripteurs à cet emprunt se trouvent placés dans la même situation que celle de l'État français en ce qui concerne la gestion de ces réserves d'or et enfin les derniers emprunts qui ont été lancé quelqu été les circonstances actuelles ont été lancé à des taux d'intérêt positifs le dernier était vous le savez aux alentours de 14 % pourquoi c'était précisément pour faire en sorte que l'épargne qui apporté son concours à l'état ne se voit pas privé de rémunération et donc à cet égard l'État a tenu compte des obligations qu'il a vis-à-vis de l'épargne populaire je crois que les les Français qui nous regardent ne comprendraient pas que nous n'évoquions pas le problème de la fiscalité car tout le monde paye des impôts et nous pouvons peut-être consacré de ou 2 minutes supplémentaires au problèmes fiscaux vous avez tous les deux curieusement pris des engagements dans ce domaine pendant cette campagne électoral et je dirais les engagements de même nature comme si un vent venu d'Amérique vous avez converti l'un et l'autre à la nécessité de rassurer les Français si vous vouliez solliciter leur suffrage dans ce domaine monsieur miteran a dit le la pression fiscale c'est-à-dire le volume des impôts et des cotisations sociales par rapport au revenus des Français ne sera pas alourdi par rapport à ce qu'elle est aujourd'hui et Monsieur Valéri visiscardestin a déclaré si je l'ai bien entendu récemment qu'il s'engagea lui à faire mieux encore à la ramener de 42 % c'estàdire que pour 100 fr de revenu on pie 42 francs d'impôt et de cotisation sociale à 40 % c'est que pour 100 francs de revenu on ne perait plus que 40 francs d'impôt et de cotisation sociale personnellement je suis toujours éberlué de ce type de promesse mais probablement que vous avez l'un et l'autre des raisons fortes pour démontrer que vous pouvez les tenir est-ce que je peux ajouter deux questions mais qui sont dans ce domaine monsieur fr Mitterant pour vous le le point central est un impôt sur le capital mais faire payer les riches qu'est-ce que ça veut dire et à partir de quand est-on riche monsieur GIS cardestin vous avez créé deux impôts pendant votre septena l'impôts sur les plus-valu et la taxe professionnelle al l'impôt sur les plus-valu tronqué par le Parlement peut-être mais n'a pas été appliqué autant que vous l'auriez souhaité et la taxe professionnelle a été en quelque sorte la vedette de cette campagne puisque Jacques Chirac en a réclamé la suppression et vous-même maintenant vous en réclamer la réforme alors peut-on faire des réformes fiscales en France quand on est Valé gardestin je crois que le temps de parole c'est à Monsieur c'est à moi de parler le premier allez-y choisissez vous vous avez de l'avance alors nos programmes fiscaux sont totalement différents totalement différent et c'est normal puisque vous avez une conception différente de la nôtre en ce qui concerne l'impôt sur le revenu vous envisagez de l'alourdir de l'alléger dans les basses tranches de l'alourdir dans les tranches moyennes et supérieures moi je suis partisan de l'allègement de l'ensemble de notre système d'impôt sur le revenu pour deux raisons la première c'est que je crois qu'il faut élargir les tranches du barem comme nous l'avons fait fait cette année et ensuite j'ai observé c'est un des points sur lesquels nous n'avons pas agi comme nous le devions que les classes moyennes catégorie des employés des cadres avaent une surcharge fiscale au titre de l'impôt sur le revenu importante au cours des dernières années je suis donc favorable à l'élargissement progressif des tranches moyennes ce qui est difficile et coûteux et qui donc doit se faire sur quelques années je suis contre l'augmentation les tranches moyennes monsieur juscard desestin ce sont des gens qui ont un revenu de quel ordre de grandeur qui on un revenu compris entre le foyer puis que nous ronnons par foyer fiscal compris entre 8000 francs et 15000 francs VO s'il y a deux salaires ou un gros salaire ou deux salaires moyens de salaires moyens naturellement on élargit également les AR les tranches proportionnellement mais il y a là incontestablement un poids trop lourd de l'IMP deuxièmement je suis contre la disposition proposée au cours du débat de l'automne dernier par le Parti socialiste et qui j'ai là l'amendement numéro 40 du 16 octobre 1980 majorant les droits de succession à partir de 500000 francs en ligne directe 500000 francs vous voyez ce que ça veut dire pour les exploitations agricoles pour les propriétaires de leurs logement pour les propriétaires de leur fond de commerce ou de leur petite entreprise les droits sont actuellement de 20 % dans cet amendement qui a été déposé je l'ai là il passerait à 45 %.
le problème à l'heure actuelle au contraire c'est de préserver le capital de ces petits producteurs si on leur prend la moitié lorsque ça passe du Père au fils ou du mari à la femme il est impossible qu'il continuent leur activité je suis donc contre cette formule il y a dans votre projet que j'ai sous les yeux la suppression du cootient familial qui sera d'abord plafonné puis supprimé je suis contre la suppression du cootient familial c'est une des mesures d'encouragement à la famille qui a été la plus efficace en France en ce qui concerne les plus-values j'ai indiqué que j'étais favorable à un système de type forfaitaire on a voulu faire une législation très compliquée je vous rappelle que le Président de la République ne participe pas aux délibérations parlementaires ce système était sans doute trop perfectionné et trop compliqué et finalement a fait apparaître un certain nombre de défauts donc je suis favorable au retour à un système de taxation forfaitaire suivant les types de plus-value et la taxe professionnelle et enfin la taxe professionnel je vous rappelle que je neavais pas proposé comme ministre des Finances qu'elle a été assez profondément transformée au cours du débat parlementaire de 1975 auquel je ne participais pas et que depuis on s'est efforcé de la réformer et il y a une commission parlementaire qui est au travail qui a d'ailleurs reçu mandat de l'assemblée de présenter des propositions pour le prochain budget je souhaite que ces propositions puissent venir en discussion et qu'on puisse réformer ainsi la taxe professionnelle au fond monsieur jbestin pour un monarque républicain vous avez fort peu de pouvoir puisque quand vous êtes président l'assemblée fait des choses qui vous déplaisent et votre Ministre des Finances aussi non mais en matière de fiscalité c'est un fait que le Président de la République n'intervient pas dans le débat fiscal parlementaire tout le monde le sait il peut donner des indications marquer des préf partipe pas à la discussion V des projets monsieur vous répondez sur l'info sur le capital je vais répondre encore une fois de façon trop rapide maisous pas tempous av déjàp simplement il faudra que ceux qui nous écoute remplisse mon raisonnement qui va être très sec je dirais simplement que le prélèvement fiscal les impôt et soci sécurité sociale est passé de 36% à 2 % pendant ce SEP 36 à 42 % c'est-à-dire que si tout cela a été augmenté c'est dans le cadre de la gestion de Monsieur lcard Tout ça pour être clair simplement parce qu'près tout je comprends qu'il étude des problèmes deuxièmement si je veux en rester à 42 % malgré les charges que je prévois c'est parce que j'entends engager une autre politique notamment une politique de croissance et en même temps une nouvelle répartition et j'arrive à votre question à l'intérieur de ces 42 % bien entendu 42 % de 3000 milliards sur le ce n'est pas la même chose que 42 % sur 3500 milliards de produits intérieur brut bon d'autre part pour poser la question sur l'Impôt sur les grandes fortunes oui à partir de 3 millions de francs 300 millions de centimes compte non tenu évidemment de l'instrument de travail c'estàdire que l'instrument de travail la terre pour l'agriculteur euh dans l'entreprise ou dans le commerce l'instrument du travail ne compte pas ne sont pas décomptés dans ces sommes de 3 millions de francs ou de 300 millions de centimes et nous considérons que c'est indispensable pour parvenir à l'élargissement du barê de l'impôt sur le revenu dont a parlé monsieur giscardestin parce que je me demande où il compense et comment il compense la perte de recettes pour l'État moi je pense qu'on ne peut la compenser que si les très haut revenus sont frappés c'estàdire les grandes fortunes à partir de là on pourra permettre précisément que les cadres dont on a parlé tout à l'heure soient mises à l'abri des charges trop lourdes qui pèsent sur eux je voudrais maintenant également en deux mots préciser monsieur viscardestin que il n'est pas exact car j'ai déposé un programme pendant cette campagne vous auriez pu en prendre connaissance je reconnais que vous avez beaucoup de choses à faire vous aussi mais je tiens absolument à dire que je tiens au contraire à supprimer les droits de succession en ligne directe ou entrépou au bénéfice de charge plus lourd pour les successions pour des collatéraux ou des personnes éloignées deuxièmement que je ne demande pas la suppression du coocient familial c'est une erreur je demande son plafonnement troisièmement je ne demande pas je suis candidat à la présidence de la République mon programme a été imprimé pour pourrez en prendre connaissance troisièmement que la taxe professionnelle monsieur Chirac et Monsieur lisardesttin s'en disputeent la paternité ils ont fait un mauvais impôt ils en sont responsables je n'y pu rien bien nous passons peut-être si vous voulez bien à la politique étrangère monsieur juscard destin vous avez un un léger retard sur votre alors je voulais commencer en parlant de l'Europe peut-être faut-il Michel faire l'articulation avec la politique énergétique puisque c'est autant de la politique économique que de la politique internationale or c'est un point tout à fait capital monsieur jiscardestin souhaitait interroger monsieur miteran qui je pense souhaite s'expliquer sur ce terrain monsieur jiscardestin j'ai demandé à Monsieur mitan pourquoi veut-il interrompre le programme électroluclaire français exactement là où je l'ai conduit alors que je considère que la poursuite de ce programme électronucléaire est indispensable pour assurer l'indépendance énergétique de la France et pour nous libérer de la contrainte humiliante et inquiétante des producteurs de pétrole sur la France au point de vue de nos approvisionnements et de nos prix mais je veux autant que vous assurer l'indépendance énergétique de la France c'est une démarche nationale il n a pas pas un Français qui conscient et responsable qui ne le veuille c'est évident simplement je ne prends pas le même itinéraire que vous vous misez sur ce que l'on appelle le tout nucléaire vous mettez tous les œufs dans le même panier pas moi je pense qu'il est possible de diversifier d'avantage les ressources énergétiques je pense qu'il est possible de réveiller plus que vous ne le faites le charbon notamment avec les techniques modernes de la carbochimique je pense que l'on peut plus que vous ne le faites contre bu au développement des énergies renouvelables non polluantes je pense que l'on peut faire plus que vous ne le faites des économies d'énergie dont la commission énergie du 8e plan disait que c'était l'axe principal de l'indépendance énergétique de la France ce qui peut me permettre je le pense très sérieusement d'aboutir absolument au même chiffre c'est-à-dire au mêmes millions de tonnes équivalent pétrole sans précipiter notre marche en avant vers le tout nucléire je demande donc à parachever les centrales nucléaires en construction et avant d'entreprendre un plan je veux savoir exactement de quoi il le retourne il est quand même normal que je fasse votre bilan surtout lorsque je sais vous le savez sans doute comme moi que les technologies du nucléaire sont très changeantes vous savez très bien queon commence à débattre simplement à distance d'une génération du problème de la fusion des atomes d'hydrogène et que l'on ne s'en tiendra plus d'ici peu de temps au problème de la fission de l'uranium l'otope 235 c'est-à-dire que nous sommes dans une charnière au cours de laquelle il convient de ne pas exposer la France à une extension et définie d'un type de technologie nucléaire qui peut-être dommageable étant bien entendu que comme il faut assurer le présent et l'immédiate à venir faire tourner nos usines assurer le chauffage et le reste j'entends mener hardiment de font les quatre types d'énergie nucléaire économie d'énergie renouvelaable et anciennes énergies qui doivent me permettre de diversifier d'une façon plus heureuse ce que vous avez-vous simplifié référendum sur le nucléaire ou pas monsieur mitéron pardon référendum sur le nucléaires ou pas c'est une proposition en effet que j'ai faite seulement elle Ste à une grande difficulté c'est la réforme de la Constitution comme tous ces référendum à la Suisse dont vous avez parlé sur lequel vous avez bien voulu vous ranger à mon avis il est certain que ce type de référendum serait très heureux mais comme la la Constitution s'y oppose avant qu'on soit parvenu à modifier la réforme de la Constitution vous savez nous aurons tellement de choses à faire après le 25 mai que je ne veux pas me consacrer les travaux de juristes je veux entrer dans l'action m'attaquer au chômage et au reste une dernière question sur le problème de ma part oui monsieurardestin mais avant sur le point précis du nucléaire et des décisions juridiques est-ce que vous donneriez à une commune le droit de vetto contre l'installation d'une centrale nucléaire sur son territoire le droit de vetonant jusqu la consultation existe déjà Paso lui donner je note sur le programme nucléaire monsur que chaque fois que vous avez une décision à prendre la décision vous proposez c'est simplement de vous contenter d'arrêter ce qu'on décid les autres vous l'avz déjà proposé pas nouveau vous l'z proposé en 1977 proposé en 1977 vous le reconnaissez un moratoire sur le nucléaire t les Français s'en souviennent et donc le programme qui aura été fait de 1977 à 1981 aura été fait sans vous vous l'avez pas soutenu ou facilité alors maintenant vous dites j'empoche votre nucléaire si je comprends bien et je ne décide de rien moi-même et vous présentez si c'est ce que vous dites vous dites je continuerai ce que vous avez décidé je ne décide rien et simplement vous appuyez sur des évaluations sur ce qu'on pourrait faire d'autres alors vous avez parlé de la fusion des atomes d'hydrogène vous savez très bien que C n'est pas avant l'an 2020 que cela peut devenir industriel nous sommes en 1981 n'allons pas attendre l'an 2020 pour pour assurer notre indépendance énergétique moi j'ai fixé un objectif pour 90 et cet objectif c'est que nous ayons aux alentours de la moitié de notre indépendance énergétique toutes les économies d'énergie nous les faisons toutes les recherches nouvelles sur la biomasse le carburant l'énergie solaire nous les faisons j'ai créé le commissariat à l'énergie solaire l'utilisation du charbon monsieur girud qui est compétent en la matière a élaborer un plan d'utilisation d'inventaire maxima de nos ressources Charbonnières je l'ai redit l'autre jour dans le Pas de calis donc nous savons très bien ce que nous pouvons faire à partir de nos ressources non nucléaires si nous ne faisons rien de plus dans le domaine nucléaire nous n'atteindrons pas notre objectif de moitié l'indépendance énergétique dans les années 90 alors au fond pendant votre SEPA vous verrez arriver les centrales que j'ai décidé et puis ensuite il y aura un trou dans l'approvisionnement de la France parce qu'on aura pas pris les décisions suivantes la difficulté ça n'est pas d'achever les travaux la difficulté c'est de décider la construction de centrales nouvelles et je vous disais tout à l'heure je dis aux téléspectateurs parce qu'il faut qu'il voit l' je quand on est président de la République on ne peut pas dire je verra plus tard et ceera on prend des décisions j'ai pris la décision avec le gouvernement bien entendu d'approvisionner la France en uranium de telle manière que quoi qu'il arrive dans le monde à partir d'aujourd'hui nous avons notre production d'électricité nucléaire assurée pour les 5 ans suivantes il peut y avoir une guerre il peut y avoir une crise au Proche Orient tout ce qu'on nous avons pendant 5 ans l'électricité assurée pour les Français l'électricité ça veut dire l'électricité domestique mais aussi la artisanat l'agriculture et de plus en plus l'industrie si nous continuons notre programme électronucléaire nous aurons l'électricité nationale la moins chère d'europee et nous aurons un avantage de l'ordre de 30 à 50 % suivant les types de courant vis-à-vis de l'Allemagne fédérale ça vaut la peine si on veut s'occuper du développement de l'emploi et l'activité économique en France d'avoir le courant électrique le moins cher d'Europe et donc je considère que c'est un intérêt national que de poursuivre ce programme et d'ailleurs je note que si on l'arrête du point de vue de l'emploi du point de vue du développement no activités industrielle c'est une décision négative ce n'est pas une décision positiveonsant si vous voulez bien un problème de l'Europe au fond je dire simplement si vous permettez madame je je veux dire que je je n'arrête absolument pas de la façon que vient de dire monsieur valer viscardestin l'indépendance énergétique de la France j'ai là moi mon projet et mon projet aboutit en 1990 à ce que 230 millions de tonnes équivalents en pétrole puisse être mise à notre disposition de telle sorte que notre indépendance sera en chemin et la différence avec le projet de Monsieur J cardestin est extrêmement mince j'entends simplement diversifier je ne récuse pas le nucléaire j'entends le maîtriser c'est tout ce que je veux dire et je voudrais simplement signaler que les économies d'énergie peuvent représenter un moyen formidable qui n'a pas été suffisamment utilisé par le pendant le SEPA de Monsieur giscardestin et qui doit me permettre d'aboutir autant que Monsieur G destin à l'indépendance énergétique de la France pour favoriser les économies d'énergie monsieur midéran êtes-vous favorable à la répercussion intégrale de la hausse du dollar sur le prix de l'essence la répercussion du dollar sur le prix de l'essence a naturellement une incidence dans notre conversation mais les économies d'énergie que j'entends aujourd'hui mener à bien elles le seront par des incitations à l'intérieur même de l'économie française dans le cadre de notre politique sans avoir à faire avec les cours internationaux ce sont des techniques tout à fait connues qui sont tout à fait à la mesure de multiples petites et moyennes entreprises que de parvenir sur le plan du logement sur le plan du transport et alors sur le plan industriel par le développement des composants électroniques à une très puissante économie d'énergie qui répond à la question posée c'est tout ce que veux dire parce que le temps passe et nous avons encore beaucoup de choses à dire al vous avez été largement l'un et l'autre favorable à l'élection de l'assemblée européenne au suffrage universel aujourd'hui sans doute les résultats n'ont pas atteint vos espérances à tous les deux alors concrètement êtes-vous tous les deux pour l'entrée du Portugal et de l'Espagne dans le marché commun êtes-vous tous les deux pour le maintien de l'Angleterre dans le marché commun monsieur juscard destin très simplement je suis pour le maintien de l'Angleterre dans le marché commun dans selon les dispositions exist ente du traité de Rome je me suis batttu depuis un an pour qu'il n'y ait pas de modification de ces dispositions ni en ce qui concerne la pêche ni en ce qui concerne l'agriculture je n'accepterai pas des modifications de ces dispositions si elle devait être demandé comme la condition du maintien de la Grande-Bretagne dans le marché commun en ce qui concerne l'Espagne et le Portugal j'ai indiqué qu'il fallait une négociation très attentive car leur situation économique la situation de certaines de leur production est très différente de la nôtre et notamment les productions agricoles médit terranéenne donc il y a une négociation en cours cette négociation doit être conduite avec toute la minutie désirable et elle doit comporter en particulier une longue période de transition à l'heure actuelle les Espagnols paraissent demander eux-même une durée de 10 ans et en même temps des garanties concernant l'organisation des marchés des productions Méditerranées est-ce que vous n'espériez pas au début que ça irait plus vite et qu'il n'y aurait pas besoin de faire de décréter une pause non pas du tout j'ai toujours distingué deux choses qui était la position politique de la France je disais d'un point de vue politique la France qui est la voisine et l'amie des pays latins ne va pas prendre une position négative alors que tous les autres pays d'Europe sont favorables mais j'ai indiqué dès le départ je vous renvoie un discours que j'ai prononcé à Carpentra cette égard j'ai indiqué qu'il fallait une négociation très attentive une longue période de transition et des garanties pour nos productions méditerranéennes je n'ai pas changé la vi monsieur Giscard desestin vous dites le maintien de la Grande-Bretagne dans le marché commun dépend de telle ou telle condition mais avez-vous le moindre moyen de faire sortir la Grande-Bretagne du marché commun si les Anglais ne veulent pas en sortir là il faudrait malheureusement plus de temps je dis simplement vous avez mal interprété ma pensée j'ai dit que j'étais favorable à ce que la Grande-Bretagne reste dans le marché commun à condition bien entendu qu'elle accepte le les règles qui régissent le marché commun c'est-à-dire les règles du traité de Rome or la Grande-Bretagne ne peut pas modifier les règles du traité de Rome si donc elle estimait que ces règles ne lui convenaient pas c'est elle qui devrait en tirer des conséquences et ça n'est pas nous je dis simplement que nous ne modifierons pas les règles du traité de Rome pour faciliter ou maintenir l'adhésion de tel ou tel pays particulier est pas que la politique agricole commune européenne où se décide le sort des paysans français aujourd'hui car tout cela ne dépend plus seulement de Paris ne soit bloqué par le système tel qu'il existe alors premièrement nous avons obtenu une décision sur les prix que nous avons obtenu au pris d'un débat difficile où je me suis engagé personnellement et j'indique à notre agriculture que Monsieur mitérant c'était peut-être pour vous faire plaisir monsieur jusardesttin et parce qu'on CIT pour tenir compte de l'importance que nous attachions à la situation de l'agriculture française et européenne faire plaisir ça n'a pas de sens et j'indique aux agriculteurs français que l'effort pour l'année 1980 c'est de modérer les coûts de production de façon à ce que les coûts de production soi inférieurs évolution soit inférieur à ce qui a été décidé pour les prix c'est pour les prix on a obtenu 12,2 % et vous savez que le rythme actuel de hausse des prix en France a diminué d'environ un point depuis le début de l'année il est encore à l'heure actuelle trop fort il est de l'ordre de 12,5 % environ si nous poursuivons notre effort nous serons à la fin de l'année nous devons être normalement d'après évaluations à un rythme qui sera inférieur à l'augmentation des pris agricoles et les dispositions seront prises pour que l'augmentation des coûts de production en agriculture ne soit pas supérieure à la Haus des prix que nous avons obtenu à Bruxelles quant au reste la discussion sur le marché commun agricole je vous répète il y a des règles et ce sont ceux qui demandent des modifications de ces règles qui sont en position de faiblesse alors qu'on peut toujours faire croire aux Français que ce sont ceux qui comme nous souhaitons simplement le maintien des règles qui sont en péril nous nous battrons pour le maintien des règles existantes du Marché Commun agricole monsieur mitéron sur l'Europe et bien je suis favorable au maintien des 10 pays qui se trouvent actuellement dans l'Europe du Marché Commun même si certains de ces pays ne se comportent pas comme je le souhaiterais je voudrais simplement que notre diplomatie surtout face à la Grande-Bretagne soit plus vigilante elle ne l'a pas été dans l'affaire des moutons elle ne l'a pas été dans l'affaire des pêcheurs elle ne l'a été qu'insuffisamment dans l'affaire des prises agricoles deuxièmement pour l'Espagne et le Portugal j'ai fait valoir avant 1979 c'està-dire les élections européennes ce que je pensais de ce problème j'ai posé divers préalable économique agricole industriel caractère régional caractère de la pêche en Méditerranée à l'entrée de l'Espagne notamment à l'époque quelqu'un m'a contredit avec une certaine véhéence c'était monsieur jcardestin qui estimait que c'était absurd et avoir le regard tourné vers le passé que de refuser l'entrée immédiateespagne et du Portugal dans le marché commun je suis heureux de voir que le bon sens l'a emporté et que finalement le président de la République che cardesttin ces fonctions exprimé et rejoint mon point de vue dans cette affaire l'Europe c'est une affaire de volonté c'est aussi une affaire d'intérêt sans doute encore faut-il vouloir faire de l'Europe une force politique et économique social culturel qui soit en mesure de restituer à chacun des pays qui la compos le rang que la France tient encore mais dont elle a bien besoin pour face aux superpuissances disposé d'alliés sûrs qui représenteront une force commune dans le monde c'est vrai déjà du plan commercial cela devrait être vrai dans toututre domaines sans quoi l'Europe se dissociera inévitablement monsieur mitteran pour gérer l'Europe il faut de l'argent dans la caisse or il semble que le budget de la communauté atteigne la limite des prélèvements autorisé aujourd'hui sur les ressources de la communauté êtes-vous favorable à l'accroissement des ressources propres de la communauté c'est-à-dire à lever un impôt supplémentaire qui lui soit destiné c'est une très grande difficulté si est mal géré moi je n'y suis pour rien ce qui est vrai c'est que il faut que la communauté dans la mesure par rapport aux parlements nationaux il ne faut pas qu'elle déborde par rapport au gouvernement nationaux par rapport au pays qui la compos il faut pas qu'elle déborde et pourtant je lui reconnais un grand rôle notamment dans le domaine des relations entre l'Europe et le tirmonde quand on pense que la communauté exporte 40 % de ces marchandises vers le tirmonde je pense que là on manque une très grande occasion de développer nos industrie de rallumer notre croissance par une politique audacieuse intelligente et généreuse à l'égard du timonde vous me direz Simp ce que vous nous reprochez en matière de pêche concernant l'action diplomatique de la France et vous m'expliquerez pourquoi Monsieur mitan le groupe socialiste à l'Assemblée parlementaire européenne a voté pour une augmentation des prix agricoles de 7 % alors que nous avons ob tenu 12,2 % lors de la discussion de Bruxelles on reprend cette discussion sur ce point précisre chose sur la pêche vous avez échoué par je crois manque de ténacité dans l'affaire de Mastricht je sais bien que vous monter un peu sur le délai de 82 c'està dire arriver à enferber la Grande-Bretagne dans un délai de disposition transitoire qui feront qu'elle sera for close si j'ose dire au moment o il voudra fermer à nouveau continuer de fermer les bancs de pêche pêcheurs venus de chez nous je pense que là vous avez manqué de fermeté ça vous arrive assez souvent monsieuron je vous arrête tout de suite expliquez-vous vous savez parfaitement pas du tout expliquez vous Z manqué de fermeté ce sont des propos désobligeants n'est- pas quand je vous demande le une offense vous que j'ai manqua de fermeté pour défendre les intérêts de la France et ceci fait partie de la conversation à mastrich c'était la Grande-Bretagne qui était demandresse ça n'était pas nous et donc quandci il y a eu échec c'est un échec de la GrandeBretagne la position de la France dans laffaire de la pêche c'est tout à fait simple nous demandons qu'on s'en tienne aux accords existants et le pays qui demande une modification de ces accords c'est la Grande-Bretagne tant qu'il n'y a pas d'accord la position qui est maintenue et la position qui défend les intérêts des pêcheurs français et d'ailleurs à l'heure actuelle aucun de nos zones de pêche n'est effectivement troublé donc je n'admet pas qu'on présente un échec de la Grande-Bretagne en ce qui concerne les demandes nouvelles concernant des droits de pêche comme un échec de la France nous passons peut-être en attendant nos pêcheurs savent très bien à quoi s'en tenir et c'est eux qui con une question vous a été posée sur le fait que le groupe socialiste au Parlement européen si j'ai bien compris ce qui ne concerne pas le seul parti socialiste français probablement avait voté une demand demande de 7 et5 % d'augmentation des pr agricoles 7 j'ai pris une position qui m'engage en demandant une augmentation de 15 % le gouvernement n'a obtenu que 12,5i % c'est mieux que rien ce n'était pas suffisant c'est tout ce que j'ai à dire là-dessus on on en arrête peut-être avec la pêche si vous voulez bien non je crois qu'il faut qu'il faut aborder les problèmes des relations est ouest vous avez les questions de défense et les questions de défense bien entendu euh les relation vous avez eu directement ou indirectement une grande controverse à propos euh du de la rencontre que monsieur jusardestin a eu à varsevie avec Monsieur brageneev vous apprécierez s'il convient que vous riez sur cette querelle mais il y a une question me semble-t-il que les Français se posent dans l'hypothèse où l'Union soviétique serait amené à intervenir à nouveau dans un pays extérieur à elle-même ce fut le cas en Afghanistan ce pourrait être éventuellement le cas en Europe orientale ou ailleurs quelles sont les sanctions que vous souhaiteriez voir prendre pour répliquer à une telle intervention et la croyez-vous possible voire probable monsieur prier j'ai un peu de retard sur Monsieur J cardestin vous allez l'accroître si c'est moi qui commence oui mais concluez vite répondez viteou j'ai en effet condamné le voyage de Monsieur J cardestin à Varsovie dans les conditions où ce voyage s'est produit je trouve tout à fait normal que le Président de la République rencontre qui il veut si cela sert les intérêts de la France je pense que peu de temps après l'invasion de l'Afghanistan c'était un geste qui cautionnait un acte contraire au droit des gens au droit des peuples à disposer d'eux-mêm et que tout acte de ce genre est naturellement dommageable pour la paix et comme une controverse s'est engagée à ce sujet je voudrais faire deux remarques pour bien montrer que telle était l'intention de monsieur gicardestin se rend à barsovi que de faire autre chose que ce qu'il a dit dans une conférence de presse parlant du peuple afghan qui se bat pour sa liberté il a dit les rebelles et le 1er mai de l'année suivante en 1980 l'ambassadeur de France était le seul ambassadeur des pays occidentaux à se trouver au défilé de la Place Rouge c'est-à-dire que dans cette faire et il me semble et moi je suis très partisan naturellement d'un accord avec la Russie mais dans la fermeté et non pas dans une certaine forme de soumission au fait accomplis voilà ce que je veux dire vous savez jeai pas accepté les propos désobligeants tenu par Monsieur François mitteran vis-à-vis du président de la République française lorsqu'il a commenté de façon sarcastique la rencontre de varsevie à la télévision je ne rappellerai même pas les termes que vous avez employés vous ne le souhaitez pas lorsqu'on doit juger un acte il faut en connaître le déroulement je vous rappellerai d'abord ce qu' a été la déclaration elle mérite la lecture du Parti socialiste après les événements d'Afghanistan le 2 janvier 1980 après qu'il y ait déjà eu les déclarations publiques des pays occidentau le Parti socialiste a dit ceci à la suite de l'invasion de l'Afghanistan par les troupes soviétiques le bureau exécutif du parti socialiste déclare le Parti socialiste condamne cette intervention comme il a condamné les interventions américaines en Asie du Sud et en Amérique Latine ou les interventions du gouvernement français en Afrique voilà la position qui a été prise sur l'Afghanistan si je suis allé à Varsovie j'y suis allé au printemps je ne suis pas allé dans les semaines qui ont suivi l'entrée des troupes soviétiques en Afghanistan c'est parce que j'ai échangé dans l'intervalle plusieurs messages avec le président bregenenev et que la lecture de ces messages que je ne peux pas rendre publ faisait apparaître que vous connaîtrez le moment venu si vous accédez à nos archives bien entendu faisait apparaître qu'il y avait eu de grandes hésitations dans la direction soviétique et un débat et même un doute sur la décision d'intervenir en Afghanistan je me suis donc dit il y a des éléments qui doivent être portés à la connaissance des plus hautes autorités soviétiques directement au cas où des situation similaires viendrai à se reproduire et ce que je suis allé dire monsieur bregner c'est que les évaluations ou les conséquences qui lui avaient été décrite concernant l'entrée des forces soviétiques en Afghanistan était inexacte on lui avait dit sans doute que c'était une opération qui durerait quelques semaines qu'il n'y aurait pas de résistance du peuple afghan et que donc il n'y aurait pas des conséquences importantes sur les relations internationales je suis venu lui dire c'était le contraire et je lui indiquis également que comme nous le disons dans notre communiqué franco allemand et vous répuier peut-être la partie française mais le Chanier Schmith avait signé avec moi ce document le 5 février 1980 que tout nouveau manquement à la détente entraînerait les conséquences les plus graves dans les relations Est-Ouest et c'est ma réponse à votre question je crois que nous ne devons pas agir quand on est un homme d'État uniquement comme un prophète qui prévoit les événements mais comme quelqu'un qui façonne les événements et concernant les relations avec l'Union soviétique nous devons tenter de les maintenir dans toute la mesure du possible dans le chemin du règlement pacifique des situations à partir d'une situation de force et alors monsieur miterant ne me parlez pas de faiblesse alors que vous n'avez pas voté un centime de crédit militaire depuis 1958 et que donc toute la force française s'est faite alors que vous étiez parlementaire sans un seul vote de votre part et c'est donc nous qui avons eu la responsabilité de la puissance et de la force militaire de la France dans l'intervalle mais j'avais à dire des choses importantes à Monsieur brchneev s'il y avait eu un président des États-Unis capable de mener à cette époque un dialogue de haut niveau il e été utile qu'il le fasse de son côté je note qu'on a critiqué ma rencontre à varsevie mais qu'on a pas critiqué le voyage du chancelier Schmidt à Moscou au mois de juin je serais curieux de saavir pourquoi et qu'on n pas critiqué non plus le voyage de Monsieur gcher à Moscou qui vient de se produire il y a quelques semaines vous connaissez cette déclaration pardon je vous enpr vous connaissez cette déclaration de Monsieur Chirac le 9 mars 1980 nous parlons de ce problème l'invasion de l'Afghanistan c'est une honte de s'êtretu dans cette circonstance et il parlait de vous donc je ne suis pas le seul à avoir éprouvé un sentiment de malaise au moment de votre visite à Varsovie c'est tout ce que je voulais dire je voulais vous poser une double question puisque vous avez abordé par un biais la politique africaine non revenons à la défense ma question monsieur président de la République n'a pas voté un centime de crédit pour la défense de la France j'ai vérifié tous les votes non non mais je nous allonsir je répondre d'un mot à cette affaire je suis dans l'opposition et je suis hostile à l'ensemble dispositions budgétaire qui sont prises par les gouvernements que je combats et bien entendu à l'intérieur de ces dispositions est-ce que monsieurardestin voudrait dire que les socialistes seraient de mauvais français qui ne veulent pas défendre leur pays bon comme il veut pas dire cela c'était donc une parole inutile non non c'est pas du tout une parole inutile monsieur mitteran parce que vous êtes allé beaucoup plus loin vous avez voté des textes législatifs pendant cette période j'ai là sous les yeux la liste des textes de lois que vous avez voté donc vous en avez voté lorsque ils étaient conformes au vu du Parti socialiste notamment certains projets de loi qui ont été présentés du temps de mon septenard mais lorsqu'il s'est agi de la défense vous avez au contraire vous n'avez jamais voté à crédit de défense et vous avez voté contre toutes les lois de programme relativ à la défense ces lois de programme étaient présenté en dehors de la discussion budgétaire et donc on pouvait très bien imaginer que soit votre parti soit votre soit vous-même conscient du très grand enjeu du problème de la sécurité de la France et mett un vote non partisan sur les lois de programme militaire je note que vous n'avez voté aucune des trois lois de programme militaire vous êtes allé plus loin d'ailleurs car vous avez accompagné vos votes d'explications et ces explications étaient contraires à notre effort de dissuasion à notamment le 24 janvier 1963 à l'Assemblée nationale quand nous engagions ce grand programme je voudrais donc parler de la poli tout à fait bien sû mais après c'est une question qui s'adresse à vous deux après 7 ans Monsieur gcardestin n'avez-vous pas l'impression d'avoir en ce qui concerne votre politique africaine réussie aux Aï mais échoué au Tchad et au centraafrique pourquoi et à cause de quoi et vous monsieur êtes-vous sûr qu'on puisse aussi en Afrique autrement qu'avec des hommes dont certains effectivement sont des dictateurs à nos yeux qui répond en premier vous voulez monsieur vant vous êtes un tout petit peu en retard vous avez un peu de retardz l'affaire du zaï vous voulez dire colvis l'intervention militaire en d'intervention de sauvetage à l'égard des des Français qui se trouvaient à col ce que je pense c'est que la façon dont le gouvernement français s'est comporté l'égard du président Mobutu responsable de ce pays qui se trouvait affronté à une grave crise de caractère séparatiste il faut le dire avec une large provinceon de conditions ethniques bien connues des spécialistes le Shabat que le comportement du gouvernement français a indiscutablement provoqué très graves difficultés avec la population intéressée de Shabat qui a considéré que la France se comportait en adversaire et à partir de là cette colère s'est retourné dans une large part contre nos compatriotes et le gouvernement a bien fait à partir de là d'aller d'aller les sauver seulement ça faisait déjà très longtemps que l'on était informé des menaces qui pouvaient peser sur cette population bref on aurait pu rapatrier plutôt si on y avait pensé je parlerai du Centre-Afrique tout à l'heure si vous voulez pour ce qui concerne le Centre-Afrique je pense que je suis interven simplement de vous demander de presser un tout petit peu car n nous approchons de la limite 50 à laquelle nous devons interrompre pour que vous puissiez conclure je suis intervenu en 1972 à l'Assemblée nationale pour interpeller comme on dit le gouvernement de l'époque le ministre le ministre des Affaires étrangè était monsieur Maurice Schumann pour faire état de terribles choses qui se passaient dans ce pays sous l'autorité de celui qui était à l'époque le président bookasa euh des crimes de toutes sortte 14 parlementaires français de droite de gauche après moi au cours de ces dernières années sont intervenus de la même façon c'està dire ont alerté les responsables des pouvoirs publics et c'est ce que je reproche essentiellement au président de la République et au gouvernement c'est de ne pas avoir tenu compte de ces avertissements et d'avoir continué de considérer ce régime comme supportable disons au-delà de ce que l'on peut admettre dans les relations d'état à état même avec des dictatures je reconnais que c'est un problème moral difficile mais il y a un point limite qui indiscutablement mes yeux a été dépassé l'Afrique ce n'est pas l'Europe ce n'est pas la France c'est un continent très important pour nous c'est un continent qui a des problèmes politiques et sociaux qui sont différents des nôtres et donc il ne faut pas juger collectivement les situations dans les différents états africains comme vous le faisiez on peut dire dans toute dis distingué dans toute l'Afrique de l'Ouest la situation a évolué de façon positive et même nous avons pu Renou des relations avec des états avec lesquels nous les avions interrompus je pense par exemple à la Guinée je pense à l'heure actuelle au Bénin donc il y a eu incontestablement un développement de relations et une consolidation des liens politiques avec toute cette partie de l'Afrique au Zaïr qui n'est pas une ancienne possession française nous nous sommes trouvés face à une situation qui était d'extrême urgence on pouvait imaginer qu'il se produirait tel ou tel mouvement au Aïr mais enfin les autorités elles-mêmes ne le savaient pas puisqu'elles ne l'avaient pas prévu les autorités locales qui n'étaient pas français les entreprises qui sont là vous le savez sont les entreprises minières Bell je ne l'avais pas prévu non plus les événements ont commencé un dimanche et les massacres ont commencé le jeudi et la question qui s'est posé à moi est de savoir si je devais prendre les dispositions nécessaires et prendre la décision de faire interrompre ce massacre j'ai donc pris avec le ministre de la Défense chef d'état-major des armées la décision de faire partir un régime entier de parachutiste et de le faire sauter à une distance éloigné de plusieurs milliers de kilomètres de la France sur un terrain que nous ne connaissions pas et nous n'avions aucun moyen de les récupérer si les choses tournaient de façon difficile alors maintenant en effet tout le monde dit il était bien de le faire personne ne m'a soutenu j'ai relu encore les déclarations qui ont été faites dans la journée du vendredi où j'étais à l'Élysée 1 minute 30 monsieur jiscbtin 1 minute 30 il vous reste une minute 20 encore un autre sujet et oui justement alors vous avez votre conclusion alors le centreafrique et quant à la centra-afrique effectivement le régime centrafricain donnait prise à beaucoup de critiqu les événements dont vous parliez en 1972 je je n'était pas président de la République la question qui s'est posée était de savoir si nous pouvions intervenir plus directement dans les affaires de la Centrafrique qui était voisine du Tchad Tchad qui lui-même était en état de grande crise politique et militaire comme vous le savez et qui nous amenait une attitude en effet dont on peut juger que elle aurait pu être différente à condition de prendre le risque d'abandonner la Centrafrique finalement ce que nous avons pu perire c'est obtenir le départ du chef d'État par les Centrafricains eux-mêmes et l'instauration d'un régime qui vient de tenir des élections et qui commence à conduire une vie démocratique dans ce pays merci une question monsieur miteron concernant les problèmes militaires sur le même sujet je voudrais quand même faire observer qu'avec l'affaire du Centre-Afrique l'affaire du Tchad l'histoire de nos relations avec la Libye songeer que pendant que l'on soutenait le gouvernement 1 une fraction du Tchad que certains de nos soldats exposés dans leur vie pendant ce temps on continuit d'armer la Libye il y a eu un double jeu là qui é qui je crois nous a fait perdre beaucoup d'autorité dans l'ensemble des pays d'Afrique aujourd'hui après l'affaire du Centre-Afrique et l'affaire de la Libye plus l'affaire du chchad le poids moral et politique de la France a diminué je le regrette al sur ce point vous vous trompez tout à fait le poids politique et moral de la France est au contraire très élevé en Afrique j'en ai reçu les témoignages de la quasi totalité des chefs d'État africains récemment simplement je n'ai pas voulu en faire état dans cette campagne s été déplacé et en ce qui concerne la Libye vous savez fort bien que nos livraisons d'armes été interrompu dès le début des événements d'intervention militaire libyen a ch question vous n'avez pas une question vous n'avez pas vendu on n'a pas vendu par vous naturellement on n pas vendu des tonnes d'Ang Matra des fusées en décembre à la Libye à ma connaissance non nous avons très bien à ma connaissance et et un mot monsieur mérant sur les problèmes militaires si vous deviez être en charge de la responsabilité de président de la République seriez-vous favorable ou non à la construction d'une bombe à neutron c'est-à-dire cet armement nucléaire de moyenne portée qui agit sur des troupes ennemis sans détruire les territoires dans lesquels allait utilisé réponse en une minute c'est une bombe d'une portée assez réduite qui s'inscrit dans une autre stratégie que la stratégie de dissuasion nucléaire c'est ce qu'on appelle la bataille de l'avant elle implique que des discussions est eu lieu entre les Alliés et de ce point de vue je pense que la France sous l'autorité de Monsieur jcardestin n'était pas prête à cela il y a donc un problème qui se pose et je ne suis pas favorable à la construction de la bombe à neutro c'est votre avis aussi monsieur non mon avis est tout à fait différent la France doit pouvoir disposer de tous les moyens d'armement modernes pour faire face à tous les types de situations possibles et en particulier elle ne doit pas prendre de retard nous n'avons pas décidé la fabrication mais nous avons pris les dispositions nécessaires pour que nous puissions être capable de la fabriquer si nous le décidions ainsi alors nous nous rejoignons alors merci vous êtes tous les deux presque égalité à 10 secondes d'écart et au terme de Monsieur miteron il vous reste une minute si vous le voulez par rapport à Monsieur giscardestin si vous souhaitez sur ce point précis pour ne pas relancer le débat et ne pas imposer à Monsieur giscardestin de vous écouter sans pouvoir vous répondre dire un mot vous pouvez le faire nous vous demandons simplement de le faire de tel sorte que Monsieur jardin ne soit pas contraint de vous répondre car lui il ne lui reste qu'une seule seconde mais je suis tout prêt à passer une partie de mon modeste temps à Monsieur jardestin pour qu'il me réponde à la question que je lui pose à propos d'Israël pourquoi le gouvernement de français a-t-il été à ce point hostile aux accords de Camp David alors que c'était une marche vers la paix et d'autre part pourquoi est-il allé en Jordanie pour observer ce qui était d'un symbole fâcheux le territoire israélien d'un fortin de Jordanie et maintenant je lui donne le reste de mon temps s'il le souhaite pour pouvoir le répondre je sais pas pr la commiss cont si les deux intéressés sont d'accord il vous reste donc monsieur guscardestin quelques 40 secondes pour non peut pas répondre à une telle question en 40 secondes ou bien vous donner du temps une minute ou deux je réponds pas nous on vous donnerit volontié tout le temps vous voulez maisan a je pense que la Commission de contrôle acceptera le consentement mutuel des candidats al sur la question d'Israël monsieur vous prononcé une phrase que je n'ai jamais prononcé j'en ai le texte sous les yeux c'est l'expression État palestinien je connais le sens et la portée des mots dans cette affaire du Proche Orient je n'ai jamais prononcé le mot d'État palestin j'ai parlé d'autodétermination du peuple palestinien avec ensuite des développements politiques jamais d'état vous avez parlé des rapports entre les deux état État palestinien et État d'Israël j'ai ici votre déclaration écrite deuxièmement la photo qui a été présenter me représentant regardant Israël avec des jumelles vous savez où elle a été prise m'en suis pas intéressé et bien c'est intéressant à l'hippodrome de Longchamp où j'étais au Prix de l'Arc de Triomphe mais est-ce que vous étiez là la photo qui a été montrée photo ou vous je suis allé en Jordanie tout le monde le sait je ne suis allé aucunement et j'ai au contraire demandé à ce qu'il n être aucune présence journalistique car j'allais visiter les installations agricoles du fleuve du Jourdain à l'invitation du gouvernement jordanien et quand j'ai vu qu'il était question d'installation militaire j'ai dit je refuse de visiter des installations militaires la photo qui a été montrée il faut le savoir est une photo prise à l'hippodrome de Longchamp je dis pour les français pour qu'il soit éclairé sur un certain nombre de procédés quant à la question de quand David j'ai reçu récemment le président Sadat président Sadat m'a dit et m'a écrit à son départ je reconnais que c'est vous qui aviez raison vous avez raison sur le point suivant c'est que ce qui est important pour le proche orient c'est d'arriver à une paix globale il n'y aura de sécurité pour Israël et bien entendu nous ne ferons jamais rien qui mette en danger la sécurité d'Israël il n'y aura de sécurité que s'il y a une paix globale or dans le dispositif de cand David il y avait des dispositions intéressantes vous vous en souvenez l'autonomie de la sjordanie dont j'ai dit qu' que vous n'aboutiriez jamais à les mettre au coin c'est tout ce que j'ai dit or il y a un an que ces dispositions aurent dû être adopté elles ne le sont pas encore à l'heure actuelle s'il y a un progrès d'ici la fin de l'année pour aboutir à la conclusion de ce processus j'ai indiqué récemment à mes visiteurs israéliens que nous accueillerions positivement la conclusion de telle disposition bien messieur le temps de débat est donc terminé il vous reste un temps de conclusion qui est pour l'un et pour l'autre de 5 minutes euh nous aurions aimé je vous le dis parce que cela ne mort pas sur votre temps vous posez une question de caractère général mais peut-être s'inscrira-t-elle dans votre propre conclusion c'est pourquoi je l'exprime nous nous étions demandés à l'AVEC de cette échéance fondamentale dans la vie politique française qu'est-ce qu'au fond chacun d'entre vous proposiez au français entre les grands projets que l'on peut imaginer et nous en avions isolé TR s'agit-il pour la France aujourd'hui de la mobiliser pour faire face à des temps difficiles s'agit-il de lui promettre le bonheur et le niveau de vie en progression rapide pour tout le monde ou s'agit-il de lui demander de faire un effort dans la grandeur qui peut comporter des sacrifices vous pouvez ou pas répondre à ces questions vous avez maintenant le temps de parole libre chacun 5 minutes en commençant par Monsieur Valéri gesserdestin puisque le en a ainsi décidé c'est une conclusion dont je m'adresse plus à François mitteran il le comprendra je m'adresse aux téléspectateurs je souhaitais que ce débat soit utile et je l'ai conduis d'ailleurs mon interlocuteur également de telle façon qu'il soit utile c'est-à-dire que vous connaissiez mieux la position de l'un et de l'autre au terme de ce débat vous avez vu d'abord qu'il y avait le choix entre deux majorités de type tout à fait différent une majorité à partir de la majorité actuelle sans dissolution au cas où je suis élu président de la République une dissolution conduisante à une majorité alternative c'est-à-dire composé principalement de socialistes et de communistes dans le cas où Monsieur miteran serait-il le deuxième point qui était important éit de savoir dans quelle direction nous engagions l'économie et la société française je crois que les Français aspirent à davantage de liberté et de responsabilité je crois que c'est leur aspiration profonde elle s'est d'ailleurs exprimé largement au cours de cette campagne ce qui veut dire moins de tutelle moins de bureaucratie moins d'intervention mon interlocuteur disait tout à l'heure la bureaucratie c'est vous mais il propose de recruter 160000 fonctionnaires supplémentaires alors que dans mon programme il n'y a vous le savez aucune création d'emploi de plus dans la fonction publique et d'autre part il propose l'extension massive du secteur nationalisé c'est-à-dire la perte de la vitalité et de la responsabilité d'une partie importante de l'industrie française ce sont donc deux directions complètement différentes concernant les mesures économiques et sociales je crois que nous sommes engagés dans une direction où nous devons continuer d'avancer c'est pourquoi j'ai proposé des mesures précises concernant l'emploi des jeunes et je souhaite que l'assemblée d sa réunion c'est-à-dire à la moitié du mois de mai si je suis élu puisse adopter des mesures favorables précisément à l'amélioration de l'emploi des jeunes en ce qui concerne l'économie je vous dis que l'économie française ne résistera pas à une injection de dépenses hostile aux accords de Camp David alors que c'était une marche vers la paix et d'autre part pourquoi est-il allé en Jordanie pour observer ce qui était une d'un symbole fâcheux le territoire israélien d'un fortin de Jordanie et maintenant je lui donne le reste de mon temps s'il le souhaite pour pouvoir n répondre je sais pas si c'est pr par la commission deôle si les deux intéressés sont d'accord il vous reste donc monsieur juscard desestin quelques 40 secondes pour non on peut pas répondre à une telle question en 40 secondes ou bien vous me donnez du temps une minute de je réponds pas nous on vous donz volontier tout le temps vous voulez maisement de contrôle acceptera le consentement mutuel des candidats alors sur la question d'Israël monsieur mitérant vous avez prononcé une phrase que je n'ai jamais prononcé j'en ai le texte sous les yeux c'est l'expression État palestinien je connais le sens et la portée des mots dans cette affaire du Proche Orient je n'ai jamais prononcé le mot d'État palestinien j'ai parlé d'autodétermination du peuple palestinien avec ensuite des développements politiques jamais d'état vous avez parlé des rapports entre les deux états État palestinien et État d'Israël j'ai ici votre déclaration écrite deuxièmement la photo qui a été présentée me représentant regardant Israël avec des jumelles vous savez où elle a été prise vous sa pas m'en suis pas intéressé et bien c'est intéressant à l'hippodrome de Longchamp où j'étais au Prix de l'Arc de triomp ou mais est-ce que vous étiez là la photo qui a été montrée la photo oui mais vous je suis allé en Jordanie tout le monde le sait je ne suis allé aucunement et j'ai au contraire demandé à ce qu'il n ait aucune présence journalistique car j'allais visiter les installations agricoles du fleuve du Jourdain à l'invitation du gouvernement jordanien et quand j'ai vu qu'il était question d'installation militaire j'ai dit je refuse de visiter des installations militaires la photo qui a été montrée il faut le savoir est une photo prise à l'hippodrome de Longchamp je dis pour les français pour qu'il soit éclairé sur un certain nombre de procédés quant à la question de cand David j'ai reçu récemment le président Sadat président Sadat m'a dit et m'a écrit à son départ je reconnais que vous qui aviez raison vous avez raison sur le point suivant c'est que ce qui est important pour le proche orient c'est d'arriver à une paix globale il n'y aura de sécurité pour Israël et bien entendu nous ne ferons jamais rien qui met en danger la sécurité d'Israël il n'y aura de sécurité que s'il y a une paix globale or dans le dispositif de cand David il y avait des dispositions intéressant vous vous en souvenez l'autonomie de laassise Jordanie dont j'ai dit qu' que vous n'aboutiriez jamais à les mettre au point c'est tout ce que j'ai dit or il y a un an que ces dispositions ait dû être AD elles ne le sont pas encore à l'heure actuelle s'il y a un progrès d'ici la fin de l'année pour aboutir à la conclusion de ce processus j'ai indiqué récemment à mes visiteurs israéliens que nous accueillerions positivement la conclusion de telle disposition bien messieur le temps de débat est donc terminé il vous reste un temps de conclusion qui est pour l'un et pour l'autre de 5 minutes nous aurions aimé je vous le dis parce que cela ne mort pas sur votre temps vous posez une question de caractère général mais peut-être s'inscrira-t-elle dans votre propre conclusion c'est pourquoi je l'exprime nous nous étions demandés à l'aveille de cette échéance fondamental dans la vie politique française qu'est-ce qu'au fond chacun d'entre vous proposiez aux Français entre les grands projets que l'on peut imaginer et nous en avions isolé trois s'agit-il pour la France aujourd'hui de la mobiliser pour faire face à des temps difficiles sagit-il de lui promettre le bonheur et le niveau de vie en progression rapide pour tout le monde ou s'agit-il de lui demander de faire un effort dans la grandeur qui peut comporter des sacrifices vous pouvez ou pas répondre à ces questions vous avez maintenant le temps de parole libre chacun 5 minutes en commençant par Monsieur Valéri gdestin puisque le sort en a ainsi décidé c'est une conclusion dont je m'adresse plus à François mitan il le comprendra je m'adresse au téléspectateurs je souhaitait que ce débat soit utile et je l'ai conduis d'ailleurs mon interlocuteur également de telle façon qu'il soit utile c'est-à-dire que vous connaissiez mieux la position de l'une et de l'autre au terme de ce débat vous avez vu d'abord qu'il y avait le choix entre deux majorités de type tout à fait différent une majorité à partir de la majorité actuelle sans dissolution au cas où je suis élu président de la République une dissolution conduisante à une majorité alternative c'est-à-dire composé principalement de socialistes et de communistes dans le cas monsieur mitteran serait élu le deuxième point qui était important était de savoir dans quelle direction nous engagions l'économie et la société française je crois que les Français aspirent à davantage de liberté et de responsabilité je crois que c'est leur aspiration profonde elle s'est d'ailleurs exprimé largement au cours de cette campagne ce qui veut dire moins de tutelle moins de bureaucratie moins d'intervention mon interlocuteur me disait tout à l'heure la bureaucratie c'est vous mais il propose de recruter 160000 fonctionnaires supplémentaires alors que dans mon programme il n'y a vous le savez aucune création d' fois de plus dans la fonction publique et d'autre part il propose l'extension massive du secteur nationalisé c'est-à-dire la perte de la vitalité et de la responsabilité d'une partie importante de l'industrie française ce sont donc deux directions complètement différentes concernant les mesures économiques et sociales je crois que nous sommes engagés dans une direction où nous devons continuer d'avancer c'est pourquoi j'ai proposé des mesures précise concernant l'emploi des jeunes et je souhaite que l'assemblée des sa réunion c'est-à-dire à la moitié du mois de mai si je suis élu puisse adopter des mesures favorables précisément à l'amélioration de l'emploi des jeunes en ce qui concerne l'économie je vous dis que l'économie française ne résistera pas à une injection de dépenses et de charges nouvelles naturellement c'est enant dans une première phase mais il faut voir que très vite ces charges il faudra les payer soit vis-à-vis de l'extérieur parce que nous aurons des importations massives attiré par notre supplément de demande intérieure et notre déf se creusera soit sur le plan de nos finances publiques et de nos impôts parce que notre déficit budgétaire augmentera mon interlocuteur le reconnaissait tout à l'heure et que tôt ou tard il faudra créer des ressources pour y faire face et je vous dis qu'à l'heure actuelle dans le monde tel qu'il est avec les difficultés économique que nous avons l'économie française n'est pas en état de faire face à de telles surcharges et chacun de vous qui croira pouvoir vivre mieux vivra en réalité plus mal j'ai le devoir de le lui dire en ce qui concerne la politique extérieure je tiendrait bien entendu les grands principes de la politique que vous avez vu se dérouler pendant 7 ans c'est-à-dire la sécurité de la France appuyé sur son important dispositif de sécurité et en même temps la participation à la vie internationale pour combattre comme je l'ai fait et malgré les critique pour la cause de la paix je vrais vous dire en conclusion et je ne polémiquerai pas avec mon interlocuteur je le souhaite pas il y a quelque chose qui joue pour lui c'est le goût du changement des Français et ce goût existe et dans le passé d'ailleurs il nous a joué beaucoup de mauvais tours parce que on croit toujours que ce qui sera nouveau sera meilleur il arrive souvent malheureusement dans les temps difficiles que ce qui est nouveau soit au contraire pire et plus difficile or nous avons tenu un débat ensemble en 1974 peut-être même d'ailleurs dans cette pièce j'observe en l'écoutant que ce qu'il dit n'est pas changer naturellement ce n'est plus le programme commun mais c'est dans la ligne du programme commun ce sont les mêmes alliances politique alliance politique avec le Parti communiste et donc finalement ce sont les mêmes propositions remises naturellement au goût de l'événement et de l'actualité et au contraire moi j'ai changé parce que j'ai eu à supporter le poids de la conduite des affaires de la France pendant 7 ans et ceci m'a changé c'était des temps qui étaient dur et difficile il vous reste moins d'une minute non il me reste oui moins d'une minute j'ai appris par ce que j'appellerai la voix dure et en même temps il m'est arrivé je le sais d'avoir tort et je ne crois pas m'abaisser en le 10 ans mais je me suis battu pour la France et pour les Français et je crois que cette action au lieu de m'éloigner d'eux en réalité m'a rapprocher deux si bien que l'expérience que j'ai acquise me permettra mieux qu'auparavant d'exercer les fonctions de président de la République au travers de tout ce que j'ai vu entendu et fait dont je prends la responsabilité pendant ces 7 ans j'ai me suis transformé et préparé à exercer je le crois une présidence qui sera une présidence de progrès pour la France et j'indique que ce que je souhaite c'est mobiliser ces forces en effet pour le progrès de l'avenir de la France que je souhaite avec vous porter très loin merci Monsieur François mit j'évoquerai d'abord les questions que j'aurais aimé traiter ce soir mais voilà les conditions d'un débat sont toujours incertaines j'aurais aimé parler davantage du Tiers Monde j'aurais aimé parler de l'Amérique central des drames qui se déroulent actuellement au Nicaragua au Salvador du rôle de la France force morale pays d'incitation pour comprendre que désormais il n'y a plus que des politiques planétaires dans l'intérêt même de nos peuples j'aurais aimé parler de problème touchant à la vie nationale en profondeur parler des mutations technologiques au fond si nous n'avons pas été en mesure de traiter le chômage comme il convenait c'est parce que nous n'avons pas assez prévu les responsables de la France le phénomène extraordinaire de la mutation technologique de l'arrivée comme cela sur le marché du travail de machines sophistiquées extraordinaires qui peuvent à tout moment remplacer la force de l'homme et remplacer son intelligence et remplacer sa mémoire et pourtant il faut bien que les hommes que les femmes trouvent du travail agissent et c'est un type de civilisation type de civilisation de liberté qui n'a pas été entrepris comme il convenait par le septena par son président entre 1974 et 1981 j'entends bien naturellement lorsque je parle du chômage de de la nécessité de lutter pour l'emploi un certain nombre d'observations un peu rondeuses et mécontente et quelquefois se voulant professoral et je m'en amuse parfois un peu qu'on me pardonne cette expression en pensant que la situation de Monsieur J gardestin c'est un peu il me permettra de le dire celle d'un conducteur qui vient de verser sa voiture dans le fussé et qui viendrait me demander pour me surveiller de repasser mon permis de conduire en vérité il y a une politique du passé c'est celle qui s'achève maintenant en 1981 il y a une autre politique possible c'est celle que je développe déjà depuis plusieurs années et notamment au cours de ces deux derniers mois pendant lesquels j'ai dit partout comme je le pouvais ce que j'entendais faire si j'étais élu président de la République et ce que j'entends faire surtout c'est la défense de la liberté je sais bien qu'on peut débattre après tout il faut pas toujours accuser les autres de vouloir attenter à NS liberté mais la liberté c'est un mot bien abstrait il faut le traiter dans sa réalité quotidienne quelle est la liberté d'un chômeur quelle est la liberté de quelqu'un qui sans être chômeur travaille à des cadences infernales la liberté sera sauve garder si nous préservons l'équilibre des pouvoirs et le président de la République sous le subténat de Monsieur J cardestin a abusé s emparé du gouvernement de la République il s'est emparé de en réalité de la vie parlementaire il agit sur la justice il agit sur l'information par les moyens de duisuel la liberté elle tient à la décentralisation des pouvoirs au fait que l'État cède une large part de son pouvoir aux régions au département au communes aux associations c'est ça qui nous permettra de lutter utilement contre la bureaucratie r la liberté c'est la diffusion du savoir c'estd le développement de l'école la possibilité pour les les enfants d'acquérir les chances l'égalité des chances dans la vie leur intelligence leur caractère de ne pas être rejetés parce qu'ils ont des enfants pauvres de famille pauvres ils doivent avoir autant de chance que les autres la liberté c'est aussi la conquête des droits sociaux des droits des droits collectifs des responsabilité moi je pense à une société dans laquelle le socialisme permettra le développement de la responsabilité de chaque individu à l'intérieur de l'entreprise dans la cité de façon à ce que la liberté supérieure ça s'appelle la responsabilité c'est comme cela qu'on aura une société plus harmonieuse où chacun sera plus libre la liberté c'est encore la défense contre la certains effets de la science et de la technique on a parlé du nucléaire on aurait pu parler de la biologie faut-il parler de l'informatique et de la menace qu'elle fait peser par exemple sur de nombreuses entreprise de presse de la de la presse écrite dans la mesure où un pouvoir central un gouvernement pourrait se substituer aux informations de la presse la liberté c'est aussi la conquête du temps de vivre il faut bien vivre la vie c'est pas simplement une annexe du travail il faut organiser le temps de travail nécessaire c'est pourquoi l'axe principal de bon action c'est la lutte contre le chômage mais aussi le temps de vivre faire que qu'une femme on pas parler des droits de la femme qu'un enfant qu'un homme enfin que tous ceux qui participent à la vie de notre cité puissent apprendre à mieux vivre et à vivre autrement enfin il y a un problème de liberté qui se pose sur le plan international on en a parlé tout à l'heure c'est le droit des peuples à disposer de même pour cela il nous faut un instrument cet instrument c'est ça commence par la présidence de la République c'est-à-dire par le changement le changement de président qui entraînera un changement de politique avec un changement de majorité le changement pourquoi faire pour essayer de rassembler j'ai eu avec moi d'abord les socialistes je vois la la gauche se rassembler aujourd'hui dans un puissant mouvement populaire je voudrais que cela aille plus loin et que la France se sente à l'aise avec elle-même la grandeur de la France croire en elle la France est quelque chose de fort qui doit être respecté je ne condamne pas tout ce qui a été fait c'est l'histoire de la France et j'en hériterai mais je voudrais pousser plus loin peut-être réformer ou corriger et ce qui me permettra de réformer et de corriger c'est de parvenir à établir dans un pays comme la France un peu plus d'égalité qu'on apprenne à vivre ensemble dans une société développée et harmonieuse c'est tout ce que je veux faire merci Monsieur pour pour ce débat nous aussi nous aurions eu bien d'autres questions à vous poser nous espérons néanmoins que ce débat aura éclairé les Français sur vos choix et votre politique mais désormais les Français sont les seuls à répondre par leur vote au nom de Jean boissen au revoir et merci 21 minutes 10 secondes