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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 30 juin 2021 33 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Compte rendu du Conseil des ministres du 30 juin 2021.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Sur le variant Delta, d'autres départements pourraient-ils subir le frein d'urgence ? Risque de fracture vaccinés/non-vaccinés ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    La France pourrait-elle imposer une quarantaine aux voyageurs du Royaume-Uni ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Les Français accepteraient-ils de nouvelles restrictions en cas de 4e vague ? Les tests PCR gratuits freinent-ils la vaccination ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il s'attendre à une réforme des retraites ? Calendrier et options ?

  • 30:00FerméeRéponse directe

    Pourquoi les dates de la présidentielle 2022 ne sont-elles pas annoncées aujourd'hui ?

  • 35:00FerméeÉludée

    Un remaniement est-il prévu après les régionales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Chiffre
    « 1500 personnes ont quitté l'hôpital en une semaine, 310 personnes ont quitté les services de réanimation. »
  • 6:00Chiffre
    « Le nombre de vaccinations quotidiennes se maintient à un niveau très élevé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames, Messieurs, bonjour. Le Conseil des ministres de ce matin a d'abord été l'occasion d'un point sur la situation sanitaire. Vous le savez, depuis plusieurs semaines maintenant, l'épidémie a connu une décrue nette dans notre pays.

Au cours de la semaine écoulée, la situation s'est encore nettement améliorée à l'hôpital. 1500 personnes ont quitté l'hôpital en une semaine, 310 personnes ont quitté les services de réanimation. 1250 personnes sont encore en réanimation aujourd'hui du fait de la Covid.

C'est un niveau que nous n'avions plus atteint depuis la fin du mois de septembre. Le taux d'incidence du virus, c'est-à-dire le nombre de cas pour 100 000 habitants, a lui aussi continué à baisser sur la semaine écoulée, pour s'établir au niveau très bas de 18,5 en moyenne en France. Il faut remonter au mois d'août 2020 pour retrouver une incidence à ce niveau.

Dans un tiers des départements, le taux d'incidence s'établit même en dessous de 10. Cette situation justifie que nous vivions aujourd'hui la dernière étape d'allègement des restrictions nationales qui avaient été fixées, vous vous en souvenez, il y a plusieurs mois, avec la fin des jauges dans les cinémas où la Fête du cinéma débute pour quatre jours, dans les magasins où les soldes débutent ce matin ou encore dans les restaurants et les salles de sport. J'ai déjà eu l'occasion de le dire devant vous, une fois encore je veux dire que c'est l'extraordinaire responsabilité des Français et les efforts colossaux qu'ils ont consentis qui permettent cette levée des restrictions et le retour tant attendu à une vie plus normale.

Pour autant, la vigilance reste absolue et nous avons des motifs de préoccupation. Le variant Delta progresse, il progresse même très rapidement. Il représentait environ 10 % des contaminations la semaine dernière, c'est ce que je vous avais annoncé ici-même.

C'est un niveau qui a doublé en moins d'une semaine. Depuis quelques jours, le taux d'incidence au niveau national semble ne plus diminuer. Il y a évidemment une part attendue à cette situation, c'est que plus le niveau et le nombre de contaminations sont faibles, moins la baisse est rapide.

Mais il y a aussi une part qui nous inquiète, c'est la perspective du variant Delta et son rôle dans cette situation et dans le fait qu'aujourd'hui le taux d'incidence au niveau national depuis quelques jours semble ne plus diminuer. Ce variant Delta, je le rappelle, est 60 % plus contagieux que le variant britannique lui-même, qui était deux fois plus contagieux que la souche initiale. Je rappelle que, d'après les études scientifiques qui ont été réalisées, le taux de reproduction des souches virales, c'est-à-dire le nombre de personnes qui peuvent être contaminées en moyenne par chaque souche sans mesures barrières, sans vaccination, était de 3 pour la souche initiale, de 4,5 pour la souche britannique et il est entre 6 et 7 pour le variant Delta.

Cela veut dire que sur la souche initiale, en moyenne, sans gestes barrières, sans vaccination, trois personnes pouvaient être contaminées par une personne malade. C'est entre 6 et 7 personnes pour le variant Delta, qui est donc très nettement plus contagieux. Nous observons au Royaume-Uni, en Russie et dans d'autres pays une reprise forte de l'épidémie qui est liée au variant Delta.

Ce variant va poursuivre sa progression dans les prochaines semaines en France, nous le savons. Il pourrait, à terme, complètement supplanter le variant britannique, de la même manière que le variant britannique avait supplanté la souche initiale du virus. Face à ce constat nous avons, je le dis, toutes les cartes en main pour éviter une quatrième vague.

Dans les Landes, où j'évoquais la semaine dernière une situation d'alerte, l'épidémie semble avoir été contenue à ce stade. Il est trop tôt pour le dire mais il y a une relative stabilisation, même si elle reste à la hausse. C'est notamment grâce à une campagne de dépistage massive, de traçage et de vaccination renforcée.

Nous avons augmenté de 50 % l'allocation des doses de vaccin, conformément aux annonces qui avaient été faites par le Premier ministre et par Olivier Véran, en déplacement dans les Landes la semaine dernière. Néanmoins, dans ce département, la situation reste trop instable, trop fragile, et nous ne voulons prendre absolument aucun risque de voir l'épidémie y redémarrer. Conformément à la méthode qui avait été fixée par le président de la République, je vous la rappelle, un allègement des restrictions par étapes au niveau national mais un dispositif spécifique en cas d'inquiétude sur un territoire, nous avons décidé d'activer le dispositif de frein d'urgence dans le département des Landes.

Cela veut dire que les mesures de restriction avec la fin des jauges qui s'appliquent aujourd'hui au niveau national, l'allègement des mesures de restriction national, est retardé dans les Landes au moins jusqu'au 6 juillet prochain. Je veux avoir un mot pour les habitants des Landes, pour les élus, qui consentent énormément d'efforts, qui ont renforcé encore ces efforts ces dernières semaines. Je veux leur dire que l'État, évidemment, se tient à leurs côtés pour poursuivre ces efforts et pour les amplifier.

Et je les invite évidemment à continuer à se vacciner massivement, comme ils le font. Nous avons une arme contre le virus, c'est le vaccin. Il fonctionne et il montre d'excellents résultats, y compris sur le variant Delta.

Aujourd'hui, le nombre de vaccinations quotidiennes se maintient à un niveau très élevé et, après avoir marqué le pas depuis un certain temps, le nombre de prises de rendez-vous pour des premières injections est reparti à la hausse, entre + 10 et + 20 %. C'est une très bonne nouvelle que nous constatons depuis quelques jours. Cela montre la mobilisation collective des Français et je veux dire à tous les Français qui n'ont pas encore reçu leur première dose, le calendrier de la deuxième injection a été adapté, largement assoupli pour vous permettre de partir normalement en vacances sans que la vaccination ait un impact sur le calendrier de vos vacances.

Je veux vous redire aussi que le vaccin, c'est une libération. C'est la capacité de voyager, la capacité de sortir, la capacité de se retrouver. C'est un acte à la fois altruiste et protecteur pour vous-même.

C'est un acte, je le rappelle, complètement gratuit. Cet été, grâce au vaccin, nous pouvons prendre une longueur d'avance sur le variant Delta. Chaque vaccination est une protection contre la quatrième vague.

Chaque vaccination est un pas vers un retour durable à la vie d'avant, chaque vaccination est une protection. Olivier Véran a eu l'occasion de le dire, dans certains EHPAD notamment le variant a pu faire son arrivée, souvent amené par des personnels qui n'étaient pas vaccinés. Je sais l'engagement, je sais le dévouement, je sais la mobilisation absolue des soignants et des personnels des EHPAD.

J'ai souvent eu l'occasion de leur rendre hommage ici dans mes comptes rendus. Ils ont été absolument admirables à chaque vague du virus pour être aux côtés des résidents, pour être aux côtés des familles, pour prendre soin des personnes qu'ils soignent. Ils donneraient tout pour celles et ceux pour qui ils travaillent.

Il faut donc que la vaccination progresse dans leurs rangs. Ne pas se vacciner, c'est s'exposer soi-même mais c'est aussi exposer les autres, particulièrement quand on est au contact de personnes fragiles. La science aujourd'hui est formelle : 3 milliards de personnes ont reçu une injection dans le monde.

Nous avons désormais un bon recul sur les vaccins. Il n'y a pas de raison de ne pas se faire vacciner. Soignant, c'est un métier de solidarité et la vaccination est aussi un acte de solidarité.

Mesdames, Messieurs, ce Conseil des ministres a été également l'occasion de revenir sur une semaine de conquête de nouveaux droits, sur une semaine de promesses tenues. Nous sommes fidèles à l'un des fils rouges de notre ambition : réparer les injustices, transformer la société, évoluer avec elle, gagner la bataille des droits. Tout d'abord, nous venons de graver dans le marbre de la loi une grande conquête sociétale de ce quinquennat.

Ce mardi a en effet été marqué par l'adoption définitive à une large majorité de la loi bioéthique qui ouvre la PMA à toutes les femmes. Cette avancée a été qualifiée ce matin par le président de la République d'aboutissement majeur. Avec cette loi, nous concrétisons un engagement fort du président de la République, nous tenons une promesse qui avait été faite de nombreuses fois par le passé, et notamment par la précédente majorité et qui n'avait pas été tenue.

Nos débats et nos consultations ont montré que la société était prête à faire ce pas vers davantage d'égalité et nous sommes fiers de l'avoir réalisée. Grâce à cette loi, des milliers de femmes, des milliers de couples pourront voir naître l'être dont elles rêvent d'être la mère. Grâce à cette loi, la sécurité et l'accompagnement succéderont au parcours du combattant.

Grâce à cette loi, nous reconnaissons toutes les familles françaises. Nous embrassons la richesse des formes parentales, qu'elles soient hétérosexuelles, homosexuelles, monoparentales. Nous clamons leur égalité et nous disons haut et fort que seul compte l'amour porté aux enfants.

Olivier Véran s'y est engagé. Les décrets d'application seront pris très rapidement et la PMA pour toutes sera bientôt enfin une réalité. Nous pouvons être très fiers de cette promesse faite à des milliers de mères et aux futurs enfants.

Mais la PMA pour toutes n'est pas la seule avancée de cette semaine. À partir de demain, la durée du congé paternité doublera passant de deux semaines à un mois. C'est évidemment une chance pour tous les pères qui pourront passer deux fois plus de temps avec leur enfant et leur conjointe après la naissance.

C'est une chance pour l'enfant qui pourra nouer un lien plus fort avec ses deux parents, dans cette période cruciale des premiers jours où s'installe l'équilibre parental, où se nouent les premiers liens affectifs. Mais ce nouveau congé paternité est également une formidable avancée pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Nous en avons fait la grande cause de ce quinquennat et nous savons qu'elle se joue aussi dès les premiers jours de la parentalité.

Mieux partager les tâches, réduire la pression pesant sur les mères et rapprocher les pères de leur enfant. Voilà autant de conditions d'une égalité réelle et durable auxquelles répond cette mesure. Le chemin vers l'égalité est encore long mais les Français peuvent compter sur ce gouvernement, sur cette majorité, pour continuer à le mener.

Ce Conseil des ministres a été l'occasion, par ailleurs, d'adopter un certain nombre de textes. Tout d'abord, un projet de loi ratifiant une ordonnance qui étend diverses dispositions au cas spécifique des gens de mer, des navires des îles de Wallis et Futuna et des Terres australes et antarctiques françaises. Venaient ensuite une ordonnance et un décret présentés par la ministre des Armées modifiant le nom de l'Armée de l'air qui sera désormais l'Armée de l'air et de l'espace.

Il était en effet indispensable de marquer la dimension spatiale des missions de nos armées. Nous y faisons des investissements massifs. Je veux rappeler : 700 millions d'euros supplémentaires dans la loi de programmation militaire.

Nous nous y engageons résolument car son importance ne cesse de croître et que la France sera au rendez-vous de tous les grands défis militaires et stratégiques des années à venir. Deux ordonnances ont ensuite été adoptées sur le plan économique. Une première ordonnance transpose une directive européenne établissant un cadre commun aux marchés des obligations garanties.

Concrètement, il s'agit d'aller vers plus d'harmonisation et d'aller dans le sens d'une union des marchés de capitaux qui démultipliera les possibilités de financement de projets partout en Europe. Une deuxième ordonnance transpose une directive instaurant un cadre européen harmonisé de lutte contre les pratiques commerciales déloyales dans le secteur agroalimentaire. Trois nouvelles pratiques seront interdites suite à cette ordonnance.

Elles concernent des annulations de commandes abusives ou encore la divulgation du secret des affaires. Les délais de paiement pour certains produits seront par ailleurs raccourcis. Ce Conseil des ministres s'est également penché sur le processus d'auto-détermination de la Nouvelle Calédonie, en adoptant le décret de convocation des électeurs pour la dernière consultation prévue dans le cadre des accords de Nouméa.

Cette troisième consultation d'auto-détermination se tiendra le 12 décembre prochain, selon les modalités prévues par le décret. Le gouvernement est évidemment pleinement mobilisé pour garantir la bonne tenue de ce scrutin afin qu'il produise un résultat incontestable pour tous et respecté par tous. Une période de stabilité, de discussion et de transition de 18 mois s'ouvrira dès l'issue de ce vote.

Venaient ensuite plusieurs communications. Une communication sur le forum Génération Égalité a été présentée par la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances. Ce forum se tient ces trois prochains jours à Paris, sous une coprésidence franco-mexicaine, et réunit de nombreux États, des organisations internationales mais aussi la société civile.

Nous le savons, la pandémie a creusé les inégalités de par le monde. Cette évolution concerne aussi les inégalités de genre et rend d'autant plus urgentes une action ambitieuse et une action résolue. Notre volonté, c'est donc de créer un élan international et d'obtenir des engagements concrets dès cette semaine, dans le cadre d'un plan mondial pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

Des coalitions d'actions seront formées autour de causes spécifiques telles que la prévention des violences, la défense des libertés fondamentales, la défense et la protection des associations féministes ou encore l'émancipation des femmes grâce, notamment, aux nouvelles technologies. Toutes ces annonces feront l'objet d'un suivi annuel. Ce forum est l'occasion pour la France de porter la grande cause du quinquennat au niveau international.

L'égalité femmes-hommes est, vous le savez, depuis 2017 au coeur de nos actions internationales, que ce soit en matière de diplomatie ou d'aide au développement. Et ce forum sera une nouvelle illustration de ce travail qui, s'agissant de la France, est piloté par ma collègue Elisabeth Moreno, en lien évidemment avec Jean-Yves Le Drian. Enfin, nous avons eu l'occasion de nous pencher sur les réformes prioritaires du ministère de la Transition écologique.

Vous le savez, dès 2017 ce gouvernement a pris à bras le corps les grands défis climatiques et ne s'est jamais dérobé, y compris face à des dossiers complexes qui étaient au point mort depuis des années ou des décennies parfois. Une formidable dynamique s'est enclenchée avec le verdissement du parc automobile, qui a vu la part de marché des véhicules électriques tripler en 2020. Le succès que rencontrent plusieurs de nos dispositifs y contribue très fortement.

On peut citer les 117 000 bonus pour véhicules électriques ou les 825 000 primes à la conversion qui ont été versées. Nous déployons en parallèle notre plan pour l'accroissement des infrastructures de recharge, pour que les Français qui s'équipent d'un véhicule électrique puissent bénéficier d'infrastructures de recharge qui sont adaptées. Parce que l'écologie est une préoccupation pour l'avenir de la planète mais aussi une préoccupation immédiate pour la santé de nos concitoyens, nous développons des zones à faible émission mobilité dans plusieurs grandes métropoles.

Je rappelle qu'il s'agit là d'une responsabilité des collectivités locales. Ces zones s'appliquent notamment dans les villes exposées à des dépassements qui dégradent fréquemment la qualité de l'air. Nous savons que cette pollution est à l'origine de plusieurs dizaines de milliers de décès chaque année.

Le projet de loi Climat et résilience prévoit donc la sortie progressive des véhicules les plus polluants du centre de ces métropoles et un élargissement du périmètre des villes concernées mais nous refusons évidemment l'écologie punitive. Nous refusons un changement qui, parce que trop brutal, se ferait sans accompagnement. Aussi, les messages concernés pourront bénéficier d'une surprime à la conversion de 1 000 euros.

Nous luttons également contre l'artificialisation des sols, avec un appel à projets lancé dans le cadre de France Relance et désormais doté d'une enveloppe de 650 millions d'euros. Nous protégeons enfin nos espaces naturels puisque nous avons créé six réserves nationales en 2020 et 2021 et que nous prévoyons de passer de 24 % à 30 % de nos espaces sous statut protégé d'ici à 2022. Voilà Mesdames, Messieurs, ce que je pouvais vous dire du Conseil des ministres qui s'est tenu ce matin et je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.

Marie Chantrait. Bonjour, Marie Chantrait pour TF1 et LCI. Une question sur le variant Delta.

Vous avez parlé de ces dispositifs de frein d'urgence appliqués dans le département des Landes. À votre connaissance, est-ce que vous avez d'autres départements qui pourraient subir le même sort, où l'inquiétude est présente parce que le nombre de contaminations augmente ? Par ailleurs sur la vaccination vous disiez, Olivier Véran s'est fendu d'un tweet tout à l'heure en disant que les rendez-vous repartaient à la hausse, mais est-ce que vous n'avez pas peur qu'une fracture se crée aujourd'hui entre les vaccinés et les non vaccinés, qui pourrait donner lieu à potentiellement des tensions sociales ?

Merci beaucoup. Sur le premier point, je vous ai présenté le tableau de la situation épidémique. La situation s'est très nettement améliorée dans notre pays et nous avons un taux d'incidence national qui est en dessous des 20.

Qu'est-ce qu'on constate depuis maintenant quelques jours ? C'est que le taux d'incidence semble ne plus diminuer, s'être stabilisé. Pour une part, c'est explicable par le fait qu'on atteint un niveau très faible et que, par définition, plus on atteint un niveau faible, moins ça baisse vite.

Mais pour une part, c'est probablement aussi expliqué par le fait que le variant Delta progresse dans notre pays. La part des contaminations liées au variant Delta a doublé en une semaine. Elle est passée de 10 % à 20 % des contaminations, et dans certains départements, notamment le département des Landes, on observe que la part des contaminations liées à ce variant est plus importante.

Ça nous amène à prendre le dispositif de frein d'urgence dans les Landes, comme je vous l'ai indiqué. Cela veut dire que la dernière étape d'allègement des restrictions qui s'applique aujourd'hui au niveau national ne s'appliquera pas immédiatement dans les Landes. Elle est repoussée au moins jusqu'au 6 juillet.

Il y a d'autres départements en France où on observe que le niveau de l'incidence, soit ne diminue plus, soit remonte très légèrement, mais il est aujourd'hui un peu tôt pour en déduire une tendance suffisamment établie, d'autant que pour certains des départements, on parle d'une incidence - je donne un exemple ici - mais qui passe de 10 à 12. C'est un niveau qui est extrêmement faible, c'est une base qui est extrêmement faible, et d'un côté, évidemment, nous prenons toujours des mesures, dès lors que nous considérons qu'il y a un risque, de l'autre, il faut que ce risque soit suffisamment étayé et établi. Qu'est-ce qui va se passer ?

Dans les prochains jours, nous aurons une vigilance toute particulière et une observation toute particulière sur le niveau de l'incidence dans chaque département, pour tenter de mesurer si nous observons une dynamique négative dans certains territoires. Et dans ces conditions, je n'ai pas de département à vous citer, là. Évidemment, il n'y a aucune décision qui a été prise à ce stade, et dans ces conditions, vous savez que nous avons plusieurs leviers qui sont à notre disposition.

Il y a le levier d'un dépistage massif, c'est ce que nous avons engagé dans les Landes depuis une semaine. D'ailleurs, on observe qu'il y a une relative stabilisation aujourd'hui dans les Landes. En tout cas, la situation semble, à ce stade, il faut être très prudent, contenue.

C'est le déploiement et l'intensification de la vaccination. Il se fait au niveau national mais il peut se renforcer encore au niveau local. C'est aussi le cas dans les Landes.

Et puis c'est éventuellement des mesures et une intervention pour casser une dynamique qui se traduirait par un emballement. On n'y est pas du tout aujourd'hui. Ça n'a pas été évoqué, mais ce que je vous dis, c'est que dans les prochains jours, il y aura une vigilance et une observation particulière.

Sur votre deuxième question, sur le sujet de la vaccination. Oui, c'est une bonne nouvelle que nous observions, ces derniers jours, une augmentation assez importante des prises de premiers rendez-vous, donc des rendez-vous pour des premières injections. Ça montre qu'il y a une mobilisation collective.

Ça montre que les appels que nous avons lancés et relancés ces dernières semaines ont été entendus. Il faut évidemment que ça se poursuive, parce que le variant Delta n'a peur que d'une chose, c'est le vaccin. Le vaccin est efficace contre toutes les formes du virus, selon la littérature scientifique consolidée aujourd'hui.

Donc, il faut évidemment poursuivre la vaccination. Et sur la question que vous posiez, ça n'a pas fait l'objet de discussions ce matin en Conseil, mais évidemment que c'est pour moi une préoccupation, que j'anticipe, dès lors qu'un très grand nombre de Français se sont engagés dans la vaccination. Pour des Français qui ne souhaiteraient pas s'engager dans la vaccination, si nous observons que l'épidémie repart et qu'elle progresse, du fait du variant, parmi des personnes qui ne sont pas vaccinées, oui, cela peut entraîner des tensions.

En tout cas, je les anticipe et je les imagine. Ce qu'on observe, notamment au Royaume-Uni, c'est que la hausse des contaminations, on l'observe notamment chez des publics qui n'avaient pas été vaccinés, et donc cela justifie, cela nécessite de continuer à avancer sur le terrain de la vaccination, et je sais que les Français seront au rendez-vous. Vous savez, il faut aussi regarder d'où nous venons.

Il y a encore quelques mois, vous me posiez ici des questionnements, et vous aviez des doutes et des interrogations, comme beaucoup de Français, sur notre capacité à atteindre les objectifs de vaccination que nous nous étions fixés. Si on nous avait dit, il y a quelques mois...

Quand je vous disais il y a quelques mois qu'on aurait plusieurs dizaines de millions de personnes primo-vaccinés à l'été, je ressentais un certain doute chez mes interlocuteurs, et il y a encore quelques mois aussi, l'intention vaccinale, c'est-à-dire le nombre de Français, dans les sondages, qui déclaraient vouloir se faire vacciner, était beaucoup moins important qu'aujourd'hui. Donc là aussi, nous avons gagné cette bataille de la conviction. Mais il faut évidemment aller le plus loin possible, et c'est ce que nous allons nous employer à faire dans les prochains jours.

Bonjour, Ania Nussbaum, de Bloomberg News. Une question justement sur ce variant Delta : l'Allemagne fait partie des pays qui ont pris des mesures supplémentaires pour empêcher sa propagation, notamment en fermant ses frontières avec le Royaume-Uni, enfin, en tout cas en adoptant une quarantaine obligatoire, même pour les gens qui sont vaccinés et même pour les gens qui ont été testés négatifs. Est-ce que la France pourrait faire la même chose, c'est-à-dire imposer une quarantaine aux voyageurs qui viennent du UK, quel que soit leur statut de test ou leur statut vaccinal ?

Vous vous souvenez qu'on avait eu l'occasion d'aborder la question du Royaume-Uni il y a plusieurs semaines maintenant, ici, avec des décisions qui avaient été prises. Moi, je veux rappeler que la France est un des pays en Europe, si ce n'est le pays en Europe qui a le cadre le plus restrictif à ses frontières aujourd'hui, avec une classification, vous le savez, pour les pays extérieurs à l'Union européenne, entre le vert, l'orange et le rouge, avec des mesures draconiennes qui existent, notamment pour les pays de la liste rouge, avec une quarantaine obligatoire, contrôlée par la police, qui donne lieu à des verbalisations à hauteur de 1.000 euros, pour des personnes qui ne respecteraient pas leur quarantaine, avec les contrôles qui sont mis en place et qui existent, et qui sont rendus possibles par le pass sanitaire, pour les déplacements intra Union européenne.

Donc on a ce cadre-là, et la France a toujours été motrice dans les discussions européennes. Ça a encore été le cas au dernier Conseil européen. D'ailleurs, la France, le président de la République, a porté ça de concert avec la chancelière Merkel.

On a toujours été moteur, 1), pour renforcer les mesures et les protections aux frontières, et 2), pour qu'il y ait la coordination la plus importante possible et la plus large possible au sein de l'Union européenne, parce que c'est un enjeu d'efficacité. Sur le Royaume-Uni, j'avais eu l'occasion de faire des annonces il y a quelques semaines, et vous savez que pour les personnes qui viennent du Royaume-Uni, il leur est demandé de respecter un isolement chez elles. À date, il n'y a pas de nouvelle décision qui est prise sur la question des frontières, mais vous savez que c'est un sujet qu'on regarde en continu, et je n'exclus pas que d'autres décisions, je ne parle pas ici nécessairement du cas britannique, mais d'autres décisions plus générales sur la question des frontières, peuvent toujours être prises.

En tout cas, on suit les choses de très près et on prendra toujours les décisions nécessaires au moment où nous le jugeons nécessaire. Bonjour Monsieur le Ministre ! Mathieu Coache, BFM TV.

Sur la même thématique : pensez-vous que les Français, et a fortiori les Français vaccinés, accepteraient de nouvelles restrictions de liberté, en cas d'une quatrième vague liée à ce variant Delta ? Et est-ce que les tests PCR gratuits ne sont pas, en quelque sorte, devenus un frein à la vaccination, qui ne présente finalement aucun intérêt supplémentaire, aujourd'hui, dans la vie de tous les jours ? Et est-ce que vous envisagez de dérembourser les tests dans certains cas précis ?

Sur le premier point, je crois avoir répondu dans la question de Marie Chantrait. Oui, je vous le dis, pour moi, c'est une préoccupation. Je disais tout à l'heure que nous pouvons éviter la quatrième vague.

C'est pour ça que nous faisons des efforts sur les dépistages, sur la vaccination, que les Français font des efforts, que nous avons des dispositifs de freinage d'urgence que nous pouvons activer, si nous constatons une reprise de l'épidémie. Il faut quand-même rappeler qu'aujourd'hui, le taux d'incidence est en dessous des 20, que la situation s'est très nettement améliorée ces dernières semaines, que la situation s'est améliorée aussi à l'hôpital, et que la vaccination se déploie. Donc, il faut évidemment être très vigilant, il faut évidemment prendre des mesures dès lors qu'elles sont nécessaires, mais moi, je ne veux pas, devant vous ici, être catastrophiste au moment où nous avons une situation qui n'a jamais été aussi positive depuis l'été dernier.

Mais la vigilance reste absolue, je l'ai dit, et dès lors que des mesures sont nécessaires, nous les prenons, et c'est le cas avec ce retardement de l'allègement des restrictions dans les Landes. Sur la deuxième question que vous avez évoquée, sur la question des tests. J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet récemment, et Olivier Véran aussi.

Aujourd'hui, vous avez un pass sanitaire qui est demandé pour un certain nombre d'activités, pour des voyages, pour des grands rassemblements, et bientôt pour les discothèques. Ce pass sanitaire, il permet, soit d'attester d'une vaccination complète, de douze + quinze jours, soit d'attester d'un test récent négatif. Vous avez une partie des Français qui se sont engagés dans le parcours de vaccination, qui ont réalisé leurs premières doses, qui n'ont pas encore le schéma vaccinal complet.

Ils souhaiteraient pouvoir l'avoir, mais d'abord ils ont respecté le calendrier, ils ont attendu leur tour. C'est notamment le cas des jeunes. Et ensuite il y a un délai incompressible entre les deux doses, et donc leur demander aujourd'hui de payer un test pour réaliser quelque chose qu'ils ne peuvent pas réaliser en attestant d'une vaccination, non pas de leur choix de ne pas se faire vacciner, mais parce qu'ils ne sont pas au bout du schéma vaccinal, serait, je trouve, assez injuste, notamment vis-à-vis des jeunes, puisque ce seraient les premiers concernés, et c'est ceux qui ont quand-même été très fragilisés par cette crise, et donc pénaliser des jeunes qui ont fait le choix de se vacciner serait curieux.

Pour autant, la question se pose pour la rentrée, et ça, Olivier Véran a eu l'occasion de le dire. Je l'ai dit aussi, la question se posera pour la rentrée. Ça fait partie des pistes à l'étude, effectivement, pour le gouvernement.

Bonjour, Elizabeth Pineau, de l'agence Reuters. Je voudrais parler des retraites. Le débat revient, reprend un peu partout.

Faut-il s'attendre à ce que ce débat revienne ? On sait que le président en a parlé, je crois, au château de Versailles, lundi soir. Est-ce qu'il faut s'attendre à une réunion des partenaires sociaux de haut niveau dans les jours qui viennent, où cette question pourrait être abordée, et quelles sont les options sur la table ?

Est-ce qu'on met ça à la session extraordinaire de septembre ? Est-ce qu'on peut imaginer qu'on retarde l'âge de départ à la retraite ? Merci.

D'abord, le sujet des retraites ne revient pas, tout simplement parce qu'il n'est jamais vraiment parti. Il y a eu un engagement du président de la République en 2017, à transformer notre système de retraite. Il y a, par ailleurs, une situation qui s'est dégradée, s'agissant du financement de notre système de retraite.

Et on ne peut pas dire que la crise sanitaire et les difficultés économiques qui en découlent aient particulièrement amélioré la situation de nos comptes sociaux et de notre régime de retraite. Le dernier rapport du COR, j'avais eu l'occasion d'en parler ici, du Conseil d'orientation des retraites, qui a été remis il y a quelques semaines, montre bien le déficit, je crois que c'est 7 milliards d'euros, à l'horizon, il me semble, 2025, vous me corrigerez si je me trompe, qui reste présent. Et donc il y aura des choix à faire, s'agissant des retraites.

Il y a une question de calendrier, mais qui est une question assez générale pour les réformes que nous aurons apportées d'ici à la fin du quinquennat. Il reste dix mois jusqu'à la fin de ce quinquennat, six mois jusqu'à la fin de l'année. Il y a des choix à faire.

À ce stade, je n'ai pas d'annonce à vous faire sur le calendrier, sur les réformes qui seront engagées. Le président de la République aura l'occasion de s'exprimer le moment venu. S'agissant des partenaires sociaux, pour répondre à votre question, le président de la République les avait reçus à l'Elysée en amont du sommet de Porto il y a quelques semaines, et s'était engagé à tenir une nouvelle réunion avec eux au mois de juillet.

Et donc, il y aura bien une réunion avec eux sur les sujets sociaux, d'une manière large, sur le tournant économique que connaît notre pays aujourd'hui, et donc toutes les questions seront abordées avec lui à ce moment-là, mais je n'ai pas d'autres précisions à vous communiquer aujourd'hui. Ce sera la semaine prochaine, je crois ? Je n'ai pas d'annonce de date à vous faire aujourd'hui, mais dès lors que la date sera fixée, on vous la communiquera, évidemment.

Alors, la semaine dernière vous nous aviez dit que les dates de la présidentielle 2022 seraient sans doute annoncées aujourd'hui et stabilisées en Conseil des ministres. Ce n'est pas le cas. Pourquoi ce délai ?

En fait, on avait aujourd'hui, en Conseil des ministres, un ordre du jour assez dense, comme vous l'avez entendu dans le compte-rendu que je vous ai fait, très dense, et un temps qui était relativement contraint, puisque le président de la République recevait à midi et quart le Secrétaire général des Nations unies. Donc, c'est imminent. J'espère que je pourrais communiquer auprès de vous la semaine prochaine.

En tout cas, ça arrivera très prochainement et je peux vous dire que non seulement on vous communiquera les dates de l'élection présidentielle, mais aussi des élections législatives, à cette occasion. J'ai une autre question sur les ajustements, voire le remaniement qui pourraient intervenir dans le gouvernement, après ces élections régionales. Quelle forme cela pourrait-il prendre, et quand ?

Là-dessus, je suis désolé, j'allais dire de vous décevoir, mais je pense que je ne vous déçois pas, puisque je fais toujours la même réponse, mais c'est la réalité, c'est que je n'ai pas d'information à vous donner sur des évolutions à prévoir de la composition du gouvernement. Je ne dispose pas d'information. Cela relève du président de la République et du Premier ministre.

Je n'ai pas de réponse à vous donner sur ce sujet. Pardon, je reviens sur la vaccination, et notamment sur la question de Mathieu et Marie, mais concrètement, si, par exemple à la rentrée, on a une résurgence de l'épidémie, est-ce que le gouvernement pourra mettre en place des mesures différenciées pour les personnes qui sont vaccinées et celles qui ne le sont pas ? On n'y est pas aujourd'hui, et moi, j'ai l'habitude de ne jamais rien exclure par principe.

C'est une réponse générique que je vous fais, s'agissant de l'épidémie, depuis que j'ai pris mes fonctions de porte-parole il y a maintenant près d'un an, je pense que cette épidémie nous a appris aussi cela. Encore une fois, je vous dis la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, les choix que nous faisons aujourd'hui, les choix qui sont possibles en fonction de l'évolution de la situation dans les prochains jours ou les prochaines semaines, mais évidemment, le président, le Premier ministre, le gouvernement, nous aurons l'occasion de revenir sur tous ces sujets-là ultérieurement. Et une question sur un autre thème.

Hier le MoDem a proposé un amendement pour interdire les signes religieux dans les bureaux de vote. Quelle est la position du gouvernement sur ce sujet ? Je crois qu'elle a été exprimée par le gouvernement au banc des ministres.

Je ne crois pas que, d'abord, ce soit, c'est ce qui a été dit par mes collègues du gouvernement du ministère de l'Intérieur, je ne crois pas que ce soit en lien immédiat avec l'objet du texte, ni que ce soit la très grande priorité aujourd'hui. Quand on se posera ces questions-là, ça voudra dire qu'on aura réglé beaucoup d'autres questions autrement plus importantes, qui sont l'objet de ce texte, notamment la fermeture des lieux ou des associations qui prêchent la haine et la radicalisation dans notre pays. Ça me semble quand-même être l'objet prioritaire de notre action et notre mobilisation aujourd'hui.

Bonjour Laurence Benhamou, pour l'AFP. Avez-vous le sentiment que les Français seraient prêts à accepter une réforme des retraites, type augmentation de l'âge de la retraite ou suppression des régimes spéciaux ? Certaines mesures qui avaient commencé à être évoquées ou proposées, et qui avaient donc provoqué, comme vous le savez, de grands mouvements sociaux.

Moi, je constate que...

Le constat du sous-financement de notre système de retraites est très largement partagé, y compris par des partenaires sociaux. Je constate que la part d'injustice de notre système, pour un certain nombre de Français, notamment ceux qui ont les carrières les plus précaires, les plus hachées, est aussi largement partagée. Je constate que des inégalités qui existent, du fait de régimes spéciaux, comme on les a faits, est aussi largement partagé.

Reste la question du moment et du calendrier, où là, il peut y avoir un débat et une discussion, et c'est l'objet des réflexions qui sont menées. S'il n'y a pas d'autre question...

Si, bonjour ! Bonjour, Hélène Terzian, pour Europe 1. Emmanuel Macron a entrepris un tour de France.

Il a déjà fait trois étapes. Est-ce qu'il est question de nouvelles étapes, notamment en île-de-France, vendredi peut-être, et peut-être en région PACA la semaine prochaine ? Si c'est le cas, est-ce qu'on peut savoir où et sur quelles thématiques ?

D'abord, je vous confirme que le président continue, et va continuer à se déplacer. Il se déplace beaucoup. Je rappelle qu'il était en début de semaine à Douai pour la nouvelle activité de batteries électriques Renault Envision, qui a été implantée, qui va permettre la création de 1.000 emplois dans les prochaines années, qu'il a inauguré le siège de J.P Morgan à Paris, qui permet l'arrivée de 3.000 emplois, s'agissant de l'attractivité de la place financière de Paris dans notre pays, et qu'il va continuer à se déplacer dans les prochains jours et les prochaines semaines, mais je ne peux pas, ni annoncer ni confirmer des lieux et des dates aujourd'hui.

Île-de-France, PACA, non ? Valérie Astruc ? Valérie Astruc, France 2, bonjour !

Il devait figurer, dans le Conseil des ministres d'aujourd'hui, à l'ordre du jour, les dates de la présidentielle. Finalement, ça n'y figure pas. Tu l'as déjà posée ?

Au revoir. Voilà, s'il n'y a pas d'autres questions, je vous dis à la semaine prochaine.