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AutreC à vous (sur YouTube)· 8 octobre 2025 60 minMixteInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & familleCulture, médias & sport

Le message de paix de Mireille Mathieu - C à Vous l’intégrale - 08/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir, Arthur Dénouveaux. "Vivre après le Bataclan", c'est le titre de votre ouvrage qui est né après l'annonce du suicide de votre ami, qui fait partie de l'association Life for Paris, que vous présidez. C'est le troisième rescapé de ces attentats à s'être donné la mort. C'est une blessure psychique trop forte. Il a dit qu'il n'avait jamais quitté la salle du Bataclan et qu'une partie de lui était morte ce soir-là. Son suicide a déchiré un voile d'illusion, l'illusion d'être passé à autre chose.

  • 5:00FerméeRéponse directe

    La tranquillité est impossible?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Il y a eu aussi une volonté de la société tout entière de se dire qu'il était possible de passer à autre chose. On n'oublie jamais de commémorer et de respecter les minutes de silence, mais vous dites qu'elles tournent un peu dans le vide, ces commémorations. Pourquoi? Elles ne sont jamais accompagnées d'un vrai débat?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Avec des politiques qui évitent le sujet soigneusement?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Vous voulez que les commémorations des 10 ans à venir soient différentes. Vous réfléchissez avec le chef d'orchestre des cérémonies des JO à quelque chose qui pourrait unir les Français?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Il y a un procès dans lequel les rescapés ont raconté votre courage.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00A.DénouveauxFait
    « Pour moi, quand il est mort, ça a été soudain et inattendu. Je l'avais vu trois jours avant à un concert. Il n'y avait aucun signe avant-coureur. »
  • 10:00A.DénouveauxFait
    « Déjà, on n'a pas gagné cette guerre contre le terrorisme de manière pratique. Je l'ai vécu avec les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. »
  • 15:00A.DénouveauxFait
    « Les politiques sont les rois pour réussir à éviter le sujet. Ils alternent entre le silence et les reproches aux autres. »
  • 20:00A.DénouveauxFait
    « On a fait un jardin mémoriel pour les victimes du 13 novembre. »
  • 25:00F.HollandeFait
    « Je vois le courage des survivants. Ils viennent décrire des scènes d'horreur. "Horreur", c'est le mot que j'ai prononcé dans la nuit du 13 novembre. »
  • 30:00A.DénouveauxFait
    « Il y a un futur dans le titre qu'Antoine a écrit. Il essaye de ne pas avoir la haine. Moi aussi, j'essaye de ne pas en avoir. »
  • 35:00A.DénouveauxFait
    « J'ai vu ça hier. Je crois que la période nous a donné ou a donné à la République un certain nombre de héros, de martyrs ou de défenseurs émérites. Charb en fait partie. »
  • 40:00P.LescureFait
    « L'exemplarité de la peine de mort n'existe pas. Aucun pays l'ayant aboli n'a vu son nombre de crimes violents augmenter. »
  • 45:00P.LescureFait
    « Durant les 20 minutes du film et tout au long du dialogue entre la présidente et l'avocat, des images rappellent les 20 minutes qui conduisent un condamné à mort de sa cellule à l'échafaud. »
  • 50:00A-E.LemoineFait
    « On vous voit en 1966 lors de votre premier Olympia. C'est la première tournée que vous allez réaliser en l'absence de votre maman. »
  • 55:00A-E.LemoineFait
    « En 1984, la famille était réunie au grand complet pour venir vous voir chanter. »
  • 1:00:00M.MathieuFait
    « Mon papa avait une voix de ténor et il chantait tout le temps. »
  • 1:05:00M.MathieuFait
    « Je travaillais dans une usine d'enveloppes. Avec Mathilde, qui est maintenant mon manager, on se levait à 4h du matin. »
  • 1:10:00M.MathieuFait
    « Je l'ai rencontré au deuxième passage du "Jeu de la chance". Il m'a dit: "Mademoiselle, vous voulez que je m'occupe de vous?" »
  • 1:15:00M.MathieuFait
    « Plus de 300 concerts aux Etats-Unis, en Chine et au Mexique. Les télévisions du monde entier vous réclament. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sous-titrage en direct france.tv access. -A-E.Lemoine: "C à vous", en direct jusqu'à 21h.

Avec Pierre, Lorrain et Louis. Une cicatrice qui ne s'est jamais refermée: les attentats du 13 novembre. 130 morts.

Une attaque terroriste qui continue 10 ans après à tuer. Il a vu la mort de trop près et s'est donné la mort neuf ans plus tard en mai 2024. Il avait 58 ans.

Guillaume avait 31 ans lorsqu'il s'est donné la mort. - Ce n'était plus le même. Sur toutes les photos, il souriait tout le temps.

Il avait toujours un super sourire. Là, c'était une tristesse. - Il ne voulait plus sortir de la maison.

Je me disais que c'était passager. Je lui proposais d'aller se promener. Il faisait 100 mètres dans la rue et il fallait rentrer. -A-E.Lemoine: Bonsoir, Arthur Dénouveaux. "Vivre après le Bataclan", c'est le titre de votre ouvrage qui est né après l'annonce du suicide de votre ami, qui fait partie de l'association Life for Paris, que vous présidez.

C'est le troisième rescapé de ces attentats à s'être donné la mort. C'est une blessure psychique trop forte. Il a dit qu'il n'avait jamais quitté la salle du Bataclan et qu'une partie de lui était morte ce soir-là.

Son suicide a déchiré un voile d'illusion, l'illusion d'être passé à autre chose. -A.Dénouveaux: Pour moi, quand il est mort, ça a été soudain et inattendu.

Je l'avais vu trois jours avant à un concert. Il n'y avait aucun signe avant-coureur. L'illusion que ça a déchirée, c'était l'illusion de se dire qu'on était passés à autre chose.

C'était une personne très résignée. -A-E.Lemoine: Fred préférait le mot "survivant" au mot "rescapé".

Il n'y a pas de miracle de la résilience. La vie reprend, mais elle est changée à jamais. Il n'y a pas de retour à la vie d'avant. -A.Dénouveaux: Pour moi, il y a toujours eu ces trois deuils à faire.

Il y a une forme de responsabilité du survivant qui arrive après. Il y a le deuil de votre vie d'avant et le deuil de l'image que les gens ont de vous. Il faut réussir à passer par ces deuils pour réussir à se projeter dans une autre vie, qui est différente, mais pas forcément diminuée.

On peut pas faire comme si rien ne s'était passé. -A-E.Lemoine: La tranquillité est impossible? -A.Dénouveaux: Oui, c'est en tout cas ce que moi, je ressens.

Il y a un questionnement permanent. Il faut réussir à sortir d'une espèce de stase où on se demande ce qu'on va faire dans sa vie d'après. La violence du 13 novembre a été telle qu'elle s'applique aussi à la France et aux Français.

Personne ne peut évoquer cet événement de manière sereine. -A-E.Lemoine: Il y a eu aussi une volonté de la société tout entière de se dire qu'il était possible de passer à autre chose.

On n'oublie jamais de commémorer et de respecter les minutes de silence, mais vous dites qu'elles tournent un peu dans le vide, ces commémorations. Pourquoi? Elles ne sont jamais accompagnées d'un vrai débat? -A.Dénouveaux: Déjà, on n'a pas gagné cette guerre contre le terrorisme de manière pratique.

Je l'ai vécu avec les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. On était dans une bulle de sécurité entre rescapés. Le peuple ne peut pas être là.

Ce qu'on avait fait comme la manifestation après Charlie, ce n'est plus possible. -A-E.Lemoine: C'était le 11 janvier 2015. -A.Dénouveaux: Et on n'a même pas pu le faire le 13 novembre, parce qu'il y avait cet état d'urgence qui interdisait tout.

Il y a de l'émotion. Parfois, il y a un petit discours politique sur le sécuritaire, mais les causes sont multiples. Le fait que notre société n'arrive pas à se débarrasser du terrorisme djihadiste... -A-E.Lemoine: Avec des politiques qui évitent le sujet soigneusement? -A.Dénouveaux: Bien sûr.

Les politiques sont les rois pour réussir à éviter le sujet. Ils alternent entre le silence et les reproches aux autres. Le présent est devenu hyper claustrophobe.

Cette crise du djihadisme...

L'avenir est très incertain. Ils sont enfermés dans leur petite bulle. Ils pensent à l'élection d'après.

Puis, on a des gens qui pensent sur des dizaines d'années en termes religieux. -A-E.Lemoine: Vous voulez que les commémorations des 10 ans à venir soient différentes.

Vous réfléchissez avec le chef d'orchestre des cérémonies des JO à quelque chose qui pourrait unir les Français? -A.Dénouveaux: Oui.

On a vécu au moment des JO quelque chose qui a fait qu'on faisait un peu nation. Ces 10 ans, c'est l'occasion de se remettre tous au diapason. On a fait un jardin mémoriel pour les victimes du 13 novembre.

Il faut faire un moment qui célèbre le fait qu'on est une démocratie forte et qu'on peut faire des choses. Pour la première fois, on avait demandé au président de la République de parler. Notre demande, ça a toujours été qu'il n'y ait pas de récupération politique.

Il faut qu'il y ait un vrai message avec de hauteur. Il ne faut pas se contenter de faire de l'émotionnel. Ca, on sait le faire nous-mêmes.

Il faut un message qui projette la France dans l'avenir. -L.Sénéchal: Il y a un procès dans lequel les rescapés ont raconté votre courage. -F.Hollande: Je vois le courage des survivants.

Ils viennent décrire des scènes d'horreur. "Horreur", c'est le mot que j'ai prononcé dans la nuit du 13 novembre. Ils viennent pour que justice soit faite, mais aussi pour qu'une trace soit laissée pour l'histoire.

C'est aussi des témoignages de courage et de force. Il faut bien montrer que la démocratie est plus forte que le terrorisme. -L.Sénéchal: Certains terroristes vous ont demandé pardon.

Vous le leur avez refusé. Vous, vous dites que vous avez de la haine parfois et qu'elle est utile et qu'elle vous rassure. -A.Dénouveaux: Il y a un futur dans le titre qu'Antoine a écrit.

Il essaye de ne pas avoir la haine. Moi aussi, j'essaye de ne pas en avoir. Je crois qu'il y a un danger dans l'appel à la dignité permanente des victimes.

Pour être humain, il faut être en colère. Il faut parfois accepter des émotions qui ne sont pas simples. Ensuite, quant à savoir si c'est possible de leur pardonner, c'est une question que je me suis beaucoup posé.

Je ne sais pas si c'est à moi de leur pardonner quelque chose. Ils sont venus viser la France. Ils nous visent au hasard, mais ce n'est pas à l'aveugle.

En faisant ça, ils nous déshumanisent. J'aurais pu faire ce pardon-là s'ils nous considéraient comme des êtres humains. Le discours, c'était de dire qu'on était des accessoires.

Ca reste déshumanisant. Je ne leur souhaite rien de mal. Ma vengeance, je l'ai déléguée à la justice, qui a fait son oeuvre.

Il ne faut pas entretenir une relation qui peut nous poursuivre pendant des années. -L.Amar: La rédaction du journal Charlie Hebdo demande que le dessinateur qui a été tué dans l'attaque djihadiste il y a 10 ans entre au Panthéon.

Vous y seriez favorable? -A.Dénouveaux: J'ai vu ça hier.

Je crois que la période nous a donné ou a donné à la République un certain nombre de héros, de martyrs ou de défenseurs émérites. Charb en fait partie. Le débat de savoir si une requête doit avoir lieu est sain.

Pour moi, on fait entrer au Panthéon quand le combat a été gagné. Qui peut dire que c'est facile d'aller montrer les caricatures en France? Je suis d'accord pour la panthéonisation de Badinter.

La question de savoir si Charb doit entrer au Panthéon, elle doit avoir une réponse plus tard. Ce n'est pas parce que c'est une victime, mais c'est parce qu'il a mené des combats. Finalement, on refuse d'avoir des héros.

On a du mal avec ce concept. La victime a remplacé le héros. Parmi les policiers qui ont mené l'assaut ce soir-là, il y en a qui n'ont pas reçu de médaille.

Il y a un peu une panique au sommet de l'Etat pour savoir qui peut recevoir des médailles. Face à cette horreur, il y a plein de gens qui ont fait des choses bien. Je crois que ce sera un bon signe, le jour où on pourra avoir un débat sain sur la panthéonisation de Charb.

On en est encore assez loin. -A-E.Lemoine: "Vivre après le Bataclan", ça paraît demain aux éditions du Cerf.

Vous avez parlé de la panthéonisation de Charb une fois que le combat serait gagné. Demain aura lieu la panthéonisation de Robert Badinter. C'est l'objet de L'oeil de Pierre. -P.Lescure: Je veux surtout vous parler d'un film de 20 minutes qui s'appelle "Le dernier quart d'heure" et qui est une des initiatives les plus intelligentes alors que Robert Badinter entre au Panthéon demain.

Le brouillard politique fait que certains seraient prêts à secouer l'état de droit comme un prunier. Arthur Dupont de La Motte a réalisé ce moyen métrage qui imagine la situation suivante: nous sommes en octobre 2025. La peine de mort existe toujours en France.

A l'Elysée, le président de la République, avec un conseiller à ses côtés, reçoit deux avocats venus demander la grâce de leurs clients condamnés à mort. - L'exemplarité de la peine de mort n'existe pas. Aucun pays l'ayant aboli n'a vu son nombre de crimes violents augmenter.

Il y a suffisamment d'éléments dans ce dossier qui permettent le doute. S'il y a doute, la mort n'est pas une option. On ne peut pas, on ne doit pas tuer un homme qui n'a pas donné la mort. - La vie d'un homme n'est pas un cadeau qu'on fait à un chef de l'Etat pour lui permettre d'exercer ses fantaisies.

C'est une responsabilité effrayante qu'on lui impose. -P.Lescure: Durant les 20 minutes du film et tout au long du dialogue entre la présidente et l'avocat, des images rappellent les 20 minutes qui conduisent un condamné à mort de sa cellule à l'échafaud.

Le sujet est tellement fort qu'il n'est jamais inutile de réfléchir, seul ou à plusieurs, sur la peine de mort. Le film est comme un rappel de ce qu'a été le rôle de Robert Badinter, notamment quand la présidente de la République garde l'avocat pour un tête-à-tête. Elle ne lui dit pas sa décision.

Elle dit le poids d'avoir à la prendre. - Dans tous les cas, je vous en supplie, ne tombons pas dans ce cercle vicieux. La seule solution, c'est l'abolition. - Si c'est ce que vous souhaitez profondément, mon cher, ce n'est ni aux tribunaux ni aux juges ni à moi qu'il faut en parler, mais à la France.

J'assumerai mes responsabilités. Je vous encourage à en faire de même. Votre discours doit s'échapper de l'intimité de ce bureau et de la cour pour gagner l'espace public. -P.Lescure: Vous avez reconnu Guillaume Gallienne dans le rôle de l'avocat.

C'est Guillaume qui a suggéré de confier le rôle de la présidente à une immense comédienne, Sylvia Bergé. Entre deux répétitions, Sylvia Bergé nous a reçus. - Demander la mort d'un homme, c'est un acte barbare.

On entend les gens revenir sur le fait de remettre la peine de mort et d'être plus fermes. En ça, je suis d'accord avec Robert Badinter qui disait que c'était une régression et que le progrès, c'était d'aller vers de plus en plus d'humanisation. Ce court-métrage permet de se confronter à cette brutalité, à cette violence, cette barbarie. -P.Lescure: Ce film est disponible sur la plate-forme de France Télévisions et sera diffusé sur la chaîne Toute l'histoire. -A-E.Lemoine: Dans un instant, le bonus de Lorrain. - Continuez, c'est intéressant. - Je ne comprends pas comment tu peux m'aimer et me faire autant de mal. - On dirait que ce n'est que moi, le problème, quand tu dis ça. - Le plus important, c'est d'être venu ici, dans mon cabinet, pour discuter.

S'ouvrir, c'est très important. - Comment faire, docteur? Je ne vois aucune issue! - Tu fais quoi? - Comme c'était écrit en capitales, je me suis dit... - On peut lire les répliques en étant très impliqué, ça me dérange pas. - Tu dis ça par rapport à moi?

Je suis pas impliquée, parce que ça me gave. - Léger malentendu. Je pensais vous faire kiffer avec ça. - Lui, on l'exploite gratos et il est content. - Déjà, Elisa, tu as raison. - Elsa. - Elsa, tu as raison.

Ce n'est pas parce que c'est un plaisir de donner la réplique à un grand acteur comme moi qu'il faut le faire gratuitement. Je vous propose... - Tu vas me proposer un rôle dans ta série? - Non, de m'accompagner sur le plateau en tant qu'HMC personnel. - On est déjà sur le plateau avec toi. - Dans ce cas-là, ce que je vous propose n'a aucun intérêt. - Absolument aucun. - Tu ne me proposes pas le rôle parce que j'ai trop crié? - Non, c'est par rapport au fait que tu joues très mal. - Je vais pisser. - Les lettres majuscules, ça veut pas forcément dire...

Comment faire, docteur? - Arrête. -A-E.Lemoine: Tout de suite, on joue dans le bonus de Lorrain.

On joue à l'invité mystère. -L.Sénéchal: Sauf pour les personnes autour de ce plateau, on ne va pas se mentir.

Je suis une artiste aux 60 ans de carrière, appréciée de tous les Français, à commencer par Stéphane Bern. *- C'est un amour. J'ai rarement vu une star internationale de cette envergure avoir autant de gentillesse, de simplicité et d'affection pour les autres. -A-E.Lemoine: C'est moi? -L.Sénéchal: Ce n'est pas facile parce que Stéphane Bern est gentil avec tout le monde.

Autre indice. Je suis une star dont la coupe de cheveux ne va pas à tout le monde. - J'ai rêvé de cette coiffure.

Je me suis coupé les cheveux dans un centre commercial. Il y avait des grandes glaces. En fait, j'ai foncé dans la glace, parce que je ne me suis pas reconnue. -P.Lescure: Vous préférez comme vous êtes maintenant? - Ca vaut mieux. -L.Sénéchal: On a peut-être reconnu Mireille Mathieu, 60 ans de carrière, 200 millions de disques vendus.

C'est une star internationale. Elle sort un trip album. 61 titres, dont 15 inédits.

Il y a un morceau où elle chante en quatre langues. Mireille Mathieu est polyglotte. On a pu la tester. - Une vie d'amour que l'on s'était jurée...

Mireille Mathieu chante en russe. -A-E.Lemoine: Et en allemand? ...

En chinois? -M.Mathieu: Ce n'est pas la même chanson!

Mireille Mathieu chante en mandarin. -L.Sénéchal: Maintenant qu'on sait qui est notre invitée mystère, je voudrais prévenir la régie son.

Mireille Mathieu a une petite tendance à pousser la chansonnette un peu fort et à tout moment. -M.Mathieu: J'aurais aimé que ce duo puisse se faire.

Pourquoi pas plus tard? Quand il me prend dans ses bras, il me parle tout bas, je vois la vie en rose! ...

Elle chante fort. Claude a fait un texte extraordinaire. Tu as grandi en Normandie, à Belleville...

Mon coeur qui... ... -A-E.Lemoine: Respirez!

Ils fredonnent. Mon coeur qui bat! Elle tient la note. ... -A-E.Lemoine: Vous avez gagné!

J'ai essayé de tenir la note, mais j'ai été battue à plates coutures. Bonsoir, chère Mireille. -M.Mathieu: Bonsoir! -A-E.Lemoine: On est si heureux de vous retrouver pour célébrer vos 60 ans de carrière et d'amour avec le public français.

Il va avoir le plaisir de venir vous applaudir sur scène. Ca n'était pas arrivé depuis 2014, depuis 11 ans! -M.Mathieu: Ca fait 11 ans, ça fait très longtemps.

C'est vrai que je dois beaucoup au public français. C'est lui qui m'a permis de me faire connaître et d'exister. -A-E.Lemoine: Il a dû patienter 11 ans. -M.Mathieu: Mais j'ai voyagé. -A-E.Lemoine: Je sais.

Cette tournée prend une ampleur folle. Vous allez faire des sauts de puce à travers la France. Nantes, Bordeaux, Montpellier, Lille, Marseille, Bruxelles, Avignon et l'Olympia!

C'est là où tout a commencé, chère Mireille. -M.Mathieu: Le 25 et le 26 octobre à l'Olympia. -A-E.Lemoine: On vous voit en 1966 lors de votre premier Olympia.

C'est la première tournée que vous allez réaliser en l'absence de votre maman. -M.Mathieu: Et de mon manager, à qui je dois tout.

En 2014, ma petite maman était là. J'avais l'opportunité de l'amener avec moi en voyage. Elle me verra du ciel. -A-E.Lemoine: Elle vous suivait partout.

Elle assistait quasiment à tous vos concerts. Vous avez un sens de la famille chevillé au corps. Sept frères et six soeurs.

Vous avez des parents qui vous ont toujours soutenue. En 1984, la famille était réunie au grand complet pour venir vous voir chanter. - C'est la première fois que vous vous retrouvez tous ensemble pour un spectacle de Mireille? - Oui. - Ca vous fait quoi? - Ca nous fait plaisir.

Il y a 17 ans, elle avait gagné le premier prix ici. Si on m'avait dit que je l'aurais vue 17 ans après comme ça... -A-E.Lemoine: On entend l'admiration dans la voix de votre père, qui était tailleur de pierre.

Sa vocation, c'était d'être ténor. -M.Mathieu: Mon papa avait une voix de ténor et il chantait tout le temps.

Parfois, il n'avait pas trop de mémoire. Ma maman, qui est née dans le nord de la France, avait une mémoire prodigieuse. Parfois, quand mon papa oubliait les paroles, ma maman venait souffler les paroles.

Mais ma maman voyageait avec moi à l'étranger. Elle savait tous mes textes. Parfois, il m'arrivait de me tromper.

Je n'avais pas de prompteur. Je préfère le regard...

Je suis libre de pouvoir chanter. Je suis libre de regarder le public dans les yeux. -A-E.Lemoine: Au risque de vous tromper. -M.Mathieu: Ca m'est déjà arrivé.

Ma maman me demandait de réviser encore. -A-E.Lemoine: Elle vous appelait Mireille Mathieu? -M.Mathieu: Oui, elle était comme ça.

J'avais une grande complicité avec maman. -A-E.Lemoine: Votre père vous a laissé prendre des cours de chant à l'âge de 15 ans.

Vous avez tout payé avec votre salaire d'apprentie. -M.Mathieu: Oui.

Je travaillais dans une usine d'enveloppes. Avec Mathilde, qui est maintenant mon manager, on se levait à 4h du matin. On descendait avec un balai.

Nos bicyclettes étaient dans un endroit un peu bizarre, dirons-nous. Avec Mathilde, on allait travailler dans cette usine d'enveloppes de 5h du matin jusqu'à 1h de l'après-midi. Et le lendemain, de 1h à 8h du soir. -A-E.Lemoine: A l'usine, c'est comme ça.

Les roulements. -P.Lescure: Les 3-8.

Au tout début, c'est accompagnée de votre tante Irène que vous êtes montée à Paris. Vous avez participé au télécrochet "Le jeu de la chance". C'est le premier télécrochet de l'ORTF.

Vous aviez 10 ans. - Mireille, ça va? Bonjour à tous les amis d'Avignon. -M.Mathieu: Bonjour à tous, les amis d'Avignon. - Tu vois que tu peux parler.

Ca va bien? Tu nous chantes une chanson? -M.Mathieu: Oui, "Le Noël de la rue".

Le Noël de la rue, c'est le ciel de leur vie. ...

Applaudissements. -P.Lescure: Sasha reste bouche bée.

Vous êtes reconnue et acclamée. Vous allez rencontrer Johnny Stark. C'est lui, votre manager de toute une vie.

C'est lui qui vous a appris cette discipline de fer? -M.Mathieu: Je l'ai rencontré au deuxième passage du "Jeu de la chance".

Il m'a dit: "Mademoiselle, vous voulez que je m'occupe de vous?" Je savais que ça allait être très difficile, mais pas comme ça. Je suis une personne très disciplinée.

J'ai besoin d'avoir cette discipline. Je considère mon métier un peu comme un sportif. J'y suis obligée.

Pour moi, ça consiste à faire des vocalises le matin, à travailler ma respiration tous les jours, sauf quand je voyage très tôt le matin. C'est tous les jours. -A-E.Lemoine: Là, vous les avez faites et on les a entendues.

On vous entend! Ca traverse les murs. Vous nous avez accompagnés pendant plus d'une heure, là, mais c'est avec plaisir!

J'ai l'air de faire la fine bouche. -L.Amar: Mireille, vous n'avez plus donné de concert depuis 2014.

Vous en avez donné partout ailleurs. Plus de 300 concerts aux Etats-Unis, en Chine et au Mexique. Les télévisions du monde entier vous réclament.

Regardez ce show autrichien où vous reprenez "New York New York", avec cette célèbre note finale que vous tenez pendant plus de 10 secondes. -M.Mathieu: C'était une émission tournée en Autriche. -L.Amar: Devant 20.000 personnes, vous réussissez cette note avant d'entonner une chanson en allemand.

Chanson en allemand. ... ... -M.Mathieu: Le présentateur avait un nom qui signifiait "voyage et argent". -L.Sénéchal: Est-ce que vous pouvez nous faire la note? -M.Mathieu: Là, je ne peux pas.

Mais je peux vous faire autre chose. Une note du disque...

Que l'on touche à la liberté...

Bravo, tu as gagné. Bravo, tu as gagné. Bravo, tu as gagné...

Elle tient la note. -A-E.Lemoine: Neuf secondes! -L.Sénéchal: Trop forte! -A-E.Lemoine: Vous avez voyagé partout dans le monde, tout en ayant une trouille pas possible de l'avion. -M.Mathieu: J'ai très peur de l'avion.

Je bois de l'eau...

Quand il y a des turbulences...

La dernière fois, je priais dans l'avion. Ca bougeait, c'était terrible. -A-E.Lemoine: Vous avez rencontré des gens extraordinaires: Elizabeth II, Ronald Reagan, le pape François...

Vous avez rencontré tous les présidents de la République depuis le général De Gaulle, quasiment. Mais aussi Diego Maradona. Vous avez rencontré tout le monde.

Même Lady Gaga dans les coulisses de "C à vous"! Et aussi le héros d'une série télé. -L.Sénéchal: Eh oui, la star de Dallas. ... ... -L.Sénéchal: Vous dites que ça a créé des remous, ce duo. -M.Mathieu: On avait tourné dans le spectacle des Carpentier.

On a été obligé de fermer, tellement il y avait de l'engouement. -A-E.Lemoine: J'étais jalouse comme un pou. -M.Mathieu: Je l'ai revu il y a trois ans en Allemagne, toujours aussi professionnel. -A-E.Lemoine: Et toujours aussi beau? -M.Mathieu: Toujours.

Une certaine beauté. Adorable. -L.Sénéchal: Des beaux gosses, vous en avez connu.

Julio Iglesias, Charles Aznavour, Claude François aussi. En 1977, vous avez repris avec lui du Edith Piaf. - Ce démon qui brûlait mon coeur, cet ange qui séchait mes pleurs, c'était toi.

C'était toi...

Jézabel, c'était toi. -L.Sénéchal: Ce sont des duos très éclectiques.

Comment choisissez-vous vos partenaires? -M.Mathieu: En ce qui concerne les shows des Carpentier, c'était un travail d'équipe.

On décidait depuis juillet, si on tournait en novembre. C'était une immense joie pour moi de chanter, de faire des duos et des trios. Que ce soit en France ou à l'étranger, on apprend toujours quelque chose.

C'est gratifiant. Ca permet d'avoir des styles différents. La première fois que je suis allée en Angleterre pour un duo avec des artistes locaux, avec deux grandes artistes, c'est extraordinaire. -A-E.Lemoine: Dans ce triple album, il y a aussi des nouveautés.

Ce sont des chansons que vous avez enregistrées cette année. -M.Mathieu: Oui.

Il y a la chanson "Il faut croire" en allemand. -A-E.Lemoine: Et votre chanson préférée, "Mon credo". - Oui, je crois que mes journées n'attendaient qu'un amour de toi.

Je crois que tout l'amour du monde est là. Je crois que la vérité me viendra de toi. Oui, je crois! -A-E.Lemoine: Ca, cette chanson, vous ne vous voyez pas ne pas la chanter sur scène. -M.Mathieu: Oui.

Dans ce métier, quand j'ai débuté, c'était comme un habit sur-mesure pour moi. -A-E.Lemoine: Il y a une autre chanson que j'aime particulièrement, c'est "Femme amoureuse". - Femme amoureuse, je brûle d'envie de dresser autour de toi les murs de ma vie.

C'est mon droit de t'aimer et de vouloir te garder. Par-dessus tout... -M.Mathieu: Vous chantez bien. -A-E.Lemoine: Je vous remercie. -M.Mathieu: Le principal, c'est de chanter.

Chanter, ça fait voir la vie en rose. -A-E.Lemoine: On vous parle toujours de votre coiffure, qui est impeccable, qui ne bouge pas.

Mais on ne vous parle pas de vos chaussures qui sont faites sur mesure. -M.Mathieu: Oui, parce que j'ai de tout petits pieds.

Au début, je chaussais du 33. -A-E.Lemoine: Vous avez grandi? -M.Mathieu: Un tout petit peu, parce qu'on prend de l'âge.

Maintenant, je fais du 35. -A-E.Lemoine: De vrais skis nautiques!

Vous avez fêté vos 80 ans, Mireille. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter? -M.Mathieu: De continuer.

J'ai la chance de vivre de ma passion. Pour vous aussi, à votre manière, on veut tous vivre de notre passion. Je fais le métier que j'aime et il me permet de côtoyer des cultures différentes, des personnes différentes.

La chanson me donne cette possibilité de faire ça. Et ça, c'est formidable. Que la paix soit sur le monde pour les 100.000 ans qui viennent.

Donnez-nous 1000 colombes à tous les soleils levants. Et bien d'autres chansons. -A-E.Lemoine: C'est votre message politique, ce soir? -M.Mathieu: Ce n'est pas politique, ça vient du coeur.

Je ne fais pas de politique. -A-E.Lemoine: Il n'y a pas une petite chanson qui vous vient alors qu'on va débriefer l'actualité politique? -M.Mathieu: Non, je dis simplement qu'il faut que la paix soit sur le monde.

Nous vivons actuellement, dans notre pays la France, quelque chose qui me touche. On a tendance à oublier le savoir-faire qu'il y a dans notre pays. Il faut que notre pays soit sur un piédestal et ce n'est pas du tout le cas. -A-E.Lemoine: Mireille présidente! "Mon credo", c'est votre best-of disponible depuis le 3 octobre.

Vous serez à l'Olympia les 24, 25 et 26 octobre. C'est toujours un plaisir de vous avoir sur le plateau de "C à vous". Merci, chère Mireille.

A très bientôt. Tout de suite, le débrief politique de Patrick. Il y a quelques minutes, Sébastien Lecornu a pris la parole dans le journal de 20h.

Bonsoir, Patrick. Il y a une espèce de jeu de chaises musicales invraisemblable. On a un journaliste politique qui prend la place de Mireille Mathieu.

Sébastien Lecornu vient donc de s'exprimer dans le 20h de France 2. Est-ce qu'on y voit plus clair? -P.Cohen: Pas infiniment plus clair.

Il a fermé quelques portes mais il n'a pas dessiné l'avenir. Il laisse ce soin au président de la République, puisque c'est sa prérogative de nommer un Premier ministre. La principale annonce, c'est qu'après 48 heures de mission, Sébastien Lecornu pense qu'on va trouver un chemin pour sortir de la crise sans retourner aux urnes. -S.Lecornu: Ce que je peux dire après mes consultations ce soir, c'est qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale qui refuse une nouvelle dissolution.

Et pas seulement parce qu'il y a une peur de retourner aux urnes. Beaucoup de personnalités politiques, connaissant leur terrain et leur circonscription, voient qu'une dissolution déboucherait sur le même résultat. Je sens qu'il y a un chemin qui est possible.

Il est difficile. J'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloignaient et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un nouveau Premier ministre dans les 48 prochaines heures. -P.Cohen: Il n'en a pas dit beaucoup plus.

On voit quel est le profil de ce futur Premier ministre et de son équipe. Ce sera, en gros, la même chose. Le socle commun élargi.

Le Parti Socialiste restera dans l'opposition. 210 députés, a dit Sébastien Lecornu, veulent une plate-forme de stabilité et veulent plus ou moins la même chose pour le budget. 210 députés, ça correspond au bloc central avec les députés Les Républicains. -A-E.Lemoine: Il y a un nouveau risque de censure. -P.Cohen: Pas sur le papier.

Mais la majorité absolue est de 289 députés. Si toutes les oppositions censurent, le gouvernement tombera et on reviendra au point de départ. Il faudra définir des compromis.

Le PS reste dans l'opposition. La question centrale, c'est la réforme des retraites. C'est l'un des dossiers les plus bloquants.

Il faudra trouver un chemin pour que le débat ait lieu, c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu. On ne sait pas sous quelle forme aura lieu ce débat. En tout cas, il devra avoir lieu avant la prochaine présidentielle.

Sébastien Lecornu a dit que ce serait un élément central du débat. En tout cas, il a eu cette expression sur la suspension: "Il n'y aura pas de suspension". Entre la suspension de la réforme des retraites et le "circulez, il y a rien à voir", il y a un chemin.

Voilà pour l'essentiel. - On a cru comprendre que l'équipe qui sera nommée par Emmanuel Macron sera sans doute un peu dépolitisée. Il a été recommandé qu'il n'y ait aucun présidentiable dans ce gouvernement.

Ca veut dire pas de Bruno Retailleau. Sébastien Lecornu pousse pour un gouvernement le moins politisé possible et, sans doute, un Premier ministre qui aurait un profil de grand sage, connaissant les règles de la vie parlementaire. -P.Cohen: Il n'a pas voulu répondre sur un nom.

C'est la prérogative du président de la République de choisir le nom. Mais le jeu partisan et les intérêts présidentiels vont être importants. Les lignes vont se durcir.

Le Parti Socialiste n'a cessé d'ajouter des exigences contre sa non-censure. Ce soir, il y a une grande énigme. On ne sait pas où est le Parti Socialiste.

Le point de départ, c'était ça. A partir des 210 députés du socle commun, il faut trouver une composition de gouvernement qui puisse se maintenir. -A-E.Lemoine: Si on résume, ça veut dire un nouveau Premier ministre d'ici 48 heures.

Sébastien Lecornu a mis plus de 20 jours à constituer son gouvernement et il n'a duré que quelques heures. Est-ce que ça veut dire qu'on recule pour mieux sauter? Même cause, mêmes effets?

Une nouvelle crise dans quelques semaines? - L.Vigogne: Ca dépendra de la personnalité du nouveau Premier ministre.

Si c'est quelqu'un qui arrive à créer de nouvelles voies de dialogue avec les socialistes, peut-être qu'il peut s'en sortir et adopter un budget. Mais la situation semble la même qu'il y a quelques heures. -P.Cohen: Plus la crise dure, plus les exigences sont fortes et plus c'est compliqué de sortir de la crise.

Et cela, en partie en raison du rapprochement des échéances électorales. Mais aussi parce que chacun fait monter les enchères. -A-E.Lemoine: Est-ce qu'Emmanuel Macron avait le doigt sur le bouton de la dissolution? -L.Vigogne: Non, non.

Emmanuel Macron ne veut pas dissoudre. C'est vraiment la dernière option qu'il voudrait choisir s'il y était contraint. Il sait très bien que si le résultat était à peu près le même qu'aujourd'hui, cela l'exposerait à une démission.

La situation serait complètement bloquée et il n'y aurait plus d'autres solutions que son départ. Il veut éviter à tout prix cela. Il cherche une nouvelle solution.

Il a laissé du temps à Sébastien Lecornu pour trouver une voie de passage. On n'a pas l'impression que cette voie soit plus claire que celle qui existait précédemment. Maintenant, Emmanuel Macron va faire un choix.

Sans doute, il va choisir un Premier ministre qui ne lui plaît guère. -A-E.Lemoine: Pas l'un de ses proches. -L.Vigogne: Et pas quelqu'un à la tête d'un parti.

Gérard Larcher pourrait correspondre à ce portrait-robot, ou Yaël Braun-Pivet. On a aussi évoqué Jean-Louis Borloo, le nom circule. -P.Cohen: Sur la dissolution, c'est intéressant de souligner la façon avec laquelle Sébastien Lecornu l'a verbalisée.

On spécule depuis plusieurs jours sur un Parti Socialiste qui se prépare à retourner aux urnes et qui pourrait gagner quelques sièges sur LFI à gauche. On parle aussi de LR qui pourrait tirer profit de la situation. Sébastien Lecornu, c'est l'une des rares choses qu'il a dites de façon très nette, c'est que les chefs des groupes parlementaires de LR et du PS ont signifié qu'ils ne souhaitaient pas un retour aux urnes.

C'est un élément important. -L.Vigogne: C'est quelque chose que le Parti Socialiste dit depuis longtemps. y a toujours pas de dissolution? -L.Vigogne: Il y a une course contre-la-montre.

Il y a des délais qui obligent Emmanuel Macron à faire un choix très vite. Il y a l'examen du budget qui doit être fait dans les 70 jours au Parlement. C'est le délai nécessaire requis. -P.Cohen: Un budget qui sera transmis au Conseil d'Etat mercredi. -L.Vigogne: Avant mercredi matin, il faut un Premier ministre pour transmettre le budget au Conseil d'Etat.

Ca va être ça. -A-E.Lemoine: Il n'aura que quelques heures pour amender le budget. -L.Vigogne: Mais cela pourra être amendé par le travail parlementaire. -A-E.Lemoine: Le président gagne du temps.

Est-ce qu'il va pouvoir gagner du temps jusqu'aux prochaines présidentielles? Ca va pouvoir durer 18 mois? -P.Cohen: Déjà, on va voir comment les jours prochains vont se passer.

L'effet produit dimanche soir par la présentation d'un gouvernement identique ou quasiment identique à l'équipe de François Bayrou, cela risque de se reproduire dans les jours prochains. Ce sont les mêmes forces politiques qui sont à l'oeuvre. On aura le même type de réaction.

Ce sera déjà un premier écueil à surmonter. Ensuite, le débat budgétaire s'annonce houleux. -L.Vigogne: Avec le risque que le budget, à la fin, ne ressemble absolument à rien.

On avait déjà eu ça avec Michel Barnier. On avait appelé ça "le budget Frankenstein". C'est le risque.

On peut se retrouver avec un budget qui va exploser les compteurs. -A-E.Lemoine: Est-ce que vous savez comment le président réagit à l'appel d'Edouard Philippe, qui lui conseille de partir et d'organiser des présidentielles anticipées?

Est-ce qu'il est déstabilisé? -L.Vigogne: Il est très poker face.

Il ne montre jamais rien. Dès qu'il y a une sortie publique, il fait mine que tout va bien et qu'il n'est pas ébranlé par ce qui se passe. Malgré tout, il voit bien que sa cote de popularité dévisse.

Les appels à la démission proviennent même de son camp, d'un ancien Premier ministre. Quand c'est Edouard Philippe qui le fait, ça ouvre la vanne à ce que d'autres le fassent. C'est toute la question.

Chaque jour qui passe est un jour gagné pour Emmanuel Macron. On en est là. Son sort est très incertain.

Quand il a décidé de dissoudre, il a mis le doigt dans un processus qu'il ne maîtrisait pas. Aujourd'hui, il le paye et il va le payer jusqu'à la fin de son mandat, que ce soit en mai 2027 ou avant. -P.Cohen: Avec des sondages et un état de l'opinion très défavorables. -L.Vigogne: En plus, il va autodétruire son bilan.

C'est-à-dire que la réforme des retraites, on va voir ce qu'elle devient. -A-E.Lemoine: C'est la seule réforme marquante de sa présidence. -L.Vigogne: Il se glorifiait d'avoir fait baisser le chômage et fait revenir les investisseurs en France.

Aujourd'hui, on voit que l'économie est à l'arrêt et que les prochains mois risquent d'être très compliqués. Y compris ce bilan-là, il va le détruire. -A-E.Lemoine: Merci à vous.

Vous restez avec nous pour les actualités de Bertrand dans un instant. Mais d'abord, un petit coucou à Augustin Trapenard. - Salut, Babeth.

Croire ou ne pas croire, c'est une vraie question. Comment accéder à la spiritualité? La littérature peut-elle être une solution?

Mes invités vont m'aider à y répondre. Il y aura aussi un hommage à Robert Badinter. J'espère que vous regarderez. -A-E.Lemoine: A tout de suite, Augustin.

D'ici là, les actualités de Bertrand. -B.Chameroy: Bonsoir, bonsoir!

Vous êtes là? On accroche sa ceinture, ce n'est pas fini...

J'en peux plus. Je n'en peux plus de tout ça. On en est où? - Le président de la République lui a donné 48 heures. - Pour trouver des solutions. - Un compte à rebours est lancé. - Les dernières 24 heures chrono ont démarré. - Ce soir, il sera trop tard. -B.Chameroy: Il y a quelques minutes, il était invité chez Léa Salamé. - On va tenter de poser toutes les questions ce soir.

Mais d'abord, je voulais savoir si vous alliez bien? -B.Chameroy: Pas ouf.

C'était un trucage. Le bourbier, suite. Sébastien Lecornu avait pris la parole en fin de matinée.

Ca sentait bon. -S.Lecornu: Ce soir, je me rendrai à l'Elysée pour présenter au président les solutions qui sont sur la table. -B.Chameroy: Ca veut dire qu'il y a des solutions? -S.Lecornu: Si nous arrivons à trouver des solutions... -B.Chameroy: Pendant ce temps, Marine Le Pen était dans le Puy-de-Dôme. - Je censure tout!

La plaisanterie a assez duré. Bip de censure. -B.Chameroy: Limite, c'est plus agréable.

Avec ça, on a du mal à suivre qui est en poste. Voilà quelques éléments de réponse. Qui est le ministre démissionnaire de l'Economie? - Selon Roland Lescouille... -P.Cohen: C'est le copain de Didier L'embrouille. -B.Chameroy: Je ne vois qu'un homme pour apporter de la clarté dans le flou ambiant, c'est Jean-Pierre Raffarin. - Avec l'intelligence artificielle...

On n'a pas fini...

La fonction présidentielle... -B.Chameroy: Parmi les hypothèses qui planent, il y a encore une fois la dissolution.

J'espère que le bouton fonctionne aussi bien que celui du Conseil de Paris. - Vous avez la parole. -B.Chameroy: Le bouton!

Merci pour cette intervention. C'était jour de Conseil de Paris. Le premier après l'affaire des fringues d'Anne Hidalgo.

Elle a un problème avec les chiffres. - 9, 9000... 21, 41, 59. -B.Chameroy: Elle ne sait pas compter. - 75, 78, 82, 97, 98... 101. -B.Chameroy: Non, c'est pas bon.

On recommence. - 6, 7, 11, 172... -B.Chameroy: Allaient, tout s'explique.

Pendant ce temps-là, CNews vous propose une petite pause dans l'actu du moment. - J'ai hâte de vous entendre sur le gruyère râpé! Qu'est-ce que c'est bon!

Il y en a dans tous les frigos de France. - J'en mets partout. Même dans la ratatouille! - Ca se mange comme ça, aussi...

Merci beaucoup, Brigitte. -B.Chameroy: Et ce quiz, attention.

Qui est-ce? - Mon invité ce matin a traversé la vie politique française, il a connu plusieurs présidents, vécu plusieurs cohabitations, fréquenté les plus grands... -B.Chameroy: Alors? -P.Cohen: C'est Philippe de Villiers. -B.Chameroy: Eh oui!

Il prépare la prochaine édition du Guide du Routard. - Je suis allé à Rome, en Grèce, au Machu Picchu... -B.Chameroy: Et voici le meilleur de l'interview. - Bienvenue, Philippe de Villiers. - Je vais vous dire ce que je pense...

Euh... - Vos mots sont puissants.

C'est-à-dire? - Euh... - Merci encore pour cette interview. -B.Chameroy: Conséquence de cette crise politique, tous les journalistes campent devant Matignon.

Résultat, plus personne à Clairefontaine pour interroger les joueurs. ... -B.Chameroy: C'est pas sympa pour William. -A-E.Lemoine: Le pauvre, il a attendu combien de temps? -B.Chameroy: Une fois de plus, une pensée amicale pour notre collègue de LCI qui ne se fait pas respecter par ses invités en plateau. - Emmanuel Macron va-t-il choisir un responsable politique de gauche? - Elle nous a quittés. - Nous étions en ligne avec notre invitée mais ça a coupé.

Flûte! La ligne est coupée. -B.Chameroy: C'est dommage qu'il ne travaille pas dans la téléphonie également.

Nouvelle édition du forum BFM, hier. Voici le concept. - C'est le principe de cette émission, je vais très vite vous donner la parole. -B.Chameroy: Ca me rappelle un truc diffusé en face. - "La parole aux Français", c'est sur LCI. -B.Chameroy: Non, c'est l'inverse. - Je ne vous donnais pas la parole! -B.Chameroy: Après "N'oubliez pas les paroles", "Je ne vous donne pas la parole". - Dissolution ou pas?

Elle a un chat dans la gorge. -B.Chameroy: Et pour rendre tout ça plus fun, il y avait aussi l'un des couples de "Scènes de ménages".

Je crois... - Voici Josiane et Daniel.

Ils ont ramené leurs coussins. - On nous fait payer tout! Si on nous enlève pas les dépassements d'honoraires...

Attends, attends! -B.Chameroy: Ils étaient à fond. - Ca fait des années qu'on est dans la merde pour parler franchement.

On rend les petits malheureux! -B.Chameroy: Josiane est prête à tout. - Vous nous dites que vous pourriez passer de socialiste à tenter le RN. - Je veux tenter tout! -B.Chameroy: On referme ces actualités avec un come-back.

La semaine prochaine, RMC Story relance "Ca se discute". Elle était bien, cette émission. Bonsoir, nos invités souffrent de pathologies handicapantes.

Comment composer avec au quotidien quand on occupe un poste à responsabilité? C'est ce qu'on va voir avec Emmanuel. Vous êtes PDG d'un pays, vous êtes obstiné et entêté.

A côté de vous, Sébastien, qui aime être humilié, ainsi que Gabriel et Edouard qui ont des pulsions de parricide. L'info continue demain. Bonne soirée. -A-E.Lemoine: Bravo, Bertrand.