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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 29 juin 2026 13 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Canicule: Sébastien Lecornu dresse le bilan de cette vague de chaleur

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Sébastien LecornuFait
    « Je pense que pour cette CIC, je vous propose de regarder de la manière la plus rationnelle possible, globalement, la liste de ce qui a fonctionné et beaucoup de choses ont fonctionné. »
  • 0:45Sébastien LecornuFait
    « Sur ce qui a bien fonctionné, je le dis vraiment pour les équipes de Météo France, la directrice générale Virginie Schwarz est là-bas. »
  • 1:30Sébastien LecornuFait
    « La deuxième des choses, c'est évidemment la solidité et la réactivité des capacités hospitalières. »
  • 2:15Sébastien LecornuChiffre
    « Je le dis parce que parfois beaucoup de contre-vérités circulent ici ou là. Je vous rappelle quand même que globalement, avec la climatisation, on est à 25 % de consommation en plus par rapport à la période ordinaire. »
  • 6:00Sébastien LecornuFait
    « On a quelque chose qui théoriquement fonctionne bien mais sur lequel on a vu cette semaine que c'était perfectible. La tenue des registres communaux des personnes vulnérables. »
  • 7:30Sébastien LecornuPromesse
    « On va déclencher, construire et potentiellement déclencher si besoin en été un plan hors sec chaleurs extrêmes qui n'existe pas aujourd'hui. »
  • 9:00Sébastien LecornuFait
    « Il n'y a pas que la climatisation, la question des réseaux de manière globale est un sujet très important. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va écouter le Premier ministre Sébastien Lecornu. ... sur le terrain pas météorologique, mais enfin évidemment, je le fais devant les médias, avoir une pensée particulière pour les victimes, non seulement d'ailleurs en France, mais aussi dans désormais beaucoup de pays en Europe de cette canicule.

Leurs familles, et celles et ceux qui sont évidemment éprouvés par cette crise climatique et de chaleurs extrêmes sur lesquelles on va revenir dans un instant. Je pense que pour cette CIC, je vous propose de regarder de la manière la plus rationnelle possible, globalement, la liste de ce qui a fonctionné et beaucoup de choses ont fonctionné. Et d'ailleurs, ce qui a fonctionné globalement est ce qui a été anticipé.

Puis les éléments, à mon avis, qui méritent une attention particulière, et je le dis clairement, des choses qui ont moins bien fonctionné, et sur lesquelles je souhaite qu'on puisse trouver un certain nombre de réponses. Certaines ont déjà été documentées par les équipes et les ministères, et je vous en remercie, et ça a été remonté. Et qu'on puisse prendre un certain nombre de décisions dans les jours qui viennent, étant entendu que la perspective d'une reprise d'un épisode caniculaire est possible, avec la prudence évidemment qu'il convient d'avoir.

Sur ce qui a bien fonctionné, je le dis vraiment pour les équipes de Météo France, la directrice générale Virginie Schwarz est là-bas. Je veux le dire parce que globalement, l'ensemble de la chaîne de prévision et ensuite de réaction au fond des agents de Météo France, jusqu'aux agents hospitaliers à l'entrée des urgences de nos hôpitaux en passant par les forts de sécurité civile. L'ensemble de la chaîne a tenu et notamment sur la qualité des prévisions.

Je me rappelle qu'il y a quelques années, parfois Météo France faisait l'objet de procès un peu faciles. Et on voit bien que les différents investissements, la qualité des équipes nous a quand même permis d'avoir des modèles qui sont solides et qui nous permettent en plus d'avoir des partenariats avec les différents pays qui nous entourent. Donc ça évidemment, cette réactivité là nous a permis de notamment traiter aussi la question de la fête de la musique dans des temps records, puisqu'entre le moment où les alertes ont été données, le moment où on est rentré en discussion avec l'ensemble des préfets, des forces de sécurité civile, forces de sécurité intérieure, on a eu une organisation qui qui a bien fonctionné.

La deuxième des choses, c'est évidemment la solidité et la réactivité des capacités hospitalières. Heureusement qu'on a pris les décisions d'Orsan II, madame la ministre de la Santé, d'Orsan III dans les temps, avec beaucoup de subsidiarité qui ont permis de déclencher les différents plans, blanc ou bleu aussi pour les établissements médico-sociaux. Enfin on va y revenir parce qu'il y a de l'inertie évidemment sur la tension hospitalière et si les températures sont meilleures, ce n'est pas pour autant que la situation n'est pas attendu dans les différents hôpitaux.

On va y revenir. La troisième des choses, évidemment, M. le ministre de l'Intérieur, la réactivité des forces de sécurité civile.

Les chiffres sont impressionnants. Je le dis pour le directeur général. L'ensemble de la chaîne, que ce soit les militaires sur, évidemment, Paris et Marseille, mais c'est vrai aussi que l'ensemble des 10 du pays, l'activité opérationnelle a été très très forte.

Et donc évidemment, ça pose des questions aussi d'endurance sur les semaines à venir avec la question des risques des feux de forêt. La quatrième des choses, c'est évidemment et à la fois ça a fonctionné, mais on va y revenir. C'est pour moi le sujet de préoccupation numéro un.

C'est les dispositifs locaux de protection des personnes. Globalement, toute personne fragile confie un établissement spécialisé. Je pense très fort aux EHPAD, ça a fonctionné.

Je pense aussi à l'hébergement d'urgence. Ici ou là, il y a évidemment toujours des difficultés. Mon propos est national, donc il peut souffrir d'exceptions locales.

Ces publics sont connus, il existe des plans, ils ont été déclenchés. La chaîne de commandement, si j'ose dire, a bien fonctionné. Sur les populations de concitoyens et nos concitoyens fragiles à domicile, à la fois les plans ont bien été déclenchés, l'exécution de ces plans, j'en dirai un mot dans un instant, a été beaucoup plus difficile.

Ce qui explique la décision que nous avons prise avec les ministres de cette activation du réseau des facteurs pour permettre de venir ici ou là, venir supplier les différentes difficultés locales, parce que des mairies parfois ayant un manque de moyens, des centres communaux d'action sociaux qui ont pu être débordés, un réseau associatif qui avait besoin de suppléances. En tout cas, on voit que c'est perfectible, j'en dirai un mot dans un instant. Enfin, de manière plus générique, le système énergétique a tenu.

Je le dis parce que parfois beaucoup de contre-vérités circulent ici ou là. Je vous rappelle quand même que globalement, avec la climatisation, on est à 25 % de consommation en plus par rapport à la période ordinaire. Quelque chose comme globalement 58 gigawatts.

On est loin des 80 gigawatts des pics de l'hiver. Enfin, globalement, la tension était là et le réseau était non seulement de qualité, mais en plus, on a continué à exporter de l'électricité pendant toutes ces périodes. J'en parle maintenant parce que c'est un des défis qu'il va falloir relever aussi sur la résidence de ces réseaux dans la durée.

Et enfin, un mot pour les transports et la SNCF, dans lequel il y a eu des situations un peu chaotiques au début, mais une réactivité très importante du ministère des transports et des équipes de la SNCF, il faudra le dire à ces équipes, parce que s'il y a eu vraiment des situations très pénibles, il y a aussi un principe de précaution qui s'est évidemment très vite installé. Retrait des rames qui ne sont pas encore climatisées. Moyennant quoi, ça crée évidemment des perturbations réelles, mais la capacité à protéger les voyageurs est largement ce qui a dominé.

Et je crois pouvoir dire que ça a fonctionné. Si j'avance, toute comparaison mécanique, si j'ose dire, et la ministre de la Santé l'a dit, et je pense que les chiffres de Santé publique France viendront encore le démontrer dans les heures qui viennent, toute comparaison mécanique avec 2003 serait assez mal à propos. Je le dis prudemment, c'est un peu tôt, mais on le voit bien, le Le nombre de victimes à domicile est bien plus important que sur tous les épisodes précédents.

En clair, la surmortalité à domicile, c'est-à-dire quand une force de secours arrive, malheureusement les personnes sont déjà décédées. Et à l'inverse, les EHPAD ont tenu avec une pression qui est forte, un engagement important évidemment des équipes, mais enfin aussi beaucoup d'argent qu'ont été mis ces dernières années, le fameux Ségur du médico-sociale aussi est passé par là, je le dis comme ancien président de département. On a donc quelque chose qui a bien tenu mais sur lequel il va falloir y revenir et puis évidemment le point d'intention particulier c'est l'hôpital.

Si j'avance maintenant sur les fragilité sur lequel ensuite dans le clos de cette CIC je souhaite que nous avancions mais en transparence je les mets ici sur la table. Je le fais devant la presse pour l'instant et ensuite on y reviendra sur les réponses sans la presse et entre nous. La première fragilité c'est évidemment la fragilité hospitalière et l'inertie sur les hôpitaux.

Je remercie les organisateurs de nombreux événements qui ont accepté les décisions des préfets de gré à gré ou en tout cas souvent de gré à gré mais si on les a prises ces décisions c'était pour éviter d'avoir une tension hospitalière plus forte que ce que nous avons connu. Je le dis en revanche tout de suite sans attendre la CIC, il va sans dire qu'Orsan 2 et 3 doivent être maintenus dans les jours qui viennent pour laisser la capacité aux différents hôpitaux de maintenir les plans blancs, l'ensemble des scénarios de déprogrammation sur lesquels on viendra dans le détail. Les rappels évidemment de personnel soignant avec aucun message de gratitude particulier.

Là aussi on en reparlera pour qu'elle ne soit pas oubliée évidemment dans cette période particulière. La deuxième fragilité qui a largement occupé les débats publics voire politiques, pour ne pas dire parfois politicien, c'est la capacité de rafraîchissement des établissements de santé. Donc la ministre m'a fait une proposition qu'on a tout de suite validée avant le week-end de l'acquisition de 30 000 climatiseurs.

Les premiers milliers de ces climatiseurs sous l autorités de la ministre vont être livrés en fin de semaine, début de semaine prochaine. Il y a un défi logistique et priorisation important, mais c'est une priorité pour nous absolue, en cas de reprise du phénomène, d'avoir une situation hospitalière qui soit beaucoup plus douce, beaucoup plus amortie. Et ensuite les ministres de la transition écologique et ministre de l'énergie et ministre de la santé ont à réfléchir sur des solutions beaucoup plus structurées.

Après, je le redis, ces dernières années, c'est sûr quand on a remis 100 euros sur l'hôpital, c'est davantage la revalorisation des soignants ou le matériel médical a été priorisé. Le bâtimentaire faisait partie aussi de ces 100 euros, mais de manière plus résiduelle. En tout cas, on ne peut pas rattraper tous les retards en seulement quelques années.

En tout cas, la commande des 30 000 climatiseurs est bien validée et Et les premières livraisons, en quelque sorte, vont intervenir rapidement. La troisième fragilité, je le disais en introduction, pour moi c'est la plus préoccupante. Elle dit aussi quelque chose de notre société sur la question de la solitude, la question des personnes qui vivent seules, des personnes qui vivent seules parce qu'elles n'ont plus de proches.

Parfois aussi, je l'ai vu chez moi à Vernon, des personnes qui vivent seules et qui ont des proches qui ne s'occupent plus d'eux, ce qui pose aussi la question du rôle de la puissance publique dans cette affaire. Bon, là, clairement, on a quelque chose qui théoriquement fonctionne bien mais sur lequel on a vu cette semaine que c'était perfectible. La tenue des registres communaux des personnes vulnérables.

Parfois les fichiers sont de mauvaise qualité. Parfois les fichiers sont de mauvaise qualité. À l'heure du numérique, de l'intelligence artificielle, on a du mal à comprendre.

En tout cas c'est un défi, s'impose à nous et ça évidemment il va falloir le traiter. Ce qui explique ce pourquoi au fond sur les publics EHPAD ou sans-abri, ça a été plus facile de les mettre en protection que sur des personnes qui sont tout simplement dans leur sphère privée. Et ça, je crois qu'il va nous falloir avancer dans la planification, ce qui est une des grandes différences avec 2003.

S'il y en a une, c'est bel et bien celle-ci. Elle va concerner la puissance publique. Elle va aussi concerner tout à chacun parce que, pardon, mais il y a aussi une géographie de cette affaire, davantage en milieu urbain, encore plus d'ailleurs en Ile-de-France que dans le reste du pays.

Et donc aussi, c'est la question un peu de l'anonymat de ces sociétés cette société dans lequel il ya moins de solidarité alors ça ne veut pas dire que l'état ne va pas faire des choses mais enfin je le mets aussi là comme ça sur une dimension beaucoup plus culturelle peut-être auquel en tout cas je suis à titre personnel très attaché la quatrième fragilité, et je le dis avec le ministre de l'Intérieur, on a fait notre maximum avec ses équipes. Si ça dure, il faut qu'on ait une doctrine générale encore plus claire. Les manifestations sportives, les grands événements, etc.

Tout le monde arrive à bien comprendre son qui s'agit sans abîmer la subsidiarité et la capacité au niveau local. Je pense que là, c'est un des grands retours d'expérience. Moi, en tout cas, c'est ma culture d'élu local, mais j'y suis très attaché.

Doctrine générale à l'état de prendre les très grands événements. Les questions se poseront s'il y avait une reprise, évidemment, sur un certain nombre de grands événements pour cet été. Mais surtout, ne pas abîmer l'intelligence locale.

Et ce sont les ministres. J'ai parfois entendu dire que le gouvernement se défauce sur les préfets. C'est le Le préfet sont les représentants du gouvernement.

Ce n'est pas grave. En tout cas, je ne peux pas dire que tout est centralisé tout le temps. Je pense que les ministres délèguent leur pouvoir au corps préfectoral.

C'est ce qu'on a appris des dernières crises et je pense qu'évidemment, il faut le maintenir. Enfin, évidemment, il nous faut préciser les choses et donner de la visibilité, c'est-à-dire qu'avant même une reprise d'une éventuelle canicule, d'un coup d'un seul, la plupart des acteurs du pays arrivent à comprendre globalement comment ça va s'organiser, qu'est-ce qui va se passer, qu'est-ce qui doit être supprimé, qu'est-ce qui ne l'est pas. Et je crois beaucoup évidemment à cette intelligence-là.

Ensuite, il nous faudra avancer, mais je suis pas trop long, sur la question des remontées territoriales. On a encore des efforts à faire sur les remontées chiffrées. C'est un peu Paris, le désert français.

On a beaucoup, beaucoup d informations qui ne reviennent de la PAC parisienne. Beaucoup d'informations, on revient au système d'information et de données, ont parfois un peu de décalage. Si on se compare avec d'autres pays proches de nous, comme l'Espagne, c'est pas complètement satisfaisant.

Et puis enfin, certaines réponses sont en cours, mais on a un enjeu sur les infrastructures. On a beaucoup parlé des écoles qui sont de la responsabilité des communes. J'ai parlé des réseaux de distribution d'électricité, du transport d'électricité et de distribution.

On a une électrification de la France d'après-guerre qui a fait notre fierté, mais En fait, on voit bien aussi qu'on a des réseaux qui sont un tout petit peu vétustes. Inversement, les réseaux centraux qu'on a beaucoup entretenu sur lequel on a mis beaucoup d'argent vont tenir. C'est moins vrai des petits réseaux de proximité sur lesquels on a un effort à faire.

Avec le ministre Tabarro, on a déjà fait ce qu'il fallait sur la régénération des transports ferroviaires, de l'argent était mis sur la table. Mais on parle d'adaptation au changement climatique. Il n'y a pas que la climatisation, la question des réseaux de manière globale est un sujet très important et qui emporte d'ailleurs plusieurs chefs de file très différents dans la société civile ou privée.

Dernier point, on va l'évoquer en CIC, il y a des impacts économiques, notamment beaucoup sur le monde agricole, sur lequel je souhaite qu'on retrouve, en tout cas qu'on arrive à prendre du temps ce soir pour prendre un certain nombre de décisions pour accompagner nos agriculteurs, sans oublier la question des risques de feux de forêt, qui cette semaine va être particulièrement prégnante et nous amènera aussi à prendre un certain nombre de décisions. Pour finir, moi j'ai demandé au ministre pour cette réunion et le travail va se poursuivre dans les 48 à 72 heures, qu'on imagine une nouvelle planification pour les chaleurs extrêmes parce que on ne peut pas faire comme si ce qui s'était passé n'était pas extraordinaire, ça l'était. Ça l'était.

Ça l été, on ne peut pas faire non plus comme si ça ne peut pas se reproduire. Ça va se reproduire et donc on va déclencher, construire et potentiellement déclencher si besoin en été un plan hors sec chaleurs extrêmes qui n'existe pas aujourd'hui on va créer qui va emporter les différents acteurs du pays qui va créer de la subsidiarité et qui va pouvoir clarifier le rôle de chacun à la fois sur la gestion de crise de court terme mais aussi sur l'adaptation de plus long terme dernier message sans langue de bois. Je veux vraiment remercier l'ensemble des équipes de l'Etat.

J'irai beaucoup de crises dans ma vie de ministre ou dans ma vie d'élu local. C'est jamais très agréable d'être sous le feu de la critique, qu'elle soit justifiée ou non. Souvent on l'a vécu de manière très injustifiée par celles et ceux qui n'ont pas beaucoup dormi ces jours derniers dans les différentes équipes.

Mais comme on dit chez moi en Normandie, il y a les diseux, il y a les feuseux. Et donc je vous propose de continuer de gérer ces différentes crises avec beaucoup de sang-froid parce que c'est ce que les Françaises et les Français attendent de nous. Voilà.

Merci beaucoup. Merci à la presse. – Voilà, on vient de suivre la conférence de presse Guillaume Daré du Premier