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Discours / meetingRenaissance (sur YouTube)· 5 janvier 2017 56 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merTravail & emploiÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Meeting à la Martinique du 16 Décembre | Emmanuel Macron

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « bonsoir messieurs dames bonsoir merci pour merci pour votre accueil et merci d'être d'être là ce soir merci beaucoup merci cher Mathieu d'avoir lancé cette soirée »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « je ne peux pas commencer cette soirée ce rassemblement sans avoir un mot une pensée pour nos amis allemands suite à au terribles attentat de Berlin »
  • 5:00Emmanuel MacronChiffre
    « 40 ans que nous n'arrivons pas à régler et la France est une exception en Europe à ce titre le problème du chômage de masse »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « la Martinique est inscrite dans le territoire caribéen parce que elle s'inscrit dans une concurrence dans des opportunités qui ne sont pas celles de l'Hexagone »
  • 10:00Emmanuel MacronPromesse
    « je veux être le candidat du travail parce que c'est par le travail que l'émancipation se construit »
  • 12:00Emmanuel MacronChiffre
    « 30 % des jeunes en CM2 qui ne savent pas lire écrire compter c'est cela la réalité de la Martinique dans certains quartiers c'est 60 ou 70 % »
  • 15:00Emmanuel MacronChiffre
    « 80 % des produits consommés sont importés »
  • 17:00Emmanuel MacronChiffre
    « 90 % de la consommation énergétique est importé »
  • 22:00Emmanuel MacronPromesse
    « je supprimerai le RS je le supprimerai je le supprimerai »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir messieurs dames bonsoir merci pour merci pour votre accueil et merci d'être d'être là ce soir merci beaucoup merci cher Mathieu d'avoir lancé cette soirée et je voulais avant tout dire un remerciement tout particulier à lesade catapam qui nous accueille ce soir qui fait un travail formidable d'insertion justement par le travail la culture là cette salle est une de leur salle n permettons aussi ce faisant à leur activité de de se développer je remercie toute l'équipe et son président pour pour leur accueil ce soir vraiment alors mesdames et messieurs je ne peux pas commencer cette soirée ce rassemblement sans avoir un mot une pensée pour nos amis allemands suite à au terribles attentat de Berlin nous ne savons pas à cette heure exactement les circonstances drame nous ne savons pas même si semble-t-il un auteur a été arrêté tout ce qu'il y a derrière ce cet attentat ce crime terroriste il est fort à parier que celui-ci s'inscrive dans ce que l'Europe et au-delà de l'Europe d'ailleurs l'Afrique et le Proche-Orient connaissent depuis maintenant plusieurs années en tout cas je veux ce soir et c'est je crois très important depuis ce bout de France levé dans la Caraïb d'avoir ensemble une pensée pour nos amis allemands nos amis Berlinois qui ont été frappés dans leur cœur cet après-midi parce que c'est notre civilisation nos démocraties qui sont se faisant attaquer je voulais commencer par ce mot de solidarité face à ce drame qui nous rappelle en même temps combien notre histoire combien notre présent est redevenu tragique et combien cette gravité de nos temps contemporains ne peut pas être oublié alors je suis très heureux malgré ces circonstances d'être parmi vous et d'être dans les Antilles depuis maintenant vendredi dernier j'ai d'abord été en Guadeloupe je suis depuis hier après-midi en Martinique je me rendrai demain en Guyane et je dois dire que j'apprends beaucoup à être ici au contact des uns et des autres j'ai pu voir des entrepreneurs des associations des élus beaucoup Harich Chalus m'a apporté son soutien en Guadeloupe et je l'en remercie et j'ai eu ce matin une très bonne discussion avec votre président Alfred marie-janne avec Claude lis également et Monsieur la guerre et toutes ces re toutes ces t ces échanges qui me convainquent de la nature des défis que nous avons à relever et de la nature du projet que je veux porter pour notre pays en particulier pour les outres m si je viens en début de campagne présidentielle ici ça n'est pas un hasard c'est d'abord pour partager avec vous quelques conviction et je vais y venir c'est pour partager des convictions quant à nos défis commun et quant au défis spécifiques des outrm mais c'est aussi pour nourrir entendre partager comprendre et sortir d'une espèce de mauvaise habitude que les candidats à la présidentielle ont prise avec les territoires ultramarins et toutes celles et ceux qui les font venir en fin de campagne c'est venir présenter un programme pour ramasser des voies je vais pas vous cacher les choses le but d'une élection présidentielle c'est quand même plutôt de a gagné et de convaincre les gens donc là-dessus soyons réalistes et honnête mais venir depuis Paris expliquer aux gens qui vivent en Martinique ce qui est bon pour la Martinique et le projet qu'on a pour elle sans jamais avoir échanger sans jamais en avoir parlé c'est un peu étrange donc en venant maintenant je à la fois me nourris j'ai échanger mais on va maintenant construire ensemble rentrer dans le détail d'un projet que je veux pour le territoire parce que je veux sortir de cette espèce de manie dans laquelle on s'est enfermé ou pour convaincre on promet essentiellement de l'argent et en promettant de l'argent on place en quelque sorte les territoires d'outremer et en l'espèce la Martinique dans une situation d'obligé et vous vous n'êtes pas capable de réussir par vous-même c'est très dur vous avez jamais réussi donc on va vous promettre soit des impôts en moins mais juste pour vous soit des crédits budgétaires qui ne viendront jamais et puis on est élu et puis généralement on revient moins ou pas et les promesses ne donnent pas de résultat donc moi je veux construire à partir de maintenant le projet en détail avec toutes celles et ceux que j'ai vu et qui sont candidats mais je veux aussi qu'ensemble parce qu'on regardera nos défis communs et les défis spécifiques de la Martinique on puisse réussir à changer de philosophie c'est-à-dire voir ensemble comment on peut permettre à la Martinique de réussir par elle-même de révéler ses talents sa propre énergie sa propre capacité à faire et pas de savoir comment depuis l'hexagone on va imposer des règles qui sont parfois inadaptées comment on va promettre des dotations qui sont parfois injustifiées en quelque sorte sorte comment on continuera à vivre dans une situation de minorité politique et intellectuelle avec les territoires d'outrem ça je veux en sortir alors quels sont nos défis nous sommes aujourd'hui en France plongé dans une situation qui est je pense uniquée nos générations sont en train de vivre une série de transformations de révolutions comme je les ai appelé uniques d'abord parce que ça fait près de 40 ans que notre pays est en échec faut bien le dire moi depuis que je suis à la conscience politique j'entends parler de crise c'est que ça n'est pas une crise c'est une transformation du monde qui est en cours c'est un changement de statut de situation c'est cela ce qui se passe dans notre pays parce que ça fait 40 ans que nous n'arrivons pas à régler et la France est une exception en Europe à ce titre le problème du chômage de masse 40 ans que nous n'avons pas réussi en particulier pour les plus jeunes à passer sous le seuil de 15 % de chômage 40 ans que nous avons accumé et accru les difficultés en matière d'intégration de tension économique et sociale et donc il y a quelque chose qui s'est enrayé dans ce que dokin appelle le modèle français qui a connu ces années de succès qui a permis dans les 30 glorieuses de formidablement réussir mais qui aujourd'hui est à l'arrêt est devenu inadapté et en plus de tout cela nous sommes en train de vivre des transformations profondes qui changent nos représentations nos mentalités notre capacité d'être au monde d'abord une transformation géopolitique et vous la vivez à plein en proximité des États-Unis notre monde est en train de se transformer et ce que j'évoqué au début de notre rassemblement en est l'illustration l'histoire est redevenue tragique le risque absolu aujourd a réinvesti nos sociétés le risque terroriste est là les migrations ont profondément touché l'Europe et l'ordre du monde a profondément changé nous avons aujourd'hui un proche- Orient un Moyen-Orient où des nouvelles puissances émergent qui pent un risque de voisinage extrêmement fort une Afrique qui elle aussi est soumise à des risques climatiques géopolitiques et la possibilité d'être profondément déstabilisé et le PACT sur lequel nous vivions depuis l'aprèsgerre est en train de se fissurer et il se fissurit depuis la présidence Obama d'ailleurs il faut bien le dire qui progressivement s'est désengagé de ce théâtre d'opération qui nous a laissé face à certains risques comme en Syrie et ça nous devons l'intégrer parce que c'est un changement profond de l'ordre du monde de notre organisation nous sommes dans un monde plus risqué où les équilibres dans lesquels nous avons vécu jusque là sont en train de changer et où la France et avec elle l'Europe parce que l'Europe est un axe essentiel de la réponse que nous devons apporter ont un nouveau rôle en terme de sécurité de souveraineté à construire ensuite il y a une transformation très profonde qui est celle de nos modèles économiques de nos organisations qui va avec la transition énergétique et environnementale j'y reviendrai mais qui fait que nous ne pouvons plus produire dans nos sociétés de la même façon et nos sociétés sont bousculées par ces changements de production par ces engagements internationaux nouveaux par le passage d'un monde industriel ancien à un monde contemporain où la production se décentralise où le pouvoir est redonné au consommateurs ou au producteurs de proximité et où nos équilibres là aussi changent tout particulièrement dans un pays même si la Martinique et j'y reviendrai à d'autres équilibres énergétiques dans un pays où nous avions centralisé la capacité à produire et puis nous avons cette révolution numérique qui bouleverse elle aussi notre façon de consommer d'innover de produire d'imaginer même parce que nos imaginaires sont en recomposition par le numérique aujourd'hui n'importe qui sur son smartphone a accès à la réalité qui existe au bout du monde aux injustices qui ne lui étaient pas jusqu'àors perceptible il se comporte différemment il se rapproche pour le meilleur ou pour le pire d'autres individus c'est cette révolu tion de nos imaginaires qui permet à un jeune martiniqué de faire partie d'un groupe dont les sensibilités sont communes à travers le monde et qui pourra échanger qui sur la musique qui sur sa passion du moment mais qui fait que d'autres jeunes aussi se radicalisent par cette voix et sont gagnés par des imaginaires fous en plus de toutes ces transformations il y a Cell qui concerne tout particulièrement la Martinique et elles viennent accroître au carré nos difficultés d'abord l'éloignement d'un hexagone qui pense que ces règles doivent être appliquées partout et pour tout le monde la réalité à 7000 km n'est pas la même l'inscription dans la géographie caribéenne dans les équilibres qui vont avec font que la nature même de l'économie de la société n'est pas comparable la diversité qui existe non plus quand on regarde les chiffres le chômage de masse y est encore plus important le chômage des jeunes y est encore plus important nos défis en terme d'éducation ils sont encore plus important et nous sommes dans une structure économique et sociale où la forte dépendance à l'égard justement du reste du monde sur le plan énergétique sur le plan commercial sur le plan de la production font que les défis que je viens de décrire sont des défis au carré quand on est une île à 7000 km de l'endroit qui décide pour vous quand on est bousculé par les mêmes transformations oui la crise la grande transformation du monde le grand bouleversement que je viens de vous décrire est encore plus brutal c'est cela le défi qui est le nôtre et pour répondre à ce défi vous l'avez compris la philosophie que je veux adopter c'est celle qui consiste non pas à promettre non pas à dire on a besoin d'une grande planification parce que dans ce monde et pour faire face à ces révolutions nous n'avons pas besoin de planification nous avons besoin de changer nos mentalités de construire cette révolution démocratique qui permettra à la Martinique de réussir de relever ses défis de permettre justement à chacune et chacun en fonction de ses talents et des potentialités qui existent ici de pouvoir sortir de cette condition de cette relation instable et insatisfaisante pour construire un avenir commun et c'est autour de cela que je veux concentrer mon propos à travers plusieurs axes d'abord cet avenir commun on ne pourra le construire que si on regarde la réalité de notre diversité de nos diversité de notre histoire et pour moi c'est le socle de cette réussite et de cette base oui il y a une histoire qui est propre aux Antilles et en particulier à la Martinique une histoire qui est faite de crime le crime contre l'humanité le pire du dénis d'humanité fait à nos concitoyens que même la Révolution française n'a pas au moment même reconnu comme citoyen et l'application du Code noir du commerce triangulaire de tout ce qui pendant des siècles a été perpétué et là c'est notre histoire commune et il faut le regarder sans tomber dans le piège du dénis j'entends certains parler d'assimilation considérant en quelque sorte qu'il faudrait une histoire unique qui passe sur ce destin tragique qui a été celui de la France et de la République et qui considère qu'au fond il n'y aurait qu'une histoire à enseigner cette histoire officielle qu'un destin commun qui serait forcément un destin heureux non c'est une erreur profonde mais il ne faut pas tomber dans le piège de la repentance de cette espèce de coupe qu'on ne cesserait de se battre et qui empêche en même temps de construire d'aller de l'avant la réponse à tout cela elle a été donnée par le peuple martiniqué elle est portée aujourd'hui dans les paysages la langue les visages ça a été celle de la construction d'une humanité commune celle qui a permis de sortir du chaos par l'abolliition de l'esclavage d'abord mais au-delà de cela par la la construction d'un être au monde en commun d'une langue mélangée d'une négritude pour faire référence à cesir puis d'une créolité de cette capacité à vivre ensemble avec ce qui est irréductible et qui fait l'identité de la Martinique c'est-à-dire une volonté d'être au monde qui procède de cette résilience de cette capacité à se tenir dans son histoire à ne rien céder à l'esprit de liberté mais à construire avec d'autres cultures d'autres langues dans une géographie propre une humanité ensemble cela c'est le trésor de cette île il faut regarder cette histoire à l'ône précisément de ces transformations et nous ne pourrons rien construire si nous ne regardons pas en face ces racin nos responsabilités communes la résilience formidable et l'histoire partagée et donc vous l'avez compris pour moi la République peut être eff faire ici en Martinique à la condition qu'elle est cette politique de reconnaissance qu'elle reconnaisse la part de l'histoire des crimes la part des efforts faits des transformations conduit et la part de cette diversité dans la République qu'est-ce que ça veut dire reconnaissance des mémoires et des confrontations des mémoires mais aussi reconnaissance de cette diversité vivante en acte de cette diversité géographique de culture économique qui fait que ici les défis ne sont pas les mêmes parce que la Martinique est inscrite dans le territoire caribéen parce que elle s'inscrit dans une concurrence dans des opportunités qui ne sont pas celles de l'Hexagone et donc pour se faire je ne crois ni à l'indépendance ni à la République uniforme et homogène je crois à une troisième voix qui en acte procède de cette politique de la reconnaissance c'est celle de la construction d'une diversité vraie dans la République c'est celle qui permet de donner les justes latitudes les justes adaptations de la République au contact du terrain et de ses réalités et donc ma volonté et je l'ai dit ce matin au président Marie Jeane et au président lise c'est de construire avec les élus et le territoire les adaptations normatives que la Constitution prévoit qui permettront justement non seulement cette politique de la reconnaissance mais également cette politique vraie de diversité indispensable à la réussite de la Martinique le deèe axe pour moi de travail en commun et d'engagement que je veux prendre c'est celui qui consiste à libérer le travail et celui-ci est commun à la Martinique comme à l'Hexagone et à tous les territoires cette priorité doit être une priorité française je l'ai dit et je le redis je veux être le candidat du travail parce que c'est par le travail que l'émancipation se construit l'émancipation dans la société qu'on trouve son rôle le sens de sa vie le sens de son action la capacité à changer les choses aour de soi à leur donner du sens le défi je l'évoqué c'est celui du chômage des jeunes nous sommes ça n'est pas un hasard dans un qui se bat sur ce sujet chaque jour mais plus largement toute la société martiniicaise a ce défi à relever et pour ce faire c'est la bataille pour le travail la bataille pour l'entrepreneuriat la bataille pour la création d'activités de richesse qui doit être la nôtre je veux répondre par plusieurs propositions qui sont les miennes d'abord donner plus de flexibilité au travail aux employeurs comme au salariés et donc considérer sur ce point que là aussi la norme par la loi pour tous et partout n'est pas la solution la solution c'est de donner plus de place à la négociation dans l'entreprise dans la branche au contrat et donc ce que je propose c'est une vraie refonte de notre droit du travail c'est une vraie transformation par laquelle on donnera la possibilité à des accords d'entreprise et des accords de branche de déroger à la loi non pas parce que cela sera la volonté de l'un contre les autres parce que ce sera le fruit d'un accord d'un dialogue social d'une volonté partagée de proposer des solutions plus adaptées au terrain à la réalité économique et sociale parce qu'il y a des branches d'activité qui ont besoin de plus de flexibilité d'un autre temps de travail d'une autre organisation commune d'avoir des seuils différents cela doit pouvoir être négocié et donc renvoyé à la branche ou à l'entreprise la deuxième chose ch c'est que nous devons renforcer notre politique de compétitivité et c'est tout le problème des charges je l'évoquer cet après-midi encore en particulier avec les très petites entreprises pour répondre à ce défi et il est particulièrement crayant à la Martinique qui a à jouer avec la concurrence de voisins qui n'ont pas les mêmes systèmes de cotisation et de charg nous devons baisser ces dernières c'est-à-dire prendre acte de cette révolution numérique de ce changement du monde que j'évoqué pour changer notre modèle pourquoi parce que la conséquence de ce que je décrivais tout à l'heure elle est simple c'est que on ne peut plus financer notre modèle social nos protections par le travail et sur le travail nous avons construit ce financement en 1945 il était adapté une société où il n'y avait pas de chômage de masse et où il n'y avait pas cette transformation profonde qu'apporte numérique qui va bousculer des des situations des équilibres économiques et sociaux et donc pour se faire nous devons progressivement poursuivre ce mouvement par lequel le financement de notre modèle social doit davantage être fait par l'impôt et beaucoup moins par les cotisations et les charges pour se faire je veux transformer le crédit d'impôt compétitivité emploi en un allègement de charg pérenne stable visible c'est cela ce que je je déciderai c'est-à-dire une réduction du coût du travail dès la première année perceptible par tous les entrepreneurs quel que soit leur secteur réel et perceptible pour les acteurs de l'économie sociale et solidaire qui ne sont pas aujourd'hui éligible à l'impôt sur les sociétés et donc plus juste plus transparent plus efficace tous les entrepreneurs y auront ainsi droit mais je ne veux pas m'arrêter là je veux qu'en même temps le travail paye mieux et donc que les salariés eux-mêmes financent moins ce modèle social c'est pour ça que je veux supprimer les cotisations maladie et chômage qui sont aujourd'hui payé par les salariés les supprimer on les transférant sur la contribution sociale généralisée dont la base est beaucoup plus large en préservant les retraités les plus modestes et les et les chômeurs mais en permettant ce faisant à tous les travailleurs qu'ils soi fonctionnair indépendants ou salariés d'augmenter leur pouvoir d'achat cette réforme elle permet précisément de mieux gagner sa vie par le travail pour l'ensemble des travailleurs français et d'avoir un pouvoir d'achat qui s'améliore c'est cela libérer le travail mais c'est aussi simplifier les normes simplifier les règles simplifier ce qui fait les tracas au quotidien c'est pour ça que j'ai V prendre plusieurs engagements clairs d'abord celui en terme de règle qui consiste à dire que nos entreprises et nos particuliers doivent avoir un autre rapport à l'administration nous sommes dans une économie de l'innovation et de la prise de risque nous sommes dans une économie on doit pas avoir peur de l'échec il y en aura mais où en même temps on ne peut plus rester dans un rapport à l'administration qui est celui du contrôle tatillon permanent de la sanction a priori systématique c'est pour ça que je m'engage à ce que hors les sujets qui relèvent d'infraction pénal et de la mauvaise foi évidante toutes celles et ceux qui aujourd'hui sont contrôlés par l'administration auront un droit à l'erreur c'est-à-dire que le premier contrôle de l'administration ne sera pas un contrôle qui sanctionne mais un contrôle qui conseille qui accompagne c'est une vraie révolution mentale pour l'administration française elle y est prête je le sa j'en viens mais c'est aussi une révolution pour les usagers qu'il soi particulier ou entrepreneurs c'est celle qui consiste à dire quand on a quand on s'est trompé de bonne fois on est conseillé on corrige mais on n'est pas puni on n'est pas sanctionné on n'est pas parfois sanctionné au point d'être mise en situation d'échec et d'en succomber ce droit à l'erreur est un élément de simplification réelle au contact qui est aussi un changement d'esprit dont autre pays a besoin et que je veux porter mais au-delà en terme de simplification je l'ai dit il y a 2 jours en Guadeloupe je vous le redis ici c'est une réforme que je veux porter jusqu'à son terme je supprimerai le RS je le supprimerai je le supprimerai parce que c'est la conséquence logique de ce que je viens d'évoquer je veux que les entrepreneurs indépendants payent moins de charges et donc à travers ce que je vous ai décrit la transformation du cice en alligement de charge et la suppression des cotisations salariales sur la maladie et le chômage les deux toucheront les indépendants puisqu'ils payent les cotisations patronales et salariales donc c'est moins de charge pour eux parce que je veux un système où ils ont justement la possibilité d'être mieux récompensé par le travail et en même temps je veux qu'il soit mieux couvert contre les risques de la vie de la société et donc se faisant passe à un système comparable aux autres avec les mêmes sécurité c'est pour cela que je veux que les indépendants les entrepreneurs puissent aussi avoir accès au chômage c'est un élément de justice c'est un élément de simplification parce que aujourd'hui lorsque vous entreprenez lorsque vous innovez si vous faites faillite vous n'avez pas droit au chômage et donc je veux créer un système où toutes celles et ceux qui font et qui échoue honte en fonction de la durée d'activité un droit au chômage le droit d'être protégé comme les salariés long parce que le chômage devient un élément de solidarité et non plus d'assurance parce que nous sommes dans un système de droit et de devoir et donc la réponse ce sera que chacune et chacun a accès à ce système de solidarité mais en contrepartie chacune et chacun devra accepter l'offre d'emploi si elle est acceptable et conforme aux compétences qui sont celles de l'individu et donc nous ne serons plus dans un système injuste où l'indépendant l'entrepreneur n'a pas droit au chômage mais nous ne serons pas non plus dans un système déresponsabilisant oou parce qu'on a cotisé pendant plusieurs années on peut refuser des offres d'emploi pour rester durant le temps qu'on a droit d'y rester dans un système de protection cette simplification c'est celle qui me conduit logiquement à dire que le régime social des indépendants n'est plus adapté et donc ce que je ferais c'est un adossement des indépendants au régime général avec un guichet spécifique parce que il doit y avoir un traitement particulier mais je ferai bénéficier les indépendants du même logiciel des mêmes simplicités de gestion des mêmes délaiis parce qu'il n'est plus tolérable aujourd'hui que les indépendants et des délais des retards des huissiers qui arrivent à la maison parfois de manière injustif des tracasseries sur la maladie comme sur la retraite et donc cet élément de simplification c'est la conséquence logique de ce que je veux c'est aussi un élément de justice d'égalisation des situations entre chacune et chacun voilà tout ce que je veux faire pour libérer le travail simplifier parce que c'est une nécessité pour nos territoir pour notre économie pour aussi la justice dans nos territoires et cette simplification elle doit aller jusqu'à penser jusqu'à créer un guichet simplifié unique pour l'accès au dispositifs européens que ce soit le FEDER ou le FSE et c'est là aussi un travail que je veux engager avec les collectivités territoriales il est indispensable que nous simplifions pour les plus petites entreprises mais aussi pour les associations il y en a près de 4000 ici en Martinique que nous simplifions l'accès à ces crédits l'accès à ces dispositifs pour que précisément ils puissent engager leur responsabilités entreprendre créer de l'emploi et de l'activité la trisème le troisème axe que je veux développer 3ème priorité c'est qu'en même temps l'État continue l'état République continue à jouer son rôle et soit à la hauteur de ses responsabilité et le rôle de l'État c'est à mes yeux d'assurer l'égalité des possibles il y aura toujours des injustices des inégalités dans nos sociétés mais ce qui est indispensable c'est que chacune et chacun en fon de ses talents et de ses mérites puisse faire réussir dans le monde culturel dans le monde de l'entreprise dans l'associatif comme dans l'éducation avec les mêmes chances je ne promets pas l'égalité pour tout le monde c'est une promesse intenable mais ce que je veux restaurer c'est l'égalité des opportunités l'égalité des possibles c'est cela la base de l'engagement républicain c'est cela la base de ce que nous devons à tous nos territoires et donc c'est cette égalité des possibles que je veux pour la Martinique d'abord par l'école et donc je veux réinvestir dans tous les quartiers en difficulté pour donner véritablement l'investissement éducatif auquel nos jeunes ont droit aujourd'hui il y a environ 30 % des jeunes en CM2 qui ne savent pas lire écrire compter c'est cela la réalité de la Martinique dans certains quartiers c'est 60 ou 70 % pour répondre à ce défi nous devons absolument diviser par de le nombre d'élèves par classe réinvestir changer les méthodes pédagogiques redonner de l'autonomie pédagogique aux collectivités d'enseignants donner la possibilité d'adapter l'enseignement à la réalité là aussi du terrain avec plus de moyens avec une capacité donner véritablement aux uns et aux autres de faire face à un public qui est différent dans une situation de singularité parce que la réalité économique et sociale de certains quartiers n'est pas la même que dans d'autres parce que la réalité linguistique également et culturelle n'est pas la même et donc ce que je veux pour la Martinique c'est cet investissement de la République comme dans tous les quartiers de la République qui sont face à ces difficultés pour pouvoir justement les relever pour pouvoir donner cette égalité des chance à notre jeunesse lorsqu'elle est aujourd'hui assignée à résidence parce que vous savez les jeunes qui sont en échec scolaire en CM2 vous les retrouverez dans l'échec scolaire les années qui suivront vous les retrouverez dans les chiffres du chômage vous les retrouverez dans les chiffres de la délinquence c'est donc un investissement sur l'avenir mais c'est un investissement indispensable qui doit être leôtre ensuite la République quand on parle d'égalité des possibles elle doit la continuité territoriale qu'est-ce que ça veut dire on a souvent entendu cette [Musique] promesse ça veut dire que nous devons corriger des inégalités géographique qui sont là sur le terrain le fait que quand on est placé à 7000 km de l'exagone quand on est placé dans un espace géographique comme les Caraïbes les défin sont pas les mêmes et que quiconque entreprend ou étudie doit avoir la possibilité de se déplacer d'être ancré dans un espace qui est l'espace pertinent d'opportunité pour lui c'est cela notre devoir et donc pour se faire nous devons avoir la possibilité offerte à chacune et chacun de rejoindre de manière plus simple et à moindre coût non seulement l'Hexagone mais le reste de la ïb mais aussi la Guyane qui sont les zones de référence pertinent pour la société et l'économie martiniicaise qu'est-ce que ça veut dire un engagement pour évidemment des subventions d'équilibre de territoire lorsqu'elles sont requises c'est l'engagement que doit la République faut pas faire des promesses à tout va et sur tous les sujets celle-ci est indispensable quand la continuité territoriale est rompu ensuite ça veut dire d'assurer aussi la juste concurrence qui qui évite que lorsque des acteurs sont en charge de cette continuité territoriale parce qu'il y a une concurrence insuffisante et bien il faut monter les prix ils prennent en otage des acteurs économiques comme nos concitoyens et donc c'est un contrôle de la République c'est une régulation c'est un maintien justement de la concurrence indispensable qui évite ces pratiques et qui permet à chacune et chacun de pouvoir se déplacer au prix normal en ensuite c'est également une politique qui consiste à assumer d'avoir un pass mobilité pour les étudiants les entrepreneurs dont l'activité dont les accès nécessite un accès régulier à l'Hexagone un accès régulier à d'autres îles des Caraïbes ou un accès régulier à la Guyane cette continuité territoriale c'est un engagement républicain ça n'est pas faire un cadeau ça n'est pas promettre des avantages tel ou tel c'est corriger des inégalités de départ qui font que lorsqu'on étudie ou qu'on entreprend ici on n'est pas placé dans la même situation de fait au début que dans le reste des territoires de la République et donc ça oui il faut le corriger ça n'est pas un cadeau ça n'est pas un coût c'est l'engagement que doit la République à chacune et chacun celle qui consiste précisément à pouvoir réussir de la même façon partout sur le territoire de la République ensuite je veux qu'en matière de sécurité et de logement on puisse avoir également un engagement comparable en matière de logement il faut là faciliter les règles simplifier les projets accélérer l'offre de logement qui est indispensable pour répondre au problèmes du logement insalubre répondre aux tensions sur le logement social et donc c'est une politique de l'offre que je veux mettre en place de manière plus large en lien avec les collectivités territoriales en matière de sécurité nous connaissons les défis ils sont la conséquence des problèmes économiques que j'évoqué tout à l'heure et des problèmes éducatifs ne nous trompons pas il faut traiter le symptôme de manière indiscutable il faut d'évidence renforcer les moyens sécuritaires et je vais y revenir mais cela n'aurait aucun sens si nous ne trations que le symptôme sans en traiter la cause et donc la cause profonde c'est le problème économique c'est le problème du chômage de masse c'est le problème éducatif si nous ne regardons pas ça en face on pourra rajouter année après année des forces de [Applaudissements] police et en matière de sécurité je prendre mes responsabilités sur ce sujet je l'ai déjà dit il est indispensable que l'État régalien prenne ses engagements et donc que les engagements en terme d'embauche de policiers et de gendarmes qui sont en cours soit tenu et que 10000 embauches sur l'ensemble du territoire national soi faite pourquoi parce qu'avec l'école c'est la priorité que nous devons avoir il faudra le compenser par ailleurs je ne suis pas en train de vous dire qu'on va créer des emplois de fonctionnaires à tout va mais je suis en train de vous dire qu'il est indispensable sur ces sujets d'avoir un investissement juste et donc la Martinique aura sa part de ses emplois parce qu'il y a besoin de renforcer aujourd'hui la réponse à l'insécurité en lien là aussi avec les collectivité territoriale mais pour une présence forte de l'État et de l'état régalien il est aussi enfin indispensable que cette égalité des possibles se manifeste en matière de inovation urbaine nous avons besoin de repenser nos villes de les refaire j'étais tout à l'heure avec votre maire nous en parliion il a plusieurs projets de rénovation urbaine très importants l'État doit aussi être au rendez-vous pour les accompagner pour là aussi permettre à cette rénovation urbaine de se faire plus vite et de se faire mieux pour transformer la ville la rendre à la fois plus belle mais donner une place à chacun parce que la rénovation urbaine c'est à la fois du logement social mais aussi de l'accession à la propriété de la vraie mixité et donc pour se faire l'État doit tenir ses engagements et je reviendrai sur la décision prise de diviser par deux le budget de l'anrue l'Agence nationale de la rénovation urbaine parce que c'est de la bonne dépense publique c'est de l'investissement qui se retrouve dans l'économie réelle et qui change nos villes enfin le 4e axe que je veux développer pour répondre au défis de de la Martinique c'est celui qui consiste à investir dans l'avenir je l'ai dit il faut reconnaître la diversité dans la République il faut libérer le travail et les entrepreneurs il faut assumer l'égalité des possibles que la République doit tenir mais il faut aussi savoir investir dans l'avenir je présenterai fin janvier début février mon programme sur le plan macroéconomique c'est-à-dire à la fois les économies que je propose mais également les investissements que nous devons faire pourquoi parce qu'il est indispensable que nous fassions des économies en matière de fonctionnement j reviendrai la République doit être responsable à ce titre et si on veut baisser les charges les impôts si on veut être crédible en Europe crédible face à nos défis nous devons avoir une trajectoire économique de sérieux budgétaire mais en même temps nous devons savoir réinvestir sur nos priorités c'est indispensable et c'est indispensable pourquoi parce que dans cette transformation que j'aiévoqué dans cette transformation qui est celle de notre société de nos économie nous devons investir pour le numérique pour le changement de notre modèle économique et social si nous ne le faisons pas si nos programmes ne sont que des programmes d'austérité budgétaire alors nous faisons payer à la génération actuelle et à la génération à venir le manque de sérieux des générations précédentes et nous faisons une erreur au carré donc vous m'avez entendu dans le programme qui est le mien à chaque fois que je prends un engagement d'allègement de charg d'allègement de fiscalité je le finance je l'ai dit ce serait tellement plus simple de rester dans la politique classique et de dire je fais des cadeaux on verra plus tard ça ne tient plus d'abord les Françaises et les Français n'y croient plus et ensuite plus largement ça veut dire que soit on cache des impôts à venir soit on fera payer nos enfants et nos petits-enfants et cela je n'en veux plus pour mon pays parce que cela nous nous l'avons trop fait et donc pour réussir cette transformation nous avons besoin d'investissements qui seront négociés avec l'Europe mais qui sur nos priorités permettront de préparer la révolution en cours et à venir et qui concerneront aussi la Martinique parce qu'il y a ici en Martinique la capacité à réussir cette transformation il y a même tout pour réussir cette transformation que j'évoqué quand je regarde la Martinique et ses potentialités il y a un vrai entre eneuat il y a une volonté de faire il y a une culture de l'entrepreneuriat individuel et de la TPE elle est au cœur de la réponse économique et sociale dont nous avons besoin il y a un potentiel agricole énergétique des ressources naturelles un climat la présence justement de la mer des énergies et des réserves qui vont avec elle tout cela c'est ce qui existe en Martinique tout cela ce sont les potentialités de ce territoire je ne les invente pas je ne les importe pas et quand je dis que nous devons investir sur l'avenir je dis que nous devons déclencher précisément les comportements les choix qui permettront de construire l'avenir ici en Martinique grâce à tous ces trésors grâce à tout ce que la Martinique justement recèle de potentialité ça n'est pas faire des cadeaux ça n'est pas considérer la Martinique comme une source de coût ou un territoire qu'il faudrait aider c'est simplement se dire qu'en investissant sur l'avenir on va permettre à la Martinique de créer l'activité qui peut être cré ici et c'est cela le cœur de la réponse dont nous avons besoin d'abord en terme d'agriculture il une agriculture écologique qui peut-être développée ici la banane bien entendu qui a un avenir que nous prendrons en compte dans les négociations commerciales comme dans les négociations à venir de la PAC mais qui se développera en particulier si là aussi on innove si on innove en terme de pratique si on développe de plus en plus le bio qui est la réponse pour différencier la production et donner la capacité à lî de développer ses avantages mais la diversification de l'agriculture est indispensable il y a les possibilités d'aller plus loin en terme d'élevage avec là aussi les innovations qui doivent être prises et qui ont un moment été porté par la collectivité qu'il faut réactivé il y a une diversification des cultures pour accroître l'autonomie agricole et alimentaire de la Martinique c'est un défi formidable mais c'est un défi que nous pouvons relever ensemble parce que quel est le cœur du problème économique et social le cœur du problème de la vie chère que vous connaissez dans votre quotidien c'est la dépendance alimentaire de lîle c'est le fait qu'aujourd'hui 80 % des produits consommés sont importés et donc pour y répondre il faut bien évidemment avoir des dispositifs de soutien à la consommation c'est ce qu'on fait depuis décennies des décennies je ne les remettrai pas en cause mais il faut en même temps répondre à la racine du mal traiter la cause c'est-à-dire réduire les importations et favoriser la production locale la [Applaudissements] valoriser et donc pour se faire investir dans le développement de ces nouvelles filières agroécologiques dont la Martinique a besoin non pas par des planifications quinquenal ou décenal mais en aidant les projets qui sont portés par les entrepreneurs locaux par les filières locales en lien avec la collectivité pour par des appels à projet aider à déclencher ces innovations ses investissements et permettre d'aller plus vite sur ce sur ce chemin le 2è axe d'investissement c'est celui en terme d'environnement et d'énergie là aussi 90 % de la consommation énergétique est importé c'est ce qui entretient la dépendance de l'île c'est ce qui entretient des coûts élevés c'est ce qui fragilise la souveraineté là aussi de la Martinique et ce défi c'est un défi français mais c'est évidemment un défi martiniqué je ne suis pas train de vous dire qu'il faut construire des centrales nucléaires pour répondre à ce défi ça n'est à mon avis pas la bonne idée je suis en train de vous dire que nous devons accélérer la transition énergétique et environnementale et le faire ici avec toutes les potentialités que permet justement la Martinique il y a il y a en terme de géothermie de biomasse d'éolien de solaire la possibilité d'accélérer la production martiniquais ce sont des investissements j'en ai parfaitement conscience qui doivent être accompagnés par la collectivité territoriale et par l'État et donc l'État doit faire deux choses la première accpagé là aussi par des appels à projet cette accélération de la transition énergétique et environnementale et il doit simplifier les règles en teres de production pour favoriser la production locale et à ce titre les règles prises dans le cadre de la loi de transition énergétique comme de la loi biodiversité seront adaptés pour favoriser la production et les producteurs locaux et accélérer les investissements qui sont aujourd'hui décidés ici et qui seront décidés demain c'est indispensable c'est bon pour le pays c'est bon pour la Martinique et là aussi vous l'avez compris ça n'est pas des planifications vu d'en haut c'est l'aide aux investissements faits localement aux initiatives prises localement et aux innovations faites localement et là c'est indispensable de souligner ce point c'est à la fois des choix de territoire des choix de collectivité territoriale et des choix d'entrepreneurs nous étions tout à l'heure dans une formidable start-up green technologie créé par des jeunes martiniqués qui ont trouvé justement des techniques pour faciliter la recharge électrique de véhicules utiliser pour se faire l'énergie solaire c'est la preuve que par de l'innovation locale on peut accélérer cette transformation par leur innovation locale qui m en réseau des consommateurs qui met en réseau l'intelligence collective dont parlait tout à l'heure Matthieu gamma et bien permet non seulement de faciliter la recharge par l'énergie solaire mais qui en même temps répond au défis de déploiement du réseau sur la Martinique vrai vrai défi territorial en utilisant l'intelligence des consommateurs qui rejoignent le réseau cré et qui permet par l'innovation de consommer moins de consommer mieux et donc vous le voyez par l'innovation par l'entrepreneuriat martiniqué il y a aussi une réponse à la dépendance énergétique et vous voyez que tout se tient c'est parce qu'on investit sur l'avenir parce qu'on investit sur l'environnement et l'énergie qu'on peut donner tout son sens à cette libération du travail que j'évoqué tout à l'heure et qu'on peut en même temps donner à la Martinique la capacité de réussir dans le 21e [Applaudissements] siècle ce sont les mêmes innovations qui doivent permettre d'accélérer la mise en valeur des des ressources maritimes il y a une croissance bleue qui ici a tout son sens qui passera là aussi par de l'innovation par des nouvelles technologies par de l'entrepreneuriat par de l'investissement public nous devons accélérer le déploiement de l'économie bleue en Martinique c'est un axe prioritaire c'est un investissement d'avenir que je veux porter avec le territoire martiniqué parce qu'il permettra de donner tout son sens au fait que la France et la deuxième puissance maritime mondiale ne l'oubliez jamais et qu'est-ce qui fait que la France est un un territoire de la biodiversité est un territoire maritime ce sont les outremers précisément de la biodiversité française est ultramarine et notre frontière maritime elle est là aussi largement ultramarine il faut non pas avoir une approche patrimoniale non pas regarder cela comme un trésor qu'il faudrait protéger il faut la regarder comme un trésor à valoriser par et pour la Martinique enfin c'est un investissement sur les services à la personne et en partic parulier la Silver économie que je veux développer pourquoi l'un des défis de la Martinique dans les prochaines années et les prochaines décennies ce sera le vieillissement de la population c'est un défi il faut le regarder en face ce sera notre défi collectif c'est un défi français c'est tout particulièrement un défi martiniqué il ne faut pas le voir simplement comme un élément d'angoisse là aussi il faut le relever ce défi parce qu'il va en même temps créer un secteur d'activité et c'est cela que je veux que nous regardions ensemble ce secteur d'activité c'est celui qui conduira à créer des épad à créer des centres adaptés à créer de nouveaux soins de nouveaux accompagnements ce sera un investissement public et privé mais c'est celui aussi qui va nous conduire à investir dans nos nouvelles formations de nouveaux métiers un nouvel entrepreneuriat de nouveaux emplois qui seront qualifiés pour les uns mais médicaux d'innovation dans la domotique d'innovation dans ce qu'on appelle la Silver économie et puis des emplois peu qualifiés de service à la personne qui sont indispensables quand on veut accompagner celles et ceux qui entrent en dépendance ou qui rentrent dans le grand âge et donc cette économie de la dépendance ou du grand âge c'est aussi une opportunité pour le territoire martiniqué c'est une opportunité si on investit dans les infrastructures si on investit dans les formations si on investit dans les innovations et c'est aussi un des axes de développement de la Martinique que je veux pour aujourd'hui et pour demain voilà Mesdames et Messieurs ce que je voulais partager avec vous ce soir quelques convictions sur le défi du moment sur notre défi contemporain en France et plus particulièrement en Martinique vous dire que l'Esprit qui est le mien vous l'avez compris c'est un esprit d'engagement dans engagement parce que je sais la richesse des outresmèes pour la France je sais que ces territoires et en particulier la Martinique sont des territoires d'opportunités de résilience formidable sont des territoires de richesse ce que je ne veux pas c'est faire des promesses intena c'est continuer à regarder ces territoires comme des territoires d'obligés comme des territoires où en quelque sorte on vient chercher des voies en faisant des promesses qu'on tiendra pas ce que je veux c'est regarder la Martinique en face regarder ses défi regardez ses difficultés sans aucune naïveté mais regardez aussi toutes les promesses qu'elle recèent regardez l'énergie qu'il y a regardez la volonté et la capacité à relever tous ces défis de demain parce que toutes les potentialités sont là et donc moi je considère que la responsabilité de la République la responsabilité qui sera la mienne ma responsabilité de candidat c'est de m'engager auprès de vous pour reconnaître la diversité dans la République pour reconnaître la liberté qui doit être donnée au travail sous toutes ses formes pour reconnaître la le rôle de l'État et de la République pour assurer l'égalité des opportunités et pour reconnaître ces investissements dans l'avenir indispensable toutes les solutions sont là elles ne sont pas dictées à 7000 km d'ici elles existent elles sont le trésor de la Martinique mon rôle ma fonction ma volonté c'est de sonner aujourd'hui le temps de l'émancipation juste le temps de la mobilisation c'est celle que je vous demande avec en marche c'est celle que je veux porter ici pour la Martinique les martiniquaises les martiniqués c'est celle que je veux incarner avec vous vive la République vive la Martinique et vive la france merci à vous merci à vous merci merci beaucoup merci à vous

Meeting à la Martinique du 16 Décembre | Emmanuel Macron — Emmanuel Macron · Pourquijevote