Bourdin Direct du 19 mai - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 17 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:05OuverteRéponse directe
Si nous parlions des tests, parce que tout le monde parle de tests, tout le monde a envie d'être testé.
- 13:19RelanceRéponse partielle
Les tests sérologiques, pourquoi aucun d'entre eux n'a encore été validé officiellement ?
- 25:09OuverteRéponse directe
Jean-Baptiste Djébari, bonjour. J'ai une petite requête. Vous êtes loin ?
- 26:23FerméeRéponse directe
La SNCF, 100% du trafic des trains, quand ? À partir de quand ?
- 27:13FerméeRéponse directe
Est-ce que les tarifs vont être gelés pendant quelques semaines ou quelques mois ?
- 28:06OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez mettre à disposition des étudiants des billets moins chers pour rentrer à la maison ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00PrésentateurFait
« C'est illégal. »
- 3:08InvitéFait
« Il y a urgence à remettre l'écologie au centre de notre économie. »
- 3:26InvitéFait
« Nous ne voulons pas revenir sur des acquis sociaux comme les 35 heures. »
- 3:30InvitéPromesse
« Notre seule consigne de vote, ça va être la règle verte. »
- 16:51PrésentateurFait
« Les biologistes sont formels. Il faut faire le test sérologique au moins 21 jours après l'apparition d'éventuels symptômes. »
- 17:10InvitéFait
« Nous pensons qu'à 14 jours, ils donnent une réponse fiable. »
- 25:45PrésentateurChiffre
« Plus de 200 000 contrôles qui ont donné lieu à environ quasiment un millier de PV, 950 PV. »
- 27:09PrésentateurPromesse
« Dès la fin du mois de juin, 100% des TGV disponibles. »
- 28:42PrésentateurChiffre
« Environ autour de, à partir de 340 euros, autour de 400 euros pour un aller simple. »
- 29:06PrésentateurChiffre
« Environ 50% des réservations qui sont faites pour cet été comparativement à l'année dernière. »
- 34:46PrésentateurPromesse
« Vous avez le choix soit d'utiliser l'avoir pendant une période de 12 mois, soit de vous faire rembourser au bout des 12 mois l'avoir avec un bonus de 15%. »
- 36:22PrésentateurChiffre
« nous avons rapatrié plus de 180 000 Français éparpillés dans 40 pays du monde en quelques semaines »
- 39:27PrésentateurFait
« il y a un besoin de régulation sociale au niveau européen qui me paraît devoir être rediscuté »
- 42:44PrésentateurPromesse
« nous avons 24 000 bornes aujourd'hui, nous voulons 100 000 bornes en 2022 »
- 44:02PrésentateurChiffre
« l'État investit 50% de plus chaque année que ce qui a prévalu dans la décennie précédente »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Invité10 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Mardi 19 mai, l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Kall m'a menée là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour à tous. La crise à bon dos et certaines pratiques ne sont pas légales. UFC que choisir assigne 20 compagnies aériennes. Elle propose des avoirs et pas de remboursement aux passagers dont les vols ont été annulés ces derniers mois. Jean-Baptiste Djebari, secrétaire d'Etat chargé des transports, sera sur RMC BFM TV à 8h30. Le groupe La République En Marche n'a plus de majorité absolue à l'Assemblée. 17 députés annoncent ce matin la création d'un 9e groupe dans l'hémicycle. Des cérémonies dans les lieux de culte d'ici 8 jours. Le Conseil d'Etat ordonne la levée de l'interdiction dénonçant une atteinte grave à les libertés de culte. Bienvenue à tous sur RMC.
Transavia, Air France, Uéling ou encore Ryanair. Au total, 20 compagnies aériennes sont pointées du doigt par l'association de consommateurs UFC Cochoisir qui a décidé de les assigner. Certaines compagnies font croire aux voyageurs que la situation particulière de pandémie ne leur permet pas de les rembourser leurs billets d'avion. A la place, ils proposent un bon d'achat à utiliser dans l'année. Margot Bédé. L'avion d'Odima devait décoller pour la République dominicaine le 31 mars dernier. Son vol annulé, la jeune femme décide d'appeler la compagnie qui lui promet un remboursement. Un mois plus tard, sans nouvelles de son dossier, elle rappelle.
J'ai à nouveau une personne de chez Air Caribe qui me dit « Écoutez, on ne peut pas rembourser. Si vous voulez, j'annule vos billets et je ne vous rembourse que des taxes aéroportuaires. » C'est comment vous dire qu'on a encore plus envie de rire, de pleurer, on ne sait plus trop comment faire parce que les deux billets, le retour, ont coûté 1125 euros. Comme Dima, des milliers de passagers n'ont pas pu être remboursés. Après avoir recueilli leurs témoignages, l'UFC Quechoisir assigne aujourd'hui en justice 20 compagnies. Raphaël Bartlomé est le responsable du service juridique de l'association.
C'est illégal. Notre action, c'est simplement pour défendre le droit des passagers de choisir la façon dont ils souhaitent être remboursés, soit en argent, soit en avoir.
L'association ne demande pas de dommages et intérêts, mais souhaite que les compagnies soient contraintes de respecter leurs obligations. Et je vous le disais, Jean-Baptiste Djébari, secrétaire d'État chargé des Transports, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h30 sur RMC et BFM TV. La République en marche se fissure, c'est officiel. Depuis une heure, le parti d'Emmanuel Macron perd sa majorité absolue à l'Assemblée nationale. C'est en réalité la fin d'un long feuilleton politique. Un nouveau groupe composé de 17 députés a été créé. Son nom, Écologie, Démocratie, Solidarité. Un groupe qui se veut indépendant, ni dans la majorité, ni dans l'opposition.
Mais comme l'a expliqué ce matin chez nos confrères de BFM TV, Paul Laforte, député de la deuxième circonscription des Français de l'étranger. Elle avait d'ailleurs annoncé ici même quitter la République en marche fin janvier. Selon elle, l'écologie doit être la priorité. C'est maintenant qu'il faut peser. Il y a urgence à remettre l'écologie au centre de notre économie. Nous n'avons pas pu aller aussi loin qu'on le voulait. Aujourd'hui, ce qu'on commence à entendre, c'est que le gouvernement va demander aux Français de travailler plus pour financer cette crise, pour financer cette relance.
Nous, nous voulons vraiment une sortie de crise qui soit basée sur la justice sociale, sur la justice fiscale. Nous ne voulons pas revenir sur des acquis sociaux comme les 35 heures. Nous, notre seule consigne de vote, ça va être la règle verte. Emmanuel Macron s'entretient par visioconférence avec des élus locaux, au moment où l'exécutif doit notamment trancher la date de tenue du second tour des élections municipales. Le chef de l'État qui va aussi échanger aujourd'hui avec les dirigeants du géant pharmaceutique Sanofi, au cœur, vous le savez, d'une récente polémique sur la mise à disposition d'un futur vaccin contre le Covid-19. Le Conseil d'État a tranché.
Le gouvernement a désormais huit jours pour autoriser à nouveau des cérémonies dans les églises, les synagogues, les mosquées. Mais pour Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, pas question de se précipiter. Cette clarification était nécessaire. Après, est-ce qu'elle va permettre au rassemblement et aux cérémonies religieuses de reprendre demain ? J'en doute. De toute façon, nous avons décidé au sein du Conseil français du culte musulman de ne pas reprendre nos activités à l'occasion de grands rassemblements tels que l'Aïd el-Fitr ou même le prêche de vendredi.
Petit à petit, les fidèles s'habitueront avec les nouvelles conditions, parfois contraignantes, qui nous permettraient après de pouvoir envisager avec sérénité les rassemblements de plus grande ampleur. RMC 8h07, une facture plus salée au moment de payer depuis la réouverture de nombreux commerces. Vous l'avez peut-être remarqué, les prix ont augmenté, qu'on sache chez certains coiffeurs ou dans des instituts de beauté. Des reportages à Lyon, signé Florence Donjon. Pour sa réouverture, cet institut de beauté n'a pas eu d'autre choix que d'augmenter ses prix. Pour les jambes, avant, on était à 4,40 euros pour les demi-jambes. Aujourd'hui, on est à 5,90 euros.
En moyenne, le prix des prestations a augmenté de 10%. Mégane est esthéticienne. Elle l'explique par l'utilisation de matériel à usage unique. Avant, pour une épilation sur cils, on allait utiliser une spatule. Aujourd'hui, pour l'ensemble de la zone, on va en utiliser 12. A cela s'ajoute le coût du matériel de protection sanitaire. Fabien Estre est directeur général de Clarence. Il gère 70 enseignes en France.
Pour un mégane, ça représente entre 2,500 et 3,000 euros de coûts supplémentaires. Équipement des esthéticiennes, visière, surblouse, solution hydroalcoolique.
Sans compter le manque à gagner sur les soins du visage et la baisse de 10% de productivité à cause du temps de désinfection des cabines entre deux clientes. 38,90 euros. Des clientes qui comprennent plutôt bien cette hausse des prix, à l'instar de Pauline. Je préfère payer 4 euros de plus pour avoir une prestation que de le faire moi-même chez moi et être en difficulté. Enfin, l'Institut a mis en place un système de SMS pour gérer l'arrivée de chaque cliente. Un développement informatique qui a un coût, 25 000 euros. Les abattoirs, foyers de contagion en puissance dans les Côtes d'Armor. Un dépistage de grande ampleur va être mené aujourd'hui près de Saint-Brieuc.
Des tests qui sont essentiels pour lutter contre la propagation du Covid-19. Les brigades sanitaires mises en place depuis le 11 mai tournent à plein régime. Des salariés de l'assurance maladie qui ont pour mission de retracer les contacts récents d'un malade du coronavirus. Dans les Ardennes, à Charleville-Mézières, le centre d'examen de santé s'est transformé en quelques jours en service d'enquête Covid. Le reportage de Garance Munoz, Emma Oubé-Ker-Granier. En quelques jours, Cindy Boinelle a changé de métier. Elle était secrétaire médicale désormais à l'enquête sur les cas de Covid.
Là, moi, le but de mon appel, c'est de faire un point avec vous justement sur votre situation et parler éventuellement des contacts que vous auriez pu rencontrer.
Sa mission, retracer les derniers contacts entre un malade et de nouveaux porteurs potentiels.
Donc, c'est des appels qui sont très longs. Il faut bien prendre le temps avec la personne, déjà la rassurer, avoir un maximum d'informations pour justement faciliter les recherches. Généralement, les gens répondent très très bien à nos appels. Le plus dur, c'est de convaincre chaque cas contact de rester chez lui quand il n'a pas de symptômes. Le docteur Mélanie Parent coordonne ce centre. Malgré tout, on va quand même lui demander pour casser les chaînes de transmission, de se mettre à l'isolement, de se faire tester. Donc, parfois, ça peut être pas compris. Donc, on a vraiment un travail pédagogique à apporter.
Dans les Ardennes, le nombre de cas est en diminution. Mais Olivier Suzanne, directeur de l'assurance maladie du département, prépare un éventuel rebond. On a formé des personnes. Donc, on aura les moyens techniques et humains de faire face à cette nouvelle vague. On est là pour être vigilants.
Si d'autres départements doivent faire face à une nouvelle hausse des cas,
le centre des Ardennes pourra leur prêter main forte.
Une pilule d'hydroxychloroquine par jour. Donald Trump a annoncé hier qu'il prenait le traitement préventivement. Pourtant, aucune étude jusqu'ici n'a prouvé son efficacité.
Beaucoup de bonnes choses sont sorties sur l'hydroxychloroquine. Je prends de l'hydroxychloroquine. J'ai commencé il y a quelques semaines parce que je pense que c'est bien. J'ai entendu beaucoup de bonnes choses dessus. Et si ce n'est pas bon, je vous dirais d'accord. Mais en attendant, qu'est-ce que j'ai à y perdre ? C'est utilisé depuis 40 ans pour la malaria, pour le lupus et d'autres choses. Ceux qui sont en première ligne en prennent, les docteurs en prennent, j'en prends. J'espère ne plus en prendre bientôt parce que j'aurai des réponses, mais je pense que les gens devraient avoir le droit d'en obtenir.
En à peine deux mois, les Français ont changé leur habitude alimentaire. Résultat d'une enquête de Santé publique France publiée ce matin. Plus de grignotage, du cuisine maison. Et avec ça, une petite prise de poids. Romain Poiseau a rencontré une famille à Cher la forêt en Seine-et-Marne dont les habitudes alimentaires ont été modifiées.
Des petits gâteaux, des lasagnes, de bons petits plats. Bref, un confinement gastronomique pour Ethan, 4 ans et sa maman, Amélie.
On a mangé plus. On a mangé beaucoup. Des billets, des légumes. Et plus de barbecue. On a fait des barbecues et des apéros.
Le confinement a complètement perturbé les habitudes de la famille, selon Amélie.
Le repas du midi, c'était 14 heures bien tassées. Mais il y avait du grignotage en journée. Enfin, on avait plus tenté d'aller dans les placards parce qu'on bougeait moins, moins d'activité. Mais bon, c'était plus agréable.
Depuis qu'Amélie a repris le travail, elle a retrouvé une alimentation plus saine. Mais le docteur Arnaud Coccol craint que le confinement ait des conséquences plus graves chez certains de ses patients. Des diabètes qui se déséquilibrent. Des gens qui ont pu avoir de l'hypertension qui est déstabilisée. Oui, oui, je vais avoir une recrudescence dans les mois qui viennent de patients. Il y a des gens pour lesquels il y avait des contraintes financières extrêmement importantes et qui les rendaient encore plus anxieux et qui ont fait qu'il y a eu du grignotage où il y a pu y avoir des troubles du comportement alimentaire.
Selon l'étude de Santé publique France, 27% des Français déclarent avoir pris du poids pendant le confinement.
Et puis à retenir aussi également les élèves de Terminal qui vont connaître en fin de journée les premières réponses des établissements à leur vœu formuler sur la plateforme Parcoursup.
Bien, merci beaucoup. Il y a 8h12, attendu, attendu. 8h12, merci Céline. Le professeur Dominique Leguludec est avec nous, présidente de la Haute Autorité de Santé. Bonjour, merci d'être avec nous. Si nous parlions des tests, parce que tout le monde parle de tests, tout le monde a envie d'être testé. Alors, il y a les tests virologiques, ceux-là on les connaît bien, PCR. On va les oublier. Ils fonctionnent bien, tout va bien. Bon, parlons des tests sérologiques. Aujourd'hui, est-ce que la Haute Autorité de Santé a validé, les autorités sanitaires ont-elles validé des tests sérologiques ? Oui ou non ?
Alors, je vais quand même revenir sur ces fameux tests, les différences entre virologiques et sérologiques, parce qu'ils ne répondent pas du tout à la même question. Et je crois que c'est important que les gens comprennent. Les tests virologiques, ils vous disent quoi ? Vous avez du virus au fond de la gorge, vous êtes infecté et vous êtes contagieux.
Ce sont les tests PCR.
PCR, au fond du nez.
Au fond du nez.
Les tests sérologiques, c'est ceux qu'on fait au bout du doigt ou dans une crise de sang.
Oui, c'est du sang.
Voilà. Ils vous disent quoi ? Ils vous disent, j'ai été en contact avec le virus et j'ai fabriqué des anticorps.
Oui.
Voilà. Mais ils ne répondent pas si vous êtes contagieux, pas du tout.
Oui.
Et aujourd'hui, ils ne répondent pas encore formellement à une question très importante. Est-ce que je suis protégé ? Est-ce que je suis immunisé ? Est-ce que je suis immunisé ? Parce que j'ai eu contact ou j'ai eu la maladie. Voilà. J'ai été asymptomatique. Exactement. Or, c'est un peu tôt. On n'a pas encore les données scientifiques pour l'assurer. Donc, aujourd'hui, on peut dire, ça rend des grands services à des millions de Français, tous ceux qui ne se sont pas fait tester par PCR pendant qu'ils ont eu des symptômes.
Mais ça ne peut pas encore dire, vous pouvez baisser les gestes barrières, vous pouvez ne pas vous protéger, vous ne serez pas contagieux, vous n'êtes pas dangereux pour les autres non plus. Et donc, ce fameux passeport immunitaire que tout le monde attend, ça viendra, je l'espère. Mais aujourd'hui, on n'a pas encore assez de renseignements sur la qualité protectrice de ces antipodes. Bien. J'ai bien compris. Merci, professeur, d'avoir résumé tout cela. Les tests sérologiques. Alors, il y en a déjà sur le marché. Il y a déjà des Français qui se font tester. Tests sérologiques. Or, pour l'instant, aucun n'a été validé par les autorités. On est bien d'accord.
Alors, nous, ce que nous faisons, nous sommes une institution scientifique. Oui. Et on nous demande quels sont les critères de fiabilité. Nous avons fait ça il y a un mois. Oui. Et donc, notre premier avis, c'était il y a un mois, c'était un cahier des charges pour dire, voilà les bons critères, voilà comment il faut tester ces tests.
Bon.
Et ensuite, le centre national de référence est en contact, lui, avec les industriels. Il fait le travail d'évaluation, de test. Et enfin, le ministère prend les décisions. Eh bien, dites-moi, c'est long, tout ça. C'est long. Mais enfin, ce sont des précautions, quoi. Entre-temps, on n'a pas perdu notre temps. On a quand même travaillé beaucoup pour dire à quoi ça servait. Parce qu'il faut qu'il soit bon, mais il faut qu'il soit utile. Non, mais ça, vous nous l'avez dit. Mais moi, je vous repose la question. Non, non, non, à quoi ça sert précisément ? De prendre ce temps. Non, non, de prendre ce temps, il le faut peut-être.
En tout cas, il faut aussi savoir dans quel cadre, pour qui, ça doit être prescrit et remboursé. Bon, mais je vous repose la question, professeur. Les tests sérologiques, pourquoi aucun d'entre eux n'a encore été validé officiellement ? Il ne m'appartient pas de répondre à ça. C'est le ministère qui peut répondre. Non, mais d'accord, mais vous êtes la Haute Autorité de Santé. Nous sommes une institution scientifique, pas politique. Oui. Nous sommes une institution... Donc, c'est politique, quoi, si j'ai bien compris. Eh bien, c'est le ministère qui décide, bien sûr. Oui, non, mais oui. Nous, nous lui donnons des recommandations. Aujourd'hui, aucun test n'est validé.
Je crois pouvoir vous dire que vous allez être satisfait très bientôt. C'est-à-dire très bientôt ? Je n'appartiens pas non plus de le dire, mais c'est très vite. Non, non, mais d'accord, mais c'est-à-dire, on aura la liste des tests.
Oui, vous allez avoir des tests.
Nous aurons bientôt, avant la fin de la semaine. Oui. Probablement, oui. Avant la fin de la semaine, nous aurons la liste des tests sérologiques validés par les autorités sanitaires. Validés par les autorités sanitaires et acceptés par le ministère. Et acceptés par le ministère. Donc, nous pourrons aller, maintenant que nous savons à quoi ils servent, nous pourrons aller nous faire tester. Parce que pour l'instant, pardon, je vous coupe, professeur, pour l'instant, si je vais me faire tester avec un test qui n'est toujours pas validé, je ne peux pas me faire rembourser. Non, parce que pour être remboursé, il y a deux aspects. Il y a une première étape, est-ce que le test est fiable ?
Est-ce qu'on peut le recommander ? Et la deuxième étape, c'est dans quelles conditions il est utile. Et nous recommandons le remboursement quand il est utile. C'est ça que nous avons fait dans les deux autres avis. Pour les tests classiques, automatisables en labo, qu'on appelle les ELISA. Et hier, nous avons rendu un dernier avis pour les tests rapides. Ah, les tests rapides, ce sont les autotests ? Non, il y a trois types de tests rapides. Il y a ceux qui sont faits en laboratoire, qu'on appelle les tests de diagnostic rapides TDR. Et ça, c'est les mêmes indications finalement que les automatisables.
Il y a ce qu'on appelle les tests d'orientation diagnostique, qui permettent d'augmenter la possibilité de tests, et qui ne sont pas faits dans un laboratoire. C'est un médecin, une pharmacienne, un pharmacien qui les lit. Et ils ont une piqûre au bout du doigt, ils sont lits. Donc, ils peuvent être faits hors du système de soins. Par exemple, dans un camp de migrants, vous pouvez faire ce genre de tests. Et puis, la dernière catégorie, qui sont les tests que vous faites à la maison, vous, comme un test de grossesse, et qu'on appelle les autotests. Et ceux-là, par contre, nous avons considéré qu'il était prématuré de les recommander.
Pour une raison simple, c'est que la lecture de ce test n'est pas binaire. Ce n'est pas noir et blanc, c'est compliqué.
Oui, c'est compliqué, je comprends.
Et en plus, l'interprétation est compliquée aussi. Donc, nous, nous recommandons, nous conseillons de se faire accompagner par un professionnel de santé pour interpréter ce test.
Pour interpréter. L'autotest...
Un peu plus tard. Un peu plus tard. On va être patient. Il faut être patient. Il faut être patient, mais vous savez, cette maladie n'a que quelques mois. Non, mais ça, je sais. Je sais. Je sais. Bon, c'est très important d'avoir donc la liste des tests, parce que je vois quand même que certaines entreprises qui produisent des tests sérologiques ont reçu des quantités de commandes et même des commandes de l'État. Ça, il ne m'appartient pas d'en juger. Il nous appartient de donner... Par exemple, Benji Biotech a annoncé hier avoir reçu une commande de 100 000 tests de la PHP. C'est une forme de validation, quand même.
Si la PHP commande un test qui n'est pas encore validé, c'est une façon de le valider. Je peux répondre à ce que fait la Haute Autorité de Santé en tant que présidente de cette institution scientifique et indépendante. Bon. Alors, les biologistes sont formels. Il faut faire le test sérologique au moins 21 jours après l'apparition d'éventuels symptômes. Nous disons plutôt 14 jours. Ah bon ? Vous n'êtes pas d'accord avec les biologistes ? Au bout de 14 jours, vous savez, nous ne disons pas ça tout seuls. Nous travaillons avec les professionnels, qu'ils soient épidémiaux, infectiologistes, biologistes, médecins généralistes. Nous conconstruisons ces avis.
Aujourd'hui, nous pensons qu'à 14 jours, ils donnent une réponse fiable. À 14 jours, ils donnent une réponse fiable ? Voilà. Les premières réponses sont au 7e jour, après le 7e jour. Et ça peut être utile. Par exemple, vous êtes hospitalisé qu'au 8e jour, vous n'avez pas fait la PCR dans le nez pendant la première semaine. Ça donne un diagnostic de rattrapage. Et donc, ça permet d'être positif, d'affirmer votre maladie. Professeur Le Gullidec, sur ce qui se passe dans les abattoirs, vous avez travaillé, vous, la Haute Autorité de Santé ? Absolument pas. Absolument pas sur cette question. Vous n'êtes pas libre dans nos missions. Ce n'est pas dans votre mission.
Votre mission, exactement, rappelez-nous votre mission. Alors, la Haute Autorité de Santé, encore une fois, c'est une institution scientifique. Indépendante, et du politique, et des lobbies, et des industriels. Ce qui donne une légitimité à ses avis. Et qui recommande, donc qui examine quels médicaments on doit rembourser, quels tests on doit rembourser, quelles sont les bonnes pratiques pour les professionnels, quels sont les bons établissements de santé. Aujourd'hui, aucun traitement n'est remboursable. Aucun traitement contre le Covid-19 n'est remboursable. On est bien d'accord. Aujourd'hui, nous n'avons pas... Il n'y en a pas.
Aucun n'a encore démontré son efficacité, mais nous attendons les études avec impatience. Oui, qui tarde. Qui tarde, pardon, professeur. Non, il ne tarde pas. Cette maladie a-l'a quelques mois. Bon, d'accord. Il faut être patient, donc. Nous sommes impatients. Je comprends l'impatience. On a la même. C'est le monde de l'impatience, maintenant. Nous vivons dans le monde de l'impatience. Merci, professeur. De rien, merci. Vous êtes venu nous voir. Merci beaucoup, professeur Dominique Le Gullidec. Nous aurons la liste des tests sérologiques validés avant la fin de la semaine. Merci. 8h21, vous êtes sur RMC. A tout de suite, Mathieu.
Oui, le plan de relance européen de 500 milliards d'euros. Pour qui ? A quelles conditions ? Qui va payer ? Comment ? Tout savoir avec Frédéric Simotel dans un instant sur RMC. RMC, au moins direct. Et encore de très nombreux messages, de très nombreux témoignages depuis le passage du docteur Ferreri, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, sur cette peur du déconfinement, peur de sortir, peur de retrouver le monde du dehors. Nicole nous dit « Nous ne sommes pas sortis pendant deux mois et demi et depuis le déconfinement, je n'arrive pas à sortir. J'ai essayé. Je suis très angoissé. Et en plus, beaucoup de gens ne mettent pas de masque. Ça m'angoisse encore plus.
Delphine, je sors très peu. J'angoisse à chaque sortie. Je ne me détends plus. Je n'arrive plus à rire tellement l'angoisse est présente. Yannick, moi, ce sont les transports qui m'angoisse. Nous sommes collés. C'est flippant. Jean-François, moi, c'est quand je vois le comportement de certains. Il y a vraiment de quoi avoir la trouille de sortir de chez soi. Romain a un conseil. Je pense qu'il faut arrêter, peut-être, de regarder les informations. Si on est angoissé, les réseaux sociaux, tout ça participe à la psychose. C'est anxiogène. Moi, je suis stressé régulièrement. Du coup, j'ai arrêté les réseaux sociaux au bout de 15 jours. Et je vais beaucoup mieux.
Et puis, Laurent nous dit, je pense qu'il faudra être progressif et prudent. Je ne suis pas dans ma cabane. Mais le retour à la normale va être très, très long. Nous écrirons. RNP, 6h09h. Vaud'indirect.
Frédéric Simotel est avec nous. Frédéric, bonjour. Re-bonjour depuis tout à l'heure. Frédéric, si nous revenions sur ce plan de relance annoncé par Angela Merkel et Emmanuel Macron, 500 milliards d'euros, ce n'est pas rien. 500 milliards pour toute l'Union européenne. C'est-à-dire que les Français et les Allemands décident pour l'Union européenne. Ça va être plus compliqué. Bon, d'accord. Mais c'est un moment historique. C'est un moment historique. Déjà, il faut savoir, le budget de l'Union européenne, c'est environ 130 milliards. Vous voyez, il y a 500 milliards, donc ça pèse quand même beaucoup.
Alors, c'est vrai qu'on a eu la poignée de main Mitterrand-Cole quand on parlait de la réconciliation. Peut-être qu'un jour, on parlera justement de ce chèque Macron-Merkel comme ce moment historique. Alors, c'est vraiment historique parce que c'est la création d'une dette européenne. Pour la première fois... C'est une dette commune européenne. Exactement. Et pour la première fois, enfin, c'est de l'argent qui va être emprunté au nom de l'Union européenne avec un risque porté par l'Union européenne et remboursé par l'Union européenne. D'habitude, c'est plutôt... Même si les pays appartenaient à l'Europe, la France empruntée au nom de la France, l'Italie empruntée au nom de l'Italie, etc.
Et donc là, on parle d'un moment historique parce qu'on va clairement vers une plus grande consolidation de l'Union européenne, au moins sur ses aspects financiers. C'est un outil qui va être opérationnel. En 2021, les fonds vont être débloqués. Un outil fédéral de solidarité, de transfert entre les pays, notamment entre les cigales et les fourmis. C'est un outil, s'il avait existé pour la Grèce, on serait peut-être sorti... La Grèce serait sortie beaucoup plus facilement. Beaucoup plus facilement. Ça fait grincer, évidemment, les dents des eurosceptiques qui n'aiment pas trop ça. Quand l'Europe se bouge, concrètement sur le terrain, comment ça va se passer ?
Alors, donc je l'ai dit, c'est la signature Union européenne en bas de ce contrat de cette dette. L'Europe aidera en direct, alors les régions, des secteurs où les pays les plus touchés par la crise, ce sont des dotations, ce ne sont pas des prêts, elle donnera cet argent. Et par contre, cet argent sera remboursé, les bénéficiaires de ces aides n'auront pas à le rembourser, c'est les États qui rembourseront. Qui rembourseront largement. Donc on peut aider, je ne sais pas, une région pour le tourisme, et bien ce ne sera pas cette région pour le tourisme qui remboursera, c'est l'État qui remboursera en proportion de son PIB.
Donc l'Allemagne paiera plus que la France et la France plus que l'Italie ? Eh bien oui, les riches paieront plus que les pauvres. C'est pour ça que je vous disais, les Hollandais, les Autrichiens, les Suédois râlent un peu, l'Italie se dit, non, ça va plutôt être pas mal. Bon, maintenant, il ne reste que quand même des critères à définir. Parce qu'il faut convaincre les 25 autres pays. Il faut convaincre les 25 autres pays, il faut voir quels sont les critères, qui va décider telle région, tel secteur, on doit aider. Oui, qui va décider là ? Justement, c'est ça. C'est ça qu'Emmanuel Macron n'a pas répondu hier, mais voilà, ça va se décider. Comment est réparti l'argent ? Qui va décider ?
Voilà, c'est tout ça qui reste encore à décider. C'est pas gagné. Oui, alors l'Allemagne va avoir la présidence tournante à partir du 1er juillet. Donc, ils auront un poids un peu plus fort. Mais voilà, c'est tout ça qui reste. Et puis, un petit précision aussi, le Coupe franco-allemand s'est fixé d'autres objectifs. Doter l'Europe de compétences en matière de santé. Alors, on espère que ce ne sera pas une nouvelle autorité de plus. Réduire la dépendance industrielle de l'Europe par rapport à la Chine. Et puis, avancer vers cette neutralité carbone. Voilà, ils ont quand même précisé ça aussi dans leur entente.
Mais ce qu'il faut retenir, c'est vraiment cet argent qui va arriver pour aider les secteurs les plus en crise. Bien, merci. Nous allons suivre ça de près. 500 milliards d'euros, ce n'est pas rien. Merci, Frédéric. Il est 8h28, presque 29. Vous êtes avec nous depuis ce matin, 4h30. toutes les équipes autour de Mathieu Roux, de Charles Manier, Anaïs Castagna, Quentin Vinet, toutes les équipes Catherine et Quentin qui sont au standard, toutes les équipes techniques qui nous accompagnent, toutes celles et ceux qui sont là avec nous le matin. C'est un vrai plaisir de vous savoir là. Le 32-16, vous connaissez, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous.
Dans un instant, je suis avec Jean-Baptiste Djebari, le secrétaire d'État au transport. Beaucoup de questions. A tout de suite.
Les dernières infos. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Un neuvième groupe politique à l'Assemblée nationale composé de 17 députés marcheurs et ex-marcheurs. Conséquence, un désaveu pour Emmanuel Macron puisque le groupe La République En Marche perd la majorité absolue. Les ventes de voitures neuves en chute libre en Europe, moins 78% en avril, reculent sans précédent en raison des mesures de confinement. Et puis Donald Trump, de plus en plus menaçant avec l'OMS. La suspension du financement américain pourrait devenir définitive. À moins que l'organisation s'engage à des améliorations majeures sous 30 jours.
Le président des Etats-Unis considère entre autres que l'OMS est trop indulgente avec la Chine. Il est 8h31. Dans un instant, le secrétaire d'État au transport, Jean-Baptiste Djébari, est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin.
Jean-Baptiste Djébari, bonjour. Bonjour à vous. J'ai une petite requête. Vous êtes loin ? Réponse courte. Jean-Baptiste Djébari, c'est possible ? Allez, on y va. Je sais, promis. Ben oui, il va falloir revenir en studio bientôt. Parce que... Bon, allez. Avec plaisir. Très bientôt. Avec plaisir, oui. Mais je sais, je sais. Déconfinement, l'impatience grandit. Les Français ont envie de se déplacer. Nous approchons maintenant du week-end de l'ascension. Policiers et gendarmes seront mobilisés, j'imagine. Oui, absolument.
Comme la semaine dernière, comme le week-end dernier, nous avons fait, vous savez, sur la règle, des 100 kilomètres, plus de 200 000 contrôles qui ont donné lieu à environ quasiment un millier de PV, 950 PV. Donc, il y aura effectivement des mobilisations fortes, des forces de l'ordre. Non pas pour embêter les Français, mais bien pour s'assurer du respect de cette règle qui permet d'éviter pendant la période sanitaire un peu fragile la propagation du virus. Et puis, vous le savez, nous pourrons nous projeter pour l'horizon des vacances d'été. Le Premier ministre a fait des premières annonces.
Nous aurons fin mai un point de rendez-vous important pour nous projeter à la fois sur le mois de juin, la réouverture de nouvelles activités et puis plus généralement les vacances d'été en espérant que les choses effectivement continuent à s'améliorer. Alors, nous allons nous projeter ensemble déjà à Jean-Baptiste Djibari. La SNCF, 100% du trafic des trains, quand ? À partir de quand ? Alors, en fait, ce n'est pas tellement une question de capacité parce que la SNCF est capable à l'horizon de mi-juin de remettre quasiment 100% de ses TGV. C'est une question de savoir si on peut se déplacer. Vous savez qu'actuellement, nous avons environ 40% des TGV.
Et je parlais à Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF, hier, qui a rouvert les réservations pour les vacances d'été, les billets étant évidemment échangeables et remboursables, qui me disait qu'il observe le niveau de réservation de l'année dernière. Donc, les Français ont envie de se déplacer. Et si les déplacements peuvent reprendre de façon normale, il y aura des TGV et il y aura 100% de TGV disponibles dès la fin du mois de juin. Dès la fin du mois de juin, 100% des TGV disponibles. Est-ce que les tarifs vont être gelés pendant quelques semaines ou quelques mois ?
En tout cas, cela renvoie un peu à la politique commerciale de la SNCF, mais là-dessus, Jean-Pierre Farandou a eu un engagement très clair et nous en avons discuté. Et l'État et le gouvernement lui a demandé effectivement de continuer à pratiquer les mêmes tarifs qui prévalaient avant crise. Il paraît évident et d'ailleurs, il est souhaitable que le train reste un des outils de déplacement préférés des Français et que pour cela, les prix pratiqués soient ceux qui sont traditionnellement connus. Donc, il n'y aura pas d'inflation tarifaire, il n'y aura pas des prix pratiqués à l'occasion de cette reprise qui sont supérieurs à ceux que les Français connaissent habituellement.
Je vais vous parler des avions, je vais vous parler des frontières, je vais vous parler des autocaristes, je vais vous parler des routes, des transporteurs routiers, je commence avec les avions, les vacances d'été, dans les dom-toms d'abord. Est-ce que vous allez mettre à disposition par exemple des étudiants des billets moins chers pour rentrer à la maison ? Alors, deux éléments. D'abord, oui à cette première réponse. Nous avons conclu avec Air France et Air Austral des prix, des tarifs adaptés pour les étudiants qui vont s'appliquer à compter du 1er juillet jusqu'au 31 août pour effectivement revenir à la maison.
Des prix qui sont adaptés et qui ne sont pas ceux qu'on a pu évoquer dans la presse il y a quelques semaines. Quel prix ? Environ autour de, à partir de 340 euros, autour de 400 euros pour un aller simple, ce qui est une fourchette de tarifs qui est pratiquable en général en s'y prenant un peu à l'avance pour les retours vers les territoires d'outre-mer. J'étais hier matin avec les compagnies aériennes qui me disent elles aussi avoir des demandes pour la saison d'été. Alors à la fois le tourisme affinitaire et familial mais aussi le tourisme plus grand public. Environ 50% des réservations qui sont faites pour cet été comparativement à l'année dernière.
Il faudra évidemment que les conditions sanitaires et que la situation épidémiologique le permettent. Et ça, je l'ai dit, ça s'étudiera, ça s'analysera fin mai, début juin. Et puis il y a dans les territoires d'outre-mer, des demandes qui sont différentes. Certains territoires veulent revenir, veulent voir le tourisme revenir relativement rapidement. D'autres sont plus précautionneux. Il faudra que tout ça se noue en bonne intelligence locale et soit porté évidemment politiquement du côté des territoires d'outre-mer. Mais nous pourrons, si nous le souhaitons, aller passer des vacances dans les territoires d'outre-mer cet été.
Alors je le redis avec le conditionnel qui s'impose parce que le Premier ministre a bien dit si jamais la situation épidémiologique le permet. Oui, les déplacements pendant les vacances d'été seront permis partout en France et donc y compris dans les outre-mer. Il y a, il faut quand même le dire, une fragilité particulière dans certains territoires d'outre-mer. Vous le savez, le système sanitaire, le fait que ce soit des territoires isolés, des îles, que par nature, le fret, par exemple, le fret médical est plus difficile à y faire parvenir. Il y a ces spécificités-là que vous connaissez très bien.
Mais oui, si la situation le permet, les Français pourront se déplacer partout en France et donc y compris dans les territoires d'outre-mer. Et en Europe, est-ce que les vols au sein de l'espace Schengen dans toute l'Europe vont reprendre avant l'été ? Alors, deux éléments. D'abord, les frontières restent fermées, frontières Schengen, intra-Schengen, jusqu'au, enfin, hors de l'espace Schengen jusqu'au 15 juin. Vous savez, c'est ce qui a été rappelé par le président de la République hier. Nous avons actuellement un guide qui est en cours de publication par l'autorité européenne de l'aviation qui posera les mesures sanitaires, qui harmonisera les mesures sanitaires partout en Europe.
C'est une des conditions pour redémarrer. Chacun comprend ici que si la France fait différemment de l'Allemagne, qui fait différemment de l'Italie ou de l'Espagne, nous n'arriverons pas à redémarrer dans des bonnes conditions sanitaires, dans des bonnes conditions d'exploitation commerciale. Donc ça, ça va être réglé, on va dire, cette semaine. En tout cas, nous aurons un cadre cette semaine. Et après, il faudra que les compagnies aériennes soient en capacité de proposer un programme de vol. Nous avons par exemple le cas d'Orly qui est un cas concret.
Et moi, j'ai déjà pu annoncer d'ailleurs à votre micro que si nous avons un programme de vol solide, que si nous avons une situation sanitaire qui s'améliore, alors il n'est pas inenvisageable de rouvrir Orly à l'horizon du fin juin, peut-être du 26 ou du 28 juin, et que nous allons en tout cas travailler sur cette hypothèse. Jean-Baptiste Diebary, je parlais des vols à l'intérieur de l'Europe parce que l'Italie qui va ouvrir ses frontières par exemple le 3 juin va permettre aux Français d'aller, s'ils le souhaitent, passer des vacances en Italie ?
Bon, vous avez vu que notre période temporaire court du 11 mai au 2 juin, qu'il y aura forcément à compter du 2 juin de nouvelles mesures, que nous, évidemment, nous regardons très attentivement ce que fait l'Italie qui a été très dur en toucher, et que l'objet, en tout cas la préconisation politique, c'est bien celle de la réciprocité. Nous voulons que de part et d'autre des Alpes qui nous séparent avec les Italiens, nous ayons des mêmes mesures, des équivalences de mesures en termes de sécurité sanitaire.
C'est bien ça que nous travaillons au jour le jour avec nos collègues italiens, et vous savez que nous aurons à prendre un nouveau paquet de décisions à l'horizon du 2 juin de manière à ouvrir aux nouvelles activités et à lever ou non certaines restrictions de voyage. Ça veut dire qu'à partir du 3 juin, il est possible, si tout se passe bien, il est possible que des touristes venus d'autres pays d'Europe, d'Italie ou d'ailleurs, puissent venir en France ? Non, ça veut dire qu'à compter du 2 juin, en France, il y aura de nouvelles règles et que ces règles, évidemment, elles s'imposeront aux Italiens qui veulent venir en France.
Aujourd'hui, des Italiens peuvent venir en France s'ils justifient d'un motif professionnel impératif, par exemple. Oui, mais je parle de faire du tourisme. Nous aurons à partir du 2 juin et cela sera annoncé. Non, mais vous comprenez bien que si la situation sanitaire le permet, alors effectivement, petit à petit, les choses vont progressivement entrer dans l'ordre. Mais je n'anticipe rien. Dans la semaine du 25, c'est-à-dire la semaine prochaine, nous aurons de nouveaux avis scientifiques. Nous aurons probablement des déclarations du président ou du Premier ministre sur ce sujet qui traceront la perspective à la fois de la situation sanitaire et des déplacements possibles.
Et vous voyez que les calendriers sont quand même relativement proches. Le 2 juin pour la France, le 3 juin pour l'Italie. Et je ne doute pas que nous arriverons à coordonner nos mesures. L'objectif étant, évidemment, d'avoir réciprocité des mesures et donc niveau de protection sanitaire égal de part et d'autre des frontières, évidemment. Bien. Les compagnies aériennes doivent-elles obligatoirement proposer soit le remboursement des billets, soit un avoir ? Vous avez vu que de nombreuses compagnies aériennes ont été assignées par l'UFC que choisir. Que dites-vous ce matin ? Absolument. Moi, je dis trois choses.
Un, il faut vraiment avoir en tête que les compagnies aériennes sont quasiment toutes, ont quasiment toutes été en situation de faillite ces derniers mois. Pourquoi ? Parce qu'elles ont perdu 95% de leur chiffre d'affaires très brutalement. Ça a été le cas d'Air France, ça a été le cas de quelques autres. Oui, mais beaucoup de clients aériens. Il fallait le faire et l'État a agi. Oui, bien sûr. Et donc, du coup, maintenant, un, on commence à avoir une visibilité sur la reprise du trafic. Deux, les compagnies aériennes sont sauvées, ont été soutenues en trésorerie et commencent aussi, elles, à avoir un peu de prévisibilité.
Et donc, elles, et trois, elles commencent à pouvoir avoir des politiques commerciales de remboursement, certaines l'ont annoncé, ou de remboursement conditionné. Je prends un exemple. Si, à côté du 15 juin, vous achetez, du 15 mai, pardon, vous achetez un billet chez Air France que vous comptez utiliser pendant l'été, que votre vol est annulé, alors vous avez le choix soit d'utiliser l'avoir pendant une période de 12 mois, soit de vous faire rembourser au bout des 12 mois l'avoir avec un bonus de 15%.
C'est ce type de proposition commerciale que nous avons d'ailleurs demandé aux compagnies aériennes qui vont être mises en place un peu partout et qui vont permettre d'équilibrer la réalité économique des compagnies aériennes et le juste droit des consommateurs. Donc, il faut comprendre qu'on est dans des discussions encore un peu fragiles, qu'on avance des... Pour les vols annulés avant le 15 mai ? Pour les vols annulés ? Je ne suis pas remboursé. De la même façon, les compagnies aériennes l'ont dite, elles vont faire des propositions soit de remboursement en cas par cas, soit d'avoir. Tout ça va se nouer au fil des jours qui viennent.
Je pense qu'il faut vraiment que chacun comprenne qu'on a eu à réagir dans une situation complètement inédite et donc il faut inventer des mécanismes. Peut-être que pour l'avenir, il faudra créer un fonds de compensation des voyageurs directement portés par une entité européenne pour protéger, par exemple, les voyageurs européens.
C'est un sujet de discussion qu'on a avec la Commission européenne mais je le dis pour l'instant, il fallait à la fois sauver les opérateurs, les compagnies aériennes, les agences de voyage et permettre de plus en plus le remboursement direct des voyageurs ou alors la disposition ou la mise à disposition d'avoir qui sécurise effectivement aussi les achats côté consommateur. Jean-Baptiste Djibar il y a encore des milliers de Français, des franco-marocains qui sont bloqués au Maroc encore parce qu'il y a très peu de vols, très peu de bateaux. Les frontières du Maroc sont fermées. Initiative du gouvernement ? D'abord, il y a encore quelques vols.
Vous savez que nous négocions politiquement les droits de trafic pour que ces vols aient lieu. Je rappelle que nous avons rapatrié plus de 180 000 Français éparpillés dans 40 pays du monde en quelques semaines, en un peu plus d'un mois avec Jean-Yves Le Drian et que ce travail va continuer effectivement pour nos compatriotes qui sont au Maroc, en Algérie, en Tunisie.
Donc nous allons continuer effectivement à mettre en place ces vols au cas par cas en lien avec les autorités marocaines et vous avez raison de décrire une situation qui devrait s'améliorer au fil des semaines au moment où nous retrouvons un trafic, en tout cas où nous posons un cadre sanitaire pour le trafic aérien et au moment où nous amorcerons évidemment la reprise. C'est un sujet que nous traitons évidemment très sérieusement ici au ministère des Transports. Les autocaristes qui ne sont pas très satisfaits, en partie satisfaits, des annonces faites l'année dernière concernant le tourisme et les aides au tourisme. Alors, exonération des charges sociales, ça c'est acquis.
Mais ils demandent quoi ? Le report des prêts bancaires, 6 à 12 mois, ce report, et puis la poursuite du chômage partiel après le mois de juin jusqu'à la reprise totale de l'activité. Est-ce que vous répondez oui ou non à ces deux revendications ce matin ? Bon, alors d'abord nous discutons quotidiennement. J'étais encore avec le patron de la FNTV, Jean-Sébastien Barraud, hier au téléphone. Donc, nous connaissons ces revendications. Nous avons déjà fait beaucoup, les mesures générales, quelques mesures spécifiques.
J'ai annoncé avec Gérald Darmanin il y a maintenant quelques jours le remboursement accéléré de la TICPE à taxe sur les produits pétroliers de manière à leur donner aussi un peu d'oxygène sur le plan de la trésorerie. Donc, nous faisons déjà tout cela. Et ensuite, nous continuerons à discuter. Vous savez que Mioël Pénicaud a posé un cadre s'agissant du chômage partiel. Disons qu'à compter du 1er juin, effectivement, le chômage partiel va décroître, en tout cas, sa prise en charge dans des proportions raisonnables correspondant à l'activité qui pourra être reprise. Vous savez que s'agissant des cars privés, l'activité du transport scolaire reprend petit à petit, progressivement.
Il y aura certainement au mois de juin des reprises s'agissant des visites touristiques si le tourisme est en capacité de reprendre. Donc, les choses vont s'améliorer progressivement courant du mois de juin et possiblement dans l'été. Donc, nous allons regarder ça avec lucidité, à la fois sur le niveau de reprise, sur ce qu'il convient de faire pour permettre de faire la jointure encore dans ce mois difficile qui est le mois de juin. Et nous continuerons, évidemment, à discuter avec les syndicats. C'est ce que nous faisons de façon quotidienne. Report des prêts bancaires ? Report des prêts bancaires, c'est possible ? Ça va se discuter ici.
C'est un sujet qui touche essentiellement Bruno Le Maire et Mioël Pénicaud, mais c'est un sujet connu et nous avons ces propositions bien en tête. M. Bourdin, je peux vous le confirmer. Les transporteurs routiers demandent une suspension du cabotage. Oui ou non ? Est-ce que vous allez accorder cette suspension ? Alors, en l'état, c'est difficile à mettre en oeuvre, mais j'ai eu tous les syndicats ces derniers jours sur ces sujets et à chaque fois, le sujet de la clause de sauvegarde, donc la suspension de 6 mois du cabotage est revenue. Pourquoi c'est compliqué ?
D'abord parce que les flux sont ce qu'ils sont et aujourd'hui, si nous ne voulons pas créer d'effet de pénurie dans l'approvisionnement des supermarchés et dans la chaîne logistique, les flux étant ce qu'ils sont, c'est difficile de suspendre tout pendant 6 mois sauf à créer des effets de pénurie assez importants. En revanche, et c'est l'engagement que nous prenons, il y a un besoin de régulation sociale au niveau européen qui me paraît devoir être rediscuté et je pense que toutes les initiatives qui sont en train d'être prises par M.
Macron, Mme Merkel, notamment hier, avec l'annonce éventuellement de la réforme des traités, des initiatives qui visent à sortir très rapidement de la crise sanitaire, de la crise économique et à se donner des capacités de rebond, de se construire en souveraineté, tout ça permettra d'avoir des discussions exigeantes au sein de l'Union européenne sur le niveau de protection sociale que nous exigeons partout en Europe et ce sont des discussions que moi je me suis engagé à avoir avec mes collègues ministres des Transports européens, nous avons un conseil de transport le 4 juin, j'ai eu l'occasion d'en discuter très intensément avec mon homologue allemand, ce sont évidemment des sujets, celui de la régulation sociale sur lequel nous voulons avancer, je prends un exemple que j'ai déjà eu l'occasion de citer, l'exemple du modèle Ryanair, on voit bien que s'agissant du transport aérien mais ça peut s'appliquer évidemment à d'autres types de transports, on a eu des modèles qui ont prospéré parfois sur des zones grises du droit européen qui très clairement ont constitué certains excès et qu'il conviendra de réguler beaucoup plus fortement prochainement et c'est l'engagement que j'ai pris vis-à-vis des syndicats et c'est là-dessus notamment que nous allons travailler dans les jours, dans les semaines qui viennent.
Les péages gratuits, je dis ça parce que Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, demande des péages gratuits sur les autoroutes cet été pour accélérer le tourisme, le retour au tourisme. Oui ? Non ? Jean-Baptiste Djebari, vous faites la demande aux sociétés d'autoroutes ? Eh bien, je vois. J'engage... Non, mais d'abord, pour répondre sérieusement, d'abord, les sociétés d'autoroutes ont subi de la même façon des pertes de chiffre d'affaires de l'ordre de 80%. Et Mme Delga sait très bien que tout ça est noué et géré par des contrats qui d'ailleurs n'ont pas été négociés par nous mais qui continuent à s'appliquer.
Donc si Mme Delga veut rembourser le niveau de péage aux sociétés concessionnaires en Occitanie, je l'invite à rentrer en contact avec les concessionnaires en question. Moi, je note que durant toute la période, la solidarité s'est exercée dans tous les domaines et d'ailleurs, y compris des concessionnaires autoroutiers vis-à-vis des personnels soignants. Vous savez qu'ils ont permis le remboursement à tous les personnels soignants des frais de péage encourus pendant cette période et que ça continue d'ailleurs toujours.
Donc je dis que cette proposition, on le comprend bien, est un peu politique, que sur le plan pratique et contractuel, elle est assez inopérante et que moi, je dis qu'on a besoin encore des concessionnaires pour faire des investissements assez majeurs dans les prochaines semaines. Je pense notamment aux bornes de recharge électrique qui permettront l'itinérance prochainement. Donc nous allons leur demander beaucoup aux concessionnaires autoroutiers, beaucoup, pour améliorer encore la qualité des infrastructures, pour permettre effectivement aux véhicules électriques de mieux fonctionner. C'est-à-dire les bornes ? Qu'est-ce que vous allez leur demander ? Pour envisager.
C'est-à-dire que je pense qu'aujourd'hui, on a encore un frein à l'usage du véhicule électrique qui est qu'on a trop peu de bornes et notamment trop peu de bornes sur les longues distances. Et on voit bien que les concessionnaires autoroutiers le disent d'ailleurs ont volonté d'installer un certain nombre de bornes pour atteindre rapidement le nombre de 100 000 bornes. Alors je vais leur demander très concrètement d'installer ces bornes rapidement. Je vais leur demander aussi d'ailleurs de réfléchir à des tarifs différenciés. Combien de bornes sur les autoroutes ? Combien de bornes ? Objectif, objectif M. Bourdin, nous avons 24 000 bornes aujourd'hui, nous voulons 100 000 bornes en 2022.
Je suis persuadé qu'avec l'effort collectif, nous pouvons avoir 100 000 bornes en 2021. Donc nous allons faire ce travail, c'est un travail d'ailleurs qui a été engagé depuis quelques temps avec eux, mais nous avons l'objectif d'avoir 100 000 bornes en 2021 de manière à permettre l'itinérance et à renforcer le modèle du véhicule électrique en Europe et en France. Vous savez que nous avons de grands constructeurs pour ça qui sont engagés et que nous menons une action européenne très forte sur la filière de la batterie électrique. Donc nous avons cette ambition très forte et par ailleurs je leur demande aussi de réfléchir à une nouvelle grille de tarifs.
Vous savez, nous avons besoin d'aller vers des tarifs un peu différenciés selon que vous utilisez des véhicules propres justement, selon que vous soyez possiblement demain en covoiturage. Donc c'est un travail inabouti ce que je présente là. Mais nous aurons besoin de cette créativité collective de manière à ce que le monde de demain, puisqu'il convient de l'appeler comme ça, soit aussi plus juste sur le plan des déplacements et c'est en tout cas à mon avis de beaux sujets de travail que nous pourrons mener ensemble. Deux choses avant de terminer. Première question, est-ce que l'État aidera bien la SNCF ? L'État est actionnaire ? Est-ce que l'État va aider comme l'État ?
L'État de France ou Renault ? Je rappelle que l'État, mais la réponse est oui, M. Bourdin, je rappelle que l'État a repris 35 milliards de dettes. C'est donc énorme et inédit. Que l'État investit 50% de plus chaque année que ce qui a prévalu dans la décennie précédente. 3,6 milliards d'euros sur le réseau, c'est conséquent et que l'État évidemment aidera la SNCF. J'ai demandé à Jean-Pierre Farandou après la crise, dès lors qu'on aura vraiment une vision un peu juste de ce qui s'est passé sur le plan financier, de me présenter une trajectoire financière que nous allons retravailler ensemble, de refaser les travaux. Vous savez que beaucoup de travaux ont été suspendus ou se sont ralentis.
Donc nous allons refaser tout ça. Mais l'ambition ferroviaire, elle demeure. Et j'ai pu avoir une discussion intéressante avec le Président de la République la semaine dernière. Nous avons évoqué le sujet des petites lignes. Ça demeure une priorité. Le sujet du frais de ferroviaire, extrêmement important. Et nous aurons à prendre des engagements très forts sur le sujet, y compris au plan européen. Le sujet des trains de nuit. Les trains de nuit sont un très beau sujet et qui a été trop longtemps délaissé en France quand on regarde la situation de 2010 par exemple à aujourd'hui.
Donc nous avons pour le ferroviaire évidemment une ambition qui demeure et nous prendrons les mesures de soutien de la SNCF qui s'imposent. Et pour des compagnies aériennes comme Corsair, par exemple, ou d'autres, est-ce que vous allez trouver des solutions ? Toutes les compagnies aériennes, absolument. D'ailleurs, nous avançons bien avec M. de l'Isagir, le patron de Corsair que j'ai encore vu hier matin. Chaque cas est un peu différent. Ça dépend aussi des actionnaires. Nous demandons évidemment aux actionnaires de contribuer.
Donc il a fallu gérer des cas très différents mais tant pour Air Austral que pour Corsair que pour les autres compagnies qui ont suscité ou qui ont exercé des demandes à l'égard de l'État. Nous avons travaillé au cas par cas en lien avec les services de Bercy pour trouver le meilleur paquet de solutions et nous avançons bien sur l'ensemble de ces requêtes, de ces demandes pour passer la crise. Après, il y aura l'après-crise. Il faudra que le pavillon français soit fort mais nous avançons bien ces jours-ci avec les compagnies aériennes. Jean-Baptiste Djebarry, j'ai une dernière question qui est très politique. Neuvième groupe créé à l'Assemblée nationale.
Est-ce que c'est un tournant dans le quinquennat ? La République en marche perd sa majorité absolue. Est-ce un tournant ? Alors, deux points. La République en marche perd peut-être sa majorité absolue mais la majorité présidentielle avec nos alliés du modem demeure. Donc notre capacité à agir demeure. Et deux, je connais très bien les personnes qui ont rejoint ce neuvième groupe. La question, c'est pas tant de rejoindre un groupe. C'est pour quoi faire ? Et il me semble que si c'est pour être quelque part dans la production de tribunes ou un peu dans la comptation et pas dans l'action, ça me semble être un projet peu fédérateur.
Et moi, je pense qu'on est dans un moment où on a besoin d'action, résolument d'action. Beaucoup a été dit. Quasiment tout a été dit. Maintenant, il faut agir. Et je préfère me situer dans cette logique d'action que dans la logique d'un contrepoids politique qui, à mon sens, me paraît être un peu décalé dans le temps. Merci Jean-Baptiste Djebarry. Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions sur RMC et BFM TV. Il est 8h55. Et à bientôt.
RMC, 6h09, Vos dans direct.