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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 7 octobre 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesSécurité

Emmanuel Macron peut-il nommer un Premier ministre de gauche ? «Avec lui, je peux m'attendre à tou

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il admet sa responsabilité sur les 1000 milliards de dettes ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    1000 milliards, ça fait beaucoup ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Gautier Lebrecht, un Premier ministre de gauche ?

  • 4:55OuverteRéponse directe

    Techniquement, M. Fort nommé Premier ministre demain, qui peut-il choisir ?

  • 5:37OuverteRéponse directe

    Le pouvoir d'un ministre sans Parlement ni Président ?

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Une motion de censure peut-elle être votée en 24h ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Invité politiqueFait
    « Je réponds d'abord que j'ai ma responsabilité. Et quand vous avez été 7 ans ministre des Finances, vous ne vous défaussez pas de vos responsabilités. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Les présidents, ça adore dépenser. Les ministres, ça adore dépenser. Je dépense, donc je suis. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Chaque jour, je me suis battu pour faire des économies. »
  • 1:54Invité politiqueChiffre
    « j'ai enfin réussi à faire des économies, on va dans la bonne direction, vous allumez votre radio, et là, on vous apprend que la première ministre a décidé d'augmenter le point d'indice des fonctionnaires, et que ça coûte 8 milliards d'euros par an. »
  • 2:56InvitéChiffre
    « 1 000 milliards, ça fait beaucoup. »
  • 3:01InvitéFait
    « Son métier, son boulot, si je puis dire, de ministre, était aussi de dire non parfois. »
  • 4:07InvitéChiffre
    « Nous, on s'est fixé une marge à 100 milliards par an. »
  • 4:44InvitéFait
    « Avec Emmanuel Macron, moi, je peux m'attendre à tout. »
  • 5:56InvitéPromesse
    « À partir du moment où nous avons un Premier ministre de gauche et des Verts au gouvernement, nous déposerons une censure. »
  • 6:20PrésentateurChiffre
    « Vous êtes combien aujourd'hui ? 143 avec l'UDR. »

Temps de parole

  • Présentateur49 %
  • Emmanuel Macron22 %
  • Invité14 %
  • Invité 213 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 16h49, on va peut-être terminer avec Bruno Le Maire, parce qu'il annonce se retirer définitivement de la vie politique, j'ai l'impression, écoutez.

0:10
Emmanuel Macron

Je me retire, vous verrez bien que je ne suis qu'un prétexte, et que le problème est malheureusement infiniment plus profond. Mais puisque je suis perçu comme le problème, et que la perception ça compte, je vais me retirer totalement. Je ne veux pas être ministre des missionnaires en charge des affaires courantes pendant encore des semaines et des semaines, plus profondément je ne me sens pas la légitimité de signer en affaires courantes des décrets qui concernent nos militaires, nos armées, la sécurité de nos compatriotes. Je n'ai pas la légitimité pour ça. J'en ai parlé au président, il a signé le décret, et désormais je suis totalement en dehors du gouvernement.

0:45
Présentateur

Et puis sur la dette, parce qu'il a quand même une responsabilité, est-ce qu'il l'admet ou pas sur les 1000 milliards de dettes ? Que dit Bruno Le Maire ? Écoutons.

0:53
Emmanuel Macron

Je réponds d'abord que j'ai ma responsabilité. Et quand vous avez été 7 ans ministre des Finances, vous ne vous défaussez pas de vos responsabilités. Et croyez-moi, ça reste un déchirement personnel très fort d'avoir dû quitter le ministère des Finances après la dissolution sans avoir laissé la maison en ordre. Les présidents, ça adore dépenser. Les ministres, ça adore dépenser. Je dépense, donc je suis. Vous n'avez qu'à voir un ministre, dès qu'il arrive, qu'est-ce qu'il veut faire ? Une annonce, aller à la radio. J'ai obtenu telle aide, j'ai obtenu tel soutien supplémentaire, j'ai obtenu tel soutien financier pour telle association, ou tel hôpital, ou telle école, ou telle crèche.

Mais c'est très bien, il faut choisir. Chaque jour, je me suis battu pour faire des économies. Vous vous êtes battu, mais si on devait donner un exemple, par exemple, vous faites 100 millions d'euros d'économies, vous êtes tout content, ça vous a demandé des semaines de négociations avec un ministre, avec des oppositions, vous êtes content, vous vous levez le matin, j'ai enfin réussi à faire des économies, on va dans la bonne direction, vous allumez votre radio, et là, on vous apprend que la première ministre a décidé d'augmenter le point d'indice des fonctionnaires, et que ça coûte 8 milliards d'euros par an. Donc c'est assez désespérant, il faut reprendre le travail depuis le début.

2:08
Présentateur

Bon, ça, ça s'entend, c'est assez intéressant là, parce que là, je trouve que... C'est sa meilleure partie. Oui, je trouve, oui, parce que vous avez parfaitement raison, Sarah. Là, je le trouve sincère. Mais bien sûr. Et il dit juste. Et il dit juste. Vraiment, c'est sa meilleure partie de l'interview, il aurait dû faire que ça. Mais je suis d'accord avec vous. Parce qu'en fait, ce qu'on demande à un homme politique, c'est d'être au plus près de la réalité. Donc là, il parle vrai. Ah, vraiment ? Il n'est pas sous... Il ne fait pas de com'. Et là, et c'est... C'est ce qu'on attend. Il parle vrai parce qu'il n'est plus en fonction. Donc, c'est ça que j'attends d'un homme politique.

Alors, sans doute, lorsqu'on est en fonction, il y a des codes.

2:44
Invité

Ah, ben, vous ne pouvez pas taper sur la première ministre, Elisabeth Borne, en l'occurrence, comme il le fait là, ça c'est sûr.

2:48
Présentateur

Mais oui, bien sûr, on ne peut pas. Il faut partir. Mais d'ailleurs, il ne tape pas, mais il explique. Moi, ce qui m'étonne toujours, c'est que ces gens-là ne se parlent pas entre eux.

2:56
Invité

Enfin, 1 000 milliards, ça fait beaucoup. 1 000 milliards, c'est quand même beaucoup. C'est probablement... L'échelle est quand même très haute. C'est très haute. Son métier, son boulot, si je puis dire, de ministre, était aussi de dire non parfois. Je pense que le prochain ministre du budget, il faudra quand même lui dire qu'une de ses missions, c'est de dégraisser le mammouth. Et malheureusement, il note une tendance générale qui est la tendance à la dépense. Et tant qu'on n'aura pas réglé ça, je pense qu'il sera indécent de demander des efforts supplémentaires aux Français.

C'est quand même intéressant d'entendre, parce que ça fait deux fois que j'entends le RN vouloir faire des économies, alors que la première mesure que vous voulez prendre en arrivant au pouvoir... Alors, déjà, ça dépend si c'est Jordan Bardella ou Marine Le Pen, parce qu'ils ne disent pas la même chose. Mais c'est d'abroger... Sur la brogation de la réforme des retraites ? Non, non, sur les économies en général. Oui, mais sauf que la brogation de la réforme des retraites, ça coûterait très cher. C'est-à-dire qu'on fait de moins en moins d'enfants, on vit de plus en plus longtemps, mais vous allez nous remettre la retraite à 62 ans.

D'abord, les caisses de retraite étaient à l'équilibre il y a deux ans. Deuxièmement, ça se relancera avec l'économie.

3:50
Présentateur

Non, les caisses de retraite n'étaient pas à l'équilibre. La retraite du privé est à l'équilibre, mais pas la retraite du public. Ça dépend si on prend... Ça dépend, ça dépasse.

4:00
Invité

Un certain nombre de dépenses faites directement par l'État pour certains services publics. Mais en tout cas, les dépenses par an doivent pouvoir diminuer. Nous, on s'est fixé une marge à 100 milliards par an. Donc, c'est global. Il y a des mesures qui vont coûter, d'autres qui vont rapporter. Baisser les dépenses, ce n'est pas la même chose que faire des économies. Ce qui compte, c'est qu'à la fin, en net, entre les surcoûts d'un côté et les économies de l'autre, il y ait moins de budget. Il y a 100 milliards à aller chercher. C'est le contrat que nous mettons en place.

4:26
Présentateur

Info qui est venu à 16h37 et qui est importante. Le Parti Socialiste se rendra à l'invitation de Sébastien Lecornu mercredi à 10h.

4:33
Invité

Oui, très bien. C'est boycotté par le RN, c'est boycotté par Jordan Bardella.

4:39
Présentateur

Vous ne croyez pas, depuis hier, Gautier Lebrecht, un Premier ministre de gauche ?

4:44
Invité

Avec Emmanuel Macron, moi, je peux m'attendre à tout. Ce que je ne crois pas, c'est que ça tienne. Emmanuel Macron peut faire cette folie de nommer un Premier ministre de gauche s'il veut gagner encore un mois, s'il veut supprimer sa réforme de l'ertresse.

4:55
Présentateur

Alors, techniquement, parce que moi, ça m'intéresse. Techniquement, par exemple, M. Fort est nommé demain Premier ministre. Il choisit qui il veut et pourquoi pas des gens du PS, peut-être des gens d'Europe Écologie-Les Verts, pas des gens de la France Insoumise, sans doute pas des gens de Renaissance, pas des gens du Modem, nous sommes d'accord. Il n'y a pas des gens du LR, etc. Donc, vous avez un gouvernement resserré qui n'a aucune majorité. Avec Marine Tondelier, donc, hein ? Avec Marine Tondelier. Les Verts, c'est Sainte-Solines, par exemple. Ou Sandrine Rousseau. Ou Sandrine Rousseau. Donc, il y a un gouvernement qui se met en place.

Marine Tondelier, par exemple, est ministre de l'Intérieur, etc.

5:29
Invité

Oui, voilà, puis voyons. Mais pourquoi pas ? Oui, elle qui a manifesté aux côtés de ceux qui s'en prennent aux policiers.

5:34
Présentateur

Je me pose, je fais une hypothèse. Ce qui m'intéresse, d'abord, le pouvoir d'un ministre, sans passer par le Parlement, sans passer par le Président de la République, il peut prendre déjà des décisions, des décrets, ça peut être des décrets, j'imagine. Ou des ordonnances, si ça vient plus. Ou des ordonnances. Mais le problème... Qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là ? Est-ce qu'il peut être censuré en 24 heures ou pas ? C'est ça, ma question.

5:56
Invité

À partir du moment où nous avons un Premier ministre de gauche et des Verts au gouvernement, nous déposerons une censure. D'accord.

6:02
Présentateur

Mais ça, vous la déposez à l'instant. Oui. Ça prend 48 heures, quand même. Il faut 48 heures de délai. Et donc, en 48 heures, le gouvernement peut tomber. Oui. C'est ce que vous me dites. Vous êtes sûr de ça ? Oui. Si d'autres, évidemment, votent votre motion de censure. Ah, évidemment.

6:16
Invité

Il tombe si la motion est votée.

6:17
Présentateur

D'accord. Vous avez raison de préciser. En l'espèce, vous êtes combien aujourd'hui ? 143 avec l'UDR. 142, il faudrait 289. Il y a combien de... 50 LR. Il y a 50 LR. Donc, on arrive à combien à ce moment-là ? On arrive à 193. On arrive à 193. Est-ce que tout Renaissance voterait une motion de censure ? Je pense qu'il y aurait une division. Une partie.

6:35
Invité

Je pense qu'une partie de l'aile droite, les Gérald Darmanin, les Charles Rodwell...

6:38
Présentateur

Alors, je vais poser ma question différemment. Est-ce qu'une motion de censure serait votée, à votre avis, immédiatement, en 48 heures, s'il y avait, par exemple, M. Fort, qui était premier ministre ?

6:49
Invité

Si vous avez les écologistes, etc., oui, je crois que oui. Je crois qu'il y aurait un sursaut. Un sursaut pour protéger le pays. Ce serait grave. Parce que ces gens-là au pouvoir, on a vu ce que ça donnait en matière d'impôts et d'immigration.

6:58
Présentateur

Et s'il n'y avait pas Europe Écologie Les Verts, s'il n'y avait que... Ah oui, donc que le PS qui a fait 1% à la présidentielle, oui. Mais je suis dit, on passe une hypothèse. Vous avez raison, mais... Je veux dire, on crée une hypothèse. Moi, je pense qu'il, manifestement, M. Macron ne va pas dissoudre. Donc, il y a deux solutions. Soit les LR rentrent dans le rang, si j'ose dire.

7:18
Invité

Sur le choix de dissoudre, je serai prudent.

7:22
Présentateur

Vous pensez qu'il va dissoudre ? Il peut tout faire. Je pense qu'il peut dissoudre. Je pense que c'est la seule solution. Moi, je pense que c'est inéluctable. C'est la seule solution. Non, mais ça, c'est autre chose que ce soit inéluctable.

7:31
Invité

Mais si ce n'est pas demain, ça sera la semaine prochaine ou le mois prochain.

7:35
Présentateur

Faisons un peu de psychologie. Je sais que c'est difficile pour vous. Dans la tête d'Emmanuel Macron, on commence à le connaître.

7:43
Invité

Everything is possible, sky is the limit. Bon, restons francs.

7:47
Présentateur

Il reste là, M. Jacobelli, ou il s'en va ? Moi, vous me dites. Alors, on vous dit au revoir. Je remarque quand même que vous souffrez manifestement de l'œil gauche. Oui, j'ai une conjonctivite. Merci de le préciser, docteur. Mais vous allez perdre l'œil, là. Non, franchement, M. Jacobelli, il va bien. C'est Olivier Ganec. Il est 16h57. Notre ami Georges Fenec est là. Et on le remercie. Pensif. Il nous a annoncé tout à l'heure qu'il est un peu dans la position du général de Gaulle avant 1958. Coyez-moi, je sais bien dire. Exactement. Exactement. C'est la position. Il est le recours de Georges Fenec. Et il n'attend qu'une chose. Ça me va bien. C'est la forme ou des anciens combattants.

C'est un ancien combattant. C'est surtout un ancien combattu. C'est beaucoup occupé. Il est 16h57.