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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juin 2020 50 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Bourdin Direct du 1er juin - 7h/8h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 15 %Défensif 38 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:22OuverteRéponse partielle

    Président de la Fédération Française des Services à la Personne et de Proximité, on a moins parlé des personnes qui aident à domicile. Que leur promet le gouvernement ?

  • 11:48FerméeRéponse directe

    Aucune prime, rien du tout ?

  • 12:38FerméeÉludée

    Lesquels sont les trois départements qui ont payé la prime ?

  • 22:56OuverteRéponse directe

    Vous pensez que ce qui se déroule aux États-Unis va dépasser les frontières américaines ?

  • 35:55FerméeRéponse directe

    Rappelez-nous le livre que vous aviez publié il y a deux ans.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:10InvitéFait
    « Derek Chauvin a gardé son genou sur le coup de George Floyd durant 8 minutes et 46 secondes, dont près de 3 minutes après que la victime ait perdu connaissance. »
  • 3:22InvitéChiffre
    « Selon CNN, l'ancien policier a déjà été visé par 18 plaintes liées à son comportement au cours de 19 années de carrière. »
  • 12:04InvitéFait
    « Parfois, c'était la seule visite de la semaine. »
  • 30:15InvitéFait
    « D'Erec Chauvin a laissé son genou sur le cou de George Floyd pendant 8 minutes et 46 secondes. »
  • 40:00PrésentateurFait
    « parce qu'à partir du moment où il y avait des pillages, les tirs pouvaient commencer. »
  • 40:11PrésentateurFait
    « il n'avait pas encore fait une preuve d'empathie qui permettait à cette population de se calmer. »
  • 40:22PrésentateurFait
    « parce qu'il y a un taux de chômage record aux Etats-Unis, ça dépasse là encore la question raciale ? »
  • 40:36PrésentateurFait
    « C'est évidemment ce confinement qui a fait que les gens sont coincés chez eux pendant un moment »
  • 41:53PrésentateurChiffre
    « On est à 42 millions de chômage. »
  • 41:57PrésentateurChiffre
    « le taux de chômage qui devrait atteindre les 20%. »
  • 42:01PrésentateurFait
    « Un PIB qui s'écroule. Oui, on arrive à des niveaux de 1929. »
  • 42:10PrésentateurFait
    « La plus grosse crise économique qu'on ait connu dans ce pays de tous les temps. »
  • 42:14PrésentateurFait
    « on aura battu le record de 1932. »
  • 45:04PrésentateurFait
    « qu'il travaille 80 heures par semaine. »
  • 45:08PrésentateurFait
    « il cherche une épouse mais qu'il n'a pas l'intention de lui consacrer plus que 10 heures par semaine. »
  • 46:18PrésentateurFait
    « elle a explosé au bout de 22 secondes »
  • 46:24PrésentateurFait
    « elle a encore explosé cette fois au sol avant même le décollage »
  • 46:31PrésentateurChiffre
    « Musk prévoit toujours à terme d'en faire décoller 1000 par an »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Invité10 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, lundi 1er juin, l'info sur RMC, il est 7h01, presque 1, avec Céline Kalman, les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour à tous, une semaine après la mort de George Floyd, la contestation s'intensifiait aux Etats-Unis, et notamment à Washington, la capitale, un couvre-feu a été instauré cette nuit. La police a tiré des gaz lacrymogènes devant la Maison Blanche pour disperser les manifestants. En France, plus qu'une journée, avant de pouvoir profiter à nouveau des restaurants, des cafés, finit aussi la limitation des 100 kilomètres. A la SNCF, la restriction d'un siège sur deux est levée, et puis le nombre de victimes continue de baisser dans notre pays.

31 décès dans les hôpitaux ces dernières 24 heures. Bienvenue à tous sur RMC. Il est une heure du matin à Washington, retour au calme relatif après l'instauration d'un couvre-feu entré en vigueur il y a plusieurs heures.

0:51
Invité

Maintenant, la capitale des Etats-Unis a été le théâtre de manifestations et d'affrontements avec la police une semaine après la mort de George Floyd, de Paul Barcelone. Washington a par endroits des allures de zone de guerre. Autour de la Maison Blanche, complètement plongée dans le noir, la police continue de tirer des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants. Des milliers de soldats de la garde nationale sont déployés dans les rues, et un couvre-feu a été décrété de 23h à 6h du matin. Voiture brûlée, pillage, barricade, l'église Saint-Jean au cœur de la capitale, considérée comme l'église des présidents, a été incendiée.

De violents affrontements que le président américain Donald Trump attribue, je cite, à des gauchistes radicaux. La maire de Washington, Muriel Bowser, appelle au calme.

1:35
Auditeur

Nous comprenons les mouvements de protestation, mais pas les destructions de la ville. Je pense que le rôle du président Trump serait plutôt d'aider à retrouver le calme et la sérénité dans toutes les villes d'Amérique.

1:47
Invité

Mais Donald Trump, lui, continue de souffler sur les braises. Le président américain met en garde les manifestants. S'ils osent s'approcher encore d'un peu trop près de la Maison-Blanche, ils seront accueillis, dit-il, par les chiens les plus vicieux de la police et les armes les plus menaçantes.

2:01
Présentateur

On retrouve notre envoyé spécial à Minneapolis, aux Etats-Unis, Cédric Fech. La garde nationale est déployée en grand nombre dans cette ville où tout a commencé, et où la situation semble sous contrôle. Les forces de l'ordre ont réussi à faire respecter pour la première fois de la semaine l'ordre et le deuxième couvre-feu, ce qui fait qu'il n'y a pas eu de gros dégâts, de gros incendies dans la ville. Mais c'est au prix d'une violence exagérée, selon le maire de Minneapolis, qui a dit que des personnes avaient été mal traitées.

Sinon, dans la journée, Minneapolis est assez calme, à part les lieux de manifestation, mais quand même, on sent une excitation qui est assez inquiétante, parce que la population est très remontée contre la police, ce qui fait que la police ne se montre pas trop pour ne pas envenimer la situation. Et il y a beaucoup de gens qui font des bêtises, qui grillent de feu rouge, qui montent sur les toits. Et ce qu'on craint, c'est qu'un accident ait une issue dramatique. Ça aurait pu être le cas aujourd'hui avec ce camion qui a foncé vers la foule, et là, la situation pourrait devenir incontrôlable.

2:56
Invité

L'ex-policier impliqué dans la mort de George Floyd va comparaître aujourd'hui devant le tribunal. Il est incarcéré depuis vendredi dans une prison de Minnesota. Selon le New York Times, qui s'est procuré l'acte d'accusation, Derek Chauvin a gardé son genou sur le coup de George Floyd durant 8 minutes et 46 secondes, dont près de 3 minutes après que la victime ait perdu connaissance. Selon CNN, l'ancien policier a déjà été visé par 18 plaintes liées à son comportement au cours de 19 années de carrière. RMC, 7h04, patience, patience. La phase 2 du déconfinement annoncée jeudi par Edouard Philippe entre en vigueur demain.

Plus qu'un petit jour et les restaurateurs cafetiers pourront à nouveau accueillir les clients en toute légalité. Deux mois et demi qu'ils sont fermés en raison de la crise du Covid-19. Certains n'ont pas hésité à ouvrir avant. Maxime Brandstatter.

3:44
Présentateur

Musique d'ambiance, trois tables pour poser son verre. Valentin et Julien ont rouvert la terrasse de leur restaurant parisien depuis vendredi soir. Ce n'est pas deux, trois jours qu'ils vont changer quelque chose pour moi. Ils sont bien conscients qu'ils risquent d'être verbalisés.

3:54
Invité

On prend le droit et en espérant ne pas avoir de problème. Et puis s'il y aura des problèmes, on assumera les conséquences de nos accords.

4:01
Présentateur

Sachant qu'on est un des secteurs les plus touchés par rapport à ce coronavirus. Donc on prend le droit et c'est tout. Demain, Valentin et Julien seront dans la légalité. Ils pourront même peut-être récupérer une place de parking pour agrandir leur terrasse jusqu'à 22h. C'est l'annonce de la mairie de Paris qui promet aussi de verbaliser toute infraction. Pour Florence Berthoud, maire du 5e arrondissement, il faut faire preuve de souplesse.

4:21
Invité

Je considère qu'un restaurateur qui va empiéter de quelques centimètres sur une voie qui ne lui est pas allouée, il ne faut pas le sanctionner. Il faut d'abord discuter. Bien sûr, ceux qui ne joueront pas le jeu, il faudra qu'il y ait des sanctions. Mais avant, il faut faire de la pédagogie.

4:43
Présentateur

Pour l'aider, la maire du 5e arrondissement souhaite que la mairie de Paris lui attribue plus d'agents de prévention. Pour emprunter les transports aux heures de pointe, l'attestation de l'employeur

4:52
Invité

reste obligatoire au moins jusqu'au 22 juin. La SNCF, retour progressif à la normale mi-juin. Et dès demain, levé de la restriction d'un siège sur deux. Écoutez les précisions du secrétaire d'État au transport, Jean-Baptiste Djébari. La situation épidémiologique s'améliore. Ça nous permet, après cette phase du 11 mai au 2 juin, où nous avons posé des mesures très restrictives sur le plan sanitaire, d'assouplir certaines mesures et de continuer à faire progresser l'offre. Donc d'arriver à quasiment 100% des trains, ce sera le cas la semaine prochaine à la RATP. 100% des trains ? Pour le métro RATP. 100% des trains de la SNCF entre le début et mi-juin.

Et puis 100% des TGV, de manière à ce que les Français puissent partir en vacances à compter du 24 juin. Et 100% des sièges d'ailleurs commercialisés dans les TGV. La situation épidémiologique s'améliore. Donc 31 décès en 24 heures à l'hôpital. Les victimes des EHPAD ce dimanche n'ont pas été actualisées. Le nombre de personnes hospitalisées continue de diminuer également. Mais ça ne suffit pas à rassurer tout le monde. À Mulhouse, en Alsace, l'une des régions les plus touchées par l'épidémie, Romain Poiseau et Florian Chevalet ont rencontré à Cannes. Il a perdu son père et son oncle du Covid-19.

6:00
Présentateur

Dans le jardin familial, à Cannes regarde quelques photos de son père avec nostalgie. Il a aimé les fleurs, les roses, la végétation. Tout ce qu'il y a en fait ici, c'est lui qui a fait. Il a perdu son père il y a un mois du Covid-19, mais aussi son oncle. Ça m'a mis à terre en fait, ça m'a mis KO. Alors le déconfinement, le retour progressif à la vie normale, il ne le vit pas comme les autres. Je vois un danger potentiel là où il y a du monde aujourd'hui. Je ne vais pas forcément aller faire du shopping ou reprendre la vie comme avant. On va quand même se priver de certaines choses. On va rester à la maison tant qu'on peut pendant encore au moins un mois.

Pour lui, il est encore trop tôt pour vivre comme avant. Il aimerait que tout le monde le comprenne. Moi, quand je vois les gens se balader en ville ou faire la queue dans un magasin de vêtements, moi, je ne comprends pas ce phénomène-là. J'aurais peut-être été dans le même cas si je n'avais pas eu ce décès-là. Peut-être que je serais sorti de façon plus à l'aise. Rien ne me rassure. On a tous peur de cette fameuse deuxième vague. Akan restera sur ses gardes et lance cet avertissement aux Français. Oubliez un peu la vie d'avant et de changer un peu vos habitudes. Le jour où ça touche votre famille, vos parents, c'est trop tard. Il demande à chacun de respecter les gestes barrières.

Et en ce premier juin, des changements dans notre quotidien vont entrer en vigueur.

7:02
Invité

Des changements liés notamment à la crise du coronavirus, Alfred Orange. A commencer par les entreprises qui reprennent leurs activités. Elles devront dorénavant assumer 15% du coût du chômage partiel. L'État et l'Unedi continueront de financer le reste de cette indemnisation. Autre changement concernant les tickets restaurants. Leur plafond journalier est doublé. 38 euros au lieu de 19 euros que vous pourrez uniquement dépenser dans les restaurants jusqu'à la fin de l'année. Autre coup de pouce pour relancer la consommation. Le gouvernement revalorise à partir d'aujourd'hui la prime à la conversion. 3 000 euros seront alloués à l'achat d'un véhicule neuf.

Des primes qui iront jusqu'à 5 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique. De son côté, le tarif du gaz baisse de 0,45%. Contrairement au prix d'électricité qui lui augmente de 5,9%. La trêve hivernale est-elle prolongée jusqu'au 10 juillet en raison de la crise du coronavirus ?

7:54
Présentateur

On parle football, on parle recrus. Ça faisait longtemps. Prêter puis transférer. Mauro Icardi a signé au PSG. L'Italien avait été prêté cette saison par l'Inter Milan avec option d'achat.

8:04
Invité

Selon nos informations, le club parisien a donc conclué un accord à 50 millions d'euros, 5 millions de bonus. Loic Braillet.

8:12
Présentateur

C'est peut-être moins spectaculaire que les 222 millions d'euros déboursés pour Neymar. Mais sportivement, c'est une très bonne opération. À 27 ans, Mauro Icardi s'engage donc avec le PSG jusqu'en 2024. Un transfert à 50 millions d'euros plus 5 millions de bonus, soit 15 millions de moins que l'option initialement prévue lors du prêt de l'attaquant argentin. Le directeur sportif Leonardo a une nouvelle fois prouvé ses talents de négociateur. Auteur de 20 buts en 31 matchs avant l'interruption de la saison, Icardi fait partie des meilleurs attaquants européens et se présente comme le successeur d'Edinson Cavani.

L'Uruguayen, meilleur buteur de l'histoire du PSG, est en fin de contrat et devrait quitter la capitale puisqu'aucune prolongation ne lui a été proposée. L'attaque parisienne sera donc emmenée la saison prochaine par le duo Bappé-Icardi. Et puis son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais ses œuvres vous parlent forcément. L'artiste plasticien Christo est décédé hier à l'âge de 84 ans.

9:03
Invité

C'est lui notamment qui avait réalisé des œuvres gigantesques qui constituaient à emballer des monuments comme le Pont-Neuf à Paris.

9:10
Présentateur

Il avait d'ailleurs prévu d'emballer l'Arc de Triomphe en septembre, mais le projet venait d'être décalé d'un an en raison des incertitudes liées au coronavirus. Merci Céline. Jérémy est avec nous. Tiens, je vais prendre Jérémy tout de suite. Jérémy, bonjour. Bonjour à tout le monde. Vous êtes dans l'isère. Vous êtes dans l'isère, Jérémy. Vous travaillez ce matin ? Ce matin, je travaille. On a eu un petit décret autorisant les poids lourds à rouler.

9:37
Invité

Donc du coup, on doit faire des efforts pour l'entreprise maintenant. Donc on en travaille aujourd'hui.

9:42
Présentateur

Oui, ça a repris. Vous avez été arrêté ? Non, pas du tout. Pas du tout. On n'a jamais changé pour les deux mois de confinement. Donc on a toujours travaillé normalement. Oui, comme nous. Deux collègues sur sept. Deux collègues sur sept, on a travaillé comme un mois normal. Oui, comme un mois normal. Voilà. Donc du coup, aujourd'hui, on s'est levé de bonheur et puis on recommence une semaine complète. Et vous allez livrer ? Et on va livrer. Vous allez livrer où ? Sur le département ?

10:13
Auditeur

Non, oui, moi je suis en local, donc sur Grenoble. Je livre du béton, prêt à l'emploi, donc voilà.

10:20
Présentateur

Et j'en profite à saluer tous mes collègues aujourd'hui qui me reconnaîtront et qui vont aussi travailler, faire des efforts aujourd'hui. Donc je vous souhaite bien du courage. Bon, écoutez Jérémy, moi aussi je vous souhaite du courage. Et à vous surtout, parce que vous, les jours fériés, vous connaissez pas. Ah non, les jours fériés, on est toujours là, nous. Non, mais c'est vrai. On a de la chance, d'ailleurs. En tout cas, on a la chance de vous avoir. C'est nous qui avons la chance de vous avoir, Jérémy. Parce que sans vous, on ferait quoi ? On va nous recuper de nos journées, en tout cas. Et on ferait quoi sans vous ? On ferait rien. Rien n'existerait pas.

Donc c'est grâce à vous, Jérémy. Merci d'être avec nous, d'écouter. Merci à vous, surtout. Merci d'être là. Merci toutes celles et ceux qui écoutent RMC ou qui regardent RMC Découverte. Appelez-nous, dites-nous votre plaisir, un petit bonjour et nous vous renverrons l'appareil. Allez-y, c'est pas compliqué. Le 32-16. Jérémy. C'était avec nous, 7h12. Amir Reza Taufigué, là aussi. Bonjour. Bonjour. Ça va bien, ce matin ? Président de la Fédération Française des Services à la Personne et de Proximité. Alors, on a beaucoup parlé des EHPAD, du personnel des EHPAD. On a moins parlé des personnes qui, à domicile, allaient à domicile, aider les personnes seules. Tout à fait.

Ce sont ces personnes-là que vous représentez. Tout à fait. Bon. Et ces personnes-là, on ne leur promet rien, si j'ai bien compris. Aucune prime, rien du tout. Non, c'est pire que ça. On leur promet, mais on revient en arrière. Ah bon ? Oui. On parle de 300 000 personnes aujourd'hui. 300 000 ? 300 000 personnes qui, pendant toute la crise, ont continué à intervenir chaque jour au domicile de nos parents. Oui. Pour les aider à se lever, pour les aider pour leurs toilettes, pour leur faire leurs courses. Parfois, c'était la seule visite de la semaine. Oui.

Et ces 300 000 personnes, le gouvernement leur a promis, comme pour les personnels des EHPAD, comme pour les personnels soignants, une prime de 1 500 euros. Moi, je me souviens, oui. Voilà. Et aujourd'hui, le gouvernement revient en arrière. Il dit que c'est au département de payer cette prime. Départements qui n'ont ni les moyens, ni la volonté de le payer. C'est très simple. Trois départements. Ni les moyens, ni la volonté. C'est ce que disent les départements aussi. Je ne veux pas exonérer l'État de ses responsabilités. On est bien d'accord. En tout cas, aujourd'hui, on a trois départements sur 101 départements qui ont annoncé qu'ils avaient payé la prime. Trois départements. Lesquels ?

Je ne vais pas en tête là. En tête ? Trois départements. D'accord. Cette prime, c'est une prime d'État. C'est la reconnaissance de l'État pour le travail qui a été fait durant toute la crise sanitaire. Pour avoir pris des risques. C'est des personnes qui ne travaillent pas chez elles. Tous les jours, du lundi au dimanche, prenez les transports en commun. Allez parfois faire 50 kilomètres. Allez voir 5, 6, 7 personnes, chaque jour, pour aider ces personnes à se lever, à manger. Et aujourd'hui, on leur dit que la nation ne leur doit plus cette prime. Comment peut-on ?

Le ministère affirme que les services d'aide à domicile relèvent de la compétence des conseils départementaux qui ont la charge de leur autorisation, organisation et évaluation. Ce qui est vrai d'ailleurs, mais ce n'est pas une raison pour faire des promesses et ne pas les tenir. Ils sont donc responsables du versement de cette prime. C'est pourquoi le gouvernement, qui souhaite reconnaître l'exceptionnelle mobilisation des professionnels durant la crise, mène d'actives discussions avec les départements afin d'en arrêter rapidement les modalités. Donc, ce n'est pas perdu. Écoutez, moi j'ai des salariés qui me demandent chaque jour, cette prime, elle en est où ?

Est-ce que je peux leur répondre ? Aujourd'hui, le gouvernement nous dit, ils discutent. Moi, ce que je dis, c'est que nos salariés ont besoin de cette reconnaissance. Le gouvernement a lancé il y a 10 jours le grand chantier du cinquième risque, le financement de la dépendance. On a une France qui va vieillir demain. Les personnes âgées et dépendantes vont doubler. Et on est en train d'envoyer un signal. On est en train de dire à toutes ces personnes qui sont le pilier de la prise en charge à domicile, toutes ces personnes qui, chaque jour, vont au domicile, on est en train de leur dire, ne vous inquiétez pas, on va discuter, on va trouver une solution.

Mais concrètement, la solution est très simple aujourd'hui. Le gouvernement s'est engagé à ce que la nation prenne en charge cette prime. La moindre des choses, c'est que ce gouvernement tienne ses paroles et que cette prime soit versée très rapidement pour nos salariés, qui la demandent et qui ne comprennent pas pourquoi, aujourd'hui, ils n'ont pas la même reconnaissance que les salariés en EHPAD ou que les salariés en Hôpital. Il faut absolument que le gouvernement et le département se mettent d'accord, là, maintenant. Encore une fois, cette prime, c'est la reconnaissance de l'État. Ce n'est pas au département de la versée. Mais c'est vraiment à l'État de prendre en charge. C'est à l'État.

Ce n'est pas au département. Même si vous dépendez des départements, quand même. Bien évidemment, on parle du fait que les départements sont l'autorité qui administre l'aide à domicile. Mais là, on parle d'une prime d'État. La reconnaissance vraiment durant la crise. Je comprends. Département ou État, dans tous les cas, il faut que cette prime soit versée. On est bien d'accord. Exactement. Toutes celles et ceux, effectivement, qui ont travaillé pendant cette crise du Covid-19, qui sont allées aider les personnes seules, les personnes âgées notamment. Bien, merci. On va voir. Vous vous appelez, 3216RMC.fr. Vous êtes dans ce cas. Vous pouvez témoigner. N'hésitez pas.

On va essayer de soutenir votre combat. Merci beaucoup. Je pense à vous. Non, mais comptez sur moi. Dès que j'ai un responsable directement concerné, je vais lui poser la question. N'hésitez pas. Qui est le ministre des Solidarités ? C'est Olivier Véran. Oui. C'est lui. Oui. Bon, mais il va bientôt venir me rendre visite. Il avait annoncé la prime pour les salariés. Il avait annoncé ? Oui. Bon, d'accord. Bon, on lui rappellera alors. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci. Merci à vous, Amir Reza Tofighi, président de la Fédération Française des Services à la Personne et de Proximité. Vous appelez le 3216.

Vous nous dites les cafés et les restaurants auront le droit d'agrandir leur terrasse dès demain à Paris, Quentin Vinet.

15:47
Invité

Oui, ils en auront la possibilité. Ils pourront installer des chaises et des tables sur des places de stationnement en face de leur restaurant. Alors, pas n'importe où précisément, jusqu'à trois places de stationnement à proximité de leur établissement. Ah, ça, ça va poser problème. Alors, ils devront pour ça se...

16:02
Présentateur

C'est-à-dire que, ben oui, mais si les voitures sont garées, on va attendre que les voitures s'en aillent. C'est un détail, effectivement. Il n'y aura pas de mise en fourrière, à la fourrière, quand même.

16:12
Invité

Ils devront quand même se déclarer auprès de la mairie et remplir une charte dans laquelle ils s'engagent à respecter le voisinage et à fermer à 22h. Une vingtaine de rues seront carrément fermées dans des endroits très fréquentés de la capitale, des rues qui deviendront piétonnes. Décision qui ne fait pas l'unanimité. Voilà ce qu'on dit dans l'opposition. Il ne faut pas que Paris se transforme en terrasse géante et bruyante.

16:31
Présentateur

Tiens, à propos de l'opposition, ne ratez pas mercredi matin parce que mon invité sera Agnès Buzyn. Et je peux vous dire que je vais lui rappeler ses déclarations sur le coronavirus, notamment. Il est quelle heure ? Il est 7h17. Vous êtes sur RMC, 7h17 Mathieu. C'est l'heure de notre enquête conso, comme tous les matins avec Marie Dupin. Dans les supermarchés, les masques se vendent comme des petits pains. Du pain quotidien dans un instant sur RMC. RMC. Du pain quotidien. Allez, du pain quotidien avec qui ? Avec Marie Dupin. Bonjour Marie ! Bonjour Jean-Jacques. Saluté Marie qui est revenue en studio. Incroyable ! Elle est là. Elle a quitté son Loir-et-Cert.

Elle a quitté son tilleul, sa soupante, son jardin. La pelouse, ça va bien ? Je suis très contente. Vous l'avez coupée ? Il y avait le potager aussi.

17:24
Auditeur

J'ai laissé mes salades, j'ai tout laissé.

17:27
Présentateur

Vous avez tout laissé là-bas, il va falloir aller chercher tout ça.

17:31
Auditeur

On ira aller chercher.

17:32
Présentateur

Vous pouvez nous rapporter une salade. Il y en a encore quelques. L'actu des réseaux sociaux non, c'est charlemagne. Non, toujours pas. Oui, oui, oui. Vous êtes troublés, vous êtes troublés, je comprends, je comprends. Vous voulez ? Si, on inverse les chroniques. On est le 1er juin, pas le 1er avril. Les masques. Si nous parlions des masques, Marie, qui ont rapporté beaucoup d'argent à ceux qui en vendent. Les grandes surfaces, les pharmacies, les buralistes.

17:57
Invité

Là, j'ai les chiffres des grandes surfaces, par exemple, Jean-Jacques. C'est presque 100 millions d'euros, 94 millions plus exactement, en seulement 3 semaines. 94 millions de chiffres d'affaires, je ne sais pas si vous réalisez, c'est énorme. Que ce soit les masques chirurgicaux ou les masques en tissu, même si les Français étaient déjà équipés partiellement avant l'arrivée du confinement, et se sont massivement rendus en magasin, les ventes de masques représentent 16% de la croissance de tous les produits de consommation. Je vous donne un exemple très concret pour vous donner une idée.

94 millions d'euros, c'est un chiffre d'affaires supérieur à d'autres catégories de produits comme le beurre, les oeufs ou les lessives. Ça veut dire qu'on a acheté pour plus cher de masques qu'on a acheté de lessives.

18:37
Présentateur

Je ne sais pas si chez vous, c'est comme chez moi, mais j'en ai partout des masques. Mais vous aussi, non ? Il y en a partout. Moi, j'en ai quelques-uns aussi. Évidemment, tout le monde a fait. On n'a pas fait des gros stocks, mais on a tous des réserves de masques. C'est-à-dire qu'il y en a partout. Et malheureusement, il y en a beaucoup trop dans les parcs et jardins. Il y en a beaucoup trop sur les trottoirs. Il y en a beaucoup trop même dans la mer. Enfin, ça devient un déchet majeur, malheureusement. Il ne faut pas confondre tout de même chiffre d'affaires et bénéfices.

19:04
Invité

Oui, parce que les grandes surfaces affirment en tout cas depuis le début qu'elles vendent les masques à prix coûtant, c'est-à-dire sans faire de bénéfices. Oui, ça reste quand même vraiment très intéressant pour elles, puisque ça a forcément contribué à une forte fréquentation des magasins. Évidemment, les gens vont acheter leurs masques et ils en profitent pour faire leurs courses. Donc, c'est vraiment tout bénef pour la grande distribution.

19:20
Présentateur

Alors, de plus en plus de personnes demandent un remboursement des masques par la Sécurité sociale.

19:26
Invité

Oui, alors, la Ligue contre le cancer, par exemple, mais aussi plusieurs responsables politiques de l'opposition réclament un remboursement des masques par la Sécurité sociale, au moins pour les personnes vulnérables, c'est-à-dire les plus de 65 ans, ceux qui ont une maladie chronique, les femmes enceintes au troisième trimestre. Et il y a quelques jours, il y a même un laboratoire pharmaceutique, Majorel, qui a déposé une demande de remboursement pour ces masques auprès de la Haute Autorité de Santé, pour les personnes vulnérables. Donc, on va voir ce que ça donne, on va voir si ça marche, ça peut potentiellement marcher.

Ça représenterait potentiellement beaucoup de monde, plus de 20 millions de personnes en France, selon le laboratoire.

19:55
Présentateur

Bien, nous allons prendre Jean-Pierre dans un instant, mais l'actu des réseaux sociaux, merci Marie, l'actu des... Restez avec nous, Marie, écoutez Charlemagne, ça vous intéresse, vous écoutiez tous les matins. Ça m'a tellement manqué. Pendant le vu, il vous a manqué, il vous a manqué. Le sang qui vous a manqué. L'actu des réseaux sociaux, les manifestations et les émeutes aux Etats-Unis font évidemment la une. D'abord, à signaler un seul, je dis bien un seul tweet de Donald Trump cette nuit. Il y a deux mots, fake news, écrit en capital, c'est le seul message depuis minuit, publié par Donald Trump. C'était aux alentours de 2h du matin. Il dort, là !

Une exclamation sans plus d'explication de la part de Donald Trump, peut-être en réaction aux images d'émeutes en boucle sur les chaînes de télé américaine. On sait qu'il adore commenter sur Twitter ce qu'il voit à la télé. D'ailleurs, hier après-midi, il accusait, toujours sur Twitter, les médias, je cite, « de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour fomenter la haine et l'anarchie ». Fin de citation. Alors, dans le même temps, la mort de George Floyd continue de faire réagir les personnalités sur les réseaux sociaux, notamment dans le monde de la musique, où le message publié par la chanteuse Beyoncé a été l'un des plus relayés.

21:01
Invité

Voilà, Beyoncé qui demande justice pour George Floyd, que vous soyez blanc ou noir.

21:17
Présentateur

Je suis sûr que vous vous sentez désespéré par le racisme qui existe en Amérique, dit Beyoncé, qui renvoie vers une pétition en ligne demandant justice pour George Floyd et qui affiche ce matin plus de 10 millions de signatures. D'autres chanteuses comme Rihanna ou Taylor Swift ont fait part de leur colère. En revanche, petit bad buzz pour Madonna qui a choisi de publier une vidéo de son fils David qui danse dans sa cuisine en hommage à George Floyd. Vidéo très diversement appréciée par les internautes. Plusieurs sportifs ont également pris la parole pour faire part de leur colère. Oui, la star du basket, LeBron James, un des premiers à s'exprimer la semaine dernière.

Hier soir, c'est Michael Jordan qui a publié un communiqué dans lequel il se dit triste et vraiment en colère. Je suis du côté de ceux qui dénoncent le racisme enraciné et la violence envers les personnes de couleur dans notre pays. C'est ce qu'écrit Jordan qui, oui, dans le passé a souvent été critiqué pour ne pas avoir pris la parole sur ce genre de sujet. Et puis, autre message fort, celui du champion de Formule 1, Lewis Hamilton, en colère contre ses collègues du sport automobile. Certains d'entre vous sont les plus grandes stars et pourtant vous gardez le silence au milieu de l'injustice, écrit Hamilton.

En France, on peut citer Yannick Noah qui a publié une photo pour réclamer justice pour George Floyd. Mais surtout Kylian Mbappé qui a relayé ce hashtag JusticeForGeorge sur son compte Twitter. D'ailleurs, cette colère s'est également invitée sur les terrains de foot en Allemagne où plusieurs joueurs de Bundesliga ont montré des messages de soutien à ce mouvement américain. Notamment Marcus Thuram, le fils de Lilian, qui a posé un genou à terre en hommage à George Floyd après avoir marqué ce week-end avec son club le Borussia Mönchengladbach. Il est 7h26, merci beaucoup Charles. Jean-Pierre est dans le Val d'Oise avec nous. Bonjour Jean-Pierre.

Bonjour Jean-Jacques et bonjour à toute l'équipe. Vous êtes comptable. C'est bien ça. Vous pensez que ce qui se déroule aux Etats-Unis va dépasser les frontières américaines ? Vous savez, très sincèrement, pour ne pas sortir du sujet, j'ai écrit ce que je voulais vous dire ce matin. Allez-y. Je vais essayer de vous le dire d'un trait. En gros, ce n'est pas une réponse à l'oppression. Car après avoir employé la manière douce, la manière légale, il n'y a pas eu de justice. Car la vérité a toujours été déformée ou sortie de son véritable contexte. Dans un pays, enfin un pays sans justice, c'est un pays qui appelle à la révolte. Aujourd'hui, c'est aux Etats-Unis. Mais demain, ce sera en France.

Et il ne faut pas être devin pour le prévoir. Déjà, lorsqu'on entend sur France 5 que George Floyd est mort, car il avait sans doute une pathologie, comment ne pas avoir envie de révolte ? Une semaine auparavant, il y avait Camilla Jordana qui disait que des personnes se font massacrer par la police pour nulle autre raison que leur couleur de peau. Et vous avez le président du syndicat Unité SGP Police qui a tout fait pour discréditer cette personne. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que ces personnes-là ne vivent pas dans la même réalité que des millions de Français. Et je dis bien de Français, j'appuie sur cela. Car ils sont dans une réalité qui est la leur et pas la nôtre.

Moi, je suis né et j'ai grandi dans le Val-d'Oise à Villiers-le-Bel. Et malgré ça, j'ai toujours pensé et j'ai toujours voulu croire que la police était là pour nous défendre. Mais ce que j'ai vu, ce que j'ai vécu, ce n'était pas cela. Voilà pourquoi les jeunes de Bonlieue ont peur de la police, les jeunes des quartiers populaires. Ils préfèrent la fuite que de se faire tabasser sans que personne ne voit ce qui se passe réellement. Et ça, c'est une réalité. Je ne vais pas revenir sur l'affaire d'Adama Traoré. Mais tout le monde sait que cette injustice donnera de plus en plus soif de justice à sa famille. Notamment à sa soeur Assa Traoré qui se bat sans relâche pour que la vérité soit faite.

Et voilà pourquoi, malheureusement, cela débouche sur des accidents malheureux. Lorsque ce n'est pas la police qui tue directement les Français de quartier populaire. Évidemment, ce que je dis ne plaira pas à tout le monde. Mais dans le monde, personne ne fait l'unanimité. Cependant, s'il faut faire la guerre pour habiter la rue de la paix, vous avez vous-même entendu ce matin que plusieurs ont voulu dire qu'ils seront en première ligne.

Et donc, si ce n'est pas nos parents qui ont eu le courage de le faire, car ils sont sans doute la première génération issue de l'immigration, nous, aujourd'hui, nous sommes Français, nous nous sentons Français et nous sommes déterminés à ce que notre voix se fasse entendre. Et rien ne nous arrêtera, car c'est une justice qui n'est pas uniquement pour les Noirs, que ce sont aux Etats-Unis en France. C'est une justice qui est également pour les Arabes, pour les Juifs, pour les Asiatiques, pour les Indiens, pour les Musulmans, pour les Chrétiens, mais par-dessus tout pour la France. Donc, ce n'est pas une problématique de communauté. Merci beaucoup. Merci Jean-Pierre de l'avoir dit.

Même si je me méfie toujours des comparaisons, la situation aux Etats-Unis ne ressemble pas à la situation française. La situation française ne ressemble pas à la situation américaine. Mais je suis content que Jean-Pierre ait transmis ce message. Enfin, content. Content parce qu'ici, on peut dire les choses. On peut dire librement ce qu'on pense. Il est 7h30 et tout à l'heure, nous parlerons de toute autre chose avec vous. Nicolas Poincaré, bonjour. Bonjour Jacques. Le premier vol habité vers l'espace, réalisé par une société privée. Parce que, dites-moi, il est très fort Elon Musk. Il nous fait un grand numéro avec son envoi de...

Mais les Russes envoient sans arrêt des vaisseaux spatiaux là-bas vers la station orbitale. Sans problème, on n'en parle jamais. Alors lui, il est très fort. La première, c'est qu'on se demande à quoi ça sert. Moi, je me pose toujours la question, mais à quoi ça sert ? Bon, enfin, Elon Musk, lui, il est fort en marketing. C'est un entrepreneur pas comme les autres dont vous nous parlerez tout à l'heure. Oui. Portrait de cet homme incroyablement arrogant, sûr de lui, souvent odieux, mais incroyablement entreprenant. Je vous parlerai de tous ces projets fous. Ce gros vaisseau vers l'espace qui veut lancer très rapidement. Ces hyperloupes, ces trains magnétiques qui vont rouler à 1200 km heure.

Et puis, même son projet de nous mettre des implants électroniques dans le cerveau pour augmenter la mémoire. Eh bien, dites-moi, tout à l'heure, à 8h moins 10, c'est effrayant. Il est 7h31. Avant cela, nous retournons à Minneapolis, dans le journal de 7h30. Des manifestations fomentées par des organisations terroristes, dit Donald Trump. Jean-Éric Branat, maître de conférence à Paris, spécialiste des Etats-Unis, sera avec nous juste après le journal sur RMC. Il est 7h32. Anne-Sophie Balbière est là pour nous. Pour les infos, Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous.

27:56
Invité

La colère se propage après la mort de George Floyd aux Etats-Unis. Sixième nuit de protestation avec couvre-feu, pillage. Situation particulièrement tendue à Washington, près de la Maison-Blanche. Des soldats de la Garde nationale ont été déployés. Ils ont craqué trop impatients. Ils ont brisé la règle des déplacements interdits à plus de 100 km ce week-end. La mesure ne sera plus en vigueur. Demain, phase 2 du déconfinement, alors que l'épidémie continue de ralentir en France. 31 nouveaux décès en 24 heures dans les hôpitaux. Le nombre de patients en réanimation poursuit sa baisse. RMC 7h32.

Une semaine après la mort de George Floyd, la colère se répand comme une traînée de poudre aux Etats-Unis. Contre les brutalités policières, contre le racisme, des milliers de personnes manifestent chaque jour. A Washington, la situation a dégénéré. Hier soir, à 23h, heure locale, à proximité de la Maison-Blanche. Jean-Bernard Cadier, vous êtes le correspondant d'RMC sur place.

28:53
Présentateur

Il a fallu faire appel à l'armée. Il a fallu décréter un couvre-feu pour protéger la Maison-Blanche. Et ça n'a pas découragé les manifestants qui ont affronté les forces de l'ordre devant la Maison-Blanche, précisément à l'heure où le couvre-feu entrait en vigueur. Les affrontements ont été violents. Troisième nuit consécutive devant la Maison-Blanche. La première nuit, les forces de l'ordre avaient été prises par surprise. La première nuit, c'était vendredi soir. Donald Trump a dû être conduit d'urgence dans un bunker, dans le sous-sol de la Maison-Blanche, pour être protégé.

29:24
Invité

Il y restait une heure. Cette nuit, ça n'a pas été nécessaire. Les forces de l'ordre ont été beaucoup plus fermes. Mais des manifestants ont mis le feu dans le sous-sol de l'église Saint-Jean, qui est juste en face de la Maison-Blanche, qui date d'il y a 200 ans, et qui est considérée comme l'église des présidents. Jean-Bernard Cadier à Washington pour RMC. Alors, qui sont les responsables ? Qui sont les manifestants ? Les gauchistes radicaux, selon Donald Trump, notamment la mouvance antifasciste que le président américain veut désormais inscrire comme organisation terroriste.

Lui doit comparaître pour la première fois aujourd'hui devant un tribunal d'Erec Chauvin, impliqué dans la mort de George Floyd, arrêté, inculpé d'homicide involontaire. Et on en sait plus ce matin sur ce qui s'est passé au moment du drame, Marion Fourneille. Plusieurs médias américains ont fait un décompte. D'Erec Chauvin a laissé son genou sur le cou de George Floyd pendant 8 minutes et 46 secondes, donc quasiment 3 minutes après les supplications de l'afro-américain. De nouveaux détails accablants pour ce policier au passé sulfureux. En 19 années de service, D'Erec Chauvin aurait fait l'objet, selon CNN, de 18 plaintes. En 2006, avec d'autres policiers, il abat un homme de 42 ans.

Les agents l'accusent d'avoir tiré sur eux au fusil de chasse. En 2008, l'officier blesse par balle un suspect pendant une intervention pour violences domestiques. Un acte qui lui a valu une médaille de bravoure. Autre incident dans lequel est impliqué D'Erec Chauvin. En 2011, un homme de 23 ans est blessé pendant une course-poursuite avec une patrouille dont faisait partie l'agent. De nombreuses plaintes, de multiples incidents et aucune sanction pour D'Erec Chauvin. Seulement deux lettres de réprimande. Notez que Jean-Éric Brana, maître de conférence à l'université Paris 2, spécialiste des Etats-Unis, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin juste après ce journal sur RMC.

En France, l'épidémie s'éloigne un peu plus. Quand même, 31 nouveaux décès en 24 heures dans les hôpitaux. Mais le nombre de patients en réanimation continue de diminuer. Robert Sebag est infectiologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et il retrouve de l'optimisme.

31:24
Présentateur

Les chiffres sont en baisse en termes d'hospitalisation. On est à 35 000 hospitalisations. Donc tout ça est plutôt très positif. Si vous voulez, ça continue à baisser. Donc il faut rester vigilant parce que le virus circule toujours. On en voit le bout. On sait que les virus respiratoires peuvent diminuer, parfois disparaître un peu en été. Mais il faut rester vigilant. Garder un petit peu l'éducation, tout ce qu'on a appris sur les gestes barrières parce qu'on peut avoir un retour de ce coronavirus en automne et en hiver. Donc garder tout ce qu'on a appris. Si vous voulez, ne pas l'oublier et toujours rester vigilant. Est-ce que l'épidémie est terminée ?

Est-ce que l'épidémie cesse avec la chaleur, avec l'été ? Tout à l'heure, écoutez bien, nous ferons le point. Avec Arnaud Fontanet, il est épidémiologiste à l'Institut Pasteur. Il est membre du conseil scientifique qui fait ses recommandations au gouvernement. Il sera notre invité sur RMC BFM TV à 8h30, il est 7h36.

32:22
Invité

Et c'est dans cette embellie que la phase 2 du déconfinement entre dans le concret. Demain, la limite de déplacement à plus de 100 km, c'est terminé. On sera libre d'aller et venir en France. Certains, pris par leur impatience, ont déjà brisé la règle ce week-end à Paris. Garance Munoz, Aurélien Thiersin.

32:39
Auditeur

Plus de deux mois sans voir sa copine, Enzo ne voulait plus attendre. Dès ce week-end, il a quitté Toulouse pour la rejoindre à Paris et tant pis pour la limite des 100 km. J'admets, on se relâche de plus en plus. On a senti un vrai basculement dans le discours. Là où ils étaient totalement inquiets il y a un mois. Là, les nouvelles sont bonnes, encore plus bonnes que ce à quoi on s'attendait. Du coup, nous, ça nous rassure dans nos décisions de déplacement. Omar, lui, part travailler à Biarit sans trop se poser de questions. Moi, je me suis dit que la barrière des 100 km a été élevée. Donc, du coup, je n'ai pas pris d'autorisation.

Et il a bien profité des derniers jours dans le parc près de chez lui. Il y en a qui jouent au foot, il y en a qui font du sport, de la muscule, d'autres qui font des barbecues. Et tout se passe bien, la vie normale. Retour à la normale aussi pour Marisol, attablée à une terrasse de café déjà ouverte. C'est convivial. Enfin, il y a ma famille. Les gens sont tous dehors dans toutes les terrasses. Nous, des debouts, en train de boire des verres. Dès demain, dans toute la France, les terrasses pourront rouvrir légalement.

33:29
Invité

Et dans la capitale, les tables et les chaises pourront être installées sur une partie de l'espace public. Trottoir, place de stationnement. Les établissements devront fermer à 22 heures. Dans les trains, il n'y aura plus d'obligation de laisser un siège sur deux vide. Et 100% de l'offre de la SNCF sera commercialisée à partir de la mi-juin. C'est ce qu'a annoncé hier Jean-Baptiste Djebary, le secrétaire d'État au transport. En Ile-de-France, l'attestation pour prendre les transports en commun aux heures de pointe reste obligatoire au moins jusqu'au 22 juin. Et puis, les nouvelles règles dans les avions dévoilées aujourd'hui.

Thomas Chupin, quelles sont les pistes envisagées pour les futurs voyageurs ?

34:08
Présentateur

Alors, si vous voulez prendre l'avion cet été, il vous faudra passer à travers ce que les spécialistes appellent la multicouche. En arrivant à l'aéroport, il faudra d'abord présenter

34:16
Invité

une attestation médicale prouvant que vous allez bien. Ensuite, un premier contrôle de température à l'entrée du terminal. Tout cela avec obligatoirement un masque sur le visage, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'avion.

34:27
Présentateur

Et justement, dans l'appareil, l'ambition est de limiter au strict minimum les déplacements, pas de fil d'attente devant les toilettes par exemple. La nourriture distribuée sera pré-emballée, puis un seul bagage cabine par personne. Enfin, à l'arrivée, un nouveau contrôle de température. L'aérien redoute en fait deux phénomènes, le transport du virus d'un pays à un autre et surtout la transmission du virus à bord des avions. Mais si les mesures préconisées sont appliquées, il ne sera pas indispensable de condamner un siège sur deux. Les courses, Mathieu, c'est à Deauville aujourd'hui.

Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 11, Rajkumar, outsider numéro 7, Kigawa Fushi, le 11 et le 7. Oui, oui, il faut prendre de l'élan là. Rajkumar, Kigawa Fushi. Bien, j'ai un cadeau pour vous. Un jeu. Mais oui, oui, oui, nous lançons un jeu jusqu'au vendredi 12 juin. Je vous offre un an de course. 500 euros tous les mois pendant un an. Ça fait 6 000 euros. Pas mal. Oui, c'est pas mal. Très bien. Pour gagner, c'est pas compliqué. Vous répondez à la question que je vous pose. Quelle est la dernière région de métropole encore en orange ? 1, l'Ile-de-France ou 2, le Grand Est. Non, Jean-Éric Branard, vous ne pouvez pas jouer. Vous avez la bonne réponse.

Envoyez 1, l'Ile-de-France ou 2, Grand Est par SMS au 7-32-16. Le gagnant ou le gagnant ne sera tiré au sort le vendredi 12 juin. Tous les jours, je vais poser une question. Tous les jours, il y aura une réponse à donner. Et puis, parmi tous les vainqueurs, nous tirerons au sort pour celui ou celle qui gagnera 500 euros tous les mois pendant un an. soit 6 000 euros. Allez-y, jouez. Jean-Éric Branard est avec nous. Ça va, Jean-Éric ? Bonjour. Maître de conférence à l'Université Paris 2, spécialiste des États-Unis. Rappelez-nous le livre que vous aviez publié il y a deux ans. Vous l'avez en main. Montrez-le. Montrez-le. Comment s'appelait-il ? 1968, quand l'Amérique gronde.

1968, quand l'Amérique gronde. Alors, vous remplacez 68 par 220 et ça marche bien. Ça marche bien. Quand l'Amérique gronde, oui. Oui. 2020, non, c'est le même phénomène. Est-ce que nous assistons ? Enfin, rien n'est comparable. Je le disais tout à l'heure, la situation américaine n'est pas comparable à ce qui pourrait se passer en France ou ailleurs en Europe. 2020 n'est pas comparable à 1968. Mais tout de même, la question de fond, c'est la question raciale. En réalité, c'est ça. L'histoire repasse les plats très souvent. Et on voit bien que là, c'est un roman national qui n'est pas du tout achevé. On a un nouveau chapitre qui s'inscrit.

Alors, ce qui est différent, c'est qu'on n'a pas la guerre du Vietnam. C'est qu'on n'a pas cette société qui bascule dans le progressisme après avoir été très conservatrice pendant très longtemps. Cette société qui était très, très blanche est donc insupportable pour la communauté noire. Mais tout n'a pas été réglé en 1968. Et en réalité, quand on pense que ça a été le cas, parce qu'on a la légende de Martin Luther King, c'est la partie droit civique qui a été réglée. Mais toute la partie pauvreté, la partie rejet, mis au bord de la société, tout ça, c'est pas réglé. Et c'est bien pour ça qu'aujourd'hui, il y a tant de monde dans les rues.

N'oublions pas que s'il y a des manifestations de nuit dont on parle parce qu'elles sont violentes, il y en a aussi de jours qui sont très pacifiques, mais qui sont très denses et qui se sont étendues sur l'ensemble des Etats-Unis. C'est ça qui doit nous interpeller. Bien, nous allons regarder tout cela avec grand intérêt. Jean-Éric Bran avec vous dans deux minutes. Vous restez là. Donald Trump accuse des organisations terroristes de fomenter cette révolte. Qu'en est-il précisément ? Nous allons tout savoir expliquer et comprendre cette heure 42 dans deux minutes. Un peu de pub et à tout de suite. RMC, Bourdin Direct.

Ce message de Laila sur le Facebook Bourdin Direct, est-il temps de mettre un terme à cette guéguerre blanc-noir qui ne s'achève pas ? On ne reste pas chez nous. On fait entendre sa voix, sa colère. Dans la rue s'il le faut, organisons les Etats généraux pour une réconciliation mondiale, dit Laila ce matin. Solène, félicite, bravo à tous ces citoyens qui ont décidé de dire non aux injustices. Michel nous dit que toutes ces associations anti-black, anti-blanc qui pullulent dans toute la société devraient être interdites. Les rassemblements aussi, ça ne devrait plus exister.

Et celui qui ne veut rien comprendre, faire du lavage de cerveau, tout cela, la différence de couleur ou autre, doit devenir une force et pas l'inverse. Chris nous dit que de toute façon, Trump récolte la haine qu'il a semée. Cathy nous dit que, attention au manifesté, ça ne doit pas devenir dévasté et pillé. C'est ce que dit aussi Léa. En brûlant, en pillant les magasins, ça ne fera pas revenir George Floyd. Et puis surtout, ça donne raison à ce policier, écrit Elisabeth. Manifestons, mais pacifiquement, dit Elisabeth ce matin.

38:50
Invité

RMC, au trompe de Seine.

38:51
Présentateur

45 centimes la minute.

38:53
Invité

RMC, 6h, 9h.

38:55
Présentateur

Bourg d'indirect. Jean-Éric Brunheit avec nous, maître de conférence à l'université Paris 2 et spécialiste des Etats-Unis. Que dit Donald Trump face à cette révolte, ces émeutes ? Il dit, tout cela, c'est à cause de la Chine et de l'extrême-gauche. Les organisations terroristes, ils placent le débat sur ce terrain-là. Or, il le fait politiquement. C'est de l'opportunité politique. Mais en fait, le débat, il n'est pas là. Il n'est pas sur ce terrain-là. Alors, il nomme aussi d'autres responsables. Il n'y a pas que les organisations terroristes, il y a aussi les démocrates dans leur ensemble, puisque le Minnesota est un État dans lequel la plupart des élections démocrates.

Le gouverneur est démocrate. Le maire de Minneapolis aussi, Fletcher. Il accuse également les médias. Il ne faut pas l'oublier, mais vous êtes aussi visé. En réalité, il désigne des coupables. Or, ce qu'on attend du président des Etats-Unis aujourd'hui, c'est de l'empathie, de la compréhension et une main tendue. Et c'est là où il y a une dichotomie entre les attentes et la réaction de Donald Trump. Et c'est là où ça ne va pas. Ça nous rappelle son premier tweet dans lequel il parlait des voyous. Et il disait qu'on allait tirer parce qu'à partir du moment où il y avait des pillages, les tirs pouvaient commencer.

Bon, mis à part la phrase raciste des années 60 qu'il avait repris, le temps, le tempo n'était pas bon parce qu'il n'avait pas encore fait une preuve d'empathie qui permettait à cette population de se calmer. Alors, colère, colère qui émerge, que l'on voit au grand jour, colère parce qu'il y a eu le Covid, parce qu'il y a un taux de chômage record aux Etats-Unis, ça dépasse là encore la question raciale ? Ou pas ? C'est lié. C'est lié. C'est lié. Mais vous avez raison d'appuyer là-dessus parce qu'il n'y aurait certainement pas cette réaction aujourd'hui s'il n'y avait pas eu la crise sanitaire juste avant.

C'est évidemment ce confinement qui a fait que les gens sont coincés chez eux pendant un moment, mais en même temps subissent l'ensemble de ces crises. La crise sanitaire, la crise économique qui arrive et c'est ces populations fragilisées qui sont les premières touchées, bien sûr. Le chômage, c'est eux. Les problèmes d'assurance santé, c'est eux. La pauvreté, c'est encore eux. Et bien évidemment, c'est la goutte qui fait déborder le vase avec ce problème de violence policière et surtout l'appréhension qu'il n'y aura pas de justice derrière, que c'est encore une fois eux qui sont touchés et que ça va passer à la scène. Alors, vous parlez appréhension. Moi, j'irai plus loin.

Je parlerai de peur. Est-ce qu'aujourd'hui, les États-Unis, c'est un pays qui a peur ? Est-ce que la société américaine a peur ? Bien entendu, Jean-Jacques, vous avez complètement raison. Et dans mon livre que je trouve consacré à la crise du coronavirus, je ne parle que de ça. On est dans un pays qui a peur, qui a eu peur de ce virus. C'est pour ça qu'on s'est confinés. On a eu la même chose en France. La peur est certainement une mauvaise courrière. Mais c'est amplifié aux États-Unis parce que la société est plus peureuse, si je puis dire, entre guillemets, que la société française. Pour les microbes, vous voulez dire ? Assurément. Pas que pour les microbes. Mais pas que. Mais pas que.

Mais effectivement, la peur, elle est là. Mais surtout, cette crise phénoménale qu'on nous annonce. Parce que là, on nous l'annonce très forte aux États-Unis. On est à 42 millions de chômage. Dans quelques jours, on va voir le chiffre, le taux de chômage qui devrait atteindre les 20%. Rendez-vous compte. Un PIB qui s'écroule. Oui, on arrive à des niveaux de 1929. La plus grosse crise économique qu'on ait connu dans ce pays de tous les temps. Donc c'est vrai que si on arrive à 24-5, on aura battu le record de 1932. Et tout ça, c'est devant. Et ce sont ces communautés-là. Mais ça veut dire, un pays qui a peur, ça veut dire que c'est un pays qui prend des lois pour se protéger. Aussi. Aussi.

Et c'est bien pour ça que Donald Trump a ressorti le fameux slogan de Nixon ou de Wallace, la loi et l'ordre. On va d'abord commencer par remettre de l'ordre pour pouvoir reconstruire le pays. Encore une fois, là par contre, on n'est pas en 68. On n'est pas dans un contexte de guerre du Vietnam. Les manifestations sont d'une autre nature. La colère est d'une autre nature. Et c'est peut-être pas la meilleure réponse à faire quand on est en train de parler de violence policière alors que la justice, pour l'instant, n'a pas été au rendez-vous. n'a pas été au rendez-vous, Jean-Éric Branat.

Les conséquences, parce que l'élection, si elle a lieu, l'élection présidentielle américaine est annoncée pour l'automne, on le sait. Quelles conséquences politiques ? Alors, il n'y a pour l'instant aucune raison que l'élection n'ait pas lieu. Elle aura lieu d'une façon ou d'une autre. Peut-être pas à la date prévue, mais elle aura lieu. Les conséquences, elles sont, Donald Trump espère, un regain de popularité pour lui avec son nouveau positionnement sur la loi et l'ordre en essayant de faire voter cette majorité silencieuse. C'est encore une fois le slogan de 68.

Mais Joe Biden, qui s'est positionné dès le départ en parlant de racisme systémique, c'est-à-dire de s'attaquer à la racine même du problème, comme l'avait fait Barack Obama en 2008. Mais Barack Obama n'a pas pu aller au bout puisqu'il a lui aussi rencontré une crise économique sans précédent qu'il a d'abord dû régler. Biden, en faisant cela, s'est obligé à présenter un plan pour le pays. Donc, quand j'entendais tout à l'heure Leila et parmi les téléspectateurs qui disaient il faut dépasser aujourd'hui et guérir les différences, c'est exactement ça que doit présenter Biden. Et il est obligé maintenant qu'il a pris ce positionnement. S'il ne le fait pas, il sera battu en novembre.

Donc, on peut s'attendre à ce que dans les tout prochains jours, il annonce un plan pour pacifier la société et essayer de reconstruire les liens entre les Blancs et les Noirs, entre les communautés de façon générale. Bien, merci beaucoup cher Éric Branard. Merci. Il est 7h51. C'est l'heure des explications. RMC, expliquez-nous. Avec vous, avec vous Nicolas Poincaré. Si nous parlions d'Elon Musk, voilà un homme étonnant, étonnant, c'est Tesla, Elon Musk, et puis c'est SpaceX aussi. C'est un as du marketing. Parlez-nous de lui. Alors, c'est effectivement un hyper-entrepreneur obsédé par le futur qui rêve sa vie comme un film de science-fiction. Il veut donc coloniser la planète Mars.

Il est persuadé qu'il peut changer le monde et l'avenir de l'humanité. Il est aussi incroyablement sûr de lui, arrogant, antipathique, tout à fait détestable. Il peut par exemple virer en une minute son assistante personnelle qui travaille pour lui depuis 12 ans parce qu'elle a osé demander une augmentation. Il peut exiger de ses ingénieurs qu'il travaille 80 heures par semaine. Il peut expliquer dans une interview qu'il cherche une épouse mais qu'il n'a pas l'intention de lui consacrer plus que 10 heures par semaine.

Et puis lors d'un voyage à Moscou pour voir un peu le genre de personnage que c'est, il avait tellement mal parlé à ses interlocuteurs que ses ingénieurs russes avaient fini par lui cracher au visage. Si, au sens propre il lui a craché dessus et c'était sans doute mérité. Oui, alors il est très fort il nous a envoyé cette fusée et cette capsule rejoindre la station orbitale station spatiale. Les russes le font régulièrement mais lui il le fait savoir. Lui il est très très fort. Antipathique sans doute mais aussi un surdoué qui a des projets fous. Alors des projets de fous et des projets de fous dont certains peuvent faire peur.

Son rêve numéro 1 c'est d'envoyer des hommes sur Mars d'y créer une colonie et finalement d'y aller lui-même et même il voudrait mourir sur Mars pas à l'atterrissage mais il mourir après y avoir vécu un certain temps.

Alors pour aller sur Mars il compte d'abord établir une base habitée sur la Lune et Donald Trump ce week-end a défendu ce projet pour constituer cette base il lui faut un gros vaisseau capable d'emporter d'énormes charges et c'est le projet Starship une énorme fusée la plus grande jamais construite lors du premier essai elle a explosé au bout de 22 secondes lors du dernier essai c'était seulement la semaine dernière elle a encore explosé cette fois au sol avant même le décollage mais les ingénieurs ne se découragent pas et Musk prévoit toujours à terme d'en faire décoller 1000 par an c'est-à-dire 3 fusées par jour pour envoyer des centaines de milliers de tonnes de matériel sur la Lune et sur Mars bien il a aussi comme projet d'envoyer des milliers de satellites dans l'espace c'est plus qu'un projet c'est déjà une réalité il a commencé 450 satellites sont déjà dans l'espace il a l'autorisation d'en envoyer 12 000 de plus d'abord puis encore 30 000 un peu plus tard tout ça pour faire un réseau internet au débit qui serait accessible à la planète entière et dès l'année prochaine deux tiers des satellites qui tournent autour de la Terre appartiendront à Elon Musk alors son autre rêve c'est bien sûr la voiture électrique là il a bien commencé il y pense depuis toujours rêve en grande partie réalisé avec Tesla voilà entreprise qui vient enfin après 18 ans d'existence de réaliser ses tout premiers bénéfices c'était au premier trimestre de cette année il construit à peine 500 000 voitures par an c'est très peu mais à la bourse l'entreprise vaut déjà plus que Volkswagen Renault et PSA réunis c'est un incroyable succès boursier et la semaine dernière les actionnaires de Tesla ont débloqué 775 millions de dollars pour la rémunération d'Elon Musk cette année s'il atteint tous ses objectifs il touchera 56 milliards de dollars en 10 ans donc c'est une entreprise qui marche et portée par ce succès il a d'autres projets dans l'électricité il est en train de construire dans le Nevada la plus grande usine de batterie du monde la Megafactory avec des panneaux solaires pour recharger les batteries et puis il promet pour bientôt des murs en batterie pour construire des maisons et des immeubles qui n'auront plus besoin d'être raccordés au réseau électrique il est aussi très investi dans les transports terrestres de demain oui alors c'est l'hyperloop ces navettes qui vont circuler à 1200 km heure dans des tubes presque sous vide des essais sont déjà en cours pour l'instant pas très concluants mais ça viendra il est persuadé qu'on pourra bientôt aller de Los Angeles à San Francisco ça fait 550 km en 29 minutes moins d'une demi-heure dans les cartons il y a des projets d'interloop partout dans le monde pour aller de Dubaï à Abu Dhabi il y en a même un pour aller de Lyon à Saint-Etienne en hyperloop ça prendrait entre 5 et 10 minutes entre 5 et 10 minutes pour aller de Lyon à Saint-Etienne mais ce n'est pas le projet le plus fou c'est dans le domaine de la neurologie qu'Elon Musk fait peur voilà il est à la tête d'une entreprise qui s'appelle Neuralink et qui travaille sur des implants cérébraux des composants électroniques qui nous implanteraient dans le cerveau par exemple pour augmenter notre mémoire ou bien pour qu'on puisse se passer du langage on se comprendrait simplement en se regardant à travers nos puces électroniques il a déjà fait des expériences sur des singes il attend pour la fin de l'année l'autorisation pour greffer des capteurs et implanter de l'électronique dans le cerveau d'une femme qui est paralysée et qui grâce à lui pourrait se lever et marcher donc Elon Musk veut faire marcher les paralysés après avoir envoyé ce week-end des hommes dans l'espace bien merci beaucoup merci merci Nicolas Poincaré c'est toujours passionnant le matin il est 7h56 vous êtes sur AMC qu'allons-nous faire ?

à suivre nous allons parler de l'anakinra je ne sais pas si je prononce bien en tout cas c'est un médicament contre les maladies rhumatismales traitement un traitement contre le Covid-19 ou la Covid-19 en tout cas qu'en est-il vraiment ? qu'est-ce que ce médicament ? nous allons tout savoir avec le docteur Gilles Hayem chef du service de rhumatologie à l'hôpital Saint-Joseph à Paris il coordonne l'étude sur l'anakinra et il sera avec nous juste après le journal de 8h et puis à 8h30 je serai avec Arnaud Fontanet Arnaud Fontanet épidémiologiste à l'Institut Pasteur l'homme qui suit de près ce virus et l'évolution de ce virus a-t-il disparu ? a-t-il disparu réellement ?

et bien nous en parlerons tout à l'heure à 8h30 sur RMC et BFM TV je rappelle aussi qu'Arnaud Fontanet est membre du conseil scientifique qui donne ses recommandations au pouvoir politique il est 7h57 RMC