Iran, Liban, Ukraine : Trump a perdu le contrôle ? |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonjour à tous. Bienvenue dans le grand dossier. Soyez les bienvenus à la une cet après-midi.
Cette question : [musique] Iran, Liban, Ukraine, Trump a-t-il perdu le contrôle ? La tension est toujours très forte entre Israël [musique] et le Esbola au Libanal. Appelle à l'évacuation de Nabatier.
Fief du Esbola. On vous racontera la conversation très houleuse entre Trump et Netaniaahu hier soir. L'enquête sur le F15 américain [musique] battu en Iran selon NBC News, c'est un missile chinois qui aurait [musique] abattu cet appareil.
Alors que la Chine a promis à Trump de ne pas fournir d'armes à l'Iran. Se fait-il Berner le président américain ? [musique] On se posera la question.
Et puis le conflit en Russie que Trump voulait régler rapidement et bien il s'en lisent. L'Ukraine a subi l'une des pires attaques russe la nuit dernière. Plus de 650 missiles, plus de 70 drones et au moins 21 morts.
Nous serons [musique] en direct avec nos envoyés spéciaux mobilisés sur le terrain au Liban, en Israël, aux États-Unis, [musique] en Ukraine, Iran, Liban, Ukraine. Trump a-t-il perdu le contrôle ? le thème [musique] de votre grand dossier et on va d'abord partir à Washington retrouver Sonia Drid.
Sonia Trump semble enlysé sur tous les fronts. Oui, Donald Trump qui a lancé hier comme pour reprendre le contrôle du récit que les négociations continuaient avec la République islamique d'Iran à une vitesse rapide. Il a euh déclaré ensuite hier soir un journaliste d'ABC qu'il pensait pouvoir avoir un accord avec l'Iran pour étendre le cesser le feu et rouvrir le D3 d'Ormous euh d'ici euh environ une semaine.
Il a assuré que pour l'instant il avait pas donné son feu vert à un accord cadre euh parce que il souhaitait quelques modifications. Il a aussi reconnu à ce en parlant avec ce journaliste que hier il y avait eu un petit incident je cite "parce que les Iraniens souhaitaient que Israël cesse son offensive au Liban et puis on a ensuite appris hier soir via le média axios que l'appel téléphonique avec Bjami Netaniaahou avait été extrêmement tendu." Donald Trump qui lui a lancé qu'il était fou et ingrat que tout le monde le détestait que tout le monde détestait Israël en ce moment en raison de la situation.
Merci beaucoup Sonia Drid. Vous restez avec nous. On vous retrouvera bien sûr tout au long de cette émission.
Bonjour Ellisabeth chez Parselam, merci d'être avec nous. Maîtresse de conférence à l'université de Tour, spécialiste défense et sécurité, Xavier de Diacomonie est avec nous. Bonjour Xavier, éditorialiste international LCI, le colonel Père de Jyong, bonjour.
Consultant défense et géopolitique LCI. Et en visio avec nous, Édouard Cuccierman. Merci euh de participer à nos discussions.
Vous êtes ancien porte-parole de l'armée israélienne. On va tout de suite partir au Liban à tir. Les frappes israéliennes.
Hier ont fait quatre morts et 127 blessés. Un hôpital a été très gravement endommagé par les frappes. On retrouve Thomas Misraki sur place avec Morgon Poupe.
Euh cette frappe, elle a eu lieu juste ici que trois immeubles autour de l'hôpital ont été partiellement ou totalement détruits avec la la puissance de ces missiles. Trois ou quatre, nous dit-on ici, il y a au moins de morts, 23 blessés à l'intérieur de l'hôpital. La dévastation est totale.
Euh les salles d'opération, les chambres, les couloirs, les bureaux ont été en grande partie détruits. Alors, les patients et le personnel médical qui se trouvait à l'intérieur de cet hôpital ont été déplacés vers un autre hôpital ici à tir. Mais cet hôpital, il n'est pas neutre parce que c'est le plus important de toute la région de tir.
Il se trouve à quelques minutes seulement du centre-ville de tir. Et donc clairement, c'est cet hôpital qui était visé par les Israéliens. Vous voyez devant et sur les images de Morgan Pop et bien le le parking de cet hôpital qui a été entièrement détruit.
Un feu s'est déclaré après les frappes. Les pompiers sont intervenus. Les services de secours he depuis quelques temps sont visés directement par les frappes israéliennes.
Sachez que depuis le début de cette guerre et depuis le début du mois de mars, ce sont 125 secouristes qui ont été tués. Mais les infrastructures hospitalières ne sont pas épargnées. Comme vous le voyez sur les images de Morgo, plusieurs hôpitaux ont été directement ou indirectement visé.
En tout cas, des frappes ont eu lieu à proximité. Vous savez que viser un hôpital en temps de guerre est est un crime de guerre évidemment. Alors là, encore une fois, je le précise, c'est important.
Ce n'est pas l'hôpital lui-même qui a été visé, ce sont les alentours. Mais vous voyez, les dégâts, ils sont considérables. Il faut dire que les frappes ici euh ne cessent pas malgré les déclarations politiques et diplomatiques des uns et des autres, que ce soit aux États-Unis ou en Israël.
Et bien les combats se poursuivent et vous voyez la violence de ces combats ici à Tire ce matin. Nous étions dans cette région ces derniers jours. On a pu assister avec Morgan Pope à la violence et à l'intensification des frappes israéliennes sur le sud du Liban.
Malgré tout ce que euh les politiques à Washington ou en Israël peuvent dire ici, je peux vous assurer que les combats euh se poursuivent et qu'ils sont extrêmement violent. Hm. Et regardez ces images extrêmement marquantes qui ont été filmées par nos envoyés spéciaux.
Toujours à tir hein au milieu des décombes ce petit miracle, cet enfant qui est né il y a quelques heures écouté le témoignage de sa grand-mère. C'est un garçon. Il s'appelle comment ?
Il s'appelle Paris. C'est incroyable. Vous êtes triste, vous êtes joyeuse comment ?
Non, je suis trop contente. Je suis contente pour les bébés. Votre fille va bien.
Elle est bien. Vous auriez pu imaginer un accouchement dans ces conditions ? Oui, on doit parce que elle doit coucher aujourd'hui.
Pourquoi on veut aller à àou ? C'est la même chose la route, c'est la même chose. On a venu ici et puis l'avion voilà le bébé. لا Voilà, ce bébé né au milieu des bombes.
Mais Elisabeth, on n'oublie pas non plus hein, il y a 39 membres de l'hôpital qui ont été blessés par ces frappes. Ces frappes, Israël dit, on vise le esbola. Mais des civils sont aussi victimes de ces frappes.
Effectivement, ce qui est triste dans ces guerres, c'est que on sait très bien que le Hbola comme beaucoup d'autres groupes utilise la population et prendre un peu la population tâche et donc à partir du moment où il y a des des frappes, il ils sont pris enfin c'est c'est les premières victimes et et c'est très problématique aujourd'hui. Effectivement et Thomas le disait, on a on entend de Washington, ils vont s'arrêter, on entend beaucoup de bruit. clairement cette Nassan ne s'arrête pas ni du côté isralien ni du côté du Esbola et effectivement avec beaucoup de dégâts et on se pose quand même la question de qui va pouvoir trouver une solution à cette guerre.
Euh je dirais juste qu'il y a quand même en même temps des discussions avec les Israéliens et les Libanais, le gouvernement libanais et pas le vestbola aux États-Unis et il y a quand même un peu d'espoir mais de moins en moins j'ai l'impression quand on regarde ce qui se passe au Liban et au nord d'Israël. Eddou Cerman, que répondez-vous sur ces civils qui sont euh victimes aussi hein, de ce de ces affrontements ? On a entendu Thomas qui nous parlait de 125 secouristes victimes.
Oui, c'est triste que la population civile soit touché mais malheureusement le Risbala tire et opère contre Israël au sein de la population civile. Israël a beau prévenir que quand Israël, l'armée israélienne attaque, il va y avoir une demande que certaines ville soit donne un message pour que la la population civile parte. Mais le Rizbal continue son opération.
Euh c'est euh toujours c'est pas l'objectif de l'armée israélienne. On vise de rizballa. Malheureusement l'armée libanaise n'est pas en mesure d'agir contre le Rizballa.
On a vu d'ailleurs que euh même dans les dans les deux conflits qui ont eu lieu à partir du 7 octobre, le 8 octobre, le Risbala a attaqué Israël alors que l'Israël n'a pas du tout ciblé le Liban. Euh une fois que Israël et les États-Unis ont attaqué l'Iran, malgré l'accord de ce feu, le Rizbala à nouveau attaqué Israël. C'est-à-dire qu'ils opèrent comme un régiment du euh du régime des mols iraniens et se fiche complètement de la population libanaise qui souffre en premier de leur action.
Donc et se fiche des Libanais, ils sont là pour agir au nom de ce régime des mola iraniens. Et malheureusement quand un accord est signé, personne ne prend compte que le Rizbala continue à attaquer Israël en avec des drones principalement. Il cible à la fois la population civile israélienne et l'armée israélienne.
Euh colonel, l'armée israélienne appelle à l'évacuation de la ville de Nabatier, hein. Aujourd'hui, Nabatier, c'est l'un des fièves du Esbola. Oui, c'est le c'est le sud.
En fait, les les Iraniens sont dans une offensive généralisée pour remonter le plus loin possible pour se créer une espèce de zone tampon au sud de l'Italie. Ils vont peut-être même franchir le l'Italie pour aller sur Beyou Sud. Donc ça c'est très c'est très compliqué.
Le problème, ce qui est dramatique dans ce conflit, c'est que d'abord un les images que vous avez montré à l'instant, elles démontrent que bis répétitard, on va les Iranien réutilise la même technique qu'ils ont utilisé qu'ils ont utilisé à Gaza de destruction systématique des bâtiments dans lequels ils ont identifié soit la logistique, soit des militaires en des gens du Esbola et cetera. Donc en fait, ils vont systématiquement détruire bah les endroits où il se passe quelque chose. Donc ça c'est un peu dramatique parce que c'est vrai que au Gaza à Gaza ça été efficace puisquon peut considérer que le que le que le le Ramas aujourd'hui il est il est amoindri même s'il est pas il est encore vivant bien évidemment mais il est amoindri et ils vont essayer de faire la même chose.
Donc encore une fois c'est la seule chose qui est efficace. Le deuxième point c'est les élections du mois de du mois de septembre elle démarre assez mal pour Netaniaou. Donc il a il a pas tellement le choix.
Il lui faut des résultats. Il peut pas arrêter. D'où les tensions énormes qu'il y a avec Trump qui lui dit faut faut arrêter mais peut pas si s'il échoue les élections bah je dis pas qu'il va en prison mais en tout cas il aura des soucis en tout cas ça se passera mal quoi.
Alors vous parlez de Trump effectivement il accuse Nethaniaou de saper ses efforts pour la paix. On va voir ça avec vous Xavier. Le média Axios rapporte une conversation extrêmement houleuse qui a eu lieu entre le président américain et Benjamin Netaniaou euh hier soir.
Bon, visiblement, le président américain était très très en colère. Oui. On sait même pas commenter exactement.
Est-ce qu'on parle d'altercation téléphonique ? Est-ce qu'on parle de franche engueulade ? Et même là, le mot paraît presque un peu faible.
Euh Céline, en tout cas euh cette discussion téléphonique qui a tourné à l'Anguelade, on va le dire comme ça, montre clairement le clivage qu'il y a entre les positions euh des deux pays. Le décalage total sur ce dossier iranolibanais. La violence des propos rapportés par Axios illustre en tout cas le désarroi de Donald Trump, je trouve et la solitude de Benjamin Netaniau.
Regardez ce que lui a dit Donald Trump. Tu es complètement fou. tu serais en prison sans moi.
Je te sauve la mise. Il parle de quoi ? Il parle d'une commission d'enquête sur le 7 octobre.
Il parle du procès en corruption qui se déroule toujours et dans lequel évidemment Benjamin Netaniaahou a bien du mal à témoigner puisqu'il dirige cette cette guerre. Et donc effectivement dans certains côtés Trump lui sauve la mise comme il le dit. Mais un peu plus tard, le président des États-Unis met directement en cause la politique du Premier ministre israélien.
Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça. Ça, c'est quoi ?
C'est la guerre au Liban. Il faut savoir que la guerre au Liban a fait plus ou moins 3500 victimes. Combien de victimes en Iran ?
Et bien, à peu près le même chiffre. C'estàd que sur un pays de 6 millions d'habitants comme sur un pays de 90 millions d'habitants, on a le même nombre de victimes ramené au nombre d'habitants évidemment c'est énorme. Alors, Trump touche aussi une corde extrêmement sensible Céline puisqueeffectivement le soutien à Israël est en chute libre partout dans le monde et notamment et là c'est particulièrement grave aux États-Unis.
Par exemple, une enquête du Pew Research Center indique que 60 % des Américains ont une opinion défavorable d'Israël. Autrefois, c'était exactement l'inverse. D'où la dernière citation de Trump, attention, bouchez-vous les oreilles. [ __ ] qu'est-ce que tu fous ?
Ça, c'est vraiment l'altercation qu'on peut avoir entre deux alliés quand on on a l'impression qu'il y en a un qui déraille totalement. Alors, ce qui est intéressant aussi, c'est que euh chaque protagoniste a publié un message sur les réseaux sociaux après cette conversation et en fait, ils n'ont pas du tout tirer les mêmes conclusions de cet échange. Exactement.
Persuadé Trump est persuadé comme il l'avait déjà fait une première fois d'ailleurs il y a à peu près un mois, qu'il a réfrainé les ardeurs de son partenaire et Trump dit d'ailleurs, il a fait faire demi-tour à ses troupes comme si les troupes étaient en train de marcher vers Beyrout, ce qui n'est pas du tout le cas évidemment. Et il ajoute "Merci Bibi". Bibi, c'est le surnom affectueux de Benjamin Neto.
Mais le premier ministre israélien campe sur ses positions. Si le esbola frappe à nouveau le nord d'Israël, Israël frappera Beyrout puisque l'enjeu c'est ça, sont les frappes et beouth. Pour le moment, dans ce cesser le feu, il y a eu une frappe ciblée mais le premier ministre israélien comptait bien raser à nouveau la banlieue sud de la capitale.
En toile de fond, il y a bien sûr l'Iran. Trump cherche désespérément une porte de sortie alors que Netaniau lui entend désespérément reprendre le conflit pour assurer son autorité. Le colonel le disait tout à l'heure, il y aura vraisemblablement des élections en septembre-octobre prochain.
Netou a besoin de se refaire une santé pour sa propre légende face à l'Iran et surtout parce qu'il va affronter des élections qui vont être extrêmement serrées. Pour le moment, les sondages indiquent qu'il aurait plutôt perdu. Merci beaucoup euh Xavier.
On va retrouver Sonia Dridi à Washington. Sonia, on se rappelle il y a quelques jours Donald Trump disait "Ah, c'est un chic type Netania ou qu'est-ce qui aujourd'hui le rend si furieux ?" Alors, la semaine dernière, il disait que c'était un chic après avoir dit aux journalistes que Netaniau ferait tout ce que Donald Trump lui dit de faire.
Et on avait eu aussi euh une conversation rapportée par des médias américains et notamment euh par Axios euh dans laquelle euh on avait la description d'un appel également très tendu entre Donald Trump et euh le Premier ministre israélien. Et d'ailleurs un responsable américain avait euh dit à Axios pour décrire un peu la conversation qu'après Netaniaahu avait les cheveux en feu. Donc pour dire qu'il avait les cheveux qui se dressaient sur la tête.
Donc, on a déjà eu ces dernières semaines euh plusieurs fois euh des retours de conversation tendus parce que dès le début les objectifs des Israéliens et des Américains euh divergent un divergé sur à plusieurs niveaux. Et Donald Trump d'ailleurs l'avait déjà reconnu hein, il y a euh quelques semaines. Il entretient une bonne relation avec le Premier ministre israélien.
Mais que ce soit pendant la guerre de Gaza ou pendant cette guerre avec l'Iran, il lui a plusieurs fois dit ces quatre vérités. C'est vrai qu'hier le ton semblait beaucoup plus dur que d'habitude et selon un responsable américain qui s'est également confié à Axios et bien Donald Trump serait particulièrement frustré des méthodes utilisées par les Israéliens, c'est-à-dire de viser frapper tout un bâtiment pour cibler une ou deux personnes du Esbola. Merci beaucoup Sonia.
Ellisabeth, est-ce qu'il y a une forme d'impuissance chez Trump qui n'arrive pas à à tordre le bras de Netaniau ? Alors, je pense qu'aujourd'hui Trump a une certaine frustration. Alors, Neto, effectivement, comme disait le colonel, a des des euh des facteurs internes qui sont très importants.
Il y a aussi eu dans la nuit le premier dans une étape faire une dissolution euh avec des votes plutôt pour sur 120, il y avait 106. Donc, ce qui est énorme. Il y avait pas de vote compte.
Donc ce qui va placer probablement des élections si on compte bien vers le 15 septembre si ça continue. De toute façon, il y a des élections avant le 27 octobre. Donc il a des facteurs internes importantes avec on va dire l'extrême droite et et les haridim très mécontentes sur une loi sur la conscription qui les obligera de de se battre les Haridim.
Donc il a des facteurs internes qui sont importants y compris les promesses faites à la population du nord de être en sécurité alors qu'il le sent pas avec les frappes du Esbola. Donc pour Bimin Natiahou c'est quand même on va dire existentiel à la fois politiquement existentiel et c'est une véritable menace existentielle pour Israël. Alors Donald Trump se doit être assez frustré.
Il est toujours frustré, je remarque, avec des gens qui lui disent non. Moi, je me souviens qu'on a la Cour suprême a dit "Vous pouvez pas décider sur des tarifs doués." Il les a traité de tous les noms d'oiseaux euh y compris à l'écrit.
Donc, il faut se méfier toujours des angueulades avec Trump. C'est souvent quand il est lui-même un peu affaibli. On le voit avec l'Iran, il il n'arrive pas à les forcer à faire quelque chose.
Je pense qu'aujourd'hui Netaho est peut-être aussi face à un Trump qui ne tient pas ses promesses, notamment avec l'Iran vis-à-vis de ses alliés Israël et les pays de golf. Et donc bah Netaniaou peut-être fait ce qu'il pense nécessaire à la fois pour son servi politique comme disait Xavier mais aussi pour son pays tout simplement. à la fin entre ses alliés, c'est le grand écart he parce que d'un côté il a promis la guerre à Bibi Netaniaahou et il a promis la paix au pays du golf pour schématiser un peu les pays du golf ne veulent absolument pas que cette guerre reprenne.
On va écouter le ministre de la défense israélien qui affirme avoir obtenu l'aval des États-Unis pour frapper la banlieue au sud de Beyouth. Les États-Unis ont validé ce principe qui marque un changement par rapport à la situation antérieure et l'ont communiqué au gouvernement libanais et à toutes les parties concernées. Si le calme n'est pas de mise dans les villes israéliennes face à Beou, il ne le sera pas non plus là-bas.
Édouard Cucareman, vous vous écoutez, vous suivez nos débats, vous souhaitiez réagir. Oui, en fait, il faut pas oublier que Israël a quitté le Liban en 2000 et que les attaques qu'on a vu le 7 octobre, c'est à peu près ce qu'à préparer le Risbal sur la frontière nord alors qu'il n'y a pas de colon israélien sur le territoire libanais depuis l'année 2000. Donc là, il y a une menace pour la population du nord du d'Israël qui ne souhaite qu'une chose, c'est de vivre en paix.
Et cette menace, elle est insupportable. On a vu le risbala intervenir le lendemain du 7 octobre. On les a vu à nouveau intervenir lors du conflit avec l'Iran.
Et donc on est obligé aujourd'hui de de de mettre en application l'accord qui a été passé il y a d'abord il y a plusieurs années, la résolution 1515 mais également la résolution récente de CC le feu qui avait qui avait signé le gouvernement libanais qui indique très clairement qu'il n'y aura pas de force du Rbala au sud du Litan. Alors, non seulement il y a des forces du Rizbala aussi de l'Itamie, mais il est hors de question pour le Rizbala aujourd'hui de rendre ses armes à l'armée libanaise. Et l'armée libanaise est impuissante.
Elle n'est pas aidée par aucun aucun aucun gouvernement occidental pour essayer de faire face à cette organisation terroriste. Et malheureusement, tant qu'Israël est attaqué, Israël est obligé de faire le travail et c'est pas vraiment lié à Nathania ou ou quel que soit le Premier ministre qui sera en place, que ce soit Nathania ou Benet ou Eisen Cot, il est clair que il est impossible pour le gouvernement israélien de ne rien faire face à cette menace de Risbala qui pèse sur la population civile israélienne. Euh le Premier ministre israélien lui se dit persuadé que le régime iranien finira par tomber, hein.
Ce sont ces mots aujourd'hui. Il s'est exprimé lors de la prestation de serment du nouveau chef du du Mossade. On va partir en Israël pour retrouver Dror Even Sapir.
Merci d'être avec nous. Euh on voit Trump qui euh essaie d'avoir un accord avec les Iraniens et Benjamin Netaniaou qui lui martelle son message. Il veut un effondrement du régime iranien.
Alors, non seulement il le veut, mais il y croit puisqueeffectivement dans cette cérémonie de passage de pouvoir à la tête du Mossad aujourd'hui, Benjamin Natanou s'est montré optimiste, les fondements du régime des Molla vont s'écrouler. C'est ce qu'il a dit. D'ailleurs, la plupart des spécialistes qu' en Israël ici ne sont pas véritablement de cet avis.
Mais pour Benjamin Natanyagou, il s'agit probablement et bien de dissiper la mauvaise impression laissée par le la révélation de du contenu de sa conversation téléphonique avec Donald Trump et de disciper également l'impression très mitigée laissée par les résultats de la guerre en Iran qui sont, vous le savez en en demi-te. On est en période électorale ou ou prélectorale en Israël avec des élections prévues pour pour l'automne prochain et cela compte bien évidemment pour Benjamin Nathanou qui va tenter de reconquérir la la conscience des des électeurs. Quoi qu'il en soit, ce coup de froid dans les relations avec Donald Trump n'est pas une bonne nouvelle pour Benjamin Neto. alors que la coopération entre les deux hommes était très étroite au cours de ces dernières années, y compris surtout sur le dossier iranien.
Puis c'est pas une bonne nouvelle non plus si l'affaiblissement des relations américaines ouiséliennes se confirme pour l'ensemble des Israéliens qu'il soit du côté de Bamin Nathan ou du côté de l'opposition. H merci beaucoup Dror Evens Pierre colonel. Un mot, il y a un gap aussi entre les objectifs d'Israël vis-à-vis de l'Iran et euh les objectifs de Trump.
C'est sûr que depuis le début de la guerre, on sait qu'il y a un calendrier totalement différent à Jérusalem. C'est pas du tout le même le comment dire le le même angle. On voit bien que les Israéliens n'ont pas du tout la même logique.
Le problème, ce qui est dramatique dans dans ce qu'on voit depuis depuis quelques jours et depuis aujourd'hui particulièrement, c'est de perte de crédibilité de de Trump qui perd. C'est incroyable. On voit bien que les les Iraniens comment dire, ils se moquent de lui ouvertement en disant il est pas crédible, on va on va arrêter de discuter.
Alors que le président américain dit on discute de quoi on parle de quoi ? Puis Netan n'est pas loin de de comment dire de de se moquer de lui également parce qu'en même temps refusant comment dire d'exécuter les injonctions, les admonestations de Trump sur le fait qu'il faut arrêter les combats en tout cas les ralentir et cetera, il le fait pas. Ce qui veut dire que bah il dit "Je fais ce que je veux, je c'est ma logique à moi." Vous saz ce qui est dramatique dans ce conflit, c'est qu'il y a deux conflits.
Il y a le conflit autour du golf persicormous, golf pers l'Iran. Puis vous avez un conflit qui est proport probablement libanais avec les Israéliens. Le problème c'est que les les Iraniens de façon extrêmement à droite si vous voulez ont essayé de mixer ces de ces deux logiques.
Et le fait d'associer la guerre israélienne au sud de Liban dans un dans un dans un règlement plus global est extrêmement pénalisante et ça ça bloque totalement le dispositif et c'est pour ça qu'aujourd'hui je vois pas très bien comment ça va pour on trouver une solution en tout cas de court au moyen terme. C'est vrai qu'on se demandait hier comment Trump pouvait sortir par le haut et en se demandant s'il n'avait pas que des mauvaises solutions d'ailleurs Xavier. Visiblement, il n'en a pas de bonne au moins pour le moment, mais c'est pire en pire avec cette position par rapport à Israël parce que cette engueulade altercation entre lui-même et et Benjamin Netaniaou, la première à laquelle on avait assisté, on était encore dans des rapports un peu viriles entre deux mâles alpha qui se connaissent bien qui s'estiment pas forcément d'ailleurs, mais qui se connaissent bien, qui connaissent les enjeux de l'un et de l'autre.
Mais là, on est arrivé à à un point de rupture parce que le Esbola pourrait largement profiter de la situation. C'est très très simple. Il suffirait d'envoyer encore des salves de requettes sur Kia Mona, sur Naria, de provoquer les Israéliens pour les obliger à réagir, frapper la banlieue sud de Beyouth, hein, ce qui est la ligne rouge donnée par la Maison Blanche.
Et là, on verrait que les deux alliés sont totalement déconnectés, qu'ils ne sont plus du tout main dans la main. Et évidemment, les Iraniens vont profiter de ce ce moment de dissension entre les deux pays, entre les deux hommes, chassant sachant que les Israéliens, sans les fournitures d'armes des Américains seraient fort démunis s'il fallait à nouveau aller bombarder l'Iran ou d'autres menaces. Allez, on poursuit nos discussions dans un instant et je salue le général Jean-Jacques Borel qui est en train de nous rejoindre, général de l'armée de l'air, bonjour et merci de nous rejoindre.
Dans un instant, on va parler de l'enquête sur le F15 américain abattu en Iran. Selon NBC News, c'est un missile chinois qui aurait abattu l'appareil alors que la Chine a promis à Trump de ne pas fournir d'armes à l'Iran. Et puis le conflit en Russie que Trump voulait régler rapidement.
Ils s'en lisent. L'Ukraine a subi l'une des pires attaques russes la nuit dernière. Plus de 650 missiles, plus de 70 drones.
Au moins 21 morts. À tout de suite et merci de nous rejoindre dans le grand dossier Iran, Liban, Ukraine. Trump a-t-il perdu le contrôle ?
On en parle dans un instant, mais tout de suite, ce sont les titres de l'actualité de cette fin d'après-midi. Dans le GERS, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver Liana, la collégienne de 11 ans portée disparu depuis vendredi. Près de 200 militaires sont désormais mobilisés, des gendarmes, des équipes cinophiles et maintenant, vous le voyez, des plongeurs.
Un homme de 41 [musique] ans a été mis en examen pour enlèvement et séquestration. Il s'agit du père d'une camarade de Liana. [grognement] La colère de Sébastien Lecornu contre les violences qui ont éclaté en marge de la victoire du PSG en Ligue des Champions.
Devant l'Assemblée nationale cet après-midi, le Premier ministre a dénoncé une inversion des valeurs qui consisteraient à incriminer les forces de l'ordre. Sébastien Lecornu souhaite que le projet de loi Ripost soit discuté dans l'hémicycle la semaine du 6 juillet projet de loi pour renforcer l'arsenal législatif et accroître les sanctions contre les délinquents. Et puis une image d'Emmanuel Macron qui s'est rendu à Clafontaine ce midi pour encourager les Bleus avant la Coupe du monde de foot qui débute dans 9 jours aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Il a été accueilli par le sélectionneur Didier Deschamp, le capitaine des Bleus, Kilian Mbappé. Et vous le voyez, avant le déjeuner, ils ont posé pour la traditionnelle photo en compagnie également de Brigitte Macron et de la ministre [musique] des sports Marina Ferrari. Voilà pour vos titres.
Avec moi cet après-midi, le général Jean-Jacques Borel, [musique] général de l'armée de l'air. Merci de nous avoir rejoint. Et toujours Ellisabeth Shepard Salam avec nous, le colonel Père de Jong et Xavier de Diacomonie.
On va commencer colonel avec vous avec ce F15 américain on s'en rappelle qui a été abattu en Iran et bien l'enquête progresse. Selon NBC News, c'est un missile chinois qui aurait touché l'appareil, hein. C'est c'est l'enquête qui qui le dit sur NBC News.
Un missile chinois tiré depuis un lance-missile portable. Racontez-nous, expliquez-nous. Alors, c'est un man pad ça s'appelle comme ça.
C'est un missile portable qui se porte à l'épaule. Toutes les armées dans le monde ont ce genre de missile. C'est un missile qui est pas très cher, extrêmement pratique, qui tire à courte portée.
Donc en gros 5000 5000 m. Donc vous avez dans dans le ciel à 5000 m, vous avez les hélicoptères, vous avez les avions qui volent extrêmement bas. C'est ce qui est arrivé au F15.
Il cherchait quelque chose, il cherchait à avoir un objectif, que sais-je ? Et voilà, il s'est fait tirer. Alors maintenant, il il a un énorme avantage au-delà du prix qui est relativement abordable, c'est qu'en fait c'est un engin qui s'appelle Fire and Forget.
Donc si tu tires et oublies donc en fait il est dirigé sur la cible par l'infrarouge par la chaleur de des moteurs. Et donc en fait une fois que vous avez tiré le missile naturellement rejoint le moteur et détruit l'avion. Donc c'est un emploi extrêmement facile, extrêmement simple à courte portée.
Donc on peut imaginer que les Chinois qui ont toutes des armures au monde sont dotés de ce genre de missile. Donc on peut imaginer que les Chinois comment dire ont livré quelques matériel à l'Iran mais probablement avant la guerre parce que le les Iraniens sont dotés de ce matériel. Et ça c'est compliqué parce que jusqu'à présent on parlait du S300 du S400 qui était le missile antiaérien lourd avec les grosses batteries et cetera.
Ça je pense ça a été détruit pendant la phase initiale des combats avec les Américains. Mais cette partie làà était indétectable. C'est caché.
C'est en fait c'est une grosse valise. Donc n'importe quel soldat ben peut peu peut en avoir et vous en mettez un peu partout. Et rappelons-nous, je termine là-dessus, rappelons-nous l'Afghanistan.
Euh lorsque les Américains ont, comment dire, on ont on ont on ont on ont ont ont livré des Stingers euh euh comment dire euh aux Afghans, bah les Afghans ont détruit une quantité impressionnante d'avions et d'hélicoptères russes. Hm. Alors NBC News va plus loin, c'est-à-dire que Pékin aurait aussi fourni euh à l'Iran un radar particulièrement efficace.
Alors ce serait un radar qui déte qui détecterait entre guillemets les avions furtifs. Vous savez que c'est le grand sujet. Le F les avions américains sont furtifs.
Le F35 est un avion furtif. Le rafale ne l'est pas. par exemple.
Donc le F35 est un avion furtif. Donc c'est vrai, c'est le secret, c'est que vous avez un avion qui vole, qui est armé et qui serait théoriquement invisible. Donc il évidemment c'est c'est la la course éternelle entre la lance et le bouclier.
J'imagine que enfin c'est c'est partout pareil. Toutes des armées au monde ont travaillé sur un modèle pour détecter les appareils furtifs. Donc là peut-être que les Chinois auraient détecté un appareil furtif et l'auraient peut-être livré comment dire au comment dire aux iraniens.
Mais que je sache, il y a pas eu de F35 détruit. Donc euh il y a eu qu'un F15 donc et des F15 et des A10. Donc c'est c'est pas sûr.
Donc encore une fois, je pense qu'il y a une petite enquête qui va se mener. Ceci étant dit, il pourrait aussi avoir livré les Chinois, avoir livré ses matériels avant le début du conflit. Merci beaucoup euh colonel général.
Il y a quelques jours, Donald Trump disait "Le président chinois m'a promis de ne pas fournir d'armes à l'Iran. Est-ce qu'on peut imaginer que Trump puisse se faire berner par X ?" Il a même rajouté "Je je lui fais confiance".
Oui, tout à fait. Vous avez tout à fait mais société ça fait partie du dialogue habituel entre grande puissance. Vous êtes pas toujours obligé de dire la vérité à votre homologue.
Alors, c'est pas vraiment un mensonge, c'est [raclement de gorge] une déclaration. On n'aura jamais la preuve que les Chinois ont livré des armes à l'Iran. Ils en ont livré avant le début de la guerre, ça c'est certain.
Est-ce qu'il continuent à en livrer aujourd'hui ? Peut-être. Mais je pense que c'est pas ça qui est important.
Ce qui est important, c'est de savoir qu'ils en ont. Mais c'est aussi quelque part, je dirais de manière contreintuitive, je trouve que c'est plutôt une bonne nouvelle en fait pour les Américains parce que les Iraniens sont réduits en fait à se défendre avec des missiles comme l'a dit le colpire de Young de très courte portée. Ce sont des missiles qui sont portables à l'épaule, des missiles infrarouges tel tel que ça vient d'être expliqué mais qui sont de courte portée.
C'est-à-dire que c'est pas avec un missile comme ça qu' détruiront un F35 h donc ou un bombardier B2. Avec ça, ils vont détruire effectivement des avions qui vont se risquer à être en basse altitude. Ils vont pouvoir détruire des drones.
Mais c'est pas ça qui va changer le cours de la guerre. Ce qui aurait pu changer le cours de la guerre, c'est les missiles que vous avez cités, les S300 d'origine russe qui eux sont des missiles qui sont capables d'intercepter des avions en haute altitude et qui permettent de contester la supériorité aérienne des Américains. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Donc de manière contreintuitive, le fait que ce soit un missile manpad qui a abattu le F15, je dis pas que c'est une bonne nouvelle, mais c'est pas une si mauvaise nouvelle que ça au regard de ce qui pourrait se passer plus tard. Ouais. On va voir Ellisabeth cette image aussi du ministre des affaires étrangères iraniens qui lui aussi est allé en Chine quelques jours avant Donald Trump.
C'était le le 6 mai. Trump demande de l'aide à la Chine pour mettre fin au conflit à l'Iran. On voit que les Iraniens vont aussi en Chine.
Quel jeu jouent les Chinois ? Où est-ce qu'ils se situent ? Alors, les Chinois jouent un un jeu un peu dans la discrétion, c'est-à-dire ils vont pas assumer de livret quoi que ce soit, mais on a [raclement de gorge] vu aussi alors c'est l'institut euh d'étude sur de sur la guerre qui a parlé de livraison quand même de euh perchette de sodium pour donc euh tout ce qui est euh propulsion euh des liquides à des missiles iraniens et aussi vous souvenez euh de cette satellite commerciale soit livrée aux iraniens qui a permis de frapper les bases américaines et de de cibler les bases américaines.
Donc les les Chinois tout en disant qu'ils veulent de la stabilité, tout en niant à un certain nombre de choses aux Américains font quand même un enfin vendent et aide d'une certaine façon. Je pense que la ligne rouge, c'est les Chinois, c'est le nucléaire sur lequel ils sont assez sensibles à tout comme beaucoup de monde, c'est-à-dire il préfèrent ne pas avoir un Iran nucléaire. Mais au-delà de ça, ils sont plutôt en aide à l'Iran à ce en ce moment colonel.
Il faut savoir qu'il pour les Chinois, c'est très très compliqué. Pourquoi ? Parce que Hormous révèle en fait la maîtrise si vous voulez des D3 enfin l'influence des D3 sur le commerce mondial et cetera.
C'est la doctrine de Maon qui contrôle les mers, contrôle les comment dire les flux les flux commerciaux qui contrôlent les flux commerciaux contrôlent le monde. Donc en fait c'est ça le sujet. Le problème des Chinois, c'est qu'en fait, ils ont ils ont un des troit chez eux qui est en fait le détroit de Malaka qui est au sud de la mer de Chine.
Et les et les Américains ont signé un des accords de défense extrêmement importants avec l'Indonésie exactement le 13 et 14 avril de cette année. Et en fait, on voit bien se dessiner l'idée selon laquelle éventuellement puisque Ormous serait bloqué par les Iraniens et cetera, mais pourquoi ne pas avoir l'idée les Américains bloqueraient avec les avec les Indonésiens, avec les Malaisiens et Singapour pourraient bloquer et ça ça empêcherait les Chinois de sortir. C'est pour ça que les Chinois ont intérêt à trouver une solution molle dans laquelle en fait il forceraiit littéralement les Iraniens à ne pas jouer la séquence je dirais autonomie de Dormous.
C'est extrêmement compliqué. En même temps, ils ont des alliances. C'est un je il y a la route de la soie qui arrive. terrestre qui arrive à Teran.
Donc tout ça c'est extrêmement compliqué. C'est pour ça que comme vous je pense que ils vont pas être démonstr démonstratifs dans l'aide qu'ils vont apporter comment dire aux Irenais. Alors Xavier oui de toute façon ce matériel il est certainement été livré avant la guerre.
Il s'agit du qui d'ailleurs est même fabriqué en Iran en fait sous le nom de Missag 2. Donc ce qui est assez étonnant en revanche pour suivre ce que vous disiez tout à l'heure, c'est que DF15 ce soit soi entré dans l'enveloppe de tir de ce genre de matériel puisqueeffectivement on est sur une portée à peine de 5 km 3 à 4000 m d'altitude. comme si les Américains n'avaient pas conscience queau-delà des systèmes extrêmement sophistiqués comme S300 de défense antiaérienne, il pouvait avoir aussi ce genre de matériel que tout le monde connaît très très bien qui a eu son heure de gloire sous la version américaine Stinger en Afghanistan, qui a fait beaucoup de débats de dégâts aux troupes soviétiques à l'époque et il y a certainement d'autres matériels et peut-être d'autres surprises de la part des Américains, mais ça nous montre une nouvelle fois qu'il y a une certaine impréparation de la part des États-Unis dans cette guerre sur le thème de toute façon nous sommes les plus puissants, on va s'en sortir en 3 4 jours et j'imagine que ça vous rappelle quelqu'un Vladimir Poutine, on a le même genre d'IS pensant qu'on va écraser l'adversaire très rapidement et que de toute façon c'est même pas la peine de prendre des précautions.
Colonel, je voudrais qu'on parle d'une des menaces de des Iraniens qui disent "Bah voilà, on pourrait fermer le D3 de Babel Mandeb. Est-ce que de la même façon que le D3 d'Ormous a des conséquences économiques extrêmement importantes, est-ce que là aussi il y a un enjeu important sur ce D3 ? Alors c'est un peu le joker des Iraniens et qui est qui est mis sur la qui est mis sur la table intervalle régulier.
En gros, 15 % du commerce mondial maritime passe par là. Donc effectivement, c'est une influence surtout que quand vous montez en mer rouge, vous sortez par le canal de Suèse ensuite de la Méditerranée et là vous êtes tranquillement, vous êtes en Europe. Donc c'est vrai que c'est un un chemin naturel pour aller en direction de l'Europe.
Maintenant le problème que que qu'on les qu'on les occidentaux d'une façon générale et les Américains bien évidemment, c'est que ici au sud au sud du Yémen, vous avez ce qu'on appelle les outils qui ont déjà été extrêmement agissants en M rouge et sur le trit de Badel Mandel. Bon, vous pouvez le bloquer avec des missiles. Ce que font d'ailleurs les Ianiens c'està-dire ils attaquent des nav ils l'ont déjà fait.
Donc, il y a une mission européenne qui s'appelle la SPES qui est déjà en cours qui est déjà donc il y a des bateaux européens qui protègent les les bateaux de commerce mais ça a déjà baissé massif enfin le nombre de bateaux de commerce qui qui remonte a baissé massivement. Donc c'est vrai, c'est une carte maîtresse et le problème si vous passez pas par là, vous passez évidemment par le cap de bonne espérance, faut passer par la sud de l'Afrique donc vous allez perdre plusieurs jours voire une semaine. Donc tout ça c'est des coûts, tout ça c'est de la tension.
Et c'est vrai que la carte la carte Bandelle n'a pas encore été jouée. C'est assez étonnant mais on voit que façon régulière ça apparaît et que les Iraniens n'hésitent pas à menacer directement comment dire les Américains de bloquer ce D3. On va aller justement au Qatar pour retrouver Jordan Olivier.
Jordane, est-ce que les pays du golfe sont prêts à supporter une éventuelle fermeture de ce D3 ? Ce qu'on peut vous dire Céline en tout cas, c'est que la fermeture de Babel Mandeb aurait des conséquences désastreuses pour les pays du golfe. Je pense notamment à l'Arabie Saoudite qui depuis quelques semaines ou en tout cas depuis le début du conflit utilise cet itinéraire bis pour exporter son hydrocarbure via un pipeline qui traverse le pays d'est en ouest et puis des tankers sont chargés en mer rouge pour justement utiliser ce passage maritime.
Et d'ailleurs, c'est plutôt une bonne chose pour l'Arabie Saoudite puisque'avec cette technique et bien l'exportation d'hydrocarbure saoudien est au même niveau qu'avant le début du conflit. Oui, mais voilà, il y a des pays comme le Qata où je me trouve actuellement qui n'ont pas la possibilité d'accéder directement au détroit de Babel Mandeb. Alors, il y a une autre carte qui est jouée notamment ici au Qatar.
C'est la carte de la de la diplomatie avec notamment la semaine dernière une rencontre à DOA entre des diplomates euh des diplomates Qatari et une délégation iranienne. Il était bien évidemment question de ce D3 d'Ormouse. Et hier encore et bien le ministre des affaires étrangères Qatar a rencontré en tout cas par téléphone son homologue iranien et le D3 d'Ormous a été au centre des débats avec une volonté farouche de trouver une solution du côté Qatarie.
Le Qatar qui a d'ailleurs rappelé hier l'importance de l'ouverture du D3 d'Ormous pour sauvegarder l'économie mondiale et aussi l'économie des pays du golf déjà durement touché depuis le début du conflit. Merci beaucoup Jordane Olivier en direct de DOA pour pour LCI. On va parler maintenant des négociations entre les Américains et les Iraniens.
Où en est-on ? Donald Trump affirme sur son réseau social que les discussions continuent à un rythme rapide et freiné alors qu'hier un média iranien disait elles sont suspendues. On en est où Ellisabeth ?
Est-ce que le fil du dialogue est encore là ? On pense qu' il continue de parler. Bon, clairement pas en direct, on le sait de toute façon depuis le début.
Euh après les différentes gesticulations verbales des deux côté, on a on commence à avoir l'habitude quand même un se fâche, l'autre se dit que tout est éminent et l'autre dit mais pas du tout. Euh c'est un peu le enf c'est comme s'il y a une mise en scène dans ces négociations. Maintenant vu les deux positions, on a quand même un peu de mal à voir comment il peut se rapprocher réellement.
Ouais. général, hier Donald Trump annonça un arrêt des combats entre Israël et le Esbola et puis finalement les affrontements ils se poursuivent. Quelle est la crédibilité de la parole du président américain ?
Ouais, c'est une excellente question. Donald Trump parle beaucoup souvent à tort et à travers. Souvent pour dire le contraire de ce qu'il a dit un petit peu avant. [raclement de gorge] Quelle est sa crédibilité ?
C'est difficile à dire. Je pense qu'il a un souci Donald Trump, c'est qu'effectivement les Iraniens ont finement joué en mettant maintenant au centre du jeu des négociations l'arrêt des combat au sud de Liban après avoir mis le D3 d'ormous. Ce qui permet d'ailleurs d'évacuer le problème de l'uranium enrichi.
On en on parle mais un peu moins. Ouais. Et ce qui fait que step by step ils font ils font reculer les négociations tout en les maintenant actives en sachant pertinemment que les Israéliens n'arrêteront pas au sud de Liban. général le le premier ministre israélien, il a un objectif très clair, il a annoncé, il en a pas changé depuis le début, c'est l'affaiblissement voir l'anéantissement du Bol.
Même si en son fort intérieur, je pense qu'il sait que l'anéantissement du Esbola c'est inatteignable mais en revanche l'affaiblissement au même niveau entre guillemets de de l'affaiblissement du Ramas, c'est c'est sans doute atteignable. Mais pour ça, ça veut dire que les opérations doivent continuer. Alors maintenant, quand le président Trump me dit "J'ai j'ai eu un échange avec Netaniaou, je lui ai dit qu'il était fou et je lui ai dit que il fallait qu'il arrête, c'est sans doute vrai, mais c'est pas pour autant que les choses vont changer sur le terrain." dans la mesure où euh les opérations israéliennes vont continuer, si ils veulent affaiblir le esbola, ils sont obligés d'aller au-delà du litanie, ils sont obligés d'aller dans la BK parce que c'est là que se trouvent les lignes logistiques qui permettent d'alimenter le rasbola.
Donc ces opérations vont continuer. Maintenant à quel rythme ? Sans doute peut-être un coup de boutoir en ce moment puisque je pense que Netaniaou a aussi besoin de parler à sa population.
Faut pas oublier que la population du nord d'Israël, elle reçoit quand même des drones régulièrement et des missiles régulièrement. Quand votre population est menacée, même si le président Trump vous dit qu'il faut arrêter, je ne vois pas comment Netaniaou peut arrêter. La la pression interne est trop forte.
Il y a des élections en septembre, si je dis pas de bêtises, je suis pas sûr qu'il les gagne mais en tout cas s'il fait rien, c'est sûr, il les perd. Et donc [raclement de gorge] je pense que de ce point de vue-là, il est un petit peu lui aussi dans la nasce, il peut pas faire autrement. N'oublions pas aussi que ce CC le feu dont tout le monde parle, il a été négocié entre le gouvernement libanais et le gouvernement israélien.
Le Hzbolla n'a jamais dit qu'il s'associait à se cesser le feu. Et d'ailleurs, le jour même où le cesser le feu a été décrété, le Esbola a attaqué Israël. Donc une fois de plus, le gros problème c'est que l'État libanais n'existe pas et que donc aujourd'hui le règlement de ce problème ne peut passer que par un État libanais qui soit en mesure de désarmer le Esbola.
Euh ça fait 30 ans qu'on en parle. Je je pense que ça sera pas tout de suite. Allez, on va maintenant partir en en Ukraine.
Le pays qui a essuyé de très violentes attaques russes la nuit dernière. Plus de 650 missiles, plus de 70 drones, dit l'armée ukrainienne et au moins 21 morts. Tir de missile balistique sur Kief.
Six morts et 66 blessés dans la capitale ukrainienne. Dnipro, ville industrielle de l'est du pays, a aussi été touché il y a 15 morts adm dont des enfants. Les opérations de recherche dans les décombres se poursuivent et toujours dans l'est du pays à CIF, 14 personnes ont été blessées. l'Ukraine.
D'ailleurs, les autorités ont ordonné l'évacuation de milliers de civils dans cette région de de Cif et puis dans le sud à Odessa. Une maternité et un hôpital ont été touché sans faire de victimes. On va retrouver Gwandoline de Bonau dans la capitale ukrainienne où les habitants sont évidemment marqués par ces violentes attaques.
Gwandoline, vous avez vécu vous aussi cette nuit d'enfer ? Oui, tout à fait. Alors, évidemment, à une nuit comme celle-là à Kief, vous vous les fenêtres tremblent, vous entendez des explosions vraiment toute la nuit de manière ininterrompue par rapport à d'autres attaques.
C'était des explosions très fortes. Alors, il y a aussi ce bruit des drones cha qui volent au-dessus de la capitale, des mitrailleuses lourdes qui essayent de les intercepter mais la particularité de cette nuit, c'est vraiment le nombre de missiles qui a été employé par les forces russes pour tirer sur la capitale ukrainienne. Je vous laisse voir.
Nous sommes dans un quartier d'habitation qui a été touché par une frappe de missile et vous voyez les dégâts que que ça fait. Alors pour prendre un peu la la mesure de l'ampleur sur des centaines de mètres, voilà, vous avez des voitures qui sont détruites, des fenêtres d'immeubles qui sont brisées. Au niveau du du point d'impact que Vincent Wartner est en train de vous montrer, tout a été détruit et là nous sommes vraiment dans un quartier d'habitation.
C'est la première fois qu'il est frappé et on a discuté un petit peu avec les habitants qui s'inquiètent parce que il y a cette conscience ici en Ukraine que des attaques massives qui utilisent beaucoup de missiles et notamment de missiles balistiques vont se reproduire plus fréquemment parce que la Russie l'a dit et le problème c'est que l'Ukraine a un manque de d'intercepteur a un manque de missile pour contrer ces missiles balistiques. C'est notamment les patriotes qui sont capables de faire ça et le stock et bien s'amoindré. Il y a des pénuries, c'est ce qu'à dire des portees-paroles de l'armée de l'air ukrainienne et donc la capitale ukrainienne comme d'autres villes ukrainiennes s'attend à ce qu'il y ait de plus en plus de missiles qui réussissent à toucher leur cible en Ukraine et des craintes notamment dans la région de Carkif Gwandoline parce que l'Ukraine a ordonné l'évacuation de milliers de civils dans cette région.
Oui, Carif, c'est une ville qui a été particulièrement touchée, mais si vous voulez la le pouvoir ukrainien il sait qu'il va devoir faire des choix. On a vu aussi cette nuit, il y a des missiles antinavir qui ont été tirés sur les villes ukrainiennes. Ça c'est nouveau.
Et ce qu'on note dans les statistiques qu'on a reçu, c'est que ces missiles antinavir et bien aucun d'entre eux n'a pu être intercepté par les forces ukrainiennes. Donc le le pouvoir ukrainien s'attend lui aussi à ce qu'il y ait. de plus en plus de tirs de missile, balistique, croisière, antinavire et que ce soit de plus en plus compliqué de protéger les habitants.
Même si euh ce qu'on voyait pas tant que ça il y a quelques mois, aujourd'hui les gens vont aux abris hein, il y avait plus de 40000 personnes dans le métro de Kiev par exemple pour se protéger. Donc il y a vraiment une conscience que la situation pour les villes est en train de s'aggraver. Merci beaucoup Gwandoline de Bonau en direct de Kief.
Merci également à Vincent Wartner qui vous accompagne. Général, Poutine intensifie ses frappes en Ukraine. Elles sont intenses, elles sont violentes.
Est-ce que c'est un symbole de puissance ou d'impuissance ? Je pense surtout que c'est c'est la preuve que rien ne se passe de bon sur le front pour les Russes. H le le front, c'est il est stabilisé depuis depuis au moins 2 mois.
Alors euh quand on fait les comptes effectivement les Ukrainiens ont repris quelques kilomètres carrés, mais c'est pas ça qui va changer la la phase de la guerre. En revanche, qui est très clair, c'est que les Russes sont bloqués. Il y a plus d'avancées russes et aujourd'hui euh mis à part les missiles balistiques et les drones, je pense qu'il reste plus grand-chose dans l'escarcelle de Poutine pour faire avancer cette guerre.
Euh donc est-ce que c'est une démonstration de puissance ou d'impuissance ? Sans doute un petit peu des deux. Je crois surtout que il lui reste l'arme de la de la terreur comme l'a comme l'a dit un un diplomate un diplomate ukrainien je crois.
Mais il est clair [raclement de gorge] que à part essayer de faire craquer la population, il ne lui reste pas grand-chose. Ces frappes sur Kief ou sur Kif, elles n'ont aucun intérêt militaire. Soyons très clair, il n'y a pas d'objectif militaire.
Ce sont des objectifs civils. Donc l'objectif serait de terroriser la population pour qu'elle se retourne contre jamais marché, soyons très clair. Ça n'a jamais marché dans l'histoire.
Donc c'est plutôt en train de renforcer le sentiment nationaliste ukrainien. Je rappelle quand même qu'il y a quelques jours, quelques semaines, les Russes ont demandé aux diplomates occidentaux d'évacuer les ambassade en disant "Nous allons frapper les lieux de pouvoir et vous êtes en danger." Bon, on s'aperçoit quand même que c'est pas tout à fait le cas.
Ouais. Euh donc oui, il y a des frappes. Oui, effectivement, je pense que ça va continuer parce que c'est à peu près la seule chose que les Russes peuvent faire en ce moment.
Euh et aujourd'hui ce qui leur manque en fait c'est ce sont des avancées sur le front. Ce front, il est bloqué. Et on fera tout à l'heure un point très précis avec Xavier sur la situation sur le front pour poser cette question colonel.
Est-ce que les attaques russes là masquent l'impuissance de Poutine ? Je rejoins le général sur sa sur sa conclusion. En fait, c'est entre les deux.
Il a pas il a pas d'autre choix. Je c'est vrai que aujourd'hui il va tirer parce que sur le front il est bloqué. Donc c'est une solution pour lui encore une fois de réagir d'autant que il est plutôt assez à l'aise.
Vous rendez compte le nombre de missiles et de drones qui ont été tirés, c'est colossal. Et sur des endroits qui n'avaient jamais été atteint qui n'avaient jamais été atteint. Plus de 600 drones, plus de 70 missiles.
He missiles, c'est c'est énorme. Donc ça veut dire que une concentration du ciblage et vous tirez, vous tirez, vous tirez. Et deux choses que je voulais que je voulais dire.
La première chose, vous savez, c'est le le concepteur de cette guerre aérienne s'appelle Doué. C'est un italien Julio Douet 1930 et et on sait que ça jamais jamais fonctionné. Donc je peux conseiller à Poutine encore une fois de le de lire doué parce que le problème c'est que ça marchera pas et les Ukrainiens ont démontré qu'ils avaient l'al et encore une fois le courage de résister à ça et au contraire ça va les motiver.
Le deuxième truc, le deuxième point qui est très important qui est géopolitique ou géostratégique c'est qu'en fait Poutin est dans la même situation que Trump. Vous avez deux superpuissances qui ont qui ont engagé un combat, une guerre contre des voisins plus petits, plus faibles par la force des choses et en fait ils arrivent pas à s'en dépétrer. Ils ont le sparadra accroché à la chaussure, ils s'en dépêtent pas.
Donc la seule possibilité de Poutine qui plus violent que Trump va c'est de bombarder massivement mais demain vous verrez que Trump sera obligé de le faire. Il va pas reculer. Il y a il a pas de solution.
Il l' promis. D'ailleurs, il a déjà dit qu'il allait rayer les rangs de la carte en fait. Alors, je pas oui, il l'a dit mais il l'a dit.
Est-ce qu'il va le faire ? Mais il va être obligé en fait de réagir fortement. Sinon, c'est c'est les grandes puissances, c'est les super puissance.
Donc dans le jeu mondial des superpuissances qui se jouent à trois concrètement les Russes, les Chinois et les et les Américains, vous pouvez pas avoir une telle perte de face, c'est pas possible. Donc Poutine il met le paquet parce que il a un problème sur le front et Trump va mettre le paquet à court au moyen terme. Alors, il est moins courageux, il est moins guerrier parce que c'est pas son job, c'est pas son métier.
Il faisait de l'immobilier avant. Donc là, il se retrouve dans une guerre totale, donc c'est un peu compliqué pour lui, mais vous verrez qu'il sera obligé de Sinon, c'est une catastrophe. Elisabeth, je je suis pas convaincu.
Alors, Poutine jusqu'au bouhthiste guerrier, vous vous l'appelez comme vous voulez, il il le fera. Je suis moins convaincu que Donald Trump et je pense que les Iraniens surtout [raclement de gorge] le savent. Et et c'est ça aussi la faiblesse de Trump, c'est de montrer ses cartes.
Il parle beaucoup des cartes des Ukrainiens, mais Donald Trump était un promoteur immobilier qui a quand même échappé à la guerre au Vietnam. C'est pas quelqu'un de guerrier ni de jusqu'au bouhiste. On l'a vu avec les négociations.
C'est l'Amérique, c'est pas la Russie. C'est c'est l'Amérique, c'est pas la Russie. Mais aussi je pense que c'est en lui, c'est-à-dire il pense avoir quelque chose de rapide quand c'est pas rapide et on le voit aussi en politique intérieure le Kennedy Centur ou autres quand c'est pas rapide ben en fait ça l'intéresse pas, il passe autre chose.
Et c'est très différent. Général. Oui.
Deux choses. Je suis tout à fait d'accord avec Ellisabeth. Moi je pense que Trump est très mal à l'aise face à la guerre.
En fait c'est un acteur, il est très volubile, il dit beaucoup de choses, il menace. Mais quand il s'agit de conduire réellement une opération, je pense qu'il est très mal à l'aise avec la conduite de cette guerre. La meilleure preuve, c'est qu'il s'est arrêté au plus mauvais moment.
H il s'est arrêté au moment où il était en train de gagner. Et depuis qu'il s'est arrêté, il n'arrive plus à trouver l'occasion de reprendre. Mais il a bien des conseillers militaires.
Ça veut dire quoi ? Il les écoute pas, il en fait qu'à les conseillers militaires sont là pour conseiller et c'est le politique qui décide. Et aujourd'hui, je pense que on peut reprocher plein de choses à Trump, mais je pense qu'il décide.
Pas forcément la meilleure solution, mais il décide. Mais je pense qu'il est très mal à l'aise, très mal à l'aise dans la conduite de cette de cette guerre. Et ça se ressent sur les sur les conseillers militaires, on se rappelle que même par exemple avec le Venezuela, l'admiral Holzi qui avait conseillé le président qui a fini par démissionner enfin prendre sa retraite anticipée.
Une des problèmes avec cette administration c'est les purges volontaires pas volontaires de certain un certain nombre de généraux et et d'officiers parce que ils essaient de conseiller le président, le président soit les écoute pas soit pire et ils disparaissent de la circulation. Et comment dire ? On sait que Trump était traumatisé par le par le par l'histoire du F15 qui avait qui sétait qui était qui s'est écrasé.
Il a fallu récupérer les deux pilotes, un pilote particulièrement, ça ils avaiit 3 jours, ça extrêmement compliqué. Et on sait queil a été il a pas dormi pendant 3 jours. Cétait son traumatisme.
C'est la guerre du Vietnam, les prisonniers, exhibé et cetera. Ça c'était pas possible. Il a eu un tel choc, moi c'est ce qu'on c'est ce qu'on me raconte.
Il eu un tel choc, c'est qu'aujourd'hui il envisage même plus de mener les opérations. Ceci étant dit, avec les gens faibles, enfin les gens qui ont des problématiques comme ça aléatoires, il peut appuyer sur un malentendu, il pu appu sur le bouton. Ouais.
Alors, on va revenir à la situation sur le front avec vous Xavier. On va regarder les cartes. Situation sur le front de cette guerre en Ukraine.
Quelle est la situation ? C'est la fête des alliés. Alors, la situation, elle est que jour après jour, les forces de Vladimir Poutine s'enfoncent dans le rouge en fait.
Alors, c'est vrai économiquement, c'est vrai militairement. Regardez, ça c'est le terrain perdu en mai 282 km². Alors évidemment à l'échelle de l'Ukraine, c'est pas grand-chose mais c'est une tendance.
Les Russes ne sont plus à l'offensive. Une rondelle ne fait pas le printemps mais cette tendance là elle est quand même extrêmement lourde. Dans le même temps, les Ukrainiens bombardent dans la profondeur.
Il frappent le complexe militaro-industriel, mais aussi la principale source de ressources de Vladimir Poutine, le pétrole. On a tous vu c'est ces raffineries, c'est pu de pétrole en feu. Ça ça pèse très très lourdement sur l'économie de la Russie.
Donc on a à la fois un Poutine en difficulté sur le front, sur le terrain, mais aussi du point de vue économique, les voyants sont au rouge. Les voyants sont aussi au rouge évidemment la hausse du prix du pétrole, la levée de certaines sanctions par Donald Trump, on en parlait tout à l'heure, ont pu donner un grand espoir aux économistes du Kremelin. Mais la situation économique du pays est tellement détériorée qu'il faudrait Cline au moins 1 an d'un baril à 100 dollars pour envisager une éclaircie.
À titre d'info, le baril de Brent aujourd'hui s'échange aux alentours de 86 dollars. Clairement, cela ne suffit pas. Alors, c'est à tel point que de nombreux haut responsables du ministère russe des finances de la banque centrale ont indiqué à Vladimir Poutine que le niveau actuel des dépenses militaires prévues était totalement insoutenable et risqué d'aggraver dangereusement le déficit budgétaire.
Alors, ce déficit budgétaire, on va le voir, on va en parler. Il illustre cette économie russe dans le rouge. Évidemment, le 9 avril, il atteignait 53, milliards de dollars.
Le Kremelin avait prévu pour l'ensemble de l'année 2026 52 milliards de dollars de déficit. Vous voyez qu'on l' a déjà atteint. Il y a clairement le feu à la maison Poutine.
Il estime qu'il va gagner la guerre rapidement et que donc l'économie russe tiendra le choc jusque- là. Mais le maître du Crébelin de toute façon n'a pas le choix. Il a tellement militarisé son économie qu'il lui faut poursuivre la guerre quoi qu'il en coûte.
Merci beaucoup Xavier. Un Vladimir Poutine fragilisé et pourtant écoutez bien ces mots. Quant à ma déclaration selon laquelle je pense que le conflit touche à sa fin, je ne l'ai pas faite sans raison, mais sur la base d'une analyse de la situation sur le champ de bataille.
Là-bas, nos forces avancent dans toutes les directions chaque jour. Vous pouvez le constater par vous-même. Je pense que le conflit touche à sa fin, dit Poutine.
Il est dans le dans quoi ? Le le déni ? Il est dans il est dans un discours vis-à-vis de sa population.
Ouais. Une fois plus, il faut toujours mettre en perspective les discours de ces chefs d'état qui ne s'adressent pas à nous, ils s'adressent à leur électorat. Soyons très clair [raclement de gorge] d'ailleurs que ce soit c'est vrai pour les Iraniens, c'est vrai pour les Israéliens, c'est vrai pour les Américains et c'est vrai pour les Russes.
Aujourd'hui, ces discours-là, il faut les prendre avec la perspective de ce qui se passe réellement. Poutine est en difficulté sur le front, mais il est également en difficulté à l'intérieur comme vous venez de l'expliquer. Donc il a besoin de dire à sa population mais n'ayez pas peur, je suis désolé de faire tout va très bien madame la marquise mais nous allons gagner.
Ceci étant, c'est ce que dit Trump également et c'est ce que disent aussi les gardiens de la révolution. Hm. Ellisabeth, très clairement, il parlant d'interne et euh on a vu les difficultés ces dernières mois, moi je pense au 9 mai qui était quand même très surprenant entre le la bulle internet coupée.
Moi, je me souviens que Jérôme euh nous nous parlait de ça avec pas du tout d'armement euh au défilé alors que c'est un peu l'objectif aussi de se montrer fort les messages au à son peuple. Ben, il est obligé peut-être de se rattraper justement. Alors, je dirais pas électorat parce que bon, électorat signifie démocratie en général, mais clairement les messages que ces ces différents dirigeant souvent qui peut-être nous Oui, mais c'est pire parce que les gens qui décident que Poutine doit rester au pouvoir, ils peuvent aussi l'assassiner et ça c'est son plus grand risque.
On a bien vu toutes les mesures de sécurité totalement dingue qu'il prend, il prenait au début de la guerre mais qu'il prend de plus en tous les au quotidien. Bah, il est il est escorté par des systèmes antidrones, par des autorailleuses, enfin ça devient totalement délirant. Il sort de moins en moins, il change de résidence, il se cache.
Mais les difficultés, elles sont partout. Parce que ce qui est très très grave notamment pour les Russes aujourd'hui, c'est que la ligne d'acheminement logistique qui va de Rostof sur le don le long de la mer d'Azov en passant par Mariupul et jusqu'à la Crimée, elle est totalement sous le feu des drones ukrainiens. Et ça c'est un drame parce que notamment on peut voir déjà les conséquences en Crimé.
D'un point de vue civil, hein. L'essence est rationnée en Crimé. Il ne reste donc plus qu'un qu'une artère pour ravitailler à la fois la Crimée et le front sud.
C'est le pont de Kerch Russie et la Crimée. Le pont de kerch que les Ukrainiens cherchent euh à frapper depuis le début de la guerre, qu'ils ont déjà frappé avec succès et qui vont continuer un jour ou l'autre à essayer de faire tomber parce que là, ce serait vraiment quelque chose qui peut changer le cours de la guerre parce que si vous ne pouvez plus ravitailler la Crimée où il y a beaucoup de civils hein, il y a beaucoup de Russes qui ont émigré en Crimé parce qu'évidemment le climat est très favorable. Les appartements volés aux Ukrainiens ne valaient pas grand-chose.
Et ces gens-là, dès qu'ils vont voir que ça commence, que la guerre revient dans ce territoire là, ils vont s'affoler, ils vont paniquer. Ça va être une catastrophe pour l'armée russe. Colonel.
Mais c'est pour ça qu'on on on comprend mieux pourquoi aujourd'hui Poutine cherche à tirer massivement sur les villes. En fait, il veut accélérer un processus et forcer Zelenski à négocier avec lui quelque chose disant voilà le compte est bon, on trouve une solution, je garde un bout de Donbasse, un bout de c, un bout de ça et cetera. On on verra bien.
Mais c'est vrai que c'est peut-être ça Oui, c'est ça c'est sa solution. Il peut des solutions un petit peu un petit peu extrême parce que le problème c'est il est quand même bien le sparadra et bien la chaussure hein parce que ça fait comme 4 ans et demi que ça ça s'est lancé. Les Ukrainiens sont sont dans une merde noir entre guillemets.
Vous vous rendez compte il reste 22 millions d'habitants en Ukraine, ils étaient 45. Un exode de de plus de 10 millions de personnes. Incroyable.
C'est incroyable. Le pays dans une situation exangue et ils arrivent à tenir. Pourquoi ? parce que la Russie c'est énorme, parce que c'est mal c'est mal organisé parce qu'il y a une corruption effrayante, vous me direz des deux côtés il y en a.
Tout ça fait que ça fonctionne pas, c'est pas fonctionnel. Et j'imagine que Poutine qui a 73 ans à l'heure où on parle, je pense qu'il préférait peut-être éventuellement s'occuper de ses petits-enfants ou de ses enfants éventuellement accessoirement s'il en a quoi. Alors, je voulais qu'on parle de ce drone aussi qui a percuté un un immeuble résidentiel en Roumanie il y a quelques jours.
On a appris hier que c'était un drone de conception russe générale. Est-ce que cette menace russe se rapproche de nous ? Alors, je pense pas qu'il faille prendre cet incident comme euh comme une menace russe dédiée.
Je pense que c'est une erreur simplement de vol. Je pense pas que ce par il faut préciser que c'était près de la frontière avec sur la frontière sur la frontière moins de 30 km de la cible en fait. Voilà.
Donc je je pense qu'il faut pas non plus trop exagérer la menace. La menace rouse elle existe deune manière, elle a pas besoin de ça. Il faut qu'on la prenne au sérieux.
On n pas besoin de ça pour la prendre au sérieux. Il faut la prendre au sérieux. Mais là, je pense clairement c'est un incident comme malheureusement dans toutes les opérations, il en existe.
Je pense pas qu'il faille lui donner une signification particulière. Mais dans cette affaire qui s'est passée dans la ville de Galati, donc côté roumain du Danube, il y avait 43 drones. Il visait vraisemblablement le port de R qui est un port d'exportation des céréales ukrainiennes.
Vous savez que c'est extrêmement important pour les Ukrainiens de continuer à exporter pour avoir des tenter de faire vivre le pays. Il y en a donc 42 qui sont écrasés en Ukraine. Mais depuis la Roumanie, on aurait pu abattre les 43 drones en fait.
Et c'est là où on a une réflexion à mener tout le long de la frontière entre l'Europe et l'Ukraine, Pologne, Roumanie. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour aider les Ukrainiens ? Ben voilà, là on peut faire quelque chose de plus.
On peut abattre en territoire ukrainien des drones russes. Donc Gérard 2 issu des shaedes iranien tout la boucle est bouclée et on peut rendre un grand service aux Ukrainiens mais aussi à nos propres populations. Il y a quand même deux roumains qui ont été envoie l'image là qui ont été blessés au 10e au 10e étage d'un immeuble à Galati.
On va bientôt aller rejoindre Sonia Dri à Washington et on va parler notamment de cette information du Financial Times qui nous dit que les États-Unis examinent la possibilité d'étendre le déploiement d'armes nucléaires en France. Aujourd'hui Xavier, il y a euh en Europe pardon en Europeance [rires] euh aujourd'hui d'après le Financial Times, il y aurait donc six pays européens membres de l'OTAN qui accueillent des bombardiers à capacité nucléaire. L'idée c'est qu'il y ait plus de pays euh qui disposent de de ces avions.
Xavier, c'est c'est ça qui est examiné. C'est une volonté américaine qui va un peu euh rebour de ce que veut faire le président Trump avec ça. On en parlera avec Sonia. on a cette idée qui voulait il voulait [rires] sortir de l'OTAN mais je suis pas tout à fait compétent pour en parler mais six pays qui accueillent déjà des avions qui portent la bombe américaine à l'échelle de l'Europe je sais pas ce que vous en pensez ça para su largement il faut il faut bien comprendre que c'est pas la volonté américaine de déployer des bombardiers il faut que ce soit ce sont les pays européens qui demandent aux États-Unis de déployer des bombard suplémentaire, c'est un petit peu différent comme approche.
La pologne, la Pologne en particulier est très demandeuse mais les États-Baltes aussi. Pourquoi ? Tout simplement parce que le fait d'avoir sur son territoire des armes nucléaires américaines, c'est une police d'assurance supplémentaire tout simplement.
Donc je crois qu'il faut quand même relativiser cette affaire. Aujourd'hui, c'est rien n'est décidé. C'est à l'étude.
C'est quelque chose qui pourrait éventuellement être proposé si les États demandeurs acceptaient de recevoir ces ces bombardiers. Donc il faut quand même relativiser les choses. Euh c'est c'est un peu plus compliqué et c'est assez amusant de voir que cette initiative arrive au moment où le président Macron propose à ses alliés européens une dissuasion avancée et que certains pays européens ont marqué leur leur intérêt en particulier la Norvège tout récemment.
Allez Sonia nous attend à Washington. Merci Sonia d'être avec nous. Donc l'idée là c'est quoi ? l'heure où l'on parle du désengagement américain, c'est de rassurer, montrer qu'on est capable aussi de soutenir les Européens.
Alors, pour l'instant, il n'y a aucune réaction ou déclaration à ce propos ici à la Maison Blanche ou au Pentagone. Mais en effet, selon le Final Shell Times, les États-Unis examinent la possibilité de déployer des armes nucléaires dans d'autres États européens membres de l'OTAN. On parle notamment de la Pologne que Donald Trump considère plutôt comme un bon allié.
D'ailleurs récemment, il a annoncé le déploiement de 5000 troupes supplémentaires en Pologne, même si on n' pas encore exactement les le de de de détails sur la date et le lieu de déploiement, les États-Baltes aussi qui sont demandeurs et donc qui seraient concernés parce qu'ils sont proches de la Russie. euh les États-Unis qui même s'ils se déploient euh et concentrent leur leur attention de plus en plus sur d'autres euh théâtres d'opération particulièrement euh l'Asie et bien veulent continuer euh d'avoir un système de dissuasion euh fort en Europe. Mais encore une fois, pour l'instant euh pas beaucoup plus d'éléments à ce sujet.
Et Donald Trump dans une interview, un journaliste d'ABC hier a répété que les Européens que les l'OTAN en particulier et bien n'avaient pas assez aidé dans cette guerre. euh avec l'Iran