Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationRMC (sur YouTube)· 15 décembre 2025 33 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Pierre de Villiers : "Il faut être intransigeant. Ils ne respectent que la force !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la guerre est proche ? La guerre face aux Russes.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Réarmer l'État, réarmer l'armée mais aussi réarmer nos âmes. Ça veut dire quoi ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Le chef d'état-major a-t-il eu raison d'alerter sur la menace pour nos enfants ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment redonner cette fibre patriotique à toute notre jeunesse ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Votre avis sur le service militaire ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de cohésion nationale comme condition sinéquanon pour redevenir fort. Vous êtes d'accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « La guerre en tout cas l'instabilité du monde est là dès aujourd'hui. »
  • 3:00Fait
    « Parfois des jours avec 1000 morts, on ne peut pas continuer. »
  • 4:00Promesse
    « Il faut réarmer l'État. réarmer l'armée mais aussi réarmer nos âmes. »
  • 5:00Fait
    « On leur apprend l'amour du drapeau, l'amour du pays. »
  • 6:00Fait
    « Ce n'est pas le cas aujourd'hui. On est dans un monde dans un pays d'une violence. »
  • 7:00Chiffre
    « On a des entreprises qui arrivent à être compétitives avec 50 % de charge obligatoire, record mondial. »
  • 8:00Fait
    « Il faut arrêter d'étouffer de croire qu'on va fusionner ces pays. Ce n'est pas possible. »
  • 10:00Chiffre
    « Il faut 5 milliards par an pendant 10 ans. »
  • 11:00Chiffre
    « Le président de la République a arbitré pour passer de 50 milliards à 64 milliards dans 2 ans. »
  • 12:00Fait
    « Seul la force fait reculer la violence. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] C'est quoi ? C'est Bonjour général Pierre Deviler. Bonjour.

Bonjour à tous. Cette sonnerie c'est laquelle ? Celle-là ?

C'est pour ça. C'est l'arrivée de l'autorité. D'accord.

L'autorité est là. Bonjour mon général pour le succès des armes de la France aux éditions Fire. Mon général, est-ce que la guerre est proche ?

La guerre face aux Russes. Alors la guerre globalement la guerre face aux russes, j'espère que la paix est proche et que le processus actuellement en cours va déboucher le plus vite possible. Mais il faut arrêter cette boucherie.

Parfois des jours avec 1000 morts, on ne peut pas continuer. La guerre en tout cas l'instabilité du monde est là dès aujourd'hui. retour des États-Puissances, islam radical, terrorisme, on l' vu en Australie en Australie, abandon des Américains de l'Europe ou en tout cas éloignement et puis incapacité de nos organisations internationales, les stabilisateurs automatiques à réguler l'ordre international.

Les signaux ne sont pas bons et c'est pour ça que j'ai repris ma plume. Parce que vous dites qu'il faut réarmer l'État. réarmer l'armée mais aussi réarmer nos âmes.

Ça veut dire quoi ça ? Ben si vous voulez euh dans une guerre la cohésion c'est capital. Les forces morales, les les 25000 jeunes qui rentrent tous les ans dans l'armée, vous savez on leur donne cette capacité à être dans la fraternité, dans la cohésion.

On leur apprend l'amour du drapeau, l'amour du pays. Comment peut-on se battre pour quelque chose si on ne le connaît pas ? Et ce sont ça les forces morales.

Et c'est ce que j'explique dans le dernier chapitre de mon livre. Aujourd'hui, la France est très fracturée. Moi, l'armée m'a appris l'unité.

On prend tous les soldats dans leur diversité et on les amène parfois jusqu'au sacrifice suprême. L'unité nationale, c'est ça qui est capital. Est-ce que le chef d'étatmajor généralement don a eu raison d'alerter comme il l'a fait avec des mods dures sur il faut faut qu'on est en tête que nos enfants peut-être un jour mourront.

Est-ce qu'il a eu raison de le faire en ces termes ? Alors, j'ai vu la polémique qui euh qui a suivi euh ces expressions. Moi euh j'ai une habitude, c'est de ne jamais euh commenter les décisions de mes successeurs ou les paroles.

C'est pas une décision, hein, c'est mais sur le fond sur le fond évidemment qu'il faut retrouver l'unité nationale. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. On est dans un monde dans un pays d'une violence.

Regardez ce qui s'est passé à Dijon avec un collège qui brûle encore ces derniers jours à cause des narcotraficant. On on ne peut plus continuer comme ça. Et cette unité nationale, on la retrouve par l'amour de la France.

Apprendre à connaître son pays, à l'aimer, à en être fier. Euh mais comment on fait concrètement ? parce que aimé son drapeau.

Les Français vont tous à l'école de la République pour qu'elle soit publique et privée. Bon, enfin, les programmes sont les mêmes. Euh donc a priori, c'est là où on apprend à connaître la France.

Alors ça ça commence par dans les familles françaises. Euh ensuite dans l'éducation effectivement l'éducation nationale, je pense que il y a déjà beaucoup de choses qui se font dans des protocoles entre le ministère d'éducation et le ministère des armées, mais il faut intensifier tout ça. Aujourd'hui, dans certains coins de France, on n'apprend pas à aimer la France.

Et euh moi je vais euh visiter toute la France parce que j'ai été habitué à commander tous les soldats, marins, aviateurs, quel que soit leur origine géographique, sociale. Et je m'aperçois que cet amour de la France, on ne le cultive pas suffisamment. Alors, nous avons un pays incroyable, un pays avec des paysages qui nous sont enviés, une gastronomie exceptionnelle.

Le génie français, ça existe. On a des entreprises qui arrivent à être compétitives avec 50 % de charge obligatoire, record mondial. Alors, le génie français, bah il faut le rappeler, il faut en être fier.

On voit bien qu'à certains moments, la France retrouve cette unité. Par exemple, quand la France gagne la Coupe du monde de football, quand on reconstruit Notre Dame, quand on fait les Jeux Olympiques, et bien c'est cet état d'esprit là que j'appelle de mes vœux dans mon livre. Pourquoi justement le patriotisme ça semble ringard ?

Ça semblait ringard à une certaine époque poste 68. Et c'est vrai que la paix était tellement ancrée dans les esprits après la chute du mur de Berlin en 89 que tout ça paraissait un peu désué. Alors dans les armées, on a continué à cultiver ce patriotisme parce que nous avons été dans des opérations souvent à l'extérieur évidemment mais ce patriotisme revient.

Moi, j'ai le sentiment qu'il y a besoin de proximité. Aujourd'hui, les Français disent "Mais qu'est-ce que c'est que ce merdier ? Qui décide dans tout ça ?" Et ils ont envie, on l'a vu avec le Covid notamment euh de revenir à cette proximité.

Il y a un retour du patriotisme en France. D'ailleurs, regardez l'armée française. Euh quand vous regardez les sondages, il y a une popularité incroyable et l'armée, c'est l'incarnation de la nation.

Oui, mais la proximité quand on explique aux Français que c'est la Commission européenne qui décide par exemple qu'on va appliquer le mercosur, je pense cet exemple parce qu'il est d'actualité et que malgré les réticences de la France, la Commission européenne ce matin vient de dire que elle espérait que le Mercosur soit signé et appliqué d'ici la fin de l'année. Donc finalement, la France politiquement dit bah non, nous on en veut pas mais la Commission européenne dit bah nous on va le faire quand même. Et on aura pas le choix puisque on n'a pas la force de bloquer.

Oui. Alors, j'ai un chapitre concernant la coopération européenne, je crois qu'on se trompe et que les peuples sont en train de se séparer de cette Union européenne. Bien sûr, il faut construire l'Europe notamment dans les grands sujets et pour protéger l'Europe vers l'extérieur mais à l'intérieur de l'Europe.

Il faut arrêter d'étouffer de croire qu'on va fusionner ces pays. Ce n'est pas possible. J'explique que l'armée européenne est un mythe qui est en train de détruire cette belle idée de la coopération européen vous croyez pas vous à l'armée européenne ?

Je crois à la coopération européenne en matière de défense dans des grands projets intérêtatiques. Pourquoi ne va-t-on pas plus vite pour construire un char en commun, un avion en commun ? Il y a des tas de projets à faire mais intérêt la défense c'est des frontières un territoire la terre des paères une nation une communauté domaine de femme nation qui décide pour son pays c'est pas une priorité j'ai fait beaucoup d'interventions en multinational j'avais 15 pays en Afghanistan la même chose au Kosovo et ensuite comme chef d'étatmajor pratiquement toutes nos interventions étaient multinationales ce qui fonctionne c'est quand on respecte la capitale, le drapeau du pays concerné.

Si vous voulez passer autre, ça ne fonctionne pas. On ne peut pas fusionner au combat des soldats dans une même, ça ne marche pas. Flora Gibali, vous parlez de cohésion nationale comme condition sinéquanon pour redevenir fort et je suis totalement d'accord avec vous.

Je pense que aujourd'hui, on a l'air faible auprès de nos ennemis parce que on est divisé. D'ailleurs, il y a des rapports qui montrent que le Kremelin joue avec nous sur les réseaux sociaux parce que il voit que la nation française est une nation particulièrement déstabilisable démocratiquement et donc ça les amuse de nous déstabiliser. Euh donc moi, je suis d'accord que le point de départ c'est de retrouver la cohésion nationale.

Est-ce que ceci dit, vous êtes édité chez FAR qui est la maison d'édition du groupe Boloré qui a aussi ces news, tout un tas de médias qui pour moi participe énormément au clivage, aux fake news, aux divisions. Est-ce que vous pensez pas que le premier sujet, alors ça peut vous paraître à côté et pas très militaire comme question, il n'empêche que pour moi c'est au cœur du sujet. Euh est-ce que vous êtes d'accord que au cœur du sujet, on doit retrouver une cohésion euh euh dans le débat national euh et que il y a des groupes qui participent plus ou moins euh à ça ?

Oui. Euh nous sommes des gaulois avec euh euh les avantages des gaulois, ce sont des bons guerriers et les inconvénients. Nous sommes capables de nous diviser et aujourd'hui vous avez raison sur votre constat.

Ce qui me fait peur et c'est pour ça vraiment que j'ai voulu écrire ce livre, c'est que en fait les forts sont attirés par les faibles et nous les Européens, nous sommes les faibles aujourd'hui dans ce monde en mouvement qui se reconstitue avec d'un côté tout un groupe d'état puissance pour ne pas dire autocratique dans lequel vous retrouvez la Chine, la Russie, la Turquie, l'Iran et cetera. On a vu ce sommet début septembre, ce nouveau monde bipolaire qui se reconstitue avec comme seul objectif commun. Ils sont très différents mais ils ont un point commun qui les unit, un seul, la haine de l'Occident et du grand Satan américain.

Et nous en face, nous sommes faibles. Nous avons désarmé pendant des décennies. Nous n'avons jamais cru que la guerre allait revenir.

Et nous sommes dans cette situation aujourd'hui. Et c'est euh dans la nature, on le sait, le fort est attiré par le faible. Le fort attaque le faible et donc il est grand temps de retrouver cette force.

Et cette force, elle se matérialise par une armée, une diplomatie, une économie. Évidemment, c'est global, mais elle se matérialise aussi par cette capacité à être ensemble, cette fraternité que j'appelle de mes vœux. Et tout ce qui divise, moi ça m'intéresse pas.

Alors, vous parlez de Fayard, moi je suis chez Fard, c'est mon 5e livre. Depuis 8 ans et demi, je suis rentré chez FAR avec Sophie Closé qui était présidente. Depuis, ça a changé deux fois.

Donc, j'avais aucune raison de de changer. Mais moi, je suis un homme d'unité. Je pense que les Français attendent la fin de ces querelles et ils en ont marre qu'on dépense beaucoup d'énergie dans ce genre de choses inutiles.

Mais général, dans votre livre, un moment, vous citez trois lignes Magina. Rappelons ce que c'était la ligne Magino dans durant la deuxième guerre mondiale. C'était soit-disant cette forteresse, cette ligne d'infrastructure qui était censé nous protéger de l'envahisseur allemand.

Imaginez par un ingénieur, malheureusement son nom est devenu péjoratif. Les Allemands sont passés. Vous dites il y a trois lignes maginaux. la dissuasion nucléaire qui est donc censé nous protéger mais à vous écouter finalement c'est qu'on se leure quand même un peu.

Vous dites l'Europe et la troisème ligne magino c'est qu'on ne peut pas croire à une invasion rapide. Pourquoi ces trois lignes maginau général ? parce que en fait, j'ai eu finalement dans ma carrière l'opportunité de rencontrer les quatre derniers présidents et en conseil de défense et évidemment une question centrale en conseil de défense, c'est qui va nous attaquer mon général ?

Et à chaque fois, il y avait ces trois arguments qui ressortaient que je considérais des lignes marginaux. La dissuasion nucléaire n'a pas empêché les Russes d'attaquer les Ukrainiens. Exactement que je sache.

Et la diffusation nucléaire, elle a fait tomber le mur de Berlin mais pour une raison majeure, c'est qu'elle s'accompagnait de forces conventionnelles crédibles du même niveau de suffisance. Hm hm. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Nous avons une dissuasion nucléaire intacte et c'est l'honneur de la France que queles que soient les majorités politiques d'avoir continué à avoir cette dissuasion crédible. Le terme crédible est très important, la crédibilité. Mais nous n'avons plus cette crédibilité pour les forces conventionnelles.

Ensuite la capacité à on a parlé en international. Mon général, nous ne serons pas tout seuls. Il y a une guerre, nous ne serons pas tout seul.

Certes, demandez aux Ukrainiens ce qui se passe. H un pays est d'abord là pour protéger sa terre, ses frontières et c'est ce c'est de sa responsabilité. Bien sûr que nous ne serons pas tout seuls.

Bien sûr que je suis bien placé comme ancien chef d'étatmajor pour vous dire que évidemment les opérations sont généralement à plusieurs et là on le voit bien avec l'Ukraine. Mais quand vous êtes faible, vous risquez d'attaquer d'attirer le fort et quand le fort arrive vous êtes seul. 3è ligne Magino mon général nous aurons le temps.

Me dites pas qu'on va être attaqué du jour au lendemain. Mais on voit bien ça fait 8 ans que j'ai démissionné pour cette raison majeure parce que je voyais le décalage entre la gouvernance de la France en paix et la montée des tensions. Et on a bien vu, personne ne croyait qu'il allait passer la frontière avec ses troupes.

Il avait 100000 soldats massés. On disait et lui-même la veille disait c'est un exercice d'entraînement le président Poutine on voulait le croire et on voulait le croire et donc assuré on me répond le pire n'est jamais certain mais bien sûr vous est-ce que le président Macron depuis votre démission a changé quand même est-ce qu'il a compris ? Alors, je pense que ma démission a créé un électrochoc qui a fait que nous avons fait un effort budgétaire de réarmement, mais cet effort est insuffisant par rapport à la dégradation du contex.

Ça devrait atteindre quand même 100 milliards d'euros à l'horizon 2035. C'est ce que veux euh Sébastien Lecnu, ex ministre des armées. C'est ce que je veux.

Oui. Oui. Moi aussi.

Je suis dans le même chiffre. Oui. Mais vous y croyez pas ?

Il y a un problème depuis 8 ans si vous voulez, c'est que il y a plein de discours, il y a plein de paroles. Le lundi c'est blanc, le samedi c'est noir et il y a pas de cap, il y a pas de vision la stratégie. C'est ça que j'appelle de mes Oui.

Mais alors il y a moi, il y a un petit passage dans votre livre, vous dites euh le passage et la fameuse économie de guerre doit se matérialiser. L'état profond, ce que vous dites, l'état profond doit être maîtrisé pour éviter tout malentendu, réticence et retard. L'état profond, sont les complotistes qui parlent de l'état profond.

Qu'est-ce que qu'est-ce que pour vous c'est quoi l'état profond général Vier qu'il faut maîtriser, qu'il faut mettre au pas ? C'est le président de la République qui a utilisé cette expression de devant euh les diplomates euh à la rentrée de septembre il y a quelques années. Euh non, c'est-à-dire que c'est un peu ce que vous disiez madame tout à l'heure, c'està dire qu'il y a des chacun est dans son tuyau dans son nid d'abeille et protège bien son truc.

C'est l'administration l'état profond. Premple je je prends un exemple. un programme d'armement.

Il y a trois interlocuteurs. Ce qu'on appelle le trilogue entre la délégation générale pour l'armement avec les ingénieurs qui font le lien entre l'étatmajor qui exprime ses besoins opérationnels tactiques sur le terrain et puis l'industriel qui fabrique. En France, on a une plateforme industrielle exceptionnelle, la plus grande en Europe.

On a des PME sous cette plateforme qui sont magnifiques. On a un outil extraordinaire. simplement, ils ont pas les commandes parce que nos procédures sont tellement longues, tellement bureaucratiques, tellement administrative, juridique et on prend toutes les mesures nécessaires pour que ça traîne.

Ça n'avance pas. Ça n'avance pas. En 2017, nous avions 200 chars, 200 avions de combat, 15 frégrigades de premier rang.

Aujourd'hui, c'est le même chiffre. Ah oui, c'est le même chiffre malgré les discours parce qu'on nous dit que on est en train de se rééquiper, de se réarmer. Mais qu'est-ce qui empêche que ça avance ? les trous.

On est allé tellement loin pendant des décennies dans la diminution de notre effort de défense et dans la suppression des régiments, des bases aériennes, des bateaux, on a bouché les trous. On n' pas redressé complètement les forts de défense. Il faut 5 milliards par an pendant 10 ans.

C'est très long. Nous sommes dans une société de l'événementiel et du présent. Sauf don, on est dans une France endettée qui se bat avec ses déficites aussi.

Ah oui alors c'est ça qui m'a vraiment c'est le déclencheur ça été ça c'est que je me suis dit que avec l'effort qu'il fallait produire on est à 50 milliards aujourd'hui il faut passer à 100 milliards dans 10 ans avec un état endetté quand vous prenez l'histoire de France 1870 1914 1939 trois cas très différents. On est d'accord l'histoire ne repasse pas les plats. OK d'accord sauf qu'il y a un point commun dans les trois situations. crise économique, crise politique, crise sociale, endettement massif, incapacité de réarmée, défaite.

Et c'est ce mécanisme qui me fait peur parce que comment va-t-on dégager les marges de manœuvre financières nécessaires si on ne réforme pas l'État en profondeur, si on ne fait pas les économies nécessaires ? Et donc c'est ça qui m'inquiète et on le voit bien dans la situation présente. Le président de la République a arbitré pour passer de 50 milliards à 64 milliards dans 2 ans. 14 milliards en 2 ans.

Alors là dans le climat actuel budgétaire on voit bien que les 6 milliards 7 pour l'année prochaine déjà ils sont bloqués. On sait même pas si on va avoir un budget. Donc moi ce que je demande c'est que on considère ce dossier comme prioritaire.

On passe la surmultiplier. On l'a fait pour Notre Dame de Paris, on l'a fait pour les Jeux Olympiques. On est capable de le faire.

Vous savez l'union sacrée de Clémenceau, c'est c'est l'histoire de France, c'est notre culture, c'est notre génie français. Alors, faisons-le avant qu'il ne soit trop tard. Général Pierre Nevil, vous restez avec nous.

Question d'Ivc de Borde et de Charles Consigni dans un instant. C de Bord. Alors moi j'ai deux questions.

Vous parlez beaucoup de de l'amour du du drapeau et concrètement qu'est-ce que comment on peut redonner cette fibre patriotique à toute notre jeunesse et après votre avis sur le service militaire ? Alors la jeunesse, moi je pense bien la connaître parce que vous savez 50 % des militaires ont moins de 30 ans parce que pour faire la guerre faut être jeune, faut être en forme. Et donc j'ai vécu avec la jeunesse et quand j'ai quitté l'armée, figurez-vous en en 2017, je me suis aperçu que je ne pourrais pas vivre sans la jeunesse. qui explique que j'ai deux axes dans mes activités, les jeunesses parce qu'il y a plusieurs types de jeunesses en France et les entreprises parce qu'il y a là aussi il y a différents types d'entreprises et euh cette jeunesse d'aujourd'hui, les jeunes de 20 ans, ils ont soif, ils ont soif de quelque chose d'autre que ce qu'on leur donne.

On leur donne des normes, on leur donne du numérique, on leur donne du matériel, on leur donne des temps de travail, ils veulent quelque chose de plus grand, ils veulent du sens. C'est le grand mot dans les entreprises. Les jeunes veulent du sens.

Ils veulent quelque chose qui les dépasse. Et euh si on leur explique que au-dessus d'eux, il y a la France, que euh ce drapeau française finalement c'est la nuée de tous ceux qui sont morts pour eux, pour leur liberté d'aujourd'hui. Si on leur parle au trip, au cœur, aux sentiments, avant de leur parler à l'intelligence et au messages et aux SMS et aux réseaux sociaux, je pense que euh on peut les élever cet amour du pays, cet amour de la France.

Je le vis. Je vais partout en France, dans les cités, dans les zones rurales, dans les grandes villes, partout. Et quand vous leur tenez ce discours fait d'exigence et de bienveillance, d'humanité et de fermeté, il faut les deux.

Aujourd'hui, il n'y a ni humanité ni fermeté. On est dans un une société laxiste et on est une société qui est devenue déshumanisée. Et bien, on peut les emmener au bout du monde.

J'ai de multiples témoignages, expériences et ceci pour toutes les jeunesses à la fois géographiquement mais aussi socialement. Et j'ai fait toutes les grandes écoles, je fais aussi des collèges, des lycées un peu partout en France parce que c'est ma passion. Euh alors sur le service militaire précisément, les deux questions sont liées.

C'est un outil possible pour réapprendre à notre jeunesse à aimer la France. incontestablement, on voit bien avec les 25000 jeunes qui rentrent, vous savez, il y en a qui voit de la lumière, ils frappent, ils rentrent, leurs parents leuront dit "Bah va à l'armée, ils vont t'apprendre la discipline." Bon, c'est pas facile au début hein quand il faut se lever tôt, obéir.

Je me souviens de d'une jeune fille qui me dit, je lui dis "Ça va ?", elle était là depuis un mois, elle me dit "Non, ça va pas." Alors, je dis "Pourquoi ?" "Ah bah ici, on peut rien faire.

On est obligé du matin au soir d'obéir mais moi j'ai envie de faire ce que j'ai envie de faire. Je dis bon bah écoutez il va falloir choisir parce que c'est pas nous qu'allons changé. Et puis finalement quelques semaines après, je l'avais revue, elle m'avait dit bah ça va mieux, j'ai compris.

Et son encadrement lui avait expliqué le pourquoi du comment. Et donc je crois que il est possible d'emmener cette jeunesse à la condition non pas de la tirer vers le bas mais de l'élever éduquer. L'éducation c'est élevé vers vert et l'autorité c'est aoguéré [rires] élevé vert.

Donc je crois que c'est ce phénomène là qu'il faut qu'il faut mettre en place. C'est une bonne mesure d'avoir projeté ce service militaire. Alors, c'est une montée assez lente, 3000 l'année prochaine, 10 mois sur la base du volontariat, 50000 en 2035 donc ce sont des volontaires à partir de 18 ans.

Et surtout, c'est une bonne décision d'avoir mis fin à ce service national universel qui était une fausse bonne idée. La bonne idée, c'était la cohésion nationale. La mauvaise idée, faire ça avec des jeunes mineurs et pendant quelques jours, c'est les colonies de vacances.

Mais c'est pas sérieux pour apprendre à la conscription ne peut pas revenir, ça on est d'accord. Alors aujourd'hui une classe d'âge che 800000 bientôt ça sera 700000 garçons filles. Ce serait une réforme très lourde.

Tout est possible mais il y a trois difficultés. Un l'infrastructure. Nous n'avons plus d'infrastructure et ça se reconstruit pas en 6 mois.

De ça coûtera très cher. La priorité c'est quand même le réarmement. 3 l'encadrement.

Quel encadrement ? Et sur l'encadrement, moi j'ai une mesure que je propose dans mon livre et que ça fait 20 ans que je propose aux politiques qui me disent tous à chaque fois les ministres successif c'est génial, on va faire, ils l'ont jamais fait. C'est le retour d'un service militaire obligatoire comme ça se passe pour Polytechnique pour les grandes écoles.

Il faut déterminer quel est le périmètre quelles grandes écoles pendant 10 mois et ils auraient une formation initiale de 4 mois comme on faisait avec les élèves officiers de réserve et puis ensuite il redonneraiit à la France 6 mois pour former ces jeunes militaires que l'on va incorporer. Ça serait une très bonne mesure. Ils apprendraient à commander.

Ils apprendraient ce que c'est que la diversité de la jeunesse française. Et en même temps, moi qui étais professeur 5 ans à Sciencepo Paris, je pense que le moment est venu où cette mesure serait pas parfaitement acceptée. Charles Consigni, je trouve que c'est intéressant et que ça fait du bien de vous entendre parce que vous dites les choses avec beaucoup de simplicité et en même temps on comprend bien le message.

Vous le faites efficacement. Moi ce ce qui ce que je trouve intéressant d'une part, c'est que il y a un génie français qui s'exprime dans son dans son armée, dans sa capacité militaire. J'ai appris par exemple que la France était le seul pays dans le monde avec les États-Unis à disposer d'un porte-avion digne de ce nom, c'est-à-dire un vrai porte-avion opérationnel.

Euh on on a dans ce domaine là une une vraie carte à jouer, je trouve dans notre influence et notre puissance dans le monde. Et je pense plutôt, moi, que les jeunes sont patriotes. En réalité, quand on regarde les réseaux sociaux, les jeunes artistes et cetera, je les trouve plutôt patriotes.

C'est plus les générations du dessus qui sont enquistées, enquilosé dans ne serait-ce qu'un mauvais fléchage des dépenses. Vous racontez dans votre livre par exemple qu'on a que 200 chars Leclerc là où les Polonais viennent d'en commander 800. On a on a on a toujours pas commandé un deuxième porteavion dont pourtant on aurait besoin.

Le président Macron a un rapport compliqué à l'armée. C'est pas à vous que je vais le l'apprendre. Il était à limite à la limite de de passer par perte et profit notre dissuasion nucléaire. quand il était membre de la commission Athalie et queil cherchait des économies de dépenses publiques, il avait dit ça coûte je sais plus combien 4 milliards par an, ça sert à rien qu'il y a les Américains, on s'en fout, on a qu'à on a qu'à laisser tomber.

Euh donc moi je trouve que ça fait du bien et je pense que en fait tout ce que traduit aussi votre message c'est que la France a maintenant besoin d'une alternance politique, que le pays est assez fatigué euh qu'il est qu'il a du mal à se projeter et qu'au fond pour retrouver un peu de goût du drapeau et de et et se reprojeter dans l'avenir, il faut aussi que ça passe en fait par la politique. Et ce qui m'inquiète, c'est que l'alternance qui a le vent poupe en ce moment, c'est le Rassemblement national qui est un parti prusse très défétiste sur le plan militaire. Et donc voilà, vous qu'est-ce que vous entreverriez comme alternance digne de ce nom avec de nouveau des responsables politiques qui font pas des discours vides mais qui nous amènent quelque part ?

Quelle alternance politique ? Sachant que les Français, d'abord, je voudrais rebondir sur votre début de question. Oui, nous avons des armées françaises exceptionnelles que l'on a réussi à conserver dans la globalité de la capacité opérationnelle.

On a des niches, c'est petit. Certains disent que c'est l'armée bonz, mais c'est formidable. Quand j'étais chef d'étatmajur, j'étais reçu comme l'américain.

On était deux pays à être reçus comme ça dans tous les les voyages à l'étranger et dans les sommets internationaux. On a une armée incroyable avec des jeunes exceptionnels d'une disponibilité et d'un état d'esprit, d'une fraternité extraordinaire. Elle viendra me chercher sous le feu si nécessaire.

Je ferai de même. C'est ça l'armée d'aujourd'hui. Elle est magnifique.

Sauf que le contexte a changé, queon faisait des opérations de guerre et que maintenant il faut préparer la guerre. La guerre, c'est dur, c'est long, ça nécessite de l'épaisseur, c'est-à-dire des munitions, de la logistique, des effectif. On le voit bien avec l'Ukraine.

Alors après euh euh sur euh la capacité politique à comprendre ce message, c'est pour ça que j'ai écrit ce livre. Ce livre, il est destiné à nos gouvernants, mais surtout à nos futurs gouvernants parce que je voudrais que les élections à venir mettre en première ligne ce sujet de la défense. Pourquoi pas le porter vous-même euh porte aujourd'hui ?

Oui, mais dans une campagne présidentielle euh en ce moment, ce qui se passe à l'Assemblée nationale, c'est un peu la 4e République, on en parle ici. Et pour sauver à l'époque la République française, créer une nouvelle Constitution, une nouvelle République, on a eu besoin d'un général, c'est général de Gaulle. Est-ce que finalement on n pas besoin de nouveau d'un d'un général un peu au-dessus de la mêlée qui incarne à la fois, comme le dit pardon Charles, à la fois le calme, le sérieux mais aussi l'autorité nécessaire ?

Pourquoi ? Allez, faut faut vous mouiller mon général. Allez-y.

La France a besoin de vous. Dès que je sors de mon appartement dans la rue, j'ai cette question. Donc je suis pas surpris.

C'est une bonne question. Euh dans mon objectif aujourd'hui, il est là le succès des armes de la France car je considère que la situation internationale est extrêmement euh dangereuse de lancer en politique mais je n'ai pas du tout l'intention d'aller plus loin et de faire de la politique. Ce n'est pas mon intention.

Question rapide et concrète. Vous vous dites que une des principales menaces, c'est la menace du de terrorisme islamiste. Comment on fait pour endiguer le terrorisme islamiste ?

Alors seul la force fait reculer la violence. Ça c'est un vieux principe que l'armée m'a apprise et et surtout ce que j'ai vécu dans mes interventions, c'est c'est je je l'ai dans mes fibres cette phrase seule la force fait reculer la violence. Et donc il faut être fort dès que nous montrons des signes de faiblesse en terme de sécurité, de défense, de justice dans ce qu'on appelle le régalien, même dans l'éducation, et bien il se glisse dans les interstices.

On le voit avec le cartel de la drogue, on le voit avec la délinquence et on le voit avec le terrorisme islamiste radical. Il faut être intransigent aujourd'hui. Quand vous voyez que dans les prisons françaises, les réseaux continuent à vivre en terme de terrorisme islamiste, c'est inacceptable.

Il faut être beaucoup plus euh ferme euh vis-à-vis d'eux. Il ne respecte que la force. D'ailleurs, c'est le même c'est le même constat pour les États-Puissances.

C'est pour ça que je demande vraiment instamment qu'on passe à surmultiplier si vous voulez on a on a financé notre modèle social qui est un bon modèle, on l'a financé sur le régalien. Et quand vous regardez notre part de régalien budgétaire par rapport aux autres pays de l'OCDE, même en Europe, on est parmi les plus mauvais. Il est grand temps de corriger le tir.

C'est urgent, il faut faire des choix. Général, on parle beaucoup de l'armée pour reprendre la main sur des quartiers qui sont gangrainés notamment par le narcotrafic. Est-ce que l'armée pourrait être utile ?

Alors, dans mon livre, j'aborde ce sujet très délicat qui est le lien entre la sécurité extérieure et la sécurité intérieure. Cette porosité, elle est apparue en 2007 avec le livre blanc à l'époque du président Sarkozy qui avait mis en évidence cette porosité. Euh sauf que depuis euh ce continuum entre euh les forces de sécurité intérieure et l'armée mériterait d'être repensé à l'ôre de la situation que nous vivons aujourd'hui.

Ce n'est pas un sentiment d'insécurité que nous vivons sur notre territoire. Les Français commencent à avoir peur évidemment parce que on se sent en insécurité et donc un moment ou un autre il y aura un lien entre le maintien de l'ordre et l'action militaire. D'ailleurs, ce lien a déjà en partie démarré après les attentats en 2015 quand il s'est agit de restaurer de la confiance.

On a appelé qui ? Le général de Villier, chef d'étatmajor. Quelles sont vos propositions ?

C'est là que nous avons mis le contrat protection et donc le le la force sentinelle qui continue et qui au fur et à mesure des attentats une force sentinelle dans nos quartiers. Un moment ou à un autre, il faudra établir ce lien entre les forces de sécurité intérieure et l'action militaire. Je raconte dans mon livre ce que j'ai vécu sur le pont de Mitrovit en 99 au Kosovo où le colonel Vicker à l'époque commandant le détachement de gendarmerie était fait aux pattes sur le pont coincé entre les Albanais et les Sbes qui se tapaient dessus et il m'a appelé pour me demander de le désengager.

Donc il était dans le maintien de l'ordre pour séparer deux deux groupes hostiles et on a basculé dans l'action de guerre. J'ai fait venir des Charles Leclerc et nous avons désengagé euh et séparé les protagonistes et désengagé nos nos amis gendarmes. À l'issue, nous avions écrit un document.

Qu'est-ce que l'action de guerre ? Qu'est-ce que le maintien de l'ordre ? À quel moment il y a passage entre les deux.

Voyez cette réflexion, il faut la voir, je l'explique dans mon livre. C'est extrêmement sensible comme sujet mais je crois qu'il faut traiter. Il est urgent de le traiter.

Il ne doit plus y avoir de sujets tabou. Maintenant, on en a marre, vous comprenez ? La situation est grave, les paroles, les éléments de langage, tout ça, c'est fini.

Merci général Pierre Devilier pour le succès des armes de la France aux éditions Fillard. Merci d'être passé par euh les GG, par les grands gales.