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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 16 février 2018 7 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalNumérique

Le Grand Témoin : Christine Lagarde, directrice générale du FMI et ancienne ministre de l'Économie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    On a vécu des soubresauts sur les marchés financiers, est-ce que c'est le retour de la crise de 2008 ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Pour vous, le bitcoin et ses congénères ne sont pas de vraies monnaies ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    La zone euro est-elle aujourd'hui suffisamment solide ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour christine lagarde merci de recevoir le figaro pour ce grand témoin cette semaine on est ravi de vous avoir cette semaine vous êtes directrice générale du fmi une institution internationale évidemment bien connu on a vécu ces derniers jours ces dernières semaines des soubresauts sur les marchés financiers on s'est inquiété on s'est dit est ce que le revoilà socrates qu'on avait connue en 2008 que vous aviez bien connu aussi à l'époque à la fois gouvernement français puis au fmi dans la crise qui a suivi alors ce krach à ce qu'il est revenu on n'est pas du tout en situation de craquer je pense que les circonstances sont fondamentalement différente de ce qu'on avait en 2008 d'abord on a des banques qui sont nettement plus capitalisées qui ont il ya beaucoup moins de levier dans leurs activités elles sont beaucoup plus rigoureusement réguler et elles sont beaucoup plus profondément supervisé par par des gens qui sont beaucoup plus intrusif d'une part deuxièmement on a des fondamentaux économiques et ça c'est là c'est là que le fmi travaille surtout qu'ils sont qu'ils sont solides qu'ils nous amènent à penser que la reprise est là de manière durable qu'elle est bien répartie entre les économies avancées les pays émergents et la correction de marché qu'on a observée même assez assez violente le lundi en particulier était était inévitable les prix des actifs était très haut et personne ne pouvait imaginer qu'ils allaient éperdument et aider durablement montée comme ça justement c'est peut-être ça aussi qui inquiète c'est de se dire qu'on voit revenir des comportements parfois irrationnel de la part des acteurs des marchés financiers cette capacité qu'on a à chaque fois avant une crise financière à se dire que finalement cette fois ci les arbres vont peut-être monter jusqu'au ciel et de ce point de vue là la correction elle était plutôt plutôt salutaire j'allais dire pour ceux qui croyaient que des arbres monter jusqu'au ciel la correction a été salutaire je crois aussi que les les banquiers centraux les autorités de supervision sont beaucoup plus attentives dispose de plus d'outils aussi pour intervenir dans le domaine macroprudentielle micro prudentielle je pense qu'ils sont ils sont prêts à les utiliser il en fait d'ailleurs occasionnellement et c'est tout à fait nécessaire cette alerte à ce qu'elle nous dit aussi qu'il faut poursuivre dans l'effort de régulation de supervision du système et ne pas se laisser aller au contraire un mouvement de dérégulation qu'on voit parfois promu par certains acteurs et notamment aux états unis il nous paraît indispensable de maintenir un cadre réglementaire et une régulation très sérieuse très solide qui peut être affinée amélioré à la marge il ne peut entraîner quelques modifications mais sur le principe elle doit impérativement être maintenue nous pensons aussi qu'elle doit évoluer et qu'elle doit s'adapter aux évolutions de marché qu'elle doit s'adapter notamment à l'intrusion des nouvelles technologies sur les sur le domaine de de la finance en général qu'elle doit s'habituer et s'adapter aux nouveaux acteurs et que lorsqu'on est en présence notamment de ce que l'on appelle des films tech ou ses tentatives de monnaie virtuelle il faut il faut que les superviseurs il faut que les régulateurs se mettent constamment à jour et est inclus dans leur périmètre de régulation et de supervision non seulement des entités que sont nées les banques ou les compagnies d'assurance mais toutes les activités vous avez dit ces tentatives de monnaie virtuelle ça veut dire que pour vous le bitcoin et ses congénères ne sont pas les vrais monnaies et ne sont pas susceptibles de transformer de façon fondamentale le système monétaire telle qu'on connaît ces monnaies virtuelles deux types bitcoins ne modifie certainement pas aujourd'hui en profondeur les mécanismes de confiance qui sont fondés sur des relations entre des monnaies établie de longue date relativement faible volatilité au général et qui facilite les transactions sous l'autorité des banques centrales mais ça ne veut pas dire non plus que c'est un mouvement qu'il faut considérer comme négligeable je crois que c'est un mouvement qu'il auquel il faut être attentif dont il faut s'assurer qu'ils soient convenablement réglementé supervisé dans lequel les phénomènes de transparence doivent être impératif c'est très bien la voir des transactions traçable encore faut-il qu'on sache qu'ils sont les habitants derrière parce que ça ne peut pas être le canal par lequel l'argent sale transitent les trafics inacceptable s'effectue et par ailleurs je crois que les conservateurs de les consommateurs de produits financiers doivent être avisés aussi du risque qu'ils prennent lorsqu'ils interviennent suivent les produits là une question sur l'europe maintenant la crise de l'euro qu'on a pu connaître en à partir de 2011 semble être aujourd'hui un lointain souvenir avec la croissance effectivement qui revient est-ce que la zone euro aujourd'hui vous paraît suffisamment solides ou quelles sont les améliorations institutionnels qu'on pourrait apporter à la zone euro pourrait réellement la consolider je compte la zone euro est en train de gérer une transition entre de la gestion de crise parfois aiguë à un renforcement de son architecture un approfondissement des mécanismes de solidarité entre les états c'est beaucoup plus passionnant c'est vraiment de la création à un moment où la croissance actuelle dans la zone euro le permet il ya beaucoup de chantiers qu'il faut ouvrir ou il faut approfondir on a aujourd'hui des dettes souveraines qui sont encore très élevés dans un certain nombre de pays cet état au sein de la zone euro approche les 100% on a un mécanisme d'union bancaire qui n'est pas achevée oui et qu'il faut affiner les bilans bancaires dans quelques pays de la zone euro qui doivent être nettoyés en profondeur pour éviter d'avoir des pourcentages de créances douteuses important il faut avoir un marché des capitaux européens aussi parce que les entreprises européennes ne peuvent pas se financer de manière pratiquement enfin de manière très importante en tout cas sûr de la dette il faut qu'on ait un marché de des capitaux qui soit une alternative au prêt bancaire vous parliez doit d'être souveraine encore élevé ça veut dire que c'est pas encore le moment de relâcher l'effort c'est un moment aujourd'hui propice pour la zone euro parce que des réformes structurelles doivent être soit engagée soit poursuivie dans un contexte de bien meilleures croissances sont la lutte contre le chômage et la lutte pour l'emploi doit être poursuivi et accéléré sur ce fond de meilleure croissance donc il ya beaucoup de chantiers passionnant mais côté merci beaucoup pour ce message merci vous vous questionnez lagarde très bonne fin de journée à vous merci beaucoup [Musique]