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interviewLe Crayon· 18 mai 2023 60 min

Éric Zemmour se confie - Identité française, crise climatique, clivage gauche/droite

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Éric Zemmour

Moi, je ne suis absolument pas d'extrême droite. Moi, je veux être président de la République française. Je ne veux pas être président du monde. En France, on ne vit pas comme dans la culture islamique et arabo-musulmane. Donc moi, je ne suis pas complotiste. Moi, je vois les processus à l'œuvre. La gauche, si vous voulez, de l'époque, je suis de gauche. Mais d'ailleurs, j'étais de gauche en 1980. Votre culture, c'est pour chez vous. C'est pour votre enfance. Mais en France, on ne vit pas comme ça.

0:32
Présentateur

Salut les amis, on se retrouve aujourd'hui pour une grosse interview politique avec Éric Zemmour, ancien candidat à l'élection présidentielle et président de Reconquête. On y a parlé d'identité, d'enjeux civilisationnels, de crise climatique ou d'intelligence artificielle. On a couvert tous les sujets, notamment parce qu'il sort son dernier livre, Je n'ai pas dit mon dernier mot. Évidemment, avec le crayon, il y a toujours cette approche contradictoire de toutes nos interviews et de nos débats. J'espère que cette interview vous plaira. N'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé en commentaire et débattez toujours, évidemment, dans le respect et l'écoute. Ciao !

1:03
Intervenant

Éric Zemmour est-il d'extrême droite ? Bah non. Éric Zemmour se présentera-t-il en 2027 ?

1:10
Éric Zemmour

Je ne sais pas. Vous savez, dans 4 ans, il peut se passer beaucoup de choses.

1:15
Intervenant

Éric Zemmour est-il devenu un homme politique ?

1:21
Éric Zemmour

Au sens de politicien, non. Au sens de faire de la politique, c'est-à-dire vouloir défendre des idées et une certaine idée de la France, et oui.

1:32
Intervenant

La crise climatique est-il le plus grand défi de notre génération ?

1:36
Éric Zemmour

Moi, je pense que le plus grand défi de notre génération, c'est l'islamisation du pays et le grand remplacement. De votre génération. C'est le plus grand défi de votre génération.

1:46
Intervenant

L'IA va-t-elle tous, nous, grand remplacé ?

1:50
Éric Zemmour

Alors, je lis ça, je lis beaucoup cela. Je n'ai pas assez de compétences pour avoir un avis définitif. Je vois bien que ça peut faire des choses qui vont remplacer des professions. La nouveauté, c'est que pour la première fois, ce ne sont pas des métiers manuels qui sont visés, mais des métiers intellectuels. C'est la grande nouveauté. On n'est plus autant des ludistes qui cassaient les machines à tisser le textile. Mais, écoutez, je pense que l'homme s'adapte. Moi, je crois à l'inventivité humaine.

2:30
Intervenant

Ben voyant a été un cri de ralliement pour vos soutiens. Êtes-vous devenu un mème ?

2:34
Auditeur

J'ai dit Eric, j'ai mordi n'importe quoi. Ben voyant. J'ai appelé un autre humain. Ben voyant. En tout cas, j'ai trouvé des...

2:40
Éric Zemmour

Ben voyant. Écoutez, je ne sais pas, je suis encore bien le mème, mais est-ce que je suis devenu un mème ? J'ai vu que je les inspirais beaucoup. Ils sont assez drôles d'ailleurs. Ben voyons, vous savez, c'est une réflexion que je faisais naturellement, que je faisais dans la vie de tous les jours et à la télévision. Alors, c'est devenu manifestement, nous, dans ma génération, on disait un gimmick. Alors, vous, vous appelez ça, je ne sais pas comment. Voilà. Mais, bon, ça, ça m'amusait beaucoup. Parce que j'étais interrompu dans mes discours quand je disais quelque chose qui leur plaisait. On scandait, ben voyons, etc. C'était amusant.

Il y avait une complicité qui était née grâce à quelques-unes de mes formules comme ça, que moi, je disais au départ, naturellement.

3:25
Présentateur

Salut les amis. Aujourd'hui, on se retrouve pour une nouvelle interview. Nous avons aujourd'hui la chance d'accueillir Éric Zemmour. Bonjour, Éric Zemmour. Bonjour. Je suis avec Antonin. Vous avez sorti, du coup, votre livre « Je n'ai pas dit mon dernier mot » qui, du coup, suit la France « N'a pas dit son dernier mot » aux éditions Rubin Pré. J'avais vraiment eu ce passage que je trouve très intéressant sur notre génération. Vous dites qu'il y a presque un engouement supérieur à notre génération qu'à une génération plus intermédiaire de 30, 40 ans. Quel est votre avis, au-delà de Génération Z, au-delà même des jeunes qui, pour le coup, sont très contre vous ?

Quel est votre avis global sur notre génération et peut-être le décalage avec la vôtre ?

4:05
Éric Zemmour

Oula. Oui, c'est vrai que j'ai été, je raconte d'ailleurs, que j'ai été étonné par l'enthousiasme, le nombre, tout bêtement. On a été jusqu'à 20 000 membres des GZ. Tous ces jeunes qui étaient à tous mes meetings, qui suivaient, qui acclamaient, qui comprenaient, qui voulaient apprendre, qui voulaient s'enthousiasmer aussi. Et j'avoue que j'avais une vision un peu noire de votre génération. C'est-à-dire que, noire, j'ai des enfants de votre âge, donc je voyais à travers eux, à travers ce qu'ils m'en visaient, à travers ce que je pouvais discuter avec eux.

Et j'avais le sentiment et j'avais la crainte d'une génération complètement endoctrinée par l'école, par Netflix, par les réseaux sociaux, etc. Et qui avait complètement abandonné toute idée de la France, toute idée de l'histoire de France, toute idée même de toute culture française, de la littérature, etc.

Et je me suis rendu compte qu'il y avait une partie de cette génération, je ne dis pas que j'ai emporté l'adhésion de toute votre génération, malheureusement, mais une partie de votre génération qui a échappé, par miracle, et je vous montre à une anecdote que je compte dans le livre, à cet endoctrinement et à ce lavage de cerveau, on peut dire, parce qu'il touche tous les moyens techniques. C'est du jamais vu dans l'histoire. Je pense que même les régimes totalitaires, qu'ils soient communistes ou nazis ou fascistes, n'ont pas eu cette puissance de feu pour endoctriner les jeunes générations. Et qui ont échappé donc à ce lavage de cerveau pour quand même s'attacher à mes idées.

Alors, je raconte que ce qui m'a fait grand plaisir, c'est que lors du dernier meeting de la campagne, je dis ça, parce qu'on faisait un grand meeting pour les jeunes au Palais des Sports, et je dis ça et à peine ai-je fini ma phrase que j'entends « grâce à vous ». Donc, j'étais assez fier de moi, j'avoue. Je me disais que bon, je n'avais pas fait tout ça pour rien. Et apparemment, il y a beaucoup de jeunes qui m'ont suivi depuis « on n'est pas couché » pour les plus âgés, jusqu'à mes interventions à CNews, pour les plus jeunes. Donc, manifestement, ce que j'ai transmis a servi à quelque chose. Maintenant, je ne me leurre pas.

Je n'oublie pas que la plupart des jeunes, en tout cas des jeunes urbains diplômés, ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Et qu'ils ont rejoint ce que j'appelle cette alliance islamo-gauchiste, au sens propre du terme, c'est-à-dire avec un peuple musulman qui a voté à 75% pour Jean-Luc Mélenchon, et des gens de gauche, d'extrême-gauche, qui se sont complètement donnés à l'idéologie LGBT, féministe, antiraciste, tout ce qu'on appelle les « woke » aujourd'hui.

7:07
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas un peu caricatural ? Parce que peut-être que les musulmans ont voté à trois quarts pour Jean-Luc Mélenchon, mais trois quarts des électeurs de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas musulmans. Ça représente une plus petite partie que ça. Est-ce qu'il n'y a pas aussi une volonté de solidarité, une volonté potentiellement mondialiste, et une volonté aussi climatique ? À la fin, vous avez raison. Qui dépasse totalement cette question « woke » ou « musulmane ».

7:31
Éric Zemmour

Ça ne dépasse pas tellement cette question « woke ». Je trouve que la question « woke » est tout à fait englobée dans ce que vous appelez la solidarité, un certain universalisme et une préoccupation climatique. Ça, au contraire, c'est vraiment la planète « woke ». En revanche, si vous me dites que ça ne représente pas 75% de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon, ça représente 75% de la population musulmane, ce qui est énorme. Les électeurs musulmans, ce qui est énorme. Vous n'avez pas 75% des chrétiens qui votent pour un seul candidat. Vous n'avez pas 75% des juifs qui votent pour un seul candidat.

8:03
Intervenant

Est-ce qu'il y a pris une logique de classe derrière 75 ? Considérant que les musulmans aujourd'hui sont majoritairement

8:07
Éric Zemmour

dans la classe populaire ? Ça, vous feriez plaisir à Jean-Luc Mélenchon parce que c'est ce qu'il veut démontrer. Moi, je vois une logique identitaire. Tout simplement, j'ai vu les interviews, j'ai vu ce que répondaient les gens. Il y a beaucoup de musulmans qui n'étaient pas d'accord, par exemple, avec le programme « woke ». Ils sont contre la théorie du genre à l'école, par exemple. Et pourtant, ils votent Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi vote-t-il Jean-Luc Mélenchon ? Parce que, justement, disent-ils, il faut voir toutes les interviews, toutes les enquêtes, etc. Parce que c'est lui, au moins, il défend les musulmans. C'est un vrai vote communautaire. Il faut l'assumer comme tel.

Et d'ailleurs, quand vous dites que ce n'est pas grand-chose, excusez-moi du peu, regardez les chiffres. Dans la banlieue parisienne, il est à 60% au premier tour. Regardez les chiffres dans l'Est parisien. Il est à 30-40% des chiffres colossaux. Regardez tous les gros chiffres de Jean-Luc Mélenchon. C'est là qu'il l'est fait. Il ne l'est fait pas ailleurs. C'est plutôt l'inverse. Il y a une grosse part de l'électorat musulman et une part de la jeunesse, des écoles, de ce que j'appelle des intellectuels déclassés, c'est-à-dire sociologues, etc., qui votent Jean-Luc Mélenchon. Oui, qui ont ce que vous avez dit, c'est-à-dire à la fois mondialisme et préoccupation climatique.

Je n'en dis ce qu'on vient nullement. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Je sais très bien que ces deux électorats sont antagonistes et qu'un jour, ils s'affronteront. Mais pour l'instant, ils sont dans ce que j'appelle une alliance. Je comparais ça au pacte germano-soviétique, c'est-à-dire que ce sont deux catégories qui ont un point commun, la détestation de la France telle qu'elle est. Beaucoup de jeunes ont voté pour moi. Beaucoup de jeunes des classes plus populaires ont voté Marine Le Pen. Et des jeunes, beaucoup contrairement à ce qu'on dit, ont voté Emmanuel Macron. Donc tout ça, vous comprenez ? Je ne dis pas les jeunes, il n'y a pas un vote jeune. Ça serait ridicule.

D'ailleurs, entre nous, il n'y en a jamais eu. Moi, j'ai été jeune. Déjà à l'époque, on disait les jeunes votent à gauche, etc. Il y a beaucoup de jeunes qui votaient à droite quand même. Oui, il y a des jeunesses. Mais oui, bien sûr, il n'y a jamais. Et avant, simplement, la seule différence, c'est qu'avant, il y avait des jeunesses qui étaient distinguées par la classe sociale, ce que vous avez dit très justement tout à l'heure, et donc par des approches sociologiques et politiques, aujourd'hui, cela subsiste. Mais il y a un plus des votes que j'allais dire ethniques, c'est-à-dire communautaires, culturels. On voit bien qu'il y a ces distinguos, d'ailleurs qui se font par quartier.

Je vous disais tout à l'heure que j'ai des enfants de votre âge. Ils m'ont très bien expliqué qu'il y a des quartiers où moi, j'allais dans ma jeunesse, et qui sont désormais interdits à toute jeune femme blanche et même aux garçons qui ne sont pas maghrébins ou africains. Tout cela existe dans toutes les villes, et en particulier à Paris. Donc, vous voyez, cela, c'est le critère qui s'est rajouté au critère social, socio-idéologique qui a toujours existé depuis la Révolution française.

11:15
Présentateur

Mais est-ce que Reconquête n'est pas aussi une forme de vote communautaire ?

11:20
Éric Zemmour

Oui, la communauté nationale française. Ceux qui veulent que la France reste la France, ceux qui veulent que la France reste une terre de culture chrétienne, de culture gréco-romaine, oui, vous avez raison. Alors là, il y a effectivement un vote qu'on peut appeler communautaire. C'est-à-dire que vous savez, il y a, j'ai fait quand même, par exemple, des scores très importants dans des quartiers où les gens ont fui la banlieue, par exemple. Ça, vous avez raison. Ou par exemple, les Juifs ont fui la banlieue et ils m'ont donné beaucoup de voix dans les quartiers où ils étaient arrivés. J'ai effectivement beaucoup de gens qui viennent, c'est assez amusant d'ailleurs.

En général, les gens qui ont vécu dans des pays musulmans votent pour moi. Par exemple, les franco-libanais, par exemple, les franco-iraniens, par exemple, vous voyez, les cabiles en Algérie. Il y a beaucoup de ces gens, oui, vous avez raison, qui votent pour moi. Mais je ne sais pas si on peut appeler ça un vote communautaire. Comment vous expliquez ça, d'ailleurs ? Comment j'explique ça ? C'est très simple, vous savez. Moi qui, depuis 15 ans, explique, reprend la phrase d'Auguste Comte, les morts gouvernent les vivants, je vais vous expliquer ça très simplement. Je pense que nous avons enregistré dans nos inconscients ce qu'ont vécu nos ancêtres.

Donc tous les gens dont les ancêtres ont vécu en terre musulmane savent ce que signifie la domination de l'islam. Et ils craignent et ils voient venir cette domination en France. Et donc évidemment, ils comprennent, ils m'entendent, ils disent, ils reconnaissent que j'ai raison et ils votent pour moi. Donc voilà, vous savez, quand des Libanais vous disent « Vous avez tout à fait raison, c'est exactement ce qui est arrivé dans notre pays, puisque moi je parle de la France comme un futur Liban grand », ils me confirment dans ce cauchemar, ils me le disent quasiment tous.

13:18
Intervenant

Justement, dans votre livre, c'est super intéressant ce rapport à la jeunesse que vous avez, cette jeunesse qui vous a soutenu, qui militait dès les premières heures pour vous. Il y a ce point qui est intéressant. Il y a aussi un autre point que vous évoquez, le clivage gauche-droite qui, selon vous, doit revenir et est un peu présent de manière latente et qui nécessitait de revenir.

La question que j'ai envie de vous poser, c'est est-ce qu'aujourd'hui vous pensez être en mesure de produire une pensée de droite, comme peut faire aujourd'hui, on peut lui faire le reproche à Jean-Luc Mélenchon sur les idées, certains peuvent le critiquer, mais aujourd'hui il est capable de produire une pensée de gauche dont beaucoup s'inspirent. Est-ce que vous, vous êtes capable aujourd'hui d'inspirer justement cette pensée-là ?

13:52
Éric Zemmour

Non seulement je pense que je suis capable, mais je pense que je suis le seul. Et ce n'est pas prétentieux que de le dire, puisque les autres, soit on ne peut pas dire que LR produise beaucoup de choses intellectuelles, soit les autres ne se prétendent pas de droite, ne s'affirment pas de droite. Marine Le Pen dit qu'elle n'est pas de droite. Contrairement à beaucoup de ses électeurs. Donc voilà. Qu'est-ce que je dis ?

Je dis, un, le clivage droite-gauche, il existe depuis plus de deux siècles, on le sait, la Révolution française, on connaît plus ou moins l'histoire, en 89, à l'Assemblée nationale, le veto du roi sépare ceux qui servent pour une utilisation du veto par le roi et ceux qui sont contre, ceux qui sont contre sont à gauche du président de l'Assemblée, ceux qui sont contre. Le clivage droite-gauche n'est là, enfin, en tout cas, c'est ce que disent la plupart des historiens. Mais, bon, peu importe. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce clivage droite-gauche a été pérenne, mais à chaque fois sur des sujets différents.

Je vous ai dit, là, l'histoire du roi, évidemment, vous voyez bien qu'aujourd'hui, plus personne ne s'affronte autour du pouvoir du roi. Ça serait ridicule. Plus personne n'est anti-républicain. Ça serait grotesque. Il n'y en a plus. En vérité, il n'y en a plus. Il n'y en a plus. Il n'y en a plus, mais c'est individuel. Quand je dis qu'il n'y en a plus, vous comprenez. Ça veut dire qu'il n'y a plus de mouvements politiques et de mouvements de masse. Il y a des individus, ils sont tout à fait respectables, qui estiment qu'il faut rétablir le roi. Mais ce n'est plus un mouvement politique, comme ça l'a été encore jusque dans l'entre-deux-guerres. Bon, bref. Donc, les sujets évoluent.

On se bat sur le roi, on se bat sur la république, fond le XIXe siècle. Après, on se bat sur la question sociale. Après, on se bat même sur la guerre et la paix. Et puis, ça bascule. Il y a la gauche est belliciste, après elle devient pacifiste. La droite est pacifiste, après elle devient belliciste. Vous voyez, ça évolue tout ça. Ça, c'est une première chose. La deuxième chose que je veux dire, c'est que c'est toujours la gauche, je réponds à votre question, c'est toujours la gauche, historiquement, qui détermine ce qu'est le clivage droite-gauche. C'est-à-dire que c'est la gauche qui dit, il faut guillotiner le roi. La droite, elle ne met pas le clivage.

Pour elle, c'est de toute éternité, il y a un roi. C'est la gauche qui dit, il faut prendre de l'argent aux riches parce que les pauvres meurent. La droite, elle dit, mais c'est très bien comme ça, ça permet le développement, etc. C'est la gauche qui dit, il faut la paix, tandis que la droite dit, mais vous êtes fous, les Allemands vont nous écraser. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est toujours la gauche qui détermine. Parce que la gauche, comme dit très justement le grand écrivain tchèque Kundera, franco-tchèque puisqu'il est français maintenant aussi, dit la gauche est un mouvement, c'est une marche.

Et en fait, peu importe où on va, peu importe ce que on fait, l'important c'est de marcher. Et ceux qui ne marchent plus, se basculaient à droite. Donc c'est pour ça que je réponds déjà à votre question, c'est-à-dire que quand vous me dites est-ce que vous produisez une pensée de droite, vous avez raison, mais il faut bien comprendre que je produis une pensée de droite adaptée à la gauche d'aujourd'hui. Et donc je pense que la droite doit se positionner en face de cette gauche. Donc elle doit être une droite identitaire, une droite civilisationnelle, une droite qui est hostile à l'islamisation du pays et à l'hégémonie de la pensée woke.

Et pour le travail, on l'a vu dans la discussion sur les retraites, contre le droit à la paresse et autres fadaises de Mme Rousseau et les consorts. Donc la pensée de droite, elle se détermine par rapport à la gauche. Ceux qui refusent de mener ce combat-là sont en vérité les alliés objectifs de la gauche. Quand Mme Le Pen ne parle pas d'immigration, ne parle pas d'islam, refuse de voir le grand remplacement, refuse de parler, de voir le point commun majeur entre l'islam et l'islamisme et parle de pouvoir d'achat, c'est très important, le pouvoir d'achat pour les gens, etc., je n'en disconvient nullement, mais en faisant un axe de sa campagne, elle se soumet à l'idéologie de la gauche.

Vous comprenez ? Donc, moi, ma pensée de droite, je vous l'ai définie. Et par ailleurs, ce clivage entre, allez, pour parler vite, pour parler comme Marine Le Pen, patriote et mondialiste. Soyons, prenons ces termes. Quelle est son efficacité ? D'abord, je constate que, par deux fois, il a permis à Emmanuel Macron de gagner haut la main. Donc, déjà, ça donne plutôt la victoire aux mondialistes à chaque fois. Par ailleurs, pour qu'il ait une réalité, ce clivage, il lui faudrait que des gens de gauche votent avec des gens de droite contre des mondialistes de gauche et des mondialistes de droite. on le voit au gouvernement, il y a des gens de gauche et il y a des gens de droite. Il y a M.

Véran qui était au Parti Socialiste et il y a M. Darmanin qui était à LR. Ça, au moins, eux, ils ont fait l'alliance. Mais, de l'autre côté, est-ce que M. Montebourg ou M. Chevènement, pour parler des plus connus, ont voté pour Mme Le Pen ? Non. Ils ont voté pour M. Michel Onfray. M. Michel Onfray. Ils ont voté pour Emmanuel Macron.

19:12
Présentateur

Dans ce cas-là, dans votre stratégie, parce que je n'ai pas dit mon dernier mot, on sent bien dans le livre qu'il y a aussi cette volonté d'aller de l'avant dans votre propre mouvement politique. Est-ce que, du coup, vous pensez pouvoir, aujourd'hui, gagner une élection présidentielle ou gagner même des élections intermédiaires, européennes, législatives, avec, du coup, un bloc de gauche qui vous caractérise à l'extrême droite et qui ne veut pas discuter avec vous et avec un bloc centriste qui, au final, est en bataille contre vous sur les questions mondialistes.

Si on regarde aujourd'hui la typologie des électeurs sans être, évidemment, trop schématique, mais il y a un peu un tiers, un tiers, un tiers. Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez gagner avec un tiers et est-ce que la droite, ne serait-ce que LR, Ciotti, RN et Reconquête peut gagner avec un tiers ? Ce n'est pas l'impression que ça donne.

19:56
Éric Zemmour

Vous avez tout à fait raison quand vous dites qu'il y a trois tiers. Je suis tout à fait d'accord. Il y a le gros tiers mélanchoniste, islamo-gauchiste. Il y a le gros tiers dominant. Il ne faut pas l'oublier. On va y venir. Bloc centriste, macronien, que je n'appelle pas mondialiste, moi, que j'appelle libéral social. En fait, ce sont les enfants de Valéry Giscard d'Estaing et de Michel Rocard. C'est ça, la vérité, ce bloc Macron. Et troisième bloc, vous avez tout à fait raison, un bloc qu'on peut appeler patriotique, qu'on peut appeler de droite, qu'on peut appeler de défense de l'identité française. Qu'est-ce qui se passe ? Les deux premiers blocs sont organisés.

Le bloc centriste est organisé derrière Emmanuel Macron. Ce sont, en vérité, ceux qui gouvernaient quand la droite, Sarkozy, se gagnaient et quand la gauche, Sarkozy se gagnaient. Ils continuent à gouverner, en vérité. Ce sont les mêmes. Simplement, ils ne se cachent plus derrière le peuple de droite ou le peuple de gauche. Ils ont fait leur majorité à eux. OK. Le deuxième bloc est lui aussi organisé par Jean-Luc Mélenchon qui a permis aux partis socialistes, aux partis communistes, aux verts d'avoir des députés. La NUPES. La NUPES. Très bien.

Le troisième bloc est désorganisé par la volonté de Marine Le Pen qui ne veut s'allier à personne et par la volonté et qui veut nous tuer parce qu'elle pense que nous n'avons aucune légitimité et surtout elle a eu tellement peur de d'être derrière moi qu'évidemment elle en éprouve un certain ressentiment et des dirigeants aussi de LR qui ne veulent pas, selon la grande théorie du courbon sanitaire, s'allier à ce que la gauche appelle l'extrême droite. Vous avez raison de le dire. De la gauche appelle l'extrême droite. Je ne suis pas d'extrême droite. Moi je suis de tradition Vous n'êtes pas d'extrême droite ? Ah non. Qu'est-ce que c'est l'extrême droite ? Définissons.

Parce que les mous ne veulent plus rien dire. Juste avant

22:05
Présentateur

de vous laisser répondre là-dessus. Mais vous avez vu j'ai défini les mots de frontières. Bien sûr. Là-dessus il y avait un passage de Jean Macier qui est un streamer Twitch qui parle beaucoup à notre génération qui était je trouve très éloquent sur la question du cordon sanitaire en prenant l'exemple de la Belgique en disant que là-bas des personnes lui citées comme Marine Le Pen ou Éric Zemmour n'y sont pas invitées et ça permet de faire reculer l'extrême droite selon lui.

22:28
Locuteur non identifié

La stratégie des diabolisations de Marine Le Pen elle a été accompagnée par un système médiatique qui l'a accueillie partout tout le temps. C'est aussi ça qui a rendu possible cette diabolisation. Oui mais il y a un moment le serpent se mord la queue c'est-à-dire c'est trop facile c'est trop facile de justifier la cause par sa conséquence. C'est vrai en Belgique qu'il ne reçoit pas. En Belgique ça interdit la télé. Et ça marche le front républicain le bon vieux cordon sanitaire en Belgique ça marche. Qu'est-ce que vous vous pensez de ça ?

22:53
Présentateur

C'est un démocrate

22:53
Éric Zemmour

ce monsieur.

22:54
Présentateur

Il est on va dire il est entre eux

22:56
Éric Zemmour

oui il est de gauche je crois. Mais je croyais que la démocratie c'était la liberté d'opinion de tous et c'était même Dixit une jurisprudence de la Cour européenne qu'il ne va pas critiquer le fait de choquer.

23:10
Présentateur

Oui après c'est la rhétorique de Karl Popper c'est-à-dire pas de tolérance avec l'intolérance.

23:14
Éric Zemmour

Non ça c'est injuste. Il a dit deux siècles avant Karl Popper et ça a fini sous la guillotine. Ça s'appelle la terreur. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Si ce monsieur reprend cette phrase à son compte qu'il y a jusqu'au bout mais qu'il assume ça veut dire tous les adversaires sous la guillotine. C'est ça que ça veut dire. Mais de toute façon c'est ce que pensent les gens de gauche. Maintenant je reprends ma terminologie parce que je suis je vais répondre je vais répondre à votre réplique. Qu'est-ce que c'est que l'extrême droite ?

L'extrême droite ce sont des gens qui on parlait du roi tout à l'heure ont voulu faire tomber la république pour établir un pouvoir monarchique ou un pouvoir tyrannique dictatorial etc. Est-ce que je veux est-ce que j'ai des prétoriens qui vont prendre l'Elysée ou une armée qui va prendre l'Assemblée nationale ? Je ne crois pas. Ou alors il faudrait me l'apprendre. Est-ce que je veux renverser les gens par la force ?

Est-ce que comme ces gens-là parce que c'est ce qu'ils font à toutes mes réunions quand les gens viennent faire dédicacer mes livres j'envoie des gens qui insultent qui crachent au visage qui envoient des pousses de vache des pierres aux gens qui viennent pacifiquement faire signer leurs livres. Est-ce que je fais ça ? Non. Est-ce que j'utilise la violence ? Non. Est-ce que je veux renverser la république ? Non. Moi je ne suis absolument pas d'extrême droite et je vais vous dire mieux. Je vais vous dire mieux. Vous savez c'est une vieille une vieille combine j'allais dire parce que ce n'est rien d'autre de la gauche que de traiter ses adversaires de fascistes.

J'ai retrouvé je vous la montrerai à l'occasion avec plaisir une affiche du parti communiste sur laquelle on voit une Marianne baillonnée avec derrière le général de Gaulle où nous sommes en 1958 et écrit le fascisme c'est lui. Vous savez ce genre d'accusation je leur laisse. Par ailleurs

25:13
Présentateur

Oui mais c'est la blague de O.S.S. 117 2 où ils disent Pas d'accord qui est de France Exactement

25:18
Éric Zemmour

La dictature c'est quand on a des bottes et un bonnet de fourrure etc.

25:23
Locuteur non identifié

Vous savez seulement ce que c'est qu'une dictature Une dictature c'est quand les gens sont communistes Déjà ils ont froid avec des chapeaux gris et des chaussures à fermeture éclair C'est ça une dictature de l'O.S. D'accord Et comment vous appelez un pays qui a comme président un militaire avec les pleurs pouvoirs une police secrète une seule chaîne de télévision et dont toute la formation est contrôlée par l'État J'appelle ça la France mademoiselle et pas n'importe laquelle la France du général de Gaulle

25:44
Éric Zemmour

Je mets au défi tous ces gens d'extrême-gauche tous ces gens de gauche de trouver une seule mesure je vous dis bien une seule mesure dans mon programme qui ne soit pas respectueuse de la République Je vous mets au défi de regarder dans tout mon programme et dans tout ce que j'ai dit quelque chose qui aurait choqué Jean Jaurès Léon Gambetta Léon Blum tous les hauts dignitaires de la gauche française depuis 150 ans Même les mesures les plus controversées aujourd'hui je pense par exemple à cette histoire des prénoms français que je défends C'était une mesure qui a été mise en application quand ils étaient au pouvoir qui existe depuis deux siècles qui a été prise par Napoléon Bonaparte qui a été appliquée par tous les gens que j'ai cités Donc il faut arrêter avec ce concept d'extrême-gauche Je suis un républicain un vrai Ce sont eux qui ont trahi la République La République c'est le pouvoir du peuple le suffrage universel C'est l'assimilation La République C'est l'assimilation C'est la loi et l'ordre Ce n'est pas le pouvoir de la rue Je peux vous dire Je peux vous raconter On peut faire l'émission sur la façon dont la République puisqu'ils n'ont que ce mot à la bouche a traité les gens qui se révoltaient dans la rue et qui en 1848 en 1870 Jules Maugre en 1847 Je peux vous raconter comment a traité la République les gens qui étaient dans la rue Ce n'est pas moi qui fait tirer dans la foule et qui fait des dizaines de morts C'est la République Maintenant Allez-y

27:24
Intervenant

J'ai posé la question Qui est d'extrême-droite dans ce cas-là ? Est-ce qu'il y a des gens aujourd'hui en France dans la spectre politique qui sont d'extrême-droite ?

27:31
Éric Zemmour

Il y en a sûrement mais ils sont comment vous dire microscopiques Jean-Marie Le Pen n'est pas d'extrême-droite ?

Jean-Marie Le Pen c'est un comment vous dire Jean-Marie Le Pen il n'a jamais voulu renverser la République Il a respecté les institutions Il a sollicité les votes démocratiques Il était très vieux monsieur maintenant Il était pour un pouvoir autoritaire Mais d'ailleurs souvenez-vous vous êtes peut-être un peu jeune mais après l'élection de 2002 qu'il avait arrivé au second tour et qui a éliminé Lionel Jospin Lionel Jospin a écrit un livre dans lequel il a écrit je sais je l'ai reçu quand j'étais à On n'est pas fouché et vous pouvez regarder sur Youtube puisque vous êtes cette génération qui sait faire ça vous pouvez aller regarder On est sur Youtube d'ailleurs Vous pouvez aller regarder notre échange et vous verrez ce qu'il dit il dit il n'y avait aucun danger fasciste c'est un mythe et il dit Jean-Marie Le Pen est de tradition autoritaire il dit je conteste ses idées dit-il c'est la bonne des choses pour un premier ministre socialiste mais il n'était pas fasciste Lionel Jospin ce n'est pas moi qui le dit et j'invite vraiment tous vos téléspectateurs à aller voir cette séquence

28:48
Auditeur

et ce qui était alors inexact et faux du point de vue de l'analyse politique c'était de nous dire que le lepénisme était un fascisme on est d'accord le lepénisme c'est un mouvement d'extrême droite à tendance génophobe extrêmement autoritaire mais ça n'est pas un mouvement fasciste c'est évident

29:03
Éric Zemmour

je vous répète cette histoire d'extrême droite c'est un truc politique c'est tout c'est rien d'autre il nous faut arrêter malheureusement et vous en êtes encore la preuve malheureusement comment des dizaines de millions de gens se font prendre à ce petit jeu et c'est ça qui est le plus très je l'ai vu et je le raconte dans le livre je raconte comment les médias imposent cette vision imposent cette fameuse primaire de l'extrême droite avec Marine Le Pen imposent la terminologie de diabolisation j'explique comment ils font j'explique toutes leurs méthodes je pense que ça peut intéresser vos téléspectateurs

29:42
Intervenant

est-ce que justement les partis les positions politiques ne sont pas mouvantes avec le temps les gens que vous citiez par exemple qui étaient des personnes de gauche est-ce qu'aujourd'hui justement elles ne seraient pas considérées de droite et de facto vous vous situant plus à droite que la droite c'est pour ça qu'on disait le terme extrême droite et que les plaques seraient mouvantes sur les idées politiques

29:59
Éric Zemmour

il y a deux choses dans votre question il y a la première ce que je suis tout à fait d'accord c'est que c'est la gauche vous voyez vous allez dans mon sens c'est la gauche qui avance qui avance toujours c'est les idées politiques c'est la gauche c'est la gauche qui était républicaine qui était assimilationniste qui était contre l'immigration parce que ça faisait baisser les salaires ça permettait au patron de baisser les salaires de la CGT dans les années 30 jusqu'à Georges Marchais en 1981 c'est le discours de la gauche et même de la gauche communiste

30:30
Intervenant

mais si la gauche n'avait pas avancé vous serez de gauche ou royaliste encore ?

30:32
Éric Zemmour

mais moi je serais de gauche la gauche si vous voulez de l'époque je suis de gauche mais d'ailleurs j'étais de gauche en 1981 j'ai quitté la gauche parce que la gauche a fait mouvement la gauche a inventé SOS racisme la gauche a commencé à mettre la race dans la politique c'est la gauche qui fait ça c'est plus c'est plus la droite c'est la gauche qui se couche devant les 4 fivoilées de 1989 à Creil pour moi c'est le basculement d'ailleurs pas seulement pour moi vous lisez madame Baderbert vous lisez monsieur Finkielkraut les gens de gauche ils ne disent pas autre chose que moi la gauche c'est ce que définit la gauche à un moment donné donc je continue avec vos 3 tiers parce que c'était intéressant bien sûr cette gauche là donc c'est le peuple islamo-gauchiste que je vous ai défini au milieu c'est important au milieu qu'est-ce qu'il y a ?

il y a le bloc centriste on peut l'appeler macronien mais dans 4 ans il ne sera plus macronien ce sera peut-être Édouard Philippe ce sera peut-être vous voyez un de vous Bruno Le Maire François Bayer peu importe c'est la même chose qui vote pour ces gens là d'abord contrairement au mythe véhiculé en particulier par le Rassemblement National ce ne sont pas il n'y a pas une opposition entre les classes populaires d'un côté qui voteraient Marine Le Pen et les les les les les les bourgeois vous les appelez comme vous voulez le bloc élitaire comme dit Jérôme Saint-Marie le conseiller qui murmure à l'oreille de Marine Le Pen contre le bloc populaire il est démontré aujourd'hui je vous renvoie aux dernières démonstrations de Patrick Buisson et qui est tirée d'ailleurs d'une étude du Célipo de Sciences Po au second tour de la présidentielle en 2022 31% des classes populaires ont voté Emmanuel Macron ce qui est énorme 29% ont voté Marine Le Pen 34% se sont abstenus donc déjà on sort de ce clivage soigneusement mis en avant par bourse qu'est-ce qu'est-ce qu'il y a en fait comme clivage Emmanuel Macron c'est le camp des gens âgés c'est le camp des boomers il y a des jeunes bien sûr qui votent pour Emmanuel Macron ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit il y a des gens de 30 ans il y a des gens de 40 ans encore une fois j'essaye de parler en grande masse parce que c'est la seule façon d'interpréter correctement mais il y a toujours des individus différents comme dans tout il y a 17 millions de gens de plus de 60 ans en France les fameux boomers et qui représentent des millions et des millions de votants parce qu'en plus ils votent plus que les jeunes générations donc c'est ce bloc de gens âgés de seniors de boomers vous les appelez comme vous voulez qui fait l'élection et qui fait l'élection d'Emmanuel Macron et qui fera demain l'élection du remplaçant d'Emmanuel Macron parce que ce bloc là ne veut pas voter pour Marine Le Pen je pense par ailleurs que pour eux Emmanuel Macron incarne et on l'a vu lors des deux débats beaucoup mieux que Marine Le Pen le niveau socio-culturel je dirais auquel ils mettent la politique par ailleurs ils ne veulent pas du chaos ils ne veulent pas du socialisme de Marine Le Pen ils ont souvent des biens ils ont souvent une petite épargne et ils ne tiennent pas à ce qu'on revienne à la retraite à 60 ans qui empêcherait de payer leur retraite et qu'on augmente les impôts de façon démesurée pour financer des mesures sociales à poison vous voyez donc ils ne veulent pas de tout ça donc ils ne votent pas Marine Le Pen par ailleurs par ailleurs insister comme elle le fait sur l'Europe et sur le souverainisme leur déplait c'est à dire que ces gens là sont favorables à l'Europe pour des tas de raisons historiques parce que c'est la génération d'après-guerre etc.

donc encore une fois ils voteront moi ce que je propose c'est ne plus opposer les gens selon leur âge selon leur classe d'âge et selon leur classe sociale mais selon leur conviction politique c'est pour ça que je veux remettre le clivage droite-gauche à l'endroit je veux remettre le clivage droite-gauche au coeur de la vie politique parce que je pense que c'est la seule façon de briser de séparer ce bloc macronien les gens les macroniens de droite reviendront à droite et les macroniens de gauche reviendront à gauche sinon c'est la victoire assurée à ce bloc macronien pendant 20 ans par ailleurs je tiens à dire que parce que j'essaye dans le livre de voir le plus loin possible dans 10 ans dans 20 ans ces gens là même si on a grâce à Dieu et à la science repoussé l'âge d'espérance de vie ces gens là finiront par mourir le jour où la génération des boomers qui est je vous le rappelle petit rappel historique et démographique la plus nombreuse de l'histoire de France c'est important à savoir à partir du moment où cette génération va disparaître qu'est-ce qu'il va rester derrière vous allez me dire vous c'est à dire pas que nous

36:00
Présentateur

dans 20 ans il y aura encore

36:02
Éric Zemmour

bien sûr il y aura de nouveaux temps absolument mais qu'est-ce qui va rester il va rester un énorme peuple islamo-gauchiste je vous signale qu'aujourd'hui selon les études de l'INSEE il y a 30% des enfants de 0 à 4 ans qui sont issus de l'immigration extra-européenne 30% donc ces gens là dans 20 ans ils seront encore plus que 30% parce qu'il y a ceux qui sont déjà là vous avez aujourd'hui on a donné les chiffres récemment 19 millions de gens sur 3 générations qui sont en lien avec l'immigration depuis depuis 50 ans

36:43
Intervenant

non sur ce chiffre des 30% justement j'ai vérifié parce que ça me paraissait surprenant et en vérifiant c'est 24,6% des enfants de moins de 4 ans qui sont issus de la première ou de la seconde génération dont 13% de ces 24,6% dont les deux parents sont immigrés donc ça représente en fait vous faites un comparatif avec les 3% je crois des personnes de 80 ans exactement en vrai si on refait le calcul aujourd'hui on est à peu près entre 3 à 5% vous avez

37:11
Éric Zemmour

c'est pas 24 c'est dans mon mémoire 29,6 vous avez noté 21,6

37:15
Intervenant

mais de ce que j'ai trouvé c'était 24,6 mais peut-être 29,6 on peut s'accorder

37:18
Éric Zemmour

je peux vous dire qu'il y a d'autres chiffres qui prouvent ça vous reprenez les chiffres de France Stratégie qui a donné des chiffres de 0 à 18 ans dans d'innombrables villes et vous verrez qu'on est à 40 à 50 à 60% à 70% dans la banlieue parisienne

37:32
Présentateur

le métissage ou le fait d'avoir des parents immigrés ne fait pas de nous quelqu'un qui n'est pas français c'est ce que j'ai dit qu'ils n'étaient pas français puisqu'ils votent non mais ça a l'air de vous inquiéter pour l'avenir de la France qui est votre cause

37:44
Éric Zemmour

ah oui ça m'inquiète les deux ne sont pas forcément liés si vous voulez quand vous avez vous savez être français qu'est-ce que c'est ça nous mène à une discussion très importante c'est pas seulement avoir une carte d'identité française ça ça permet de voter très bien je ne dénie à personne le droit d'être français et d'être de voter mais je dis qu'être français ce n'est pas seulement avoir une carte d'identité française toucher les allocations familiales ou toucher d'autres aides c'est aussi s'imprégner de la culture française la France n'est pas une page blanche vous comprenez et en France on ne vit pas comme dans la culture islamique et arabo-musulmane la France est une terre depuis 1500 ans chrétienne judéo-chrétienne si on veut parce qu'il y avait l'Ancien Testament et le Nouveau Testament et gréco-romaine ce n'est pas une terre islamo-arabo-islamique voilà et de plus en plus de plus en plus dans d'innombrables villes on vit selon les schémas selon les mœurs selon les habitudes selon le le le paysage urbain de la civilisation islamique c'est tout et donc plus il y aura d'immigrés et d'enfants de l'immigration et de petits-enfants de l'immigration arabo-musulmane plus nous aurons un remplacement de civilisation parce qu'il y a un remplacement de population voilà

39:06
Présentateur

j'aimerais vous emmener sur un peu un autre sujet vous parlez beaucoup et depuis que vous parlez auprès du très grand public aussi au figaro à la télévision d'identité d'histoire de France de géopolitique on vous entend beaucoup moins sur des sujets comme l'environnement ou la technologie qui sont pourtant aujourd'hui devenus et se sont imposés comme des sujets cruciaux pour l'avenir de la France mais de l'humanité aussi comment vous vous positionnez là-dessus est-ce que vous vous renseignez là-dessus est-ce que vous vous positionnez même là-dessus avec l'IA même pour prendre cet exemple pas très récemment où Tchad GPP a été

39:37
Éric Zemmour

alors je me renseigne beaucoup ça m'intéresse je lis je m'informe je regarde j'ai regardé effectivement tous les articles sur l'IA bon je vois aussi les querelles autour de l'environnement du réchauffement climatique j'essaye de compenser la lecture du résumé parce que tout le monde ne lit que le résumé moi compris du GIEC et les rapports du GIEC en même temps ils sont exactement oui mais là ce qu'on m'a expliqué ce qui n'est pas inintéressant c'est que les rapports du GIEC sont beaucoup plus équilibrés parce qu'il y a des positions différentes quand il y a le résumé en revanche il est concentré et il est surtout orienté vers toujours plus de d'inquiétude si vous voulez maintenant je ne je ne nie pas qu'il y a un réchauffement climatique d'ailleurs il me suffit de discuter avec les agriculteurs vous voyez dans toute la France par où tout je passe et qu'ils me disent ah bah oui là il y a un réchauffement là ça ne va pas on a avancé telle récolte etc vous voyez évidemment que ça existe ça c'est une première chose deuxième chose moi j'ai toujours vu que l'homme s'adapterait l'homme s'adapte c'est comme ça ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire mais l'homme s'adapte à toutes les évolutions du climat de la terre etc troisièmement et c'est là on en vient vous me dites vous ne parlez pas beaucoup moi je veux être président de la république française je ne veux pas être président du monde je n'ai pas cette ambition je sais qu'il y en a d'autres qui veulent sauver le monde sauver la planète ils sont beaucoup plus ambitieux que moi moi je veux simplement sauver la France la France représente 1% des émissions de CO2 ça ne compte pas les émissions importées vous avez tout à fait raison c'est très juste ce que vous dites ça prouve d'ailleurs qu'on n'a plus d'industrie vous avez tout à fait raison alors là je vais dans votre sens c'est très juste je sais et vous avez raison mais il n'empêche que en attendant moi je veux bien qu'on représente davantage si on avait une industrie chez nous là pour l'instant c'est uniquement notre consommation qui représente davantage on est d'accord et qui enrichit les autres moi j'attends que les américains et les chinois fassent des efforts je ne veux pas dire que nous ne devons pas en faire je veux dire que nous avions un avantage fantastique qui était le nucléaire et que nous avons bazardé à cause justement des pressions des écologistes qui se prétendent les meilleurs défenseurs de la planète moi là je ne comprends plus très bien moi j'étais de ceux qui ont toujours défendu le nucléaire on n'a pas été nombreux après l'accident de Fukushima de Marine Le Pen à la gauche mélenchoniste tout le monde a dit il faut arrêter le nucléaire moins de pas donc je suis toujours pour le nucléaire maintenant tout le monde aime le nucléaire tout le monde redécouvre le nucléaire très bien Jean-Covici qui a été bien sûr il a été le catalyseur entre autres mais vous avez raison il est remarquable d'ailleurs mais vous voyez je me renseigne je l'ai vu je l'ai lu j'ai même lu sa bande dessinée

42:45
Présentateur

c'est rien de voir un homme en France comme Jean-Covici aussi plébiscité bien sûr

42:49
Éric Zemmour

c'est normal parce qu'il y a eu une évolution vous savez je me souviens il y a encore 2-3 ans quand j'étais sur CNew j'avais débattu avec madame Pannière-Unaché qui était à l'époque la ministre chargée de ces questions et qui défendait le 50% le quota de 50% d'énergie nucléaire par rapport à notre consommation totale d'électricité et je lui disais mais pourquoi 50% pourquoi pas 30% 40% 20% elle est incapable de répondre à ça et je vois que maintenant elle va renoncer au 50% j'ai envie de lui dire coucou qu'est-ce que vous disiez il y a 3 ans madame voilà ça c'est la politique c'est désolant mais c'est comme ça donc alors maintenant je voudrais dire que je veux bien qu'on fasse des efforts mais pas au prix de s'aborder notre industrie automobile par exemple avec les 100 000 emplois qui vont avec là on est en train de s'aborder notre industrie automobile thermique alors qu'on avait de l'avance avec les allemands évidemment par rapport aux chinois et on est en train de leur donner les clés de notre future industrie automobile parce que l'industrie automobile électrique que ça soit la construction des batteries ou des voitures les chinois ont de l'avance et d'ailleurs je ne suis même pas sûr que ça soit mieux vous voyez pour les émissions de CO2 d'après ce que je lis il est même pas sûr que ces voitures électriques parce qu'elles sont plus lourdes est vraiment un effet inférieur

44:05
Intervenant

dans tous les cas le thermique est voué à disparaître de manière générale sur les voitures dans les voitures dans l'utilisation des voitures pourquoi l'utilisation des voitures thermiques et pourquoi

44:14
Éric Zemmour

l'affaire n'est pas dite d'abord vous allez voir que dans tous les pays hors occident ils vont continuer à faire rouler des voitures thermiques en Afrique en Asie etc deuxièmement vous avez vu que là depuis quelques semaines les allemands refusent l'objectif de l'union européenne à 2035 parce qu'ils ont compris qu'ils étaient en train de tuer leur industrie et eux leur industrie automobile c'est pas comme nous c'est vital c'est un truc énorme c'est des centaines de milliards d'excédents de ventes à la Chine et aux Etats-Unis c'est une industrie vous savez madame Merkel disait aucun chancelier allemand ne peut aller contre les intérêts de l'industrie automobile allemande c'est un truc colossal sans mauvais jeu de mots ce qui a d'ailleurs été

44:55
Présentateur

le truc échangé par les allemands contre les taxes des GAFAM en Europe

44:59
Éric Zemmour

exactement autre autre de toute façon ils sacrifieront tout à leur industrie automobile donc là la messe n'est pas dite mais je voudrais dire une dernière chose sur l'environnement etc moi je ne me sens pas moins amoureux de la planète que les militants qui jettent de l'huile ou je ne sais pas quoi sur les tableaux de Van Gogh excusez-moi moi ce que j'aime dans justement la planète c'est la beauté la beauté des paysages la beauté de la nature la beauté aussi de ce qu'on a fait parce que les villes comme Paris comme les villes italiennes sont des merveilles de la civilisation je veux dire il faut les protéger je ne vois pas les écologistes se mobiliser pour ce combat là moi je pense que c'est aussi important que tout le reste défendre la beauté défendre vous voyez l'élégance le patrimoine le patrimoine le patrimoine bien sûr le patrimoine à la fois matériel mais le patrimoine aussi naturel on peut dire ça comme ça donc je pense que là il y a une vraie écologie qu'on pourrait qualifier de droite si on veut et qui permet de préserver qui veut conserver d'ailleurs au départ l'écologie est une notion idéologique de droite à l'époque la gauche ne jure que par le progrès l'industrie les usines de cheminées etc vous voyez que la gauche et la droite ça change et vous voyez que c'est toujours la gauche qui définit qu'est-ce qu'est-ce qu'est le clivage droite-gauche

46:44
Intervenant

je voulais revenir sur ce qu'on avait abordé tout à l'heure avec la notion un peu d'extrême droite souvent vous êtes on peut vous taxer certains vous taxent d'extrême droite notamment sur le thème du grand remplacement que vous abordez assez régulièrement et je trouvais ça intéressant justement de comparer ça même avec ce qu'on peut voir par exemple aux Etats-Unis j'avais lu un article récemment qui expliquait qu'il y avait une peur aux Etats-Unis de certains que les hispanophones allaient grand remplacer pour reprendre votre théorie les américains qui parlaient anglais etc et justement en fait on se rendait compte que les hispanophones étant issus de classes plus populaires ne souhaitaient pas forcément reprendre la langue de leurs parents mais bien apprendre l'anglais et s'intégrer dans la culture américaine est-ce que c'est pas aussi ce qui va se passer naturellement en France est-ce que votre peur c'est pas juste une peur justement de l'islam fondamentalement que d'une population immigrée qui pourrait totalement s'intégrer qui aurait envie même de s'intégrer dans une France nouvelle

47:41
Éric Zemmour

je souris parce que je sais pas quel âge vous avez mais vous me rajeunissez 25 ans j'ai entendu ces arguments quand moi j'avais 25 ans et vous voyez où on en est donc ça me fait plaisir et en même temps ça me désole parce que bon moi quand j'avais 25 ans on pouvait encore avoir ce genre de naïveté je ne pensais pas qu'on pût encore l'avoir aujourd'hui avec tout ce qu'on voit mais ce sont toujours les mêmes arguments d'ailleurs vous savez aux Etats-Unis même la question se pose sérieusement c'est à dire qu'aujourd'hui dans toute la bande de sud Floride Texas etc les campagnes électorales se font en anglais et en espagnol

48:33
Intervenant

il n'y a pas de langue officielle aux Etats-Unis aussi la langue anglaise n'est pas la langue officielle

48:38
Éric Zemmour

oui enfin bon l'anglais est quand même la langue officielle des Etats-Unis il y a eu quand même un vote au Sénat là-dessus il y a deux siècles nous avons un problème superlémentaire c'est que là ce renversement de population au profit des catholiques hispaniques qui ne sont pas espagnols bien sûr hispaniques au détriment des protestants anglo-saxons c'est si j'allais se dire une querelle interne au christianisme nous nous avons en plus un problème qui est que la plupart de nos nouveaux arrivants sont de culture de mœurs islamiques musulmanes et donc il y a si vous voulez entre la civilisation islamique et la civilisation chrétienne gréco-romaine un conflit qui date de la naissance de l'islam et qui n'a en vérité jamais cessé avec des vagues de flux et de reflux je ne vais pas vous refaire toute l'histoire des invasions islamiques depuis le 7ème siècle jusqu'au siège de Constantinople en 1453 le siège de Vienne en 1683 vous voyez et les batailles entre les croisés comme disent les gens de Daesh et les musulmans et les mahometans comme on disait au 18ème siècle c'est une histoire qui s'est continuée dans la colonisation et dans la décolonisation je pense aujourd'hui nous sommes dans une vague de reflux c'est à dire qu'il y a une colonisation des terres chrétiennes et en particulier de toute l'Europe et en particulier de la France par la civilisation islamique qui par ses immigrés envahit et colonise les terres des terres chrétiennes qui sort de son ère civilisationnelle où elle était contenue depuis 1000 ans vous savez c'est vieux comme l'histoire l'Algérie puisque mes ancêtres sont nés en Algérie n'a pas toujours été islamique elle était une terre chrétienne elle était une terre romaine elle a été il y avait saint Augusto elle a été conquise par l'islam qui n'est jamais reparti et jusqu'à présent si on met à part l'intermède français de 1830 à 1960 130 ans c'est pas grand chose dans l'histoire de l'humanité est une terre islamique qui était une terre romaine qui était une terre chrétienne donc ça a déjà existé et bien nous vivons en ce moment un phénomène similaire qui est aggravé par à la fois le développement des techniques les déplacements se font beaucoup plus facilement et l'explosion démographique on n'a jamais eu une planète à 8 milliards vous parliez d'environnement c'est quand même sans doute le problème majeur environnemental mais dont les écologistes ne parlent jamais

51:30
Intervenant

il n'y a pas de réelle volonté politique derrière à part une extrême minorité certainement d'un islam radical qui voudrait gouverner sur la France il n'y a pas derrière ces vagues migratoires de volonté réelle politique de coloniser je vous invite

51:44
Présentateur

je poserai également la question sur même sur la volonté européenne qui sont quand vous disiez c'est une volonté 2 qui sont les gens qui ont cette volonté 2 est-ce que c'est des masses de flux qui créent une réalité ou est-ce que c'est des gens qui tirent les ficelles de ça j'ai envie de vous dire

52:01
Éric Zemmour

les 2 mon général je vous invite à lire le livre d'une universitaire très compétente madame Florence Bergeau-Bacler qui vient de sortir un livre sur les frères musulmans et sur l'action des frères musulmans dans toute l'Europe dans toute l'Europe et en particulier au sein des unions de l'Union Européenne à Bruxelles où ils sont très puissantes et dans tous les pays d'Europe dans tous les pays de France où ils noyotent toutes les instances de décision de consultation etc. avec une intention très claire le livre l'explique brillamment coloniser l'Europe et islamiser l'Europe

52:38
Présentateur

qui sont ces personnes décisionnaires il y a parfois et je mets une parenthèse mais il y a une forme de complotisme en tout cas qui est qualifié tel que complotisme sur les questions de BlackRock sur les questions du forum de Davos sur la mondialisation et le mondialisme

52:52
Éric Zemmour

vous avez remarqué que je ne parle pas de ça bien sûr mais justement donc moi je ne suis pas complotiste moi je vois les processus à l'oeuvre j'essaye de faire une analyse historique sociologique démographique je crois que c'est la démographie qui fait l'histoire voilà ça c'est une première règle vous savez je vous renvoie on parlait cinéma en dehors de l'émission et je vous renvoie un très beau film du québécois Denis Arcand qui s'appelle le déclin de l'Empire américain la première scène se déroule à l'université au Québec puisque tous les héros du film sont des historiens et on les voit jeunes à leur premier cours d'histoire et leur professeur leur dit c'est très simple en histoire il y a trois lois la première le nombre la deuxième le nombre la troisième le nombre je crois à cela deuxièmement pour répondre à votre question le plus précisément je pense je le répète depuis des dizaines d'années que la phrase de Raymond Aron l'homme fait l'histoire mais ne sait pas l'histoire qu'il fait je n'accuse j'accuse oui les frères musulmans d'avoir un vrai projet de colonisation de l'Europe et de la France oui ce sont des militants politiques mais les musulmans qui vivent ici je ne les accuse pas je dis simplement qu'ils véhiculent malgré eux un univers une civilisation je vais vous donner un exemple vous allez voir qui n'a rien à voir on a appris enfin moi j'ai appris par Max Weber que le protestantisme avait porté l'éthique du capitalisme et il a très bien expliqué comment les valeurs la morale du protestantisme avait facilité avait favorisé l'émergence du capitalisme aux Etats-Unis en Angleterre à partir du 17ème siècle du 18ème siècle et évidemment du 19ème siècle Max Weber ne veut pas dire que tous les protestants sont des capitalistes à cigare et à chapeau de forme vous comprenez ou qu'il y ait des leaders qui soient en train de exactement ces gens là ne se sont pas dit ah on va fabriquer le capitalisme moderne non mais ça c'est fait parce qu'il y a eu la rencontre entre une des valeurs entre une religion et un phénomène économique social un fait social et bien là c'est la même chose quand vous avez des millions et des millions de gens qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée ils apportent avec eux ce ne sont pas vous comprenez ce ne sont pas des gens mais d'ailleurs c'est la moindre des choses on ferait la même chose qu'eux on n'est pas des gens complètement transparents nous ne sommes pas personne n'est neutre on traîne tous avec nous une histoire des parents des grands-parents une histoire des héros des détestations des haines des amours c'est normal ils sont enracinés dans une histoire quand ils viennent chez nous ils apportent ça je le sais je viens de la même région qu'eux vous savez mon grand-père parlait beaucoup mieux arabe que français je m'en souviens j'étais enfant je m'en souviens très bien donc mon grand-père il est venu avec une histoire avec qui il vivait en Algérie depuis mille ans vous comprenez ce que je veux dire donc ça existe je sais que ça existe donc pour eux aussi ça existe c'est pas les insulter que de dire ça vous comprenez bon sauf que quand premièrement la France renonce à toute politique d'assimilation c'est-à-dire renonce à leur dire votre culture c'est pour chez vous c'est pour votre enfance mais en France on ne vit pas comme ça deux que les immigrés eux-mêmes refusent de s'assimiler à la culture française trois que de toute façon même ceux qui veulent parce que j'en connais ils ne le peuvent plus parce qu'il y a trop de monde trop de monde le nombre est trop puissant et donc dans leur quartier dans les quartiers où ils sont où ils sont majoritaires où ils sont en tout cas une très forte minorité ils ne peuvent plus s'assimiler d'ailleurs ceux qui veulent vraiment s'assimiler à la France quittent on les voit bien ils quittent même souvent c'est douloureux ils doivent s'éloigner de leur famille ils doivent s'affrontent leur famille c'est très douloureux j'en connais je connais des gens qui viennent me raconter

57:13
Intervenant

est-ce que justement il ne faut pas s'attacher justement à une culture qui date justement peut-être de 50-60 ans voire plus et laisser justement libre cours à la culture qui vient avec tous les dangers tous les risques que vous mettez en avant

57:27
Éric Zemmour

et bien voilà ça s'appelle soumission si vous voulez être gentil ça s'appelle créolisation comme dit Jean-Luc Mélenchon mais qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire le plus nombreux gagne le plus nombreux impose sa culture donc vous avez perdu voilà

57:43
Présentateur

dans votre livre vous parlez de cet événement qui avait fait grand bruit médiatiquement de cette une de Paris Match avec Sarah dont vous parlez beaucoup et qui vous rendez beaucoup hommage dans le bouquin je n'ai pas du temps pour vous entrer en détail parce que c'est votre vie privée et j'estime que ça ne me regarde pas mais je voulais juste votre analyse sur est-ce qu'on doit ou on peut juger un homme politique ou une personnalité politique à l'aune de sa vie privée

58:05
Éric Zemmour

écoutez j'ai toujours dit le contraire j'ai toujours défendu le contraire je pense que mais apparemment vous savez je pense que les médias en ont fait une arme de guerre et qu'ils ont ils ont voulu me détruire par tous les moyens c'est ce que j'explique et donc la vie privée était un moyen je parle beaucoup de Sarah Knafou pas beaucoup non mais j'explique qu'effectivement elle a eu un rôle majeur dans la campagne présidentielle c'est un rôle politique maintenant je pense que la vie privée ne regarde personne moi je suis d'une génération qui a connu ce respect de la vie privée c'était la gloire de la France et de la presse française je me souviens qu'on se moquait des américains et on avait tort puisque maintenant on fait comme eux qui mettaient comme ça en exergue la vie privée de leur candidat à la présidence ou de leur président moi j'ai connu un temps où François Mitterrand ou Valéry Giscard d'Estaing ou Jacques Chirac n'était pas embêté par les médias et qu'ils avaient la vie privée qu'ils avaient et qui est devenue maintenant légendaire quasiment mais à l'époque elle était simplement leur vie merci beaucoup je vous en prie c'est moi qui vous remercie

59:17
Présentateur

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