Interview d’Emmanuel Macron : « Je n’ai jamais dit qu’Israël avait un droit absolu à se défendre »
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
qui est derrière Israël, et qu'Israël avait le droit le plus absolu de se défendre. Israël a-t-il le droit de se défendre jusqu'à la vengeance ? Est-ce que vous pensez de l'action de l'armée israélienne aujourd'hui dans la bande de Gaza ?
Les mots étant importants, je n'ai jamais dit qu'Israël avait un droit absolu.
Le droit de se défendre, c'est ce que vous aviez dit.
Oui, c'est exact, mais absolu a une signification, et je n'ai jamais dit le mot absolu. La France a une position constante depuis le début, et d'ailleurs, là aussi, nous étions peut-être seuls à un moment donné en octobre dernier, et nous avons été rejoints. La première chose, nous avons condamné de manière implacable l'attentat terroriste massif lancé par le Hamas contre Israël et sa population.
Vous avez aussi après appelé à créer une coalition contre le Hamas, ça n'a pas tellement pris, pour le coup.
Vous m'excuserez, mais nous sommes tous en train de dissoudre des associations qui financent.
La coalition internationale contre le Hamas.
Mais c'est de dire, lutter contre le Hamas n'est pas que votre histoire, vous, responsable israélien, c'est aussi la nôtre, et donc nous devons agir. Qu'est-ce qu'on est en train de faire aujourd'hui avec plusieurs partenaires ? On coupe les financements partout où ils existent. Nous avons dissous des associations, donc on le fait, je vous rassure.
Les autres pays n'avaient pas trop compris au départ quelle était la volonté de l'Esprit-Mien.
La meilleure façon, vous savez, de ne pas gêner les autres, c'est de ne rien dire, ou de dire simplement ce que la masse veut répandre. Ça n'est pas la position de la France, ça ne l'a jamais été à travers notre histoire. Nous, nous avons une position, si vous me permettez de l'exprimer, simple. Premièrement, condamnation implacable, claire de l'attentat. Ensuite, on a dit, la sécurité d'Israël n'est pas que votre affaire. Ce qui veut dire aussi, vous ne pouvez pas mener votre défense dans toutes les conditions. Mais nous sommes prêts à coopérer, par exemple sur le financement, c'est ce que j'ai dit tout de suite, pour lutter contre le Hamas. Deuxièmement, vous êtes une démocratie.
Vous avez donc une responsabilité, vous devez respecter le droit humanitaire, le droit de la guerre, le droit international. Et c'est pourquoi, dès le mois d'octobre, la France a appelé à une trêve. C'est pourquoi nous sommes le premier pays européen à avoir porté une résolution au Conseil de sécurité, avec plusieurs pays de la région, Jordanie, Émirats arabes unis, pour appeler à un cessez-le-feu. C'est pourquoi nous avons organisé ensuite, en octobre, ici, la seule conférence humanitaire de soutien pour le peuple palestinien et le droit, en appelant officiellement à ce cessez-le-feu.
Et le troisième volet, c'est une réponse politique, car la sécurité de toute la région d'Israël, du peuple palestinien et de tous les États de la région, c'est qu'il y ait une réponse politique aux droits légitimes des Palestiniens à avoir un État.
Il y a aujourd'hui trois otages français détenus par le Hamas depuis plus de cinq mois. Sont-ils vivants ? Savez-vous où ils sont ? Êtes-vous en négociation, ou en intermédiaire, est-il en négociation pour les faire libérer ?
Merci d'évoquer ce sujet qui est, pour nous, essentiel. Nous nous sommes beaucoup battus avec le Qatar et l'Égypte en particulier pour obtenir la libération de nos otages qui ont été libérés ces derniers mois. Nous avons encore en effet trois otages. Je ne dirai rien ce soir et vous le comprendrez. Les discussions sont en cours, seules les familles sont informées. Les discussions sont en cours, nous mettons beaucoup d'énergie et je veux remercier les partenaires que je citais. Et j'espère vraiment que nous obtiendrons ces libérations. C'est pour nous essentiel. Et je souhaite qu'au-delà des otages français, tous les otages israéliens et du monde entier soient libérés.
Parce que c'est une pratique inadmissible et des vies brisées et confisquées.
Merci beaucoup.
En tout cas, là-bas aussi, nous ferons tout pour la paix et la sécurité pour tous. C'est le sens de l'initiative que nous avons levée et nous faisons tout pour appeler encore une fois au cessez le feu.
Emmanuel Macron