Éric Zemmour invité à la Grande Interview de Nice-Matin
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Bonjour, bonjour à tous. Bienvenue dans le nouveau studio du groupe Nice Matin pour ce premier rendez-vous de notre dispositif Moi Président avec notre invité Éric Zemmour. Bonjour Éric Zemmour. Nous sommes ensemble pour 45 minutes. Nous allons vous interroger avec Lionel Paoli, reporter politique du groupe Nice Matin. Cette interview est à retrouver en direct en ce moment sur nos réseaux sociaux Facebook, Twitter, Twitch, Youtube et bien entendu sur les sites internet Nice Matin, Varmatin et Monaco Matin. Une première question Éric Zemmour.
Avant d'être candidat, vous avez choisi Toulon puis Nice les 17 et 18 septembre pour lancer la promotion de votre livre « La France n'a pas dit son dernier mot ». Là, vous êtes dans les Alpes-Maritimes pendant deux jours. Qu'est-ce qui fait que vous accordez autant d'importance à notre région ? Est-ce qu'il y a un enjeu particulier pour vous ici ?
Ah bah oui, il y a un enjeu sentimental avant tout. Vous savez, moi je viens de l'autre côté de la Méditerranée. Quand je suis sur les rivages de la Méditerranée, je suis à la maison. Je me sens bien. Je me sens bien avec les gens. Je me sens bien face à la mer. Je me sens bien avec cette lumière, ce soleil. Je suis chez moi ici. Donc à chaque fois que je peux venir à Nice, à Cannes, à Menton, à Toulon, je viens. Bien. Toutes les occasions sont bonnes parce que j'aime tout simplement cette région. Je suis un enfant de la Méditerranée et je ne l'oublie pas même si je vis là-haut dans le nord à Paris.
Alors avant de parler de la campagne et d'évoquer votre programme, quelques questions d'actualité avec Lionel Paoli.
Oui, bonjour M. Zemmour. Bonjour. Jean Castex a présenté hier soir son calendrier de levée des restrictions sanitaires. Alors première question, comment avez-vous réagi à ces annonces ?
Écoutez, je trouve que le gouvernement fait n'importe quoi. C'est-à-dire qu'il y a quelques jours à peine, il nous promettait d'innombrables contraintes, il affolait les gens, il faisait peur aux plus âgés, il menaçait tout le monde, Emmanuel Macron insultait les non-vaccinés, tout ça au nom d'une espèce d'épidémie qui allait tout emporter. On était dans un paysage apocalyptique. Et puis, quelques jours plus tard, tout ça retombe lamentablement. Et là, le gouvernement nous explique qu'il va alléger les contraintes, etc. Ces gens sont ridicules. Franchement, des gens qui se prétendent, des personnes de gouvernement responsables, qui nous en font des tonnes avec ça, qui surjouent la raison.
J'avais lu une interview d'un des partisans d'Emmanuel Macron qui disait qu'il était le candidat de la raison contre la passion. Sous-entendu, la passion, c'était moi. Mais dis donc, qu'est-ce que ça serait s'ils n'étaient pas le candidat de la raison ? Franchement, ils ne sont pas raisonnables. D'abord, Emmanuel Macron a utilisé cyniquement, de manière politicienne, ce virus pour d'abord détourner le cours de la présidentielle. Avec succès d'ailleurs, puisque tout le monde n'a plus parlé que du Covid et on n'a plus parlé des questions essentielles dont moi je veux parler. Et deuxièmement, pour se donner à bon compte un manteau et un statut de grand protecteur.
Ce calendrier de levée des restrictions, pour vous, ça correspond au calendrier d'Emmanuel Macron, au calendrier électoral d'Emmanuel Macron ?
Mais je vais vous dire, même pas. Même pas. C'est de l'affolement. Ils ne maîtrisent rien. Voilà. C'est ça la vérité. Ils font tout à contre-temps. Ils se sont rendus compte que les Anglais, les Espagnols, enfin tout le monde avait compris et prenait des mesures beaucoup plus sages. Et donc, ils s'alignent. Moi, vous savez, j'avais fait une tribune le 20 décembre. Oui, le 20 décembre, dans l'opinion. Et j'avais dit, cette épidémie devient endémique, selon l'expression. C'est-à-dire que ça devient quelque chose avec lequel il faudra vivre. Donc, je disais, il faut prendre des mesures, mais des mesures raisonnables qui peuvent être pérennes, c'est-à-dire qui peuvent durer dans le temps.
Le gouvernement a fait tout le contraire. Moi, qu'est-ce que je disais ? Je disais, ce pass vaccinal est ridicule. Il ne faut pas le faire. Il faudra maintenant, vous avez vu, on va le supprimer en vérité. Tout le monde est ridicule. Le gouvernement est ridicule. Madame Pécresse se couvre de ridicule après avoir obligé ses députés à voter pour le pass vaccinal. Maintenant, elle dit qu'il faut le supprimer. Vous voyez, c'est des volte-faces. Tout le monde est grotesque. Moi, j'avais dit, c'est simple. Arrêtons d'embêter les gens. Arrêtons d'embêter les enfants.
Ces enfants qui pleuraient pour ne pas aller à l'école parce qu'on leur pourrissait la vie avec des tests incessants, sans compter le prix que cela coûte à la sécurité sociale. Je veux dire, vraiment, tout cela est n'importe quoi. Donc, moi, je dis et je répète ce que je disais déjà le 20 décembre. Il faut offrir la vaccination aux gens qui sont les plus âgés, les plus en danger parce qu'eux, ils peuvent en mourir. Ils peuvent aller en réanimation et en mourir. Et pour les autres, laisser vivre les gens. Mais c'est ce qu'on va finir par faire. Mais vous voyez, moi, je le disais dès le 20 décembre. Je continue à dire la même chose.
Offrir la vaccination aux personnes âgées ou la contraindre ? Non, pas la contraindre.
L'offrir. La proposer, simplement. Oui, les gens sont... Les gens, vous savez, ils ne sont pas... Les Français ne sont pas débiles. Ils comprennent. Ils sont rationnels. Ils réfléchissent. Il y a 90% déjà des Français qui sont vaccinés. Il faut arrêter avec ça. Donc, effectivement, il y a... Et je vous assure, je pense que ceux... Il y a des gens qui sont vraiment fermement anti-vaccin, qui ont des doutes sur ce vaccin. On n'a pas mis le temps. Après tout, on a le droit de tout dire et de tout penser. On a le droit de... Bon. Mais la plupart des gens sont vaccinés. Et les gens, je pense que les gens âgés qui ne sont pas vaccinés, c'est parce qu'ils n'ont pas été atteints.
Vous savez, il y a d'innombrables déserts médicaux dans ce pays. Ça devient la honte de ce pays. Moi, je pense que c'est tout simplement ça. Donc, au lieu de s'agiter, au lieu de s'affoler, au lieu de faire peur aux gens, de paniquer les gens en leur disant « Vous ne pouvez pas embrasser vos petits-enfants parce qu'ils vont vous tuer ». Enfin, mais... Tout ça pour des raisons politiciennes, je le répète. Parce qu'Emmanuel Macron a voulu qu'on cesse de parler des sujets essentiels de la France et a voulu se parer en protecteur des plus faibles et des gens âgés. Ça a marché, d'ailleurs, vous avez vu. Il est monté dans les sondages. Mais ça va retomber et il va le payer cher.
Alors, notre point d'actualité, toujours hier devant la Cour d'appel de Paris, le parquet de la Cour d'appel de Paris a requis contre vous une amende de 10 000 euros. Vous êtes accusé de contestation de crime contre l'humanité après avoir déclaré en 2019 que le maréchal Pétain avait sauvé les Juifs français. Vous avez été relaxé en première instance en 2021. La Cour d'appel rendra sa décision après la présidentielle. Est-ce qu'aujourd'hui, vous maintenez vos propos sur les Juifs et Pétain ?
Je maintiens toujours mes propos et je sais que j'ai raison historiquement. Maintenant, ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas le sujet de la présidentielle et je vois bien la manœuvre politique. On va multiplier. On aurait très bien pu reporter cette audience après la présidentielle. Mais on voit bien que la justice est instrumentalisée par les associations, par le pouvoir. Le parquet est évidemment sous les ordres de M. Dupond-Moretti. Tout ça est cousu de fil blanc. On veut me refaire le coup de François Fillon. C'est-à-dire qu'on veut voler l'élection aux Français et on veut utiliser la justice pour ostraciser un des principaux candidats à l'élection présidentielle. Voilà, c'est tout.
C'est assez simple. La manœuvre, tout le monde l'a comprise.
Alors, les Français parlent davantage du prix à la pompe qui explose que de la présidentielle pour le moment. L'inflation augmente déjà à 3%. Vous avez proposé que les employeurs prennent en charge 50% de la facture d'essence des salariés. Comment vous comptez mettre en place concrètement cette mesure ?
Vous savez, elle existe déjà chez certains. Certains patrons l'ont déjà fait. Et surtout, elle existe. Vous savez, c'est une mesure d'égalité. Je ne veux pas embêter les patrons, en particulier les petits patrons. J'ai beaucoup de mesures d'allègement des charges, de simplification des normes. Voilà, oui, je comprends. Non, mais je comprends très bien. Je comprends très bien. Mais je vous dis, c'est une mesure d'équité avec les gens dans les métropoles qui ont le même remboursement pour leur transport en commun. Le métro, le... Et on sait qu'ils sont remboursés à 50% de leurs frais de transport.
Donc, j'y voyais une mesure d'équité avec les 8 millions de Français qui prennent leur voiture pour aller travailler. Maintenant, encore une fois, ce n'est pas pour embêter les patrons et en particulier les petits employeurs, parce que j'ai des tas de mesures, par ailleurs, pour alléger leurs charges. Je propose que beaucoup d'entreprises soient au taux d'impôt sur les sociétés de 15%, au taux réduit de 15%, en augmentant le plafond de cette mesure. Je passe de 38 000 euros à 300 000 euros. C'est colossal. Je sais que les petits patrons et les grands et les patrons moyens, si j'ose dire, apprécieront ce geste.
Je propose l'exonération des droits de transmission et de succession des entreprises familiales. Je propose aussi la simplification des normes, la simplification des codes. Et vous voyez, donc, si vous voulez, nous avons ainsi des mesures très favorables aux PME et aux petites et moyennes entreprises, qui ainsi pourront croître et prospérer et surtout arrêter d'être embêtées par une administration sociale, une administration fiscale. Je pense qu'il faut alléger toutes ces contraintes. Il faut que les administrations cessent de considérer le petit commerçant, le petit artisan, comme un coupable en puissance.
Une question internationale. Les Russes et les Américains se retrouvent aujourd'hui à Genève pour trouver une solution à la crise ukrainienne. Craignez-vous la possibilité d'un conflit armé à nos portes et que devrait faire l'Europe ?
Si vous voulez, cette affaire prouve d'abord l'échec d'Emmanuel Macron, l'échec de l'Union européenne, l'échec de cette stratégie d'autonomie stratégique, de défense européenne. Tout cela sont des chimères défendues par Emmanuel Macron qui n'existent pas dans la réalité. Dans la réalité, il y a des nations, il y a des États, il y a des Européens qui, pour la plupart, considèrent que la défense européenne s'appelle l'OTAN et s'appellent les États-Unis, qui achètent d'ailleurs des avions américains et non pas des avions français, qui se moquent complètement de la solidarité européenne.
Et il n'y a qu'Emmanuel Macron qui est prêt à sacrifier les intérêts de la France sur l'autel d'une chimérique et hypothétique défense européenne. Ça, c'est la première chose. On le voit aujourd'hui, les Américains et les Russes ne tiennent absolument pas compte de ce qu'on appelle avec en phase l'Europe et qui n'est en vérité qu'une union européenne. Les mots ont un sens. Il n'y a pas de nation européenne, il n'y a pas de peuple européen et donc il n'y a pas d'Europe. L'Europe est un concept géographique, un concept de civilisation.
Il y a évidemment une civilisation européenne, mais il n'y a pas de nation européenne, il n'y a pas d'État européen, quelles qu'en soient les prétentions de la Commission et les chimères d'Emmanuel Macron. Ça, c'est une première chose. Deuxième chose, je pense qu'il est absolument scandaleux de menacer la Russie en utilisant l'Ukraine comme instrument de cette menace. Je ne trouve pas normal que l'Ukraine puisse potentiellement entrer dans l'OTAN. D'abord, pardonnez-moi, mais l'OTAN, c'était une organisation et une alliance pour se protéger du pacte de Varsovie et du communisme. Tout cela a disparu depuis 30 ans et l'OTAN existe toujours.
Il y a là une incohérence que je ne m'explique toujours pas, à moins que je ne m'explique trop bien. C'est-à-dire que l'OTAN est le moyen d'asservissement des nations européennes, d'asservissement volontaire. Vous savez, la servitude volontaire analysée il y a cinq siècles par la Boétie. Donc, cet OTAN ne devrait plus exister. Et en plus, cet OTAN menace la frontière russe. Qu'est-ce que les Américains diraient si les Russes mettaient des missiles nucléaires à Cuba et faisaient des manœuvres militaires de leur armée avec leurs alliés au Mexique ? Je pose la question. Qu'est-ce que les Américains diraient ?
Donc, les Ukrainiens sont historiquement membres de la nation russe, c'est une évidence. Et en plus, même s'ils sont devenus un État indépendant, en plus ils sont à la frontière russe. Les Russes ont absolument raison de ne pas tolérer toute cette agitation belliqueuse. Et après, les médias occidentaux disent « Oh là là, regardez comme Poutine est méchant et comme Poutine va envahir l'Ukraine ». Il faudrait voir un peu les problèmes en amont.
Et c'est là, et c'est là qu'une France effectivement indépendante, c'est-à-dire libérée des chimères européennes et de la soumission aux États-Unis, ces deux étant liées, car c'est parce que nous ne voulons pas lâcher l'Allemagne, la main de l'Allemagne, comme un enfant apeuré, que nous nous soumettons finalement aux États-Unis, car les Allemands n'accepteront jamais de ne pas être soumis aux États-Unis et de se libérer des États-Unis. C'est un axe stratégique depuis 1945. Et donc, par l'intermédiaire de l'Europe, nous nous soumettons aux États-Unis et la France n'a plus aucun rôle. Alors que le rôle de la France, en l'occurrence, qu'est-ce qu'il était ?
Il était d'aller voir les Russes, en qui la Russie aurait confiance en nous, dans une France indépendante qui aurait quitté le commandement militaire intégré de l'OTAN, et à qui elle dirait « Ne vous inquiétez pas, jamais moi, la France, membre de l'OTAN, parce que nous resterions membres de l'Alliance justement pour bloquer les velléités d'expansion, jamais l'Ukraine ne rentrera dans l'OTAN. » Et dans ce cas-là, vous n'avez rien à craindre. Et la Russie est un ami des Européens, un ami de la France, un ami de l'Allemagne. Voilà comment on doit parler et voilà comment on existerait. Là, en l'occurrence, Poutine et les Russes ne veulent pas parler aux Européens.
Il faut comprendre ce qui se passe. Les Poutines n'ont pas confiance dans les Européens et méprisent les Européens, à juste titre, parce qu'ils sont les laquais des Américains. Donc, Poutine parle directement au patron.
Quelques mots sur la campagne, M. Zemmour. Chacun de vos déplacements sur le terrain se traduit par des manifestations, par des appels à manifester en tout cas, comme c'est encore le cas cet après-midi à Menton. Selon vous, que traduit ce climat ? Et est-ce que vous arrivez malgré tout à faire campagne ?
Vous voyez, je fais campagne, sans problème. Je voudrais dire que vous êtes un peu trop généreux avec les appels à manifester. Moi, je respecte tous les gens qui manifestent. Ils ne sont pas d'accord avec moi. Ils ont tout à fait le droit et heureusement. Mais là, en l'occurrence, ce ne sont pas des appels à manifester. C'est la racaille d'extrême-gauche, appelée Antifa, qui tente de menacer mes réunions, qui tente de menacer mes déplacements. Ce n'est pas la même chose. Je l'ai vu à Marseille. Je l'ai vu à Nantes. Ils détruisent tout ce qui est entre leurs mains. Ils attaquent les policiers. Ils veulent me faire la peau. C'est de la racaille d'extrême-gauche.
Je trouve absolument scandaleux que, un, ces gens puissent librement menacer le fonctionnement démocratique d'un candidat à la présidentielle. Qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Mais d'abord, M. Darmanin, qui dissout des gens qui ne menacent guère de monde, devrait déjà s'occuper d'eux. C'est une référence aux oives ? Oui, par exemple. Il devrait déjà s'occuper d'eux. Pourquoi M. Darmanin ne dissout pas les antifas ? Pourquoi M. Darmanin ne les arrête pas ? Pourquoi M. Darmanin ne les enferme pas ? Pourquoi M. Darmanin ne les fait pas punir par la justice ? Ces gens-là sont des délinquants. Et j'aimerais que la gauche, si vertueuse, condamne ces gens-là. Elle vient de chez eux.
Ça, c'est une première chose. Et on connaît la technique. Qu'est-ce que font ces gens ? Vous savez, on connaît le truc. Ils veulent provoquer de la violence pour qu'on dise qu'il y ait des images et qu'on dise que la campagne d'Éric Zemmour est violente. On connaît ce truc-là. Ils font ça depuis des décennies. Donc moi, je dis que ce n'est pas ma campagne qui est violente. Moi, je suis le candidat de la paix et de la tranquillité. Ce sont eux les violents. Ce sont eux les agresseurs. Et en plus, ils ont, comme je l'ai démontré, des complicités parmi les journalistes qui les avertissent.
Certains les alertent en leur disant « Voilà, nous allons là parce que nous nous donnons évidemment notre programme ». C'est absolument indigne. Donc je tiens à dire que tout cela n'est pas de mon fait et qu'il faut arrêter de me mettre ça sur le dos.
Au niveau des parrainages, où en êtes-vous ?
Écoutez, je suis raisonnablement optimiste. J'étais inquiet il y a encore 15 jours, car les parrainages rentraient difficilement. Je ne cache pas la vérité. Depuis 15 jours, depuis l'arrivée de mon ami Guillaume Pelletier, depuis aussi, je pense, les appels que j'ai faits à la télévision, des maires se mobilisent. Ils sont « Soit ils me soutiennent, soit ils font ça pour la démocratie », parce qu'ils estiment qu'un des principaux candidats à l'élection présidentielle doit avoir ses parrainages et que ce n'est pas aux maires de sélectionner tel ou tel candidat. Ils sont respectueux de la démocratie et je les en remercie.
J'ai, vous savez, sur mon téléphone encore ce matin, une maire qui m'a appelé pour me dire « Voilà, j'estime, reste scandaleux, au nom de la démocratie, que vous ne soyez pas candidat et donc je veux vous parrainer ». Et ça arrive tous les jours, tous les jours, d'innombrables maires qui proposent de parrainer. On les appelle, évidemment, et ils nous appellent même spontanément. Un chiffre, peut-être ? Un chiffre. Écoutez, je n'ai pas l'habitude de faire de... Je pense qu'on approche des 400. Mais encore une fois, ce sont des promesses. Vous savez comment ça se passe.
Rien n'est définitif, puisque avec les nouvelles règles, chaque maire doit envoyer au Conseil constitutionnel et grainer cela à partir de février-mars. Donc, vous voyez, c'est évidemment... Je reste prudent.
Vous l'avez évoqué, Guillaume Pelletier a quitté les Républicains pour vous rejoindre. Jérôme Rivière et Damien Rieux ont fait le même chemin côté Rassemblement national. Des défections qui ne semblent pas ébranler outre mesure les partis en question. Est-ce qu'il y aura d'autres ralliements ? Est-ce qu'il y en a dans les tuyaux ?
Vous savez, évidemment, qu'extérieurement, ils ne vont pas dire que ça les ébranle. Mais moi, je sais intérieur, à l'intérieur, que ça gamberge sec et que ça s'affole sec. Mais ce n'est pas mon sujet. Moi, mon sujet, c'est que ça fait 30 ans que j'ai écrit des articles, que j'ai écrit des livres, que j'ai défendu des positions qui vont toutes dans le même sens. Je suis pour l'union des droites. Je suis pour le rassemblement du peuple de droite qui a été artificiellement séparé par les manœuvres subtiles, je dirais, de François Mitterrand et la jobardise et la soumission de la droite dite républicaine. Rien que ce mot, déjà, devrait les alerter.
C'est-à-dire qu'ils quémandent auprès de la gauche, auprès de leurs adversaires, le titre que la gauche généreusement leur octroie, s'ils sont sages, comme un susucre. On leur donne le titre de droite républicaine, comme un susucre, s'ils sont gentils et s'ils ne vont pas avec les gens du rassemblement national. Moi, je dis tout ça et le peuple de droite, il doit être rassemblé. Je le dis depuis 30 ans. Je pense qu'aujourd'hui, je le mets en œuvre. C'est-à-dire qu'il y a, comme vous voyez, des gens qui viennent de LR, des gens qui viennent du rassemblement national, des gens qui viennent même d'ailleurs et qui vont se rassembler petit à petit.
Ça va se faire petit à petit car je suis le seul candidat, je dis bien le seul candidat, à pouvoir le faire. Mme Le Pen ne peut pas le faire, puisque les gens de LR ne veulent pas voter pour elle et ne veulent pas évidemment la rejoindre. Et Mme Pécresse ne veut pas le faire, parce que Mme Pécresse est une centriste qui veut, dans la tradition chirakienne, continuer et préserver ce qu'ils appellent avec emphase le cordon sanitaire, comme si les électeurs du rassemblement national étaient des pestiférés.
Ce ne sont pas des pestiférés, ce sont des citoyens comme les autres et ce sont même des militants, des valeureux, qui ont risqué parfois leur travail, leur réputation, pour depuis des décennies, depuis les années 80, défendre la France, défendre l'identité de la France contre l'immigration et contre la décadence. Je pense que tous ces gens méritent d'être ensemble, de se retrouver ensemble, car il y a beaucoup d'électeurs de LR aussi qui pensent que la France est en grand danger, que le grand remplacement est une réalité et que donc il faut tous nous rassembler. Et je suis le seul, je suis le seul, à pouvoir rassembler tous ces électorats et ce peuple de droite.
Cette union des droites autour de vous, Marion Maréchal, il y aura sa place ?
Mais bien sûr, il y aura toute sa place qui est fort grande et qui, évidemment, que nous l'accueillerons les bras ouverts, mais c'est à elle, comme chacun, vous savez, comme Jérôme Rivière, comme Guillaume Pelletier, comme d'autres, c'est à elle de décider et quand elle le décidera, nous l'accueillerons les bras ouverts.
Éric Ciotti a annoncé avant le Congrès des Républicains qu'il voterait plutôt pour vous que pour Emmanuel Macron au second tour si le candidat de droite était éliminé. Vous l'avez, Éric Ciotti, à plusieurs reprises invité à vous rejoindre. Vous considérez-vous toujours comme proche de lui ?
Si vous voulez, vous savez, c'est le grand problème des politiciens, c'est qu'il y a un écart entre les idées, les convictions et l'action politique et les intérêts électoraux qu'il croit. Moi, oui, intellectuellement, politiquement, idéologiquement, je crois que, franchement, Éric Ciotti ne cache pas qu'il a fait campagne au sein de la primaire LR avec mes idées. Il ne le cache pas, il le dit lui-même avec mon nom. Et j'en suis fier, d'ailleurs, je ne le reproche nullement. Donc, si vous voulez, la moitié des électeurs de LR qui ont voté pour lui ont voté pour moi. Et donc, il faut qu'il rentre à la maison, c'est-à-dire chez moi. Avec Mme Pécresse, ils seront, comme M.
Ciotti d'ailleurs, trahis, méprisés, dédaignés. Mme Pécresse, vous savez, je l'appelle Mme 20h02, car à 20h02, le soir du premier tour, entre Emmanuel Macron et moi, elle appellera à voter pour Emmanuel Macron. Mme Pécresse a signé des tribunes avec Mme Rocaia Diallo, avec Mme Taubira, en faveur du multiculturalisme, en faveur de la société métissée, etc. Mme Pécresse tient aujourd'hui un discours soi-disant sécuritaire, soi-disant de droite, car, je le dis maintenant régulièrement, j'invite tout le monde, électeur, journaliste, à aller voir son programme, pour voir qu'en fait, tout ça est un rideau de fumée.
Elle ne parle pas comme moi, elle n'a pas les mêmes mesures que moi, quoi qu'en dise Eric Ciotti. Eric Ciotti n'a pas été écouté par Mme Pécresse. Il faut le dire aux électeurs ici, dans les Alpes-Maritimes. Il faut leur dire, Eric Ciotti... Ce n'est pas ce que dit Eric Ciotti. Eric Ciotti, vous savez, je vais vous dire. Vous voulez qu'on parle franchement ? Je vais vous dire. Mme Pécresse a la méthode de Jacques Chirac. J'ai bien connu Jacques Chirac quand j'étais journaliste politique, et ça m'amusait beaucoup la façon dont il promettait des ministères à tout le monde, voire matignon à tout le monde. Au temps de Jacques Chirac, il y avait 10, 20 premiers ministres, et 100 ministres.
Donc elle a promis quelque chose à Eric Ciotti. Voilà. Place Beauvau. Mais ils sont 10 à avoir la place Beauvau. Mme Pécresse a promis à 10 personnes la place Beauvau. Elle a promis à 10 personnes, Matignon. Elle a promis à 10 personnes le ministère de l'économie. Ils font tous comme ça depuis 40 ans. C'est la méthode de Jacques Chirac.
Bien. Eric Ciotti-Hockey, David Lissnard. Demain, vous serez à Cannes. Vous serez dans la ville de David Lissnard que vous connaissez. Vous avez débattu avec lui. Absolument. Qu'est-ce que vous pensez de lui ?
J'aime beaucoup David Lissnard. C'est un homme respectable, sympathique, intelligent, cultivé, qui aime le débat, qui est respectueux des autres. Moi, on a débattu ensemble. Donc on avait des désaccords. Vous vous souvenez, on avait des accords. C'était très intéressant. Moi, j'aime le débat. J'aime confronter mes idées. Parce que j'aime voir ce que les autres pensent pour savoir exactement. Est-ce qu'il y a des idées intéressantes à prendre ? Est-ce que je peux convaincre derrière lui les gens qui sont là ? D'ailleurs, je note que ni Mme Le Pen, ni Mme Pécresse n'acceptent de débattre avec moi. Vous voyez, tout le monde n'a pas la même conception de la démocratie. Donc M.
Lissnard, oui, je le répète. C'est un maire qui est adoré de ses administrés. Il est réélu au premier tour au Lamins. Je pense qu'il doit y avoir une raison quand même.
Éric Zemmour, nous allons passer aux questions d'internautes. Nous en avons reçu beaucoup. Et nous en avons sélectionné cinq. Alors la première nous vient de Nathalie, 43 ans, d'Antibes. Je suis employé de mairie avec un salaire gelé depuis des années. Comptez-vous nous augmenter, tout comme les salariés du privé, afin de pouvoir faire face à la hausse des prix ?
Alors, ce n'est pas moi, en tant que président de la République, qui vais augmenter les salaires des employés du privé. Valérie Pécresse dit qu'elle va faire en sorte d'augmenter les salaires de 10% net. Madame Pécresse, voilà, encore une fois. La gauche aussi, promet d'augmenter. Mais oui, mais ça c'est les politiciens. Ils augmentent les salaires comme ça. Bah oui, oui. C'est toujours la démagogie, toujours les promesses électorales, toujours la fameuse phrase de Chirac, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Après l'élection, on verra. C'est toujours la même chose. Voilà, c'est ce qui tue ce pays. Moi, je ne fais pas de promesses démagogiques. Je dis, il y a un problème.
Il y a un problème, effectivement, si le retour de l'inflation se confirme. Il faudra, en effet, prévoir des négociations salariales avec les représentants du patronat. Et, vous savez, il faut rappeler aux gens, quoi qu'on dise Madame Pécresse, que, d'abord, ce n'est pas l'État qui décide des augmentations de salaires. Et, deuxièmement, que même les mécanismes qui permettaient automatiquement d'augmenter les salaires en fonction de l'inflation ont été démantelés dans les années 80 par le gouvernement de la gauche. Donc, il faudrait remettre tous ces mécanismes en place. Madame Pécresse, qui se prétend compétente, devrait le savoir.
Donc, en vérité, tout ça, ce sont des promesses démagogiques. C'est un leurre. Peut-être que nous devrions envisager, mais, dans ce cas-là, il faudra bien y réfléchir, car on sait bien que ça a un mécanisme d'auto-entretien de l'inflation, de revenir à des mécanismes qu'on appelait d'échelle salariale, c'est-à-dire d'ajuster les salaires en fonction de la hausse de l'inflation, la hausse des prix, parce que les gens, effectivement, ne peuvent pas vivre avec une hausse des prix qui monte et des salaires qui sont bloqués. Mais il faudra envisager ça sérieusement et n'ont pas jeté comme ça à la volée des augmentations de salaires démagogiques pour attirer les uns et les autres.
Une autre question. Dès 1077 ans d'Isola, que proposez-vous pour l'augmentation du pouvoir d'achat des retraités ?
Je propose de nombreuses mesures pour le pouvoir d'achat des salariés en général et des retraités aussi, évidemment. Je pense que nous avons un grave problème en France. C'est que le salaire net est trop bas, mais que le salaire brut est trop élevé. C'est-à-dire que le salaire net qui est versé aux gens est trop bas pour la plupart des gens et donc qu'ils n'arrivent pas à joindre les deux bouts.
Mais que si on augmente les salaires, comme le propose Mme Pécresse généreusement, ça va se retrouver en une augmentation des charges sociales et donc en une augmentation du salaire brut qui sera intolérable pour la plupart des employeurs et qui va encore aggraver la compétitivité de la France alors que je rappelle que nous sommes un pays qui depuis 2005 n'a pas eu une balance commerciale en excédent. Donc comment faire ? Il faut trouver des moyens d'augmenter le pouvoir d'achat sans obéir le salaire brut. Alors, j'ai trouvé. Je propose d'abord de diminuer la CSG. Vous savez que tous les salariés payent. C'est quand même 9% du salaire.
Et je propose de supprimer, de réduire la CSG pour les salaires les plus bas jusqu'à 2000 euros. Ce qui fera quand même une augmentation de salaire d'à peu près 100 euros par mois, ce qui fait sur l'année un SMIC pour les gens qui sont au SMIC. Et je finance cela en supprimant les allocations sociales aux étrangers. Les allocations sociales qu'on appelle non contributives. C'est-à-dire qui ne sont justement pas dans les cotisations sociales. C'est-à-dire, pour parler simplement, le RSA, l'allocation logement, le minimum vieillesse. Voilà. Ça, c'est pour les étrangers, je le supprime. Ce qui rapportera à peu près entre 15 et 20 milliards selon les calculs de mes équipes.
Et la mesure que je propose, la réduction de la CSG qui va permettre aux gens qui ont le SMIC de toucher un 13ème mois, entre guillemets, ça coûte à peu près dans les 15 milliards. Donc, ce que je dis, c'est que moins d'argent, moins d'allocations pour les étrangers, plus d'argent pour les salariés français. Maintenant, il y a une autre mesure que je propose qui est la simplification de la participation.
Vous savez, ce système de la participation qui avait été mis en place par le général de Gaulle et qui permet de partager les bénéfices avec les salariés, qui est une mesure formidablement sociale et généreuse et en même temps prophétique puisqu'elle, si vous voulez, elle renonce et elle annule la lutte des classes. Elle montre qu'il y a des intérêts communs entre les patrons et les salariés. Et bien, je propose d'abord d'abaisser aujourd'hui seuls les salariés des grandes entreprises. De plus de 50 salariés bénéficient de ce régime de participation. Donc, je propose de l'abaisser à 11 salariés pour qu'il y ait plus de salariés qui en profitent. Et je propose aussi de simplifier.
Vous savez, aujourd'hui, c'est un peu compliqué pour les toucher, etc. Et en plus, on est imposé fiscalement. Je défiscalise et pour le salarié et pour le patron. Et voilà. Donc, si vous voulez tout cela, maintenant, pour les retraités précisément, pour les retraités précisément, je pense que la meilleure protection pour les retraités, c'est de pérenniser le système de retraite par répartition. Et pour pérenniser le système de retraite par répartition, il faut impérativement rallonger la durée de vie de cotisation.
Je porterai ça jusqu'à, en moyenne, 64 ans, en précisant, quand même, parce que j'en ai discuté avec une dame qui est venue me voir très justement et qui m'a dit, moi, j'ai un métier difficile, j'ai commencé à 19 ans, donc je ne pourrai pas tenir jusqu'à 64 ans. Évidemment, pour les gens qui ont commencé tôt, qui ont été métiers difficiles, il se sera modulé pour eux. Mais ce sera la règle générale et ce qui permettra de pérenniser le système de répartition, parce que le système de répartition est en grand danger, puisque nous avons de moins en moins de cotisants pour de plus en plus de retraités.
Une autre question de Georges, 46 ans d'Antibes. Annulerez-vous la loi FRU qui impose au maire 25% de logements sociaux et qu'il est puni par de fortes amendes s'il ne respecte pas ses quotas ?
Alors là, je réponds à ce monsieur, la réponse est oui. Et je dirais même, je suis le seul candidat à proposer la suppression de la loi SRU. Vous l'avez définie vous-même, cela oblige toutes les communes à construire 25% de logements sociaux. Y compris celles qui ont des problèmes de foncier, comme c'est le cas ici. Y compris celles qui ont des problèmes de foncier, il y en a beaucoup dans la région. Et surtout, en vérité, cette loi, quelle fut sa conséquence majeure ? Elle répand les ravages de l'immigration dans les moindres petites villes.
C'est-à-dire que tous les problèmes qu'il y a dans les cités, dans les quartiers, dans les banlieues des grandes métropoles, on les déverse sur les petites communes, alors même que beaucoup d'habitants des métropoles et beaucoup d'habitants des banlieues ont fui ces problèmes-là et sont allés dans des petites villes, dans des petites communes, ont acheté des maisons, se sont endettés et voient arriver à cause de cette loi SRU exactement tout ce qu'ils avaient fui. Les racailles, les caïds de la drogue, les kebabs, les imams, les femmes voilées, etc. J'ai entendu les propositions des autres. Le gouvernement, Emmanuel Macron, propose d'étendre encore et d'aggraver encore les sanctions.
Madame Pécresse, comme d'habitude, avec son double discours, fait semblant de dire, voilà, nous allons mettre un maximum de 30% de logements sociaux, parce qu'il faut dire, pour être honnête, qu'il y a des mairies qui, par clientélisme, en particulier les mairies communistes, les mairies de gauche... Il y a aussi un besoin de logements sociaux. Vous avez raison. Évidemment, puisqu'on accueille et on reçoit de plus en plus d'immigrés, donc évidemment, il faut bien les loger. Donc on a besoin, oui, de plus en plus de construits de logements sociaux. Mais on va en parler, je pense. Mais je finis, je finis ma démonstration. Donc Madame Pécresse dit, voilà, il n'y aura pas plus de 30%.
Très bien, je dis la même chose. Mais elle ne dit pas qu'il n'y aura pas moins de 25%. Parce que c'est ça qu'elle fait. Donc en fait, elle dit pas moins de 25%, pas plus de 30%. Donc tout le monde entre 25 et 30%. Donc tout le monde doit subir les ravages de cette immigration incontrôlée. Donc moi, je dis au contraire de Madame Pécresse, je dis simplement, nous supprimons la loi SRU. Il n'y aura plus d'obligation, je le dis aux maires des petites communes qui sont angoissées par le fait d'être carencées, comme on dit, vous savez, dans le jargon administratif, carencées, ça veut dire qu'il n'y a pas assez.
Il y a une carence de logements sociaux et que le préfet les sanctionne, les punit, prend la main même, après les avoir punis financièrement, prend la main sur leurs fonciers, prend la main sur leur PLU. Tout ça est inadmissible. Donc moi, oui, je supprime la loi SRU.
Une question de Karine, 50 ans, de Mandelieu-Lanapoule. Est-ce que vous envisagez de supprimer des postes d'eau fonctionnaires qui coûtent un pognon de dingue et se multiplient sans cesse sur notre dos, malheureusement, sans grande efficacité ?
Je pense que ce ne sont pas, et j'aurais eu plaisir d'en parler directement avec Karine, ce ne sont pas les postes de hauts fonctionnaires qui se multiplient. Ce sont les postes de fonctionnaires et surtout, et surtout en vérité, les structures bureaucratiques. C'est-à-dire que nous multiplions et c'était d'ailleurs, c'est amusant, une des discussions que j'ai eues avec M. Lysnard lors du débat que vous évoquiez tout à l'heure.
C'était intéressant d'ailleurs parce que moi, je pense qu'il y a un double problème dans la fonction publique, c'est que nous avons une fonction publique trop lourde, oui, mais qu'il faudra préciser avec acuité là où il y a des secteurs où l'on manque de fonctionnaires, la justice, la police, les infirmières. Et il y a des secteurs où il y en a trop. Ça demandera un travail de précision. Et il n'est pas... Non, justement, je vous dis, ça demandera un travail de précision quand je serai au pouvoir. Moi, je ne vais pas faire comme Mme Pécresse qui dit, moi, je supprime 150 000 emplois publics sans savoir exactement ce qu'il y a derrière. Non, encore ça, c'est des promesses de politiciens.
Moi, je dis... Voilà. Et surtout, il y a trop de structures bureaucratiques. On a mélangé l'ancien système administratif français avec le nouveau. C'était ma discussion avec M. Lissnard. Au nom de la gestion de managerial, on a multiplié les structures comme les ARS. Vous voyez, dans le domaine de la santé. Moi, j'annonce la suppression des ARS. Et on a multiplié l'utilisation de ces groupes privés qui font des audits et qui font payer très cher leurs audits comme si l'administration n'était pas capable de la faire elle-même. Nous avons une... Si vous voulez, M. Macron est en train de déstabiliser l'administration en supprimant les uns après les autres.
Les grands corps préfets, ambassadeurs. Ce n'est pas de bonne politique. Vous voyez, il a renoncé à supprimer des postes de fonctionnaires en surnom alors qu'il avait promis de supprimer lui aussi 100 000 ou 120 000. Je ne sais plus. De toute façon, ces chiffres ne veulent rien dire. Et en revanche, il est en train de démanteler le corps de l'administration. Ce qui a fait sa force pour pouvoir mettre des vacataires partout, pour pouvoir mettre des copains et des amis en permanence.
Dernière question de Robert, 76 ans de Nice. Est-ce que vous connaissiez Jacques Médecin, le meilleur maire de Nice, nous dit Robert, et quelle image gardez-vous de lui ?
J'ai connu Jacques Médecin en tant que journaliste politique sur la fin de son mandat. Vous savez, je venais souvent à Nice pour suivre l'actualité politique. Donc, j'ai bien connu les maires successifs, M. Médecin, M. Perra, et je connais même le dernier maire, M. Estrosi. Donc, si vous voulez, je les connais bien personnellement. J'ai très bien connu, très bien, n'exagérons rien, mais j'ai connu M. Médecin. Et effectivement, c'était, au-delà des ennuis qu'il a eus, c'était un grand maire bâtisseur. Et la prospérité de la ville de Nice repose toujours et beaucoup sur la vision qu'il a eue, que ce soit l'aéroport ou Sofia, Antipolis. Lionel,
quelques mots sur l'éducation. C'est un sujet important pour les Français. Toutes les études montrent que le niveau des Français à l'école ne cesse de baisser, de dégringoler même, notamment en sciences et en mathématiques. La question est simple.
Et en français.
Et en français, la question est simple. qu'est-ce qui cloche à l'école ?
C'est une question fondamentale. Vous avez tout à fait raison. C'est une des choses qui, avec le grand remplacement, hantent les Français. Car ils sentent bien que leurs enfants n'ont pas le niveau scolaire adéquat. Ils le sentent même quand ils n'ont pas eux-mêmes un niveau scolaire extraordinaire. Mais ils ont très bien compris que l'école ne remplit plus sa tâche. Et vous avez donné, vous avez dit, en sciences, en mathématiques, en français, le niveau s'effondre. J'ai donné la semaine dernière des chiffres édifiants. Je donnais, par exemple, des enfants qui, en CM2, faisaient une dictée avec moins de 5 fautes. Ils étaient 31% en 1987. Ils ne sont plus que 8% aujourd'hui.
Et les enfants qui faisaient 25 fautes, donc ceux qui n'arrivaient pas à maîtriser cet exercice, qui étaient 5% en 1987, sont désormais 20%. Et c'est la même chose en mathématiques, c'est la même chose dans tous les domaines. D'ailleurs, les classements internationaux nous le montrent, la France ne cesse de dégringoler. Qu'est-ce qui ne va pas ? Vous me demandez qu'est-ce qui ne va pas ? Je pense trois choses. La première, nous avons adopté depuis 40 ans les méthodes des pédagogistes qui refusent toutes les méthodes traditionnelles au nom, si vous voulez, d'un sacro-saint droit de l'enfant à façonner son propre savoir. C'est une bêtise.
Il faut au contraire restaurer les méthodes traditionnelles avec l'enseignant qui est là, qui fait un cours ex cathédra et qui transmet son savoir. C'est lui qui a le savoir, ce n'est pas l'enfant. Il faut rétablir la méthode syllabique, il faut rétablir le par cœur, il faut rétablir les dictées, il faut rétablir l'appropriation des grands textes littéraires. Il faut rétablir le calcul mental.
Ça, c'est en primaire, rétablir toutes les anciennes méthodes qui ont fait leur preuve et, parce qu'on me traite volontiers d'archaïque, etc., mais qui font leur preuve aujourd'hui dans les pays asiatiques qui cumulent et les meilleurs résultats dans les classements internationaux et la meilleure recherche scientifique. Ce n'est pas seulement des vieilles méthodes, ce sont aussi des méthodes d'aujourd'hui et qui font réussir les grands pays asiatiques. Après, deuxième sujet, c'est la propagande, l'idéologie.
C'est-à-dire que nous avons laissé rentrer à l'école des lobbies, des associations, des idéologues qui endoctrinent nos enfants, que ce soit par leur venue, Mme Assat Traoré à table ouverte à l'école, SOS Homophobie à table ouverte à l'école, SOS Méditerranée a avoué récemment, vous savez, ceux qui aident les passeurs et les immigrés clandestins à venir chez nous, a avoué qu'elle avait rencontré des milliers d'enfants et qu'elle était ravie de leur avoir défini son point de vue. Oui, de les avoir endoctrinés avec sa propagande immigrationniste, ces gens-là n'ont rien à faire à l'école.
Moi, président, puisque c'est le titre amusant de votre émission, moi, président, ils ne mettront plus le bout du doigt de pied à l'école. En plus, la propagande se répand dans les programmes. Alors, et dans les livres scolaires, M. Blanquer a une réponse assez lamentable. Il dit, c'est pas moi, c'est les éditeurs de livres scolaires, je ne maîtrise pas les éditeurs de livres scolaires. Moi, président, je menacerai les éditeurs de livres scolaires qui continuent leur propagande antiraciste, leur propagande LGBT, leur propagande féministe, leur propagande woke, comme on dit aujourd'hui dans l'expression à la mode. Je menacerai ces gens de ne plus leur prendre leurs livres scolaires.
je pense que ça les fera réfléchir et qu'ils s'aligneront sur les programmes et les méthodes que je désire et que mon ministre de l'instruction publique, car je rétablis ce terme pour bien montrer, si vous voulez, vous avez bien compris que la sémantique a de l'importance, pour moi, l'éducation, c'est le rôle des parents. L'instruction, instruire, c'est le rôle de l'école et donc de l'État, de l'école publique et de l'école privée, évidemment.
Et donc, vous voulez rétablir le certificat d'études primaires,
à quoi ça sert ? C'est simple. Aujourd'hui, il y a 30% des enfants qui passent en sixième sans savoir correctement lire et écrire. Et dans les quartiers les plus défavorisés, les quartiers où les immigrés sont jusqu'à parfois 80%, là, on monte à 60% d'enfants qui rentrent en sixième sans savoir correctement lire et écrire. Donc, ces enfants doivent soit redoubler leur CM2, soit aller dans des classes en sixième qui considèrent leur faible niveau et qui les met ensemble pour justement qu'ils puissent progresser à leur rythme. Car, je ne rétablis le certificat d'études primaires que pour supprimer le collège unique et pour rétablir les classes de niveau.
Je pense que c'est ce collège unique où on a mis les enfants ensemble quel que soit leur niveau à défavoriser tout le monde. Les enfants faibles n'ont plus progressé car c'était les meilleurs élèves qui s'occupaient d'eux et les enfants forts ne sont pas devenus aussi forts qu'ils ne le devraient et qu'ils n'auraient pu.
donc je pense qu'il faut remettre des classes de niveau les enfants plus faibles allant dans des classes où ils seront pris en main avec une pédagogie adaptée par les professeurs qui s'occuperont vraiment d'eux et les enfants les plus forts pourront progresser beaucoup plus vite beaucoup plus fort et d'ailleurs ça ira jusqu'en terminale où nous rétablirons des classes d'excellence ça ira aussi pour les classes les plus défavorisées où nous conserverons et nous développons les internats d'excellence et la troisième nous rétablirons donc un bac digne de ce nom la troisième mesure je vous ai dit pédagogisme propagande la troisième chose c'est la discipline la discipline car aujourd'hui la discipline n'est plus respectée dans beaucoup d'écoles on a vu ces images tournées en boucle de gamins menacés molestés frappés leurs professeurs c'est inadmissible et ces gamins-là le font parce qu'ils sont en vérité inclinis donc je rétablirai les surveillants généraux à la place des CPE qui n'ont plus un rôle d'autorité et de sanction je si vous voulez rétablirai donc les sanctions je supprimerai les allocations familiales et les prestations sociales aux parents de ces enfants violents et pour vraiment les cas les plus durs je crée des internats de réinsertion ils seront sortis de l'établissement scolaire et ils seront mis dans des internats de réinsertion je pense que c'est indispensable de rétablir la discipline pour permettre aux élèves qui veulent travailler de travailler et pour permettre aux professeurs vraiment d'enseigner leur matière vous parliez
de faibles et de forts est-ce que vous regrettez ou est-ce que vous atténuez vos propos sur les enfants handicapés et comprenez-vous qu'ils aient pu choquer ?
je comprends que l'interprétation malveillante par les professionnels de l'indignation de Marine Le Pen à Emmanuel Macron en passant par Valérie Pécresse ait pu choquer les gens qui ne l'ont entendu que cela ça oui ça je comprends très bien maintenant si vous voulez qu'est-ce que j'ai voulu dire ?
j'ai voulu dire que l'inclusion à tout prix c'est-à-dire le fait de mettre des enfants handicapés dans des classes ordinaires pouvait pouvait nuire à ces enfants handicapés et nuire même aux autres enfants ça ne veut pas dire que j'ai voulu dire que tous les enfants handicapés n'avaient pas leur place dans les classes ordinaires je sais bien qu'il y a des enfants handicapés en particulier physiques ça peut générer
de formidables réussites c'est exactement
ce que j'allais vous dire les enfants handicapés physiques évidemment la plupart ont toute leur place il y a même des enfants handicapés mentaux comme certains autistes etc qui travaillent très bien et qui progressent ainsi et en plus ça permet aux enfants qui n'ont pas ce handicap de voir qu'il y a des enfants plus fragiles d'améliorer leur humanité je comprends cela mais ce que je ne veux pas c'est que ça soit d'abord une injonction idéologique parce que c'est cela c'est un mot c'est un mot magique l'inclusion et que surtout et que surtout ça soit hypocritement utilisé pour permettre de faire des économies parce que c'est ça la réalité obscène qui est derrière toutes ces pleureuses et toutes ces indignées la vérité qu'est-ce que c'est et d'ailleurs je vois que certains aujourd'hui osent le dire puisque j'ai mis la chose sur le tapis évidemment c'est toujours la même chose on ne dit rien puis quand je parle on m'insulte et puis après on dit ah mais il avait peut-être raison et bien je vais vous dire un enfant dans une classe ordinaire dans un établissement ordinaire coûte 6 000 euros dans un établissement spécialisé il coûte entre 30 000 et 70 000 euros donc on s'est facilement déchargé sur les professeurs qui ne savent pas toujours comment faire pour enseigner à ces enfants et sur les enfants les enfants qui n'ont pas d'handicap et les enfants qui ont un handicap on s'est déchargé pour des raisons obscènes d'économie vous savez qu'aujourd'hui il y a des j'ai reçu des milliers de témoignages de parents qui m'ont dit vous avez raison il y a des milliers d'enfants qui prennent le taxi chaque matin pour aller en Belgique où il y a davantage d'établissements spécialisés et après on vient me faire la leçon on vient m'insulter on vient me dire que je n'ai pas de coeur mais ces gens sont indignes vous savez je le savais Nietzsche disait nul ne ment autant qu'un homme indigné on l'a vu de façon admirable
on va passer aux questions de sécurité de justice Lionel
oui tout à fait vous réclamez l'abrogation de la loi Pleven de 1972 qui a créé le délit d'injure à caractère raciste est-ce que vous estimez simplement que le racisme ne doit plus être un délit
je considère que la loi Pleven a été dévoyée et permet à des associations politisées d'instrumentaliser la justice pour pouvoir abattre ses adversaires politiques en prétendant qu'ils sont racistes voilà ce que je dis vous savez je connais cette loi Pleven j'en ai subi les foudres plusieurs fois je connais même l'auteur de la voix Pleven qui était un député UDR à l'époque on disait gaulliste dans les années 60 70 et qui m'a bien expliqué que cette loi n'avait pas vocation n'avait nulle vocation à être liberticide donc cette loi est devenue liberticide parce qu'elle a été dévoyée par des juges politisés et par des associations qui n'avaient pas le droit avant cette loi d'ester en justice à la place des plaignants donc voilà toute l'histoire il faut encore une fois il faut remettre les choses dans le contexte voilà pourquoi j'abolirais la loi Pleven et pourquoi par ailleurs je supprimerais les subventions à ces associations politisées
Nice est équipé de 3900 caméras de vidéosurveillance et dispose d'un centre de supervision très perfectionné est-ce que de votre point de vue c'est efficace et est-ce que les autres villes devraient suivre cet exemple
vous savez je suis suffisamment vieux pour avoir connu dans mon enfance la vie en France dans des villes comme Nice ou même en banlieue parisienne je dis bien en banlieue parisienne où on ne fermait pas à clé la porte de sa maison ça c'était avant c'est ce que je vous dis je suis suffisamment vieux pour avoir connu cela mais il faut il faut remettre en perspective un peu parce que les gens ne savent plus et ils ne comprennent pas ce qui se passe donc si on en est là bien sûr le maire de Nice a bien fait de mettre d'innombrables caméras mais ce n'est pas ça qui va résoudre les problèmes comme j'entends que monsieur Macron et madame Pécresse rivalisent pour savoir qui mettra le plus de policiers dans la rue on n'a pas besoin de plus de policiers dans la rue même si on a toujours besoin de policiers dans la rue on a besoin de moins de délinquants et pour avoir moins de délinquants il faut d'abord et avant tout avoir moins d'immigration donc les gens comme monsieur Macron ou madame Pécresse qui croient régler le problème de la sécurité sans régler la mer de tous les problèmes de sécurité c'est à dire l'immigration trompent les français donc il faut d'abord arrêter l'immigration d'abord l'immigration zéro que je propose je suis le seul à proposer cela encore une fois l'immigration zéro je dis bien zéro on en parlera peut-être dans le détail première mesure deuxième mesure pour la justice il faut une justice impitoyable pour cela je rétablirai les peines planchées c'est à dire des peines minimum en dessous desquelles les juges ne peuvent pas aller qui avaient été mises en place par Eric Ciotti notamment absolument et par Nicolas Sarkozy les peines planchées vous savez il ne faut pas croire que ça tombe comme ça du ciel ça a existé dans le code civil depuis toujours jusqu'en 1994 ça existe dans d'autres pays en Allemagne des pays démocratiques en Allemagne en Belgique en Suisse vous voyez première chose deuxièmement je supprimerai les réductions de peines parce que c'est devenu absolument scandaleux vous vous souvenez de cette pauvre jeune femme Natacha Mougel je crois qui a été violée et tuée par un type qui ressortait de prison alors qu'il avait déjà violé qu'il avait déjà tué qu'il avait 10 ans de prison et qu'il sortait au bout de 5 ans et des histoires comme ça il y en a des dizaines donc il faut absolument que ces gens là restent en prison et je ne vous parle même pas des gens qui ont des longues peines là il faut alors carrément non seulement ne pas réduire leur peine mais rétablir une véritable perpétuité aujourd'hui vous savez que le maximum c'est 18 ans est-ce que vous vous rendez compte que Abdel Slam va sortir de prison dans 10 ans l'auteur des attentats du Bataclan va sortir dans 10 ans il faut que ce personnage ne sorte jamais ça c'est les mesures fermes deuxièmement je réglerai aussi le problème il y a un autre problème pour la justice qui est les places de prison parce que il y a des juges militants il y a des juges politisés qui effectivement refusent de sanctionner sévèrement pour des raisons idéologiques mais ils ne sont pas tous comme ça et il y a des juges qui aimeraient vous voulez construire 10 000 places de prison alors attendez parce que moi aussi je ne vais pas me lancer dans la course parce que ça fait 20 ans qu'on entend je vais construire 20 000 places je vais construire 15 000 places c'est comme les réductions de fonctionnaires c'est la course à l'échalote moi je vous dis première mesure la plus fondamentale il y a aujourd'hui plus de 60 000 prisonniers dont 25% d'étrangers ces étrangers n'ont pas leur place dans les prisons françaises ils nous coûtent je crois 3 000 euros par mois c'est colossal et ils n'ont rien à faire chez nous nous allons les renvoyer chez eux ça libérera entre 10 000 et 15 000 places de prison et à cela oui je propose la création de 10 000 places de prison vous voyez c'est un chiffre raisonnable ça fera 20 000 places libérées ça je pense que c'est fondamental maintenant nous avons aussi un problème pour la police c'est à dire qu'aujourd'hui on sait que pour la police le premier problème c'est la justice je l'ai dit mais il y a aussi voilà comment je le règle entre autres il y a aussi un problème que les policiers le problème fondamental que les policiers ne peuvent pas se défendre si jamais ils se défendent ils sont immédiatement mis en examen ils sont immédiatement mis en garde à vue on l'a vu encore récemment je trouve ça absolument scandaleux donc moi je serai toujours du côté des policiers et je vais le prouver je proposerai l'instauration d'une mesure qui vient du droit suisse qui s'appelle la défense excusable vous savez qu'aujourd'hui pour autoriser la réponse des policiers ou même des gens la légitime défense il faut ce qu'on appelle la proportionnalité c'est ça qui empêche les policiers et même les citoyens de se défendre et qui favorise les délinquants moi ce que je propose c'est cette mesure de défense excusable c'est à dire qu'il n'y aura plus de proportionnalité c'est à dire que les policiers auront le droit de se défendre vraiment et quand ils sont pris comme à Vitry-Châtillon et qu'on leur envoie des cocktails Molotov dans la voiture pour les brûler ils pourront tirer et ça ça va changer le rapport de force avec les voyous et les racailles il faut que la peur change de camp aujourd'hui ce sont les policiers qui ont peur ils ont peur d'être tués et ils ont peur en plus s'ils se défendent d'être mis en examen et d'être mis en garde à vue par la justice et d'être lâchés par leurs autorités moi je changerai cela
sur l'immigration vos positions sont connues vous venez de les réaffirmer vous avez notamment déclaré que l'islam n'est pas compatible avec la France je voulais savoir ce que vous répondiez à un jeune homme qui s'appelle Yassir Jabari qui est un jeune niçois qui a 25 ans qui se dit musulman et pratiquant il fait le ramadan il ne mange pas de porc et qui se dit également 100% français est-ce que vous lui dites qu'il serait mieux de s'appeler Pierre ou est-ce que vous lui dites bienvenue en France
alors d'abord effectivement je pense qu'il faut mettre un terme au flux migratoire aujourd'hui vous savez qu'il n'y a très peu d'immigration de travail c'est 14% des 277 000 entrées légales vous avez vu par ailleurs que le ministère de l'intérieur a donné des chiffres aujourd'hui de l'immigration de l'année 2020 2021 et qui ont explosé c'est-à-dire après le retrait après le repli dû au Covid de l'année 2020 les chiffres sont partis mais dans tous les sens nous avons une explosion des demandes de droit d'asile nous avons le fait que personne ou quasiment personne n'est renvoyé nous avons une explosion du nombre des arrivées par mariage tous ces jeunes gens en particulier maghrébins et africains qui vont chercher qui sont de nationalité française et qui vont chercher une jeune femme au bled 90 000 par an qu'est-ce que c'est ces gens s'ils sont si bien intégrés pourquoi il n'y a pas de jeunes femmes ici en France même musulmanes pourquoi doit-on aller chercher des jeunes femmes au bled pour les ramener et on leur donne à la société française ce sera fini avec moi tout ça tout ça ils ne pourront pas ramener cette jeune femme ils iront s'ils veulent vraiment s'ils l'aiment ils iront vivre au bled avec elle vous voyez c'est des choses simples donc arrêtez puis deuxièmement supprimez toutes les pompes aspirantes c'est-à-dire supprimer l'AME supprimer les prestations sociales non contributives je l'ai déjà dit supprimer le droit du sol c'est-à-dire qu'un enfant qui naîtra en France de parents étrangers ne sera pas français et non pas comme madame Pécresse le dit il sera français si jamais à 18 ans il parle français la belle affaire non avec moi il ne sera pas français donc j'en arrive à votre question et je finis sur l'immigration il faudra renvoyer tous les gens qui n'ont rien à faire chez nous c'est-à-dire les clandestins je rétablirai le délit de ces gens clandestins vous savez que ça ne l'existe plus les policiers ne peuvent plus arrêter des clandestins pour la simple raison qu'il est clandestin c'est quand même inouï ça les français ne le savent pas donc je rétablirai ce délit je renverrai les clandestins je renverrai les délinquants comme je l'ai dit étrangers et je et je proposerai la déchéance de nationalité pour tous les délinquants binationaux qui auront fait des crimes et délits et enfin je renverrai les chômeurs de plus de 6 mois étrangers qui n'ont rien à faire chez nous une fois que j'ai dit cela mais c'est fondamental vous êtes d'accord avec moi la question de votre jeune homme qui est français bien sûr j'ai compris d'abord il est français c'est très bien donc il est mon compatriote donc il est mon frère je ne lui reproche pas d'avoir un prénom musulman coranique comme on dit je ne lui reproche évidemment pas il n'est pas responsable de son prénom je dis simplement que ses parents selon moi n'auraient pas dû lui donner en tout cas en premier prénom un prénom coranique parce que si le nom donne et là le garant de son identité originelle de ses racines de là où il vient que je respecte évidemment de sa culture d'origine de son pays d'origine tout cela je le respecte le prénom et le moyen pour dire à la France je viens vers vous et mon enfant vivra selon vos mœurs avec votre culture s'appropriera votre histoire il n'est plus désormais il n'est un frère pour vous il se considère comme un frère pour vous donc c'est pour cela et en plus ça permettra de régler tous les problèmes dont on parle de discrimination car en général c'est le prénom et d'ailleurs je connais beaucoup de gens musulmans qui le reconnaissent c'est le prénom qui leur pose des problèmes les gens sont méfiants ils se disent il ne veut pas vraiment vivre comme nous on va avoir des problèmes il va être un musulman très pratiquant et ça va mettre une mauvaise ambiance c'est le cas
c'est à dire que ce jeune homme est musulman pratiquant il le vendique et en même temps il dit qu'il est 100% français est-ce qu'il y a une contradiction pour vous ?
non alors attendez je dis il y a une contradiction entre l'islam et la France parce que l'islam est une civilisation une culture une loi qui est contraire à la France maintenant s'il est musulman il a le droit évidemment je respecte sa foi il a le droit de pratiquer sa religion mais il doit la pratiquer et sans doute le fait-il je ne lui fais aucun procès d'intention il doit la pratiquer à la française c'est à dire de façon discrète c'est à dire que vous voyez pas de voile dans la rue pas si vous voulez on n'oblige pas les autres musulmans à faire ramadan sous peine de violence comme ça arrive dans de nombreux quartiers vous voyez on va à la mosquée sans problème mais on pratique sa religion discrètement on a un devoir de discrétion ça ne s'adresse pas qu'aux musulmans ça s'adresse à toutes les religions mais je dis les musulmans n'ont pas l'habitude de cela ils ont l'habitude ils ont une tradition religieuse qui est que chez eux dans leur pays la religion est une contrainte sociale qu'elle s'impose socialement par l'environnement et c'est cela qu'il faut changer on n'oblige plus des gens à faire ramadan on ne casse pas la figure à un jeune musulman qui mange un pain au raisin ou un croissant quand c'est ramadan comme ça arrive tout le temps dans de nombreux quartiers vous voyez on n'insulte pas des jeunes femmes parce qu'elles ont une mini jupe comme ça arrive tout le temps ça si vous voulez c'est une organisation sociale venue des pays musulmans qui n'a pas lieu d'être en France donc si ce jeune homme pense comme moi je le répète il est mon frère et il est mon compatriote et 100% français et il est 100% français
ça tombe très bien puisqu'il est membre d'un groupe qui s'appelle les musulmans avec Zemmour
il est un des membres niçois de ce groupe vous voyez je l'ignorais et vous voyez on est d'accord
pour terminer Eric Zemmour trois mini questions sur le thème de notre émission moi président vous président Eric Zemmour quelle est la première mesure symbolique que vous prenez
je l'ai annoncé je programme un référendum le jour des élections législatives sur toutes les mesures que j'ai essayé de définir tout à l'heure sur l'immigration je pense que c'est un sujet vital je pense que il y en va du destin de la France de la survie de la France que ce grand remplacement est une réalité qui est niée par toute la classe politique de Marine Le Pen à Emmanuel Macron en passant par Valérie Pécresse mais qui est constatée tous les jours avec effroi par les français donc et que je sais que la plupart des mesures que je propose que j'ai définies tout à l'heure seront annulées si je fais une loi classique par le conseil constitutionnel par la cour européenne des droits de l'homme et que sais-je encore donc je prends les devants je demande au peuple français de s'exprimer et là une fois que le peuple français se sera exprimé personne n'aura le droit d'élever la voix le peuple français en démocratie est souverain c'est le seul à décider vous président est-ce que vous vivrez à l'Elysée ?
sans doute
vous président est-ce que vous utiliserez le fort de Brégançon dans le Var ?
alors là je prends mes vacances depuis près de 20 ans en face donc je le ferai volontiers je vous ai dit en préambule de cette émission que j'aimais d'amour cette région la Méditerranée je suis malheureux quand je ne peux pas venir et je me précipite dès que je peux pour voir la mer le ciel les gens leur gouaille leur faconde voilà j'aime la Méditerranée je suis un Méditerranéen
merci beaucoup Eric Zemmour merci à vous merci à tous de nous avoir suivis cet entretien est à retrouver en replay sur Facebook Twitter Twitch et Youtube rendez-vous aussi dans nos journaux demain Nice Matin Var Matin et Monaco Matin pour le compte rendu et le décryptage de cet entretien à très vite pour un nouveau rendez-vous de moi président avec le groupe Nice Matin bonne journée à tous merci à vous
Éric Zemmour