Rencontre avec les acteurs du monde du handicap.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:16Invité politiqueFait
« nous avons essayé d'embrasser la diversité des situations de handicap et et l'importance qu'il y avait à faire de cette campagne électorale et présidentielle un moment qui disent un peu aussi quelle société inclusive bienveillante nous souhaitions mettre en œuvre. »
- 15:41Invité politiqueFait
« on a eu des discussions qui étaient des discussions intéressantes de vrais pour pour moi de vrais moments de vérité notamment quand j'ai visité une entreprise qui faisait travailler des adultes autistes »
- 16:23Invité politiqueFait
« L'objectif pour moi de de ce moment-là, j'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de m'exprimer sur la question du handicap euh à Marseille. »
- 17:04Invité politiqueFait
« j'ai souvent été interrogé sur le revenu universel d'existence mais par de nombreuses personnes dans situation de handicap qui sont venus me dire "Mais est-ce que ça ça vient en plus de la hache ? Est-ce que c'est à la place ?" »
- 17:45Invité politiquePromesse
« le revenu universel d'existence a cette fonction d'éradiquer euh euh pas totalement la pauvreté, mais de contribuer à éradiquer la pauvreté et la précarité. »
- 19:12Invité politiqueFait
« j'ai tenu le même discours, quel que soit l'endroit où je me trouvais. Euh il y a pas de tic-tac de ce point de vue-là en fonction des publics auxquels je je je suis confronté. »
- 19:52Invité politiqueFait
« j'avais été plutôt moins satisfait des débats des primaires à droite comme à gauche. Je trouve qu'elle avait mis en lumière des projets politiques différents. »
- 26:55Invité politiqueFait
« Mon projet évoque ce qui pourrait être demain un nouveau rapport au travail. et à nouveau par rapport au travail parce que moi je veux anticiper ce que va être l'impact de la révolution numérique »
- 28:06Invité politiqueFait
« Droits culturel, ils s'entendent de deux manières, vous le savez aussi bien que moi, j'imagine. Ou sinon mieux, c'est le droit à avoir accès à des spectacles, des artistes, des productions, des créations à pouvoir produire soi-même, mais aussi le droit à exprimer sa propre culture. »
- 29:30Invité politiquePromesse
« je veux inscrire dans la loi le principe d'un d'une garantie service public universel dans laquelle j'intègre notamment l'accès à la culture »
- 30:55Invité politiqueFait
« Ce qu'on aurait souhaité à la PF, c'est qu'il y a des précisions donc plus importantes sur l'accessibilité des ERP notamment sur le suivi des ADAP. »
- 33:44Invité politiqueFait
« Moi, je ne me contentai pas d'une politique qui est une politique qui consiste finalement à constater une infraction pour punir. Je veux que on change l'approche »
- 1:10:21Invité politiqueFait
« lles n'embauchent pas les personnes handicapées. Une partie de ces fonds des fois sont récupérés et ne vont pas au handicap. »
- 1:11:00Invité politiqueFait
« je trouve dommage qu'on ait découpé la solidarité nationale sur le handicap en solidarité départementale quand on sait que les départements n'ont pas tous les mêmes moyen pour accompagner les personnes handicapées »
- 1:11:41Invité politiqueChiffre
« 500000 personnes en situation du handicap qui se trouvent au chômage »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
1 2 test 1 de test 1 de Test test. On est haut, hein. Voilà, on est haut, on est en hauteur. Bon, bonjour à tous. Merci d'avoir accepté cette rencontre qui est placée bah sous le signe de d'un échange libre démocratique. Moi je vais pas parler longtemps. L'objectif c'est de poursuivre le travail que nous avons commencé tout au long de cette campagne. J'ai été en cela accompagné par Dominique Gilot mais par beaucoup d'autres.
Je veux dire que j'ai essayé de de de préfigurer en tout cas de de voir de quelle manière une campagne pouvait être pouvait être pardon plus accessible euh être plus inclusive elle-même à la fois dans les moments politiques que nous avons organisés avec la véotipie avec l'accessibilité des évidemment des lieux de de meeting le français en langue des signes. mon programme désormais en français pour tous puisque nous avons essayé d'embrasser la diversité des situations de handicap et et l'importance qu'il y avait à faire de cette campagne électorale et présidentielle un moment qui disent un peu aussi quelle société inclusive bienveillante nous souhaitions mettre en œuvre.
Je souhaitais mettre en œuvre. Alors, je peux pas dire que j'ai été que tout a été parfaitement réussi. Incontestablement, il y a eu il y a eu des hauts et des bas, mais je crois qu'on a réussi à faire de de nets progrès par rapport à ce qui se faisait auparavant. Et j'ai essayé tout au long de cette campagne présidentielle d'adresser à différents moments les questions d'autonomie, les question d'accessibilité, de prise en charge des différentes formes de handicap euh en tenant compte de la spécificité de chacune.
incontestablement quand je me suis rendu sur différents établissements qui prennent en charge le handicap mental et le handicap psychique, les questions qui m'ont été posées étaient de la nature radicalement différente avec celles qui m'ont été adressées quand il s'agissait de handicap moteur ou quand il s'agissait de handicap lié à la vue ou à l'oui à l'audition pardon.
Et donc on a eu des discussions qui étaient des discussions intéressantes de vrais pour pour moi de vrais moments de vérité notamment quand j'ai visité une entreprise qui faisait travailler des adultes autistes et où nous avons discuté avec les familles avec les personnels autour d'eux sur la prise en charge de l'autisme, la détection de l'autisme, la nécessité aujourd'hui de former les enseignants à une détection beaucoup plus près précoce d'un certain nombre de ces handicaps. Puis plus généralement, nous avons abordé les questions de d'accessibilité et de conception universelle.
Donc, je veux inscrire dans dans dans la Constitution des politiques budgétaires qu'il fallait mettre en œuvre pour résorber la précarité, pour faire face au manque de place, pour faire face aux situations de détresse des familles et des aidants confrontés au vieillissement d'un enfant en situation de handicap, par exemple. Donc on a essayé de de répondre à toutes ces questions autour d'un mot d'ordre une société inclusive dès le plus jeune âge jusque jusqu'à la fin et la fin de vie et y comprend traitant la question de la fin de vie aussi comme une question lourde et qui est à mes yeux tout à fait essentiel.
L'objectif pour moi de de ce moment-là, j'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de m'exprimer sur la question du handicap euh à Marseille. Euh oui. Non mais en fait il y a eu trois grandes occasions principalement plus d'autres moments où finalement la question du handicap n'était pas étrangère à des prises de parole sur les questions sociales, sur les questions éducatives et où nous avons toujours essayé d'intégrer ces problématiques là à la démarche qui était la nôtre.
J'insiste, on m'a beaucoup interrogé, j'ai souvent été interrogé sur le revenu universel d'existence mais par de nombreuses personnes dans situation de handicap qui sont venus me dire "Mais est-ce que ça ça vient en plus de la hache ? Est-ce que c'est à la place ? Qu'est-ce que ça veut dire ?" J'ai vraiment toujours beaucoup été interrogé sur ces questionslà. C'était d'ailleurs d'ailleurs j'étais beaucoup interrogé en règle générale sur le revenu universel d'existence. s'il y a pas de raison que les que les personnes en situation de handicap échappent à la règle.
Et donc on a beaucoup avancé aussi sur ces questions mais j'y vois aussi une manière de donner de l'autonomie aux individus d'abord les sortant de la précarité. On n'est jamais libre quand on n' pas de condition d'existence ou de subsistence minimum. Euh et en tout cas les le revenu universel d'existence a cette fonction d'éradiquer euh euh pas totalement la pauvreté, mais de contribuer à éradiquer la pauvreté et la précarité. En tout cas, je je le l'objectif de cette réunion d'aujourd'hui, c'est à cette étape de la campagne présidentielle. On arrive au terme de cette campagne de d'échanger sur cette sur les les propositions que je peux faire.
Et puis je voulais vous adresser un dernier message que j'adresse à tout le monde. Le 8 mai au matin, on va se retrouver avec un nouveau président de la République ou une nouvelle présidente de la République pour la là, je vous dire, je souhaite que ce soit plutôt un nouveau, hein. Euh mais euh il y a Nathalie Arto aussi en même temps. Euh mais bon, je souhaite plutôt que ce soit un nouveau euh mais le 8 mai, on va se réveiller avec un nouveau président. Donc je souhaite qu'il n'it pas une feuille blanche devant lui parce que pour l'instant on a un concours de bons candidats. La question est de savoir est-ce qu'un bon candidat fait un bon président ?
Est-ce que celui qui raconte les plus jolies histoires est forcément celui qui sera le meilleur président ? Et je le dis parce que moi j'ai me suis attaché à la cohérence du début jusqu'à la fin. J'ai tenu le même discours, quel que soit l'endroit où je me trouvais. Euh il y a pas de tic-tac de ce point de vue-là en fonction des publics auxquels je je je suis confronté.
Mais c'est surtout je je crois beaucoup dans l'intelligence collective, c'est-à-dire la nécessité pour nous de nous projeter dans l'avenir avec des engagements, des engagements qui soient décrits, des engagements qui soient pensés, évalués, ce que nous avons essayé de faire depuis le début de de cette campagne présidentielle et il apparaît, c'est un petit peu l'impression que j'ai aujourd'hui que finalement cette campagne se résumerait à une sorte de d'opposition de récit, mais C'est pas sur un joli récit de campagne que on fait une bonne politique derrière. J'avais été plutôt moins satisfait des débats des primaires à droite comme à gauche.
Je trouve qu'elle avait mis en lumière des projets politiques différents. C'est comme si depuis le début de la vraie élection présidentielle ce débat là avait un tout petit peu disparu des rasards, qu'on était repassé sous la toise, que ce qui avait été rendu visible à un moment était redevenu invisible. Et il y a une vraie difficulté, je veux le direin. Quand moi j'ai été parlé d'autisme, on m'a parlé de l'argent de François Fillon. Je m'en souviens, je me suis même fâché devant les journalistes enant c'est plus possible de venir mettre l'accent sur des questions pour que ces questions ne soient mais quand je dis pas couvertes mais pas couvertes du tout.
C'est-à-dire que euh je je veux vous je vais vous donner un dernier exemple qui n'a rien à voir avec la réunion de mais j'étais avant-hier à Villeurbane et Vaau Envelin. Nous avons traité de questions incroyablement importantes sur les quartiers, l'enclavement des quartiers, l'égalité, des échanges avec la population passionnant. Et il est resté de cela que j'avais raté trois penalties virtuels dans un dans le musée de la SSE de Saint-Étienne. J'ai j'adore le foot mais alors j'ai regretté d'avoir été dans ce musée ce qui n'est resté que cela. Donc on est dans cette société du spectacle. C'est Guid de Bord pour ceux qui s'en souviennent.
C'est vraiment cela et et c'est très difficile d'arriver à faire émerger les sujets et pendant la campagne présidentielle, ça a été très difficile et fort heureusement, il nous reste la capacité de contourner ces médias classiques pour organiser le débat démocratique. Et je me réjouis que vous ayez accepté la proposition qui vous a été faite de venir pour avoir cet échange. Il est retransmis, je crois, en direct sur Facebook, mais c'est un média qu'il faut pouvoir exploiter en tant que tel. Et l'objectif c'était qu'on puisse voilà avoir euh une fois cette introduction passée l'échange le plus libre.
Moi, j'attends pas s'il y a des questions, je répondrai avec plaisir mais je j'attends aussi plus de votre part des des interventions, des des solutions, des suggestions, des contributions que des questions parce que bon sur le handicap, je pense que vous avez un peu plus d'expérience que moi déjà de ces de ces de ces de ces situations et l'intelligence collective, elle n'est pas que voilà, c'est la capacité qu'on a à partager un moment et essayer de d'avancer ser ensemble. Voilà. Merci à vous. Dominique, tu veux dire quelque chose ? Je sais pas si tu mees, je suis très honoré de prendre la parole devant devant des gens avec qui je travaille beaucoup.
Alors, tu as ici devant toi des personnes qui sont très très investies effectivement dans la défense des droits des personnes qui vivent avec un handicap. Beaucoup sont membres du CNCPH et je les côtoie au moins une fois par mois si ce n'est deux. et ils ont beaucoup alimenté ma réflexion et les suggestions queon a pu débattre et que tu as le plus souvent arbitré positivement et ce qui fait qu'aujourd'hui je pense qu'on est en en possession d'un programme complet intégré qui devrait pouvoir répondre aux attentes légitimes des personnes qui vivent avec un handicap, des familles, des accompagnants qui soient proches ou ou professionnels. Alors, on a eu plusieurs rencontres.
Tu m'as délégué au comité d'entente pour défendre notre programme. Je l'ai fait avec conviction et sincérité. Malheureusement, on a on s'était rendu compte qu'il y a quel il y avait quelques imprécisions. Donc, on a eu une autre réunion qui nous a permis de revoir certains détails. Donc, pour ce qui est des questions précises, je pense que chacun doit être satisfait de la manière dont on aborde.
Alors, on a peut-être oublié des des sujets, mais néanmoins, je pense que vous pouvez tous vous rendre compte que ce programme, c'est un programme qui est plus que c'est pas un bouquet de mesure, c'est vraiment un projet de société qui nous conduit vraiment au 21e siècle dans la considération de toutes les personnes qui doivent qui font la richesse dans dans la diversité, dans leur diversité qui font la richesse du collectif France. Voilà.
Et je crois que moi je suis très contente que vous ayez répondu à l'invitation de Benoît Amon cet après-midi parce que c'est important que vous puissiez échanger librement avec lui et comme il vous a dit bon ben c'est plutôt des suggestions, des remarques sur les les échéances futures, sur la manière dont on pourra mettre en place ce programme complètement intégré dans toutes les politiques publiques qui sont attendues. Pour ce qui est des détails et bien on verra en coulisse tout à l'heure si vous le voulez bien. À vous. Merci André Fertier, président de Sémaphore. Bonjour à toutes et à tous et merci beaucoup.
Euh j'avais une contribution à faire, c'est concernant finalement tous les Français et les Françaises concernant les droits culturels.
C'est-à-dire que j'ai le sentiment qu'aucun des candidats n'a pris la mesure du rôle que joue la culture aujourd'hui dans la cohésion sociale, dans la dignité aussi et que les droits culturels sont toujours abordés sous l'angle identitaire et non pas sous l'angle de la libre participation de tous les citoyens citoyens à la vie culturelle de la communauté et que finalement au regard des constats mentionnés dans de nombreuses études, les millions des personnes handicapées, enfants, adultes, de personnages en père d'autonomie, de malades d'Alzheimer, de personnes en grande précarité sont violemment exclus de la vie culturelle.
À titre d'exemple, sur Paris, récemment, un conservatoire nous a déclaré qu' qu'il n'accueillait aucun élève handicapé sur 1000 élèves et qu'il ne pouvait en accueillir aucun. Dans des maisons de retraite, des épades et cetera, on voit des zones de non droit culturel. On on voit qu'il n'y a pas la continuité de garantie du service public de la culture et des loisirs. Donc la contribution, nous avons lancé un appel pour un pacte culturel républicain avec cinq mesures. J'en citerai que deux.
l'élaboration d'un code de l'action culturelle et de l'éducation populaire afin de faire disparaître ces zones de non droit et également l'instauration de contrats territoriaux de l'accessibilité culturelle sur des bassins de vie notamment pour pouvoir établir des partenariats pérennes entre le tissu culturel les services culturels donc loisirs et le tissu sanitaire médico-social et pour que les personnes handicapées aient accès à la culture dans le cadre du droit commun et non pas uniquement dans le cadre de projets très ponctuels. Voilà. Merci beaucoup. une réaction par rapport à ça. D'abord, moi j'essaie d'être là encore cohérent dans mon dans mon projet.
Mon projet évoque ce qui pourrait être demain un nouveau rapport au travail. et à nouveau par rapport au travail parce que moi je veux anticiper ce que va être l'impact de la révolution numérique d'ailleurs qui peut avoir des qui va avoir des conséquences absolument formidables dans certains domaines puisqu'il va nous soulager du partie d'une travail que nous faisions auparavant nous les hommes et que les machines feront à notre place. Puis surtout, il nous permettra notamment en matière d'accessibilité grâce aux objets connectés, il nous facilitera considérablement la vie. Mais évidemment, comme toutes les les transitions et les révolutions, il y a parfois un revers à la médaille.
Et le revers à la médaille, c'est la possibilité que le travail soit plus rare, qu'il soit plus rare si on ne l'anticipe pas, si on ne sait pas le partager correctement et il faudra en tenir compte si cela devait produire de la pauvreté, de la précarité et davantage d'inégalité.
Mais à côté de cela, si nous assistons demain à un nouveau partage du travail qui se traduirait par davantage de gens qui travaillent puisqu'il y a aujourd'hui beaucoup de chômeur mais peut-être un peu moins longtemps et moins intensément, il faut penser aussi la société du temps libéré, d'où l'ambition qui est la mienne en matière de politique culturelle et d'une politique de démocratisation culturelle qui n'est pas que la démocratie que dans le titre, mais qui s'attache véritablement à mettre en œuvre cette politique des droits culturels. Droits culturel, ils s'entendent de deux manières, vous le savez aussi bien que moi, j'imagine.
Ou sinon mieux, c'est le droit à avoir accès à des spectacles, des artistes, des productions, des créations à pouvoir produire soi-même, mais aussi le droit à exprimer sa propre culture. Et moi, je veux avoir demain une politique de création de fabriques culturelles qui sont des fabriques culturelles qui s'inscrivent dans des territoires comme des lieux où on découvre euh des euh projets culturels, où on participe à des projets culturels et où on exprime aussi son propre potentiel, sa propre créativité. C'est qu'on ne se retrouve pas seulement consommateur de services ou de biens culturels, mais aussi acteur d'une politique culturelle.
Bref, avoir une une politique qui soit une politique de démocratisation culturelle véritable, ce qui suppose des moyens, des moyens budgétaires, qui suppose d'arrêter de couper les vivres des collectivités locales qui donc elles sacrifient leur projet, leur leur budget culturel qui suppose d'avoir des lieux des lieux accessibles. Et évidemment, ça s'intègre à la préoccupation ou en tout cas l'ambition qui est la vôtre, qui est de faire en sorte que personne ne soit exclu ni de la participation, ni du spectacle, ni du bénéfice de de ces politiques culturelles.
et j'y attache d'autant plus d'importance que je veux inscrire dans la loi le principe d'un d'une garantie service public universel dans laquelle j'intègre notamment l'accès à la culture parce que et donc les droits culturels où il y a pas que le droit à trouver un médecin, il y a pas le droit à avoir un accueil de jour Alzheimer à moins de 30 minutes, une crèche et cetera où les politiques culturelles sont à mes yeux un de ces droits fondamentaux dont nous devons assurer le bénéfice et l'effectivité à nos concitoyens. C'est tout à fait fondamental. Ce n'est pas quelque chose de particulièrement budgettivor en plus ça coûte de l'argent he peu plus que ce qu'on y consacre aujourd'hui.
Mais évidemment les bénéfices derrière sont absolument considérables. Je suis content qu'on ait commencé par cela pour en parlant des des dans cette journée sur les personnes qui vivent avec un handicap. Mais c'est euh en tout cas quelque chose d'absolument central dans euh mon projet. D'ailleurs pour tous hein, je veux dire euh personne avec un handicap ou sans handicap. Oui, bonjour euh Jacques Zetoun, vice-président de la PF. Euh oui, je lis dans votre programme concernant l'accessibilité que vous souhaitez donc une un plan d'accessibilité 2017-2022. Euh moi, il me semble que ça manque un peu de précision.
Ce qu'on aurait souhaité à la PF, c'est qu'il y a des précisions donc plus importantes sur l'accessibilité des ERP notamment sur le suivi des ADAP. Vous vous savez que les les agendas d'accessibilité programmée euh ne sont euh enfin n'aboutiront pas forcément à une accessibilité complète des des ERP. Et la crainte, c'est qu'il n'y ait pas assez de personnes. La crainte, c'est qu'il n'y ait pas assez de personnes pour le suivi de ces adaptes. Il y a déjà euh un accord tacite à défaut de réponse dans les 4 mois. Donc compte tenu du manque de personnel, on risque d'arriver très vite à cet accord tacite non justifié. Et puis il y a des déclarations, des attestations d'accessibilité.
Les les les gestionnaires de RP peuvent déclarer leur leur site accessible alors que ça n'est pas le cas. Donc il faut le contrôler. Donc, il y a un contrôle qu'il faut faire et qui n'est pas suivi. Alors, juste une dernière chose, excusez-moi.
Ce qu'on ce qu'on ce qu'on préconise, ce qu'on propose à la PF, c'est la création d'un fond public d'investissement objectif accessibilité 2017-2022 qui aurait pour objet donc de d'inciter et d'aider les ERP à se mettre en accessibilité notamment euh par l'intermédiaire de la BPI et de la Caisse des dépôts et conciliation notamment et puis des accitations fiscales éventuellement puisqueil y a des hôteliers qui disent qu'ils n'ont pas les moyens de mettre en accessibilité de qu'il y a des difficultés euh justifié ou pas justifié, ça c'est à voir, mais qu'il faut voilà donc c'est parfois des excuses, mais il faut peut-être envisager euh une incitation plus forte.
Bon, il y a il y a des questions très techniques auxquelles je suis pas sûr de pouvoir répondre. Je vais répondre sur les sur les principes. Euh euh bon, d'abord sur les obligations qui sont faites euh et qui seront faites et d' et renforcé en matière d'accessibilité. Moi, je veux euh ne pas me retrouver dans cette situation où finalement euh comme on peut le constater aujourd'hui, un certain nombre d'entreprises arbitre entre le respect de la loi et l'amende pour l'amende au détriment de la loi.
Euh je je dis cela parce qu'on le constate dans beaucoup de secteurs, ça nous c'est et avec des arbitrages qui sont rendus d'autant plus finalement naturels que finalement le le respect ou l'infraction à la loi étant si peu condamné. les amendes étant si faibles qu'en clair l'arbitrage est vite rendu parfois ça ne concerne ça concerne beaucoup beaucoup de secteurs. Moi je veux pour ce qui relève d'une discrimination évidente, c'est-à-dire le le refus de l'accessibilité pour ce qui relève d'une discrimination évidente, on va changer d'ailleurs d'approche. Moi, je ne me contentai pas d'une politique qui est une politique qui consiste finalement à constater une infraction pour punir.
Je veux que on change l'approche et notamment à travers l'inspection et le corps d'inspection que je vais créer de lutte contre les discriminations et toute forme de discrimination qu'elle soit liée au handicap, qu'elle soit liée à l'orientation sexuelle, au sexe femme homme, à l'origine et cetera. Il m'est apparu que on avait une une expression du travail qui faisait son travail d'ailleurs qu'il faudrait renforcer. On a des contrôleurs du FIS qui font leur travail d'ailleurs qu'il ne faudrait pas non plus euh comment dire diminuer ou continuer à diminuer sauf à accepter de perdre des recettes fiscales.
On a du contrôle de la répression des fraudes avec des inspecteurs qui font aussi remarquablement leur travail. Nous n'avons pas un corps d'inspection qui prévienne la réalité des discriminations. Et moi, je veux que demain, il y ait ce corps d'inspecteur qui, j'ai appeler ça la police des discriminations, qui puisse se mettre dans la situation comme le fait la répression des fraudes par exemple dans n'importe quel établissement d'un client mystère.
Vous savez, vous arrivez, vous faites semblant d'être un client et vous vérifiez si les informations qui vont se donner au moment où vont voir un crédit à la consommation, au moment où vous allez dans un restaurant dans un restaurant sont conformes aux droits des consommateurs et si l'entrepreneur respecte bien les obligations qui lui sont faites par la loi. Si elles ne le sont pas, il y a un procès verbal. Derrière le procès verbal, il peut y avoir une fermeture administrative de la de l'établissement.
Il peut y avoir des amendes et il y a surtout une politique qui atteint à la réputation des établissements inspiré des de ce qui se passe en Angleterre, ce qu'on appelle le aux États-Unis d' name and shame.
Donc je vous désigne et je vous fais honte que nous avons mis en œuvre d'ailleurs en France puisque aujourd'hui dans dans le domaine de la consommation et de la concurrence, le site de la DGCRF régulièrement fait la publicité des mauvaises entreprises et et je peux vous assurer que cette politique prise en amont qui ne se contente pas de constater une discrimination pour que ensuite les victimes du préjudice aillent en justice espèce réparation et cetera, ce qui met finalement la victime en situation elle de se mobiliser pour obtenir la réparation du préjudice qu'elle a subi. C'est là la République.
C'est donc là l'État qui par anticipation fait un travail qui incite les entreprises plus directement cette fois-ci avec des des des comment dire des peines qui sont lourdes à se mettre en conformité avec la loi. C'est une des nouveautés que moi je propose. On m'a dit "Oui, mais vous avez une vision négative du monde." Non, au contraire, je pense que il y a des domaines dans lesquels les préjugés sont si tenaces que plutôt que d'espérer qu'il n'y ait plus de préjugés, on va inciter à ce qu'il y en ait plus.
et et c'est quand même un peu mieux que de pousser un tout petit peu euh les les comment dire les les les récalcitrans à se mettre en conformité avec la loi que d'attendre le jour où euh dans le paradis français les préjugés seront tombés et les discriminations n'existeront plus. Et moi, j'observe que là les préjugés ont la dendure et qu'il vaut mieux essayer parfois un peu de de de jouer des des épaules et c'est l'objectif de cette inspection là. Alors après peut-être Dominique tu peux tu peux tu peux compléter moi sur le sur tous les le suivi et le contrôle sur la mise au norme et l'accessibilité.
Moi on aura demain dans ce que je souhaite une base juridique forte dès lors que l'accessibilité la conception universelle seront inscrites dans la Constitution. Encore que vous allez me dire la constitution ça règle pas tout. On a bien un principe de précaution aujourd'hui dans la Constitution qui n'a jamais été opposé à rien du tout depuis que Jack Chirac l'a mis dans la Constitution. On se demande pourquoi François Fillon veut l'enlever puisque ça n'a servi jusqu'ici à rien. Donc euh euh mais euh donc c'est pas pour autant une garantie supplémentaire. Vous pouvez vous dire ça tend euh pas rien.
Et ça veut dire que euh pour que ce soit la constitution de la 6e République ou la 5e République, il y a là quelque chose qui sera une rupture assez forte avec ce qui existe dans le passé. Mais si tu veux Dominique, tu complètes. Mais tu as déjà bien dit les choses non sur sur le plan de d'accessibilité 201722, je pense que c'est vraiment un travail collectif qu'il faudra faire ensemble parce qu'on voit bien que depuis la mise en place des adaptes, il y a un certain nombre de d'établissements qui se sont bien mis en ordre de marche.
Puis il y a quelques riscales citran, comme tu disais, des hôtellers qui disent "ça coûte trop cher, des commerçants qui disent "Ah bah moi j'ai pas de j'ai pas de clients handicapés". Des médecins qui disent "Ah bah moi j'ai pas de patients handicapés". Bah bien sûr, s'ils peuvent pas accéder, ils risquent pas de venir chez eux. Voilà.
Bon, mais tout ça c'est un travail vraiment de conviction qu'il va falloir qu'on fasse et il faut que ça soit fait en coordination avec les services de l'État dans le contrôle et euh les associations qui sont aussi au contact et qui peuvent à la fois dénoncer hein mais aussi accompagner euh les commerçants, les les propriétaires de RP pour qu'il se rendent compte que c'est quand même pas la mer à boire non plus quoi. parce que il y a des personnes qui ont été découragées dans leur entreprise par des devis qui dépassaient l'entendement. Donc là, on faut qu'on revienne à quelque chose de beaucoup plus de beaucoup plus raisonnable.
et dans un dialogue constructif entre les services de contrôle de l'État, les services de l'égalité he de contrôle de l'égalité, les associations et puis le ministère de de l'équipement de l'aménagement qui doit faire son travail aussi de sensibilisation et d'accompagnement. Je pense qu'on devrait arriver dans les dans les 5 ans qui viennent à une satisfaction proche des 100 %. Alors Édouard, oui, bonjour Ferrero c'est FPSA. Je continue sur la partie accessibité. Vous avez fait référence à l'économie numérique et aux objets connectés. Vous avez parlé de RP.
Pour nous, une un des éléments importants, c'est d'avoir une économie accessible, une économie numérique accessible, mais de plus en plus, on voit se développer des équipements qui eux ne sont plus du tout accessibles. Et là, vous avez pas parlé de RP, mais moi je vais vous parler par exemple de four micro-ondes, de plaques de cuisson et autres. Alors ce que nous souhaitons, c'est pas des c'est pas des produits qui nous soient dédiés mais on souhaite trouver sur le marché des produits qui nous soient accessibles.
Pouvez-vous vous engager à inscrire dans la Constitution au même au même titre ce que vous venez de dire pour la l'université, ce que nous partageons pleinement avec vous, que toutes ces dispositions soient possibles ? Un des derniers exemples avec madame Gilot, on a fait beaucoup d'efforts pour que la campagne soit accessible, notamment dans la l'accessibilité des textes et des sites que vous avez mis les uns les autres. On a eu un certain résultat, les textes étaient accessibles, le site l'était aussi en grande partie et depuis par exemple 2 jours, on ne sait pas pourquoi il y a une modification donc on narrive plus à retrouver.
Entre autres votre texte au niveau vocal, votre texte était parfait, au niveau écrit, il était pas accessible. Voilà. Merci. Rentrer en direct là. Euh vous avez entendu derrière là-bas ou pas ? Oui. Peux avoir une explication ? Non, vous avez pas entendu. Qu'est-ce qui fait que mon site n'est plus accessible et mes textes sont plus accessibles depuis de Ça tombe bien, on regarde là ? Ouais. Bon euh bon alors après là c'est vous c'est c'est du direct hein Facebook Live. Bonjour.
Euh non, mais euh sur sur toutes ces Bon, moi je je reconnais aussi euh je vais vous en faire le le la confession qu' euh on chemine et on et on tâonne encore hein euh notamment sur des exigences qu'on ne qu'on avait pas auparavant. C'est-à-dire qu'on se pose aujourd'hui un champ d'obligation qui qui est nouveau mais qui suppose que tout le monde soit parfaitement en ligne. C'est-à-dire que ça ça indique ce qui sera la difficulté aussi de la tâche de main à introduire la prise en compte des personnes avec un handicap dans toutes les politiques publiques rien qu'à l'échelle d'une campagne électorale.
Quand on s'est fixé cet objectif de se dire on doit pouvoir être accessible à tous, quel que soit le handicap et quel que soit la forme de handicap dans tous les moments forts de la campagne, on a pu voir que le le challenge était pas toujours simple à à régler, c'est-à-dire et d'où la nécessité d'avoir quasiment des référents qui à chaque fois rappellent que sur ces questions-là, on ne peut pas euh prendre telle initiative finalement en en maintenant oui en maintenant dans l'obscurité des millions de compatriotes qui eux n'auront finalement pas accès à l'information. Pourquoi ?
Parce qu'on a juste pas pensé à la manière dont on rendait accessible ou l'information ou un discours, peu importe et cetera. Donc euh sur la campagne, en tout cas, nous on a essayé d'avoir un système de référents qui permettait d'assurer cela mais euh on a été pris euh euh Non, mais c'est bien que vous au moins c'est au moins cette réunion aura été opérationnelle et euh et sur l'accessibilité du site. Oui. Oui. Non, mais je je vois 48 he de plantage et et bon bref, vous vous mettez ça à jour quoi. Mais comme comme le dit euh Benoît Amon, c'est un changement d'habitude, un changement de pratique.
C'est-à-dire que il y a des obligations nouvelles qui sont imposées et les professionnels qui agissent habituellement, ils sont pas encore habitués à ça. Donc il y a des pratiques nouvelles, des habitudes à mettre en place. Oui. Non, c'est la technique. Ah, le site officiel. Ah, c'est pas chez nous. Ah bah alors, voilà. Très bien. Voilà. Bon, vous pouvez retourner à la sieste. Non, mais on va quand même on va quand même faire les observations au site officiel parce que c'est c'est l'objet de notre travail quand même hein. Voilà. Mais vraiment faut faut faut nous accompagner, faut nous aider dans cette démarche parce que très vite les mauvaises habitudes peuvent reprendre.
Vous savez, c'est comme les pas sur le sable mouillé hein. Une fois que la la vague elle est passée, on a oublié. Donc, il faut toujours revenir. Non, c'est pas voilà. Donc il faut toujours recommencer et puis peut-être que dans 20 ans ça deviendra une habitude. Allez, une autre question. Bonjour Lor Calam, administratrice de femmes pour le dire, femme pour agir. Je voulais vous interpeller suite à votre discours de Paris Bercy dans lequel vous avez annoncé un Septena en quinquena pardon. Euh non renouvelable. D'accord pour moi euh féministe d'une part.
Euh d'autre part dans votre discours d'ONAU, vous avez annoncé euh un Septenaat orienté vers une société inclusive et moi, j'aimerais que les deux se rejoignent. Voilà. Donc en France actuellement 12 millions de personnes handicapées. Parmi ces 12 millions de personnes handicapées, 48 % sont des femmes. Comme la plupart des femmes, ce sont des femmes qui subissent la double discrimination d'être femme et handicapée. dans le monde du travail, elles sont plus sujettes à avoir des emplois précaires encore plus que les femmes ordinaires. Des emplois qui sont souvent en perte de sens parce qu'elles accumulent des emplois qui sont de courte durée.
Euh et par ailleurs euh il y a trois rapports que je voudrais citer qui soutiennent le propos de la double discrimination qui est faite aux femmes et aux personnes handicapées. C'est le rapport d'une part du défenseur des droits euh de novembre 2016. D'autre part, le Conseil de l'Europe qui a sorti un rapport en juin 2012 et d'autre part euh la convention internationale des droits des personnes handicapées de 2006 ratifié par la France en 2010 qui stipule dans son article 6 la double discrimination dont sont victimes les femmes en situation de handicap.
Or, comme le stipule le défenseur des droits dans son rapport sur l'emploi des femmes handicapées, quand les femmes font valoir cette double discrimination, au lieu qu'elle soit prise en compte, ça les défavorise. La jurisprudence montre que cet élément n'est pas prise en compte. Donc je voudrais savoir d'une part si vous prendrez en compte la dimension du genre dans vos politiques du handicap et euh d'autre part si euh vous euh demanderez à ce que des statistiques prenant en compte la double dimension femme et handicap émerge afin qu'on puisse réellement avoir des données chiffré et des arguments euh pour pouvoir agir sur cette double discrimination. Merci. Euh bah doublement oui.
C'est bon, je vais être très bref. D'abord euh j'ai j'ai dit que je je serais mon quinquena serait féministe. Alors il on commencera par un quinquena. On ne pourra euh changer les règles du jeu qu'en cours de de mandat. Je rappelle que j'ai annoncé que la la les institutions de la 6e République s'appliquera avant la fin du quinquena. Je souhaite pas qu'elle soit applicable à celui qui ou celle qui me suivrait. chouette que on puisse clarifier cette question là tout de suite.
Euh vous vous évoquez les les inégalités entre les femmes et les hommes et les politiques que l'on mettra en œuvre qu'elle soit dans le champ dans tous les champs et que que cela concerne les personnes avec un handicap ou pas, hein. Alors, est-ce qu'elles peuvent s'appuyer déjà sur des statistiques beaucoup plus précises ? Moi, j'y suis euh plus favorable. Mais évidemment parce que je si nous avons besoin de documenter aujourd'hui cette réalité-là pour mieux faire face à des parfois des des verrous spécifique qui concerne les femmes et les levées, j'y suis favorable.
Je je j'y suis d'autant plus favorable que quand effectivement aujourd'hui on on approche la réalité des situations et des inégalité vécu par les femmes quand on pense par exemple aux femmes qui sont mères célibataires qui donc leur travail peut qualifié parfois pour pouvoir tirer une rémunération avec laquelle elles font vivre la famille et quand on regarde les poisons qui minent leur vie si on lève chacun de ces poisons, on verra qu'on aura réglé des problèmes pour la société tout entière.
Et donc je pense aujourd'hui que dans l'observation de la situation qui est celle des femmes dans notre pays, nous constatons que se concentre aujourd'hui aussi concentre l'essentiel des injustices et des inégalités qui concerne l'ensemble des Français, sauf qu'elles les cumulent la plupart du temps, ce qui les met dans une situation particulièrement difficile. Donc oui à ces données statistiques qui nous permettent de de mieux cibler, de mieux calibrer des politiques publiques. Oui. à la prise en compte des problématiques de genre à l'intérieur des des politiques inclusives en direction des personnes avec un handicap.
Je je je dirais je rappellerai que le point de départ du revenu universel d'existence part justement de l'observation de la situation des femmes et non pas pour que finalement le revenu universel d'existence les maintiennent à domicile comme je l'ai entendu dire mais pour qu'au contraire puisqu'elles sont surreprésentées dans les emplois peu ou pas qualifiés le revenu universel d'existence comme un complément de salaire viennent revaloriser le travail qu'elles font et leur donne la possibilité d'avoir un élément de rapport de force personnel pour négocier leur temps de travail.
Moi, je veux permettre à quelqu'un qui est à pleintemps, femme ou homme, mais particulièrement des femmes qui sont sur des métiers où on gagne un SMIC pour un pleintemps, de pouvoir réduire leur temps de travail sans perte de pouvoir d'achat et pouvoir mieux articuler vie personnelle, vie professionnelle, possibilité de se former, de changer d'activité. Je veux leur donner cette autonomie là qu'elles n'ont pas aujourd'hui. Et je dis à ell parce que aujourd'hui sur les emplois peu ou pas qualifiés, sur les populations au SMIG ou en bas de l'échelle sociale, on trouve plus de femmes qu'on ne trouve d'hommes.
Et donc c'est le le RUE de ce point de vue-là est un instrument de cette autonomie nouvelle à laquelle je crois beaucoup de nos compatriotes et de concitoyennes aspirent. Il y avait euh Bonjour, je suis la prise vice-présidente de la Fédération nationale des Sources de France. J'ai remarqué que tout au long de la campagne, vous avez répondu à notre à notre question, à notre courrier, à notre demande, mais euh souvent il est question d'accessibilité et le bon d'accord, l'accessibilité c'est bien en terme de société, mais euh l'éducation aujourd'hui, elle n'est pas encore accessible. L'accès à la langue des signes de droit n'est pas encore donné.
les centres relais téléphoniques, euh l'accès au meeting, toutes ces questions-là. Mais pour les sours, justement, la scolarité est vraiment euh de très mauvaise qualité. Il y a un énorme échec scolaire chez euh dans la population sourde et on ne donne pas euh la langue des signes aux enfants sourds en se cachant de derrière le libre droit. Mais lorsqu'il est question des enfants sourds, l'accès à la langue des signes, ça permet à ces enfants sourds de devenir de vrais citoyens et d'accéder à la société lorsqu'ils grandiront. Si euh on parle d'accessibilité pour les adultes, il faut pas oublier que il faut démarrer plus bas dès les des dès les plus jeune âge.
Et aujourd'hui, il faut savoir que euh la scolarité en langue dessine, ce n'est que 5 % des enfants sourds et qu'on a 80 % de de de jeunes sourds qui sont en échec scolaire. Si euh la société si notre société laisse ses 80 % sur le bas côté, quand sera-t-il de la de l'accessibilité ? Et il faut regarder, il faut voir aussi que nous n'avons pas les les données, les chiffres, les les statistiques suffisantes pour pouvoir s'y intéresser.
Donc on a fait on a on n jamais eu d'échec de de statistiques précise sur l'échec de ces enfants sourd et il nous faudrait une exigence exiger la langue des signes pour ces enfants qui pour leur permettre de réussir parce que c'est un droit fondamental l'éducation et un droit fondamental qui auquel on n'a pas répondu jusqu'à aujourd'hui. Bon euh Oui. Comment comment ne pas être sensible à à ce que vous venez de dire ?
L'école inclusive, c'est pas simplement avoir davantage d'ESH en primaire qui permettent à à certain nombre de d'enfants en situation de handicap ou qui vivent avec un handicap d'être scolarisé en milieu ordinaire, c'est de pouvoir apporter une réponse ciblée, calibrée à des handicaps particuliers et c'est de ne maintenir personne euh euh en dehors de finalement de de la promesse républicaine qui est celle de l'école. c'est-à-dire l'égalité d'accès au savoir, à la connaissance, aux compétences et cetera. Euh nous avons dans ce domaine-là des progrès considérables à le faire. Je je le reconnais volontiers.
Euh d'abord parce que nous restons une une école très inégalitaire pour qui que ce soit, euh pour des personnes avec ou sans handicap. Euh l'école française reste celle où le destin scolaire d'un enfant est le plus corrélé à son origine sociale. En dépit du fait qu'elle affiche la déclaration des droits de l'homme et des citoyens partout. Euh si vous allez dans le reste des de l'Europe, euh les écoles primaires n'ont pas de déclaration des droits de l'homme et des citoyens, mais euh ont en matière de de résultats euh des bah des résultats bien meilleurs parce qu'il n'y a moins de reproduction sociale dans ces pays qu'il n'y en a en France.
En France, nous rajoutons aux inégalités sociales des inégalités scolaires. C'est-à-dire que nous avons une école qui sélectionne par l'échec. Et pour commencer, elle identifie les échecs ou en tout cas les handicaps qui sont ceux des élèves et ne les résorbe pas. C'est-à-dire qu'elle neutralise et ne compense pas ses handicap. Au contraire, euh elle a tendance à en faire un instrument par lequel elle trie, elle sélectionne classe et hiérarchise. Ça c'est un problème que nous avons depuis longtemps, que les professeurs identifient, que l'éducation anisationnale identifie, abondamment documenté mais il est long et difficile de remonter cette pente là.
Et moi, je souhaite que nous le fassions, ça a été commencé lors du dernier quinquena. Euh il y a des résultats, ils sont pas encore tout à fait à la hauteur. Il n'y a pas encore assez d'enfants, hein euh dans dans euh qui euh poursuivent une scolarité euh à l'école à un handicap. Les AESH ont besoin d'être euh dépécarisés, mieux formés, pouvoir se avoir des perspectives de déroulement de carrière qui soient beaucoup plus gratifiant qu'ils ne le sont aujourd'hui. Et pour ce qui est de du des personnes sour et malentendantes et en l'occurrence des des enfants, je je j'entends ce que vous dites. Je pense que nous avons là des efforts importants à réaliser.
Moi, je suis prêt à ce qu'on puisse euh avancer dans la mesure de l'échec scolaire pour les enfants euh sourd et malentendant, faire les comparaisons et et euh et étalonner cela par rapport aux autres élèves. Identifier donc les besoins qui existent. Euh moi je sur ces questions-là en en particulier l'école inclusive, moi je suis totalement ouvert à ce que nous puissions euh construire un un plan pluriannuel euh qui euh avec des clauses de rendez-vous qui permettent de mesurer euh euh les résultats des politiques inclusives.
C'est qu'on ne se contente pas de grandes chartes et de grandes déclarations, mais qu'on ait bien un pacte pluriannuel en matière d'inclusion des des enfants en situation de handicap avec la variété des handicaps et des situations rencontrées pour régulièrement étalonner les politiques publiques, les évaluer et et et les et les corriger selon les bons ou les mauvais résultats des des choix que nous nous faisons.
Je c'est un engagement que je peux prendre ici parce que d'abord j'y suis à titre personnel fortement attaché mais qu'il me semble que un des défauts aujourd'hui des des des politiques publiques, c'est le manque d'évaluation de celle-ci et de souplesse de celle-ci pour pouvoir corriger le tir. Euh en cours de route. Il me semble qu'il faut la la visibilité, de la stabilité à travers le caractère pluriannuel des choix que nous faisons et les rendez-vous qui permettent d'évaluer régulièrement le bien fondé de ces choix. Je pense que un complément de réponse qu'attend notre vice-présidente, c'est la reconnaissance effective de la langue des signes.
Alors, c'est dans la dans la ça a été reconnu, hein, la reconnaissance académique de la langue des signes, ça sa formation à l'université. Maintenant, ce qu'il faudrait c'est qu'effectivement l'école publique se s'ouvre davantage à la formation, à la l'instruction des enfants en langue des signes. Mais pour ça, il y a une nécessité aussi de réorganiser peut-être l'accueil des enfants sourds à l'école parce que on peut pas avoir un enseignement donc des signes pour un ou deux enfants seulement. Il faut qu'il y en ait un peu plus qui soi réunis ensemble.
Donc il y a un vrai sujet, mais je crois que ce sujet il mérite effectivement d'être d'être approfondi pour que la réalité du choix d'éducation des parents puisse être mise en œuvre. Sachant que au bout du bout la langue officielle c'est le français. Ce qu'il faut, c'est que les enfants à la fin de leurs études, ils puissent maîtriser correctement le français, qu'il est appris grâce à la langue des signes, avec le langage parlé complété, avec une oralisation. Mais au bout du bout, faut que les enfants sourds puissent s'épanouir dans une dans un enseignement qui leur permet de maîtriser complètement la langue des la langue française et la communication avec leur semblable.
Bonjour, Patrice Fondin, vice-président de l'AFNAZEP. Je voudrais réintervenir sur la question des jeunes en situation de de handicap. D'abord pour souligner qu'il y a beaucoup de mesures dans le programme qui correspondent à des attentes importantes d'un certain nombre de familles et de jeunes. Par contre, je voudrais sur trois épines dans le pied. La première concerne les accompagnants des élèves en situation de handicap. Intéressant dans votre programme de voir que vous ouvrez la possibilité de compléter leurs interventions sur les tempéries scolaires et de loisirs avec un double effet.
hein, selon nous, c'est de euh de plus proposer en fait de temps partiel imposés aux accompagnants scolaires en leur permettant d'avoir un temps de travail complémentaire et de de simplifier la vie des familles. Voilà. Donc deuxème épine dans le pied, les familles euh et en particulier euh les mamans sont encore actuellement obligées d'arrêter de travailler pour s'occuper de leurs enfants en situation de handicap, les mamans d'enfants autistes en particulier.
Et je pense qu' en suggestion peut-être qu'à côté de la prise en charge des jeunes en situation de handicap, il serait intéressant de penser des services qui permettent d'accompagner les familles dans leur parcours sous forme de de référents de parcours. C'est vrai que dans le programme, il y a des choses sur sur les aidants familiaux. Important aussi, autre suggestion, de ne pas opposer les aidents familiaux et les professionnels des services à domicile avec leur leurs difficultés. difficulté des services et difficultés personnelles à faire un travail de de qualité.
Et troisème épine dans le pied, ça concerne la continuité des parcours des jeunes entre le scolaire et le monde professionnel, hein, puisqu'on est dans un pays où on attend globalement d'être demandeur d'emploi, que les gens soient demandeurs d'emploi pour s'occuper de leur insertion leur insertion professionnelle. Donc, comment euh mieux articuler cette dimensionlà ? Autrement dit, est-ce qu'on pourrait imaginer que tous les programmes régionaux d'insertion des travailleurs handicapés se voi imposer un axe pour les jeunes en situation de handicap en amont du marché du travail afin que les politiques publiques locales puissent s'inscrire dans cette perspective ? Merci.
Alors bon pour les les les épines dans le pied d'abord sur les aidants, je je reviens à la mesure de RUE, mais le RE il va quand même sacrément soulager des familles parce que le revenu universel d'existence, vous êtes une un couple avec un enfant handicapé pour lequel il vous n'avez pas le choix que de sacrifier un des deux métiers ou des deux emplois pour pouvoir pouvoir prendre en charge ou accompagner l'enfant. Auparavant, bah vous sacrifiez un salaire.
Là, le revenu universel d'existence, il a comme euh immense intérêt de vous garantir euh une une ressource qui est une ressource pérenne, euh qui est une ressource qui concerne la personne avec le handicap aussi, il faut quand même pas le le l'oublier. Donc, on est vraiment avec un dispositif qui est un dispositif qui sur le plan du pouvoir d'achat et du revenu soulage considérablement les familles au-delà de des dispositions qui ont commencé à être prises dans la loi sur le vieillissement, hein, sur le le droit au répis et cetera.
Donc première chose sur je suis très sensible à la question qui se pose à la jeunesse et à la jeunesse avec un handicap ou pas un handicap, c'est que la réalité c'est qu'aujourd'hui tous les jeunes galèrent incroyablement pour avoir un emploi stable. En moyenne, le premier CDI est 5 ans après votre système sortie du système de formation initiale. 5 ans après maintenant. Et je je vous épargne le nombre de stages que vous allez faire qui correspondent pourtant à des vrais euh souvent de vrais emplois et pour lesquelles on a dû les encadrer et cetera.
Mais euh objectivement, non seulement vos contrats sont plus courts, mais en plus vous passez de contrat court en contrat court, parfois par des contrats non salarié dans du l'auto-entrepreneuriat, de la formation, du travail indépendant, mais on a vraiment des carrières qui sont de plus en plus hachées et surtout une entrée sur la marché du travail qui est de plus en plus précaire.
Donc oui, au fait que euh soit prise en compte spécifiquement euh la situation des personnes en situation d'handicap au moment de poser des jeunes euh avec un handicap au moment de poser la question du travail et du handicap parce que nous avons euh euh plus globalement là encore besoin de mettre à jour et d'aligner les toutes les planètes. En fait, le problème c'est quoi ?
que les planètes sont pas alignées du tout et que à chaque fois on se rend compte que là où on fait un effort, si le service public de l'emploi a pas lui-même avec les missions locale en tête que il faut prendre en compte les problématiques spécifiques liées à l'insertion sur le marché du travail des jeunes avec un handicap, on se retrouve avec finalement des trous dans la raquette à peu près partout, ce que vous avez appelé des épines dans le pied que moi ce sera pour moi les trous dans la raquette mais ou une sorte de de de vraie gruyère dans lesquelles on se perd et on a le sentiment à chaque quoi euh que finalement le les choses n'avancent pas et n'avancent jamais assez vite.
Alors moi je voilà, je je veux répondre favorablement à la question Oui. à la proposition que que vous faites comme une manière peut-être de justement de d'éviter qu'il y ait trop de trop dans la raquette. J'avais déjà néanmoin moi je excuse-moi je voudrais compléter c'est que néanmoin je pense que l'accompagnement permanent par une de bien formé n'est pas forcément la la seule solution hein. Ça facilite la vie. Oui. Mais mais en même temps ça ne ça n'autonomise pas ça ne n'éduque pas le la le l'enfant ou le le collégien handicapé à à son autonomie. Donc il faut que ce soit bien dosé.
Il faut aussi que l'ensemble du dispositif éducatif, l'école, le collège, le lycée fasse l'effort d'être accessible et d'adapter son enseignement et sa prise en charge avec les AESH qui soient partie prenante de la communauté éducative. Mais la réponse pas toujours une deuxième personne à côté de à côté de de de l'enfant, même si ça facilite la vie. Bonjour Jérôme Vourier, directeur général de l'UNIOPS. Je voulais juste vous interroger peut-être son micro ça non avec micro. D'accord. Merci. Euh je vous remercie de l'invitation que vous nous avez faite. Je voudrais juste vous parler de de dessegmenter et en tout cas décloisonner une transversalité de politique en matière de handicap.
Et je vais le faire à travers un exemple très précis, très court pour parce que il y a on a peu de temps. Euh j'ai eu à traiter dans le passé d'une jeune fille de 23 ans poly handicapé inscrite en IUT euh nécessitant une prise en charge à domicile jusqu'à son IUT qui était euh son domicile étant haute Savoie et son IUT étant à Grenoble. On a mis 4 mois entre le secrétariat d'État au person handicapé, entre le ministère de l'éducation nationale, entre les deux conseils départementaux à savoir qui devait prendre en charge ou pas. Euh donc on est dans un mfeuille.
Euh ma question va être très simple, c'est est-ce que on peut envisager d'avoir une cohésion, une politique qui soit beaucoup plus interministérielle en matière de handicap ? Oui oui. Non mais c'est parce que pour le coup et c'est enchaîné devant le conseil départemental, ça réglé la situation assez rapidement. Ouais. Ce qui est tragique en fait euh qu'on en soit qu'on en arrive là.
Euh bon, moi là encore on voit bien que c'est pas qu'une affaire d'ingénierie administrative pour le coup et je comprends le la préoccupation qui est la vôtre, c'est qu'il y a rien de pire quand on se retrouve face à plusieurs interlocuteurs qui vont évidemment se renvoyer la patate chaude les uns aux autres puisque personne ne veut assumer ni la charge ni les coûts afférents souvent à ce type de de de situation. Donc oui, à l'idée du décloisonnement.
Après, il faut trouver la bonne formule qui permet en toute situation finalement d'avoir les les bons interlocuteurs, si possible interlocuteur unique qui permettent de de de permettre à une personne polyhandicapée de pouvoir aller dans un autre département col poursuivre ses études. Mais c'est le cas euh milliers d'étudiants, de millions d'étudiants d'aller faire leurs études ailleurs que là où ils vivaient auparavant, où ils étaient attachés à une famille et cetera. Donc, on a là à à déployer des différents types de solutions euh sur l'accompagnement, sur l'hébergement, sur l'accès à ces études qui euh permettent cela.
Je veux dire d'ailleurs au passage, j'ai oublié de le dire tout à l'heure, qu'un des points importants pour moi, notamment pour les enfants à l'école et les enfants handicapés, c'est ce que nous allons faire en matière de de d'activité physique, de sport, santé, d'activité physique et même légère où moi je veux avoir un vrai plan un vrai plan sport santé mais plus généralement où on favorise l'activité physique pour toutes les personnes notamment les personnes qui ont des problèmes de perte d'autonomie et qui pour et qui euh peuvent euh conserver de l'autonomie grâce à de l'activité physique.
Et c'est la raison pour laquelle il y aura euh dans les écoles euh de l'activité physique qui sera de l'activité physique dédiée, destinée et calibrée pour les enfants en situation de handicap de façon à ce qu'il ne soient pas exclus de bah de ces activités qui sont saines pour euh chacun et qui sont aussi des moments euh Oui. puis de bien-être parce que quand on fait de l'activité physique après on se sent mieux souvent. et euh et euh et ça participe par ailleurs d'une bonne santé et c'est ça évite un certain nombre de de de maladies chroniques que que chacun connaît et ça fait aussi partie des des du projet politique qui est le nôtre à l'intérieur du grand plan sport santé.
Voilà la la démonstration que on a essayé d'intégrer les problématiques handicap dans chacune des des démarches euh a travers des projets que nous avons défendu euh dans ce programme. Je pense que on va commencer à nous à nous presser. Il va falloir restreindre vos questions parce que bientôt on va nous retirer notre candidat. Alors juste oui alors alors peut-être qu' elle va sortir la question sur l' MDPH. Allez vas-y R sûrement. Si si tu veux, je la pose ta question. Alors, bonjour Riad Salem, merci pour l'invitation.
Euh je voulais aussi saluer le programme parce que je sais qu'on peut pas euh tout faire juste dans un programme mais déjà l'intention est et est est assez surprenante et la qualité de de votre programme me touche parce que vous avez parlé de sujets euh sur l'accessibilité évidemment aussi du facile à lire et à comprendre pour les personnes handicapées mentales, ce qui est rare donc euh le fait que vos meetings soient soient accessibles. Et je reviens aussi sur cette notion pardon de de sport.
Oui, bah on ça je vais pas je vais pas aller sur sur ce sujet là, mais c'est juste sur quelques normes sur le sport qui a des normes spécifiques et surtout sur la sur une notion de prévention, mais je reviens un peu sur sur ce ce revenu universel qui va être je pense un élément important pour notre milieu parce que on s'aperçoit que une personne handicapée qui va travailler aujourd'hui perd de l'argent parce que si elle n'est pas qualifiée, si elle a pas des grands diplômes et je pense que c'est c'est quelque chose de de fondamental Et euh j'avais juste quelques quelques petites quelques petites remarques euh euh qui me qui me tient un petit peu à cœur, c'est euh on a évidemment avec la GFIP, avec le FIPH euh souvent des des euh des entreprises qui payent quand elles n'embauchent pas les personnes handicapées.
Une partie de ces fonds des fois sont récupérés et ne vont pas au handicap. Et je trouve ça vraiment dommage et que à la euh et que sil y avait une possibilité que certaines entreprises puisse avoir une passerelle entre les écoles pour pouvoir accompagner euh des des euh des étudiants handicapés parce que beaucoup de d'étudiants handicapés, beaucoup de Bacheliers arrêtent en cours de route.
s'il y avait dans dans le programme une petite une petite réflexion là-dessus et quelque chose moi qui m'intéresse particulièrement, c'est cette notion des MDPH qui sont aujourd'hui une solidarité départementale et je pense que pour un pays comme le nôtre, ce qui fait d'identité de notre pays, c'est la solidarité. Et je trouve dommage qu'on ait découpé la solidarité nationale sur le handicap en solidarité départementale quand on sait que les départements n'ont pas tous les mêmes moyen pour accompagner les personnes handicapées et on se retrouve dans certains départements avec des personnes handicapées thétraplégiques qui ont moins de 80 % d'invalidité.
Alors, je sais pas si avec comme ils sont un peu en sous-effectif les maisons départementales, si on peut faire une passerelle avec la médecine du travail ou je sais pas, je sais comme c'est des univers qui sont complètement différents. Donc voilà qui est qui est peut-être une question sur ce sur ce sur ce sujet-là. Et un dernier petit un dernier petit point, c'est sur les le les entreprises adaptées, les exates, souvent, c'est très difficile de répondre au marché public.
Donc savoir comme on n' pas évidemment euh euh euh euh les les mêmes moyens qu'une entreprise traditionnelle pour répondre au marché public, est-ce que on peut aussi avoir des marchés publics un peu réservés ou plutôt orientés euh qui ne demandent pas les mêmes conditions de de d'appel d'offre ? Donc je sais pas voilà pour pouvoir essayer de d'amener des solutions. C'est la clause sociale de c'est la clause sociale plusieurs. Voilà la clause sociale donc Prosperte Boule directeur général de l'association des paralysés de France euh vous avez fait un choix dont je me satisfais pleinement de consacrer la le plus grand paragraphe de votre programme handicap à l'accès au maintien dans l'emploi.
Donc bien évidemment au regard de l'enjeu actuel de 500000 personnes en situation du handicap qui se trouvent au chômage, on peut le remarquer avec une très grande satisfaction. Je ne vais pas prendre l'ensemble des mesures parce que ces mesures, je peux dire assez assez tranquillement que une grande adhésion euh par rapport à ces choix, mais plutôt euh ne pas prendre l'aspect technique, mais l'aspect l'aspect sociétal.
À savoir aujourd'hui, le véritable problème, c'est comment faire changer les mentalités, faire changer la culture au sein des collectifs de travail, faire en sorte que il y a eu un sondageope de de qui date de 2 mois où 88 % des personnes en situation de handicap qui sont en activité jugent que leur handicap a été un frein à à la recherche d'emploi, à l'accès à l'accès à l'emploi. Donc véritablement, il y a un enjeu majeur qui dépasse le cadre du collectif de travail des entreprises.
On peut on peut le on peut le dire de manière au niveau de la société française avec un frein énorme où notamment au niveau des entreprises lorsqu'une personne est en situation de handicap c'est d'abord elle doit elle doit s'affranchir d'abord d'un défi. C'est celui de la présomption d'inefficacité lorsqu'elle arrive et qu'elle se présente. Donc tant qu'il y aura ce frein là au niveau de la société, on ne pourra pas aller plus loin. On pourra proposer tous les plans les plus ambitieux en matière de formation au niveau des jeunes, des des des encore plus jeunes, des des jeunes adultes.
Si ce frein là n'est pas traité, je pense que dans 5 ans, je dis pas le Sepénage, je dis dans 5 ans, on en sera toujours au même niveau. C'est également une question sur l'emploi. Isabelle Merrian, directrice de la Fagère, une fédération qui regroupe les centres de reconversion pour adultes handicapés. Juste avant ma question, c'est par rapport à votre programme, vous avez dit qu'il était écrit en facile à lire et à comprendre si j'ai bien compris. Où peut-on avoir accès euh à ce facile à lire et à comprendre ? Parce que je trouve que l'idée est très bien. Quand on lit le programme, c'est technique et pointu et du coup, je suis curieuse de la chose.
Donc si c'est accessible, ça me plaît bien. D'accord. D'accord. Et comme OK. Et comme disait euh monsieur Tbou, effectivement sur l'ensemble des mesures sur l'emploi, il y a tout un tas de mesures. C'est pas pour prendre une ou l'autre précisément, mais plus sur euh euh un petit changement de point de vue peut-être. Je pense que l'accès à l'emploi, alors il y a la question sociétale qui a été créée, mais pour les personnes handicapées comme pour n'importe qui, l'emploi, ça se décrète pas. Enfin, c'est tout un processus d'accès. Vous parlez de plan global de formation, il me semble qu'il y a également la question de l'orientation professionnelle.
Euh, il manque de centre d'orientation professionnelle ou en tout cas de réponse d'orientation professionnelle pour les personnes qui sont en reconversion ou voir pour les jeunes en situation de handicap qui réfléchissent un plan. Donc là, il y a un vrai sujet sur l'orientation qui semble pas apparaître là, mais c'est juste je le soulligne et il y a aussi la question qui a été abordée du décloisonnement.
Euh, ce serait intéressant sur toutes ces questions de processus d'accès, de retour à l'emploi, les personnes qui sont dans le champ sanitaire par exemple, qui sont en rééducation fonctionnelle ou qui sont dans la psychiatrie, donc euh dans euh pour autant, même si elles sont dans le secteur sanitaire, ce serait intéressant qu'il y ait des décisonnements pour qu'on puisse commencer à travailler ces questions d'emploi, voilà. Et y compris ceux qui sont en entreprise et en risque de perte de d'inaptitude. Il y a tout un tas de choses. Alors, après, c'est technique mais il y a vraiment des enjeux de décloisonnement et de transversalité. que je vous laisse souligner. Faut quoi ?
Ah, faut conclure. Euh, bon, non, mais bon, je d'abord euh sur ces questions de d'emploi, euh on se rejoint. Bon, d'abord, il faudrait qu' il faut qu'il y ait un peu plus de travail déjà aussi. Euh ce qui euh qui est pas une une question anodine hein, c'est que il sera plus d'autant plus facile de de faire en sorte qu'il y ait moins de discrimination à l'embauche, que la société soit plus inclusive s'il y a par ailleurs davantage d'emploi.
fait partie des des politiques qu'il faut pas qu'on qu'on néglige on n'est pas là pour se partager seulement la pénurie parce que sinon on met en compétition et en concurrence des politi des des publics qui sont éloignés de l'emploi en disant bah voilà il faut que chacun puisse avoir un petit bout de de du maigre gâteau et donc il y a d'abord avoir une stratégie vraie stratégie économique sur l'emploi.
Je je moi je connais bien les ÉAT et les entreprises adaptées, notamment les ÉAT parce que quand pour avoir été ministre de l'économie sociale et solidaire, on a beaucoup travaillé ensemble, beaucoup réfléchi aux conditions d'accès au marché, conditions dans lesquelles justement les passages qui étaient ceux des travailleurs en ESAT en milieu euh ordinaire ou en tout cas en entreprise pouvait être et devait être valorisé. Ce qui frappant, c'est les retours sur expérience.
Il y en a quelques-uns qui sont négatifs, mais globalement toutes les entreprises qui accueillent des travailleurs pour ce qui est de tâches qui sont des tâches parfois très simple d'exécution dans un service ou dans une usine ou pour des missions qu'on a auparavant qu'on avait auparavant externalisé, ici une conciergerie, ici un autre service dans une entreprise, tout le monde la démonstration est faite que d'abord l'ambiance et le climat se modifie, l'assiduité augmente euh que globalement il y a davantage de productivité. En clair, c'est vraiment gagnant gagnant.
Sauf que nous sommes toujours confrontés à ce maudit ces maudits préjugés qui veulent comp qui de manière un peu contreintuitive laissent à penser que si j'intègre un travailleur en situation de handicap, la performance du service auquel je vais l'intégrer sera moins bonne parce que il y aura là un fardeau qui est un fardeau qui va peser sur les résultats de ce service du service en question. C'est pourtant en général toujours l'inverse. Je dis je pas de je dis en général parce qu'il y a il y a des situations toujours des des contrexemples mais on a là la démonstration que c'est vraiment gagnant gagnant. sous condition d'accompagnement, d'évaluation selon le handicap de la personne.
C'est pas pareil d'intégrer une personne avec un handicap psychique et une personne avec un handicap moteur. D'ailleurs, on les intègre pas forcément du tout au même évidemment au même au même métier puisque le handicap psychique ouvre pas les mêmes possibilités évidemment sur les métiers que un handicap moteur qui donc nature profondément différente. Mais en tout cas, il y a des des conditions d'accompagnement qui existent. En tout cas, moi je veux faire de cette question là une question tout à fait importante. Sur les clauses, il y a déjà des clauses he qui bénéficient aux entreprises avec des travailleurs en situation de handicap.
Moi, j'ai prévu et préconisé que on c'est mamé inscrit dans ma loi d'ailleurs sur l'économie sociale et solidaire, c'est que les entreprises de l'ESS soient davantage éligibles au marchés réservés et qu'on puisse réserver des des marchés directement aux entreprises de l'ESS.
Donc on a là des dispositions qui sont des dispositions qui sont pas forcément utilisées d'ailleurs par les donneurs d'ordre et et notamment de la commande publique et qu'il faudrait quand même qu'on qu'on arrive à généraliser euh et à démocratiser ces dispositions qui offriront autant d'opportunités derrière de pouvoir construire des parcours qui soient des parcours d'intégration professionnelle pour les personnes en situation en handicap plus conforme au désirs de ces personnes, plus conforme au désirs des de ces entreprises. fait partie des des en tout cas des des des politiques que moi je veux valoriser. Il y avait toujours des réticence des fois à réserver des marchés.
On réserve bien des marchés. On a bien des clauses sociales et des des clauses environnementales. Donc il y a pas de raison qu'on continue pas dans ce domaine-là euh quand quand il y a clairement une mission spécifique qui est celle d'intégrer des publics qui sont des publics ou des populations qui rencontrent plus d'obstacles que d'autres à pouvoir trouver un emploi. Donc moi, j'ai aucun état d'âme là-dessus. C'était bah oui, il faudrait que un petit peu plus quand même. Non. Oui, pardon. Non, j'avais oublié parce que non mais j'étais toujours dans l'échange.
Non mais bon, on sait un peu bref mais euh ce qui ce qui ce qui me frappe pour vous dire dans dans dans ce moment qu'on que l'on vit, c'est que c'est la difficulté de parler de bienveillance en politique. Dès qu'on vous dites bienveillance, évaluation bienveillance, on dit ou là là celui-ci veutêtre laxiste. Qu'est-ce que ça veut dire bienveillance ? Bon, pourtant la politique elle est censée, si elle est pas bienveillante, si on ne propose pas, moi je parler de futur désirable, on aura un futur sinistre.
Et il même sans parler de futur désirable, il est naturellement siniste pour celles et ceux justement qui parfois euh sont mis à l'écart de toutes les politiques publiques et se demande à quoi sert bien peut bien servir la République si euh finalement nous sommes la République des droits proclamés mais pas des droits réels. Euh c'est une tâche immense hein. C'est pour le coup on reviendrais et la tâche qui est la sienne que condamnée par les dieux pour l'éternité à remonter sa pierre et à constater qu'elle retombe. Mais c'est Camul qui disait qu'on peut rendre cis fereureux. Moi, je pense que le les associations qui sont les vôtres euh sont pour le coup décisifs qui essayent d'être heureux.
Mais mais non, mais mais non, mais je vraiment et que ça c'est très inspirant d'ailleurs mais mais je crois vraiment qu' qu'on est confronté à cela. Si tenter que les dirigeants politiques, ceux qui assument la charge de de la République, euh passe aussi des discours totalement incantatoires sur la République, les anglais dans la voie. la voix qui vibre en disant la République voilà et pour Non mais c'est incroyable à la au perchoir à l'Assemblée nationale on a des moments des moments glorieux euh et mais oui mais qui sont désespérants derrière quand on voit le peu de moyens mis en œuvre pour assurer l'effectivité des droits. Moi ce qui m'intéresse c'est cela.
C'est peut-être un peu moins vibrant.
C'est euh peut-être voilà ça ça relève d'une exigence aussi beaucoup plus beaucoup plus forte, un peu plus austère peut-être, mais c'est ce qui m'intéresse aujourd'hui et quand j'ai posé comme principe la société inclusive une approche bienveillante et tempérante de notre développement de la République, je parlais de cela, c'est-à-dire de ce travail au quotidien qui consiste aujourd'hui à s'assurer qu'en matière on a évoqué la conception et l'accessibilité univers universel et bien on garantisse que l'éducation, l'accès aux soins, l'accès aux services publics, l'accès à des biens et des services de proximité les plus élémentairire soit permis quelle que soit la nature du handicap ou quel que soit le handicap que que l'on vit.
Et et je crois que sur ces questionsl bon, nous avons encore beaucoup à travailler, beaucoup de retard par rapport à d'autres pays euh qui qui qui font bien mieux que nous. Je je ne regarde pour ne regarder que que la question des des mobilités. Je j'étais avec un un élu un élu de de Toulouse qui euh qui a un handicap qui est en fauteuil, il m'a dit "Viens, on va aller faire campagne sur le terrain." Il est conseiller départemental et je vais te montrer ce que c'est faire campagne quand tu es dans un fauteuil seul et on va tu vas découvrir les problèmes que j'ai. et et tout bêtement euh on a fait en passant une quasiment un gros bout d'après-midi à faire campagne avec lui.
J'ai vécu donc la la ville par cette entrée là en quelque sorte et et c'est un peu c'est absolument quand je dis le parcours du combattant, c'est absolument incroyable. c'est que c'est que là on peut mesurer derrière l'étendue du problème.
Bon euh moi je crois aujourd'hui que ces questions sont des questions absolument centrales pour pour la France, qu'elle qu'elles sont centrale parce qu'elle concerne des millions de nos compatriotes et qu'il faut voilà tout simplement quand on est un républicain sincère s'attacher à ce que ceux qui font davantage l'expérience du contraire des valeurs de la République, c'est-à-dire font l'expérience de l'inégalité plus que de l'égalité, de la contrainte plus que de la liberté, de la discrimination plus que de la fraternité parce que C'est de ça dont on parle. Bah nous attachions à à à construire des scénarios ou des histoires qui parviennent à vaincre ces ces réalités là.
C'est en tout cas le le projet politique qui est le mien, c'est très imparfait. Je le je le conçois parfaitement même dans notamment dans sa dimension lutte contre les inégalités li au handicap. Mais on avance, on progresse et j'aimerais jouer qu'avec vous on ait pu progresser davantage. Vous savez, il y a beaucoup nombre, je vais pas vous raconter d'histoire, ce projet, il a été on a puisé, hein. On a regardé ce que vous faites. Non, mais euh on a picoré, pioché, même carrément euh ramassé des des des propositions entières. Il y a pas tous les champs ne sont peut-être pas couverts mais on a essayé d'avoir le projet le plus cohérent qui soit avec les valeurs que que nous défendons.
Je je je revendique que c'est working progress comme on dit. On c'est en marchant qu'on apprend à marcher. Je me réjouis que qu'on ait pu le faire en tout cas un bout de chemin important ensemble et qu'on peut-être après le le que le 8 mai au matin nous puissions poursuivre ensemble. Je vous remercie. [Applaudissements] avec vous Ah non, parce que moi j'ai un autre rendez-vous après aussi. Moi je vais leur dire au revoir, les accompagner vers la sortie. Bon, ça va toi ?
Benoît Hamon