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interviewLe Média (sur YouTube)· 23 février 2023 82 min

MACRON : LE DÉNI CLIMATIQUE / FAUT-IL CRAINDRE DES BAISSES DE SALAIRES ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] [Musique] [Musique] bonsoir à toutes et à tous il est 18h30 vous êtes en direct sur le média et vous regardez toujours debout ce programme fait partie de notre nouvelle grande ambition faire du média à une véritable chaîne de télévision qui vous proposera une autre hiérarchie et un autre traitement de l'information une information populaire alternative et indépendante grâce à votre soutien nous pourrions être la première chaîne de télévision détenue par ses milliers de sociétaires des citoyens engagés qui refusent la concentration des médias entre les mains de milliardaires en collusion avec le pouvoir c'est grâce aux abonnements payants qui demeurent notre source de financement la plus pérenne que nous pourrons nous installer définitivement dans le paysage audiovisuel français offrez-vous de l'information libre et indépendante avec un abonnement à partir de 5 euros par mois ou encore des dons réguliers pour ceux qui peuvent sur soutener point le média tv.fr on compte également sur vos LIKES partage et commentaires qui nous aident à surnager dans la mer immense des plateformes et des algorithmes nous sommes le jeudi 23 février 2023 il est 18h30 c'est parti pour toujours debout [Musique] au programme aujourd'hui nous revenons sur les annonces du ministre de la transition écologique qui veut préparer le pays un réchauffement de plus 4 degrés on en parle avec un invité Michel Philippot venu des Hautes-Alpes et coordinateurs du livret planification écologique à la nupestre on fera aussi un point sur les politiques de lutte contre la sécheresse en enchaîne ensuite avec deux autres invités Yasmina Kardos et Helline cast elles sont nombre de l'Association des Journalistes lesbiennes gay bi trans et intersexes qui viennent publier une étude intitulée transidentité de l'invisibilisation à l'obsession médiatique on revient ensemble sur les conclusions de ce rapport et en seconde partie ma collègue Lisa lac prendra ma place et reçoit Arnaud Banton Arnaud vanton du collectif nos services publics le collectif a notamment des tricoté les chiffres du gouvernement utilisé par le Conseil des retraites qui prévoit un déficit du système de retraite il dévoile que l'État a soit le projet de baisser le nombre et le salaire des fonctionnaires soit à gonfler artificiellement le déficit annoncé déficit qui sert à légitimer la réforme des retraites [Musique] il faut commencer à construire une trajectoire à 4 degrés annonce Christophe Béchu interrogé hier sur France Info le ministre de la transition écologique déclare que la France doit continuer à lutter contre le dérèglement climatique tout en prévoyant le pire et en menant une politique d'adaptation une déclaration qui suscite de nombreuses réactions dans l'opposition notamment du côté de la nuit Pesse rappelant le maigre bilan du gouvernement et l'inaction climatique qui nous a mené dans cette situation une situation qui se révèle déjà catastrophique comme le montre les 33 jours sans pluie consécutifs devant cette sécheresse record des restrictions vont être adoptées dès le mois de mars une réunion se tiendra lundi 27 février en présence des préfets de chaque territoire le ministre a réuni aujourd'hui un comité d'anticipation sécheresse et tous les opérateurs du ministère il annonce aussi la mise en place d'un comité de pilotage ministériel sur la data et l'adaptation au changement climatique qui se réunit donc aujourd'hui ce comité est chargé de travailler sur des scénarios de référence qui serviront de base et une nouvelle stratégie d'adaptation en effet du changement climatique il y a un rapport de l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable l'ijat et qui est rendu également public servant de base aux travaux du comité analysant des politiques d'adaptation mais voilà pour une partie de l'opposition ce n'est pas suffisant et ces mesures qualifiées de Soft sont très critiqués nous recevons sur ce plateau Michel Philippot de la nupes militant écologiste coordinateur à la France insoumise du volet planification écologique ancien candidat au législatives battu de peu dans les Hautes-Alpes départements très concernés par la sécheresse bonjour Michel bonjour Rémy ça va ça va alors avant de commencer je vous propose de revoir un extrait d'interview du ministre Christophe BECHU c'était sur France Info on est déjà 1,7 degrés d'augmentation des températures par rapport à l'air pré-industrielle en France un degré à l'échelle de la planète un degré 7 en France et quand on regarde les experts du GIEC nous disent on n'est pas dans la bonne trajectoire on va aller si on continue parce que leur baisse mais que à l'échelle du monde ça continue de progresser les énergies fossiles on va aller vers 2,8 32 à l'échelle mondiale selon l'ONU selon le GIEC ça voudrait dire au moins 4 degrés en France et ça on n'est pas prêt aujourd'hui il y a pas de scénario demain matin c'est demain aussi je réunis l'ensemble des opérateurs du ministère Météo France ADEME céréma l'ensemble des directions pour qu'on commence à construire une trajectoire à 4 degrés qui permet de savoir ce qui se passe à 4 degrés parce qu'à 4 degrés préparez notre pays à 4 degrés ça veut dire anticiper beaucoup de changements que le ministre Christophe Béchu le ministre de la transition écologique nous disent qu'aujourd'hui il faut s'adapter il faut prévoir plus 4 degrés ça signifie quoi ben c'est à vous et d'abord qui ne feront rien et qu'ils n'ont rien fait jusqu'à présent effectivement une vraie politique d'adaptation est essentielle mais il faut surtout aussi avoir comme deuxième pilier l'atténuation réchauffement climatique moi ce que ça veut dire par exemple dans mon département dans les Hautes-Alpes mais c'est un territoire qui deviendra avec 4 degrés de réchauffement climatique ben semis des articles ça veut dire qu'une agriculture on pourra presque plus rien faire ça veut dire aussi on a une production d'électricité avec le lac de Serre-Ponçon qui était à -17 mètres cette année mais ça veut dire qu'il y a plus de production d'électricité avec le lac de Serre-Ponçon chez nous ça veut dire aussi une activité économique même si on peut avoir une réflexion là dessus et qui est urgente mais nous on vit des stations etc et donc avoir une réflexion c'est ça voilà on voit que c'est un territoire par exemple chez nous qui risque de passer de 150 000 habitants à 70 000 80000 avec ce genre de scénario si on l'accepte alors évidemment comme il l'expliquait monsieur le ministre après un accord de Paris c'est contraire à l'accord de Paris ce qui dit ça veut dire que l'accord de Paris c'était un degré 5 voire 2 degrés là on est entre 2 degrés 8 et 3 degrés 2 4 degrés en France c'est énorme mais en cas de gros niveau de la planète ça serait un risque existentiel pour l'humanité là on en est pas là mais moi ce que je ce que j'ai vraiment peur c'est que ça veut dire que on balaie l'atténuation or aujourd'hui c'est vraiment possible de faire plein de choses et il faut atténuer le réchauffement climatique il y a plein de combats à mener moi par exemple j'avais travaillé sur des planifications écologiques dans le secteur du bâtiment bien le bâtiment en fait on chauffe énormément de matériaux et pour les chauffer et bien c'est c'est énormément de pourcentage de gaz à effet de serre c'est une dizaine de pourcentage de gaz à effet de serre l'isolation des bâtiments c'est aussi une dizaine de pourcentages de gavés de gaz à effet de serre ça veut dire qu'on peut réellement avoir un plan où on travaille avec des matériaux davantage crus on peut travailler avec un plan massif d'isolation thermique des bâtiments et on diminue énormément les gaz à effet de serre rien n'était fait là-dessus je vais prendre deux trois exemples c'est la même chose dans le dans le rail je veux dire moi par exemple dans mon territoire très localement sur la planète c'est 33% des gaz à effet de serre en France c'est 17 mais je veux dire sur mon territoire c'est 42 parce que il y a plein de gens qui viennent faire du tourisme et qui viennent de l'autre côté de la France et puis les gens chez nous dans des territoires ruraux ils font énormément de déplacements quoi aujourd'hui c'est 42% des gaz effets de serre sur notre territoire et bien or on pourrait aujourd'hui le train il y a des trains par exemple qui démarrent à 10h24 d'une ville d'une petite ville à une autre les trains il y a énormément de le train qui peuvent être remis en place et aussi peu cher rien n'a été fait rien n'était fait sur le plan agricole c'est-à-dire qu'on peut stocker du carbone dans le sol on peut diminuer la production de protéines cartes de protéines carnée de viande on peut la changer on peut la transformer donc en fait moi ce qui me choque derrière ces mesures c'est que c'est comme si c'était foutu or on peut véritablement se lancer pour atténuer diminuer les choses et effectivement il faut avoir une réflexion sur l'adaptation mais la première chose qu'on fait c'est agir enfin c'est quand même le groupe 2 aussi du GIEC qui préconise une politique d'adaptation en complément d'une politique d'atténuation c'est pas forcément une opposition le GIAC qui même critique l'absence de politique d'adaptation de la part des États et on peut se dire que c'est aussi nouveau enfin je veux dire c'est quand même nouveau là que le gouvernement parle enfin d'adaptation on peut se dire enfin on a un ministre de la transition écologique qui vient nous parler d'adaptation alors je je comprends ça veut dire qui qui voit les effets de la conséquence mais la première chose c'est qu'il faut le diminuer parce qu'on peut aussi se dire on va je veux dire à 4 degrés sur le monde sur la planète avec la France c'est pas le ministre qu'il a inventé c'est pas exactement aujourd'hui où il faut vraiment prendre en main pour qu'on arrive pas à ces chiffres extrêmes je veux dire il y a à ce moment-là c'est vraiment des catastrophes rien fait sur la question existe on peut se dire qu'il est temps enfin de doter d'une stratégie d'adaptation bah il faut il est temps d'abord de faire de l'atténuation complète et puis effectivement l'adaptation mais quelle adaptation c'est-à-dire qu'aussi moi ce que je vois par exemple dans les plans sécheresses c'est quelle écologie on va mettre en place parce que si on a qu'une écologie d'adaptation et bien ça va être une écologie de culpabilisation parce que voilà on arrive face à des fêtes accomplies on peut pas faire autrement il faudra faire ça il faudra faire ça il faudra moi ce que je veux c'est un changement radical de notre système eux ils sont droits devant dans leur manière de faire sans changer de système mais c'est à dire que là pour vous cette ce ces annonces qu'a dit le ministre c'est un aveu d'échec c'est quoi c'est pour moi des accords de Paris alors de mener la bataille alors effectivement il faut absolument parce qu'aujourd'hui on est déjà un degré 7 en France un degré 1 au niveau mondial il faut un scénario d'adaptation mais il faut effectivement le construire c'est hyper important mais face à des gens qui font rien voilà comme mère danger monsieur monsieur Béchu n'a rien fait je veux dire il a passé son temps à taper sur les lanceurs d'alerte au niveau de l'écologie il a fait aucune interpellation pendant 6 ans qu'il était au Sénat et aujourd'hui tout d'un coup on se réveille on va s'adapter mais oui mais moi j'aimerais bien avoir vraiment toute l'atténuation comment elle est mis en place parce que ce que je veux vraiment c'est un donner un espoir aux citoyen que c'est possible moi par exemple nous on avait fait un plan avec des centaines d'associations de diminuer de 33% des gaz à effet de serre dans le bâtiment en travaillant avec des matériaux crus en diminuant les gaz à effet de serre en isolant les bâtiments toutes ces choses là c'est faisable c'est possible par exemple aujourd'hui on a minéralisé complètement tous les sols en mettant des engrais et bien on peut les déminérarialiser les déminéraliser en couvrant les sols c'est à dire que ça ça permet de stocker du carbone par rapport aux forêts aujourd'hui on fait des coupes c'est à dire que rien n'est mis en place pour changer mais vraiment rien or c'est vraiment possible de construire un autre autrement il faut le construire avec les gens les gens ont plein d'idée sur ces sujets là et en même temps le ministre Christophe BECHU y rappelle dans son interview à France Info que le changement climatique ne dépend pas que de la politique française on est dans ce monde qui va de toute façon qui est déjà en train de de vivre un bouleversement une catastrophe un chaos climatique et c'est pas que du fait de la France donc je suis d'accord mais c'est 1% la France et en plus avec les émissions importées c'est plus et donc c'est pas rien et puis c'est un symbole la France c'est quand même pas rien si et puis globalement au niveau mondial il y a pas de vrai polémique vrai politique de bifurcation complète il faut changer de système et il y a rien qui est fait tout ça hors c'est un formidable espoir et et même par exemple quand il parle de la question de la sécheresse moi j'ai vu comment parfois les choses étaient gouvernées par le haut la dernière sécheresse nous qu'on a vécu dans les Hautes-Alpes et bien tout d'un coup voilà c'était très bureaucratique on disait il faut arrêter ça il faut arrêter ça il faut arrêter ça et pendant que il y avait des gens dans les HLM qui pouvaient plus faire leur petit potager et bien le golf les terrains de golf ils étaient encore arrosé quoi je veux dire et donc il y a une vraie réflexion à avoir de co-construction il y a par exemple tout un groupe d'agriculteurs tout un groupe de personnes qui se sont fédérées moi par exemple sur un de mes territoires et ces personnes là se sont mis ensemble ils ont réussi à baisser beaucoup plus drastiquement la consommation d'eau que tout ce qui était prévu par des mesures qui viennent d'en haut complètement arbitraire bureaucratique et donc vraiment une planification ça se construit il y a une planification d'adaptation et il y a une planification d'atténuation mais tout ça ça se construits mais les deux les deux vont de pair évidemment mais bon quand là on parle d'une adaptation à 4 degrés moi je le vis comme un comme un échec par ces gens en plus moi j'ai pas tellement envie de les avoir dans des scénarios d'adaptation c'est vrai que aujourd'hui la France on est à plus 1,7 par rapport à l'air pré-industriel qu'on voit aujourd'hui à 1,7 que on est déjà dans une situation de sécheresse depuis depuis un bout de temps que voilà on a vu les incendies cet été etc on peut se demander est-ce qu'on est capable d'imaginer un monde à 4 degrés de plus l'agriculture l'alimentation vous venez d'en parler on sera tellement impacté il restera plus grand monde finalement à 4 degrés bah c'est-à-dire à 4 degrés dans les territoires du sud-est par exemple là où je suis ben c'est semi des articles quoi je veux dire voilà c'est vraiment là on passe on passe des Caps et donc or c'est tellement le problème c'est que les vrais sujets de diminution des gaz effets de serre c'est jamais mis sur la table alors c'est possible il y a plein de choses à faire elles peuvent être enthousiasmant des pleins de personnes depuis des dizaines d'années en des solutions et on les écoute jamais on fait jamais parce qu'effectivement il y a tellement d'enjeux financiers voilà il l'oublient par exemple moi dans le bâtiment c'est les lobbies du béton de la construction qui sont là de l'autre côté c'est les lobbies agricoles pour qu'on met des engrais partout qui font une minéralisation du sol qui empêche le CO2 les lobbies de couper toute la forêt voilà c'est à dire qu'on parle de sécheresse et par exemple le gouvernement remet pas en cause la politique vis-à-vis des mégas basiques je vous ai entendu vous avez parlé donc de déni il y a une petite séquence que je voudrais qu'on revoit ensemble parce qu'on se souvient des vœux 2023 des manuels Macron président de la République on a un peu l'impression que c'était exitif il est pas forcément très à l'aise aujourd'hui avec le le sujet du climat je propose de revoir rapidement qui aurait pu prédire la vague d'inflation ainsi déclenchée où la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays alors vous m'avez dit tout ça ça se planifie on a un peu l'impression là que le pouvoir il navigue à vu la patte plan justement alors que même alors même que c'était le sujet durant l'entre-deux tours de la campagne présidentielle de la campagne d'Emmanuel Macron et là enfin il propose peut-être un plan pour réagir la catastrophe climatique un plan d'adaptation mais ça suffit pas bah oui ça suffit pas c'est à dire que moi je sais pas moi ça me fait ça me fait sourire quoi tout d'un coup là à la veille des élections présidentielles on prend la question en main et puis dans le concret rien n'est fait dans les différents secteurs pour diminuer les gaz à effet de serre évidemment il va falloir s'adapter donc évidemment il va falloir des programmes mais moi j'aimerais bien que l'adaptation elles viennent pas des gens qui en même temps fait la catastrophe parce que comment ils vont s'adapter et de quelle manière en attendant ils sont là on doit bien faire avec non mais voilà c'est sûr pour ça qu'il faut un renversement de pouvoir à un moment donné avec peut-être aussi les citoyens les citoyens en plein de choses à dire et il y a plein d'associations qui travaillent là-dessus depuis des décennies et il y a vraiment un autre monde à construire voilà cette phrase elle avait suscité beaucoup de réactions à l'époque où sont le président de la République à répondre je vous propose de regarder qu'est-ce que j'ai simplement voulu dire c'est qu'au fond ça a été encore plus vite que prévu et ça je crois que c'est assez vrai même toutes celles et ceux qui depuis des années alerte sur l'effondrement de la biodiversité sur le dérèglement du climat on dit regardez l'été dernier ça va encore plus vite qu'on ne l'avait prédit et on est encore plus touché que on ne l'avait prévu j'ai rien voulu te dire de plus donc c'était plutôt un message d'alerte écologique là on a voulu me caricaturer on a un message de déni je crois pas que ce soit vrai il suffit de regarder ce qu'on a fait ces dernières années ce qu'on va continuer de faire et puis ce qu'on échange ensemble depuis plusieurs mois il avait annoncé Emmanuel Macron alors à ce moment-là un conseil de planification écologique qui est désormais actif avant de prendre votre réaction il y a des choses qui se mettent peut-être en place aujourd'hui est-ce que notamment avec voilà les différentes avancées dans le débat public sur la question de la planification etc on est on n'a pas un début de quelque chose quand même alors moi je me dis c'est surtout quel écologie on met en place voilà quelle écologie avec quel comme je disais c'est une écologie qui va culpabiliser les gens qui va culpabiliser qui qui va être derrière qui ou alors un vrai changement de système et moi je ne vois pas ces personnes là s'attaquer au lobby s'attaquer au changement de situation c'est à dire qu'il y a un enfumage autour de la notion de dire que ne vont pas oui derrière la question de la planification c'est comment on construit avec tout le monde une planification c'est quand même une co-construction avec les salariés de l'agriculture avec les salariés du bâtiment avec les salariés de l'industrie comment on fait cette bifurcation voilà bah on est parti on va faire du nucléaire mais on voit même pas les catastrophes que ça pourrait donner c'est la fuite en avant technologique quoi c'est à dire que on voit même pas les catastrophes que peuvent donner un réchauffement s'adapter je vais dire à telle température parler du lac de Serre-Ponçon mais bon on voit aussi il y a des nucléaires qui seront plus possibles quoi je veux dire et voilà on va vers une paupérisation de la France on va vers quelque chose qui qui n'est pas quelque chose de constructif avec tout le monde quoi alors on utilise les termes de planification mais on parle pas des mêmes choses on utilise les termes d'écologie mais on parle pas de la même chose moi demain c'est pas la dictature écologique que je veux c'est une co-construction avec énormément de personnes quoi oui parce que de la planification il en existe il y en a eu beaucoup dans la prière par exemple il y a même au Commissariat au Plan ah non mais la planification elle était très hiérarchique nous par exemple dans nos territoires c'était les plans en neige les plans parc pour préserver la nature voilà il y avait des plans qui étaient qui étaient édictés par exemple moi là dans mon secteur où j'habite on va dans chaque village on essaye de faire des Agora de village et on essaye de co-construire avec eux la par exemple sur la question de l'agriculture dans un petit village de 3000 habitants on était plus 200 avec des associations et on construit des mesures de territoire pour l'avenir et ça c'est quelque chose de passionnant c'est quelque chose d'enthousiasmant parce que ça part des gens ça part de leurs besoins et ça part des personnes qui ont des compétences sur des territoires et sur des bassins de vie donnée c'est comme ce que j'expliquais tout à l'heure sur la question de la sécheresse et bien si on part véritablement des gens les gens vont pouvoir beaucoup plus diminuer ensemble et avoir une autre vision d'une bifurcation écologique ils vont pouvoir la co-construire effectivement ça sera mêlé de l'adaptation et de l'atténuation mais je voudrais vraiment dire aux gens que c'est vraiment possible de diminuer les gaz effets de serre c'est quelque chose d'enthousiasmant et c'est quelque chose d'extrêmement positif et possible hors aujourd'hui c'est le défaitisme rien n'est possible et on peut pas le faire et souvent il y a une méconnaissance de plein de de plein de facettes de ces sujets là le problème peut-être aussi c'est qu'il est un peu tard tout ça arrive un peu tard d'où peut-être aussi des politiques d'adaptation parce que oui non mais chaque degré chaque dixième degré supplémentaire c'est des c'est des milliers de morts et là quand on parle de 4 degrés par exemple au niveau de la planète on parle de centaines de milliers de morts de millions de morts bon là on est 4 degrés pour la France 4 degrés pour en France c'est pas la même chose que pour la planète mais il y a vraiment à prendre en main les choses pour atténuer et bifurquer c'est changer de système qu'on parle c'est pas des mesures avec les lobbies au pouvoir quoi un mot avant de conclure cette interview quand même sur la sécheresse vous vous êtes en montagne dans un département rural là-bas les agriculteurs ils sont en souffrance et ils sont plus inquiets que que jamais comment comment est la situation actuellement voilà la situation elle est catastrophique parce que comment on va gérer les conflits d'usage par exemple dans mon territoire c'est les conflits d'usage entre le lac de Serre-Ponçon qui distribue en même temps aux agriculteurs donc c'est on doit gérer c'est quoi c'est le tourisme c'est l'agriculture ou c'est la production d'électricité et tout ça c'est des conflits d'usage et puis bon bah le problème c'est qu'à un moment qu'est-ce qu'on fait face à la pénurie et effectivement il faudra co-créer ça mais ça ne sera pas à la dernière minute qu'il faut le faire et ça sera pas par le haut parce que si on fait ça par le haut on vous attendez pas une intervention de l'État des politiques publiques il faut il faut avoir une direction il faut savoir où on va mais la planification elle se co-construit d'abord avec les citoyens quoi et après il faut trancher des débats entre nous mais une fois qu'ils se sont expliqués quoi mais du coup comment on peut planifier une politique contre la sécheresse ah ben on peut planifier une politique contre la sécheresse parce que par exemple sur la question des besoins d'eau et bien comment on planifie je reprends dans un village chez nous et bien il y a des gens qui ont vu comment ils pouvaient diminuer à court terme leurs besoins en eau dans l'agriculture etc et avec les potagers etc ils l'ont fait par eux-mêmes ils ont réussi à diminuer beaucoup plus fort que quand ça venait de par l'État parce qu'il y avait des choses où il voit eux-mêmes les pertes après il y a une transition écologique qu'il faut faire dans mon territoire de montagne semi désertique on arrose énormément de pommiers mais on va pas dire leur politique moi ce que je vois c'est que d'un jour à l'autre on va dire on va interdire d'arroser moi ce que je dis c'est qu'il faut planifier pour que dans 10 ans on sorte d'un tout à l'arrosage pour le maïs pour la pomme pour toutes ces choses là mais ça se planifie sur du il y a des choses sur du long terme il y a des choses en co-construction avec les gens tout de suite mais si on compte construit pas ça avec les gens ça va faire de la violence ça va faire plein de choses parce qu'on va leur dire du jour au lendemain ah ben on a décidé de continuer le tourisme on a considéré on a dit qu'il fallait continuer la production d'électricité avec EDF et donc bah vous avez plus d'arrosage pour vos pommes c'est fini et les gens vont tout perdre et puis après ça est-ce que ça sera suivi est-ce qu'on va les indemniser moi c'est des politiques sans fin parce qu'il y a rien qui cause c'est pour ça que ça doit être construit avec eux parce que les gens leur a pas dit de ne pas de ne pas planter des pommes dans des territoires quand même assez sec on leur a pas dit on a on a rien fait pour parce qu'il y avait parce qu'il y avait l'eau etc donc on a rien co-construit avec eux et puis un moment ce qu'il faudra pas c'est arriver uniquement avec des arrêtés ou de la culpabilisation merci merci on va évidemment continuer à suivre ce dossier les actions du ministère de la transition écologique surtout qu'une prochaine loi climat est attendue c'est la fin cette interview il est temps de recevoir Yasmina cardoz et elinkas membres de l'association de journalistes lesbiennes gay bi trans et intersexe ensemble nous reviendrons sur les conclusions de leur dernier étude intitulée transidentité décidé de l'invisabilisation à l'obsession médiatique [Musique] les médias sont-ils transfobles les personnes trans font-elles l'objet de campagne transphobes dans la presse pour répondre à ces questions l'Association des Journalistes LGBTI observé la couverture médiatique des thématiques liées à la transidentité doute à novembre 2022 les journalistes de cette association ont relevé chaque article sur le sujet dans 21 sites les 21 sites de presse nationale les plus visités pour en parler nous recevons sur ce plateau Yasmina cardoz co-président de la JL et hellinkas manque membre de l'AJL qui a participé à l'étude alors déjà comment vous allez bien merci bonjour à tous les deux du coup premier constat le sujet de la transidentité il est pas forcément totalement invisible dans la presse en tout cas il est pas inexistant certains médias vous dites en parle même beaucoup mais en parler et même on parlait beaucoup ce ne veut pas forcément dire bien en parler typiquement vous relevez un cas c'est celui du journal Le Figaro qui reste le média qui a publié le plus grand nombre d'articles sur le sujet et aussi l'un des médias un média sur le podium du nombre de papiers que vous vous décrivez comme étant de mauvaises qualités vous parlez même d'une obsession trans tout à fait donc on a remarqué que c'était ceux qui en parlaient le plus on irait même plus qu'à dire que il pourrait y avoir une une campagne transphobe ou alors on a envie de sensationnalisme sur le dos des personnes trans pas de médiatique transphobe de la part du Figaro oui ou simplement une envie de sensationnalisme sans considérer le fait que ça mette en danger les personnes trans c'est à dire qu'il y a soit une intention pas maléfique mais une attention négative malveillante soit un vraiment une un total des intérêts une déshumanisation ils se disent on va vendre des journaux et puis c'est pas très grave ça m'est en danger les personnes ce qui est très inquiétant parce que les personnes trans sont de plus en plus victimes de violence le rapport le dernier rapport de SOS Homophobie a relevé beaucoup de signalement de violence contre les personnes trans donc très inquiétant ça renforce un climat en fait stigmatisant discriminant et du coup pourquoi pourquoi cette intention du Figaro on sait pas enfin je sais pas quels sont leurs intentions mais on voit ce résultat ou apparemment ils prennent la déontologie l'éthique il les met dans leur poche et ils invitent uniquement des personnalités que des propos anti-trans c'est-à-dire que par exemple vous dites qu'il y a des traitements sensationnalistes voyeuriste même vous utilisez le mot dans dans l'étude il y a l'exemple il y a un cas très particulier c'est un peu de l'aide aussi de d'où est parti votre étude c'est la manière dont a été traitées l'affiche du planning familial oui tout à fait donc le la durée sur laquelle on a étudié donc collecter les données c'est à partir donc du 17 août qui est la date de publication de l'affiche du planning familial où on voyait donc un homme ensemble qui a déclenché toute une panique morale à ce moment là et ensuite pendant trois mois donc jusqu'au 30 novembre et [Musique] je dans cette cette durée nous a permis de voir un peu les évolutions qu'il y a eu entre il y a eu cette première vague au moment de la polémique autour de la fiche puis ça c'est un peu calmé ensuite il y en a eu d'autres et on a comme ça des des mouvements où on va s'emballer sur un sujet particulier alors ça peut être une une circulaire à l'Assemblée nationale ça peut être un dessin en planning familial une campagne la dernièrement il y a un petit emballement donc bon bien après le la durée où on a collecté les données pour l'étude mais en ce moment il y a un petit emballement sur des textes de prévention sur le site de la CAF qui sortent un peu moins des médias les plus conservateurs mais en fait ce qu'il faut s'imaginer c'est que il y a un peu différentes couches il y a des discours plus ou moins réactionnaires qui vont bouger pas mal au sein des médias les plus conservateurs mais qui sont pas forcément les médias les plus lus je pense par exemple à valeur actuelle on compte plus les dossiers transphobes et valeur actuelle personne les lis parce que quand on a pris les médias les plus donc dans le classement de la CPN on s'est dit ah bah tiens il y a pas de valeur actuelle en fait personne pas grand monde les lits par contre une fois que c'est des certains niveaux vont avoir suffisamment d'écho dans ces espaces un peu plus confidentiels de la droite plus conservatrice et de l'extrême droite parfois ça va passer justement dans un environnement plus lu alors il y a des freins à ce mouvement notamment une tenté de respecter la déontologie vous parliez justement du Figaro le Figaro surtout le figarovox qui a fait énormément augmenter le nombre d'articles puisque le figarovox c'est un peu leur page opinion et qui dit opinion dit tribunes chroniques et en fait voilà c'est des éditorialistes ce sont pas des gens qui sont tenus de se tenir à la déontologie journalistique à croiser des sources tout ça donc ça leur permet de bourrer sur sur ce genre d'article sans vraiment de voir se poser de questions sur est-ce qu'on est-ce que ce qu'on racontait vrai parce que c'est à dire que concrètement quand vous parlez de véritable panique moral pour bien comprendre comment ça se manifeste ça se manifeste notamment en tout cas pour le Figaro beaucoup quand même à travers ces tribunes là c'est pas forcément toujours à travers des reportages les enquêtes etc c'est beaucoup par les pages idées c'est ça il y a plusieurs choses qui comme si on pouvait débattre en fait de la transphobie etc quoi c'est un peu le oui le propos de pas mal de ces tribus parce qu'il y a d'une part les tribunes sur on endoctrine nos enfants alors ça pour toute panique morale voilà il y a une forme un peu cliché mais de tout temps les paniques morales ont bien aimé les enfants parce que bah si on touche aux enfants quand même vous rendez compte c'est et du coup on a donc toutes ces papiers donc là on retrouve beaucoup les mêmes discours qui avait notamment la manif pour tous à plus vers 2012 d'ailleurs il y a pas mal de gens qui se sont recyclés dans dans leur enfin de pas mal de militants qui sont recyclés et qui avaient leur parole dans des tribunes au moment de la manif pour tous et qui l'ont maintenant donc voilà et puis il y a aussi les une fois que on dénonce enfin qu'il y a des militants des journalistes qui vont commencer à décortiquer un peu ces paniques morales bah là on peut avoir une seconde vague de tribune on essaye de nous silencier c'est la censure des transactivistes et c'est voilà c'est comme ça que c'est un peu quand c'est le culture voilà c'est un jeu de tetrise de la grande secure tout à fait le problème il concerne même des médias progressistes par exemple vous citez le cas de libération parce que on connaît la ligne éditoriale du Figaro voilà quand ma journal libéral plutôt conservateur ça nous étonne pas forcément de lire des propos transfab malheureusement dans le Figaro on peut en revanche être un peu plus surpris d'apprendre qu'un média cataloguer comme progressiste comme libération pas forcément au clair éditorialement oui libération alors c'est ils sont dans le top 3 des articles de bonne qualité dans notre étude cependant ils en ont quand même un certain nombre dans la catégorie mauvaise qualité dans la catégorie à améliorer et en fait ce qui nous semble c'est que il y a pas vraiment de direction éditoriale sur le traitement des des transidentités on a plusieurs rédactions comme ça où on a l'impression que ça va dépendre beaucoup du rédacteur ou de la rédactrice on n'a pas l'impression que il y a qu'il y a eu une décision collective sur qu'est-ce qu'on va raconter à ce sujet est-ce que il va y avoir de plus en plus en ce moment il y a des journaux qui vont avoir des réflexions sur comment parler de genre comment parler des droits des femmes mais pour parler de transidentité cette réflexion n'a pas eu lieu en tout cas pas qu'on puisse le voir vraiment vous parler de l'AFP ou de Mediapart qui au contraire sont plutôt des bons élèves et où vous dites que c'est peut-être parce qu'il y a une réflexion sur la question du genre notamment oui l'AFP notamment alors ça varie aussi ça peut varier selon le rédacteur la rédactrice mais effectivement les dépêches AFP font relever le niveau de l'articles de bonne qualité pour les sites qui les reprennent on a vu que sans les dépêches à FP seulement 49% du total des articles serait de bonne qualité là c'est 55,7,4%, 55,4% du total des articles du corpus sont de bonne qualité sans l'AFP on tomberait à 49%. effectivement la FPA a entamé une réflexion sur comment parler de droit des femmes quand on parlait des minorités mais elle est entamée cette réflexion et ça dépend encore une fois du rédacteur de la rédactrice et pour le reste des médias on a pas l'impression que c'est cette réflexion existe mais du coup la transphobie n'est pas la panache de l'extrême droite ou des milieux conservateurs oui mais elle peut être accidentelle aussi en fait c'est autant il y a des médias de droite où on va se dire bon bah voilà c'est des médias de droite qui font de qui font de l'actualité de droite d'accord et qui savent à qui s'adresse et puis il y a d'autres médias où on a l'impression qu'il y a soit un peu de paresse soit de la frilosité soit du ouh là là c'est compliqué on va pas en parler alors que jamais on dirait ça par exemple pour parler d'astrophysique si on a envie de faire des articles sur l'astrophysique on va aller chercher des experts on va aller chercher des journalistes spécialisés alors que beaucoup sur la transidentité les transidentités on va beaucoup de c'est compliqué surtout on va pas en parler on va reprendre une dépêche et pas trop se mouiller pas prendre de risques alors que les outils existent et que surtout notre métier en tant que journaliste c'est se renseigner et aller chercher les experts du coup vous faites aussi un travail de critique des médias mais vous relevez des problèmes notamment que plusieurs groupes minorisés des pleurs par exemple les personnes concernées qui sont invisibilisés dans les articles par les journalistes sur 98 articles sur la transidentité 36 seulement donne la parole à des personnes trans c'est on retrouve là un peu des dynamiques communes avec les autres groupes minorisés notamment les personnes racisées etc on a un peu toujours l'impression que on fait face aux mêmes obstacles au même frein qui qui sont dans tous les dans tous les médias oui tout à fait c'est le un peu cette question de si vous êtes une personne concernée votre parole va nécessairement être biaisé et bah on va se retrouver avec des plateaux qui vont débattre de la question trans et évidemment il y aura aucune personne trans sur le plateau donc ça c'est pour la télé dans notre étude on l'a bien vu la majeure partie des articles ne cite n’interroge à aucun moment de personnes concernées à l'inverse il y a il me semble c'était 35%, 7 si j'ai le 34,7 % de rhétorique anti-trans qu'on retrouve donc dans la dans les tous les papiers et du corps plus et seulement 20,9% qui font si une personne trans voilà donc on a beaucoup plus facilement tendance à aller chercher une parole qui s'oppose au droit des personnes trans voilà pour pour simplifier que enfin on va beaucoup plus facilement y chercher eux qui allaient chercher des personnes concernées parce que souvent on a ce on a l'impression qu'elles vont être biaisées et enfin voilà comme on se retrouve régulièrement quand il y a des polémiques sur le voile il y a pas une seule personne voilée sur le plateau là c'est assez similaire comme comme dynamique et souvent mais au même niveau dans les interviews dans les reportages les personnes transphobes et les personnes trans oui parce que c'est un débat et c'est un problème qu'on retrouve vraiment que dans le traitement des droits des minorités ou des problématiques liées aux minorité là en ce moment l'actualité c'était la réforme des retraites ça serait jamais venu à l'idée de qui que ce soit de faire des papiers sans aucun retraité sans faire jamais intervenir un retraité c'est dans tous les autres sujets on fait intervenir des personnes concernées mais là quand il s'agit des droits des minorités surtout pas parce que elle pourrait être biaisée sur leur vie c'est ce qui leur vie sur leur vécu c'est assez particulier comme d'ailleurs autre constat commun avec les autres minorités c'est l'idée que de la part des médias réactionnaires qui auraient une menace ou autre anti-universalité venu des États-Unis ça c'est quelque chose que vous avez relevé notamment par exemple dans les tribunes dans les édithos du Figaro par exemple c'est quelque chose qu'on observe ce que c'est assez discuté donc dans la partie entretien de l'étude les deux sociologues Alex Mawdo et Karine espinera ont été très intéressants sur le sujet et relève notamment que ce vaucisme en fait c'est une espèce d'épouvantail en général c'est le mot qui est utilisé quand les gens savent pas de quoi ils parlent pour dire regardez la menace c'est un monstre qu'on invente pour faire peur dans les chaumières cet été dans ma famille on me demandait ce que ça voulait dire genre expliquer en fait ça désignait simplement les personnes qui se battent pour l'égalité sociale et les humain et du coup ma belle-mère avec la tête de rire en disant ah bah du coup c'est nous en fait tout simplement et c'est enfin c'est bizarre de diriger cette épouvantail comme ça pour surtout pas dire que on veut s'opposer en fait au droit des personnes et cette espèce de menace de cette idée de grand remplacement en fait c'est une rhétorique qui est appliquée à chaque fois qu'on parle le droit des minorités et pour pour faire peur pour faire penser que nos valeurs seraient menacées alors qu'en fait c'est juste des personnes qui veulent exister et que les droits des personnes trans n'enlève rien au droit des personnes 6 c'est pas parce que quelqu'un va être appelé madame par son entourage et les gens dans la rue que quelqu'un d'autre va perdre son madame enfin ça marche pas comme ça mais justement par rapport à ça il y a eu un tournant médiatique récemment notamment dans cet entretien on peut lire au niveau des années 2019 ça veut dire que c'est quand même un phénomène récent dans la presse alors dans la presse la manière dont la presse traite de la question où il là il y a eu un tournant il y a pas de temps eu un tournant en 2019 dans les discours en eux-mêmes parce qu'il y a ceux qui rapportaient dans la presse qui est une chose mais ce qui est rapporté dans la presse ce sont des paroles de militants et militantes anti-trans qui s'active depuis des années déjà et mais ce qui s'est passé autour de 2019 c'est qu'on a commencé à médiatiser beaucoup plus d'enfants trans et et là tout de suite c'est vraiment un ingrédient clé pour créer une bonne panique morale et donc forcément on a eu ma petite fille de Sébastien lift on a eu la petite Lily qui est pas mal tournée sur des plateaux de sur des plateaux télé et donc il y a eu à ce moment donné cette médiatisation là et qui a créé une contre vague et ça c'est quelque chose que on constate un peu dans n'importe quel contexte vous prenez aux États-Unis et enfin dans tout le monde anglo-saxon il y a eu cette même vague réactionnaire dans les médias mais elle avait commencé bien avant donc on a un peu de retard là dessus en France la balle avait commencé avec la médiatisation d'une enfant qui s'appelait jazz Jennings et mais c'est le même la même histoire que le documentaire de Sébastien lift ou de Lily voilà on a des enfants qui sont médiatisés ça entraîne une horreur dans les camps réactionnaires parce que vous vous rendez compte ces enfants ils se posent des questions existentielles dès le plus jeune âge mais il y a des gens qui les écoutent terribles mais voilà donc c'est un peu là que qu'on a ce monde de bascule qui se crée et derrière il y a et donc ça c'est très clair là-dessus en fait au bout de toutes ces donc on a tout toutes ces paniques morales qui se créent et au bout on a souvent un système médiatique qui n'a pas le temps voilà il faut cracher des des piges à la chaîne quand on est journaliste pigiste tout simplement des médias qui n'ont pas grand chose à faire de vérifier en fait simplement le journalisme se fait à une vitesse où on ne peut plus lire de d'études scientifiques et en fait ce sujet il est pas nouveau il y a des études depuis très longtemps qui sont disponibles qu'on peut lire la précarité dans le métier il y a aussi un problème il y a un problème dans la manière dont l'information se fait qui ne permet pas de de bien traiter le sujet voilà mais du coup là on parle de panique morale d'invisibilisation de campagne transforme mais concrètement les conséquences sur les personnes trans notamment sur les des très jeunes vous avez parlé des enfants quels sont-elles enfin j'imagine que les conséquences elles peuvent être très très graves en fait finalement pour des pour des enfants par exemple qui bien sûr ça crée un climat un climat néfaste un climat nocif parce que si votre entourage a lu des papiers qui disent que la transidentité c'est le malin Carné que c'est très dangereux pour les enfants de ne serait-ce qu'il pensait et bah ça va pas vous encourager à aller vers eux ça va pas favoriser de bons coming out ça va pas favoriser même de discussions sur le genre de simplement peut-être que j'ai plus trop envie de porter du rose ça va ça va créer des climats ou en fait les enfants et les adultes vont être dans des situations de mal-être parce que leur entourage leur cercle sociaux les rejettent encore plus et plus violemment qu'avant vous notez quand même qu'il y a une amélioration en tout cas dans certains dans certaines rédactions le sujet semble en plus même d'un point de vue quantitatif davantage intéressé les journalistes vous avez publié notamment vous avez fait un kit pour accompagner la profession dans le traitement du sujet des transidentités etc mais concrètement c'est quoi du coup à mon article là justement donc depuis tout à l'heure on cite des chiffres ou dans notre étude on a considéré que tel pourcentage était des bons articles tel pourcentage l'était pas les critères justement qu'on avait dans notre étude pour considérer qu'est-ce qui est un bon article était au final très bas ce qu'on considérait être un bon article c'est ne pas citer ce qu'on appelle le deadname ou le morinon pour les Québécois de la personne donc le personnel le nom que des personnes avaient à sa naissance il y a certains termes à éviter comme transexuel des théories pseudo-scientifiques comme la contagion sociale ou l'autogénéphilie enfin tout ces trucs sans aucun fondement donc nos critères c'était simplement est-ce que l'identité de la personne est respectée est-ce que est-ce que les termes du kit sont employés et pour déterminer si c'était vraiment de la mauvaise qualité et ce qu'il y avait une instrumentalisation ou diabolisation des personnes trans et ce qu'on les plaçait comme en opposition aux femmes et elles se constitue que gérer un danger ça c'était trois éléments qui faisaient qu'on mettait tout de suite dans la catégorie mauvaise qualité puisque ça relève ça relève plus du journalisme et de l'information ça relève de la diabolisation de la campagne de haine voilà donc ça c'est globalement aujourd'hui on a du mal de la moitié des articles y arrivent mais ça veut dire que c'est juste la moitié quoi donc c'est que la moitié des articles sont bons bah c'est que ils sont bons mais au strict minimum de ce qu'on demande pour qu'un papier soit bon après on faut pas être de mauvaise foi non plus il y a quand même une nette amélioration notamment dans dans les termes employés où on va sur des choses des terrains beaucoup plus techniques on verse même si c'est encore un peu le cas on verse moins facilement dans le sens socialisme mais on a quand même des sujets qui sont un peu plus fouillés un peu plus incarnés on va chercher des des angles un peu plus originaux un peu plus de variétés et donc ça faut quand même un peu le mettre en avant voilà c'est pas d'où l'importance pour certains journalistes de s'organiser d'avoir aussi une association de journalistes LGBTI quoi tout à fait notre association elle est née en 2013 à la suite des débats lors du mariage pour tous toutes et tous parce que justement le traitement médiatique était catastrophique et en fait là on a l'impression de revivre la même séquence de on donne la parole qu'à aux opposants au droit donc là au droit des personnes trans à l'époque au droit des personnes homosexuelles bisexuelles et de on retrouve la même torique on retrouve les mêmes acteurs donc on a mis en place un kit qui donne quelques conseils qui sont des conseils tout simple de comment bien respecter les personnes et comment parler du sujet avec respect sans tomber dans les clichés donc il y a un chapitre pour les personnes lesbiennes les personnes gays les personnes bi la transidentité qu'est-ce qu'il y a d'autres un chapitre VIH SIDA aussi voilà c'est tout tout en ligne sur notre site gratuitement librement je vous remercie merci aussi du coup à la JL pour cette étude et nous aider à améliorer nos pratiques journalistiques et à nous alerter quand ils le font on le rappelle aujourd'hui la dominante fait aussi partie du problème mais c'est pas une fatalité du coup voilà on a besoin d'en parler tout de suite vous retrouver ma collègue Lisa lap elle reçoit Arnaud Bonton du collectif nos services publics le collectif a notamment des tricoté les chiffres du gouvernement utilisé par le Conseil d'orientation des retraites qui prévoit un déficit du système de retraite il dévoile que l'État soit le projet de baisser le nombre et le salaire des fonctionnaires soit gonfler artificiellement le déficit annoncé donc déficit qui sert à légitimer la réforme des retraites donc rester avec nous [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] nous sommes agents c'est nous sommes agents des services publics issus de milieux d'où provient la parole et décourager constatant chaque jour une perte de sens aujourd'hui nous brisons le silence pour dénoncer les dysfonctionnements de l'État voilà comme le collectif nos services publics se présente collectif qui est allé chercher dans les chiffres et des voiles que l'État a soit le projet de baisser le nombre et le salaire des fonctionnaires soit à gonfler artificiellement le déficit annoncé déficit qui sert à légitimer la réforme des retraites les fonctionnaires c'est soignants profs agents des institutions et j'en passe bref toutes celles et ceux qui font nos services publics je reçois Arnaud ponton fonctionnaire et copporte-parole du collectif nos services publics et l'entretien d'action [Musique] alors j'ai brièvement présenté votre collectif fondé il y a deux ans est-ce que vous pouvez nous dire un petit mot dessus le collectif c'est créé sur le sentiment de la perte de sens et l'intuition que ce sentiment qu'on partageait à quelques dizaines en fait était beaucoup plus répandu que ça dans les services publics et surtout pallier à des conditions individuelles pas personnel mais bien à des conditions structurelles d'exercices de notre travail que ce soit une culture des fois trop hiérarchique que ce soit des objectifs qu'on perde de vue soit des manques de moyens et que tout ça interrogeait en tout cas que nous à l'intérieur de la machine de l'État on était particulièrement bien placé pour interroger ces mécanismes structurels qui nous font perdre le sens à nous agent de notre travail mais aussi aux usagers de du service public en tant que quelque chose qui tient la société on voulait retrouver ce sens du service public on a collectif et depuis on essaye de faire entendre cette autre voix de l'intérieur alors on a beaucoup de choses à bal ayer par votre travail de décryptage vous êtes intéressé à quel sujet pour s'appuyer sur la nécessité de la réforme petit rappel le corps conseille d'orientation des retraites on a beaucoup parlé ici prévoit un déficit à 10 ans de 12 milliards d'euros par an sur plus de 300 milliards qui est le total de la caisse d'air retraite c'est la fin du tour des 4 % il précise tout de même que notre système de retraite français ne devrait pas présenter de déséquilibre financier majeur au cours des années à venir il indique par ailleurs une baisse de niveau de vie des retraités dans les scénarios calculés par le corps il y a un retour à l'équilibre en 2070 pour trois scénarios sur 4 malgré tout il insiste bien il n'y a pas de dynamique non contrôlée des dépenses de retraite c'est un rapport qui a suscité énormément de débats et que toutes les parties utilisent ont choisissant ce qui va dans leur sens vous vous êtes allés plus loin vous êtes demandé si ce fameux déficit n'était-il pas artificiellement gonflé pour justifier la réforme vous avez épluché les chiffres du gouvernement qui ont servi au corps pour établir leur prévisions et leurs déficit et le gouvernement donc prévoit une diminution de 11% de la rémunération des fonctionnaires sur le quinquennat est-ce que vous pouvez un peu nous expliquer quel est le rapport avec les retraites ce que voilà vous pouvez vous expliquer un petit peu tout ça bien sûr le point de départ de notre analyse c'est un constat c'est une mécanique relativement simple à comprendre qui est que pour les 2,2 millions d'agents de la fonction publique hospitalière donc essentiellement des soignants ou territoriales des agents des écoles des travailleurs sociaux entre autres la les cotisations sont assises sur leur rémunération indiciaire et contribue directement à financer le système de retraite c'est-à-dire que plus vous avez d'agents et mieux y sont payés plus il y a de cotisations qui rentrent dans les caisses on voit bien le lien direct entre la rémunération et l'équilibre le projet de réforme des retraites est basé vous l'avez dit sur les projections du conseil de rotation des retraites le Conseil d'orientation des retraites sur le long terme il produit ses propres scénarios il estime ou il donne des hypothèses différentes de croissance par exemple mais à court terme il reprend essentiellement les chiffres du gouvernement puisque d'ici à 2027 il y a c'est lui qui est le mieux placé pour savoir si on va vraiment embaucher des fonctionnaires ou combien on va les payer or et c'est là qu'on intervient entre avant l'élection d'Emmanuel Macron ou avant sa réélection et après entre le rapport du Conseil d'Orientation abstraite de juin 21 et celui de septembre 2022 les prévisions sur l'emploi public ont été très sensiblement dégradées de deux choses de deux manières la première c'est qu'il y a une stagnation du nombre de fonctionnaires qui est prévu donc ça c'est pas nouveau en tout cas c'était il n'avait pas manifestant pas prévu de plus recruté mais c'est à dire que dans l'école ni dans l'environnement etc il y a de prévisions la deuxième chose qui pour le coup beaucoup changé entre les deux années c'est que maintenant le gouvernement prévoit un gel total de la rémunération à la fois le point d'indice mais aussi les primes des fonctionnaires en général y compris des fonctionnaires territoriaux ce qui compte tenu de l'inflation conduira à une diminution du pouvoir d'achat de vous l'avez dit environ 11 % d'ici à la fin du quinquennat et donc on voit bien ça c'est un impact direct sur le solde du système de retraite et de manière très sensible c'est à dire que si à l'inverse on faisait augmenter normalement la rémunération et le nombre de fonctionnaires c'est à dire comme le reste de la masse salariale privée on récupérerait 3,3 milliards de cotisations supplémentaires d'ici à 2027 c'est à dire qu'on diminuerait globalement des sites d'environ un tiers c'est massif et donc de deux choses l'une ou bien le gouvernement c'est vraiment un objectif politique et le gouvernement prévoit de diminuer fortement la diminution de la rémunération des fonctionnaires sur l'horizon du quinquennat et vaut mieux qu'on le sache ou bien ça n'est pas un objectif politique auquel cas le déficit qui nous présente pour justifier sa réforme et artificiellement surévaluer est-ce que vous avez eu des réponses depuis le jour où vous avez dévoilé tout ça on en a alors il y a une députée qui a repris cette question à l'Assemblée nationale et qui donc le ministre a été tenu de répondre on peut pas vraiment dire que c'était une réponse dans la mesure où l'essentiel du temps il va botter en touche si vous voulez bien on va regarder le la réponse dont vous parlez actuellement vous avez lancé le magnéto donc c'est parfait on y va vous évoquez la question des hypothèses en matière d'évolution de la rémunération des agents publics tels que retenu dans le rapport du corps d'abord un mot pour dire que concernant les hypothèses d'évolution de la rémunération de la fonction publique et les effectifs pour ce qui concerne la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière le corps a retenu les mêmes hypothèses que dans ces rapports précédents qu'il n'y a pas de difficulté majeure en matière de choix des hypothèses et que la Caisse nationale de retraite en charge de la fonction publique et de la hospitalière et territoriale accusé vrai un déficit de 6 à 8 milliards d'euros alors qu'elle représente qu'elle couvre si vous me permettez 10% de la population active à peu près 10% des retraités pour ce qui concerne la fonction publique d'État l'argument que vous souhaitez déployer ne tient pas il ne tient pas puisque l'État assure l'équilibre du régime de retraite des fonctionnaires de l'État il l'assure à tel point que l'État un taux de cotisation qui est à plus de 35% pour les à plus de 75 % pardon pour les agents administratifs à plus de 125 % pour les personnels militaires quel que soit les variations de rémunération des agents publics il n'y a pas d'impact sur le solde du système de retraite alors du coup que répondre à Olivier du soft sur cette réponse là c'est frappant dans cette réponse qui est une partie de ta réponse alors le reste ça c'est une minute environ sur les deux minutes de sa réponse et l'autre minute il bote en toucher essentiellement mais déjà ce qui est frappant c'est que sur à peu près la moitié du temps de la de sa réponse c'est aussi hypot également touche la première partie il y a une petite contre-vérité c'est à dire il nous dit les hypothèses n'ont pas changé entre 21 et 2022 ce qui est pas vrai elles ont été dégradées je le disais notamment sur la rémunération des fonctionnaires et donc il y a vraiment une aggravation du déficit entre 21 et 22 du fait du changement des hypothèses du gouvernement en matière de rémunération de des fonctionnaires et sur les services publics ça c'est le premier point le deuxième c'est que en fait il sur le reste de la question il répond à côté il parle de la fonction publique d'État qui est pas du tout inclus dans le calcul alors c'est vrai que c'est un peu compliqué et donc c'est là où c'est relativement talentueux de sa part il embrouille sur des sujets assez techniques ce qui est pas tout à fait nouveau et parce que les cotisations de la fonction publique d'État sont calculées de manière très différente de celle que je vous ai expliqué sur la fonction publique territoriale et hospitalière qui fonctionne comme n'importe quel cotisation plus on est payé plus on cotise et donc à ce mélange là mais qui interroge au fond je pense la sincérité du débat c'est à dire que c'est une des questions qu'on pose on pose deux questions on pose la question de la justification de la réforme c'est à dire est-ce que le déficit est aussi important que il le présente et puis on pose la question de la sincérité du débat et des chiffres qui sont même mis dans le débat dès lors qu'on ne répond pas vraiment à cette question bah la question reste complètement entière malheureusement toujours pas de réponse à ce jour mais évidemment on va aller chercher voir si il y a vraiment ce cette baisse annoncée pour les fonctionnaires ou si les déficits ont été trafiqués on vérifiera ça donc vous travaillez vous partez des services publics avec le collectif mais évidemment cela sert à aller plus loin et à décortiquer les mécanismes également autour de la réforme des retraites on vient de le voir pourquoi réformer je vous propose d'écouter un petit florilège des tentatives d'explications du gouvernement et du président de la République à juste titre on est en train de refonder deux grands services publics l'hôpital l'école et notre sécurité ça coûte de l'argent est-ce qu'on peut le financer par le déficit non nous sommes un des pays qui a le plus grand déficit en Europe peut-on le financer par plus d'impôts non nous sommes le pays parmi ceux qui taxent le plus taxant le plus en Europe nous ne pouvons financer cela qu'en travaillant davantage et en produisant plus de richesses c'est la réforme du lycée professionnel la réforme de l'apprentissage la réforme de l'assurance chômage la réforme de notre formation professionnelle pour mieux accompagner vers l'emploi et c'est travailler plus longtemps donc oui c'est la réforme des retraites nous connaissons le débat nous proposons un projet un projet qui finance exclusivement nos retraites je le répète chaque euro cotisé servira à financer nos retraites rien d'autre cette réforme elle permet de créer plus de richesses pour le pays parce qu'on va avoir plus d'heures travaillées si on a plus d'heures travaillées dans le pays c'est aussi pour ça que je veux continuer ce qu'on fait sur l'apprentissage et sur le reste vous créez plus de richesses vous réindustrialiser davantage le pays et cette réindustrialisation c'est celle qui permet de financer l'éducation la santé est-ce qu'on peut pas après ce retourner dire on a une crise à l'éducation nationale on a une crise à l'hôpital comment on finance tout ça alors c'est pour Server notre c'est pour sauver notre système de retraite bon la vue il est pas en danger il existe bien d'autres moyens pour le financer ou alors c'est pour financer nos services publics on commence à être un peu perdu parce que le discours a de nombreuses fois changé on vient de le voir c'est une question esthétorique mais hard de bon temps je vous la pose doit-on travailler plus longtemps et se serrer la ceinture pour sauver nos écoles et nos hôpitaux est-ce que Emmanuel Macron dit vrai dans ces images en fait c'est au moins deux manières de répondre à la question la première c'est la logique d'expliquer la logique du gouvernement qui est de dire en travaillant plus longtemps ils l'ont dit on crée plus de richesses et plus de richesses c'est plus d'impôts et on pourra travailler on pourra financer les services publics ça c'est leur logique première manière de répondre c'est questionner cette logique économique alors je ne suis pas économiste je suis pas le plus compétent mais d'autres Michael Zemmour par exemple soulignaient de manière assez intéressante que la réforme maintenait beaucoup de personnes dans un sas de précarité donc c'est pas forcément des gens qui travaillent plus longtemps mais des gens qui ne sont déjà plus au travail au moment de partir en retraite et qui vont rester au RSA à l'occasion Spécifique de Solidarité au chômage d'autres vont dire plus de travail quand la planète n'ont plus déjà plus ça n'est pas une logique soutenable c'est une manière économique de répondre mais à la limite je me concentrerai plutôt sur juste le financement des services publics c'est à dire la referme de retraite prévoit de faire des économies et provenant de faire de manière relativement progressive ça va taper relativement vite les personnes aux portes de la retraite mais d'ici à 2027 il y aura une montée en charge progressive c'est aujourd'hui qu'on a besoin d'argent pour les services publics c'est pas en 2025 2026 2027 quand on dit que l'hôpital craque quand les soignants le répètent depuis 3 ans quand on voit les feux de forêts dans les dernières années et donc c'est là qu'on a besoin d'argent et à ce moment-là regardons si le gouvernement mais effectivement de l'argent dans les services ou non et c'est ce qu'on a également montré avec nos services publics c'est que malheureusement le dernier projet de loi de finance qui nous a été présenté est un projet le deuxième projet le plus austéritaire sur les 20 dernières années c'est à dire que dans l'environnement on crée 24 postes c'est ridicule c'est à vous ça parle de soi-même et puis encore y compris là on interroge cet aspect de quand est-ce qu'il faut de la temporalité quand est-ce qu'il faut financer ça reste public mais est-ce que il y a vraiment cette volonté de financer le service public et c'est là que on peut y compris retomber sur la réforme des retraites ce même projet de loi de finance prévoit dans son exposé de modifier explique le pourquoi de la réforme des retraites et nous dit bien que ils veulent diminuer les impôts sans créer plus de dettes donc il va falloir trouver d'autres dépenses à diminuer en même temps qu'on diminue les impôts évidemment les impôts qui sont diminués en l'occurrence c'est beaucoup des impôts des entreprises et des ménages les plus aisées la CVAE et l'impôt de la taxe d'habitation en particulier donc diminuer les impôts sans plus de dettes on va choisir des dépenses et diminuer ça va tomber sur les retraites et donc ça n'est pas mieux financer les services publics c'est supprimer des impôts et donc de fait des financer les services publics parce que pour expliquer donc là la réforme des retraites passe en projet de loi de finances de sécurité sociale rectificatif alors que les services publics le budget est choisi en projet de loi de finance donc il a été voté en fin d'année 2022 pour le pour l'année 2023 enfin votez j'irai plus passer à coup de 49,3 soyons plus précis que vous en avez un petit peu parlé mais que conclure de ce projet de loi de finances pour l'année 2023 et il annonce une véritable austérité c'est du jamais vu ou c'est plus dans la continuité des années d'avant soit Macron ou en fait comment est-ce qu'on évalue si un budget austéritaire ou non le gouvernement nous le disait d'ailleurs il nous disait on voudrait mettre plus 65 milliards dans ce projet de loi de finance par rapport à celui de l'année d'avant donc en volume en valeur a priori ça augmente mais pardon volume je m'embrouille il y a plus d'argent mais il y a aussi plus d'inflation et donc une fois qu'on neutralise les effets de l'inflation on voit que le budget augmente de 0,1% c'est à dire qui stagne c'est à dire que malgré tous les besoins supplémentaires et je pense qu'on a rarement parlé autant de services publics dans leur ensemble et que on commence à avoir conscience que l'école la justice la santé ça va pas très bien ça n'est pas le c'est le moment que je choisis le gouvernement pour ne pas augmenter ce budget ce qui de ce point de vue là est relativement cohérent avec les prévisions qu'il nous a par ailleurs annoncé qui annonce une dégradation de la rémunération et de l'emploi dans le service public d'ici à la fin du quinquennat petite parenthèse mais je suis obligée de réagir là-dessus dans l'extrait d'Emmanuel Macron là on a entendu dire que la France était championne des taxes petit rappel en 2021 le taux moyen d'impôt pour les groupes du CAC 40 était de 4,5 % et à contrario le taux d'impôt pour les petites et moyennes entreprises varient de 15 à 25% selon une enquête de l'Obs datant de juillet dernier donc champion ça dépend pour qui et vous venez de le dire la réforme des retraites notamment été écrit noir sur blanc dans le PLF dans le projet de loi de finance pour 2023 que ça servait à compenser la réduction des impôts surtout pour les entreprises reprenons la réforme des retraites n'est qu'un miroir des politiques menées jusqu'à lors sous les quinquennat Macron et même avant d'ailleurs vous vous faites le parallèle entre la réforme des retraites et la réforme des services publics est-ce que vous pouvez déjà nous rappeler cette réforme de service public et pourquoi faire un parallèle entre les deux alors on fait pas tant le parallèle on questionne les liens parce que je pense que c'est pas exactement les mêmes dynamiques et en fait c'est il y a des limites enfin on parle pas de l'évolution des besoins dans les services publics comme on parle d'évolution des besoins sur les retraites c'est plus compliqué de mesurer c'est quoi des besoins en santé des besoins en éducation par exemple en revanche il peut y avoir des dynamiques communes une des premières dynamiques c'est la logique du la logique du financement ou plutôt de raisonner avant tout par la diminution des dépenses ça ça s'applique de manière enfin c'est un schémas de penser qui s'applique de manière indiscriminée à peu près tous les services publics et à la protection sociale mais qui derrière n'a pas les mêmes conséquences dans le service public c'est en tout cas les réformes qui ont un objectif essentiellement budgétaire sont des facteurs importants de perte de sens on a un travail plus pressurisé on perd de vue les objectifs là où dans retraite ce que les gens enfin on entend aussi point dans le sujet du travail et on le voit les questions de pénibilité sont très présentes dans le débat mais pas de la même façon si je peux prendre une image si on imagine que le travail ou la retraite c'est la lumière au bout du tunnel c'est une image un peu noir du travail mais pressuriser les services publics c'est rendre le tunnel plus pénible pressuriser les retraites c'est allonger le tunnel donc il y a des liens mais vous voyez pas exactement de la même façon une deuxième manière dont on pourra avoir de questionner les liens et le parallèle c'est sur les conséquences dans le et ici encore en tout cas ici je pense que les services publics ont un cran d'avance sur les compétences qu'on verrait potentiellement sur la réforme des retraites un peu en avance sur quoi c'est à dire que quand on pressurise les services publics on ouvre de fait une place très importante pour le secteur privé et sur les dernières années c'est plus 300 % d'écoles privées primaires hors contrats qui ont émergé le dernier quinquennat a créé deux fois plus de place dans l'enseignement supérieur privé que dans l'enseignement supérieur public dans la santé c'est les cliniques privées qui entre 2013 et 2023 ou 2021 ont pris 60% de plus de parts de marché dans la chirurgie ambulatoire dans certains secteurs très rentables même on pourrait se dire que le régalien est épargné mais depuis 2015 on voit que les vigiles privées sont partout donc en fait tous les secteurs sont un petit peu tous sont touchés par cette perte du caractère universel des services publics on n'est pas encore là sur les retraites et je pense pas que cette réforme soit un coup d’œil accélérateur majeur là-dessus en revanche tout est prêt pour le développement d'un système par capitalisation qui est déjà très largement défiscalisé des socialisés et qui coûte très peu cher et donc c'est une des interrogations à terme vous le disiez notamment si le niveau des retraites continue à diminuer ça va libérer des facto en espaces pour la capitalisation je crois pas qu'on y soit encore aujourd'hui le système est très majoritairement par répartition et je crois une bonne chose mais on peut interroger cette logique et le parallèle c'est l'argument c'est l'argument du gouvernement et d'Emmanuel Macron de dire que cette réforme c'est pour sauver le système de répartition vous êtes d'accord avec ça en fait c'est ce que vous rappeliez tout à l'heure le système par répartition il est pas en danger financier 12 milliards sur 300 milliards bah c'est comme si vous aviez un salaire de 2000 euros et que à la fin de l'année vous à la fin du mois vous étiez en découvert de 40 bon ça fait pas plaisir mais vous n'êtes pas en danger en revanche ce qui peut vraiment mettre en danger ou en tout cas ce qui peut fragiliser le système par répartition c'est ce que nous propose ce que nous projette le Conseil d'orientation des retraites c'est-à-dire si puisqu'il va y avoir plus de personnes âgées si l'on ne trouve pas de nouvelles ressources à mettre dans le système le niveau de vie des personnes des retraités va mécaniquement diminuer et revenir dans les années 2060 au niveau il était dans les années 80 et donc ce sera une ce serait une régression et là probablement ça fragilise beaucoup plus fortement le système de solidarité on pourrait ne plus avoir confiance dans le système par répartition pour nous garantir un niveau de vie suffisant je pense que c'est un risque un peu plus grave que 12 milliards horizon 2030 s'il n'est pas pourtant un non sujet mais qu'il y a beaucoup de manières de régler la phrase qu'on entend très souvent repas de famille fais toi ta propre retraite tant qu'il est encore temps ça peut paraître anecdotique mais pas du tout au contraire c'est assez on a avec nous aujourd'hui la meilleure copie du concours externe de l'épreuve d'admissibilité finance publique alien SP donc l'Institut national du service public anciennement Léna cette copie a obtenu la note de 17 sur 20 il y a trois sujets dans cette copie la réforme des retraites le Haut Conseil des finances publiques et la fiscalité vous vous l'avez consulté cette copie c'est quoi votre impression là-dessus ma remarque est moins sur la copie sur la question puisque à la limite que un étudiant une étudiante devant sa copie se disent je veux réussir mon concours plutôt que je veux défendre la justice sociale ça me semble relativement logique en revanche ça interroge beaucoup sur la manière sur ce qui se passe dans la tête des correcteurs quand ils posent cette question c'est sur les retraites c'est pourquoi au regard des enjeux de finances publiques réformer les retraites il y a déjà une question de formulation c'est à dire que la formulation est très fermée pourquoi au regard des enjeux finance publique réformer les retraites on nous demande un paragraphe argumenté qui répond à une question fermée c'est dommage parce que on est en train de recruter les futurs diplomates des futurs sous-préfets les futurs administrateurs administratrice de l'État on attendrait peut-être deux un minimum d'esprit critique à quel moment on se dit que c'est OK de poser de les sélectionner sur une question aussi biaisée premier point la deuxième chose c'est de considérer les retraites au regard du prisme des finances publiques et en fait si on a mis en place notre système de retraite c'est pour une raison simple mettre en sécurité sociale les personnes âgées donc c'est ça l'objectif du système de retraite c'est pas de les finances publiques si on interroge des futurs fonctionnaires sur cette question interroge y compris en prenant en compte les vrais enjeux les pensions modestes les inégalités famom la pénibilité totale ce sont des enjeux majeurs et beaucoup plus clé dans le système de retraite et donc au fond je pense que ce que ce que ça révèle cette question ou cette formulation là c'est justement cette inversion de valeur qui est en germe dans les finances publiques c'était dans les services publics et qui les empoisonnent d'une certaine manière entre les priorités de pourquoi on fait les choses et le les objectifs financiers on considère l'école les retraites la santé comme des agonomies budgétaires à faire et non comme des moyens de faire grandir les enfants de prendre soin de la société d'apaiser dans le cadre de la justice on pourrait dire des investissements en termes économique on pourrait juste dire de faire tenir ensemble la société et je crois que c'est ça ces facteur de perte de sens très fort dans les services publics et pour les usagers et pour les agents que c'est un problème là qui est révélé entre autres par cette copie de l'INSEP mais qui l'a déborde très largement et puis que je crois que malheureusement on retrouve cette logique dans la réforme des retraites actuellement en cours à travers le collectif ce qui vous a fait naître et que vous dites vous l'avez dit au début perdre le sens de nos services publics vous écrivez on nous exhorte à garantir la qualité de service sans nous donner les moyens de le faire on nous demande de mettre l'usager au centre mais surtout d'obéir à la hiérarchie et la protection de la santé du climat ou la lutte contre les inégalités passent à l'AS ou parlez aussi de mots qui vous ont été imposés au fil des années austérité management bureaucratique absence de débat interne etc pourquoi avoir eu cette réaction cette envie il y a deux ans de créer ce collectif quel a été le déclic surtout est-ce que c'est quelque chose aussi que vous vous constatez au quotidien vu que vous êtes fonctionnaire donc vous y travaillez au quotidien dans ces institutions alors on est on est plusieurs à l'avoir créé donc je pense que chacun a eu des déclics un peu différent à titre personnel il est né pendant la crise du covid où je travaillais à l'assurance maladie en Seine-Saint-Denis et j'ai une période fascinante je me sentais parfaitement à ma place pendant notamment toute la première vague et on avec des dizaines de collègues ça marchait très bien on était au soutien des soignants et on sentait là où il fallait et puis quand on a commencé à s'en parler à faire des petits retours d'expérience une collègue nous dit c'est une période incroyable on est en train de retrouver du sens et en fait cette idée a un peu fait son chemin et pour moi et à la fin elle questionne les choses c'est-à-dire si là on est en train de retrouver du sens qu'est-ce que c'était avant et qu'est-ce que ce sera après et il y avait à cette période un alignement entre les besoins du terrain entre les politiques publiques que nous on faisait et puis les objectifs généraux tout était mis au service de la lutte contre la pandémie et je crois que en général ce qui crée la perte de sang c'est de désalignement entre ce que les agents perçoivent les ordres qui reçoivent et les besoins des gens sur le terrain donc perte de sens sentiment je pense un des mieux partager dans les services publics on s'est dit qu'il y avait et très lié à des questions vous le voyez bien très politique on s'est dit qu'il y avait quelque chose à faire et au moins pour sans parler entre nous et par là trouver les les causes les ressorts de cette perte de sens les exposés parce que certaines d'entre elles sont intéressantes toute la société c'est importante de savoir que l'hôpital public va mal ou que l'école publique est insuffisamment prend insuffisancement des enfants et on s'est dit que il y avait aussi un mot à dire de point de vue vous le disiez en introduction de personnes qui parlent des fois un peu moins les ministères les préfectures etc on va s'éloigner un petit peu des retraites pour parler d'un autre sujet qui n'est évidemment pas sans lien avec les services publics et qui a fait du bruit dans l'actualité l'année passée on a évidemment parlé aux médias c'est le recours au cabinet de conseils on le rappelle le gouvernement avait fait appel au cabinet américain McKinsey pour la logistique de la campagne de vaccination contre le covid-19 le ministère de la Santé aurait signé 28 contrats entre mars 2020 et janvier 2021 pour un total de 11,353 millions d'euros avec cette cabinets de conseils dont 4 millions pour ma kinsee pour la gestion de la crise sanitaire et sur la période 2018-2020 les dépenses de conseils de l'ensemble du ministère ce sont élevés à une moyenne annuelle de 140 millions d'euros donc c'est ce qui explique le ministère de la transformation et de la fonction publique il y a surtout un chiffre aussi qui a interpellé qui avait fait beaucoup de bruit c'est les 500.000 euros qui ont par Jean-Michel Blanquer pour étudier l'évolution du métier d'enseignant est-ce que c'est recours peuvent être considérés comme un mépris des services publics dans le sens d'aller chercher l'expertise ailleurs alors que ils l'ont juste là avec les fonctionnaires d'abord je pense qu'il y a un problème avec le 140 millions d'euros il y a pas je pense pas qu'il y a de 140 millions d'euros de recours au Conseil ça paraît énorme mais pour le mettre mais en tout cas c'est une vraie question et je pense qu'il déborde largement celle des cabinets de conseil c'est un point qui a fait particulièrement polémique et c'est intéressant il est symptomatiques mais il est simple de mating une vérité plus générale et que avec nos services publics on a essayé de mettre en valeur parce que de comprendre que en fait c'est la face émergée d'un iceberg de l'externalisation en général des services publics c'est quoi externaliser c'est payer d'autres pour faire notre qu'il fasse nos missions à notre place et que ça ça représente pour le coup à 16 milliards d'euros sur l'ensemble de sur l'ensemble des collectivités publiques pour une année donnée c'est à dire l'équivalent de la moitié du budget de l'État c'est énorme c'est massif oui vous avez une question comment est-ce qu'on en est arrivé là et c'est ça qui nous intéresse c'est à dire on n'est pas toujours arrivé là par volonté d'économie on est beaucoup arrivés là parce que dans l'état il y a un certain nombre de règles qui nous impose d'avoir recours à des cabinets de conseils plutôt que de recruter des collègues c'est à dire qu'on a le budget mais on n'a pas le droit parce que on a par exemple des plafonds d'emploi on est déjà au taquet de en termes de nombre de collègues possibles de recruter donc pour exercer nos missions supplémentaires on va devoir faire un chèque à un cabinet de conseil donc c'est un des mécanismes il y en a beaucoup d'autres qui nous obligent à rentrer dans un système de conc commence plutôt que que à renforcer les services publics et qui conduisent à une perte de compétences assez massive au final dans les services publics c'est un des sujets qu'on a souhaité mettre en avant en tout cas donc collectif parce qu'il est très structurant pour les services publics et il tient en fait au moins autant qu'il les cabinets de conseils peuvent les affaiblir entre guillemets parce qu'on va perdre des compétences c'est le symptôme d'un affaiblissement c'est comme un cercle qui se mord à la queue moins plus on externalise moins on est compétent pour faire et plus on sera demain poussé à à sous-traiter de nouvelles missions avec y compris des conséquences sociales c'est à dire que on perd des compétences mais ça interroge au final sur le coup mais mais des fois même quand on fait des économies sur les externalisation par exemple dans le gardiennage Dans le nettoyage ça interroge sur le rôle soci de la puissance publique dans la société au XIXe siècle on crée les retraites publics en se disant on va fidéliser les fonctionnaires par de bonnes conditions d'emplois et tirées par le haut les conditions d'embauche dans l'ensemble de la société quand les services publics font appel à des femmes de ménage souvent très précarisées avec beaucoup de temps de transport et des emplois très tôt le matin très tard le soir il joue un jeu de dumping social tout à fait classique et prend tout à fait délétères des notes quelque chose je pense de glissement de son de l'idée de son rôle dans la société merci beaucoup AR content donc on le rappelle vous êtes qu'auport parole du collectif nos services publics qui s’appelle à décortiquer les politiques en cours en rapport au service public vous reviendrez avec plaisir s'il y a encore plein d'autres choses à dire merci également à vous d'avoir vos écrans de nous avoir suivi si on peut vous proposer chaque jour cette qualité d'information c'est uniquement grâce à nos abonnés et nos sociétés qui financent notre antenne ce programme fait partie de notre nouvelle grande ambition faire du média une véritable chaîne de télévision qui vous proposa une proposera une autre hiérarchie un autre traitement de l'information cela fait déjà plus de 5 mois que nous tenons le défi d'être utilisé en 24 heures sur youtube et dailymotion uniquement grâce au soutien populaire et citoyen de près de 9500 abonnés dont 4100 sociétaires c'est énorme mais soyons honnêtes notre modèle est fragile et ce n'est pas assez continuez à vous abonner à faire abonner vos proches offrez-vous un média véritablement libre des 5 euros par mois et on vous dit à lundi pour nos directs habituels avec les flash info du média 13 15 et 17h puis à 18h30 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