Amélie Nothomb fait sa rentrée et c’est "Tant mieux" - C à Vous l’intégrale - 11/09/2025
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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h, avec Emilie, Pierre et Lorrain.
Et un duo aussi drôle à l'écran qu'en coulisses. - Tu m'as mis un bon coup de coude! Au fond de l'évier...
Ca sent les frites. Rires. - A.-E.Lemoine: A.Fleurot et D.Boon sont à l'affiche de "Regarde", mercredi prochain en salle.
Ils seront à nos côtés dans un instant, aux côtés de l'auteure fétiche de la chanteuse Angèle. - C'est difficile de passer à côté d'A.Nothomb.
J'aime ses oeuvres mais j'aime aussi énormément qui elle est. - A.-E.Lemoine: C'est de son 33e roman qu'elle nous parle ce soir.
Quant à notre chef, D.Accettulli, c'est une chose de savoir cuisiner des spaghettis al dente, encore faut-il savoir ouvrir le paquet avec classe. - D.Accettulli: On le tient très fort, OK?
Je tape. A toi. C'est une catastrophe!
Je vais me calmer ailleurs. - A.-E.Lemoine: Diego, on ouvre les paquets de pâtes comme ça?
Montrez-moi. J'essaye! J'ai écrasé les spaghettis et ça sort des 2 côtés.
Ce soir, pas de spaghettis, mais des "casarecce". Vous les avez accommodées, pour plaire à A.Nothomb, avec du chocolat. - D.Accettulli: Je sais qu'elle aime le sucré.
J'ai fait une recette sucrée-salée. Je vais apporter la dernière petite touche avec ma pointe caramélisée. - A.-E.Lemoine: Merci, chef.
A tout à l'heure pour le dîner de "C à vous". C'est une comédie à la fois hilarante et émouvante qui réussit le difficile pari d'aborder avec justesse et sensibilité le handicap. A 16 ans, Milo, qui ne pense qu'à partir surfer avec ses copains, apprend qu'il souffre d'une maladie qui va le rendre aveugle.
Ses parents, séparés, oublient leur rancoeur et décident d'offrir à leur fils des souvenirs inoubliables. - J'ai un truc bizarre avec mes yeux... - C'est une dégénérescence des cellules de la rétine. - Ca s'opère? - Malheureusement, non. - Mais il ne va pas devenir aveugle? - Je pars en vacances.
Ca ne vous ennuie pas si on décale de quelques jours? - On ne peut pas faire ça! - Juste 15 jours. - On va où? - On peut aller au Brésil, au Mexique... - Périgord, Puy-de-Dôme... - Notre fils va être aveugle et toi, tu veux l'amener à Vulcania?
Tu es étriqué et radin. - De toute façon, c'est mes vacances. C'est moi qui décide.
On va chez Papichou, du coup. - Pas Papichou... - Salut, Papichou.
Ca va? - C'est quoi, cette histoire? Tu es devenu miro? - Oui, bon, ça va. - C'est pas ton mec de l'été dernier? - C'est trop dangereux, dans ton état! - Ca va! - J'ai aimé votre fille, passionnément.
Mon côté rationnel et son immaturité...
Sa fantaisie, plutôt. Ca ne marchait plus. - Dis-moi, chéri, tu as tout ce qu'il faut?
Sinon, je t'en file une. - C'est un peu gênant, ça. - Je posais juste la question. - Le grand amour, celui qui résiste au temps? - Non, mais nous deux... - Ta gueule.
Allez, au grand amour. - Il va avoir besoin de nous tout le temps, toute sa vie. - J'ai peur. - A.-E.Lemoine: A.Fleurot et D.Boon.
Le duo fonctionne à merveille. Elle le trouve ennuyeux et radin. Il pense qu'elle est désorganisée et insouciante.
Ils sont aussi opposés que soudés dans l'amour de leur fils. Ils sont tous les deux ce soir nos invités. On a compris ce que j'ai dit? - A.Fleurot: Oui.
Nous, on a vu le film. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les deux.
On est ravis de vous avoir ce soir. Ce film est une réussite car il parle à chacun d'entre nous. On se sent concernés à la seconde même où l'on apprend cette épreuve qui touche un enfant.
On peut imaginer quelle serait notre réaction. Les deux vôtres sont totalement opposées. Vous, vous pensez qu'il faut qu'il aille tout de suite dans une école spécialisée, apprendre le braille...
Vous, Audrey, vous dites que non, qu'il faut qu'il s'emplisse de la beauté du monde tant qu'il est encore temps. - A.Fleurot: Je me suis posé la question de qu'elle aurait été ma décision.
Les 2 réactions sont tout à fait valables. - D.Boon: En plus, j'ai vu le film plein de fois.
J'adore. - A.-E.Lemoine: Vous continuez à être d'accord avec vous-même. - D.Boon: Je suis d'accord sur ce choix.
Non, mais c'est une histoire de famille. On a adoré tourner ensemble. Première fois qu'on le fait.
Personne n'y a pensé avant! Je ne sais pas pourquoi. Là, ça s'y prêtait bien.
Le scénario est magnifique. On a adoré. Le film est très beau. - A.-E.Lemoine: C'est lumineux et c'est drôle.
On rit beaucoup. - D.Boon: C'est rare que les films mélangent les deux.
C'est difficile à obtenir. - A.-E.Lemoine: Le film est solaire, tendre et réaliste.
Le réalisateur est allé à la rencontre d'adolescents et d'adultes touchés par cette maladie. Leurs témoignages vous ont nourris et touchés. - A.Fleurot: Oui, c'était important.
A l'INJA, par exemple, ils ont toute une série de lunettes qui vous donnent une idée de ce que c'est, selon les maladies. Il y a la rétinite pigmentaire, mais plein d'autres maladies aussi. Donc il y a cette scène où il essaye des lunettes les unes après les autres...
C'est assez poignant. C'était super de rencontrer les jeunes, qui jouent dans le film, d'ailleurs. Ca dédramatise beaucoup. - A.-E.Lemoine: Ce que fait le film, notamment le personnage de la belle-mère, votre nouvelle épouse...
Elle se réjouit et dit: "Tu te rends compte, toutes les horreurs que tu ne verras plus!" Elle n'a pas de filtre. C'est la grande qualité de ce film, de dédramatiser? - A.Fleurot: Oui.
Pour avoir travaillé avec les jeunes à l'INJA, ce que je trouve super, c'est qu'on voit ça par notre prisme, notre rapport au monde qui passe par le regard...
On a l'impression que si on perd ça, on perd tout. En fait, ils développent une autre appréhension du monde, qui m'a l'air tout aussi intéressante. - A.-E.Lemoine: C'est un film sur la famille, sur la cellule familiale.
Qu'est-ce que ça veut dire, de faire famille, quand il y a une épreuve? - D.Boon: Ils ne s'entendent pas.
Ils sont divorcés. Ils vont se retrouver chez le grand-père, Papichou. C'est une épreuve de vie.
C'est très beau. Ca remplit. On apprend plein de choses, sans donner de leçons.
On s'identifie beaucoup. - A.-E.Lemoine: Vous êtes tous les deux très drôles.
Vous aimez ce mélange des genres, Audrey, notamment chez les humoristes, quand tout d'un coup ils montrent leur sensibilité derrière l'humour. C'est ce que vous aimez chez Dany? Ca les rend sexy?
Rires. - A.Fleurot: Bien sûr, ça les rend sexy, ça les rend humains.
Pour nous, c'est une porte d'entrée formidable. L'humour est une porte d'entrée géniale. Quand on trouve la porte et que la personne donne à voir de son intérieur, de son intimité, c'est assez bouleversant. - A.-E.Lemoine: Dany, vous aimez le sens du rythme et de la comédie d'Audrey.
Votre mère aime Audrey tout particulièrement. - A.Fleurot: Je ne suis pas peu fier. - D.Boon: Ma mère est très fan.
Elle m'a demandé une photo direct. J'ai envoyé une photo d'Audrey. Elle m'a dit: "Non, pas avec toi dessus!" Rires. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes effacé.
Elle vous a découpé. - D.Boon: Oui, elle a resserré la photo! - A.-E.Lemoine: C'était la 1re fois qu'elle vous demandait ça, une photo de votre partenaire? - D.Boon: Oui, la 1re fois. - A.-E.Lemoine: Vous faites l'histoire. - A.Fleurot: Tu me la présenteras. - D.Boon: Bien sûr.
Elle est à Armentières. - E.Tran Nguyen: C'est vrai que votre duo fonctionne à merveille.
Pendant tout le film, j'avais envie que vous vous remettiez un peu ensemble. - A.-E.Lemoine: Remettre le couvert! - E.Tran Nguyen: Une scène m'a particulièrement touchée.
Celle quand vous vous retrouvez dans le bar, le soir. Vous vous rappelez les vieux souvenirs de début de couple et vous vous mettez à danser sur la musique des Talking Heads. ... ... - E.Tran Nguyen: Petit côté Travolta-Thurman dans "Pulp Fiction"! - A.Fleurot: C'est vrai, je n'y avais pas pensé.
J'aime beaucoup cette scène. Une de mes inquiétudes, c'était que l'on puisse quand même croire à ce couple, qu'ils ont été ensemble pendant des années, qu'ils ont eu un fils ensemble. - E.Tran Nguyen: Parce que vous êtes tellement opposés...
Mais on se rend compte quand même qu'il a été drôle, à un moment donné. - A.Fleurot: La connexion de la danse... - E.Tran Nguyen: C'est improvisé ou chorégraphié? - A.Fleurot: Improvisé.
Enfin... - D.Boon: On avait une chorégraphe, mais on a improvisé.
On avait envie d'improviser, en fait. - A.Fleurot: On n'avait pas envie que ce soit trop chorégraphié.
Il ne faut jamais faire deux fois la même chose. - D.Boon: C'était très chouette.
C'est aussi un moment où ils lâchent un peu, où ils se retrouvent. Ils sont en conflit tout le temps et a un moment, ils ont besoin de ça. C'est comme au début, il y a une scène d'engueulade assez longue.
C'est simplement l'angoisse d'apprendre que leur fils a cette maladie. Ca sort comme ça peut. - A.-E.Lemoine: Il y a une scène aussi où, pour exorciser la douleur, l'angoisse, vous hurlez sur la plage.
Ca m'a donné envie d'aller hurler à ma fenêtre. J'ai hurlé comme un petit chat! Mention spéciale pour les seconds rôles.
Il y a N.Marié, C.Solal et Erwan, ce jeune homme ultra prometteur.
Vous restez avec nous jusqu'à 21h. Je sais que vous avez faim. - D.Boon: Moi, je suis venu pour manger!
Ca va être de la cuisine italienne. - A.-E.Lemoine: Mais d'abord, il y a L'OEil de Pierre. - P.Lescure: L'OEil de ce soir vous propose de vous arrêter devant quelques-uns des personnages des meilleurs dessins de R.Pétillon.
Il est parti il y a 7 ans. Il était l'un des derniers monstres sacrés du dessin de presse, après la mort de Cabu. Il y a plein de choses qui ressortent sur Pétillon.
Il y a même un scénario inédit de J.Palmer, dont la BD a été terminée grâce au dessinateur Manu Larcenet. Jack Palmer, né en 74, va ressortir dans 5 gros volumes, dont voici le premier.
Il est émouvant à chaque fois qu'il se prend les pieds dans le tapis. On ne s'en lasse pas. Pétillon lui-même en parlait joliment. - Dans un rôle inhabituel... - C'est un détective privé. - Qui essaie de l'être.
Il a une vocation certaine, mais il a des capacités discutables. - Pourquoi il est mauvais? - C'est quand même plus facile de faire rire avec quelqu'un de mauvais que quelqu'un de compétent. - P.Lescure: L'enquête la plus célèbre de Jack Palmer, c'est "L'Enquête corse".
Ca a donné le film que l'on connaît. Une des enquêtes qui est toujours d'actualité, c'est "L'Enquête au paradis fiscal". - J'en ai déjà parlé C'est l'évasion fiscale.
Ca m'énerve prodigieusement. Je trouve que c'est catastrophique. Ca démotive tout le monde.
Les gens n'ont plus envie de bosser, de se dépasser. - P.Lescure: Un autre bouquin salue ces jours-ci le talent de Pétillon.
C'est celui consacré aux rencontres improbables. Il fait se croiser la BD et le cinéma. Par exemple, "Le Chat", filmé par le roi de la comédie musicale, ou "Les Schtroumpfs".
Dans ce livre, il y a 3 dessins qui ont été faits pendant le 1er mandat de D.Trump. C'est incroyable, on a l'impression d'être aujourd'hui.
A un moment, il y a la guerre en Syrie. La ville d'Alep est détruite. D'un seul coup, Trump dit: "J'ai une idée.
Je vais tout reconstruire et on fera une Trump Tower." Je vous offre le dessin politique ainsi que le 1er volume de Jack Palmer. Pétillon est sans doute l'un des plus grands dessinateurs d'actualité de l'ère moderne. - A.-E.Lemoine: Avec une vision extraordinaire.
Merci. Dans un sens, D.Boon donne des conseils de lecture. - A.Nothomb: Il ne l'a pas préparé... - J'attends, je t'adore, mais tu sais qu'on ne maquille pas les figurants. - Mais j'ai un rôle, aujourd'hui. - C'est génial! - D'ailleurs, n'hésite pas à y aller à fond sur le fond de teint, vu que je ne fais pas de la figu.
Si tu veux me mettre un peu de brillant sur les lèvres, à la R.Gosling. - Ouais. - Tu veux bien me mettre un peu de volume?
Je n'ai pas eu le temps de me coiffer. - Genre, saut du lit? - C'est exactement ça.
Tu es trop fort! - C'est génial. - Je vois déjà le perso.
Tu me fais répéter, s'il te plaît? - Allez. - "Bonjour.
La 4 fromages, c'est bien ici?" - C'est écrit "la calzone". - Je n'ai pas encore trop le texte.
Le plus dur, ce n'est pas de l'apprendre, c'est de l'oublier. - Il faut quand même l'apprendre. - Après, tu dis...
C'est tout. - "Bonjour. La calzone, c'est bien pour vous?" - "C'est bien ici." Mais tu peux t'approprier le texte. - Surtout pas, il faut respecter l'auteur. - Il faut que tu mettes ça. - Merci! - France. - "Bonjour, la 4 fromages, c'est bien ici?" - La calzone! - Tu crois que ça dérange le réal si je dis "la calzone"? - On s'en fout du texte.
Tu seras de dos. On refera tout avec un vrai comédien. - A.-E.Lemoine: Dans ma vie, il y a un avant et un après vous, Dany.
Avant vous, j'utilisais des marque-pages pour ne pas perdre le cours de mes lectures. Depuis vous, j'utilise un marque-ta-page. - D.Boon: Une tranche de jambon? - A.-E.Lemoine: C'est l'une des trouvailles hilarantes de votre sketch sur la lecture, extrait du spectacle "Tout entier".
De 1997. - D.Boon: Au début, j'ai eu du mal avec la lecture.
J'ai eu méga du mal. J'ai mis 6 mois à lire le 1er chapitre. Je n'ai rien compris.
Enfin si, j'ai compris des bouts de phrases. J'ai fait une méga erreur. Je m'en suis rendu compte au bout de 6 mois.
Je lisais une ligne et je la continuais sur l'autre page, alors qu'il faut s'arrêter au collage. Mais ça, personne ne te le dit! Même à l'école, personne ne m'a dit: "Arrête-toi au collage." Alors, public, je te le dis.
C'est seulement une fois en bas de la page, après le numéro, qu'il ne faut pas lire...
Le numéro n'a rien à voir avec l'histoire. Juste après le numéro, que tu ne lis pas, tu sautes le collage. Là, je bute contre le collage.
Il faut aller doucement. Attention, numéro! Je ne le lis pas, je saute le collage. - A.-E.Lemoine: On dit au public qu'il faut sauter le collage. - D.Boon: Et avoir un marque-ta-page pour ne pas recommencer le bouquin à chaque fois du début. - A.-E.Lemoine: Exactement.
Et il faut lire "Tant mieux", le 33e roman d'A.Nothomb. Vous commencez le spectacle en disant qu'il faut lire.
Depuis 1992, A.Nothomb donne rendez-vous à ses lecteurs à chaque rentrée littéraire, avec une fidélité extraordinaire. Cette fois, elle évoque la figure de sa mère dans un vrai-faux conte.
Bonsoir! Ravie de vous recevoir aux côtés de Dany et d'Audrey, une fan de la première heure. Audrey, vous serez enchantée de ce nouveau roman, de ce récit intime, émouvant, un sublime hommage à votre mère, qui était l'héroïne de votre enfance.
En lisant ce récit, on comprend pourquoi. On croirait lire un conte auquel on ne peut pas croire. On a l'impression que votre mère a été une sorte de Poil de carotte au féminin, maltraitée par son affreuse bonne-maman avec laquelle elle est condamnée à passer 2 mois en été.
Une grand-mère sorcière qui oblige sa petite fille de 4 ans à manger son propre vomi. Ca, ce n'est pas A.Nothomb qui a exagéré. - A.Nothomb: Pas du tout, c'est authentique.
Ma mère me racontait volontiers ça quand j'étais petite. Elle n'avait pas l'air de trouver ça extraordinaire. Elle me racontait ça comme du folklore, mais je voyais que c'était vrai.
Ma mère, 4 ans, toute seule, livrée à cette vieille folle sadique qui lui donne comme petit déjeuner des harengs au vinaigre et un bol de café au lait, évidemment, elle vomit. Et la vieille lui dit: "Tu mangeras ton vomi aussi longtemps que tu ne le revomiras plus." La petite fille comprend qu'elle ne va pas s'en tirer comme ça.
Personne va venir la sauver. Pour s'en sortir, il faut qu'elle trouve une formule magique: "Tant mieux." Elle se la répète comme un mantra. - A.-E.Lemoine: On surnommait votre mère "Madame Tant mieux". - A.Nothomb: Oui.
Elle était d'une bonne humeur et d'une positivité... - A.-E.Lemoine: Elle vous a transmis cette arme secrète? - A.Nothomb: Oui, mais chez moi, c'est de seconde main.
C'est moins naturel. J'ai vu ma mère faire, mais ce n'est pas ma nature profonde. - A.-E.Lemoine: Ca vous a aidée? - A.Nothomb: Enormément.
Je ne tiendrais pas dans ce métier depuis 33 ans avec tant de bonne humeur si je n'avais pas pris le "tant mieux" comme idéologie. - A.-E.Lemoine: Votre mère s'est éteinte le 11 février 2024, à 86 ans.
C'est une disparition que vous évoquez directement pour la 1re fois au travers de ce récit. Vous n'en parliez pas. Vous avez presque menti, jusque-là. - A.Nothomb: J'étais incapable de dire que ma mère était morte.
Quand mon père est mort, je l'ai dit facilement. Pourtant, c'était très dur. Mais quand ma mère est morte, les mots ne sortaient pas de ma bouche.
Quand les gens me demandaient des nouvelles, je mentais. Au bout de 6 mois, je me suis dit que ce n'était pas possible. Je sais que quand j'ai un problème dans ma vie, il n'y a pas 36 solutions: il faut que je lui consacre un livre.
Il me permet de dire quelle femme était ma mère, mais aussi qu'elle est morte. - A.-E.Lemoine: C'est peut-être aussi la raison pour laquelle ce livre est un peu plus long que les autres, pour la garder avec vous un peu plus longtemps. - A.Nothomb: A l'échelle d'A.Nothomb, c'est très long.
C'est 220 pages. C'est ce que j'ai écrit de plus grand. Aussi longtemps que j'écrivais ce livre, je me disais: "Elle est là.
N'arrête jamais d'écrire ce livre. Aussi longtemps que tu l'écriras, elle sera là." La bonne nouvelle, c'est que j'ai fini d'écrire ce livre et qu'elle est là quand même. - A.-E.Lemoine: Votre mère est une femme incroyable, débrouillarde, indépendante.
C'est au sens propre un personnage de conte de fées. Elle finit par rencontrer son prince charmant. - A.Nothomb: Oui, mon père.
Je n'ai rien exagéré. Cette histoire est vraie. Je savais que les gens penseraient que j'exagérais, d'où l'idée d'en faire un conte. "Puisque ma mère est invraisemblable, écrivons le conte de ma mère." - A.-E.Lemoine: Votre père était ambassadeur.
Cela a autorisé votre mère à faire une extravagance. - A.Nothomb: Il était ambassadeur de Belgique à Rome.
C'est le devoir de tout ambassadeur qui prend ses fonctions quelque part de recevoir le chef d'Etat du pays à dîner. A l'époque, c'était Berlusconi. Mes parents n'étaient pas fans, mais ce n'est pas la question.
Il fallait le recevoir. Ma mère a fait un truc génial, à l'insu de mon père. Pendant un mois, elle a gardé à la cave les restes les plus dégoûtants.
Quand Berlusconi est arrivé pour le grand dîner officiel, elle a fait servir des restes infâmes avec des poils dessus, tellement c'était pourri. Mon père était stupéfait. Ma mère lui faisait de grands clins d'oeil, histoire de dire: "Surtout, ne réagit pas." Berlusconi a tout mangé en disant que c'était délicieux. - A.-E.Lemoine: Personne n'a été malade? - A.Nothomb: Non. - A.-E.Lemoine: C'est la question qui m'est venue en vous lisant.
Elle aurait pu l'empoisonner. Dany, vous étiez fasciné. - D.Boon: J'adore. - P.Lescure: On connaît votre lien avec celles et ceux qui vous aiment, vos fans avec qui vous correspondez, à qui vous répondez, avec qui vous avez des échanges et avec qui vous partagez des coupes de champagne.
Vous avez aussi des fans hyper célèbres. Je pense à Angèle, qui chante, écrit et lit beaucoup. Elle est très fan et ne tarit pas d'éloges sur vous. - Angèle: J'ai un minimum de livres d'A.Nothomb dans ma bibliothèque.
Je dois en avoir 4 ou 5. C'est difficile de passer à côté. C'est une autrice que j'aime car j'aime ses oeuvres, mais j'aime aussi énormément qui elle est.
J'ai eu la chance de la rencontrer. Elle est complètement à son image. C'est un personnage hyper inspirant du fait de sa fidélité à elle-même.
Elle est restée fidèle à son style et à son envie de rester libre. Il y a quelque chose de fascinant dans la personne qu'elle est. J'adore. - A.Nothomb: C'est ici qu'on s'était rencontrées.
Ca me fait beaucoup d'effet. Merci, Angèle. Je suis très touchée. - P.Lescure: En revanche, si vous rencontriez une des personnes dont vous êtes fan, comme Bjork, vous n'oseriez pas aller la voir? - A.Nothomb: J'ai une grande admiration pour elle.
Je n'oserais pas aller la voir. - A.-E.Lemoine: Et D.Boon? - A.Nothomb: Je l'adore, mais on s'est déjà rencontrés.
Il y a 20 ans, j'étais venue voir votre spectacle. - D.Boon: Elle a parlé tout de suite, quand on s'est vus.
Moi aussi. - A.-E.Lemoine: Dans tous vos romans, vous glissez votre mot préféré, "pneu".
On le trouve facilement. - A.Nothomb: C'est compliqué.
A priori, je ne sais rien des pneus. Quand j'ai écrit un livre sur la passion du Christ, ça a été très difficile, mais j'ai réussi à le placer. - A.-E.Lemoine: Là, c'est le nom du petit chat de l'affreuse sorcière. - A.Nothomb: Oui.
Ce chat est d'une importance capitale dans ce livre. La grand-mère de ma mère était serial killer de chats. A Bruxelles, un nombre colossal de chats ont été exécutés dans d'atroces souffrances par ma grand-mère sadique. - D.Boon: Elle les torturait? - A.Nothomb: Oui. - A.-E.Lemoine: On se pince pour le croire, mais ce livre est extraordinaire, très émouvant et drôle.
Le mot "pneu" est votre mot préféré. Quel est le mot qui vous met en colère? - A.Nothomb: "Mépris".
C'est pour ça que j'aime tellement ma mère. Excusez-moi, je parle d'elle au présent. Elle ne méprisait personne.
Elle avait une mère épouvantable, une grand-mère abjecte, et elle les aimait. Je ne dis pas aux gens d'aller jusque-là, mais ma mère était toujours du côté de la compréhension. Etant au bout d'une lignée de femmes qui se haïssaient de mère en fille, ma mère a arrêté cette épidémie de haine.
C'était une femme qui aimait les gens, qui a aimé sa fille, sa mère et sa grand-mère. - A.-E.Lemoine: Quel mot faudrait-il ajouter au dictionnaire? - A.Nothomb: On devrait souder "tant mieux" et mettre un trait d'union entre les deux pour en faire la vertu cardinale de ma mère, l'optimisme paradoxal.
Puisque tout va mal, décidons que tout va bien. - A.-E.Lemoine: Et un mot belge qu'on devrait utiliser plus souvent en France? - A.Nothomb: C'est un mot indispensable. - A.-E.Lemoine: Formidable titre pour ce formidable roman.
Dans les mains d'Audrey...
Elle a le regard jaloux. Vous restez avec nous? Pour se consoler de sa solitude terrifiante, cette petite fille de 4 ans a fait une cuillère en bois puisqu'elle n'avait rien d'autre. - E.Tran Nguyen: Ceux qui peuvent en ce moment, c'est ça.
C'est "Labubu". Si tu n'as pas le tien, tu n'as pas réussi ta vie. Toutes les stars ont une peluche comme celle-ci: Rihanna, Madonna, M.Carey...
Ils sont très contents de les déballer. Il a l'air maléfique. Il s'accroche au sac.
Et surtout, c'est tout un art. C'est comme une pochette surprise. On achète la boîte et on ne sait pas lequel sera à l'intérieur.
Et le graal, c'est quand on a le Labubu mystère! - D.Boon: Oui, avec le sac qu'il faut ouvrir. - E.Tran Nguyen: Quelle réaction a eu votre fille? - D.Boon: "Deux fois le même". - E.Tran Nguyen: Ca peut provoquer des réactions démesurées... - Il est trop mimi!
C'est tout doux. Ils font flipper. - E.Tran Nguyen: Ca rend hystérique tout le monde.
Il y a des heures de queue, des boutiques qui sont dévalisées...
Il y a même des risques de vol à la tire. Je vais vous laisser les ouvrir pour découvrir ce que c'est. Sachez quand même que si vous découvrez la peluche mystère, on peut la revendre 10 à 100 fois le prix de base.
C'est environ 40 euros. - D.Boon: Je vais le revendre. - E.Tran Nguyen: J'étais sûre que ça allait vous parler. - D.Boon: J'en achète pour ma fille et ma belle-fille. - E.Tran Nguyen: Dans votre spectacle, il y a aussi des lapins en peluche.
Audrey, dans "HPI", il y a des doudous. - D.Boon: Le mien a les yeux ouverts. - A.Nothomb: Il est moins agressif. - A.-E.Lemoine: Celui de Dany a un sourire très inquiétant. - E.Tran Nguyen: Diddl revient aussi en octobre.
Et le Kiki! Ca fait l'unanimité. - D.Boon: Comme un personnage de Disney, mais chinois.
Ca cartonne. - A.-E.Lemoine: Les stars, les influenceuse, les réseaux sociaux...
C'est comme ça que ça a pris. - E.Tran Nguyen: On a parlé des doudous aux Français.
Ils font l'unanimité. - J'ai un super doudou, Milou. - Une petite vache.
Elle est petite. - Mon préféré, en ce moment, c'est celui que m'a donné ma copine. - Je m'en suis détachée.
Il est en haut de mon placard, mais je l'aime plus que ma vie. - C'est le câlin pour le doudou? - Oui. - Ca m'aide à m'endormir.
Je lui parle, des fois. Je lui confie des choses. C'est un psy gratuit! - E.Tran Nguyen: Amélie, vous aviez un doudou aussi? - A.Nothomb: Oui.
Mais je trouve que le doudou de ma mère, qui était une cuillère en bois, c'est formidable. - A.-E.Lemoine: Ca, ce n'est pas une invention made in china, c'est Amélie Nothomb.
Le Bonus de Lorrain nous emmène à la braderie de Lille. - L.Sénéchal: La braderie de Lille, c'est jusqu'à ce week-end. - A.Fleurot: J'aurais bien aimé y aller. - L.Sénéchal: Vous avez fait un peu de réclame, regardez. - A.Fleurot: A la grande braderie, on vend tout le stock de Morgane!
On va tout signer. Il y a des chaussures, des sacs à main...
On vide le stock! - L.Sénéchal: C'étaient les vêtement de la série "HPI", de votre personnage, Morgane Alvaro.
Ca a tellement bien marché qu'il y avait la queue. Il fallait attendre pendant des heures pour accéder au stand. - Morgane? - J'ai pris une jupe-short et un pull. - Une magnifique combi et cette doudoune incroyable. - J'ai pris une doudoune orange et un pyjama rose. - Je vais m'habiller comme ça tous les jours! - L.Sénéchal: Je me suis équipé.
Vous avez créé un style, Morgane Alvaro? - A.Fleurot: L'écharpe, non. - L.Sénéchal: Je me suis fait arnaquer!
Tout est parti trop vite, malgré la limite de 2 articles seulement par personne. "J'étais en pleurs", raconte une fan de la série "HPI". Elle est repartie avec 6 vêtements, dont 1 doudoune et 1 veste.
D'autres n'ont pas eu cette chance. - On y est allées avec mes copines. On a fait la queue pendant 4 heures.
Quand on est arrivées, ça ressemblait à ça...
Il n'y avait pas de vêtements, quand on est arrivées. A la place, j'ai acheté de magnifiques chaussures. Elles sont apparues dans l'épisode 1 de la 1re saison. - L.Sénéchal: Elle est hyper calée, cette jeune femme.
C'est d'ailleurs le cas de nombreux fans de "HPI". - Pour pas qu'il se fasse piquer par le venin d'une grenouille, un truc comme ça... - Elle faisait le ménage. - Les pâtes au beurre. - Léo, Théa, Chloé et Eliott. - L.Sénéchal: Vos fans sont incroyables.
J'ai appris qu'on les appelait les "Morganettes" et qu'ils vous offraient des cadeaux! - A.Fleurot: Oui, mais je leur demande d'arrêter de dépenser leur argent.
Ca me touche beaucoup. Récemment, j'ai eu une gourde personnalisée. C'est très mignon.
Des bracelets faits main... - L.Sénéchal: Là, c'était vendu entre 5 et 15 euros et tout était reversé à la Fondation des femmes.
Il y a 17 ans maintenant, c'était votre film "Bienvenue chez les Ch'tis" qui avait les honneurs de la braderie de Lille. - Les produits dérivés du film partent bien, mais ce n'est même pas ce qui marche le mieux. La vraie star de la braderie, c'est la fricadelle de Momo.
Les amateurs se bousculent. - On est venus là pour le week-end. On a reconnu par rapport au film de Dany. - L.Sénéchal: Je ne sais pas si elle existe encore, cette fricadelle. - D.Boon: Oui, bien sûr.
La fricadelle, on ne sait pas ce qu'il y a dedans, d'ailleurs! - L.Sénéchal: On ne veut pas savoir. - D.Boon: C'est une saucisse délicieuse, qu'on ne vomit pas. - L.Sénéchal: Et qu'on mange avec des sauces improbables. - A.-E.Lemoine: Si toutes les tenues de Morgane étaient revendues, c'est parce que vous avez tourné la dernière séquence de la dernière saison, le 18 juillet dernier.
C'était difficile? - A.Fleurot: Oui, c'était émouvant.
Quand on dit "c'était le dernier plan d'A.Fleurot, de la dernière saison", c'est très émouvant. Comment je vais faire?
Mais c'est bien, c'est une sage décision. J'ai l'habitude d'avoir joué des personnages sur du long terme et de les quitter. Mais là, c'est particulier. - A.-E.Lemoine: D'autant que vous vous y amusiez beaucoup. - A.Fleurot: Karadec, je crois qu'on va la refaire, j'ai eu un trou!
Dès que j'aurai trouvé sa photo, ne bougez pas...
Sa mère! Chier! J'ai compris, vous êtes fâché.
Mais là, je suis en mesure...
De recommencer. - A.-E.Lemoine: Audrey, Amélie et Dany, bienvenue à la table de "C à vous", pour déguster le plat de D.Accettulli.
Il l'a pensé pour vous, chère Amélie. Ce sont des pâtes sucrées salées, avec du chocolat. Mais le chocolat que préfère Amélie, il est blanc. - A.Nothomb: C'est déjà formidable.
Qu'est-ce qu'il y a, à part du chocolat? - D.Accettulli: De la poire caramélisée, avec un crumble au miel.
C'est une crème de parmesan, mais sans crème. - A.-E.Lemoine: Amélie, on vous a déjà proposé d'être actrice, vous avez toujours dit non.
Quel est le truc le plus improbable qu'on vous a proposé? - A.Nothomb: On me proposait toujours de jouer A.Nothomb.
Curieusement, ce n'est pas un rôle. J'ai accepté une fois, dans une courte séquence, je passe 2 secondes dans un couloir d'une maison d'édition. C'était pour que ça ait l'air d'être une maison d'édition. - A.-E.Lemoine: Vous êtes là pour rendre crédible les décors! - P.Lescure: On ne pouvait pas s'empêcher, Audrey, de diffuser un extrait de votre passage dans "LOL: qui rit, sort!" - A.Fleurot: Il y a un truc qui déconne, c'est que je ne maîtrise pas la motricité...
Tu connais la blague de la chaise? - Elle y va à fond, elle est folle. - A.Fleurot: Elle est pliante! - C'est dangereux! - P.Lescure: Vous aviez encore plein de blagues en réserve.
J'en avais une à vous proposer. C'est l'histoire d'un pingouin qui respire par les fesses. Le jour où il s'assoit, il meurt.
Merci d'avoir ri! - A.-E.Lemoine: C'était préparé toute la journée. - P.Lescure: Exactement, on a bossé. - A.-E.Lemoine: Voilà comment on bosse à "C à vous". - A.Fleurot: Je rentre avec cette blague.
Je vais la faire tourner. - A.-E.Lemoine: Vous allez refaire un "LOL: qui rit, sort!" - E.Tran Nguyen: Je ne sais pas pour l'humour, mais il y a le chant.
Vous avez chanté chez L.Delahousse avec le chanteur M. - Sais-tu qu'à chaque seconde... - Le monde le relie à un film. - E.Tran Nguyen: Vous allez jusqu'à dire que vous placez la musique... - A.Nothomb: Bien plus haut que la littérature.
Je suis écrivain car je n'ai pas réussi à faire de la musique. - A.-E.Lemoine: Comment vous vous êtes sentie sur le "Nombril" de M? - A.Nothomb: J'étais parfaitement ridicule. - A.-E.Lemoine: Cette chanson est difficile. - A.Nothomb: Oui, mais j'étais très émue. - L.Sénéchal: D.Boon est un homme orchestre.
On l'a vu cet été en Corse. Il fait de l'harmonica et il tape en même temps sur un caisson de batterie. Il est sexy. - D.Boon: Je suis allé à Erbalunga. - A.-E.Lemoine: C'est quoi? - D.Boon: Erbalunga.
En Corse, on mange la fin du mot. - A.-E.Lemoine: Comment on dit "Ajaccio"?
Ou Bastia? - D.Boon: Ils disent pas les noms car ils tirent sur les panneaux.
Du coup, ils ne peuvent plus les lire. - A.-E.Lemoine: Vous leur avez fait cette blague? - D.Boon: Non.
Erbalunga, c'est un festival à côté de Bastia, en extérieur. Je suis allé jouer là-bas en juillet. Le public était fabuleux.
Je fais de la musique. Je joue du piano, de la guitare et de l'harmonica. - L.Sénéchal: Vous le faites aussi dans votre nouveau spectacle. - A.-E.Lemoine: Vous le faites souvent sur scène. - D.Boon: Oui, c'est le côté music-hall qui vient de R.Devos.
Je suis très inspiré de R.Devos. J'étais très proche de lui.
D'ailleurs, il est de Mouscron. J'adore le côté music-hall, faire rire avec le mime, le corps, la musique. - A.-E.Lemoine: Vous êtes un grand musicien.
Si! Vous l'avez vu sur scène? - A.Fleurot: Oui, c'est un grand musicien.
C'est quelqu'un qui a une vraie intelligence corporelle. C'est assez rare chez les acteurs. Non seulement il est très à l'aise corporellement, mais il a une intelligence corporelle... - A.-E.Lemoine: Ca se traduit comment? - A.Fleurot: On ne passe pas des plombes à essayer de trouver...
Quand on fait la scène de danse, on se dit: "On se lance, on verra." On préfère chercher dans l'instant. J'ai eu plein de camarades où les mouvements sont très compliqués.
Le fait de te dire un truc et de faire ça en même temps, de sentir la caméra et de faire en sorte de ne pas lui tourner le dos trop longtemps...
Des fois, on est obligés de bétonner les mouvements. Avec Dany, on n'a pas besoin de ça. J'y suis sensible, car je trouve ça chouette. - D.Boon: J'ai commencé en tant que mime dans la rue. - A.-E.Lemoine: L'intelligence corporelle, c'est un compliment qu'on ne vous avait jamais fait? - D.Boon: C'est vrai.
Je vais le rajouter dans mon CV. Hyper intelligent, mais corporellement. - A.-E.Lemoine: Attention à la précision.
On est ravis de vous avoir réunis pour ce dîner. C'est bon? - A.Nothomb: C'est délicieux! - A.-E.Lemoine: C'est signé Diego. - D.Boon: Et elles sont al dente. - A.-E.Lemoine: "Al dente", ça veut dire "dans les dents". "Regarde", foncez au cinéma mercredi prochain.
Vous nous direz "merci". "Clown n'est pas un métier!!", et pourtant, vous le faites si bien depuis si longtemps. - D.Boon: "Clown n'est pas un métier!!", j'ai eu 5 dans mon bulletin quand j'étais petit.
Mon prof était visionnaire. Il pensait me casser... - A.-E.Lemoine: Et au contraire.
C'est à partir du 3 octobre, au Casino de Paris. Ce soir, sur France 2, la rentrée de "L'Evénement" avec C.Roux.
Tout de suite, Les actualités de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir!
Nous sommes le 11 septembre. Parlons actu, parlons Lecornu. La France a un nouveau Premier ministre.
C'était sa passation de pouvoir. Il n'a pas parlé, il n'a pas de gouvernement pour le moment. Comment se passe son installation à Matignon? - Pour le moment, S.Lecornu n'a pas la confiance des Français. 66 % des personnes interrogées sont sceptiques.
Ca n'a jamais été aussi haut pour un Premier ministre au tout début de sa fonction. - B.Chameroy: Belle installation.
Pour remédier à l'instabilité actuelle, BFM a décidé d'inviter des Français en plateau pour trouver des solutions de sortie de crise. Résultats très concluants. Brouhaha. - C'est faux, vous mentez!
J'étais sur place, vous mentez. - Nous sommes sur un média sérieux. - Je répète que les électeurs travaillent... - C'est le camembert qui dit au roquefort: "Tu pues." - B.Chameroy: BFM a changé de concept au bout de quelques minutes, avec une nouvelle formule beaucoup plus payante: une partie de cache-cache entre les Français et M.Switek, le présentateur. - Où est Julien?
Bonsoir. Où est Patrice? Voilà.
Où est Natacha? Elle est là. - B.Chameroy: C'est le nouveau "Dora l'exploratrice".
M.Switek n'est pas du tout mauvais à cache-cache, contrairement à J.Florentin.
Hier, les policiers avaient demandé aux journalistes du média d'extrême droite "Frontières" de "quitter la manif". Un message qui n'a pas été reçu du tout. Jordan ne connaît pas le proverbe "jamais deux sans trois". - On ne peut pas aller sur la place de la République.
Les forces de l'ordre nous en empêchent. Je me suis écarté. Laissez-moi faire mon travail. - B.Chameroy: G.Larcher était l'invité d'A.de Malherbe. - G.Larcher: Un contrat à l'allemande.
Vous le savez, ces contrats de coalition, il leur faut 3 mois pour se préparer après les élections législatives. Il rit. Enfermé dans le palais du Luxembourg...
On peut entendre les inquiétudes... - B.Chameroy: Depuis une semaine, sur toutes les chaînes, un phénomène étrange se produit.
Ils sont de retour. - Bonjour, J.-F.Copé.
Merci d'être passé par les 4V. - Bonjour à tous. - Bonjour. - Bonjour, M.Barnier. - Bonjour, G.Larcher. - J.-P.Raffarin nous a rejoints.
Bonjour, monsieur l'ancien Premier ministre. - A.Juppé, bonjour. - B.Chameroy: C'est le come-back du RPR!
Ne manque que Sarkozy. On me dit dans l'oreillette qu'il était l'invité de BFM Côte d'Azur, mais c'était L.Sarkozy, qui s'est lancé en politique.
Il a retenu les leçons de media training de papounet pour gagner du temps. Quand on n'est pas sûr de sa réponse, on dit "merci de la question". C'est toujours 3 secondes de gagnées. - Peut-on vraiment parler de renouveau quand on se présente en partie grâce à son nom de famille? - L.Sarkozy: Merci de votre question. - Que répondez-vous? - L.Sarkozy: Merci de votre question. - Quel est votre livre de chevet? - L.Sarkozy: Que vous êtes gentille.
La seule vraie bonne question. Je vous taquine. - Je ne vous permettrais pas... - L.Sarkozy: Vos questions étaient remarquables. - B.Chameroy: Il imite mieux Sarkozy que N.Canteloup.
Louis donne tout pour séduire les électeurs de Menton. Il se transforme en chat quand on lui pose des questions. - Vous avez annoncé votre candidature en début de semaine en adressant une lettre aux Mentonnais.
Votre créneau, c'est le "renouveau". De quelle manière voulez-vous transformer Menton? Concernant votre expérience politique, vous voulez des personnalités fortes très compétentes autour de vous? - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, cette info exclusive...
Beuglement. Il est l'heure de faire notre point quotidien sur la chaîne 24h/24 qui filme le brame du cerf pendant 24 heures. Toujours pas de cerf, mais leurs caméras nocturnes ont capté une séquence pour le moins sexy.
Eloignez les enfants, ça va mal tourner. Il se lèche le derche. Voilà, c'était aujourd'hui sur la chaîne.
J'ai développé une passion cerf au-delà du raisonnable. Pendant que France Télévisions propose de la slow TV, les chaînes info continuent la fast info. Vous vous demandez quelle chaîne regarder entre LCI et BFM?
C'est mieux de regarder Franceinfo, mais je vous conseille de regarder LCI. - Il n'y a pas eu un blocage total du pays, mais 200 000 personnes mobilisées. - Le mouvement du 10 septembre a rassemblé 200 000 personnes. - Le marché du jeu cartonne.
C'est du jamais-vu en 25 ans. - Les ventes s'envolent depuis le début de l'année! - Un salarié malade durant ses vacances, désormais elles seront reportées. - B.Chameroy: Mais BFM sur LCI...
On remet les mots dans l'ordre. On en fait une compote. Sur LCI, vous retrouvez l'envoyé spécial de la chaîne qui joue à J.-B.Pattier.
C'est comme Jacques a dit, mais avec J.-B.Pattier. - Il faut combien de temps pour que le chien soit prêt? - Le but du jeu, c'est de remettre des pigeons?
L'envoyé répète la question. - Quel bonheur! - B.Chameroy: Pendant ce temps, je suis obligé de vous passer cette séquence de CNews.
On décompte du temps de parole à F.Philippot. - Monsieur Philippot.
Je vous propose de ne pas parler. - B.Chameroy: Du foot, avec les résumés des journées des Bleus, montés aux petits oignons avec des musiques bien choisies.
La musique avec la valise, le buste et surtout, Jean-Louis, le conducteur de bus. C'est vrai que cette musique sur un rond-point rend le truc épique. Ca peut marcher avec tout.
Lorrain, est-ce que tu peux boire un verre d'eau? On referme ces actualités avec la présentation du rapport de la commission d'enquête sur TikTok. Les 2 rapporteurs ont pris le temps de jouer à 1, 2, 3 soleil.
Rires. Elle a bougé les yeux, elle a perdu! Des conclusions qui tombent à point nommé.
Il y a de ces conneries sur TikTok! - On pousse les contenus qui vont retenir le plus notre attention, qui sont radicaux, violents, clivants. Les contenus qui retiennent le plus notre attention sont ceux qui mobilisent nos émotions négatives, la rage, la colère... - Des images qui vont nous choquer, nous sidérer. - C'est un instrument politique, désormais. - C'est devenu un outil politique. - Ils en font un usage pour diffuser leur message politique. - B.Chameroy: On revient lundi.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.
Merci à tous les 3 d'avoir accepté notre invitation à dîner.