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InterviewLCI — L'événement du dimanche (sur Podcast)· 20 juillet 2025 49 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileSécuritéBudget & impôts

L'événement du dimanche du 20 juillet 2025 : Patrick Stefanini

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 53 %Attaque 29 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on n'a pas la preuve aujourd'hui que l'ordre est plus facile à dire qu'à faire ?

  • 3:07RelanceRéponse directe

    On va demander une augmentation du budget du ministre de l'Intérieur ?

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez au ministre des Affaires étrangères sur la diplomatie ?

  • 10:16RelanceRéponse partielle

    En se fâchant avec l'Algérie, on ne risque pas de mettre en danger les otages ?

  • 16:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec Wauquiez et Le Pen sur un volet migratoire dans le budget ?

  • 23:54FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous êtes favorable à expulser des Afghans en danger ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 29:53Invité politiqueChiffre
    « 10% des contribuables acquittent 70% de l'impôt sur le revenu. »
  • 31:59Invité politiqueFait
    « On sait qu'il y a des opérateurs de l'État qui ont proliféré depuis une quinzaine d'années, qui se sont substitués aux administrations de l'État, et même, je n'hésite pas à le dire, aux ministres et à leurs ministères. »
  • 32:27Invité politiqueChiffre
    « Mme Lavarde estime, de l'ordre de 500 millions. »
  • 34:50Invité politiqueFait
    « La droite propose depuis des années une réforme très simple qui consiste à conditionner un certain nombre de prestations sociales pour les étrangers à une certaine durée de résidence en France. »
  • 35:04Invité politiqueFait
    « Il y a eu une proposition qui a été censurée par le Conseil constitutionnel qui fixait la barre à cinq ans. »
  • 35:31Invité politiqueChiffre
    « Ah bah plusieurs centaines de millions d'euros à coup sûr, à coup sûr. »
  • 36:17Invité politiqueFait
    « Ce qui n'est pas normal c'est que les retraités fassent l'objet de deux mesures. L'année blanche. »
  • 37:47Invité politiqueFait
    « En France, quand on est jeune, on rentre tard sur le marché du travail, beaucoup plus tard qu'en Allemagne, beaucoup plus tard que dans les autres pays européens. »
  • 38:09Invité politiqueFait
    « Les seniors ne travaillent pas assez. Autrement dit, pour un certain nombre d'entreprises, quand vous avez 55 ans, vous n'êtes plus bon à rien. »
  • 39:15Invité politiquePromesse
    « Il faut réformer nos règles de l'assurance chômage. »
  • 41:50Invité politiquePromesse
    « Nous sommes hostiles à toute augmentation généralisée des impôts. »
  • 42:27Invité politiqueFait
    « La croissance, ça dépend de l'investissement. »

Temps de parole

  • Invité politique76 %
  • Présentateur17 %
  • Invité6 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonjour à tous, bienvenue dans l'événement du dimanche. Je suis très heureux d'être avec vous cette semaine pour votre rendez-vous politique. Bonjour Patrick Stéphanini. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Infatigable stratège de la droite française, vous avez été directeur de campagne de Jacques Chirac, de François Fillon, de Valérie Pécresse. Vous êtes à la fois témoin et acteur de la vie politique puisque aujourd'hui vous êtes conseiller, représentant de Bruno Retailleau sur les migrations. Bonjour avec moi pour vous interviewer, évidemment, Arlette Chabot. Bonjour Arlette.

0:41
Invité

Bonjour Patrick Stéphanini.

0:42
Présentateur

On va parler évidemment des relations compliquées avec l'Algérie, on va parler du budget, on va parler immigration, de l'aide médicale d'État aussi, qui est un sujet que vous connaissez très bien. On va parler de l'avenir de la droite et de Bruno Retailleau. Mais avant cela, Patrick Stéphanini, j'aimerais vous entendre, si vous le voulez bien, sur l'actualité de ces derniers jours et notamment ces violences. On a vu à Limoges, on a vu ce matin que des renforts de CRS avaient été envoyés parce que dans la nuit de vendredi à samedi notamment, il y a eu des affrontements avec les forces de l'ordre.

Et puis à Nîmes aussi, un couvre-feu a été décrété pour les mineurs à cause des fusillades liées au narcotrafic. Le ministre Bruno Retailleau, pour lequel vous travaillez donc, a promis quand il est arrivé à Place Beauvau que son programme, ce serait l'ordre, l'ordre, l'ordre. C'était les mots qu'il employait. Est-ce qu'on n'a pas la preuve aujourd'hui que finalement, c'est quand même plus facile à dire qu'à faire ?

1:34
Invité politique

Ça, il n'y a pas de doute. Mais ce que prouvent les événements de Limoges, c'est qu'aujourd'hui, sur le territoire français, il n'y a plus une seule zone qui est à l'abri de certaines formes d'insécurité. Limoges, c'est certes une grande métropole, mais dans une région qui est essentiellement rurale. Et au fond, pour beaucoup de Français, c'était une ville calme. Et d'autres villes étaient réputées calmes. Je pense à Rennes, je pense à Nantes, etc. Et on sait qu'aujourd'hui, dans toutes ces villes, il y a des problèmes de sécurité et parfois des problèmes de sécurité très graves.

Alors, je ne connais pas le détail de ce qui s'est passé à Limoges, mais on a le droit de penser que derrière ces événements, comme derrière les événements qui se sont produits à Nîmes, il y a la problématique du trafic de drogue. Et vous savez qu'un des combats principaux que mène Bruno Retailleau, c'est le combat contre le narcotrafic. Il est à l'origine, au Sénat, d'une proposition de loi qui a été votée, qui s'est transformée en une loi. Et c'est une bonne chose pour notre pays. Mais c'est un combat de tous les instants. Et c'est un combat, je voudrais insister sur ce point, qui nécessitera des moyens supplémentaires, des moyens budgétaires supplémentaires.

On va peut-être tout à l'heure parler du budget. On va parler du budget de la défense. Le président de la République a décidé non seulement de le sanctuariser, mais de renforcer les moyens qui sont mis sur la défense. Il ne faut pas oublier l'aspect sécurité. Je voudrais rappeler...

3:07
Présentateur

Donc là, vous dites, pardon, pour être très clair, on va demander, même dans ce contexte, une augmentation du budget du ministre de l'Intérieur ?

3:12
Invité politique

Je voudrais juste rappeler que dans notre pays, en 1965, ça fait maintenant plus de 60 ans, mais c'était après la fin de la guerre d'Algérie, les dépenses de sécurité au sens large, défense, gendarmerie, police, justice, représentaient 6% du PIB. Aujourd'hui, c'est à peine plus de 3%. Cherchez l'erreur. Cherchez l'erreur. Nous avons baissé la garde. Et pas seulement sur le plan militaire, nous avons également baissé la garde sur le plan des dépenses de sécurité intérieure. Et je n'ai pas de doute que Bruno Retailleau se battra pour que son budget, le budget de la place Beauvau, donc le budget de la gendarmerie, le budget de la police, soit préservé.

Et si possible, qui connaissent des augmentations, nous en avons besoin. La guerre contre le narcotrafic, la guerre contre la délinquance, ça nécessite pas seulement des moyens matériels, ça nécessite aussi des moyens législatifs, mais ça nécessite aussi des moyens matériels.

4:24
Présentateur

Donc vous demandez une exception, pour être très clair. Aujourd'hui, le Premier ministre a annoncé qu'il gelait les budgets de pratiquement tous les ministères, sauf la défense. Vous dites qu'il faudra une augmentation de ce budget.

4:34
Invité politique

Je ne demande pas d'exception, mais il faut savoir ce qu'on veut. L'exigence de protection de nos concitoyens, c'est aujourd'hui la première exigence des Françaises et des Français.

4:44
Invité

On revient sur la drogue, parce que c'est Nîmes, c'est aujourd'hui une cité non-roits, disent les policiers à Nîmes. La drogue partout, la drogue transporte même des pêcheurs sur les côtes normandes pour arrondir leur fin de mois. Les tentatives de corruption évoquées dans les rapports d'enquête sénatoriaux, ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a effectivement un risque majeur de généralisation de cette espèce de corruption par la drogue et par les trafiquants de drogue de la société française ?

5:13
Invité politique

On sait ce qui se passe dans d'autres pays européens qui sont voisins d'une autre. La Belgique, les Pays-Bas ? On sait ce qui se passe en Belgique, on sait ce qui se passe aux Pays-Bas. On sait que dans ces deux pays, il y a des très grands ports, que ces ports sont des portes d'entrée pour la drogue. Et on sait qu'au sein de ces ports, il y a des phénomènes de corruption. Alors nous, nous avons le port du Havre. Il faut veiller à ce que ces phénomènes de corruption ne déteignent pas sur le port du Havre. Là aussi, vous voyez, j'évoquais la question des investissements matériels.

Contrôler l'arrivée des conteneurs dans le port du Havre, contrôler les camions qui quittent le port du Havre pour vérifier qu'ils n'emportent pas une marchandise illégale et notamment de la drogue, ça suppose qu'on renforce nos moyens matériels.

5:58
Présentateur

On va passer à un dossier qui vous concerne directement, puisque vous êtes aujourd'hui représentant chargé des migrations. Donc en fait, votre travail aujourd'hui, c'est d'aller négocier pays par pays des accords pour essayer d'améliorer notamment les retours. Et on sait qu'il y a un pays avec lequel c'est particulièrement compliqué, c'est l'Algérie. Les relations sont glaciales avec la France sur cette coopération migratoire, mais aussi parce que Boalem Sansal est toujours en prison. Notre confrère Christophe Gleize est aussi toujours en prison. Et je vous propose de regarder ce que disait vendredi dans le Figaro le ministre de l'Intérieur.

La diplomatie des bons sentiments, dit-il, a échoué. Je le dirai au président de la République que je dois avoir la semaine prochaine. Il faut changer de ton, assurer un rapport de force que le pouvoir algérien a lui-même choisi. Et je vous propose de regarder maintenant la réponse de Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères, qui visiblement a été un petit peu agacé par ses propos et qui dit ceci sur les réseaux sociaux. Il n'y a ni diplomatie des bons sentiments, ni diplomatie du ressentiment. Il y a juste la diplomatie. Qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui au ministre des Affaires étrangères ?

7:03
Invité politique

Ce qu'attendent nos concitoyens, ce sont des résultats. Donc moi, je ne rentrerai pas dans une querelle sémantique sur la diplomatie ceci, la diplomatie cela. Nous avons en face de nous un pays, l'Algérie, qui ne respecte pas les règles du jeu. Et je vais en donner plusieurs exemples. Le premier exemple, c'est la reprise des clandestins. Nous avons un accord avec l'Algérie sur la reprise des clandestins, qui est un accord qui remonte à 1994. Et cet accord, depuis maintenant plusieurs mois, l'Algérie ne le respecte pas.

Ça veut dire que lorsque les préfets présentent aux consuls, aux consuls algériens en France, des ressortissants algériens que nous avons identifiés, dont nous apportons la preuve qu'ils sont de nationalité algérienne, dans un certain nombre de cas, l'Algérie délibérément ne reprend pas ses ressortissants. Et le ministre l'a dit dans son interview, il y a plus de 140 ou 150 cas de ce type depuis le début de l'année. Ça n'est pas admissible.

Par ailleurs, le ministre a pointé du doigt une réalité qui, c'est le moins qu'on puisse dire, interpelle, à savoir que dans un consulat algérien en France, le consulat de Toulouse, apparemment, on délivrait des passeports, pas un, pas deux, pas trois, un millier de passeports, qui ont été délivrés à des clandestins, c'est-à-dire à des ressortissants algériens en situation irrégulière en France, ce qui n'est pas conforme à la loi. Donc il y a une enquête qui est en cours. Il y a une enquête qui est en cours aussi pour vérifier que ce type de pratique n'a pas lieu dans d'autres consulats algériens en France.

Et je pense que ça a été pour Bruno Retailleau une raison supplémentaire de demander audience au président de la République pour lui dire qu'il pense que dans notre rapport avec l'Algérie, il faut changer de braquet. Vous savez, on avait évoqué à un moment donné la riposte graduée. Et cette riposte graduée, elle a commencé à être mise en œuvre. Vous vous souvenez qu'au mois d'avril, nous sommes revenus sur un texte, qui est un texte de 2007, si j'ai bonne mémoire, qui prévoyait l'exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques. Donc ça, c'était un des éléments de la riposte graduée. Mais on s'est arrêté là. Et pendant ce temps, que fait l'Algérie ?

L'Algérie a en quelque sorte pris en otage deux de nos concitoyens. Il y en a un qui est très connu, qui est un écrivain francophone, qui a la double nationalité, qui est malade, et qui est aujourd'hui dans les geôles algériennes, sans raison légitime. Et puis il y a un autre otage, si j'ose dire, qui est un de vos confrères journalistes, journaliste sportif, et qui, comme vous le savez, est accusé de mener terroriste en Algérie.

10:10
Présentateur

Et on pense bien sûr à lui, mais Patrick Stéphanini, évidemment, on est tous d'accord sur la préoccupation sur leur sort. Est-ce que justement, en se fâchant aujourd'hui encore plus avec l'Algérie, on ne risque pas peut-être de les mettre en danger ? Alors qu'on sait justement, si vous avez dit, il y a eu déjà des réponses graduées, il y a eu même il y a quelques années, on avait resserré la vis sur les visas, ça n'a jamais fonctionné. Donc est-ce qu'on n'a pas aussi la preuve que cette stratégie ne fonctionne pas forcément ?

10:33
Invité politique

Écoutez, il y a un équilibre à trouver. Et Bruno Retailleau y est particulièrement attentif. Évidemment, il ne faut pas mettre en danger la vie de nos concitoyens, et je pense notamment à la vie de Boalem Sansal, et il faut tout faire. C'est la priorité numéro un pour obtenir sa libération. Mais en même temps, les sujets migratoires que j'évoque, la présence sur notre sol de ressortissants algériens dont certains ont été condamnés pour des faits de terrorisme, dont certains ont été condamnés pour des faits de criminalité ou de délinquance particulièrement graves. Cette présence, elle fait peser sur nos concitoyens une véritable menace. Dois-je rappeler l'attentat de Mulhouse ?

L'attentat de Mulhouse au mois de février de cette année, le 22 février de cette année, un mort, plusieurs blessés graves, et cet attentat a été commis par un ressortissant algérien qui avait fait l'objet, je vous le rappelle, de 14 OQTF, de 14 obligations de quitter le territoire français. Donc quand l'Algérie ne joue pas, ne respecte pas les règles du jeu, ça peut avoir des conséquences très graves pour nos concitoyens. Et je voudrais ajouter un mot qui me paraît très important. L'origine de la crise avec l'Algérie, ce ne sont pas les problèmes migratoires.

L'origine de la crise avec l'Algérie, tous nos concitoyens le savent, c'est le changement de pied de la diplomatie française sur la question du Sahara occidental.

12:05
Invité

C'est la responsabilité du président de la République ? C'est le choix du président de la République.

12:11
Invité politique

Il est le patron de la diplomatie française. C'est le choix du président de la République qui a été fait au mois de juillet de l'année dernière, ça va faire presque un an, de reconnaître la souveraineté du Maroc sur ce qu'on appelle le Sahara occidental. Et c'est ce revirement diplomatique qui est à l'origine de la crise. Et j'allais dire que, malheureusement, les conséquences sur le terrain migratoire ne sont que des conséquences. Ce sont des dommages collatéraux. Donc il appartient au président de la République d'avoir une vision complète de ce que sont nos relations avec l'Algérie et de bien mesurer qu'actuellement, nous sommes en position de faiblesse vis-à-vis de l'Algérie.

Et ça, nos concitoyens ne l'accepteront pas indéfiniment.

13:02
Invité

Donc responsabilité du président de la République, c'était sa responsabilité, le choix d'une politique. Vous dites, je ne veux pas commenter effectivement les bons sentiments. Enfin, les bons sentiments, c'était quand même le souci de préserver les relations avec l'Algérie. L'appel téléphonique entre le président Macron, le président Tebboune, qui était censé tout arranger avec l'espoir d'une grâce accordée à Boalem Sansal. Tout ça, la visite, le sens de la visite du ministre de l'Intérieur à l'Élysée, c'est de dire au président, alors là maintenant, il faut vraiment changer totalement d'attitude à l'égard de l'Algérie. C'est ça, c'est le convaincre de changer.

13:39
Invité politique

Nos concitoyens, dans notre relation avec l'Algérie, attendent des résultats. Ils attendent des résultats, c'est-à-dire la libération immédiate de nos deux otages, entre guillemets. Otage d'État, vous, vous dites otage d'État ? Otage d'État ? Je n'ai pas une passion pour les questions sémantiques. Boalem Sansal est un grand écrivain, reconnu par la communauté internationale en tant que tel. Il n'a rien commis de grave. Au fond, qu'est-ce qu'on reproche à Boalem Sansal ? Le pouvoir algérien lui reproche des déclarations qu'il a faites sur les relations entre l'Algérie et le Maroc. Vous voyez, on y revient toujours. On y revient toujours.

Et quant à votre collègue journaliste, j'ai un peu de mal à croire qu'il était vraiment, c'est le moins qu'on puisse dire, impliqué dans des monnaies terroristes. Donc, nous voulons des résultats avec la libération immédiate et sans condition de nos deux concitoyens. Nous voulons une amélioration de nos relations migratoires. Alors, sinon, vous faites quoi ? Eh bien, il reste, dans toute la panoplie des mesures qui peuvent participer de ce qu'on appelle la riposte graduée, il y a encore d'autres mesures. Il y a la limitation du nombre des visas. Il y a la remise en cause, peut-être, de certains accords.

Et vous savez qu'il y a aujourd'hui, dans notre pays, une immense majorité, à la fois dans la classe politique, mais également parmi nos concitoyens, pour demander la renégociation de l'accord de 68. et si les Algériens continuent à camper sur leur position qui consiste à refuser obstinément la renégociation de cet accord, alors la question de sa dénonciation pure et simple s'opposera. Vous savez, cet accord, il est totalement obsolète. C'est un accord qui remonte maintenant à bientôt plus de 60 ans. Sa dernière révision remonte au 11 juillet 2001.

Ça veut dire que toutes les modifications législatives qui ont été apportées par la France à sa législation sur l'immigration, tout ce qu'a fait Nicolas Sarkozy pour promouvoir l'immigration choisie, pour favoriser l'immigration des professionnels, pour favoriser l'immigration des étudiants, et en contrepartie, pour contenir l'immigration familiale, tout ça ne s'applique pas à l'immigration algérienne. Comme vous le savez, les Algériens bénéficient d'un avantage. Je ne vais pas me perdre dans les détails.

16:04
Présentateur

Vous demandez qu'on arrête avec cet accord. Pour que ce soit très clair, il faut arrêter. Ou c'est une menace, c'est l'armatomique. C'est de la menace ultime.

16:10
Invité politique

Oui, il faut menacer de dénoncer cet accord. Ce qu'a fait François Bayrou, déjà. Oui, mais au bout d'un moment, les Français vont vouloir des résultats. Il faut le faire maintenant, donc, vous dites. En tout cas, il faut faire monter la pression sur l'Algérie, parce que, je vous l'ai dit, ce n'est pas le seul sujet dans une relation bilatérale. Mais c'est un sujet important.

16:33
Présentateur

Justement, on va parler du dossier plus général de l'immigration, parce que vous en êtes en charge. J'aimerais savoir, déjà, est-ce que vous êtes d'accord avec Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, quand ils disent que, dans le budget présenté par François Bayrou, il aurait fallu un volet migratoire, qu'on peut faire, finalement, des économies sur ce terrain-là ? Marine Le Pen, par exemple, dit qu'on peut gagner plusieurs milliards d'euros sur la question de l'immigration. Est-ce que vous pensez que c'est faisable ?

17:00
Invité politique

J'observe que vous avez cité Laurent Wauquiez, vous avez cité Marine Le Pen, vous me permettrez de citer Bruno Retailleux,

17:07
Présentateur

vous êtes sa voix, aujourd'hui,

17:08
Invité politique

qui a dit lui-même que, dans ce projet de budget, il manquait des choses qui ont trait au coût de l'immigration. Et, au fond, il faut partir d'une idée simple. On va demander, à travers ce budget, des efforts aux Français. parce que la situation de notre dette est devenue insoutenable. Insoutenable. Et, on va donc demander des efforts, j'ai entendu le Premier ministre qui a dit, je vais demander des efforts à tous les Français, aux entreprises, aux contribuables, à ceux qui ne sont pas contribuables, etc. Ça serait ahurissant, incompréhensible pour nos concitoyens qu'on ne demande pas aussi des efforts aux ressortissants étrangers.

D'accord, mais des milliards, des milliards, c'est possible ? Attendez, il y a trois sujets sur lesquels on peut agir. Le premier, ce sont les taxes, on appelle ça les droits de timbre, que les étrangers, en situation régulière, acquittent au moment où ils obtiennent un titre de séjour ou encore au moment où ils deviennent français. Donc, le ministre de l'Intérieur l'a dit, on peut faire 160 millions d'euros de recettes supplémentaires en augmentant ces droits de timbre. Sur 40 milliards, ce n'est pas beaucoup. Mais les petits ruisseaux me font les grandes rivières. Donc, 160 millions d'euros rien qu'en augmentant les droits de timbre et ça, c'est une mesure qui peut être décidée dès demain.

Deuxièmement, comme vous le savez, moi je suis l'auteur avec Claude Évin d'un rapport sur l'aide médicale d'État. Nous avons rendu ce rapport début de sombre 2023 au ministre de l'Intérieur et au ministre de la Santé de l'époque. J'ai entendu tous les chefs de gouvernements successifs dire on va le mettre en œuvre. J'ai moi-même avec Claude Évin été reçu par plusieurs ministres de la Santé successifs qui semblaient se préoccuper de sa mise en œuvre. Au moment où nous nous parlons, je le dis avec une certaine solennité, aucune des réformes que nous avons proposées avec Claude Évin n'a été mis en œuvre. Ce pays a aujourd'hui un vrai problème. Nous ne savons plus décider.

Nous ne savons plus réformer. Alors moi, je le dis avec beaucoup de clarté, si on ne réforme pas l'aide médicale d'État avec les propositions que nous avons formulées...

19:31
Invité

Réformer, pas supprimer.

19:33
Invité politique

Non mais, laissez-moi terminer. Si on ne réforme pas l'aide médicale d'État avec les propositions que nous avons formulées ou avec d'autres qui ne sont pas du tout celles de Bruno Retailleau. Si on ne réforme pas l'aide médicale d'État, alors, elle sera supprimée. Très clairement, Patrick Stéphanini. Elle sera supprimée. Bien sûr. Si on ne la réforme pas. Si on ne la réforme pas, elle sera supprimée. Elle est aujourd'hui profondément inadaptée. Nous avons, nous avons, avec l'Espagne, en matière de couverture médicale des étrangers en situation irrégulière, le système le plus généreux. Eh bien, il faut nous comparer avec l'Allemagne. L'Allemagne, le panier de soins est plus restreint.

L'Allemagne, ce qu'on appelle l'entente préalable, c'est-à-dire l'accord préalable de l'assurance maladie, avant d'engager certains soins, le nombre de maladies qui sont couvertes par cet accord préalable est plus important en Allemagne. Et puis derrière tout ça, il y a une question fondamentale. Au fond, ce que les Français acceptent, c'est que, soit soignée de manière inconditionnelle, toute personne, y compris un étranger en situation irrégulière, s'il s'agit d'un soin urgent.

En revanche, ce que ne comprennent pas les Français, c'est pourquoi des étrangers en situation irrégulière, parfois depuis des années sur notre territoire, peuvent se voir couverts par ce dispositif de l'aide médicale d'État pour des affections de longue durée. Vous avez entendu le Premier ministre, vous avez entendu le ministre de la Santé dire qu'il fallait revoir les conditions dans lesquelles les Français accèdent au régime de l'affection de longue durée. Donc vous êtes,

21:09
Présentateur

très clairement, pour l'aide médicale d'urgence que demande Bruno Retailleau parce que, je vous pose la question, parce qu'on a relu votre rapport que vous avez publié il y a moins de deux ans et vous dites ceci dans ce rapport signé avec Claude Évin, le dispositif de l'aide médicale urgente recèle in fine un risque important de renoncement aux soins. Et vous dites même dans ce rapport qu'en effet, vous proposez des ajustements mais vous dites aussi que ça rapporterait sans doute pas beaucoup d'argent. Est-ce que là, il y a une différence entre le Patrick Stéphanini d'aujourd'hui qui travaille avec Bruno Retailleau et ce que vous avez écrit il y a deux ans ?

21:41
Invité politique

Non. N'essayez pas de me mettre en contradiction avec moi-même. D'abord, la lettre de mission que nous avions reçue il y a 18 mois, c'était une lettre de mission qui nous demandait de proposer des pistes de réforme de l'aide médicale d'État. Donc, par définition, dès le départ de la mission, on avait exclu de proposer sa suppression. Mais il ne faut pas aller plus loin que les conclusions d'autres rapports aujourd'hui. Mais il faudrait déjà les mettre en œuvre. Il faudrait déjà les mettre en œuvre. Et je vais prendre un exemple précis sur lequel Bruno Retailleau va plus loin que notre rapport.

C'est, dans notre rapport, on dit que les étrangers qui font l'objet d'une mesure d'éloignement en raison d'un trouble à l'ordre public, une OQTF prise à la suite d'un retrait d'un titre de séjour pour un motif d'ordre public, une mesure d'expulsion, une interdiction judiciaire du territoire, avec Claude Évin, alors que Claude Évin a une sensibilité socialiste qui n'est pas la mienne. Nous avons proposé ensemble que pour ces étrangers, on supprime l'aide médicale d'État. Ça, c'est possible de le faire aujourd'hui, vous pensez ? C'est possible. Alors, il faut faire voter une loi. Il faut faire voter une loi.

Mais ça peut être inclus, par exemple, dans un projet de loi de financement de la Sécurité sociale dès le mois de septembre ou le mois d'octobre de cette année. Donc, c'est possible. Alors, Bruno Retailleau, il va un petit peu plus loin. Et il dit, il faudrait supprimer l'aide médicale d'État pour tous les étrangers qui font l'objet d'une OQTF. Moi, c'était ma position de départ dans mon dialogue avec Claude Évin.

Simplement, comme le rapport que nous avons co-signé est un rapport de compromis, je me suis mis d'accord avec Claude Évin sur un compromis pour dire, commençons par supprimer l'aide médicale d'État pour tous les étrangers qui font l'objet d'une mesure d'éloignement pour motif d'ordre public.

23:25
Présentateur

Toujours sur ce thème de l'immigration, votre patron Bruno Retailleau était en Allemagne cette semaine parce qu'il y a eu un sommet de tous les ministres de l'Intérieur pour justement parler de cette question de l'immigration et il a été proposé plusieurs ministres dont Bruno Retailleau, vous allez nous le confirmer, de demander à pouvoir faciliter l'expulsion des étrangers en situation irrégulière y compris pour des pays comme l'Afghanistan. On sait que ce sont des pays potentiellement dangereux pour les personnes qui y retourneraient aujourd'hui avec les talibans.

Est-ce que vous, vous êtes favorable à pouvoir faire ça sachant que ce serait contraire à ce que dit aujourd'hui la Cour Européenne des Droits de l'Homme ? C'est-à-dire qu'on ne peut pas expulser quelqu'un dans un pays où il est en danger. Est-ce qu'il faut avancer là-dessus ?

24:04
Invité politique

Alors d'abord, cette photo, elle est très importante parce qu'elle montre qu'il y a aujourd'hui au sein de l'Union Européenne une convergence entre les grands pays européens pour modifier la législation sur l'immigration. Et le principal objet de cette réunion, ça n'était pas le renvoi des Afghans, je vais répondre à votre question, mais ça n'était pas le renvoi des Afghans. Le principal objet de cette réunion, c'était de parler de la révision de la directive retour. Cette directive, comme vous le savez, elle fait obligation à tous les États européens, lorsqu'ils interpellent un clandestin, de lui laisser un délai de départ volontaire.

Donc la voie privilégiée par la directive retour, c'est qu'un clandestin, on ne le met pas dans l'avion pour le raccompagner dans son pays d'origine, on lui dit vous avez huit jours ou un mois pour quitter notre territoire. Très rapidement sur ma question parce que ça va C'est ce que j'appelle la méthode bisounours. La méthode bisounours, malheureusement, elle ne marche pas, elle a échoué et c'est la raison pour laquelle la plupart des États européens veulent aujourd'hui réviser la directive retour.

Un mot sur les Afghans, en France, nous avons une communauté afghane qui grossit chaque année parce que le nombre des Afghans qui obtiennent le statut de réfugiés ne cesse de croître et nous avons grosso modo à peu près 100 000 Afghans. Parmi ces Afghans, il y en a une petite minorité, j'ai bien dit une petite minorité qui sont aujourd'hui dangereux. Soit parce qu'ils sont radicalisés, soit parce qu'ils souffrent de troubles psychologiques qui font qu'ils peuvent passer à l'acte sur la voie publique. Donc ceux-là, vous dites,

25:49
Présentateur

on les expulse et potentiellement on accepte qu'ils soient en danger.

25:52
Invité politique

Oui, non, parce qu'il faut vraiment rendre l'antenne. Ceux-là, on a besoin de pouvoir les éloigner en Afghanistan. Vous savez combien on fait de renvois d'Afghans chaque année en France ? On en fait 6 ou 7. 6 ou 7. Parce qu'on s'est fixé une règle qui est le retour volontaire. C'est-à-dire que seuls partent en Afghanistan des Afghans qui l'acceptent. Mais même ça, c'est difficile à mettre en œuvre.

26:16
Présentateur

On a bien entendu votre position, Patrick Stéphanini. On se retrouve dans quelques petites minutes. On a beaucoup de sujets à aborder. Le budget, notamment l'avenir politique de Bruno Retailleau. A tout de suite sur LCI. C'est l'événement du dimanche. Votre rendez-vous politique avec aujourd'hui Patrick Stéphanini, représentant spécial de Bruno Retailleau sur l'émigration, ancien directeur de campagne de Jacques Chirac, de Valérie Pécresse et de François Fillon. Dans un instant, on va parler du budget présenté par François Bayrou. Mais juste avant, on va vous demander quand même votre réaction sur une actualité qui fait parler la pétition contre la loi du plomb.

Vous savez, cette loi qui réintroduit notamment des pesticides de tueurs d'abeilles a déjà recueilli ce matin plus de 700 000 signatures. Ce qui veut dire qu'en théorie, l'Assemblée nationale pourrait avoir le droit d'avoir un débat sur cette pétition. On sait que c'est votre camp qui a initié cette loi du plomb. Mais est-ce que vous dites finalement qu'une partie du peuple parle, il faut réavoir ce débat ?

27:17
Invité politique

Écoutez, il y a des dispositions qui permettent aujourd'hui en France aux auteurs d'une pétition publique d'obtenir sous certaines conditions soit un débat, soit carrément la révision d'une loi. Moi, je ferai deux remarques. La première, je ne vois pas pourquoi la majorité qui s'est dégagée pour voter la loi du plomb changerait d'avis. Première remarque. Deuxième remarque, je suis l'élu dans le département des Yvelines d'un canton très rural qui est le canton de Bonnières-sur-Seine. Nous sommes à l'extrême ouest des Yvelines, 69 communes pour l'essentiel des communes rurales. J'ai beaucoup d'agriculteurs. Bon, c'est de la grande culture, la culture céréalière.

Qu'est-ce qu'ils me disent les agriculteurs du canton de Bonnières ? Ils me disent, nous, on veut juste pouvoir se battre avec nos concurrents européens dans un climat d'égalité concurrentielle. Et on ne comprend pas pourquoi certains produits sont autorisés en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, etc., ou en Italie, et ne le sont pas en France. Eh bien moi, je soutiens les agriculteurs français pour qu'ils soient placés dans une situation d'égalité concurrentielle avec les autres producteurs européens.

Alors, je ne suis pas du tout un spécialiste de la loi Duplomb, donc je ne vais pas me prononcer dessus, mais tout ce qui permettra aux agriculteurs français d'être à égalité de concurrence avec d'autres pays européens, c'est le bienvenu.

28:47
Présentateur

Le budget présenté par François Bayrou, alors il y a dans ce budget des mesures que la droite demande depuis longtemps, des suppressions de postes de fonctionnaires, des mesures pour travailler plus, notamment avec ces jours fériés. Vous allez nous dire ce que vous en pensez. Arlette Chabot, la question de la justice.

29:02
Invité

Oui, est-ce qu'il est juste ou pas ? Est-ce que les efforts sont vraiment partagés ? Là, vous avez des remarques à faire effectivement concernant sûrement les retraités, on va les entendre, mais je pense que ce n'est pas ça que les Français pensent quand ils jugent tous les sondages, toutes les enquêtes d'opinion vont dans le même sens. Les Français trouvent qu'on demande des efforts à eux-mêmes et pas aux riches. Est-ce que c'est votre sentiment ?

29:26
Invité politique

Alors, il y a plusieurs choses à dire là-dessus. La première, il faut cesser d'entretenir chez nos concitoyens le mythe selon lequel il y aurait une cagnotte cachée et que cette cagnotte, elle serait entre les mains des riches et qu'il suffirait d'imposer davantage les riches pour que tout aille mieux. Moi, j'observe que nous sommes dans un pays où 10% des contribuables acquittent 70% de l'impôt sur le revenu. et nous sommes dans un pays où plus de la moitié des Français n'acquittent pas l'impôt sur le revenu. Donc, je ne suis pas certain que la piste qui consiste à davantage taxer une catégorie de Français soit la meilleure.

Moi, Mme Chabot, je réponds à votre question avec beaucoup de clarté. La solution, ce n'est pas de rajouter encore de l'impôt dans un pays qui est le champion d'Europe pour ne pas dire le champion du monde des prélèvements obligatoires. La solution, c'est s'attaquer à la dépense publique avec un véritable plan de réduction d'une dépense publique qui est structurelle et qui, malheureusement, a fait la preuve de son inefficacité. Et là, vous dites que le compte n'y est pas sur ce point ? Et là, je dis qu'il y a des progrès à faire. Je ne dis pas que le compte n'y est pas. La tâche de François Bayrou, elle est exceptionnellement difficile.

Donc, il a présenté un plan qui a un mérite c'est un plan qui est très complet. C'est un plan qui concerne encore une fois toutes les catégories de Français. Et de ce point de vue-là, j'ai le sentiment qu'il est globalement juste. En revanche, la question que se posent beaucoup de Françaises et de Français, c'est est-ce que ce plan est à la hauteur des défis qui attendent notre pays ? Est-ce que ce plan va permettre de réduire une dépense publique d'assistanat, une dépense publique de prestations sociales qui est devenue aujourd'hui inefficace ? Elles sont gelées là, les prestations sociales ? Oui, elles sont gelées, c'est ce qu'on appelle l'année blanche.

Mais vous savez, l'année blanche, dans une année où il y a peu d'inflation et où il y a peu de croissance, ça ne va pas non plus produire des miracles. Donc, c'est bien, il fallait le faire, mais au train où c'est parti, il faudra le refaire l'année prochaine. Non, il faut s'attaquer, entre guillemets, à des poches de dépenses. Je vais prendre plusieurs exemples. D'abord, on sait qu'il y a des opérateurs de l'État qui ont proliféré depuis une quinzaine d'années, qui se sont substitués aux administrations de l'État, et même, je n'hésite pas à le dire, aux ministres et à leurs ministères. On en connaît de nombreux exemples, notamment dans le domaine de l'environnement, mais pas seulement.

Donc, il faut réviser la situation de ces opérateurs. Il y a un travail remarquable qui a été fait par le Sénat, notamment par Mme Lavarde, qui est une spécialiste de ce sujet au Sénat. Ce n'est pas des milliards non plus. Non, ce n'est pas des milliards, mais c'est, Mme Lavarde estime, de l'ordre de 500 millions. Je vous l'ai dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Donc, ce que nous attendons du gouvernement, c'est qu'ils s'emparent par exemple du rapport Lavarde et qu'ils le mettent en œuvre. Je vais prendre un deuxième exemple tiré de mon expérience d'élu local. Ça fait des années qu'on dit que le millefeuille à la française c'est devenu insupportable.

C'est insupportable pour nos concitoyens, c'est insupportable pour les entreprises, pour les associations qui veulent voir financer un projet, un projet d'infrastructure, etc. Il faut s'adresser à la commune, il faut s'adresser à l'intercommunalité, il faut s'adresser au département, il faut s'adresser à la région. Ça fait des années qu'il y a sur la table, proposé à l'époque par Nicolas Sarkozy et par Brice Hortefeux, une réforme qui est le conseiller territorial qui consiste en quelque sorte à fusionner les attributions des conseillers départementaux et des conseillers régionaux. Bon, on attendait une réponse du gouvernement sur ce sujet, moi j'espère qu'elle viendra cette réponse.

Alors peut-être que ce n'est pas le projet de loi de finances qui est le bon vecteur législatif, mais on a besoin dans ce pays de faire des réformes de structure. Et on a besoin, monsieur, je vais vous dire, on a besoin dans notre pays d'investir. On a trois sujets qui sont des sujets majeurs en termes d'investissement. Le premier, c'est l'énergie. Énergie. Le nucléaire, vous voulez dire ? Non, mais l'énergie en général. On a aujourd'hui une énergie qui coûte trop cher aux entreprises françaises et aux ménages français et pour nos entreprises, c'est un problème de compétitivité.

Donc, il faut pousser le nucléaire, il faut un développement raisonnable et pour ma part, je considère que c'est très largement fait des énergies renouvelables. Il faut pousser le nucléaire, il nous faut une électricité qui soit moins chère. Ça suppose des investissements considérables. Et le travail et plus ? Est-ce que vous êtes d'accord avec le travail et plus ? Deuxièmement, il nous faut investir davantage, je l'ai déjà dit, sur tout ce qui est sécurité au sens large, la défense, mais aussi la sécurité intérieure de nos concitoyens.

Et puis, le troisième investissement majeur, c'est l'investissement dans l'éducation, c'est l'investissement dans la formation, c'est l'investissement dans la recherche.

34:34
Présentateur

Ça ne fait pas d'économie tout ce que vous dites là ?

34:36
Invité politique

Non, mais pour faire tout ça, il faut aller traquer la dépense inutile, la dépense de prestations sociales. Vous savez, tiens, on a évoqué le problème des étrangers. La droite propose depuis des années une réforme très simple qui consiste à conditionner un certain nombre de prestations sociales pour les étrangers à une certaine durée de résidence en France. Vous gagnez combien avec une telle mesure ? Il y a eu une proposition qui a été censurée par le Conseil constitutionnel qui fixait la barre à cinq ans. Si le Conseil constitutionnel nous dit que cinq ans, c'est trop, on n'a que deux solutions.

Réformer la Constitution, ça ne va pas être très simple compte tenu de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale ou alors il faut attendre l'élection présidentielle et sinon, il faut faire prospérer cette proposition en fixant la barre, par exemple, à deux ou trois ans. Et quel objectif financier vous avez là-dessus ?

35:29
Présentateur

Combien vous pensez pouvoir économiser avec cette mesure ?

35:31
Invité politique

Ah bah plusieurs centaines de millions d'euros à coup sûr, à coup sûr. Si vous décidez qu'un certain nombre d'étrangers qui accèdent aujourd'hui à ce qu'on appelle des prestations sociales non contributives n'y accèderont pas avant qu'ils aient résidé en France pendant au moins deux ou trois ans, vous allez faire des centaines de millions d'euros. Ça veut dire qu'il faut remettre sur la table effectivement cette proposition

35:52
Invité

sur la table. On s'étonne parce qu'on pensait que vous aviez parlé des efforts demandés aux retraités et trouvés qui sont injustes parce que la défense des retraités c'est quand même aussi quelque chose qui est essentiel. On se souvient de Laurent Wauquiez il y a un an face au projet de Michel Barnier. L'effort demandé aux retraités, la suppression de l'abattement, c'est normal que les plus aisés contribuent ?

36:13
Invité politique

Alors, il y a deux choses. Ce qui n'est pas normal c'est que les retraités fassent l'objet de deux mesures. L'année blanche. L'année blanche. L'année blanche. Ça veut dire que les pensions des retraités ne vont pas être réévaluées. Or, c'est leur seule source de revenus. Ils ne peuvent plus travailler par définition. Ils ont pris leur retraite. Ils ne peuvent plus travailler. Et qu'au même moment, en effet, on limite de manière quand même très sérieuse, il y a toute une série de simulations qui ont été faites sur les conséquences de cette mesure, on limite l'abattement de 10%. Mais ça, je fais confiance au débat parlementaire pour qu'on trouve un équilibre sur cette mesure.

Je voudrais qu'on écoute ensemble,

36:55
Présentateur

si vous le voulez bien, la réaction à ce budget d'un ancien compagnon de route qui est Dominique de Villepin. Regardez ce qu'il a publié sur les réseaux sociaux justement en réaction à ce budget Bayrou.

37:03
Locuteur non identifié

Le principal défaut du plan Bayrou, c'est sa philosophie même. Il pense qu'il faut faire souffrir les Français pour désendetter le pays. Le gouvernement cherche 40 milliards d'euros ? Nous pourrions les trouver si le taux d'emploi en France atteignait celui de l'Allemagne. Et nous ne l'atteindrons pas en travaillant plus, mais en travaillant plus nombreux et en travaillant mieux. Les chiffres de l'OCDE le montrent. Par rapport à l'Allemagne, ce qui nous différencie, ce n'est pas le travailler plus, c'est le travailler moins nombreux.

37:37
Présentateur

Donc lui, il n'est pas d'accord avec le travailler plus. Vous le rejoignez

37:40
Invité politique

sur ce point-là ou pas ? Je le rejoins sur un point précis qui est que nous le savons. En France, quand on est jeune, on rentre tard sur le marché du travail, beaucoup plus tard qu'en Allemagne, beaucoup plus tard que dans les autres pays européens, sans doute parce que les formules comme l'apprentissage, comme les formules en alternance ne sont pas suffisamment développées dans notre pays. Donc on a ce premier sujet et puis on a un deuxième sujet qui est que les seniors ne travaillent pas assez. Autrement dit, pour un certain nombre d'entreprises, quand vous avez 55 ans, vous n'êtes plus bon à rien. Et bien ça, ça ne peut pas marcher. Donc Dominique Develpain a raison, mais il n'est pas...

Il a raison de dire que François Bayrou veut faire souffrir les Français, par exemple ? Non, là-dessus, je ne reprendrai pas ses propos. Il faut, et là-dessus, je pense qu'il y a un immense consensus dans le pays, il faut qu'on améliore ce que les économistes appellent le taux d'emploi dans la tranche des 18-25 ans et dans la tranche des 55-65 ans. Alors, ça suppose un gros effort des partenaires sociaux. Et je voudrais vous le dire là aussi avec une certaine solennité. Il n'y a pas que le budget, il n'y a pas que le projet de loi de finances, il n'y a pas que des décisions de l'État.

faire travailler davantage les Français et notamment mettre au travail davantage les jeunes d'une part et les seigneurs d'autre part, ça suppose un effort des partenaires sociaux. Mais il me semble que le Premier ministre l'a parfaitement identifié et qu'il a renvoyé un certain nombre de mesures à des ateliers, à des chantiers sociaux, notamment, parce que Dominique de Villepin ne le dit pas, mais moi je le dis, il faut réformer nos règles de l'assurance chômage. Nous sommes dans un pays dans lequel nous commençons à être touchés par les effets de la baisse de la fécondité, de la baisse de la natalité. Nous avons beaucoup d'emplois en tension, de métiers en tension.

Il faut être beaucoup plus directif, il faut dire aux chômeurs que soit ils acceptent une formation, soit ils acceptent un emploi dans ces métiers en tension et que sinon, on reverra les règles de l'indemnisation. Pour faire tout ça ? Et moi j'attends du Premier ministre qui s'empare de ce dossier et j'attends des partenaires sociaux qu'ils le fassent.

39:49
Présentateur

Pour faire tout ça, Patrick Stéphanini, il faut aussi trouver des majorités à l'Assemblée nationale. Or, vous n'en avez pas, le gouvernement n'en a pas, pour faire passer ce budget, il faudra trouver des compromis. Arlette Chabot.

40:00
Invité

Oui, combien de chances donnez-vous à François Bayrou de réussir effectivement à faire voter, en tout cas résister à une censure ? Les négociations s'ouvrent, est-ce qu'il doit privilégier les discussions avec le Parti Socialiste qui lui avait accordé qu'un peu d'indulgence ? Ou bien est-ce qu'il doit se tourner et faire très attention au RN qui finalement a piégé Michel Barnier ?

40:26
Invité politique

Écoutez, en tout cas, la méthode choisie par le Premier ministre me paraît la bonne. Discuter, discuter, discuter. Il a mis les cartes sur la table le 15 juillet, c'est-à-dire bien avant, d'habitude, on présente les projets de budget vers la mi-septembre ou vers la fin septembre. Là, il l'a fait dès la mi-juillet. Ça va lui permettre tout cet été de discuter avec les partenaires sociaux, ça va lui permettre de discuter avec les formations politiques. Le Parti Socialiste, il a un rendez-vous crucial, un rendez-vous politique qui est le suivant.

Est-ce que, oui ou non, il se détache de la France insoumise et est-ce qu'il va à l'élection présidentielle et aux élections législatives avec un programme social-démocrate classique ?

41:08
Présentateur

Il faut les aider pour ça. Qu'est-ce que vous leur donnez dans une négociation ? Parce que là, on vous a entendu pour l'instant sur toutes les propositions. Ça, c'est au Premier ministre. Par exemple, taxer les plus riches, vous dites non. Donc, est-ce que vous, vous dites aussi qu'on est prêt, nous, la droite républicaine,

41:19
Invité politique

à faire des concessions socialistes ? Ça, c'est au Premier ministre de piloter sa barque. Il est là pour ça, si j'ose dire. Et je pense qu'il a d'ores et déjà identifié, dans le projet qu'il a présenté le 15 juillet, des mesures sur lesquelles il faudra qu'ils fassent preuve de souplesse et de capacité d'adaptation.

41:39
Présentateur

Et vous avez des lignes rouges, vous ? Est-ce que Bruno Retailleau a des lignes rouges et dit si on va trop loin sur tel ou tel sujet, je quitterai le gouvernement ?

41:47
Invité politique

Nous l'avons dit avec une certaine clarté, nous sommes hostiles à toute augmentation généralisée des impôts. Mais dans le plan qu'a proposé François Bayrou, il n'y a pas d'augmentation généralisée des impôts.

42:01
Présentateur

Mais par exemple, s'il y a un effort qui est demandé aux plus riches comme le demandent les socialistes, est-ce que ce serait une ligne rouge pour vous ça ? Non. Vous êtes prêt à faire cette concession-là ?

42:11
Invité

Vous êtes prêt au compromis,

42:13
Invité politique

vous êtes assez ouvert. Madame Chabot, moi je vous ai dit les choses. Ce qui m'obsède, c'est la capacité d'investissement de notre pays. C'est ça qui est... Vous savez, la croissance, tous les économistes le savent, mais je vais le rappeler à votre micro, la croissance, ça dépend de l'investissement. Bon. Si vous n'investissez pas, si vous êtes dans une économie qui, soit dans le secteur public, soit dans le secteur privé, n'investit plus, vous n'aurez plus de croissance. Et si vous n'avez pas de croissance, vous ne résoudrez aucun des problèmes d'équilibre budgétaire, de déficit que nous venons d'évoquer.

Donc, il faut qu'on se redonne de la marge de manœuvre, il faut le faire avec des compromis, il faut le faire avec un savant dosage de mesures. Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, les responsables des Républicains, les responsables d'autres formations politiques depuis dix jours ont adressé des messages au Premier ministre en disant nous attendons de votre part des infléchissements.

Le Premier ministre, vous savez, c'est le chef de la majorité, c'est comme un chef d'orchestre, il lui appartient maintenant de faire son miel de toutes ces remontées, de toutes ces critiques, de toutes ces suggestions, et de nous présenter à l'automne un projet corrigé et un projet, j'insiste là-dessus, qui redonnera à la France de l'allant. Notre pays, il a besoin d'aller de l'avant. Notre jeunesse, elle a besoin d'espoir. Nos chefs d'entreprise, ils ont besoin de savoir que le gouvernement n'est pas là pour leur mettre des bâtons dans les roues mais au contraire pour leur faciliter leur vie de chef d'entreprise. Donc,

43:48
Invité

si je comprends bien, vous n'avez pas répondu à la question, quelle chance a-t-il ou pas de réussir et d'échapper à la censure. Pour l'instant, effectivement, les socialistes...

43:57
Invité politique

Moi, je lui souhaite de réussir, Madame Chabot. Mais vous y croyez ?

44:00
Présentateur

Oui. Et qu'est-ce qui se passe s'il n'y arrive pas ? Si demain, François Bayrou tombe, est-ce qu'il faut dissous l'Assemblée nationale, par exemple ? Ne pas laisser

44:09
Invité politique

au plan de François Bayrou sa chance, c'est faire prendre au pays un risque considérable, le risque d'avoir une économie à l'arrêt, le risque d'avoir un pays où les questions politiques ne sont plus traitées, où nos concitoyens ont le sentiment que plus personne ne contrôle rien. Donc, oui, moi, je souhaite que François Bayrou puisse réussir.

Ça ne dépend pas fondamentalement de la formation politique à laquelle j'appartiens, puisque nous, nous avons fait le choix de soutenir ce gouvernement, nous avons fait le choix d'y participer pour des raisons que Bruno Rotaillot a excellemment dites, qui étaient d'éviter que la France insoumise, qui reste notre principal adversaire, ne prenne les manettes de la transition. Qu'est-ce qui se passe ? Oui, dissolution ou pas dissolution ?

44:59
Invité

Dissolution, à votre avis ? Et ça, c'est des hypothèses... De ce que certains peuvent jouer, la dissolution. À gauche, on dit déjà, si le gouvernement a renversé, dissolution. Et du côté du Rassemblement national... Pourquoi faire ? Pour remplacer François Bayrou par qui ? Question, ça sera au président de la République de choisir un autre Premier ministre. Vous ne voulez pas répondre

45:16
Invité politique

sur la dissolution,

45:17
Présentateur

vous n'avez pas d'avis ?

45:18
Invité politique

Non, moi, ce que je pense, c'est que... Vous savez, il y a des élections, l'année prochaine, ce sont des élections municipales. Oui. Bon, elles sont très importantes parce qu'en France, on a un système politique qui part de la base. C'est une bonne chose. C'est-à-dire que la plupart des élus sont d'abord des maires, des conseillers municipaux, etc. Donc, on a des élections très importantes. Pour l'instant, les Français, ils ne sont pas là-dedans. Oui, mais à partir du mois de septembre, ils vont y être. À partir du mois de septembre, ils vont y être. Ça, c'est le premier point. Et deuxièmement, encore une fois, j'insiste là-dessus.

On a un Premier ministre, il a ses qualités, il a ses défauts, comme tout le monde. Mais il faut le créditer d'un certain courage. Là, il a mis sur la table pour la première fois un plan très complet. Alors, on peut, comme certains, comme Dominique de Villepin que vous avez cité, trouver que ça ne va pas assez loin. On peut, comme d'autres, comme Édouard Philippe, trouver qu'il n'y a pas assez de réformes structurelles. Soit. Mais le débat parlementaire va s'ouvrir.

Il va donner l'occasion, pas à Dominique de Villepin qui n'a pas de troupes parlementaires, mais à Édouard Philippe qui en a, aux Républicains, à l'ensemble des formations de ce qu'on appelle le socle commun, d'infléchir ce projet de budget. Puis encore une fois, je ne doute pas à l'instant que François Bayrou saura écouter ce qu'il peut y avoir de raisonnable dans les positions du Rassemblement national, ce qu'il peut y avoir de raisonnable dans les positions...

46:32
Présentateur

Donc il faut écouter le Rassemblement national aussi. Il n'y a pas, pour le coup, de cordon sanitaire.

46:35
Invité politique

Mais il faut écouter tout le monde pour faire encore une fois de ce budget l'occasion pour la France de rebondir et l'occasion pour une économie française qui est aujourd'hui quasiment à l'arrêt de repartir de l'avant. Et vous savez, il n'y aura pas de pouvoir d'achat supplémentaire pour les Français s'il n'y a pas une économie française qui va de l'avant si on ne retrouve pas de la croissance. Vous le dites vous-même,

46:56
Présentateur

je suis désolé, mais on va bientôt devoir conclure et j'aimerais vraiment quand même vous entendre là-dessus. Vous disiez vous-même, les échéances vont arriver très vite. Bruno Retailleau, est-ce que c'est déjà votre candidat pour 2027 ? Est-ce qu'il ferait un bon président selon vous ?

47:08
Invité politique

Bruno Retailleau qui était un personnage au second rang des présidents de groupe au Sénat. Depuis un an, en faisant le choix de participer successivement au gouvernement de Michel Barnier et maintenant au gouvernement de François Bayrou, il s'est imposé comme un personnage important de la vie politique française. Alors, est-ce qu'il voudra être candidat à l'élection présidentielle ? Vous savez, c'est un choix redoutable. Est-ce que vous, vous le voulez qu'il le soit ? C'est un choix redoutable. Vous avez l'expérience. C'est un choix redoutable. Moi, j'ai accompagné plusieurs candidats, vous l'avez rappelé au début de l'émission.

L'épreuve de la présidentielle, c'est une épreuve redoutable, c'est une véritable lessiveuse. Ce que je crois, en un mot, c'est qu'au ministère de l'Intérieur, Bruno Rotaillot a fait la preuve depuis dix mois de sa capacité à s'imposer comme une figure qui compte dans la vie politique française. C'est un homme sérieux, c'est un homme soucieux de résultats, c'est un homme soucieux d'efficacité, c'est un homme qui n'élève pas la voix, mais qui sait faire preuve d'autorité. Il me semble que c'est ce qu'attendent beaucoup de nos concitoyens. Donc,

48:22
Présentateur

c'est plutôt oui. Merci, merci beaucoup Patrick Stéphanini d'avoir répondu à nos questions. Merci infiniment Arlette Chabot. Je vous laisse en compagnie de Cécile Bartoli. On ne plaisante pas avec l'info. Vaste programme. Cécile Bartoli.