Dans une rare prise de parole sur 2027, Macron appelle à « ne pas prédire le pire »
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Faites confiance au peuple français. Ne lui prédisez pas toujours le pire. Vous vous êtes projeté, je vous cite, sur les prochains mois, les prochaines années, mais ce n'est pas un mystère, vous en avez parlé, monsieur le chancelier. Dans moins d'un an, il y a eu une élection présidentielle en France. Si l'on en croit les sondages, il y a des chances, aujourd'hui importantes, que le Rassemblement National l'emporte. Est-ce qu'il y a urgence, selon vous, à cranter des avancées en matière militaire avant cette échéance ? Est-ce qu'une victoire de Marine Le Pen mettrait en danger, selon vous, le tandem franco-allemand ? Trois remarques.
La première, méfiez-vous tout de même des sondages, si je puis me permettre. Je connais beaucoup de gens qui étaient élus en juillet 2016. Ce n'étaient pas les mêmes forcément qu'on a retrouvés en mai 2017. Et donc, mon humble remarque, c'est que l'élection, ce que j'ai compris, elle était en avril et mai 2027. La deuxième remarque, c'est faites confiance au peuple français. Ne lui prédisez pas toujours le pire. Laissez-lui vouloir le meilleur. Et ma troisième remarque, c'est que nous travaillons pour nos peuples, pour nos pays, et au-delà de nos personnes.
Et je crois que l'agenda que nous avons dessiné aujourd'hui, les décisions qu'on a prises, elles sont nécessaires, elles sont bonnes pour notre sécurité, notre prospérité, notre paix, la société, et je crois qu'elles rassemblent très largement. Et donc, l'agenda de mise en oeuvre, c'est le plus vite possible et le plus fort possible. Parce qu'au fond, de part et d'autre, ce que nous voulons, c'est de l'efficacité. Voilà. C'est avec cet esprit que nous travaillons. Merci.
Merci.
Emmanuel Macron