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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 29 avril 2026 136 minFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalSanté

Parlement des étudiants : "Quelles valeurs en 2050 ?"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 12 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 13:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que tous les élus sont coupables a priori selon vous ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Comment valoriser le travail quotidien des élus face à la défiance ?

  • 15:00FerméeRéponse directe

    Les moyens de la HATVP sont-ils suffisants selon vous ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous perçu une différence de regard générationnel dans vos scénarios ?

  • 19:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi la sympathie pour les conventions citoyennes alors que la défiance envers les élus ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la perte de confiance dans la science ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Étudiant (scénario B)Chiffre
    « 43,6 % des répondants estiment que l'État n'est pas légitime dans tous les domaines de la vie publique. »
  • 3:30Fait
    « Pour les législatives, nous imaginons un passage à la proportionnelle et le mandat sénatorial est réduit à 5 ans mais demeure renouvelé par tiers tous les 3 ans comme en l'état actuel. »
  • 4:30Fait
    « On ne parle pas ici simplement d'une heure par semaine d'éducation civique comme ça peut être le cas actuellement, mais bien d'un véritable programme complet visant à la compréhension des institutions. »
  • 5:00Fait
    « Nous prévoyons l'introduction du vote électronique en complément du vote en bureau. Il ne le remplace pas. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sans plus tarder parce que pour la délégation à la prospective, c'est vraiment une séance exceptionnelle exceptionnelle à à plusieurs titres. Alors, tout d'abord et et pour nos étudiants dont je me réjouis et que je remercie de leur présence, exceptionnel parce que vous avez le président du Sénat qui va ouvrir nos travaux cet après-midi. C'est une grande chance pour la délégation à la prospective qui est, monsieur le président, la seule institution de cette nature en France.

Il y en a pas l'Assemblée, mais quasiment dans le paysage euh parlementaire européen. Exactement. Parce que à l'exception de la Finlande, nous n'avons pas trouvé d'institution d'institutions du même titre.

Et donc nous sommes très heureux que le parlement des des étudiants qui a été aussi pour moi l'occasion de découvrir euh cette instance qui est peut-être trop méconnue puisque je sais pas si mes collègues en avaient déjà entendu parler auparavant. Donc Parlement des étudiants qui a travaillé en fait euh sur les trois thèmes qui restent encore en débat au sein de la la délégation sur l'évolution des valeurs à l'horizon 2050 puisque le premier opus a déjà été rendu public, c'est celui sur l'évolution de la valeur économique euh dont Vanina Paul Gagin, Stéphane Sotarel et Éric Dumoulin étaient étaient rapporteurs. Et donc l'idée c'est qu'avant la fin de la session parlementaire, les trois derniers opus à savoir celui sur la démocratie avec Rémy Cardon et Amel Gaker, celui sur les valeurs sociales, donc notamment la question du soutien intergénérationnel de plein d'autres sujets qui est traité par Bernard Fieller et par Pierre Baros et califé califé.

Et puis enfin celui du rapport à l'autorité et à la vérité qu'on rédige avec Nad Java. Et donc voilà, les étudiants ont réfléchi à ces trois thèmes et vont nous donner leur vision euh de comment ces ces valeurs pourraient interagir ou pas entre elles, comment elle pourrait se comporter dans le monde de 2050. Et donc l'idée c'est que nous nous allons aussi croiser nos quatre rapports pour essayer de présenter des scénarios de ce que pourrait être le monde de 2050.

Et donc voilà, je je vous offre ce ce premier rapport et vous aurez les autres qui vont suivre ensuite. Euh et donc comme vous avez pu le constater, ce travail a fait enfin il y a quasiment un tiers de la délégation qui a pris la plume et qui a mené des auditions euh jusqu'à la fin de cette année. C'est 18 mois de travail et ça fait suite au 18 mois précédents que nous avions consacré à l'usage de l'intelligence artificielle dans les services publics.

Donc sans plus tarder, je vous cède la parole monsieur le président en vous remerciant à nouveau d'être venu ouvrir ces travaux. Bien madame la présidente Charlie de Lavar, madame la présidente du parlement des des étudiants civil Corbier, j'aurais saluer mes collègues et saluer les membres de du parlement des étudiants qui sont ici présents. D'abord madame la présidente, je vous rassure le rapport de Vanin Oligin Stéphane Soutarel Éric Dumoulin m'était parvenu sous une autre forme et Eric Dumoulin m'avait pas laissé le choix me faisant quasiment une interrogation écrite dans les Yvelides sur ce rapport.

Donc je l'ai bien en tête. D'abord heureux d'ouvrir cette rencontre entre votre délégation la prospective et le parlement des étudiants. Vous l'avez rappelé, la délégation la prospective été créée en 2009 pour alimenter notre réflexion collective et la tracé des pistes d'action publique.

Quand on regarde 2023-2026, vous l'avez évoqué, l'intelligence artificielle, l'avenir du service public où le sujet d'aujourd'hui euh et les valeurs à l'horizon 2050. En retenant le thème des valeurs à l'horizon 2050, la délégation sous la houlette de Christine Lavarde a voulu confronter sa propre réflexion avec celles et ceux qui bâtiront la France de 2050 et celles et ceux qui ont montré qu'ils avaient envie de s'engager. Déjà 2050, vous serez à plein dedans.

Votre association, le parlement des étudiants, est en effet le signe de ce choix de la réflexion et de l'engagement au service du collectif au bouleversement du monde qui vont des enjeux liés au climat, à la transition écologique jusqu'à des nouvelles architectures géopolitiques. On les voit se dessiner sous les yeux. Nous avons plus que jamais besoin d'assurer une transmission des valeurs et de contribuer à faire naître des vocations au service de l'intérêt général.

Trois thèmes me paraissent à l'ordre du jour de cet après-midi. Le rapport à l'autorité et à la vérité, l'évolution des valeurs sociales, l'avenir du modèle démocratique. Trois thèmes en fait intrinsèquement liés.

Il y a pas de démocratie sans ordre républicain, il y a pas de démocratie sans des esprits critiques et il n'y a pas de démocratie sans des valeurs partagées. Trois thèmes sur lesquels je voudrais peut-être vous apporter l'éclairage qui est le mien. Et ça fait du bien que vous m'avez proposé d'ouvrir.

Ça vous obligé à réfléchir un tout petit peu. Je prétends pas épuiser les questions qui se posent. Je veux simplement vous présenter un point de vue, celui d'un homme qui aime son pays et qui souhaite s'inspirer d'une phrase de Tocville.

Je vais vous la citer. On veut absolument faire de moi un homme de parti et je ne le suis point. On me donne des passions et je n'ai que des opinions ou plutôt je n'ai qu'une passion, l'amour de la liberté, de la dignité humaine.

Fin de citation. Dans cette phrase de Togeville, le normand, le normand que je suis s'est retrouvé très tôt alors que j'étais lycéen en classe de première et que je me suis engagé dans une formation politique. En l'occurrence l'égolistes sociaux et l'Union des jeunes pour le progrès.

C'est vraiment le le cœur cette phrase et me semble-t-il, elle n'a pas vieilli du tout. Alors quelques mots sur ce sujet du rapport à l'autorité, à la vérité. Sur le rapport à l'autorité, il sera naturellement particulièrement intéressant que ça soit vous qui nous disiez un peu comment vous voyez les choses et d'apprécier ce que ça représente pour vous, quelles sont vos attentes.

Je veux pour ma part insister sur le rapport à la vérité. Combattre la désinformation sera un des enjeux décisifs des prochaines années. Inutile d'assister sur les fake news et tout ce qu'elle représente comme danger pour la démocratie.

Bien sûr, les fausses nouvelles ne datent pas d'aujourd'hui. La propagande est aussi vieille que le pouvoir. Mais leur vitesse de propagation est sans précédent et on connaît bien sûr le rôle des réseaux sociaux, mais aussi la manipulation qui peut s'exercer.

À cela s'ajoute, je dis devant des spécialistes, le détournement possible via l'intelligence artificielle. C'est me semble-t-il un point très important. J'ai aussi été frappé, je m'adresse à mes collègues aussi notamment à travers l'épidémie de Covid que j'ai vécu comme président du Sénat, comme vous tous, mais aussi au cœur d'une institution par le complotisme, par la remise en cause chez certains de la science et des fondements de la connaissance scientifique.

C'est quelque chose qui me préoccupe beaucoup. Peut-être parce que je suis une formation biologiste. Alors face cela, face à cela, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Il faut éduquer, former des citoyens éclairés, former des esprits critiques qui savent distinguer une opinion d'un fait scientifiquement établi. C'est je crois le le fond de le sens profond de l'esprit des lumières. Il est plus que jamais indispensable.

C'est sans doute un des défis que nous devrons relever au travers de l'éducation et de l'éducation nationale. Je viens à l'évocation des valeurs sociales. Vaste sujet sur lequel je veux simplement vous dire combien il faut être sensible à la crise que traverse notre système de protection sociale. trois symptômes de cette crise.

Tout d'abord, ces déficits qui conduisent à alimenter la dette publique. Son essoufflement au sens que le où l'on s'interroge souvent d'ailleurs à bon droit sur ses performances et son coût. Enfin, la méfiance qui commence à s'installer sur sa pérennité notamment à cause des évolutions démographiques. et vous allez être la génération confrontée au basculement démographique.

Je crois qu'il faut se battre justement pour rassurer sa pérennité car je pense que cela incarne deux valeurs profondément républicaine l'égalité et la fraternité des valeurs qui sont le ciment de notre société mais il n'est pas possible d'assurer son financement par les générations futures en multipliant les déficits. Et pourquoi au nom de l'équité intergénérationnelle, quel que soi les avis des uns des autres, j'allais dire de la refonte du système des retraites s'impose. C'est pourquoi il n'est pas admissible de continuer à penser que sur les seules dépenses d'assurance maladie, nous avons aujourd'hui un déficit de 15 milliards.

Je voudrais rappeler qu'en 2018, nous étions quasi équilibre 700 millions et que je ne vois pas comment nous revenons à l'équilibre en l'état actuel. Je suis dans une vie antérieure était président de la Fédération des hôpitaux publics en France. Nous étions à l'équilibre.

Regardez la situation de l'ensemble des hôpitaux publics dans ce pays. Quasiment tous en déficit voire en déficit très grave. Il s'agit pas d'opposer les générations, il s'agit d'avoir un système équilibré dans son financement et son fonctionnement.

Un système qui rassure une génération plus jeune car il doit prendre en compte la réalité démographique d'aujourd'hui. On ne peut ignorer la baisse du taux de natalité et celui du taux de fécondité qui d'ailleurs touche tous les pays développés. On ne peut ignorer le vieillissement de la population.

Ce sera de façon plus générale un enjeu central de nos politiques publiques dès demain et encore plus après-demain. Je voudrais terminer ce propos introductif que vous m'avez obligé à réfléchir par l'avenir du modèle démocratique. La démocratie représentative c'est vrai traverse une crise taux d'abstention croissant méfiance envers les élus. sentiment d'inefficacité de l'action des exécutifs.

Mais peut-être attention aux solutions miracles et parfois simpliste de certains prophètes qui utilisent aussi le malheur des conventions citoyennes tiré au sort sur tous les sujets. Attention à cette solution miracle des référendums à la demande sur tout et n'importe quoi. Deuxème solution miracle.

Et pourquoi pas cela a été évoqué la révocation des élus dont on serait mécontent. Point de suspension, point d'exclamation. Cela nous mènerait très vite à la remise en cause de l'état de droit et attention la dictature de quelques minorités voire de quelques-uns.

Je crois qu'il faut garder précieusement la valeur républicaine qui est la liberté. Nous devrons ensemble trouver des nouvelles formes de participation des citoyens. Ça c'est un sujet, me semble-t-il pour euh le parlement que vous incarnez avec en effet des convention citoyenne mais préparé avec attention et destiné non à décider mais à aider à la construction de prise de décision par celles et ceux qui ont un mandat du peuple souverain.

L'objectif est parvenir à articuler ces mécanismes de démocratie participative et délibérative avec la démocratie représentative. C'est un enjeu à mon avis qu'il faut bâtir. N'oublions jamais que celle-ci, la démocratie représentative et la garante tout à la fois de l'expression de la volonté populaire et du respect des droits des minorités.

C'est aussi quelque chose d'extrêmement important. et un président de chambre du parlement a la responsabilité pas simplement d'être le représentant de la majorité mais aussi celui qui est attentif aux minorités et à leur expression. Elle est le meilleur rempart face à la démagogie et au tentation autoritaris.

Alors pas pour faire plaisir à notre collègue sointer à Jean Jores. Ah oui oui tout arrive chez les golistes. Voilà tu emprunté à Jean Jorè.

Le discours qu'il a fait à la jeunesse, c'était Albi. Il affirmait le courage, c'est de chercher la vérité, de la dire. c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et au fanatiques.

Je trouve que c'est, j'allais dire 123 ans après, particulièrement d'actualité, excellente après-midi de dialogue avec la délégation la prospective. Voilà. Merci beaucoup. [applaudissements] Merci monsieur le président et je cède sans plus tarder la parole à madame la présidente Cibile Cormier peut-être pour vous nous expliquer comment le Parlement des étudiants a travaillé pour essayer de répondre justement aux questions que nous nous posons pour vous parce que la délégation à la prospective elle travaille effectivement pour les générations qui viennent.

Merci madame la présidente. Monsieur le président, merci de votre présence et de votre regard, vous qui avez été aussi un jeune étudiant engagé. Euh ça ça fait écho à notre propre engagement et merci mesdames et messieurs et sénateurs de nous recevoir cet après-midi.

Donc je suis CBIL Cormier, je suis présidente du Parlement des étudiants. Je vais essayer de vous expliquer notre méthode de façon claire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Euh donc euh premièrement euh une fois que nous avons été euh contactés, que nous avons abordé les sujets euh et les thèmes euh du jour, euh on a formé des groupes de travail. Euh d'abord, on a fait un recensement des personnes qui pouvaient être intéressées au sein de la Fédération euh pour se saisir euh de ce projet et on a veillé à leur demander alors à la fois le thème qui les intéressait le plus et à la fois leur section d'origine puisque nous sommes une une association qui est répartie partout en France. Donc, on voulait qu'il y ait une diversité géographique euh dans les groupes de travail.

Euh on a recherché une forme d'équité euh de parité et de pluralisme d'opinion parmi les jeunes qui allaient former les groupes euh de travail. ça nous semblait important pour avoir voilà plusieurs regards et points de vue au cours de l'étude de ces thèmes. Ensuite, on a fait évidemment un étude enfin une étude des thèmes de façon plus approfondie pour en dégager les enjeux, les constats avant de réellement commencer le travail prospectif.

Donc queles pouvaient être euh les reculs éventuels ou les euh les avancées possibles sur certains sujets ? Euh quelles étaient voilà les grandes thématiques problématiques euh d'ailleurs que vous avez rappelé euh monsieur le président dans votre propos introductif. Euh et ensuite une fois qu'on est parti de ces constats-là, euh on est rentré réellement dans le travail prospectif qui a pu être volontairement exacerbé.

Voilà, on a il y a eu des parties prix pour arriver à un scénario qui pouvait être négatif. Voilà, on a forcé le trait de certaines tendances ou positif et donc il y a eu des sous-groupes qui se sont dégagés à l'intérieur des groupes thématiques. Donc les groupes thématiques sont le rapport à l'autorité, à la vérité, le l'évolution des valeurs sociales et l'évolution des valeurs démocratiques.

Et donc ensuite, il y a eu des sous-groupes, voilà, pour pour avoir plusieurs pour dégager les scénarios négatifs et positifs, pardon. Euh et ensuite, on a fait évidemment une mise en commun euh entre tous les groupes, voilà, pour avoir un avis plus global sur ceux qui étaient un peu profan sur le sujet jusque-là, euh en prenant en compte évidemment euh les retours de la délégation qui nous avait été fait. Euh et puis euh pour faire voilà plusieurs relectures et corrections, ce qui est abouti au aux travaux que nous vous présentons aujourd'hui.

Euh et donc nous avons trois personnes, donc Et Ry et Hugo qui vont vous présenter euh les scénarios sur les valeurs sociales. Nous avons Corentin, Janel et Alexandre qui vont vous présenter notre nos nos scénarios sur euh le rapport à l'autorité vérité et Clément, Laura et moi-même qui allons vous présenter nos scénarios pour l'évolution des valeurs démocratiques. Euh et je tiens à préciser donc que évidemment la crédibilité des scénarios est relative puisque évidemment nous avons parfois forcé le trait qu'il y a des scénarios vous en conviendrai comme nous qui ne sont absolument pas souhaitables et que nous espérons qu'il ne soit pas qu'il ne soit pas crédible.

Euh et euh et voilà, je pense que c'est à peu près tout pour notre méthode, mais si vous avez des questions, n'hésitez pas. Merci beaucoup. qu'on a bien envie de vous entendre et c'est pas pour vous mettre un peu de pression, mais donc cette séance, elle est elle est captée, diffusé, elle pourrait être regardé sur les réseaux sociaux et là c'est pour le président du Sénat pour lui dire que j'ai eu vraiment la satisfaction de constater que quand on a reçu la le document de la direction de la communication sur les meilleures audiences sur les réseaux sociaux dans le sur les trois premières marches, il y avait deux fois des captations qui venaient de les travaux de la délégation à la prospective.

Donc comme quoi, s'éloigner parfois un peu du travail législatif euh permet de faire raisonner le Sénat bien au-delà de ses frontière euh traditionnelles. Euh donc c'est voilà la je vous souhaite de connaître le même succès avec les travaux que vous nous allez nous présenter euh maintenant. Donc je propose qu'on commence bah par les trois intervenants sur l'autorité et la vérité si vous êtes prêts. [grognement] Absolument.

Donc c'est moi qui commence par présenter un scénario qui est plutôt négatif, qui est selon nous le scénario de base. C'est-à-dire que si on laisse les choses se faire, si on laisse les tendances actuelles s'empirer, c'est ce vers quoi on s'oriente. Donc monsieur le président l'a rappelé, le avoir une vision commune du monde est un fondement de la démocratie puisque sans ça, on ne peut pas arriver à une forme de décision qui soit respectée par tous et qui on ne peut pas arriver à un débat démocratique ça.

Or vraiment on observe et on va observer de plus en plus une fragmentation sociale qui va entraîner une désintégration d'une vision commune du monde. C'est-à-dire que pour plein de facteurs à cause de plein de facteurs différents, si on prend en 2050 de citoyens au hasard dans la population, on pourra se rendre compte que la communication et le débat seront très difficiles, voir impossible puisqu'ils n'auront pas de référence commune. non seulement pas la même interprétation des faits, mais même pas la même vision de ce qui est vrai ou pas.

On a le président a a cité la vérité scientifique qui est aussi un des gros aspects de cette fragmentation sociale. D'abord, cette fragmentation sociale, elle va elle est déjà basée en réalité sur des fondements psychologiques. C'est-à-dire que individuellement, on a naturellement tendance à favoriser les informations qui vont dans le sens de notre vision du monde.

On a également naturellement aussi plus tendance à porter attention aux informations négatives et à attribuer les erreurs que font les personnes que l'on considère comme étant dans le corps adverse. On a tendance à attribuer leurs erreurs à soit de la malice, soit de l'imbécilité. Alors que les erreurs qui sont faites par exemple dans notre camp euh on trouve beaucoup plus facilement d'excuses euh contextuelles, ce genre de choses.

Et tous ces phénomènes entraînent déjà une forme de fragmentation sociale et une difficulté dans le débat, mais ils sont empirés actuellement par beaucoup de facteurs, notamment l'utilisation politique de ces biais qui sont déjà présents. On on l'a déjà observé en petite quantité sur certaines élections récentes notamment aux États-Unis où on a vraiment une rhtorique du nous contre eux qui devient très forte pour renforcer sa base partisane. On on va aller chercher les gens sur la peur avec tout un discours qui est menaçant qui est fait pour euh limiter légèrement la réflexion et inciter à l'action très rapide et urgencielle.

Ce qu'on voit du coup, c'est qu' aussi ces tendances, c'est cette utilisation politique de nos biais de base déjà, elle fonctionne malheureusement, ce qui fait que elle va être de plus en plus utilisée au fur et à mesure que des acteurs politiques se rendent compte que c'est un instrument de pouvoir et que ça peut être utilisé. Évidemment, ça va être de plus en plus utilisé, mais aussi également utilisé par des puissances étrangères pour déstabiliser le débat démocratique. On l'a vu pareil euh dans certains pays.

Euh donc vraiment une déstabilisation où le but est de brouiller le rapport à la vérité, à l'autorité. Euh il y a une instrumentalisation politique des tendances, mais il y a aussi une accélération technologique sur ces sujets. On le voit notamment avec les réseaux sociaux qui enferme très rapidement les utilisateurs dans des bulles algorithmiques.

C'est-à-dire queon se voit recommander uniquement des contenus qui vont dans notre sens. Et avec l'IA, avec l'émergence de l'intelligence artificielle, on a un vernis de légitimité et de réflexion qui est associé à ces contenus. C'est-à-dire que on peut très vite se voir renforcer dans son idée par une machine qui est perçue comme plus intelligente, plus experte sur les domaines.

Alors qu'on sait très bien que les modèles qu'on a actuellement d'intelligence artificielle ont tendance à renforcer les utilisateurs dans leur croyances de base indépendamment des faits. Enfin et ce n'est pas le dernier point en fait mais on observe une plus grande fragmentation sociale et un isolement de plus en plus grand. C'est-à-dire que beaucoup de personnes sont atteintes de solitude.

La solitude est un phénomène remport dans notre société qui va ne va aller qu'en augmentant finalement puisqu'on a de plus en plus de possibilités d'éviter les interactions sociales naturelles euh que ce soit en se faisant livrer par exemple les courses vraiment des interactions de base euh qui peuvent être évitées par de nouveaux moyens technologiques. Mais aussi, on a les moyens de se divertir et de ne pas ressentir les effets de la solitude directement, ce qui ne motive pas à aller au contact de l'autre, au contact de l'altérité et ce qui pose évidemment des problèmes de débat et de confrontation d'idées. C'est-à-dire qu'on a plus de confrontation spontanée des idées.

Ces dynamiques sont en plus aggravé par les inégalités socioc-culturelles. On l'observe notamment dans l'école les c'est l'institution qui forme les citoyens de demain et donc on peut se baser sur le lien social et la qualité du lien social dans les institutions scolaires aujourd'hui pour prédire ce qui va arriver en 2050. Et on observe actuellement que euh par exemple euh le classement PISA euh les études faites par Pizza euh montrent que en France la France reste l'un des pays de l'OCDE où les conditions socioculturelles des parents sont les plus déterminantes des résultats scolaires et on observe comme ça une différenciation des classes où il y a plus de mixité sociale et donc déjà aujourd'hui c'est dur mais demain ça va être encore plus difficile d'avoir un débat démocratique sain avec des classes sociales qui ne se comprennent plus qui n'ont plus les mêmes références et qui n'ont plus les mêmes modes de réflexion.

Cette fragmentation sociale et cette désintégration d'une vision commune du monde entraîne évidemment une perte de légitimité de toute autorité. C'est-à-dire que toute décision d'une autorité est perçue par en moins une partie de la population et souvent une grande majorité de la population comme une décision arbitraire qui est faite pour favoriser un groupe plus qu'un autre. On le voit déjà actuellement avec certaines décisions judiciaires, mais le phénomène ne va aller qu'en s'empirer qu'en s'empirant, pardon.

Et euh on pareil, on on envoie les débuts mais ça va probablement beaucoup aller en s'aggravant euh une forme de cessation douce de l'État. C'est-à-dire que euh des groupes qui ne considèrent plus aucune autorité de l'État comme légitime commencent à développer leur mode de gouvernance alternative, leurs monnaie alternatives, leur mode de leurs leur mode éducatif alternatif. On le voit aussi avec l'émergence d'école privée de Tubor.

Et donc l'autorité perd naturellement de sa légitimité et ça devient presque impossible de faire société. Voilà. Alors merci monsieur le président, merci beaucoup de nous accueillir madame la présidente de la délégation, madames et messieurs sénateurs.

Donc moi je vais vous présenter le scénario B que l'on a intitulé la délibération comme socle. Euh donc pour ce diagnostic, en fait, on est parti d'un d'un état de fait qui est la crise démocratique actuelle. Euh donc la vision des jeunes euh dans la gestion de ce dysfonctionnement est bien sûr le point de départ de toute notre réflexion.

Et nous constatons finalement que notre rapport à l'autorité, à la vérité, il connaît une profonde mutation ces dernières années et qui n'est pas uniquement réduite à la responsabilité de notre dirigeant mais qui est aussi une nouvelle façon de percevoir le monde notamment chez les jeunes et elle conditionne donc la pertinence de nos réponses pour la suite. Déjà, on peut dire un chiffre. Selon le rapport enfin selon le baromètre de confiance politique CVPOF, il y a 76 % des Français qui estiment que les responsables politiques sont corrompus et il y en a 87 % qui est que les institutions ne prennent pas en compte leurs intérêts.

Et donc à l'échelle de notre sondage, puisque nous avons effectué un sondage dans le cadre de nos de nos travaux, la majorité des répondants associent la la légitimité pardon de l'autorité gouvernementale à une condition démocratique explicite. Ces chiffres, en aucun cas décrivent un désengagement de la population. Il décrivent au contraire une population qui est plus exigeante face aux attente de leurs représentants et notamment le l'éloignement des institutions peut en être une une cause.

On va dire que finalement ils sont ils ont des attentes plutôt qu'une indifférence à cet égard. Euh et c'est donc cette distinction qui ouvre une place à la délibération euh puisque si la défiance est le signe d'une demande de participation non satisfaite, alors répondre à cette demande, elle constitue une voie plus robuste à un rétablissement donc de l'autorité légitime. Euh donc je vais structurer mon propos autour de deux grands axes. un les ressorts de la crise de légitimité et ensuite avant de voir que la délibération peut être une réponse justement à cette crise mais qu'il faut qu'elle réponde à des conditions afin de pouvoir être effective.

Donc les quatre condition les quatre ressorts de la crise de légitimité tout d'abord il y a la déconnexion entre les citoyens et les institutions. Notre système donc il repose sur une délégation du pouvoir à des à des représentants pour une période définie. Cependant, on se rend compte qu'avec la massification de l'information et cetera, ça va de plus en plus vite et parfois ce temps de délégation de pouvoir est un petit peu brouillé et finalement, elle n'est plus perçue de la même manière.

Et donc certains citoyens vont avoir l'impression que leur pouvoir leur est confisqué puisque ils ont l'impression que ça dure beaucoup plus longtemps. Euh justement en parlant de ce sentiment de dépossession du pouvoir, il s il s'accentue pardon par le critère donc géographique euh puisque euh les prises de décision donc paraissent loin, plus opaque. On sait pas vraiment comment elles sont prises.

Euh et donc les citoyens en plus ajouter à ça pardon, il y a une réelle professionnalisation du métier du politique. C'est pas c'est plus simplement des représentants. Les citoyens perçoivent ça vraiment comme un métier à part entière et donc parfois ils ne le ils ne le perçoivent pas correctement.

D'ailleurs, on on a remarqué que si cette dynamique ne s'infléchit pas, il va y avoir un fossé qui va s'ouvrir, qui va être trop grand entre justement les représentants et les gouvernements et cetera et les citoyens qui aura donc un impact comme il disait sur la cohésion sociale. notre sondage donc que l'on a effectué 43,6 % des répondants estiment que l'État n'est pas légitime dans tous les domaines de la vie publique et donc il y a sûrement une il va être nécessaire de recentrer donc les prérogatives de puissance publique. Enfin le J ensuite pardon, le J ressort, c'est la crise de probité et l'érosion du contrat moral démocratique qui est notamment fait par les différentes affaires judiciaires que l'on peut connaître touchant des représentants de de la nation.

Euh pour euh ça, on a des autorités administratives indépendantes comme la HAT TVP euh qui donc euh qui sont pointés du doigt parce que juger euh un manque de moyens de financement et donc une indépendance pas forcément euh euh très euh enfin une indépendance qui le rend peu crédible et donc euh qui a un impact sur le contrat moral. Donc ensuite la troisème crise le trisème ressort c'est la transformation du rapport à la vérité via le mensonge politique, c'est comme ça qu'on l'a appelé, mais qui finalement veut dire que ce n'est plus un cas isolé. C'est c'est-à-dire que certains gouvernements vont vraiment utiliser comme méthode de communication une vulgarisation de la vie publique qui fait que parfois euh ça va comment dire ? il en fait on va utiliser, on va vulgariser une notion qui finalement va être un petit peu rabotée on peut dire, et qui finalement ne collera pas la réalité et donc à la fin ça va créer de réels, ça va créer de nouvelles façons de penser qui vont structurer la société.

Par exemple, je peux penser au sujet de l'immigration, de l'insécurité, des dépenses sociales qui vont créer des sortes de raccourcis qui à l'orison 2050 si ce phénomène perdure va complètement éroder le rapport collectif à la vérité. Et donc ça va être compliqué de de fonder des délibérations sur des faits partagés puisque euh les ça sera très euh polarisé. Euh enfin, il y a l'apparation de la violence que l'on se rend compte qui est pour nous le symptôme terminal de la légitimité, [grognement] c'est-à-dire que on se rend compte qu'il y a un accroissement de la violence à l'encontre des élus locaux et qui donc il é cette dynamique et qui donc une rupture totale du lien de confiance entre les représentants et les citoyens.

Euh donc là, je pense qu'on peut voir qu'il est assez évident que si on poursuit dans cette dynamique euh ça serait néfaste pour la pour la société euh et notamment une société démocratique comme la France avec des valeurs. Euh et donc pour cela, on a on estime que la délibération est un moyen envisageable de répondre à ce à ce problème. Et donc on a dégagé ça en plusieurs propositions.

La première condition, c'est le renouveau démocratique via la transparence, c'est-à-dire de donner plus de moyens, comme je l'ai dit tout à l'heure, à des autorités administrative indépendante comme la HATVP, notamment euh euh la mise en place de plateformes numériques permettant de mieux suivre par exemple les activités des représentants. peut-être ça peut-être notamment les les rémunérations, les défrayments, la manière dont vous travaillez de permettre aux citoyens de mieux suivre ceci pour pour rester aux actualités et donc enlever un petit peu cette opacité et cet éloignement qu'ils peuvent ressentir. et ensuite peut-être l'émergence de gouvernement de de médias à gouvernance partagé comme ça peut se faire dans des pays anglo-saxons où finalement c'est les citoyens qui vont conduire une ligne éditoriale et dans la production finalement de l'information de de ces médias.

Évidemment, ça s'accompagne d'un investissement massif dans l'éducation et l'apprentissage à l'esprit critique parce que c'est nécessaire dans toute la population. Euh enfin, enfin ensuite, pardon, il y a le regain de l'intégrité des acteurs. Euh par exemple, une réforme du cadre pénal applicable aux représentants notamment dans la manière de de se présenter euh où euh par exemple euh les s'il y a des manquements ou des sanctions plus systématiques ou des immunités qui peuvent être octroyées à des représentants qui finalement justement euh altère un petit peu ce rapport à à l'autorité, à la vérité.

Et euh je pense en fait tout ceci n'est pas une fin évidemment c'est que des éléments mais qui pourraient permettre qui soit une condition finalement à tout le reste qui pourrait être mis en place. Euh enfin ensuite le troisème pilier pardon, c'est la transformation des modalités de prise de décision. Comme vous l'avez évoqué tout à l'heure, euh il y a par exemple les les conventions citoyennes comme ils ont pu être faites durant le le les discussions sur le climat ou la fin de vie qui ont démontré que les citoyens avaient réellement une capacité à prendre part au débat euh mais encore faut-il qu'ils aient le temps et qu'ils soient aussi euh qu'ils aient de l'expertise sur le sujet, qu'ils aient aussi les connaissances parce que sinon voilà évidemment ça a assez limites mais je pense que si on donne la accès aux informations aux citoyens peut être une démarche qui qui est intéressante et évidemment cette délibération pourrait devenir un réel un réel moyen de coconstruction des politiques publiques dans leur dans leur ensemble et effectivement aussi le développement du référendum d'initiative citoyenne ou aussi par exemple le la réforme du conseil économique social environnemental qui pourrait avoir un réel pouvoir d'amendement et d'initiative législative donc pour renforcer pardon cette architecture délibérative.

Euh 4e et dernier pilier donc c'est la confiance des citoyens envers les institutions. Euh donc qui est directement corrélé avec le l'idée de proximité. [grognement] Euh et pour cela, on se rend compte que les collectivités locales finalement notamment les élus municipaux, ce sont ceux qui euh ont la plus grande part de confiance euh de la part des administrés.

Euh ça se voit par exemple dans les résultats aux élections municipales, on voit qu'il y a vraiment une réelle différence. Donc finalement, on vote pour une personne parce qu'on sait qu'elle est capable et cetera. Euh et donc je pense que il faut en tirer les conséquences institutionnelles en donnant plus de pouvoir à ces représentants locaux qui sont directement au contact des citoyens.

Euh et donc pour cela aussi, il faut aussi qu'il y ait donner des ressources nécessaires pour pouvoir mettre en marche ce travail-là. Euh donc si je pourrais conclure, donc à l'horizon 2050, les sociétés démocratiques vont se retrouver face à un choix euh soit qui repose sur la contrainte finalement, soit qui repose sur la délibération via la participation. Et c'est vrai que vu comme ça, le scénario peut paraître assez pessimiste euh parce qu'il suppose des de profonds changements et de profondes mutations.

Mais euh et aussi il faut une acceptation aussi que les citoyens reviennent dans les institutions et veulent se ressaisir des questions publiques parce qu'on sent bien qu'il y a aussi un éloignement ce côté-là. Et ce chemin, il permet d'entrevoir 2050 dans une société où l'autorité est respectée parce qu'elle est méritée et la vérité partagée parce qu'elle est construite ensemble. Je vous remercie.

Monsieur le président, madame la présidente, mesdames et messieurs les sénateurs, d'ors et déjà merci beaucoup de nous recevoir aujourd'hui. Alors, ce troisème scénario que je vais vous présenter part du constat d'un horizon 2050 où la réponse portée à cette crise de l'autorité et de la vérité est celle de d'une sanction durci et d'une régulation plus importante de la part de l'État. Et donc ce scénario s'est construit autour de de grandes deux grands axes.

Celui des médias tout d'abord puis celui des sanctions à proprement parler qu'elles soi judiciaire, qu'elle soit disciplinaire également dans le milieu scolaire. Pour ce qui est des médias, tout d'abord euh nous sommes nous avons distingué les médias traditionnels des réseaux sociaux car nous trouvions euh que il y avait deux tendances particulièrement différentes. Euh pour ce qui est des médias traditionnels, nous avons identifié deux vecteurs euh d'augmentation de la régulation à horizon 2050, c'est-à-dire tout d'abord une mise en place d'une labellisation des médias comme ce fut proposé récemment par monsieur le président Emmanuel Macron.

Et euh les conséquences euh d'une d'une telle mesure à à horizon 2050 que nous avons identifié était euh une majorité assez favorable à de telles mesures. On parle dans le sondage Lacroix Verriant euh de 2026 de 62 % des Français qui seraient favorables, mais d'une polarisation plus importante d'une minorité d'ors et déjà dans un dans un dans une posture de défiance, de méfiance envers la vérité. Euh et donc ce que ce qui mènerait à une polarisation et peut-être une extrémisation d'une minorité.

Le deuxième outil dans la régulation des médias traditionnel que nous avons identifié dans ce scénario euh était celui d'une extension des prérogatives de l'ARCOM. Euh et donc de la même manière euh nous avons euh nous avons conclu sur euh la possibilité euh d'une majorité qui serait assez favorable à euh une extension de ces prérogatives en terme de sanctions, en terme de démantellèlement également, mais d'une minorité qui euh finalement verrait ces cette extension comme une incise euh presque autoritaire de l'ARCOM et qui ainsi euh s'opposerait et se polariserait. Néanmoins, pour ce qui est de la régulation des réseaux sociaux, nous avons conclu à un constat un petit peu plus négatif.

Euh du moins plus nuancé euh sur les les possibles effets qui mèneraient à horizon de 2050 à de possibles effets de distorsion. Euh s'il est vrai que euh 53 % des jeunes euh s'informment sur les réseaux sociaux hein, selon un sondage de 2024, euh il faut nuancer ce propos en disant que beaucoup de jeunes s'informment également sur les pages des réseaux sociaux des médias traditionnels, donc qui rentreraient plutôt dans la première catégorie, mais euh afin d'aborder finalement les réseaux sociaux dans leur dans leur partie la plus formelle. Euh nous parlons dans ce scénario d'une généralisation d'un délit de de propagation de fausses informations et les conséquences à horizon 2020 2050 que nous que nous pouvons identifier sont celles finalement d'une encore une fois d'une d'une polarisation de la société, d'une difficulté de mise en place avec en 2022 on parle de de 6000 tweets par seconde en moyenne dans le monde et donc 500 millions par jour. donc une difficulté de mise en place et également une question de de crédibilité de sanction qui serait donc très peu appliqué.

Et donc ce scénario revient aussi sur la possibilité de cibler ses sanctions sur quelques individus, notamment les plus influents dans un contexte de développement des courants masculinistes ou complotistes sur les réseaux sociaux comme monsieur le président l'a l'a évoqué. Et euh ainsi cette mesure selon nous aboutirait à l'émergence de certaines figures de de martyr médiatique, si on peut les appeler de cette sorte, qui finalement utiliserait cette régulation et ces sanctions comme argument ultime prouvant leur thèse et donc une vérité alternative qui ce qui provoquerait selon nous une défiance encore croissante notamment chez les jeunes qui est le public principal. Le deuxième axe de ce scénario est donc le les sanctions de de la part de de l'État à proprement parlé dans son sens le plus strict.

Et donc ces sanctions, elles pourraient être soit judiciaire, soit également dans le milieu scolaire. Euh nous partons du constat qui a été particulièrement saillant lorsque nous avons sondé euh comme Alexandre l'a évoqué d'autres étudiants, que euh ces étudiants considéraient la justice et les sanctions de manière assez indissociable où 75 % d'entre eux considéraitent que la justice ne pouvait pas conserver son autorité si elle n'était pas en mesure d'appliquer des sanctions. Et ainsi nous en fait de l'hypothèse que il était possible de renforcer ces sanctions et que cette mesure serait assez consensuelle.

Mais euh nous avons réalisé et dans ce scénario, c'est ce que nous expliquons, que euh cette mesure, elle aboutirait, elle rentrerait un petit peu en conflit avec un autre constat qui que Alexandre a également évoqué qui est euh un certain rejet de cette d'une omniprésence de l'État dans certaines thématiques et ainsi qui mènerait à Horizon 2050 selon ce scénario à un double procès en inefficacité tout d'abord avec un effet dissuasif qui n'est pas partagé. euh et également en illégitimité et donc un un renforcement d'un rejet. Et en dernier point sur la justice euh ce serait de de dire que dans dans le sondage que nous avons effectué mais également dans le baromètre du CVPOF de 2026, il est possible de noter que la justice bénéficie d'une confiance qui est relativement plus élevée que d'autres institutions de la République.

Et ainsi ce scénario conclut le thème de la justice sur le fait que un renforcement des sanctions mènerait à une éance relative. Et le dernier euh le dernier grand axe de ce scénario est celui de la du milieu scolaire et donc d'un renforcement des sanctions dans le milieu scolaire qui part du constat qu'il y a donc un un rejet de l'école en partie liée à une une école qui ne remplit plus totalement ses ses promesses et ainsi le scénario pour être assez brève conclu sur le fait que ce renforcement des sanctions mènerait à un sentiment au moins dans une minorité de ciblage d'injustice de frustration et donc d'un rejet croissant. et qui recommande davantage que l'école finalement soit un outil et un vecteur de lutte contre la désinformation notamment avec un l'ouverture d'un dialogue hebdomadaire par exemple parce qu'il a été particulièrement intéressant de voir que dans le sondage que nous avons effectué 66 % des jeunes estimaient que ils avaient déjà cru à une fausse information au moins une.

Et donc on voit bien que malgré cette cette relative aisance avec les outils technologiques, les jeunes ne sont absolument pas épargnés. Donc nous trouvions que la place de l'école était particulièrement fondamentale dans ce scénario. Merci beaucoup.

Je Nadesh, si tu veux commencer ou et puis même je pense que Réy et Amel ont certainement aussi des remarques à faire. Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est qu'avec Nadj, on a fait moues auditions. On a, je pense, entendu tous les thèmes que vous avez évoqué, mais euh peut-être parce que les gens qu'on auditionné étaient dans des positions plus convenues sont pas allés tirer aussi loin les conséquences de ce qui nous présentait.

Enfin, je sais pas si c'est comme ça que tu le ressens aussi, mais en tout cas, merci. C'est j'ai on a pris plein de notes, hein. Ouais, on doit être à cin ou si pages de notes déjà.

Merci beaucoup. En fait, il y a un mre mot à chaque fois sur qui revient sur toutes les auditions qu'on a pu faire et je pense que c'est aussi ce que vous avez rencontré dans les autres rapports, c'est éducation. Euh en fait, tout passera effectivement par là et euh le c'est vraiment la la clé en fait, c'est comment on va pouvoir aujourd'hui transformer euh l'éducation nationale et l'éducation en fait de nos enfants pour qu'ils puissent être à même d'avoir euh le recul nécessaire par rapport à la désinformation, le recul nécessaire euh pour continuer à croire dans la science hein, puisqu'il me semble qu'il y a un rapport qui est il y a un sondage qui est sorti il y a peu de temps et l'une des conclusions c'est qu'il n'y a plus qu'un jeune sur trois aujourd'hui qui croient véritablement dans la science alors qu'il y a quelques années c'était à minima 50 % ou largement la majorité donc c'est aussi très très inquiétant et il va falloir qu'on ait dans notre rapport des pistes Christine pour pouvoir effectivement permettre aux plus jeunes de se de se former mais égal également, je ne sais plus qui nous avions rencontré en audition qui nous disait que la personne qui les personnes qui véhiculaient également le plus de désinformation était aussi nos seigniors, voilà qui avaient tendance à donc on vieillira tous un jour.

Donc à nous effectivement aussi d'essayer de ne pas trop en de ne pas trop en en [grognement] véhiculer. Donc non, je voulais juste revenir sur une chose euh comment vous avez présenté vos trois scénarios et votre méthode de travail. Juste pour vous, est-ce que vous pouvez revenir sur les facteurs qui influencent les rapports à l'information scientifique entre la confiance et en fait et la recherche de sens ?

Est-ce que c'est des choses sur lesquelles vous avez travaillé ? Comment en fait on peut expliquer que aujourd'hui on on a de moins en de moins en moins confiance en en la science et en des choses qui sont effectivement prouvées quoi ? Je propose s'il y a d'autres questions parmi les membres de la délégation sur ce là, sur ce qu'on vient d'entendre.

Réi ? Euh en complément euh déjà bravo pour le le travail et puis les les scénarios qui ont été posés euh peut-être sur la question de la régulation un peu plus sévère des réseaux sociaux parce que je pense que dans tout ce qu'on dans tout ce qu'on discute là, mine de rien, c'est un s'il y a bien un problème qu'il faudrait prendre à la racine, c'est celui-là, je pense. même si on rien contre bien sûr mettre des moyens supplémentaires dans dans l'école publique et et et autres leviers d'action, mais on voit bien que quand vous dites dans une régulation plus sévère pourquoi ça enfin pour vous c'est quoi plus sévère du coup d'autres ?

Oui, vas-y. Sylvie Vaninas, félicit c'estes scénaris. Est-ce que vous avez tiré la réflexion jusqu'au point de vous dire que finalement [grognement] le le l'étape ultime ce serait peut-être d'avoir un service public de l'algorithme ?

Oui, moi aussi je m'associe aux félicitations. J'ai trouvé au vos propos intéressants. Euh alors euh il se trouve que au Sénat, je je suis vice-présidente et je suis en charge du suivi de l'activité des sénateurs.

Euh et euh vous avez euh exposé l'idée que peut-être il faudrait mieux comprendre l'activité et cetera. Alors, je souscris tout à fait. Euh je suis également euh la question des déclarations d'activité des sénateurs auprès de la HA TVP.

Et euh tout ça pour vous dire que on a le sentiment quand on écoute, je je le sais, je suis bien placée pour le savoir, que a priori un élu est coupable. Euh est-ce que vous êtes partie de ça ? Est-ce que vous faites ce constat là ? parce que bien sûr qu'il peut y avoir des affaires extrêmement médiatisées, mais sur les milliers d'élus qui exercent leur leur mission et leur fonction, il y en a quand même extrêmement peu qui qui sont qui sont évidemment amenés devant la justice et c'est heureux.

Donc, est-ce qui est-ce que vous auriez un moyen pour justement valoriser le travail quotidien que les élus font proprement, très dignement ? Et je vous renverrai presque à vos fonctions à vous dans le parlement étudiant. Vous êtes parfaitement dévoué à la cause de votre mission et vous êtes évidemment critiqué et parfois à tort et parfois injustement.

Donc vous ressentez parfaitement ce que des élus qui travaillent euh avec acharnement au quotidien peuvent ressentir et peuvent vivre. Comment inverser le fait que un élu n'est pas forcément coupable ? Et pour ce qui est des moyens de la HAT TVP, je peux vous dire que le suivi est extrêmement sévère, extrêmement tâtillant.

Je peux vous dire que chaque sénateur ou chaque député euh tremble devant la HA TVP et n'oublie pas de faire ces déclarations. Tout ça est déjà accessible, tout ça est déjà en ligne. Je veux bien qu'on renforce les moyens de la HA TVP, mais il me semble qu'aujourd'hui elle est déjà extrêmement puissante et extrêmement efficace.

Euh donc euh le la clé au départ pour moi, c'est le fait de ne plus rendre un élu coupable a priori. Bon, ma question c'était est-ce que vous avez aussi réfléchi à ça ? Merci.

Allez, je prends les deux dernières questions. Amel et Bernard, merci beaucoup et parment. Un grand merci à vous pour vos présentations.

Alors, ce sont des questions très ça marche pas très différentes. Voilà. On avait abordé l'idée de de vous recevoir, c'était d'avoir votre vision euh en tant que jeune, en tant que étudiant.

Est-ce que dans les scénaris posés, vous avez perçu justement une différence de regard générationnel ? Est-ce que vous pouvez nous dire là maintenant que en tant que jeune, vous avez un regard peut-être différent au travers des scénarios posés ou pas ? Merci.

Oui. Donc moi aussi, je m'associe au compliments qui vous ont été faits. Et pour prolonger un peu les questions, vous nous parlez un peu de peu de la sympathie qu'on a pour les conventions citoyennes qui semble don avis alors que c'est quand même une sélection de 150 personnes et que parallèlement des fiances vis-à-vis des élus quand on en a 500000 élus locaux et nationaux confondus sur le le territoire qui sont aussi issus de la société civile et qui lorsque vous dites qu'il y a un besoin de formation qui eux se forment comment il y a discordance de finalement de suspicion vis-à-vis de ces élus alors que 500000 c'est pas la centaine ou même les dizaines de ceux qui passent dans les médias régulièrement et cette défiance vis-à-vis de de ces élus et la sympathique peuvent avoir 150 personnes tirées au sort au hasard.

Je suis désolée, moi j'ai le mauvais rôle de gardien du temps, mais comme il faut qu'on ait fini à 16h30 parce qu'on a un certain nombre ici à avoir l'échéance de la du débat sur le rapport annuel d'avancement, [grognement] je vous évite la signification de ce jargonnage technocratique mais et qu'on a bien envie d'entendre les deux autres rapports et les autres scénarios, vous avez en gros un quart d'heure pour répondre à toutes les questions qui vous ont été posées. Donc je laisse là la présidente maintenant organiser et dirig. [toux] Je dis un petit mot très rapide mais ensuite je laisserai la parole au rapporteur pour de notre côté.

Euh ce qui est intéressant aussi dans ce qui ce qu'on a fait, c'est que euh le sondage qu'ils ont effectué, dont je n'ai pas parlé dans mon propos introductif, mais ils ont effectué effectivement un sondage auprès un panel d'étudiants. Alors que euh nous sommes tout de même nous des étudiants qui sont euh qui sommes au fait euh de du fonctionnement parlementaire. Euh, on a été plusieurs à avoir fait des stages et à avoir utilisé les plateformes pour saisir euh les déclarations, euh avoir scanné l'échec pour vérifier que les dépenses sont justifiées.

Euh donc euh ça c'est une tendance qui est observée même chez des jeunes qui pourtant connaissent le milieu. C'est ça, je pense, qui qui est intéressant et je vais ensuite laisser mes camérades répondre et qu'il faut garder en tête peut-être dans nos travaux et après je laisse je vous laisse vous organiser rapidement 5 minutes par personne à peu près. Oui.

Alors, je vais essayer d'être très conciste. D'abord sur la première question sur le rapport à la science. Euh on observe euh disons qu'on observe une utilisation rhétorique qui est plus du côté où la science est vue comme adversaire, comme un ennemi.

Et donc, c'est même pas que la science n'est plus prise en compte. dans les discussions sur les faits, c'est qu'elle les prise en compte de manière négative sur les discussions sur les faits. Euh je peux le dire parce que ça revient un peu sur la question sur notre vision en tant que jeune, mais j'ai des amis pour qui le fait d'avoir une étude scientifique dans le débat est un contreargument.

C'est ça a été supporté par la science. C'est donc plus probablement faux et c'est dur d'expliquer d'où ça vient. Déjà, ça vient probablement d'une méfiance par rapport à un certain nombre de scandales dans le milieu scientifique.

Euh, on peut notamment penser au Land 7 qui a eu beaucoup de scandale de fausses études aussi, c'est plus niche, mais euh la crise de réplicabilité qu'il y a eu dans le domaine de la psychologie où on s'est rendu compte que beaucoup d'études scientifiques en fait n'étaient pas réplicables et donc je pense que ça joue. Mais c'est vrai que la tendance est forte par rapport à à ce à quoi on pourrait s'attendre. Concernant les deux questions qui étaient vraiment très propres à ce troisème scénario, d'abord sur la sévérité de la régulation sur les réseaux sociaux, nous avons imaginé finalement la création et l'harmonisation d'un délit de propagation de de fausses informations sur les réseaux sociaux et donc d'une harmonisation également de tout ce qui est signalement parmi tous les réseaux sociaux parce que c'est vrai qu'on a des grosses différences euh selon la volonté des de certaines plateformes en terme de régulation donc d'une harmonisation et de la création de ce délit.

Sur le service public d'un algorithme. Nous n'avons pas été jusqu'à penser à ce service public. Néanmoins, nous avons développé euh l'hypothèse d'une collaboration renforcée, voire d'une norme de de normes pour imposer cette collaboration, notamment sur euh les mécanismes et les outils de signalement euh parce que encore une fois, ils sont d'ors et déjà présents sur les plateformes de réseaux sociaux, mais donc de vraiment avoir une étatisation de ces outils de signalement afin de les transmettre directement à des services de l'État.

Euh donc je vais répondre tout d'abord à la question de madame la sénatrice par rapport à est-ce que tous les élus sont coupables et cetera. Euh mais je suis moi-même conseiller municipal et c'est vrai que justement comme je disais dans mon propos, on se rend compte que les élus qui sont, on va dire à hauteur de gifle comme on dit sont on ne sont pas forcément considérés comme coupables. Et je pense aussi que, comme vous l'avez évoqué, les affaires judiciaires prennent beaucoup d'ampleur justement comme je l'ai dit, par la massification de l'information et cetera et on va dire assombrissent un petit peu toute l'image v d'un corps alors que finalement ça ne concerne que quelques individus.

Par rapport au moyen de le revaloriser, ça rejoint aussi quelque chose que j'ai dit. Je pense que ça passe aussi par l'éducation et je le vois par exemple dans ma commune, je pense qu'il y a un travail dès l'école primaire, dès le collège d'information de ce qu'est le travail d'un sénateur, d'un député, d'un conseil municipal, départemental et de vraiment montrer que ce sont des personnes, voilà comme tout le monde qui travaillent dans l'intérêt général et cetera et pas à partir de ce postul et c'est aussi ce que l'on fait dans nos activités finalement du parlement des étudiants de de montrer durant des cafés débat et cetera que tous les élus ne sont pas comme ça et qu'il y a vraiment des gens qui portent des valeurs, qui ont des combats à mener et qui voilà, je pense qu'il y a tout un travail à faire déjà à ce niveau-là. Euh concernant, c'est vrai, les plus de enfin moins d'opacité.

Donc c'est vrai qu'il y a déjà tout ce que tout ce que vous avez dit. Après, c'est aussi peut-être là où la jeunesse peut apporter quelque chose, c'est par rapport sur les moyens de communication que peuvent avoir par exemple un sénateur ou un député avec leurs circonscription, leurs administrés. Euh voilà, ça c'est un exemple un peu bête, mais nous pour faire pour rendre compte de ce que l'on fait au bureau national parce que parfois on est un peu loin des sections, on a une newsletter, on récape tout et cetera, c'est plein de petites choses.

Je pense c'est aussi au niveau de la il y a éducation, communication et voilà, peut-être c'est des choses que les sénateurs font déjà mais voilà, c'est des choses qui permettent aussi de de se rapprocher et de paraître un peu moins éloigné. Et ensuite, par rapport donc au regard différents avec ce travail, euh déjà rien qu'entre nous, on a pu se rendre compte qu'on avait des visions différentes et queon avait pas forcément les mêmes connaissances. Par contre, on a aussi euh vu des éléments qu'on pensait pas avec grâce au sondage, pardon, c'est par exemple le fait que une majorité pensait que c'était c'était oui, c'était OK de d'emprindre une autorité, que c'était pas donc en fait, on se rend compte aussi qu'au sein de la jeunesse, il y a des des visions qui qui divergent et qu'on apprend des choses aussi nous-même par le travail.

On se rend compte que même au sein des jeunes, on n' pas du tout la même manière de de penser, de voir les choses. Euh voilà, donc il y a une ouverture qui est différente entre les entre les personnes. J'espère que j'ai répondu aux questions.

Je sais pas. Voilà, il y a il y a deux personnes derrière qui souhaitaient répondre. Je vais leur je vais leur donner la parole si vous me l'autorisez.

Euh mais euh je rebondis encore une fois sur euh euh les la valorisation aussi du travail des élus euh que nous on s'attache à faire avec le Parlement des étudiants euh depuis euh maintenant euh 13 ans si je ne m'abuse euh à inviter des députés ou des sénateurs ou des élus locaux à faire des cafés débats, des rencontres aussi pour déjà casser cette forme de distance qu'il peut y avoir ou qu'on peut imaginer entre la jeunesse et nos élus ou nos parlementaires. et pour en plus venir casser aussi certains mythes. Je vais caricaturer et il y a aucun aucune attaque à nominem là-dedans, mais les sénateurs passent leur temps à la au restaurant du Sénat ou ce qu'on peut entendre, ce qui est faux.

Et donc voilà, ça aide aussi à venir rompre tout ça et ensuite nous, on fait de la communication autour. Donc ça aide, il y a déjà des progrès mais il faut que ça continue d'être généralisé. Je vais laisser la parole à Victor et Antonin qui sont au fond qui souhaitaient répondre.

D'abord Victor et ensuite Antonin de façon concise. Alors, sous le rapport par rapport notamment à la science qui avait été évoquée par monsieur l'archer, je pense que c'est intéressant qu'on exprime également ce qui est pu se passer pendant le Covid parce que sans parler de ce qui a pu sortir et par exemple le professeur Raout, on a eu aussi des énormes campagnes antivax et je pense que l'ensemble de mes collègues de génération si je puis dire, on a vu énormément de contenu sur les réseaux sociaux antivax et vous avez parlé madame Vermeillet euh si on avait conscience d'une différence générationnelle Alors, je suis très proche de mes grands-parents qui ont 91 et 84 ans. J'ai eu quand même des rares discours de attention parce que j'ai deux grandes sœurs, attention si vous faites vacciner, vous risquez de pas avoir d'enfants, ça va nuire à votre fécondité et cetera.

Ma grand-mère a quand même deux doctorats, donc ça peut quand même toucher quand même beaucoup de monde. Elle parle à raméin, ce qui est quand même peu commun. Donc c'est vous dire que ça peut vraiment toucher n'importe qui.

Donc c'est très dangereux. Et au niveau des élus, en fait, on a un autre problème dans les médias, c'est tout simplement qu'est-ce qui fait vendre ? Qu'est-ce qui plaît au niveau des médias ?

Qu'est-ce qui fait vendre ? Ça va être des députés qui vont se hurler dessus à l'assemblée. Ce n'est pas un projet de loi sur la protection du littoral.

Malheureusement, c'est ça qui fait vendre. Donc c'est la difficulté qu'on va avoir en revanche peut-être une solution si on avait le moyen justement de mettre réellement en valeur ces projets de loi littoraux ou finalement en fait quelques projets de loi de niche qui est vraiment le quotidien des députés, le quotidien des des sénateurs, toutes ces commissions d'enquê tout ce travail, tout cette écoute, tout ce travail de fond, s'il y avait un moyen de le mettre réellement en valeur, de faire comprendre aux citoyens que non, ce n'est pas aller à la cantine du Sénat, non, c'est pas juste serrer la être sur le marché pour faire une campagne. Le vrai travail d'un élu, c'est de représenter le peuple par un travail de fond et une compréhension.

Et si on arrive à donner cette image là, je pense qu'on pourra redonner confiance non seulement à l'ensemble de nos concitoyens et aussi dans nos institutions. Antonin, je te laisse compléter. Oui, merci.

Je vais rebondir aussi sur la question de la perte de confiance dans la science. Donc comme l'a dit mon collègue Victor, évidemment les forums et les réseaux sociaux amplifient un peu le complotisme. Ce qui avant était confiné dans des discussions de de comptoir dans certains bars PMU à certaines heures et maintenant généralisé toute la journée et mondialiser.

C'est-à-dire que la mondialisation apporte tout et surtout n'importe quoi dans ces domaines-là. plein de théories complotistes nous viennent des États-Unis et débarquent en France quelques années après. Il y a aussi le la question des médias qui a été abordé un petit peu par Victor.

C'est vrai que les médias, les réseaux sociaux et même la société en général a tendance à accélérer et à vouloir de plus en plus de l'information de l'instantanéité. Le problème de la science et de la recherche, c'est que c'est un processus qui est très long et du coup la moindre microavancée est vue comme un un progrès majeur alors que les essais cliniques peuvent durer 15 20 ans. Et [grognement] du coup, je pense qu'il peut y avoir une perte de confiance de la population dans la science parce qu'on se dit bah attendez, j'ai déjà entendu parler de la recherche contre le cancer, la recherche contre le sida qui est en en voie de enfin en bonne voie depuis des années mais en fait il y a toujours aucun vaccin mais évidemment parce que ça prend énormément de temps.

Et enfin, il y a une une dernière thématique que je voulais aborder là-dessus, la perte de la confiance en la science. Elle vient aussi pour moi d'une partie de la classe politique et de la classe médiatique qui peut abîmer la confiance dans la science, par exemple en remettant en question les rapports des experts du GC ou alors les alertes des scientifiques sur la loi du plomb ou enfin certaines recommandations des scientifiques sur la question du nucléaire. Donc je pense qu'on a tous une responsabilité collective en tant que société, en tant que citoyen sur la remise en question de la science.

Mais pour finir sur une note quand même positive, je trouve qu'aujourd'hui le par exemple la question de la vaccination, on l'a vu euh pendant le Covid, c'était quand même une minorité qui a été peut-être bruyante, mais la majorité des citoyens se sont fait vacciner et on est loin des euh théories du début des années 2000 où il y avait quand même une part de la population qui avait peur que le vaccin donne l'autisme. Je trouve que la science a quand même beaucoup progressé. On le voit, ça a été fait par l'éducation aussi.

L'école a joué un rôle très important et c'est le rôle qu'elle devra jouer encore dans les années à venir pour que les citoyens regagnent confiance en la science. Je rebondis encore une fois et ensuite je donne la parole à un autre camarade qui est derrière. Je pense qu'il y a aussi certains scandales sanitaires qui ont contribué à faire douter de la science ou certains retours ou certains certaines pratiques qui étaient mises en avant et qui en fait finalement ne sont plus jugées comme bonnes pour la santé.

Enfin, je pense que pour les femmes, voilà, pendant longtemps, c'était la pilule et puis en fait, finalement, il y a plein d'effets secondaires. Peut-être qu'on n'est pas allé euh suffisamment, on a pas suffisamment cherché pour trouver des solutions de substitution. Donc peut-être que ça a contribué à voilà entraîner une certaine défiance parce que peut-être que ce qu'on nous dit pendant 15 ans euh suite aux avancées de la science ne sera plus tout à fait vrai 15 ans plus tard.

C'est aussi le le progrès. Euh et ensuite pour euh euh rebondir sur ce que disait mon camarade Victor euh sur les écueils parfois des élus qui se crient dessus euh dans les médias et en fait ce sont des choses que nous on retrouve même dans nos simulations parlementaires où en fait très vite ça ça peut vite déborder sur la forme et plus le fond. Et donc c'est des choses qui glissent très facilement euh et que nous on essaie de corriger déjà de nous-même alors que nous ne sommes absolument pas élus ni vraiment parlementaire et ce n'est qu'un jeu entre guillemets.

Donc c'est vrai que là-dessus euh on on le constate même nous à notre échelle. Et je vais donner la parole à Mathieu qui est derrière euh pour compléter. Ouais très très rapidement du coup vis-à-vis du temps mais euh je vais revenir sur la partie éducation mais au niveau de la confiance dans les élus.

Je pense qu'il y a un vrai problème d'éducation. Bah, on est tous concernés par la question politique ici et moi je sais que dès que j'en parle, on me dit "Oui, mais l'Assemblée nationale est vide." On voit que pendant les votes, l'Assemblée nationale est vide.

Je pense qu'il y a un vrai problème d'éducation sur le fonctionnement des instances et les gens ont perdent cette confiance en disant "Mais ils ne sont pas là alors qu'en fait c'est parce qu'ils sont en commission, c'est parce qu'ils travaillent." Mais je pense qu'aujourd'hui il y a un vrai problème sur cette éducation pour les citoyens. Merci beaucoup.

Et sans transition, on va écouter le petit groupe qui vient restituer les travaux sur l'évolution et les scénar prospectives sur les valeurs sociales. Oui, merci madame la présidente, mesdames et messieurs les sénateurs, permettez-moi de commencer par une image assez simple. Dans les années 2050, quelque part en France, une femme de 60 ans s'occupe seule de sa mère de 85 ans, mais aussi de son fils au chômage depuis que son poste de technicien a été automatisé.

Elle ne reçoit aucune aide et elle ne se plaint pas parce qu'elle n'a tout simplement personne à appeler. Son voisin, lui plus fortuné a une intelligence artificielle pour l'accompagner, pour discuter, pour trouver des solutions. Non, ce n'est pas une dystopie, c'est la conclusion de tendance que nous observons relativement de manière relativement faible aujourd'hui et que notre groupe a donc tenté de prolonger jusqu'en 2050.

Ce scénario, comme vous pouvez le voir à vos écrans, on a décidé de l'appeler l'effritement. Non pas l'effondrement ou la rupture, mais bien l'effritement qui est un processus lent et presque invisible par lequel les solidarités se défont couche après couche sans que personne n'ait jamais décidé de les abandonner. Personne n'a voté pour la fin de la fraternité.

Il y a eu une accumulation de choc, de renoncement pratiqu, de choix individuels raisonnables qui mi bout à bout ont redessiné le contrat social français sans que personne ne l'it vraiment voulu. Alors de quoi l'effrittement est-il fait ? Il commence par quelque chose que l'on n pas encore pleinement intégré.

C'est une certaine contradiction fondamentale entre l'intelligence artificielle et toutes nos valeurs sociales actuelles. Aujourd'hui, on discute encore de l'IA principalement en terme d'emploi et de régulation. Ce que l'on dit moins, ce qui commence quand même à émerger un petit peu, c'est que les data centers qui font tourner ces modèles consument des volumes d'eau douce qui sont quand même considérables pour le refroidissement dans des régions déjà soumises au stress hydrique.

On pourrait imaginer que vers 2031, une carte soit publiée conjointement par l' l'ONU pardon. et l'Agence internationale de l'énergie et que celle-ci superposera les zones de sécheresse assez sévères et l'implantation des infrastructures numériques. Non, nos sociétés ne renoncent pas à l'IA, mais elles renoncent silencieusement à une certaine part de leur solidarité internationale.

Ça, c'est le premier mécanisme de l'ffritement, c'est le choix de la performance collective au détriment de la vulnérabilité lointaine. La solidarité se rétracte alors sur ce qui est visible et proche dans ce scénario. Pendant ce temps, à l'intérieur des frontières, on a soulevé trois dynamiques qui pourraient converger simultanément entre 2030 et 2035.

D'abord l'automatisation qui supprime des pans entiers des emplois intermédiaires. On parle selon le MINC Global Institute en 2017 de 21 % des emplois français structurellement menacés par l'automisation l'automatisation pardon et de 12 millions de postes perdus dans les cinq grandes économies européennes à horizon 2040 selon Forester. Ce ne sont pas des emplois abstraits.

Ce sont les emplois qui assuraient la stabilité matérielle des classes moyennes mais aussi qui structuraient les identités sociales qui organisaient le temps, le rythme et surtout le lien au collectif. Quand ils disparaissent, c'est tout un tissu social qui se défait avec eux. Donc la deuxième dynamique, ce serait la crise de la santé mentale qui devient alors une urgence nationale après une vague de burnout et de dépression sans précédent.

Les pathologies psychiatriques, elles constituent déjà aujourd'hui en 2026 le premier poste de dépense de l'assurance maladie devant le cardio-vasculaire et le cancer selon le site de l'assurance maladie. Et pourtant, l'offre de soins, elle se désintègre. En 1981, on avait 120000 lits psychiatriques alors qu'en 2017, on est passé à 60000 avec une disparité territoriale vertigineuse.

Par exemple, deux psychiatres pour 100000 habitants en Me 76 appareil. Ce mouvement, il ne s'arrête pas. Enfin, la troisème dynamique, c'est un vieillissement démographique qui est aujourd'hui quand même assez bien documenté, qui rend tout simplement insollevable le modèle traditionnel de prise en charge des personnes âgées ou comme monsieur le président Gard Arché a pu le rappeler tout à l'heure, la prise en compte du système de retraite.

En effet, ce sont donc les familles qui absorbent ce travail de soins invisibles et non rémunéré. La solidarité, elle se privatise, faute d'être financé. Enfin survient quelque chose que notre groupe a appelé un basculement géopolitique.

Dans notre scénario, autour de 2040, on visualise une alliance stratégique majeur entre puissances autoritaires et qui redistribue donc toutes les priorités budgétaires de toutes les démocraties libérales. Mais encore une fois, ce mouvement, il est déjà à l'œuvre. Les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 9,4 % en 2024, ce qui est la plus forte hausse depuis la fin de la guerre froide.

La France elle-même aujourd'hui est à 2 % de son PIB dans les dépenses militaires et elle est engagée sur une trajectoire qui l'a conduit vers 3,5 % à terme. Concrètement, cela signifie que c'est de l'argent qui ne va pas aux associations, ni à la prévention en santé mentale, ni à la solidarité internationale. Non, le réarmement budgétaire, c'est plutôt le désarmement social.

La défense justifie alors la solidarité en même temps qu'elle la vide de ses moyens. Alors, dans notre scénario, à quoi ressemble la France en 2050 ? La France reste un état formellement providence.

Les institutions sont là, les textes sont là, mais l'âme des solidarités s'est transformée au point d'être méconnaissable. Les solidarités, elles sont plus resserrées, plus conditionnelles, plus marchandes et plus anxieuses. Sur le plan international, la solidarité s'est effondrée sans que personne ne l'it explicitement décidé.

Les financements humanitaires sont redirigés vers la sécurité. Les actions de les associations de coopération ferment par centaines et dans notre scénario, ce sont plus de 85 % des associations de solidarité dans le monde qui sont menacées de disparition. La question du droit à l'eau comme droit fondamental n'a toujours pas trouvé de réponse collectives.

Les vulnérabilités sont mondiales. Les outils de solidarité restent donc nationaux mais aussi fragmentés et insuffisants. À l'intérieur des frontières, on envisage dans ce scénario que le parc psychiatrique public descende en dessous des 40000 lits pour 70 millions d'habitants et que donc la prison et potentiellement la rue absorb une partie des patients autrefois hospitalisés.

On voit aussi que la France reste le deuxème pays européen consommateur de bons eau diaz épines qui sont généralement prescrites pour soulager l'anxiété, le stress ou l'insomnie avec notamment une progression de près de 30 % chez les moins de 19 ans entre 2017 et 2022. Donc il y a ce que notre groupe identifie comme l'effritement le plus silencieux et le plus dévastateur qu'il faut faire attention dans l'évolution de nos valeurs sociales, c'est celui de l'effondrement de l'effritement pardon des solidarités de proximité. Tout ça, on peut pas le voir dans les statistiques parce que ça se passe dans les interstices du quotidien.

On envisage dans ce scénario que l'intelligence artificielle occupe pas à pas tous les espaces socials que le lien laissé vacant. Par exemple, l'assistant vocal peut remplacer la conversation avec son voisin. La discussion avec l'intelligence artificielle se substitue à l'écoute bénévole.

L'algorithme de mise en relation remplace la rencontre au café de quartier. Les plateformes proposent une simulation de communauté tellement convaincante que beaucoup ont accepté l'échange parce qu'il est plus accessible, il est plus disponible, plus patient, il n'est jamais absent et surtout il n'est jamais épuisé. Mais ce qui se perd dans cet échange, c'est précisément ce que la machine ne peut pas donner.

C'est la présence réelle, c'est l'imperfection de l'autre. C'est la friction du vivre ensemble et du débat d'idée. La négociation constante qu'implique toute communauté humaine.

En 2050, toujours dans notre scénario donc, on n'envisage que de plus en plus d'individus, y compris des personnes diplômées, actives, insérées, consultent un psychiatre ou bien une intelligence qui leur sert de psychiatre avec un seul symptôme principal. Je me sens vide. Le lien social se reconfigure alors autour de cercles de plus en plus resserrés.

Ceux qui ont le moyen de choisir leur communauté, ils prospèrent dans des solidarités choisies. Et ceux qui n'ont pas ce luxe se retrouvent donc seuls face à des machines qui leur ressemblent en plus de plus en plus et qui les comprennent donc de moins en moins. C'est peut-être là la question la plus urgente que notre scénario adresse.

Là où Paul Ricker écrivait que l'identité d'une personne se construit dans les histoires qu'elle raconte sur elle-même. Dans ce scénario, les identités se sont toutes mélangées. Les grands systèmes se sont effrités sans être remplacés comme les relations, les religions, le parti de masse, la République.

Alors qui peut produire ce récit ? qui peut donc dire à la femme seule de 60 ans, à l'homme disqualifié par l'automatisation ou aux jeunes qui ne consultent plus que des interfaces que quelque chose les différencier encore. Donc pour cela, deux pistes nous sans pouvoir changer le cours des choses.

La première serait de reconnaître le soin comme une fonction publique à part entière, là où il faut maintenir le lien tandis que l'État se retire et il faut reconnaître la santé mentale comme une grande cause nationale tandis que la seconde chose pourrait de soumettre le déploiement de l'intelligence artificielle à une exigence de lien social non pas pour freiner la technologie mais pour exiger qu'elle serve à détecter l'isolement à orienter vers l'humain plutôt qu'à le remplacer. Voilà. Merci de votre écoute. [rires] Bon, on va écouter le deuxème scénario. [rires] Ben, ça va être dans la même foulée.

Un peu de négatif encore. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les sénateurs. Alors, lors de nos différents échanges préalables sur ce sujet des solidarités, il y a une réponse récurrente à la question de quelle valeur sociale portée par notre État va disparaître, qui était la disparition ou du moins le recul profond de notre état providence.

C'est donc ce scénario que l'on a développé en examinant d'abord pourquoi il nous paraît réaliste vis-à-vis de ce qui se passe en ce moment et puis comment il pourrait concrètement se matérialiser d'ici les années 2050. Alors premièrement, il nous a paru réaliste ce scénario parce qu'on a pu observer depuis maintenant une bonne décennie un glissement de la fenêtre d'Overton. [grognement] En effet, l'un des exemples les plus croissants, ça a été pendant la réforme des retraites, on a commencé à parler beaucoup de retraite par capitalisation. [grognement] Euh on a commencé euh à pouvoir euh faire rentrer ça dans le débat public et à accepter cette idée.

Euh ce que cela veut dire euh par-dessus euh seulement ce glissement, c'est aussi euh queen fait la société euh toute entière est prête collectivement à accepter euh qu'on puisse passer par une retraite par capitalisation. Et en fait, c'est comme ça que cela peut commencer. Ensuite euh le deuxième point que l'on a pu observer, c'est une crise du service public qui révèle l'effritement de la solidarité.

Il y a 11 % des Français qui résident aujourd'hui dans un territoire frappé par un stade avancé de désertification médicale. Le service public est donc en crise et pourtant lorsqu'on propose aux étudiants de médecine d'allonger de plus d'un anur internat et bien ils partent en manifestation et la proposition se heurte à une véritable levée de bouclier. Ce refus dit quelque chose.

De plus en plus chacun raisonne à l'une de sa de son propre confort plutôt qu'à celle de l'intérêt général. L'idée de consentir un sacrifice individuel pour le bien commun semble se dérober. Ensuite, le 3è point, c'est le recul de l'école publique.

En France, aujourd'hui, 17 % des élèves du secondaire sont scolarisés dans le privé. C'est une part en progression constante. Selon une étude de l'Institut des politiques publiques, ce chiffre pourrait atteindre 50 % d'ici 2035.

Ce mouvement traduit une défiance croissante à l'égard de l'école républicaine et une tendance à chercher dans le secteur privé les garanties que le public n'est plus perçu comme capable d'assurer. En 4e point, il y a les fonds de pension privé développé massivement au Royaume-Uni, aux États-Unis et dans les pays du nord. Depuis les années 1980 les depuis les années 1980, les fonds de prévention privé contribuent un contrib constituent un substitut direct au système de retraite par répartition.

Leur effet politique est profond. Ils transforment les salariés en actionnaires, créant progressivement un électorat favorable à la financiarisation de l'économie et hostile à la fiscalité redistributive. Ce basculement culturel et aussi un basculement politique.

Le 5e point, c'est l'infrastructure idéologique du démantellement, les lobbyes. Il y a des organisations comme l'Institut économique de Montréal, l'Ia britannique ou les réseaux issus de la fondation Montpèlerin qui produisent et diffusent depuis les années 1950 une critique intellectuelle et raisonnée systématique de de l'État providence. Ces tanks libéraux constituent l'infrastructure idéologique qui prépare le terrain, légitime les réformes et fournit aux décideurs politiques les arguments nécessaires pour justifier le démantellement.

Et enfin, le dernier point et le point le plus important, c'est qui guide nos politiques publiques, c'est le secteur financier. Les marchés de capitaux exercent une pression croissante sur les États. On l'a encore vu pendant la réforme de retraite, la réforme des retraites, les agences de notation conditionnent le coût de la dette souveraine au niveau des dépenses publiques, incitant les gouvernements à réduire les budgets sociaux pour rassurer les investisseurs.

Et cette contrainte financière, elle agit directement comme un levier pour les réformes à travers les fameuses notes attribuées aux États, indépendamment même des majorités politiques en place. C'est par ce mécanisme que la réforme des retraites avait été donc mis à l'ordre du jour et c'est aussi par ce mécanisme qu'un président apparenté socialiste n'avait pu finalement engendrer de grandes réformes contre la finance. Deuxème point, la finance la matérialisation du scénario.

Donc la France en 2050 comme on a pu l'imaginer. Je vous préviens, c'est assez négatif mais on s'accroche et ça va le faire. C'est une prospective bien sûr dystopique.

Il ne s'agit pas d'une prédiction mais d'une exrapolation cohérente des tendances actuelles d'ici 2050. Ce sentiment individualiste individualiste ne cessera de croître. On peut donc imaginer une volonté grandissante de la population de la population de ne plus devoir quelque chose au reste des citoyens.

En ce sens, une baisse des recettes via l'impôt est à prévoir et donc en conséquence un amoindrissement des dépenses dans les services publics. Les hôpitaux pourraient être davantage privatisés. Ce mouvement était déjà amorcé aujourd'hui avec les la crise des déserts médicaux et le développement des cliniques privées.

En 2050, on peut imaginer un système de santé à deux vitesses pleinement assumé. D'un côté, une médecine publique sous-financée. De l'offre, une offre privée accessible uniquement à ceux qui peuvent se le permettre.

Enfin, l'école publique publique ne serait plus cette école de la République d'excellence. Si la tendance au recul du public au profit de privé se confirme, l'école républicaine devient progressivement une école du dernier recours et avec elle disparaît l'idée d'une égalité des chances portées par l'État. La retraite deviendrait entièrement par capitalisation.

Chacun constituerait son épargne individuellement exposé aux aléas des marchés financiers, on l'a vu en 2008 avec des Américains qui avaient tout perdu et qui se retrouvaient à 70 ans à devoir retourner au travail. Ce modèle déjà dominant aux États-Unis creuse les inégalités entre ceux qui ont la capacité d'ébarnier et ceux qui ne l'ont pas. Enfin, une large part des aides sociales sera supprimée.

La solidarité nationale, aujourd'hui encore organisée et garantie par l'État, serait renvoyé vers des acteurs privés, associations, famille, sans cadre ni universalité ni fraternité. Infiné, la volonté du plan Marchal d'américaniser et libéraliser l'Occident pour rapporter ses fruits. Je vous remercie de m'avoir écouté.

Très bien. Alors, je m'attelais du coup au scénario sur l'accès au système de santé et les défaillances du modèle social et carcéral. Euh je vais continuer donc sur cette sur ce pessimisme.

Euh déjà je me présente, je m'appelle Eton Fr, je suis président donc de la section bordelaise et donc ce scénario était coré avec madame Sarah Godéet juste à côté de moi qui pourra répondre à toutes vos questions. Euh alors nous qu'on a fait le choix d'un scénario avec des plutôt des solutions en avant très concrètes. Euh selon nous les valeurs sociales ne sont pas de simples concepts abstraits.

Elle constituent des principes partagés devant être respectés et qui font de notre société un tout cohérent. Si nous ne changeons pas de chemin, nous dirigeons vers une fracture totale où la dignité humaine sera sacrifiée au profit d'une gestion financière de la souffrance. Ces conclusions nous ont donc poussé vers un choix clair, celui d'aborder la santé mentale et la santé physique, une base indissociable de notre de nos enjeux sociaux.

Alors, nous pensons qu'une évolution surtout des mentalités est indispensable pour tourner davantage vers l'humanisme euh permettant à chacun de nos citoyens de vivre dans la dignité. Nous sommes convaincus d'une chose, on ne peut réformer une institution sans améliorer le regard qu'on a qu'on porte sur ceux qui la composent. Alors, le premier signal d'alarme que nous voulons vous présenter, c'est celui des prisons.

On témoigne donc, par exemple la prison de la maison d'arrêt plutôt de boîte d'Arscis avec donc 880 détenus pour 503 cellules. Elle est finalement le symbole du dysfonctionnement de notre système carcéral français. D'ici 2050, nous pensons que la justice perdra de son sens propre et l'expertise deviendra de plus en plus rare, entraînant finalement une augmentation de la population carcérale de près de 100000 prisonniers supplémentaires selon nos estimations.

Alors, vous allez me dire "Mais quelles en seront les conséquences ?" Globalement, une bonne crise sanitaire entraînant une dégradation de la santé physique et mentale de nos prisonniers. En 2050, une personne sur deux en prison nécessitera un suivi psychiatrique en cause l'entassement accru, une violence encore plus intensifiée qu'elle n'est aujourd'hui et une prise en charge bien amoindrie de la santé mentale et physique.

Bien sûr, nous n'oublions pas les personnels pénitenters qui étaient bien évidemment hier en grève, car d'ici 2050, ils subiront cette hausse de plein fouet en faisant face du coup une violence systémique et à des stress post-traumatiques. Alors, nous vous proposons quelques solutions. Globalement, nous aimerions, nous vous proposons plutôt une visite obligatoire des représentants de la nation au sein des milieux de privation de liberté.

Globalement, nous pensons que voir de ses propres yeux les conditions des détenus, c'est se donner les moyens de légiférer avec lucidité. Nous suggérons aussi une transition vers un modèle de justice restauratrice euh inspiré du succès amant et finlandais. En Finlande, globalement, le recours à une prison en milieu ouvert a permis de réduire drastiquement le taux de récidive à 36 %.

Il s'agit de restaurer la confiance et la réconciliation sociale. Nous préconons aussi préconos aussi la mise en place systématique d'un sujet psychologique et psychiatrique annuel se va de soi et nous affirmons aussi la création d'une commission d'enquête trimestrielle sur la politique pénitentiaire qui donc imposerait des prérogatives au gouvernement. Le but c'est de remettre un peu de dialogue entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sur le milieu carcéral. car selon nous, c'est une nécessité pour faire évoluer ce modèle.

Donc nous vous avons proposé donc un nouveau paradigme lumineux pénitentier, mais comme euh nos amis euh sur les valeurs euh de l'information ont parlé, nous pensons que aucun changement durable du regard sur nos prisons ne sera possible si le traitement médiatique continue d'alimenter des représentations inexactes et caricaturales de notre système carcéral. De plus, nous notre second pilier de notre scénario concerne notre modèle social. Nous voyons aujourd'hui qu'il est globalement en échec sur sa mission fondamentale selon nous.

Garantir à chaque historien la possibilité de se nourrir et de se loger dignement. Alors, notre objectif à travers notre scénario et nos solutions, c'est de refonder dans une vision plus humaniste et plus égalitaire. Aujourd'hui, les chiffres sont sans appel.

Le pouvoir d'achat diminue. Il était 10,4 % en 62. Il est aujourd'hui en 2024 à 2,4 %.

Alors d'ici 2050, la précarité risque de se normaliser. Se nourrir convenablement deviendra un combat qui usera et fragilisera la santé mentale et elle sera accompagnée globalement d'une fragilisation profonde de notre lien social. La solidarité associative, bien que utile à court terme, ne pourra jamais se substituer à l'État, d'autant que la précarité alimentaire est une question de dignité et ne serait reposé sur les restes d'une société de surproduction.

Alors, dans cette continuité euh de notre scénario, en tout cas nos nos constats, nous proposons quelques solutions. Déjà, le gel des produits de première nécessité. On ne résout pas la précarité si les denrées réalimentaires nécessitent euh nécessité sont de restent hors de portée.

Nous préconisons aussi la création peut-être d'une banque alimentaire étatique et la mise en place de chèque alimentaire qui pourrait offrir à nos concitoyens la dignité du choix et une aide qui n'est plus indépendante du seul bénévolat. Nous affirmons aussi qu'une remise à niveau des salaires est une priorité pour lutter contre cette précarité accentuée par l'inflation. Mais globalement, je pense que euh c'est un peu utopiste aujourd'hui.

Enfin, abordons donc la question des logements. Aujourd'hui, 4,5 millions des logements sont des passoirs thermiques et des listes d'attentes de 2,4 millions des ménages pour un logement social sont présentes. Donc l'accès au logement apparaît comme une épreuve du combattant.

D'ici 2050, nous courons selon nous vers une privatisation du parc locatif. Le droit au logement va devenir un simple business. Ça serait l'un des facteurs finalement les plus visibles de notre fracture sociale devenue irréversible.

Notre démarche est humaniste et nous considérons que nos besoins vitaux ne doivent pas être conditionnés à une logique de profit. Donc dans cette continuité, nous vous proposons de réinscrire le droit au logement digne comme un droit fondamental au sein peut-être de notre constitution permettant finalement de remettre au sujet au cœur des débats démocratiques. Nous proposons aussi d'expérimenter la gestion publique des logements par les mairies sur le modèle de la ville de Vienne.

Globalement, l'objectif est de confier la gestion des logements à une régie publique. Cela permettrait donc de supprimer la logique de rentabilité au profit d'une logique d'intérêt général parce que globalement nos logements en tout cas ce loger doit devenir un droit pour les administrés et non un acte financier. Nous recommanderons aussi des sanctions en nature pour les multipropriétaires laissant leur logement se dégrader.

Le but c'est de forcer la main à ces multipropriétaires pour une réparation et une mise aux normes des logements vétustes. En somme derrière chaque détenuassé dans une cellule trop froide, derrière chaque famille qui saute un repas, derrière chaque individu qui dort dans le froid se trouve l'échec de l'État. Un échec qui est mise en exerbe par une logique de profit au détriment de la dignité humaine comme monsieur l'archer, monsieur le président l'archer a pu en parler.

Notre démarche est humaniste en partant de la constat simple. Se nourrir et se loger dignement et ensuite se soigner ne doit pas être un privilège mais une nécessité. Je vous remercie.

Je vais dire un petit mot de fin mais euh alors je vous rassure tout le monde va bien au parlement des étudiants normalement [rires] mais euh comme vous pouvez le constater c'est trois scénarios qui sont plutôt négatifs sur l'aspect des valeurs sociales. Quand bien même on a mis des étudiants qui viennent de qui ont une diversité géographique, une pluralité d'opinion. Il y a une forme de consensus à la fin.

Donc c'est quand même à prendre en compte euh alors que voilà, il y a c'était un panel assez euh divers et représentatif. Donc qu'est-ce qu'on pense euh Bernard Fieller qui est notre représentant de des sénateurs qui travaillent sur cette question ? Euh alors plusieurs [grognement][raclement de gorge] choses.

La première c'est que quand on fait un travail de prospective, effectivement on regarde où va la courbe, mais heureusement la politique, l'engagement politique, c'est justement de casser les courbes et je crois euh dans le pouvoir de d'inverser les courbes. Alors, peut-être que le travail qu'on vous avait demandé, c'était simplement de la prospective, c'est-à-dire voir jusqu'où ça allait glisser. Il y a des choses qui nous remport.

Euh vous avez parlé des, je reviens aussi sur détail, sur la visite des lieux de privation de par les par les parlementaires. Il se trouve que moi, je suis allé faire une visite récente dans la prison la plus proche de de mon territoire et que la directrice de cette de cette prison a commencé sa carrière comme directrice d'établissement psychiatrique et elle a vécu pendant sa carrière le moment où on a vidé les hôpitaux psychiatriques. C'était ami légendeur et elle dit "Je les retrouve maintenant effectivement en prison.

Il faut voir comment ça se passe effectivement lorsqu'on va visiter une prison. Comment on a le droit de le faire ? On entend des cris des des manifestations.

C'est c'est assez dramatique mais c'est bien le cas voilà de gens qui sont inadaptés effectivement aux règles de la société et que fautêtre dans un hôpital psychiatrique, on les retrouve après en en en prison. Vous avez parlé de la fin de l'État providence. Alors, il se trouve que nos réflexions aussi nous, c'est de voir la fin de l'état provenance, mais pas de façon aussi négative.

C'est-à-dire qu'on le remploie, on on le remplace par un état de prévenance parce qu'il faut qu'on on agisse davantage sur la prévention que simplement de constater la situation dramatique dans laquelle on saurait si on ne faisait rien. qui m'a surpris, enfin ce que j'attendais quand même dans dans vos interventions qui est pas venu, c'est euh le choc un petit peu des générations parce que la solidarité comme elle est basée chez nous, c'est quand même les générations qui travaillent qui financent celles des personnes les plus âgées. et on on a eu longtemps d'ailleurs un équilibre dans notre société où on consacrait beaucoup de notre richesse nationale pour pour l'éducation finalement pour la jeunesse.

Et c'est vrai qu'on a complètement inversé les choses où on s'aperçoit que maintenant ce qui est consacré à la jeunesse est bien plus faible que ce qu'on consacre au aux personnes âgées. à la fois l'augmentation des retraites qui a été importante malgré tout et et les soins dont les personnes âgées sont les premiers bénéficiaire et donc il y a une forme de choc des des générations. Et donc ce que je voudrais vous demander, c'est quand vous décrivez un scénario comme ça assez dramatique où les gens reviendraient, seraient de plus en plus individualistes, ne voudraient plus cotiser, payeraient leur préparerait leur retraite pour eux par capitalisation plutôt que par solidarité.

Est-ce que c'est votre génération qui propose ça ? Parce que finalement ce qui va arriver c'est c'est le cas, c'est est-ce que vous sentez dans la jeunesse des gens qui se désintéresseront complètement des générations précédentes ? Et puis il y a peut-être des notions à regarder la capitalisation dont on a commencé à parler sur les retraites.

C'est pas quelque chose qui une capitalisation individuelle qui viendrait gommer ce qui existe, hein. C'est il y a plusieurs étages. Il y a une solidarité comme on l'a dit.

Il y a d'ailleurs une une part des retraites par point avec l'argarco et c'est savoir si on met un étage supplémentaire par capitalisation justement pour penser aux générations qui arrivent, c'est-à-dire orienter une partie de notre richesse pour les gens qui vont venir et non pas se servir simplement simplement pour la génération en cours. Donc c'est des des nuances comme ça à avoir. Euh il y a il y a effectivement c'est le [raclement de gorge] solidarisme qu'il faut remettre un petit peu en place parce que vous le dites, les gens voudront payer de moins en moins d'impôts et cetera alors que c'est une façon de payer sa dette à la société qui nous a offert euh d'abord parfois d'être en vie hein, même nous a éduqué même si les choses ne vont pas aussi vite.

Et enfin, un dernier point puisque nous ça nous a beaucoup été avancé par à la fois les sociologues plutôt que les que les philosophes sur l'individualisme et de l'individualisation, il y a une tendance actuellement la société et des gens qui sont de plus en plus d'ailleurs élabor de de vouloir reprendre à leur à leur compte pour en fonction de chaque individu différent une faç façon de se comporter vis-à-vis de la société qui serait pas forcément de l'individualisme égoïsme, mais ce qu'on appelle une individualisation, c'est-à-dire une façon de se comporter et qui serait individuel et qui devrait pas être uniforme dans un système comme on a pu voir caricatural d'uniformité des des populations. Donc c'est ça un peu les les remarques que je voulais apporter et soumettre un petit peu à vos à vos réactions. Est-ce qu'il y a d'autres membres de la délégation qui souhaitent apporter des compléments de réflexion ou d'interrogation ?

Moi, je veux bien parce que il y a une partie de ce que vous avez euh avancé comme piste de solution qu'on a effectivement travaillé dans le rapport sur les valeurs économiques à l'horizon 2050 qui est de considérer que on a peut-être plus à gagner, à être dans la prévention et la mise en mouvement de tous les dispositifs possibles pour empêcher les sinistres que vous nous avez allègrement décrit de survenir. et donc d'avoir une approche du CER, c'est-à-dire de faire du soin finalement du soin de du vivant en fait, l'économie du soin du vivant. Euh finalement l'objectif politique autour duquel toutes les politiques publiques devraient s'organiser.

Donc ça c'est intéressant. Par contre, on a un stock, c'estàd que ça c'est quelque chose qui porte ses fruits à terme. Et dans la façon d'appréhender le stock de problématique que vous avez décrites, il y a des petites choses sur lesquelles je je besoin que peut-être vous soyez plus explicite.

Alors, mon collègue Bernard effectivement a remis un peu le le bon curseur sur la retraite. C'est pas binet en fait hein, c'est des c'est une hybridation de plusieurs couches, répartition, capitalisation et cetera. Et vous Rémy, vous avez dit des choses sur les pays nordiques qui m'ont totalement surpris.

C'est-à-dire que vous avez parlé d'une très grande financiarisation de l'économie, c'est vrai, mais en même temps, les pays nordiques sont avec nous ceux qui s'imposent le plus. Donc vous avez dit qu'il y a plus de fiscalité. Là, je suis pas du tout d'accord avec cette approche.

La vraie problématique, c'est qu'on se fiscalise de plus en plus et que les gens le voient de moins en moins dans les services qui leur sont apportés. Donc je pense que c'est ça, c'est quelque chose j'aimerais bien vous entendre là-dessus, c'est que on met de plus en plus d'argent sur tous les secteurs que vous avez cité et je pense que ça c'est une vraie problématique. Et puis enfin toujours marché financier euh si on on est noté, c'est parce qu'on tend la sébille.

C'est parce qu'on tend la sébis, c'est parce qu'on a on est dépendant pour financer nos services publics des marchés financiers. Tous les pays ne sont pas comme ça. Il y a des pays qui ont une dette souveraine.

Nous, le Japon par exemple est très endetté mais sa dette lui appartient. Donc est-ce que vous pensez que c'est une piste aussi ? Et puis dernier point et j'en finirai là, on a le taux d'épargne privé parmi les plus élevés en Europe et en France au monde.

Est-ce que c'est pas une piste intéressante pour demander à ce que cet argent soit réinjecté dans un système vertueux comme vous l'appelez de vos vœux ? Et en tout cas, merci pour le travail. avant parlait de la réflexion qu'on peut se poser sur l'héritage aussi qui va correspond compenser une composer une somme assez considérable dans les années à venir.

Moi je vais revenir, j'ai oublié de d'aborder le problème de la santé mentale qui a beaucoup été euh abordé. On avait auditionné il y a quelques temps Raphaël Gaillard qui a écrit "L'homme augmenté" et qui parle de la fragilité cervale qu'on a plus on est élaboré et plus on est stimulé. Est-ce qu'il y a pas d'ailleurs une part de cette fragilité mentale don qu'on constate he tous avec l'augmentation euh justement par l'excès de stimulation qu'on a avec tout le matériel informatique, les réseaux sociaux et la façon voire même autrement par les les programs d'intelligence que fait votre génération et qui vous fragilise.

Alors, voyez, je vous propose qu'à 16h05 ou plus tard, on passe sur le dernier scénario, enfin le dernier thème. Donc, je sais pas qui veut commencer. Monsieur Swan.

Oui, Swide, aucun souci. Euh donc, je vais répondre à vos deux questions un peu en en une. Euh premièrement, par rapport à est-ce qu'on nous la jeunesse, on souhaite bah payer moins et donc finalement aboutir à une fin de l'état providence.

Bon, je vais prendre une opinion personnelle. J'espère que la présidente va pas me taper sur les doigts. Moi personnellement, je soutiens et vraiment gens, je suis un enfant fasciné par l'État providence.

Je suis un enfant de la République. J'ai été dans l'école publique. Mes deux parents sont soignants dans le secteur public et vraiment je sais que je dois tout à la République et je dois tout à l'état providence et je dois tout à la fraternité que nous offre la République française.

Et donc bah dans cette optique là et bien je ne trouve pas ça démesuré. Ben et absolument comme vous le disiez euh de vouloir mettre des choses en place pour pouvoir maintenir ce niveau-là. Alors, par rapport à la retraite, en effet, il y a des retraites hybrides, mais je trouve que déjà l'idée même de remettre en cause le fait que la retraite devrait être totalement par répartition, mais je trouve que c'est déjà un problème parce qu'en fait, on vient directement venir remettre en cause le système de base de notre République parce que c'est quand même un système qui a été mis en place à partir de la sortie de la Seconde Guerre mondiale par le CNR et cetera.

Et je trouve que remettre ça en cause en disant qu'on pourrait faire une retraite hybride avec euh bah de la capitalisation, quand bien même ce ne serait pas que de la capitalisation et qu'il y aurait plusieurs euh bah niveaux, c'est déjà pour moi un problème. Pour moi, il faut qu'on me fasse mettre les choses en Mais oui, je sais très bien que c'est un cercle vicieux parce qu'il faut pouvoir financer ça, mais pour moi, il faut qu'on mette les choses en place bah dans l'État et alors ça je n'ai pas des solutions miracles, mais pour pouvoir bah maintenir Oui, il y il y a une part de la natalité, c'est vrai et donc il y a une part de la santé mentale mais je pense que Hugo pourrait y répondre parce qu'en fait il faut pouvoir être bien dans sa tête pour pouvoir faire des enfants. Et donc il faut tout mettre en place.

Il faut tout mettre en place pour pouvoir maintenir ce système de retraite par répartition. Et ça passe bah peut-être et là je vais prendre vraiment une opinion personnelle, ça passe peut-être par une imposition plus lourde sur une certaine tranche de la population. Je n'ai pas cité les ultra riches mais je les cite.

Voilà. Et ça passe aussi bah par en fait une éducation chez les jeunes pour comprendre qu'en fait Oui, je je parle trop longtemps. Non.

Euh bah une éducation auprès de la jeunesse dans les écoles dans l'école de la République dont enfin personnellement j'ai été éduqué pour leur faire comprendre queen fait on est une société et queune société bah oui elle doit se faire imposer. Donc non moi je ne suis pas pour que les jeunes pensent que ils ont pas besoin d'être imposés. Et pour finir, en effet, et c'est là où je vous rejoins, c'est une pensée plutôt libérale, mais il faut non pas tant libéral que ça, mais il faut une dette souveraine pour qu'on ne puisse ne pas être dépendant des marchés financiers.

Et ça, le problème, c'est que en effet, il y a des choses à combiner. Il y a la dette souveraine et il y a en même temps le fait de vouloir bah une retraite par répartition où on est obligé de faire des prêts pour pouvoir financer cela. Donc, il faut en même temps réduire la dette en même temps contracter une dette.

Bon, c'est un sujet beaucoup plus complexe. Euh, je n'ai pas de solution miracle pour cela, mais ce qui est sûr, c'est que pour comment travailler plus ? Oui, absolument.

Bah, c'est un problème, mais pourquoi pas travailler plus si on peut maintenir ce système de retraite par répartition ? Moi en tout cas, c'est mon opinion. Je vous remercie.

Merci Réy pour euh ces excuse-moi civil, vas-y. Je je rappelle juste que on peut prendre position de à titre individuel mais que le parlement des étudiants est une fédération à partisan et cetera et cetera. [rires] Je me faire taper.

Merci Ry pour toutes ces positions parisanes. Moi je vais laisser Marissa répondre pour notre sous-groupe. On s'est réparti comme ça.

Une personne qui présente, une personne qui répond. Vas-y. Du coup, pour revenir sur ce que vous disiez, est-ce que ce sont les jeunes générations qui ne veulent plus cotiser ?

Donc pour les retraites, je pense que ça se marque pas tant de cette manière, mais que l'individualisme se remarque assez globalement. On peut je pense qu'on peut le traduire par la montée du masculinisme ou plus globalement des extrêmes. Personne ou du moins les jeunes génération n'ont jamais dit clairement qu'elle ne voulait plus financer les retraites.

Mais par contre qu'au vu des difficultés auxquelles elles font face maintenant euh sans toujours vraiment l'admettre, elles ont plus envie en tout cas euh bah elles ont envie en tout cas de garder leurs moyens pour eux. Et je pense que les mouvements comme le masculinisme montrent que on a moins envie de se soucier de l'autre. mais plutôt de se soucier de nous, nos intérêts ou du moins euh nos visions sans forcément prendre en compte ce que l'autre pourrait penser, ce que l'autre pourrait euh avoir comme besoin.

Et du coup, je le rejoindrai à la santé mentale. Vous avez parlé de la santé mentale, des réseaux sociaux, de la dopamine, des de la stimulation et cetera. Et je pense que là, ça illustre parfaitement un enjeu qu'on va avoir et on peut même le relier au sujet précédent qui euh parlait du coup du fait de faire vendre, de comment on montre du coup le quotidien de nos élus alors qu'on veut faire vendre.

Et ça montre une vraie problématique, c'est que on va avoir du mal à communiquer sur les choses parce que les gens ont besoin d'être stimulés, que ça vite, que ça marche et pourquoi on regarderait telle information plutôt qu'une autre. Et donc là, on a un autre enjeu, c'est que euh la transparence et lutter contre cette opacité va être compliqué vis-à-vis maintenant de nos besoins qui vont être euh de plus en plus euh remis en cause par les réseaux sociaux, par la dopamine parce que ça devient très compliqué de d'écouter une vidéo d'une minute si il y a pas quelque il y a pas des couleurs très peps de la musique ou quelque chose vraiment qui accroche notre regard Et du coup, oui, ça a un un impact énorme sur euh la santé mentale et sur globalement sur toutes nos capacités à fonctionner ensemble, à pouvoir euh apprendre. Euh pareil, l'éducation, on en a tous euh parlé, c'est un enjeu, mais du coup, comment on fait pour s'adapter à ce nouveau besoin où les jeunes générations ont beaucoup de difficultés à rester concentré ?

Mais je pense que il faut préciser quand même que nos scénarios ce sont pas des fins en soi. On pense que justement le fait qu'on en prenne conscience ça nous laisse un choix et c'est ce choix qui qui traduira vraiment ce qui va se passer en 2050. Est-ce que vis-à-vis de ces scénarios et du coup de ces mouvements de réflexion, on réagit et du coup bah on inverse cette tendance ou alors par contre si on ne fait rien, on pense que ce sera à travers ces scénarios qui représenteront les années 2050.

Merci beaucoup. Euh du coup pour conclure, monsieur, vous avez expliqué que les détenus donc étaient inadaptés aux règles de la société donc vis-à-vis de la détention. Moi, je pense que c'est plutôt l'inverse, c'est plutôt les règles de la société qui sont inadaptées à ces détenus qui ont des besoins particuliers. notamment 30 % euh des individus qui entrent en prison ont des problèmes de santé mentale qui une fois en prison vont pour la plupart être traité mais avant cela, ce n'a pas été traité auparavant ce qui pour la plupart les conduisent du coup à ces situations et notamment vis-à-vis de ça.

Donc je pense pour ma part que les prisons, ce sont des des moyens à court terme. C'est-à-dire que aujourd'hui, c'est un système qui est punitif en très grande parties et qui ne permet pas aux individus de se réinsérer au sein de la société et la société donc vis-à-vis de ça ne les accepte pas et vont tout simplement les écarter. Euh et voilà donc comme expliquait Fouco vis-à-vis de la détention, c'est beaucoup un contrôle des corps au niveau donc de l'espace avec cette privation de liberté et aussi au niveau du temps, ce qui explique le nombre de récisives qui va être importante en raison justement de ce manque de réinsertion. [raclement de gorge] Euh ensuite, vis-à-vis du coup du désintérêt pour les générations pour un peu compléter euh par rapport à ces systèmes à court terme, je pense que euh l'État en fondant des systèmes à cours ne permet pas justement de penser aux générations futures.

C'est pas uniquement la jeunesse ou euh les individus actuellement, les politiques qui n qui n'y pensent pas. c'est l'État en tant que tel qui fonde un système uniquement à court terme et qui ne pense pas aux générations futures. Et c'est pour ça que ça mène aujourd'hui à des à des fractures sociales euh qui vont être importantes.

Et enfin, du coup, vis-à-vis de la santé mentale, avant même les excès de stimulation qui peuvent être créés par les réseaux sociaux, je pense que la santé mentale, le frein principal, c'est les manquements, les manquements vitaux, la nourriture, l'accès au logement et d'autres problématiques qui surviennent et qui sont pour moi une étape importante et nécessaire à palier. Et je conclus en une phrase. Je suis désolée, on va pas avoir le temps si on veut rester dans les 16h05, mais je pense que vous aurez compris que nous sommes tous attachés à l'état providence, à la fraternité à la française, mais qu'on est tous bien conscients des limites financières qui sont en jeu aujourd'hui pour continuer de voilà de faire péréniser ce ce système.

Même si on lui reconnaît voilà quelques défaillances, on connaît les améliorations et les pistes, mais voilà, on est on est attaché à ce modèle-là. Et si vous voulez très là, je pense que c'est très intéressant nous pour nos travaux le fait de se dire que si on en prend conscience en fait, on se redonne l'opportunité d'un choix et je pense que c'est vraiment ce sur quoi nous on doit utiliser peut-être la la force de frappe du Sénat qui quand enfin voilà peut avoir un peu de retentissement et de communication parce que vous avez raison, vous vous êtes des finalement des étudiants éveillés, éclairés, enfin qui vous intéressaient euh mais vous l'avez vu en faisant votre sondage en fait entre ce que vous vous pensez et quand vous descendez en dessous à une maille plus large, bah il y a déjà des c'est finalement un un ressenti différent que vous avez et nous c'était aussi un peu le sens enfin pourquoi on a voulu s'engager dans dans ces travaux. Donc je vous propose qu'on écoute le dernier scénario.

Je suis désolée, je pourrais pas assister à la période de confrontation mais un des vice-présidents me reléra le temps que j'aille parler dans les mes cycles et je vous retrouverai par contre ensuite dans on a prévu un moment d'échange plus convivial à la buvette. C'est ça ? Euh donc voilà, un des vice-présidents viendra prendre ma place mais je vais avoir le temps d'écouter les scénarios.

Merci beaucoup. Alors pour le prochain scénario, petit challenge euh qui a été soulevé par ma collègue. Euh nous allons vous faire regarder une vidéo de 7 ou 8 minutes euh sans sans coupe, sans couleur flashy, sans musique et cetera.

Je vous demande beaucoup d'indulgence parce que évidemment c'est un document amateur euh que étant en période de perciel vous allez bien constater que nous ne sommes pas les acteurs de l'année. Mais l'idée c'était en fait nous sur nos deux scénarios. Donc nous n'en avons fait que deux, un scénario positif et un scénario négatif.

Euh et le but c'était de créer un dialogue qui permettait de comparer. Euh donc on s'est projeté en 2050, les deux personnages que vous allez voir sont en 2050 euh et discutent et se rappellent comment c'était en 2025 et essaie de faire un une petite comparaison. Euh voilà, c'était essayer de rendre la chose plus vivante.

Ça a plein de défauts, plein d'écueil. On pourra répondre à toutes vos questions parce qu'il y a certaines choses qui sont pas très précises. Euh et je vais vous laisser regarder la vidéo.

Comment ça va ? Ça va, ça va. Après ah je suis quand même un peu intrigué par les temps.

C'est je suis un peu limitatif là avec l'histoire de référendum tous les enjeux qu'il y a autour. Franchement Ah je suis pas du je suis pas tant d'accord. Le référendum il a beaucoup plus d'enjeux maintenant que en 2025 je trouve.

Ouais, je sais pas moi, je vois pas ce qu' a changé. Bah, je trouve qu'on est on est clairement plus associé aux grandes décisions politiques. Il y a des référendums bien plus fréquents.

Déjà, ça ça joue beaucoup, non ? Ouais, je sais pas. Moi je trouve ça un peu très dur, un peu naïf franchement un peu naïf.

Je vois pas en fait quelles avancées concrètes on a pu avoir. Oh, je te trouve un peu dur. Depuis 25 ans, il y a eu beaucoup de choses.

Euh après enfin en dehors des référendums, il y a aussi les cahiers de doléance numérique. Tu sais, il suffit qu'on aille sur la plateforme, qu'on choisisse un thème, qu'on soit sur notre téléphone et qu'on explique, qu'on fasse une suggestion et c'est trié ensuite par l'IA. Moi je trouve ça plutôt pas mal.

Ouais mais franchement tu vois pareil moi je j'ai des interrogations sur l'IA sur les cah d'olence numérique comment est-ce qu'on sait que c'est pas centralisé que c'est pas un peu inventé par l'a c'est pas biaisé ouais bah on a eu une loi quand même en 2045 qui a dû encadrer et réguler tout ça parce que sinon bon c'est vrai qu'il y avait des des billets possibles mais là justement on a fait en sorte et on a veillé d'ailleurs le premier ministre l'a rappelé la semaine dernière que ce ne soit pas ça soit juste trié et non reformulé c'est déjà un gros point. Ouais. Mais du coup, comment est-ce qu'on sait que c'est pas un petit peu trier justement ou reformuler de la manière que d'une manière qui peut arranger les élus ou en tout cas qu'il peut les favoriser ?

Il y a toujours une part de de subjectivité mais je pense que déjà les élus c'est pas les ce ne sont pas les mêmes élus qu'il y a qu'il y a 20 ans depuis leur proportionnelle. Ouais, c'est vrai. C'est vrai.

Après, je vois pas en quoi ça reflète la démocratie représentative. Bah les sièges de l'assemblée, ils sont désormais répartis euh en fonction des résultats obtenus par les listes constitués par chaque partie. Donc déjà c'est un c'est un progrès, tu vois, ça permet de donner plus de de place au petits parti, avoir un meilleur pluralisme politique.

Dans le secrétaire majoritaire qu'il y avait avant, c'était le gagnant de l'élection qui remportait le siège et on avait pas par exemple les 40 % de la liste en face qui était élue. Alors que là, c'est le cas. Ouais.

Après, tu sais franchement pouvoir participer c'est bien mignon mais si on contrôle pas réellement l'exécutif derrière ser à rien. C'est marant dise ça parce que j'ai regardé un documentaire hier soir hyper intéressant qui parlait de l'ancien usage de l'article 493. Ouais en fait c'était la motion de censure.

Donc tu engageais la responsabilité du gouvernement et il pouvait être destitué mais tu vois bien l'instabilité que ça conduit. Enfin je sais pas si tu te souviens 2024 2025 quand on était à la fac. Ah c'éit un sacré B.

Ah, c'était un sacré bazar. Il y avait une instabilité, un chaos institutionnel. Franchement, on va pas revivre ça.

Juste pour des désaccords entre l'exécutifs et les partis politiques. Qu'est-ce qu'on dit ? Bah, c'est pour ça qu'il y a l'interpellation maintenant.

Ouais, voilà, justement c'est ce que en fait c'est c'est ce que je cherchais, tu vois. L'interpellation c'est bien mignon, mais aujourd'hui si l'exécutif tombe Ouais. Mais justement, ça peut plus être l'exécutif qui tombe puisque là, c'est 60 députés qui peuvent à l'issue de l'aspect de contrôle interpeller un ministre, un seul, pas tout le gouvernement et et lui demander de rendre des comptes et si ce n'est pas fait à l'issue de la prochaine semaine de contrôle, là ils peuvent voter une motion de défiance et de destituer.

Déjà, on est plus sur le Ça veut dire que on peut se focaliser sur un ministre qui peut-être éventuellement coince plutôt que l'intégralité du gouvernement. Et puis il existe toujours de toute façon l'article 49 de la Constitution. Donc si besoins, on peut toujours le faire tomber.

Ouais. Après, tu sais, je suis pas surpris que tu sois autour à fond sur la l'actualité politique. Ah bon ?

Ouais. Franchement, ça m'étonne pas. Tu as toujours été un peu dedans ?

Non. Ouais, un peu avec le parlement des études. Ouais.

D'ailleurs, tu tu as tuas filé dedans ? Non. Aujourd'hui, non.

Ouais. Ma fille ma fille est un peu dedans, mais tu as vu les programmes scolaires de nos enfants ? Parce que le milieu associatif, c'est bien, mais moi je trouve que ça c'est super.

Tu vois ? Ouais. Après, c'est vrai que j'essaie de faire attention au programme que mes enfants suivent et du coup ça montre l'importance de l'éducation dans la démocratie représentative.

Bah oui, parce que c'est juste ça qui leur permet de connaître mieux les institutions. L'autre jour, mon fils a fait une visite du Sénat, il a adoré et maintenant il comprend beaucoup mieux le système et c'est vrai que ça complète ses cours de droit et donc maintenant il est très à même et au fait du fonctionnement. Donc forcément, ça légitimise aussi un peu le les pouvoirs publics.

Ouais. Bon, tu vois, peut-être que en en mettant ça, en mettant la démocratie représentative à leur niveau par l'éducation, mais aussi par ses visites, par ce genre de choses, ça peut succiter les des vocations. Qui sait ?

Ouais, qui sait ? On aura peut-être d'autres élus que ceux qu'on a actuellement. Ça en parlant d'élu, franchement, je suis ravi d'avoir voté pour le dernier làction.

Franchement, municipal. Ah ouais, je franchement je je me suis jamais autant félicité d'avoir voté pour un élu. C'est Non, non, non.

Moi, je suis content qu'il a tenu ses promesses. Bah, attends, pas convaincu non, je t'avoue, j'ai pas voté. Ouais.

Alors, bah non, mais j'avais des impératifs professionnels et personnels. Ouais. Comment ça ?

Attends, avec le vote électronique maintenant, on est à distance surtout pour quelqu'un qui est autant investi comme toi. Bon, je t'avoue que je m'y retrouvais pas. J'avais pas l'impression qu'il y avait un candidat qui pouvait me représenter.

Ça ne me convenait pas. Ouis, tu sais, je peux comprendre le sentiment de nos représentativité, mais je trouve que c'est quand même important de voter une courrivée une idée, même si c'est un vote blanc qui est pas pris en compte, je trouve que ça reste quand même important. Oui, tu sais, ça peut avoir un rôle par exemple après ça permet de de susciter des idées, ça permet de d'amener des idées dans le débat public.

Je trouve que c'est quand même important. Ouais. Après, il est symbolique ce vote blanc parce que il y a pas d'issue à ce dernier.

Donc ça veut dire que j'exprime juste un désaccord. Ça ça peut essayer d'influencer les choses. J'avais pas vu les choses sous cet angle là.

Mais c'est vrai que depuis les années 2020, de toute façon, il y a eu une progression. On est passé des gilets jaunes au de doléance numérique, des dissolutions émotions de censure à foison aux interpellations exceptionnelles et puis surtout d'un système dysfonctionnel à une démocratie à une mission qui c'est vrai que ça marche mieux. Après euh même si on a connu les avancées, tu sais la démocratie par essence, ça peut jamais satisfaire tout le monde.

Il a toujours des mécontents. Je trouve ça ça pour le coup, je trouve que c'est quand même pas trop mal le fait que ce soit pas renouvelable. Euh ça le force un peu être rigoureux dans son travail à écouter les idées qu'il y a dans le débat public.

Euh ça serait mal et puis il y a plus forcément de concordance de majorité inversé les calendriers. Ça évite qu'on a une majorité absolue avec quelque part une prise au pouvoir pendant 5 ou 7 ans finalement. Alors [rires] euh ça c'était pour le scénario positif.

Je vous épargne la vidéo de 9 minutes sur le scénario négatif qui a connu beaucoup de d'aléa du direct pour voilà donc Laura va vous le présenter de façon un peu plus conventionnelle comme on l'a fait juste avant. le son était pas forcément très audible. Donc si vous avez des questions sur les propos, de toute façon, on a quand même fait une une petite diapositive qui reprend notre scénario positif.

On en a même plusieurs. Donc comme ça vous on pourra reprendre quand même le fond. Clément va vous le présenter.

Bah Clément sur notre acteur principal qui va vous présenter voilà notre scénario positif et ensuite Laura présentera le scénario négatif. Alors donc vous l'aurez compris, c'est un scénario qui est un petit peu plus joyeux que ceux qu'on a pu exposer auparavant. Euh nous avons repris des éléments qui existent déjà.

Donc a priori on s'intègre toujours dans le cadre de la 5e République et nous en avons apporté de nouveaux. Donc euh je vais vous les énumérer. C'est en trois points.

Ça va être assez rapide, un peu plus bref que mes collègues. Tout d'abord euh on imagine des modes de scrutin qui seraiit réformés avec un retour au mandat présidentiel euh au Septena et qui devient non renouvelable. Pour les législatives, nous imaginons un passage à la proportionnelle et le mandat sénatorial est réduit à 5 ans mais demeure renouvelé par tiers tous les 3 ans comme en l'état actuel.

Et petite nouveauté moitié par moitié. Oui. Par par excusez-moi, c'est les alléas du direct.

Par moitié. Oui. Et donc petite particularité, les élections présidentielles, législatives et sénatoriales se suivraient.

Puis ensuite euh donc avec les élections euh sénatoriales législatives, nous aurions donc des qui est des élections qui serviraient de mi-mandat, ce qui permettrait donc une vérification euh de euh la vie de la population euh au cours du mandat. Ensuite, nous imaginons un contrôle parlementaire qui serait accru. Nous proposons donc, comme vous l'avez vu, l'introduction d'un système d'interpellation des ministres par au moins 60 députés ou sénateurs et qui seraient limité à une par an par député. ou sénateur et qui pourrait conduire au vote d'une motion de défiance.

Motion de défiance donc vous l'aurez compris qui est une sorte d'innovation qui serait débattue et voté à la majorité absolue des députés. Enfin, nous prévoyons de nouveaux canaux d'expression citoyenne puisque comme on l'a dit plus tôt, on n'imagine pas une amélioration à la démocratie sans une véritable politique d'éducation citoyenne. Et on ne parle pas ici simplement d'une heure par semaine d'éducation civique comme ça peut être le cas actuellement, mais bien d'un véritable programme complet visant à la compréhension des institutions et valorisé au même titre que les mathématiques, la littérature et cetera.

Elle serait soutenue tout au long de la vie par le secteur associatif notamment. On pense à notre association mais pas que. Enfin, vous l'avez vu, nous prévoyons l'introduction du vote électronique en complément du vote en bureau.

Il ne le remplace pas. C'est simplement une modalité pour faciliter le vote. Notamment, on le sait, les jeunes souvent n'habitent pas dans la circonscription dans laquelle ils sont inscrites.

Donc ça viserait à remédier à cela et à réduire l'astensionnisme contraint. Et également la création de carriers de doléances numérique qui serait trié par IA sans reformulation. C'est important euh simplement pour éviter par exemple les redondances et faire vivre la les idées des citoyens dans le débat public.

Merci. Alors, vous l'aurez compris par rapport au aux exposés précédents, on a on est vraiment parti sur des dispositifs. On vous fait pas une partie constat puisque je pense qu'on a tous le même et queon le connaît assez bien, surtout vous en tant que parlementaire. et et voilà, on pourra venir préciser tout ça parce que ça peut être plus technique enfin en tout cas surtout de notre côté euh avant après le scénario négatif.

Donc madame la présidente, mesdames et messieurs sénateurs, donc nous avons pensé également à un scénario davantage pessimiste où la démocratie est en danger. La démocratie reposerait donc sur des valeurs qui sont nationalistes, élitistes, discrétionnaire et des magogues. Nationaliste puisqu'on pourrait penser que actuellement nous avons un système institutionnel qui est assez complexe.

Nous avons nous avons des citoyens qui se désintéressent de plus en plus de la politique. On y voit du coup par les taux d'abstention qu'on a lors de nos élections législatives anticipées ou nos élections municipales. Et donc, on a certains mouvements politiques et certains partis en question qui prennent de la place, les idées qui prennent de la place, des idées qui sont fortes et parfois des dangers pour la démocratie de demain.

Ces idées pourraient du coup se retrouver dans la valeur nationaliste, une démocratie ainsi nationaliste qui reposa donc sur une primauté du droit national à l'encontre donc du droit supranational puisque la France ne serait plus dans l'Union européenne. On aurait donc l'article 55 de la constitution qui ne pourrait plus s'appliquer des droits qui seraient essentiellement français, des citoyens qui seraient essentiellement concernés par leurs droits sur le territoire français. C'est-à-dire que les citoyens présents sur le sol français, citoyens français, je précise, pourraient voter.

Les citoyens français ressortissant à l'étranger n'auraiit donc plus la possibilité de pouvoir participer à la politique de leur pays, serait donc écarté du droit de vote. Une démocratie également élitiste puisque l'on considérerait en 2050 que seules les personnes intelligentes, expérimentées, compétentes pourrait ainsi participer à la vie politique de leur pays, pourrait s'investir au travers des différentes élections telles que élections départementales, législatives et présidentielles. Les citoyens, il ne faut pas les oublier parce qu'on reste quand même dans une démocratie des mots qui est le peuple, pour le peuple et par le peuple.

Donc, les citoyens pourraient également participer aux élections municipales et cantonales, mais par la suite, ce sont donc les grands électeurs par le suffrage indirect qui donc prendrai les décisions. Ces décisions, du coup, s'apparenteraient à des décisions exécutives, législatives, mais également à l'égard des élections des juges puisque les juges ne seraient plus fonctionnaires mais seraient plutôt élus par les grands électeurs. On aurait donc une élection de la justice, un pouvoir qui serait donc supplétif au profit de certains pouvoirs et notamment du pouvoir exécutif.

C'est donc pour ça qu'on parle d'une démocratie discrétionnaire. démocratie discrétionnaire puisque on supprimerait le Sénat, désolé pour vous, on supprimerait également le Conseil constitutionnel et on redonnerait donc plus de pouvoir à l'Assemblée nationale qui aurait donc davantage de pouvoir législatif qui pourrai donc diriger la Constitution, donner son avis sur la Constitution et à première vue pouvoir donner aussi son avis sur la politique de son pays. Mais ça encore une fois ce n'est que d'apparence puisque seul l'exécutif aurait du pouvoir.

Cet exécutif serait donc les gouvernants de demain, les gouvernants élus par les grands électeurs, des gouvernants qui donc auraient davantage de prérogativ puisqu'on supprimerait la motion de censure, on supprimerait les semaines de contrôle, on supprimerait également les sessions extraordinaires. On récrirait également l'article 49 de la Constitution, un article 49 qui ne serait plus un avantage pour l'Assemblée nationale qui pourrait engager la responsabilité du gouvernement, mais simplement un article 49 qui serait une opportunité pour le gouvernement de faire passer ses textes par la force. Et donc ce qui nous amène à une dernière valeur qui est la valeur démagogique.

Une démocratie qui donne en apparence plus de pouvoir, plus de liberté aux citoyens, plus de légitimité dans la liberté d'expression, la liberté d'opinion puisqu'on supprime également l'ARCOM ainsi que toutes les autorités indépendantes administratives adéantes. [grognement] On a également un passage à la 6e République pour une République plus stable, plus équilibrée. On a également une démocratie qui est censée être tournée vers le peuple mais finalement tout cela est démagogique puisque un seul pouvoir détient l'entièreté de la légitimité de cette autorité qui est l'exécutif.

Et donc la seule porosité qu'on a entre la démocratie et l'autocratie c'est la conscience. Tant que les citoyens n'auront pas conscience qu'ils sont simplement des personnes entités qui légitimisent ainsi les pouvoirs exécutifs et législatif par le biais de leurs grands électeurs et leurs gouvernants. On reste dans une démocratie.

Le jour où ils auront conscience de cette de cette autocratie, nous basculerons ainsi vers ce cet autre régime qui est un danger et auquel nous voudrons pas du tout aspirer. Je vous remercie. Alors, je vous le la réunion de mise en commun de ce scénario a été [rires] on s'est un petit peu lâché, on a vraiment poussé les choses à l'extrême mais voilà, c'est vraiment l'aspect pour nous le plus négatif de nos institutions avec tous les contrepouvoirs qui qui sont supprimés.

Et donc, nous n'avons que deux scénarios pour l'évolution de des valeurs démocratiques en 2050. Merci. Je suis sûre que nos deux rapporteurs là, je sais pas si c'est ces scénarios et ces deux mondes que vous avez envisagé ou voilà la confrontation va être intéressante et Nadè poursuivra la modération et je crois qu' avoir compris qu'on allait être expulsé après [rires] mais voilà suivre les échanges à la buvette je vous rejoins dès que j'ai fini.

Merci beaucoup en effet pour ces ces scénarios assez clair et et et tranché. Alors, on en est pas encore dans nos travaux à cette étape là de des scénarios. C'est pour ça que c'est d'autant plus intéressant de de vous écouter, d'en prendre d'en prendre connaissance.

Moi, il y a je vous ai écouté et et au travers des travaux que qu'on nous menons avec avec Rémy Cardon sur justement l'avenir des valeurs démocratiques, on a entendu et on a partagé le même constat que vous hein, c'est bien sûr ce désintérêt ou plutôt cette défiance encore une fois des citoyens vis-à-vis de leurs élus, de leur des institutions et c'est lié en fait à en effet donc une crise de confiance mais aussi à une crise d'efficacité. C'estàd que là dans les scénarios que vous proposez, vous proposez voilà une refonte en tout cas sur les deux scénarios positif ou négatif hein. En tout cas des des outils, des scrutins, des des des façons de faire.

Mais par contre tout le volet que nous avons identifié et qui explique d'ailleurs aujourd'hui euh le recul de certaines démocraties dans le monde souvent est pointé. Ce qu'on pointe du loi, c'est justement cette crise d'efficacité. ça le manque de résultats et surtout l'inefficacité de certaines politiques publiques.

Est-ce que c'est un volet en tout cas que vous avez exploré parce que c'est quelque chose qui ressortait très fortement et ce qui était même d'ailleurs assez surprenant au travers d'études dont on a pu prendre connaissance, c'était de dire que finalement on pouvait renoncer à certaines des libertés. Certains acceptaient de renoncer à certaines libertés à partir du moment où euh on pouvait obtenir des résultats ou on pouvait disposer de politique publique qui pouvait euh voilà être effective en fait. Donc est-ce que ce volet là c'est quelque chose que vous avez envisagé dans vos scénarios en complément des propos de ma collègue Amel.

On a euh effectivement, tu le disais très bien euh sur la crise de l'efficacité, je commencerai par là d'ailleurs puisque c'est euh c'est vraiment ce qui enfin quand dans les auditions, on voit que ça tourne autour de ça quand même. Et sur les deux scénarios, si on devait regarder l'efficacité euh si on devait comparer l'efficacité sur les deux scénarios, on voit bien que euh l'efficacité sur le dernier scénario, il est en fait il est il est surtout pour le le pouvoir installé l'exécutif. Sinon le reste, il y a plus d'efficacité, il y a plus de même de démocratie en tant que telle pour les autres.

Donc après tout dépend de quel rang [rires] sur le scénario 2, mais en tout cas sur le scénario 1, il est vrai que et on l'avait vu dans d'autres auditions, c'est vrai que il y a un besoin, je pense que les les Françaises et les Français ont ont besoin parfois de s'exprimer. on l'a vu dans les dans les élections municipales où et c'est pour ça que les vos comment dire vos scénarios très pessimistes sur l'individualisme euh me fait penser que sur des élections municipales, moi j'ai j'ai senti parfois même le contraire, c'est-à-dire euh des personnes, des habitants qui veulent participer collectivement et pas individuellement par peur de de pas être concerté collectivement et et ça c'est quelque chose qui a peut-être un peu tourné est dans certaines campagnes municipales qu'il faut à mon avis accentuer que c'est peut-être la solution face justement à à l'individualisme face à son smartphone. Chaque individu regarde, s'informe et interagit uniquement avec un smartphone et et sans forcément travailler une réflexion collective de solution appropri à proprement parler.

Et dans le dans vos deux scénarios, ce que ce que nous on sent aussi dans les dans les les conclusions ou les ou les solutions qu'on va peut-être développer par la suite, on voit qu'il y a je pense qu'il il faut un panel de solution. Je pense qu'il y a pas la bonne solution, mais c'est pour ça que le scénario 1 est pas trop mal. étant donné que vous avez quand même du un bah il y a des besoins de voilà de de d'être sollicité directement parfois donc le réflécation du référendum bah on voit que dans différentes études euh les gens ont envie de s'exprimer donc il peut-être faut qu'il existe, faut qu' il soit utilisé une fois de temps en temps.

Enfin et et après il y a aussi des sujets sur la question de la démocratie participative. Comment tu tu jongles entre le représentatif et le participatif ? Et ça c'est on voit que dans les auditions qu'on a eu, c'est c'est parfois très difficile parce que c'est même ça revient au problème numéro 1, c'est la défiance, le manque de confiance et et c'est là où il faut à mon avis travailler là-dessus et en fait on a un double enjeu.

L'enjeu, il est aussi par la voix des médias et des réseaux sociaux. Euh parce que en fait on peut faire ce qu'on veut nous politiques d'un côté et si les si l'agenda médiatique est uniquement sur le détournement de fond de tel ou tel ministre ou de telle ou telle politique, on peut faire ce qu'on veut. On peut faire tous les beaux rapports du monde et faire tous les propositions de loi du monde les plus intéressantes sur la préservation du littoral.

Ça n'a pas d'impact et du coup ça on touche pas les gens. Et donc c'est ça, je pense le l'enjeu majeur je pense aujourd'hui c'est c'est le fameux 4è pouvoir pouvoir médiatique et la concentration médiat qui à mon avis va prédire 2050. Je vais faire le maître du temps.

Vous avez 2 minutes et j'ai pas de règle en bois mais Gérard Larch quand on dépasse les deux minutes tape avec la règle en bois en nous disant il faut conclure. Je crois que j'ai même une minute pour conclure. Je pense que déjà ce qui est assez surprenant c'est que nous on a eu plus de facilité à faire le scénario négatif qu'à faire le scénario positif.

Euh parce que le scénario positif en fait je pense qu'on se rendait compte de finalement certains acquis de notre propre démocratie parce qu'encore une fois nous on s'y intéresse et on sait comment ça fonctionne et on va voter et donc voilà on sait comment fonctionnent les commissions parlementaires, le travail de fond et cetera euh alors que le scénario négatif, on a été très inspiré euh et on s'est dit "Ah non mais ça il faut qu'on enlève, on enlève et tout ça effectivement c'est cette recherche de gain d'efficacité ou de rapidité au détriment du fond qui qui est légite enfin qui légit mise une perte de liberté pour beaucoup. Et alors, c'est ce qu'on expliquait dans la vidéo que vous n'avez pas pu admirer, mais dans cette vidéo, on disait que bah finalement, c'était quand même une perte de liberté pour les citoyens de enfin d'avoir supprimé l'ARCOM et donc la personne s'interrogé et tout sur le bien fondé de cette suppression. Donc je pense que les deux mots d'ordre pour nous en 2000 enfin pour 2050 c'est l'éducation et la communication que ça soit via les médias et la presse qui soit traditionnel ou non sur les réseaux sociaux.

Comment on fait découvrir vos enfin vos travaux, votre travail et nos instances démocratiques dans une perspective d'éducation et comment on continue voilà de de former les gens sur ce sujet. C'est ce que nous on essaie de faire modestement au Parlement des étudiants. C'est un peu ce qu'on réussit à faire.

Mais ça reste à une échelle encore une fois de jeunes qui sont euh euh dans des facultés de droit, dans des facultés de sciences politiques euh voilà qui sont intéressés. Alors pas mal de lycéens euh mais voilà des gens qui s'y intéressent euh et donc on voit très bien les limites et je crois que j'ai j'ai écoulé le temps. Merci beaucoup.

C'est frustrant en fait de ne pas avoir un peu plus de temps pour vous écouter. Merci beaucoup du travail que vous avez accompli et d'avoir pris le temps de venir nous faire la restitution. Maintenant, on va passer au moment de convivialité et moi aussi je m'excuse car je vais en mission sur la loi littorale et donc voilà, merci beaucoup pour la transition effectivement merci.

Mais bon, je suis un peu finystérienne donc c'est normal. J'en profite pour remercier Jules Gacon, d'être responsable de la communication qui n'est pas là, qui nous a fait ce beau diaporama et toutes les personnes qui ont travaillé sur sur ces projets depuis plusieurs semaines, voilà, en parallèle des partiels et de leur job étudiants et cetera, ce qui prenait un peu de temps. Et merci à monsieur Boucrel et à Madame Rouget, voilà, pour leur aide dans la préparation de cette restitution.

Et merci à vous de nous avoir écouté.