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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 5 février 2017 18 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

VIDEO. Discours intégral de Christiane Taubira au meeting de benoît Hamon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Christiane TaubiraFait
    « Nous faisons de la politique parce que nous avons le souci de la personne humaine, de sa dignité, de son intégrité, de sa relation aux autres, de son émancipation, de son épanouissement. »
  • 4:00Christiane TaubiraFait
    « Nous choisissons de protéger les plus vulnérables et la classe moyenne plutôt que de les livrer à la dureté du marché ou au casseur de la fonction publique. »
  • 5:00Christiane TaubiraFait
    « Nous refusons de considérer que la pauvreté et la précarité sont un mal nécessaire ou une variable d'ajustement entre l'abondance et l'opulence. »
  • 11:00Christiane TaubiraFait
    « Nous affirmons qu'il n'y a pas de rivalité entre les pauvretés et les détresses, qu'il ne peut y avoir de compétition entre les solidarités et l'hospitalité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci, merci vraiment merci. Il faut en laisser pour Benoî [Applaudissements] Merci. Merci à tous.

Merci vraiment. Merci. [Musique] Merci et bravo à vous surtout.

Vous avez toujours été là. L'exercice de la vie. Quelques combats au dénouement sans solution mais avec des motifs valides m'ont appris à regarder la personne humaine sous l'angle du ciel dans le bleu d'orage lui est le plus favorable. c'est de René Char et c'est la raison pour laquelle nous faisons de la politique.

Nous faisons de la politique parce que nous avons le souci de la personne humaine, de sa dignité, de son intégrité, de sa relation aux autres, de son émancipation, de son épanouissement, de sa participation au destin commun, de son rapport à l'environnement, de sa compréhension du monde. Nous faisons de la politique parce que nous savons que dans les sociétés plurielles, les opinions divergent. que des volontés peuvent se confronter et que des intérêts s'affrontent.

Pour permettre la vie sociale aussi bien au quotidien que dans l'espace public, il existe deux modes de régulation. Soit la force avec tous les arbitraires que cela suppose, soit le droit, c'est-à-dire des règles qui s'imposent à tous. Nous faisons de la politique et nous la faisons à gauche parce que nous osons porter un regard critique sur l'ordre social, pas pour déclarer la guerre à qui que ce soit, mais pour affirmer et afficher notre parti prix pour des rapports de justice plutôt que des rapports de force.

Nous choisissons de protéger les plus vulnérables et la classe moyenne plutôt que de les livrer à la dureté du marché ou au casseur de la fonction publique. Nous refusons de considérer que la pauvreté et la précarité sont un mal nécessaire ou une variable d'ajustement entre l'abondance et l'opulence. Nous faisons de la politique, nous la faisons à gauche et nous voulons la faire à hauteur de la puissance publique.

Nous n'allons pas gaspiller l'expérience acquise. Nous ne voyageons pas léger. Pendant cette campagne, nous vous parlerons de ce que nous avons fait pour vous.

Avec vous, des ministres, des députés, des sénateurs, vos élus locaux vous diront ce qu'ils ont relayé, ce qu'ils ont soutenu, ce qu'ils ont amendé, ce qu'ils ont enrichi. Nous vous dirons nous-mêmes le sens de l'action accomplie, le sens aussi de nos refus. Mais surtout, nous vous parlerons de ces routes nouvelles que nous vous proposons d'emprunter ensemble.

Et nous commencerons par vous dire combien nous sommes forts, combien nous sommes riches de ce que nous sommes avec nos tempéraments, tous ici et bien au-delà, mais surtout avec nos expériences multiples à travers nos engagements syndicaux, associatifs, politiques, à travers nos expériences professionnelles, ces morceaux de vie sociale qui nous permettent de nous rencontrer, de nous connaître, d'agir ensemble après avoir beaucoup discuté. C'est comme ça que nous sommes. Mais cette ingéniosité que vous déployez au quotidien pour faire face aux problèmes matériels, au fin de mois difficile, à cette précarité qui s'infiltre et parfois s'installe, cette créativité dans l'adversité renforcée par cet art particulier que nous avons de mêler toutes nos diversités individuelles, culturell, territorial, cette ingéniosité et cette cré créativité sont un capital extraordinaire pour affronter les épreuves collective et pour maîtriser notre futur.

Vous verrez, nous allons faire le compte de nos talents, le tour de nos habilités, l'inventaire de nos capacités et vous verrez, nous allons nous éblouir nous-mêmes. Les temps qui viennent seront encore difficiles, un peu difficile. Mais qu'une chose soit difficile, nous est une raison de plus de nous y tenir.

C'est de réin Maria Rilk. La gauche a toujours accédé aux responsabilités par temps rude. Lorsque la croissance est en berne, que les finances publiques sont exanges, le chômage tenace, que les perspectives s'estompent au point de s'éclipser, que de nouveaux dangers surgissent, que l'Europe se dévoie, que le monde vacille, que la confiance déserte.

La gauche est toujours arrivée au pouvoir dans ces moments rudes parce que les les incertitudes ainsi que les désespoir se mêlent aux convictions pour confier à la gauche la conduite des affaires publiques et la maîtrise de notre destin commun de sorte que la gauche est toujours arrivée au pouvoir au moment où les les impatiences sont maximales, où les espoirs sont intenses, où l'urgence est extrême. C'est pour ça que les déceptions commencent à piafer dès le premier jour. Mais nous saurons faire face.

Nous sommes bien décidés à faire face. Nous sommes décidés à faire face parce que nous avons conscience des dangers qui nous menacent, des défis qui sont devant nous. Et ces défis sont multiples. les bouleversements économiques, les nouveaux rapports sociaux, la très grande mobilité des ressources financières, la raréfaction des ressources naturelles, la fragilité des écosystèmes, les nouvelles circulations humaines et puis ces espaces qu'il faudra dégager, amplifier pour permettre que la culture recommence à irriguer nos pensées et nos modes de vie.

Et bien sûr, bien sûr, il y a ces périls de déflagration qui viennent dans nos lieux familiers semer la mort, la haine, la peur. Cette violence aveugle et massive vise le socle même de notre société démocratique et essaie de faire croire que nos libertés, nos valeurs seraient des faiblesses. Mais en résistant à la tentation de riposter à l'instinct, nous avons démontré non seulement notre maturité, notre courage, mais nous avons consolidé nos valeurs.

Nous avons surtout fait que nos forces restent des forces. C'est pour ça que ce monde qui change a plus que jamais besoin de la gauche. Il a plus que jamais besoin d'égalité, d'égalité pour les territoires délaissés dans les quartiers périphériques, les communes rurales, d'égalité entre les citoyens, tous les citoyens, d'égalité d'accès au savoir, aux soins, aux droits, aux emplois, aux responsabilités.

Nous sommes en capacité d'assurer cette égalité, mais nous allons commencer par être vertueux en assurant l'égalité entre les femmes et les hommes. Nous les femmes, nous les femmes, dit-elle en regardant Benoît. Nous les femmes, nous sommes la moitié du ciel et même un peu plus.

Nous entendons Nous entendons être la moitié de tout, pas vos moitiés, la moitié de tout et surtout surtout être au moins la moitié partout où se prennent des décisions. Le monde qui vient devra s'habituer à la présence partout, la présence forte de nos filles, de vos filles. Avec toi Benoît, avec toi Benoît, nous partons à la reconquête des cœurs et des esprits.

Nous sommes bien armés, nous avons des atouts. Notre histoire, notre vision du monde, nos valeurs, notre projet, ce projet que tu portes avec tant de force et d'énergie. Nous allons redevenir une gauche de combat plutôt qu'une gauche de constat.

Et nous avons de quoi nous avons de quoi parce que l'héritage l'héritage est dense et foisonnant. Nous voulons nous mettre à la hauteur de ceux qui nous ont précédé au service de ce même idéal d'égalité. Ils ont cru la fraternité possible et l'ont mise en œuvre concrètement par des politiques d'émancipation et de solidarité.

Ils ont proclamé, ils ont démontré que nos libertés sont précieuses mais qu'elles sont fragiles et qu'elles peuvent dépérir si nous n'en sommes pas nous-mêmes les vigilis. Nous sommes dans le prolongement de cette longue histoire qui a fini par confondre les combats pour l'émancipation individuelle, le progrès collectif, la cohésion sociale avec le combat pour la République et nous revendiquons cette filiation. Nous sommes bien résolus à mettre en cause toutes les formes de domination, d'oppression, d'exclusion ici et ailleurs.

Nous pensons qu'aucune différence ne peut servir de prétexte aux inégalités. Nous combattons les discriminations et les exclusions. Nous pensons que les destinées individuelles se forge et s'épanouissent dans le destin collectif.

Nous sommes dépositaires des avancées démocratiques, des conquêtes sociales, des progrès civique qui nous viennent de la révolution de la 2e République, du Front populaire, du Conseil national de la Résistance, des législatures Mitteran, de la législature Jospin et même de la législature qui s'achève. Et nous portons haut tous ceux qui est fidèle à nos idéaux. à nos combats, à nos engagements pour la justice sociale, les libertés et l'égalité.

Nous sommes nous sommes filles et fils des communards, des Drfusards, des usars noirs de la République. Nous continuons à tirer enseignement des batailles anticoloniales, des luttes syndicales, des mobilisations écologistes. Nous savons ce que l'éducation populaire peut apporter pour consolider le lien social.

Nous aimons la vigueur de la laïcité, ce principe de Concorde qui nous permet de transcender nos différences, nos singularités, nos appartenances de façon à nous réaliser, à nous accomplir en égalité au sein de la République. Voilà d'où nous venons et nous en sommes fiers. Mais quel que soient les enseignements dont est chargé le passé, le passé n'est pas notre présent et il ne nous exonère pas des efforts pour inventer notre avenir.

Et si nous regardons ce que nous sommes capable de faire, vous verrez que nous sommes capables de rendre cet avenir lumineux. Où allons-nous ? Oui Benoît, tu as commencé.

Tu continueras à tracer les routes que nous allons emprunter ensemble. D'abord refuser ici et ailleurs que la dignité de femmes, d'enfants, d'hommes soit daigné et porter toutes ces causes. Nous disons que l'économie n'est pas obligée d'être brutale et que l'économie collaborative fait la démonstration d'un possible partage.

L'économie circulaire montre qu'il est possible de réduire les gaspillages. La vieille économie a encore du souffle d'ailleurs et il nous faut la considérer et l'accompagner à la mesure de la longueur des vies qui lui ont été consacrées et qui lui sont encore consacrées. Nous pensons que les services publics contribuent à la citoyenneté et que les solidarités sont des joyaux de civilité et le caractère même des civilisations.

Nous pensons que le repli sur soi, le rejet des autres sont des réactions vénéneuses, que les égoïsmes sont une impasse qui ne profit qu'au trafiquant d'influence. Nous voulons veiller au bien-être, au bien vivre dans tous les territoires, dans les villes, dans les quartiers délaissés, dans les communes rurales et les communes abandonnées. Et si nous considérons les défis qui sont devant nous, nous affirmons qu'il n'y a pas de rivalité entre les pauvretés et les détresses, qu'il ne peut y avoir de compétition entre les solidarités et l'hospitalité.

Alors, nous allons regarder nous allons regarder ce que nous avons déjà été capables de faire et nous allons constater qu'ayant passé tant de péripéties, affronté tant de drames et de tragédies, nous serons capables de traverser les temps qui sont les nôtres, même s'ils sont parfois funestes. Et surtout, nous refusons la guerre de tous contre tous. Et pour pour surmonter HS, nous allons écouter Paul et Luar.

Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses. Sommes-nous près ou loin de notre conscience ? Où sont nos bornes, nos racines, notre but ? rendez-vous donnés par la face au profil, par la souffrance à la santé, par la lumière à la forêt, par la mine à la fleur, par la montagne à la vallée, par le soleil, par la perle au soleil.

Nous sommes corps à corps, nous sommes terre à terre. Nous naissons de partout, nous sommes sans limite. Christian Tobira pour qui on peut montrer encore plus d'enthousiasme ce midi à la mutualité.

Voilà pour ce discours de Christian Tobira, l'ancienne garde des saut.

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