Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI (sur YouTube)· 15 avril 2026 67 min

Le Grand Dossier du mercredi 15 avril 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonjour à tous, soyez les bienvenues sur LCI. C'est l'heure du grand dossier. Aujourd'hui, cet enjeu, vous allez le voir, Trump parle de paix, l'Iran [musique] se réarme.

De nouvelles photos satellite montre comment Taneran est en train en ce moment même de déblayer ses lanceurs de missile et comment Washington s'y prépare. Dans cette émission, on va vous révéler les détails de la nouvelle armada américaine envoyée vers le golfe Persic. Le possible allongement [musique] de la durée du CC le feu signe peut-être de la complexité ou de la difficulté qu'ont les deux parties à reprendre le dialogue.

Le nouveau coup de pression d'Israël, l'État hébreu euh se dit prêt à reprendre le [musique] combat si nécessaire. Et puis autre point de contentieux naissance cet après-midi même, le blocus américain Teran s'agace et menace. Je pense que ça [musique] peut-être bientôt fini.

S'ils sont intelligents, cela se terminera bientôt. Le général de division Abdolah [musique] a souligné que si les États-Unis, agresseurs et terroristes cherchaient à poursuivre leur action illégale consistant à imposer un bcus maritime dans la région et à créer un climat d'insécurité pour les navires commerciaux et des pétroliers iraniens, alors ceci constituerait un préluide à la violation du CC le feu. Et pour vous raconter tout cela, tous nos reporters sont mobilisés à travers la planète.

Nous serons en direct du Liban, d'Israël, d'Iran, des États-Unis, bien évidemment du Golfe Persique pour tout comprendre, pour tout décrypter nos invités aujourd'hui sur ce plateau. Bonjour Ellisabeth Shepard SAM. Bonjour.

Merci d'être là. Maîtresse de conférence à l'université [musique] de Tour, spécialiste défense et sécurité. Le colonel Père Deong est également avec nous, consultant défense géopolitique LC.

On va avoir besoin [musique] de vos lumières sur ce qui est en train de se passer en ce moment même parce qu'il y a des neufs au niveau du blocus américain. Lucas Manger, bonjour. Bonjour.

Merci d'être là. Grand reporter spécialiste des relations internationales et Hélène Bonet, indispensable journaliste international LCI pour tout comprendre de ce qui vient et de ce qui va se passer dans les minutes qui viennent. Vous connaissez peut-être l'expression qui veut la paix prépare la guerre. sa date du 4e siècle hein Veg pour ceux qui s'intéressent à cette époque-là.

Et bien au-delà des déclarations des incantation des uns et des autres ces dernières heures dans l'ombre vous allez le voir c'est un étrange et inquiétant balai militaire qui se met en place pour dire les choses simplement non seulement personne ne désarme mais tout semble se mettre en place pour un deuxè round purement militaire. Avant de vous montrer comment les toutes dernières déclarations de Donald Trump, le président des États-Unis sur la question, interview accordée à la chaîne américaine Fox News. J'ai dû changer de stratégie, sinon l'Iran aujourd'hui aurait l'arme nucléaire et s'ils en avaient une, vous seriez obligé de parler sur un autre ton et vous ne voulez pas en arriver là.

Vous n'arrêtez pas de dire "Était cette guerre est-elle terminée ?" Je pense qu'elle est presque terminée. Oui.

Je la considère même comme très proche de la fin. Voilà. Déclaration optimiste, volontarisme ce qu'on est dans une stratégie purement tactique.

Soyons factuel d'abord avec vous Hélène Bonet. Quels éléments permettent à Donald Trump de dire que cette guerre est bientôt terminée ? Ben, c'est compliqué de savoir exactement quels quels éléments parce que on a le sentiment et et effectivement que des moyens militaires vont s'ajouter dans dans la région, des moyens qui avaient été qui a été annoncé en fait.

C'est plus qu'un sentiment. On a les chiffres, on va en parler tout à l'heure et on sait précisément ce qui se dirige en Oui, voilà, on sait exactement mais c'était moyen qui avaient été annoncé qui sont en route et en passe d'arriver dans la zone. Donc on a plutôt le sentiment que chaque camp se prépare à une éventuelle reprise des hostilités au cas où les négociations ne n'aboutiraient pas.

Mais Donald Trump se montre effectivement confiant, laissant entendre effectivement que des négociations pourraient reprendre ce ce weekend, mais on a du mal à voir en coulisse ce qui avance et pourquoi lui se dit qu'il est il est optimiste. Le seul point peut-être, c'est justement ce blocus du blocus qu'il a mis en place et qui pour le moment a l'air de fonctionner en quelque sorte et peut-être que c'est c'est en ça qu'il peut remettre un peu de pression sur les les Iraniens et obtenir quelque chose. Mais pour l'instant rien n'a filtré.

Lucas Mangu, on a l'impression que c'était facile pour les Américains de quitter Islamabad. Plus difficile d'y retourner. On apprend il y a quelques minutes à peine que les Pakistanais seraient en Iran avec un message venant des des États-Unis.

Qu'est-ce qu'il faut pour remettre ces négociations en ordre de marche ? Il faut qu'un dialogue reprenne et peut-être que le Pakistan qui est d'ailleurs soutenu par la Chine dans cette initiative va réussir. Faut dire que le départ de Jidvens a été très mal perçu de tous les côtés.

Trop rapide, trop brutal aussi avec la brutalité dont Jens est capable. Alors que les Iraniens eux imaginaient qui sont des grands habitués des négociations internationales, imaginaient euh que c'était une suspension qui pouvait durer quelques heures voire une journée, mais que le il y aurait un second round qui allait qui allait reprendre. Pour que les Iraniens euh acceptent de se remettre à la table des négociations avec les Américains, il va falloir qu'ils aient des garanties.

Je pense au-delà de la question nucléaire qui est centrale et qui n'est qui est loin d'être résolue, on sait que l'Iran est quand même en très grande difficulté économique. Il y a il y a beaucoup plus que que ce qui était imaginé. Il y a les pertes enfin les destructions pardon dues à la guerre sont estimées autour de 200 milliards de dollars.

C'est sans doute sous-estimé mais surtout la population iranienne va subir assez vite les effets du blocus de Donald Trump. Donc il y a peut-être quand même les les Iraniens ont peut-être aussi surestimé leur propre stratégie. C'estàd que tout le monde s'est un peu surestimé dans cette négociation.

Les Américains par leur puissance et les Iraniens en disant on a le temps. Et puis une fois que la poussière des bombardements est retombée là les Iraniens se disent est-ce qu'on peut tenir face à un blocus de plusieurs semaines ? Le chiffre évoqué par l'Iran, c'est 270 milliards de dollars colossal.

Cet optimisme du président américain est-il partagé aux États-Unis ? Mathieu Carman, vous êtes sur place avec Julie Janus. Quelle lecture est faite du moment précis de cette guerre que nous vivons et des intentions réelles de Donald Trump qui annoncent à la fois une fin de la guerre proche, mais aussi ne pas vouloir négocier sur certaines questions comme par exemple la question du nucléaire.

Et bien ce que l'on sait Thomas pour avoir discuté avec quelques Américains ici à Washington avec Julie Janus, c'est que ces Américains sont sont plutôt optimiste sur l'issue de de cette guerre en Iran. Ils sont d'ailleurs plutôt pour que tout cela s'arrête parce que il faut savoir que ce blocus dans le D3 d'Ormous qui a débuté depuis le début de la guerre et ce contreblocus mis en place par Donald Trump a un impact direct sur leur quotidien. Le prix du galon ici a bondi depuis le début de la guerre. près de 1 dollar supplémentaire par galon.

Ici, on parle du galon, c'est l'équivalent de 3,7 L pour l'essence. Et donc, ils veulent que tout cela s'arrête pour reprendre leur quotidien comme c'était le cas avant le la guerre parce que donc tous les prix augmentent et donc ils veulent que cette guerre s'achève. Mais ce que l'on comprend lorsque l'on écoute Donald Trump qui s'est exprimé à la télévision américaine ce matin sur Fox News et qu'il explique que la guerre est bientôt terminé, il dit que sa stratégie finalement c'est d'asphhixier l'Iran pour les forcer à revenir à la table des négociations.

Le Wall Street Journal dit il y a quelques minutes et bien que l'Iran et les États-Unis auraient accepté un nouveau round de négociation. Et vous l'avez dit il y a quelques instants, une délégation pakistanaise serait en ce moment même en Iran pour forcer donc l'Iran à revenir négocier avec les États-Unis. On attend peut-être un nouveau message dans les prochaines minutes de Donald Trump pour savoir ce qu'il va décider sur la suite de cette guerre en Iran.

Évidemment, Mathieu, vous le savez, mais dès que vous avez des informations complémentaires, vous nous rappelez. Euh, on vous mettra à l'antenne. Euh, on va y arriver mais on ne cèdera rien sur le nucléaire.

C'est ce qu'a dit Donald Trump, hein, ces dernières heures. Est-ce que c'est possible ? J'ai que des questions compliquées aujourd'hui.

Oui, merci Thomas. [rires] Non, c'est c'est une question on imagine mal. Alors pour rappel quand même dans son premier mandat, c'est là où il retire les États-Unis de GCPOE en disant que c'était une mauvaise donc cette cette traité cette négociation justement sur le nucléaire iranien qu'il trouvait déjà mauvais.

Euh on a entendu donc euh dans les médias américains que euh ils avaient proposé 20 ans euh comme euh durée sans sans sans enrichissement et que euh en échange, les Iraniens ont proposé à un seul chiffre, on sait pas quel était ce seul chiffre. On peut imaginer que c'est une des points et pas le seul où il y a une véritable blocage et on imagine mal un homme qui a quand même si on on parle beaucoup de volatilité avec Trump, un de un de ses points fixes, c'est un peu cette question du nucléaire iranien et même de l'Iranien de de l'Iran, même avant qu'il soit politique. On a un peu de mal à imaginer qui cède sur ce sujet et on on imagine on imagine mal aussi les Iraniens même si et je rejoins Lucas la question économique va devenir assez il faut pas oublier que le janvier c'était aussi à cause des problèmes économiques.

Donc ça va devenir assez rapidement problématique. Alors évidemment on a entendu Mathieu Carman nous expliquer pour l'instant Donald Trump avait la confiance d'une partie des Américains pour mettre fin à cette guerre. Il a aussi la confiance du vice-président.

Écouter Jay Vens. Pour l'instant, le CC le feu tient et ce que vous voyez c'est que le président veut conclure. Il ne veut pas se contenter d'un petit accord.

Il veut conclure le grand compromis et ce qu'il propose essentiellement à l'Iran est très simple et franchement c'est quelque chose qu'aucun président je pense n'a jamais eu la capacité de proposer. Voilà, je vous propose de jeter un œil sur les cartes pour faire le point sur la situation du blocus en cours parce qu'il agace beaucoup ce blocus du côté iranien ces dernières heures. Selon les dernières informations, au moins six navires ont été refoulés par l'armée américaine. un bâtiment serait passé pour entrer cargo iranien mais il serait passé à vide.

Alors qu'est-ce que c'eston et qu'est-ce que cela nous dit euh du dispositif ? D'abord deux choses. La première chose, il y a une densité absolument incroyable de bâtiments qui attendent soit pour rentrer, soit pour sortir.

On le voit d'ailleurs très bien sur ce graphique en rouge et en vert, on voit qu'il y a une quantité impressionnante de bateau qui attend. Premier point. Le deuxième point en fait un blocus, c'est pas une frontière, c'est pas c'est pas comment dire un barbelé linéaire.

On voit que les Américains ont mis en place un dispositif relativement conséquent. On parle d'une douzaine, même une vingtaine de bâtiments de guerre qui contrôlent les les sorties. Mais ces sorties-là ne sont pas contrôlées au niveau d'Ormous, elles sont elles sont contrôlées à partir de la frontière globalement la frontière avec l'Iran et l'Afghanistan.

Donc là, on est sur un modèle qui est extrêmement qui est extrêmement Pakistan extrêmement éloigné extrêmement éloigné comme un dormouse. Donc il y a globalement 1000 km pour rejoindre ici. Ce qui veut dire que les Américains ont mis en place un dispositif dans la profondeur.

Alors évidemment quand un bateau arrive, qu'est-ce qui se passe ? Comment fait-on ? C'est de la technique pure et dure.

On contacte le bâtiment, on lui dit d'arrêter, de pas s'arrêter. Donc la donc certains vont essayer, certains s'arrêtent, certains vont essayer de continuer. Maintenant bien évidemment les Américains ont deux possibilités s'ils veulent arrêter le bateau.

La première possibilité c'est de monter à bord, donc de la raisonner avec des éléments terrestres puisqueaujourd'hui les Américains ont mis en place des comment dire en gros 10000 hommes qui sont en place sur des bateaux comme le Tripoli du corps des marines qui sont dédiés à cette activité. qu'on vient avec des petits bâtiments, des petites vedettes ou éventuellement avec un hélicoptère, on se pose sur le bateau et on arraisonne le bateau. Ça c'est la solution, je dirais la plus pratique.

Aujourd'hui, les Américains ne l'ont toujours pas fait. Aujourd'hui, les bateaux de façon générale s'arrêtent. Donc très concrètement, on tire pas sur les bateaux, on va les arrê donner.

Donc, vous avez des opérations terrestres, en tout cas aéro maritime ou terrestre dans lequel vous avez les éléments qui prennent le contrôle du bateau. On mouille l'encre, le bateau s'arrête. Ça c'est le côté américain colonel.

Il y a quelque chose de fondamental ces dernières minutes, c'est que Terran a haussé le ton concernant ce blocus. Ils en ont assez, ils s'agacent, ils menacent. Alors, on va évidemment évoquer ce que pourraient faire les iraniens.

On en a beaucoup parlé ces derniers jours, mais il y a une hypothèse dont on n pas parlé et qui est évoquée par un ancien officier de la marine américaine qui parle lui d'un risque d'essin de drone lancé vers les bateaux américains. D'abord, est-ce que c'est réel et de quelles sont les capacités américaines en matière de défense pour les drones ? Alors premier temps, les Américains ont deux menaces.

La première c'est les vedettes rapides. La côte est beaucoup trop loin. Donc c'est une menace qui est relativement distante.

Le le point le plus important effectivement on sait que les Ianiens sont efficaces dans le domaine des drôles. Donc on peut imaginer une espèce de dispositif je dirais euh euh aéromobile ou euh en tout cas euh aérien iranien qui enverrait des des essins de drones en direction des bâtiments. Ça c'est le vrai risque aujourd'hui que peuvent éventuellement courir le les bateaux.

Alors du moins, les bâtiments de la marine américaine pourront bloquer tr qu une dizaine de drones mais c'est extrêmement compliqué comment dire de résister à quand un influ de on parle de drone type cha qui peut faire c'est possible et les américains et les les Ianiens procèdent souvent avec une méthode dit de la saturation soit c'est pour les missiles soit pour les drones donc c'est pas impensable ceci étant dit à bord des bâtiments de guerre vous avez une espèce de bulle qui les protège avec des missiles et avec cet engin qu'on voit derrière moi qui s'appelle le phalanx qui est un engin qui qui lâche des comment dire des obut 20 mm à une cadence de 4000 4000 coups minutes, c'est phénoménal. Donc en fait, c'est géré par un radar. Donc automatiquement le radar va amener cet engin sur les drones et en fait il peut changer de de cible quasiment en quelques en quelques secondes.

Donc c'est un engin extrêmement rapide. Donc ça protège évidemment l'ensemble des bâtiments de la Marine. Ils sont tous équipés avec ce genre d'en et puis il y a aussi évidemment des hélicoptères qui peuvent aussi servir à abattre des drones.

J'ai merci qui sont pas bien loin. Pas bien loin non plus. On va se rasseoir.

Ce blocus évidemment c'est une c'est une arme économique a avant tout du qu'à manger. Les Américains disent que 80 % de l'économie iranienne dépend du commerce maritime. C'est intéressant.

Bah oui, c'est très intéressant et c'est sans doute assez vrai, en tout cas proche de de la réalité. L'Iran est un pays qui est qui qui a un besoin absolu de ses ports. Il en a beaucoup.

Donc le notamment pour les produits, il y a on parle beaucoup du pétrole et du blocus du pétrole et du gaz, mais l'Iran importe énormément de produits alimentaire, de den première nécessité mais aussi de toutes les pièces pour son industrie. On pense qu'il y a aujourd'hui des millions d'Iraniens, on sait peu de choses, au chômage tout simplement parce que les usines ont été bombardées, les entreprises ont été bombardées, il y a plus grand-chose pour faire travailler les Iraniens. Donc l'inquiétude, elle est là. le l'Iran avec qui a joué avec l'idée de ce blocus se retrouve aussi piégé dans ce blocus.

Ce qui nous frappe nous évidemment ces dernières heures, c'est c'est les les informations qui nous viennent des principales forces militaires et notamment du côté des États-Unis. Dernier chiffre publié par le Washington Post. Aujourd'hui, 10000 soldats américains en plus en route en ce moment même vers le golfe Persic. des dizaines d'avions, un porte-avion, des navires de renfort qui viennent eux de partir d'Hawai qui devrai être sur place d'ici une à de semaines.

Hélène Bonet, pourquoi un tel déploiement quand dans un même temps, on l'a entendu, Donald Trump dit que la fin de la guerre est proche. Oui, mais il en a aucune garantie. Donc en fait, il a besoin de de ne pas lâcher son dispositif pour le moment.

Et c'est justement au plus fort de la tension, de la négociation qu'il faut montrer ses muscles en quelque sorte. Donc il y a cette ce blocage mais aussi les moyens qui avaient été annoncés et qui vont arriver sur place. C'est une manière, il faut imaginer ça comme un bras de fer, c'est-à-dire que vous êtes chacun se tient par le poignet, gonfle ses muscles, ne veut rien lâcher.

Il va pas annoncer que finalement ces hommes ne se rendent pas sur place. En tout cas, pas tant que il y a pas une issue à ce à ce conflit. Euh et puis si jamais effectivement ça ne marche pas, ça lui laisse une option supplémentaire pour euh continuer des frappes ou euh ou ou toute autre opération militaire de de son choix euh en fonction de ce que l'armée aura prévu.

Euh en quelques mots colonels, j'aimerais vous montrer les images. Regardez appareil militaire américain sur l'aéroport Ben Gour. Est-ce qu'on les a ces images hein ?

C'est c'est des des ravitailleurs. Voilà, des cassés 135 par dizaine. Regardez, c'est absolument spectaculaire.

Qu'est-ce qu'on fait avec cette Armada ? Qu'est-ce que ça nous dit dans les intentions militaires des Américains actuellement ? Al d'abord un la planification américaine est telle que ça ça a été planifié il y a déjà plusieurs semaines.

Donc la machine se met en route, remplir les containers, prévenir les unités, elle se prépare dire ça prend un temps fou. Donc ça a pas été décidé hier. C'est ce que vous dites.

Ah non, bien sûr, ça s'est lancé depuis plusieurs semaines. Donc la planification d' cours, le George Bouche n'est pas encore arrivé, il est au large de la Namibie actu à l'heure où on parle. Donc on voit tout ça, c'est des modèles extrêmement lents et donc Trump de façon à mon avis euh justement il a raison de le faire encore une fois comme vous êtes fort bien en fait il est il est resté sur son modèle donc il reste présent donc en fait il va monter en puissance ça fait partie de sa dissuasion d'autant que depuis la fin en tout cas depuis l'interruption des discussions Islam Amad il est plutôt en situation confortable il est pas dans le rapport de force où on tire des missiles de tous les côtés on est sur un modèle économiquement acceptable donc ça fonctionne.

Donc ça le marche très bien. il va y avoir des relèves qui vont se mettre en place, donc ils tiennent le dispositif. En même temps, un blocus, vous savez, c'est plusieurs semaines de présence.

Ça a commencé il y a 3 jours, donc c'est un peu trop tôt pour en voir les effets. Donc tout ça, c'est une mise en place, une espèce de décor qui se met en place. Après, on verra ce que font les Iraniens.

Pour l'instant, les Iraniens, ben point de suspension, ils ne font pas grand-chose. Il faut aussi alimenter la machine. C'est ce que vous nous expliquez.

Alors normalement fin de cesser le feu si l'on prend la date initiale dans une semaine pile poil sauf prolongation parce que ces dernières heures certaines sources nous font savoir que ce serait envisagé ce que dément les Américains. Alors là tenez-vous bien parce que c'est en train de tomber à l'instant même. Plusieurs sources évoquent des discussions qui progressent entre l'Iran et les États-Unis qui se rapprocheraient, je mets tout cela au conditionnel, d'un accord cadre.

C'est ce que disent deux responsables américains. Pourquoi autant de flou ? Pourquoi est-ce aussi compliqué ?

On est à une semaine du cesser le feu initial. On nous parlait il y a quelques heures encore d'un prolongement de ce cesser le feu mais sous des conditions compliquées. Les Américains démentent immédiatement et là on nous dit "Ah peut-être que selon deux responsables américains qui avaient démenti l'allongement du cesser le feu, il y aurait une possibilité d'accord ?

Encore une fois pardon pour la question. Alors, je je suis pas dans la pièce et je je suis pas dans la tête des des responsables américains, mais deux choses. Alors, pourquoi un teléc si on regarde juste avant Islamabad, les demandes iraniens et américains, on était sur deux planètes totalement différentes.

Donc, il y a quand même énormément de travail et en même temps avec cette blocus qui peut durer et là, on est sur quelque chose de très différent de ce qu'on a vu avec les frappes massives. Ça peut durer économiquement pour les Américains. On n' pas besoin d'autant d'argent, autant de ravitailleurs, enfin ça peut se maintenir.

Et je pense que les Iraniens se posent quand même la question parce que là pour le coup, ils sont bloqués notamment ce régime qui vit de ce pétrole qui était exporté, il se pose la question quand même de négocier de côté américain, on est dans une année électorale qui se rapproche et il faut une victoire aussi à un moment et on peut imaginer qu'il y a cette envie, on sent cette envie des deux côtés de de d'un accord. Faut pas oublier dans l'équation Israël qui était au début de la guerre, qui a probablement beaucoup poussé Donald Trump à l'affaire et qui eux regardent cette négociation probablement avec attention parce que pour eux l'affaire n'est pas du tout terminée. L'objectif de Netaniaou c'est le programme nucléaire iranien et d'y mettre fin.

Et donc il doit faire les Israéliens qui sont par ailleurs dans des négociations avec le Liban de l'autre côté mais doivent être très très attentif à ce qui est en train de se passer parce que si pour eux le régime militaire qui est en place en Iran garde l'arme nucléaire et que les avoirs gelés aux États-Unis sont débloqués, ils ont tout perdu. Allons-y en Israël. Justement retrouver Betsabé Salem qui nous attend sur place, notre correspondante.

Euh Betsabé, j'ai lu aujourd'hui que les autorité affirment euh autorité israélienne évidemment affirment être prête à reprendre le combat. Est-ce que j'ai bien lu ? Euh alors, j'ai j'ai pas vu cette formule exactement, mais en tout cas euh c'est ce qu'on entend surtout euh dans l'armée.

D'ailleurs, il y a quelques minutes à peine, le chef d'état-major euh Ey Alzamir a euh averti, il a dit "Nos avions sont prêts, ils sont armés." Et nous avons approuvé justement hier, a-t-il dit, "La les plans pour la suite que ça soit au Liban. Et en Iran, on voit que euh l'armée est euh prête à agir et d'ailleurs euh les États-Unis aussi, selon des hauts responsables de Tsal, et bien euh l'armée américaine déploie quotidiennement des renforts terrestres au Moyen-Orient.

Et preuve de la coordination entre ces deux armées, hier, c'est le commandant du Saintcom, Brad Cooper, et bien qui se trouvait en Israël donc avec ces deux armées qui élaborent des plans d'attaque au cas où et bien les hostilités reprendraient. Il faut savoir qu'il y a une question qui est centrale à la fois pour Israël et pour les États-Unis, c'est la question de ce stock d'uranium enrichi. Vous savez qui à court terme pourrait devenir une dizaine d'armes nucléaires.

Et bien ce stock là doit être retiré. C'est ce qu'a dit et Israël à plusieurs reprises et les États-Unis. Alors, comment il peut être retiré ce stock ?

Et bien soit par la force, soit par le biais d'un accord. Or, ce qu'on estime en Israël, c'est que ce cesser le feu, il a été décrété trop tôt, que le régime iranien n'est pas encore assez affaibli et que donc il ne [rires] euh n'acceptera pas ce genre de condition. À l'heure actuelle, on estime plus en Israël qu'on se dirige vers une reprise des combats, même si ce n'est pas forcément dans les toutes prochaines heures.

Merci beaucoup Betsab Salem pour ces précisions capitales. Israël donc qui est en train via son armée de discuter avec le patron de l'armée américaine dans la région pour la suite en bilatéral en plus qui est assez humiliant pour les Français qui auraient pu être qui aurait pu se sentir partie prenante de la discussion puisquis qu'on est proche des Libanais et là on paye un peu le prix fort c'est que les Américains parlent avec les Israéliens et puis évidemment que les Libanais ça c'est le premier point le deuxième point en fait la tendance générale n'est pas mauvaise. Pourquoi ?

Encore une fois le problème c'est le prix du baril, il est en dessous des 100 dollars. Donc aujourd'hui, si vous voulez pour les Israéliens et pour les Américains, ben la situation est plutôt vert. On va vers peut-être vers une amélioration du dispositif.

Encore une fois, le prix du paril comme les élections euh demi-mandales sont déterminantes dans la, comment dire dans la dans la dans l'attitude des Américains parce que la situation est en train d'évoluer. On a euh appelé euh Raphaël Jérusalem, bonjour, ancien officier du renseignement euh militaire israélien. Vous venez d'entendre probablement ce qui a été dit par Betsab Salem, notre correspondante au Israël.

Est-ce que l'État hébreu, selon vous, a les moyens de de repartir au combat en Iran ? Alors euh c'est non seulement en a les moyens, mais surtout il n'a pas le choix. Euh pour nous la menace demeure, la menace nucléaire, la menace balistique.

Euh car tant que le régime des Molas/ash les gardiens de la révolution seront en pouvoir en Iran, ces menaces nucléaires et balistiques demeuront. Ils n'abandonneront pas leurs ambitions et donc nous n'avons pas le choix. Mais effectivement, nous avons les moyens de continuer ce combat et en fait, nous sommes freinés euh dans notre élan euh par euh le cesser le feu imposé par la Maison Blanche.

C'est intéressant. Vous êtes tenu par quoi ? Quand je dis vous pas vous, Raphaël Jérusalem, j'ai vu que votre petite valise était prête.

On sait jamais ce qui se passe ce qui peut se passer [rires] juste derrière vous. Mais vous êtes tenu par quoi ? Par Donald Trump ?

Par la capacité de défense israélienne. On a beaucoup parlé ces dernières semaines en Israël. On lit la presse nous aussi ici israélienne.

Il y a une question par exemple sur le nombre d'intercepteurs qu'il va falloir continuer à produire en masse parce que beaucoup ont été utilisés ces ces derniers mois si je remonte au mois de juin dernier. Qu'est-ce qui tient Israël en ce moment ? Non, c'est la politique parce que sur le plan des intercepteurs, c'est une question de choix et d'économie de guerre de ne pas gaspiller les intercepteurs les plus chers et les plus efficaces. par exemple euh Arrow 3, la flèche 3 qui est le missile antimissile le plus performant israélien euh qui détourne les missiles balistiques dans l'espace même au-dessus de l'atmosphère.

Et là, on a accéléré la production de ces missiles qui sont d'ailleurs vendus à travers le monde, à l'Allemagne, aux Indes. Euh vous avez le dô de fer qui est le principal moyen de défense antiaérienne. Et là, nous dépendons beaucoup des Américains pour les munitions du dô de fer.

Mais dans l'ensemble, il y a un choix à chaque fois à faire avec quel missile intercepter, quoi. Et en ce moment même le véritable frein, c'est un frein politique américain. La Maison Blanche qui impose donc un CCFU peut-être même par rapport au Risbala ce soir au CCF aux Israéliens.

On a entendu ces rumeurs pour l'instant. Il ne s'agit que de rumeur donc on ne va pas y revenir à présent une fois que c'est confirmé. Évidemment, on vous en parlera.

On essaie de vérifier tout ça. Restez avec nous s'il vous plaît encore quelques instants. Raphaël Jérusalemi.

Euh c'est ça c'est la pression Trump sur Netaniaou parce qu'on voit que ce sont à la fois des alliés et parfois que euh la tactique, les intérêts des uns et des autres ne sont pas forcément les mêmes. Les intérêts sont très clairement pas les mêmes. On se rappelle quand même que Israël c'est pour la région et pour les États-Unis, ils sont très loin de ces questions et on l'a vu à plusieurs reprises quand les intérêts des Américains demandent que Trump appelle Netahou pour dire arrête.

Bah, il arrête. On a vu en juin, on a vu sur Gaza, on l'a vu effectivement sur cette question du CC de feu au Liban si ça se confirme. Donc effectivement là et moi je rejoins ce qu'and avec Lucas, je pense pas que les Israéliens iront sans les États-Unis et certainement pas sans l'aval des États-Unis.

Alors, tout est prêt côté militaire, c'est ce qu'on comprend. C'est-à-dire qu'Israélien et américain se parlent. Le les patrons des des deux armées dans la région se sont encore vu il y a il y a quelques heures.

Euh mais là, le blocage, il est politique. Ça c'est très intéressant. parce que ça nous dit aussi quelque chose peut-être de ce qui se passe de l'autre côté du côté des négociations.

Oui. Oui. Parce que Donald Trump a a tout intérêt à essayer d'avancer différemment à ce que ça ne reprenne pas.

Les hostilités ne reprennent pas. Et c'est en ça euh qu'il diverge des des Israéliens. Et puis euh il a aussi euh son opinion publique, c'est-à-dire souvenez-vous cet article du New York Times qui raconte vraiment dans le détail comment Donald Trump a été convaincu par Benjamin Netaniaou d'entrer en guerre.

Ça, je pense que vis-à-vis de la base électorale de Donald Trump, c'est très peu flatteur. Donc si un moment il doit siffler la fin de la récréation et forcer Netaniaou à ne pas aller plus loin, il va le faire. Je dirais il ne peut pas se laisser dépasser par les Israéliens et donc il va être très attentif là-dessus.

C'est lui qui va essayer de rester maître du Vous restez avec nous mesdames messieurs. Dans un instant, on va parler du déblément des lanceurs de missile côté iranien réarmement. Vous allez voir, c'est incroyable avec des photos d'observation satellite qui sont vraiment parlantes.

Vous allez voir que les Iraniens se préparent aussi à la suite, quoi qu'elle puisse être hein, parce qu'on a parlé des Américains, des Israéliens, mais ce ne sont pas les seuls. Nous retrouvons évidemment Raphaël Jérusalem pour qu'il nous décrypte un peu les images que nous avons découvertes tout à l'heure et puis nous irons sur place évidemment aussi en direct en Iran pour voir ce que pense le régime. Une toute petite pause.

On se retrouve juste après. [musique] Merci d'être avec nous. Vous regardez le grand dossier.

Soyez les bienvenus sur LCI. Tout le monde, [musique] semble-t-il, veut un accord et tout le monde se prépare à la reprise des combats. Et c'est cela dont on vous parle dans un instant dans ce grand dossier.

Mais juste avant, [musique] l'essentiel de l'information ce mercredi à 17h20. Pas question d'instaurer un blocage des prix des [musique] carburants à la pompe misise au point du gouvernement et réaction face à une levé de bouclier des [musique] distributeurs. Un décret est à l'étude mais ne concerne qu'un éventuel encadrement des marges.

Quatre nouveaux suspects interpellés placés en garde àabus ce matin en lien avec l'évasion meurtrière de Mohamed Amra. Il y a 2 ans, deux agents pénitentiaires [musique] avaient été tués. Une quarantaine de personnes au total sont déjà mises en examen dans le cadre de cette affaire.

Et puis de nouvelles frappes d'Israël au Liban, dans le sud du pays, sur la banlieue de Beou, bombardement qui interviennent après l'ouverture de discussions historiques entre les deux pays. Hier aux États-Unis, Israël dit avoir [musique] visé plus de 200 cibles du Espola au cours des dernières 24 heures. Voilà pour l'essentiel. une image à vous montrer.

Image qui vient de nous parvenir. Vous allez le voir, c'est en Iran que ça se passe et c'est le chef d'état-major du Pakistan qui est arrivé sur place. donc porteur d'un message américain pour la partie iranienne.

Il semblerait selon plusieurs sources américaines notamment le site Axios généralement bien informé et bien que les choses avancent en matière de négociation. Nous allons en parler avec Hélène Bonet, journaliste international LCI, avec Ellisabeth Shepard Sella, maîtresse de conférence, directrice du programme politique et relations internationales à l'université de Tour avec le colonel Pierre Deang, consultant défense géopolitique LCI et avec Lucas Manger, grand reporter spécialiste des relations internationales. Raphaël Jérusalem est toujours avec nous, ancien officier du renseignement militaire israélien.

On va avoir besoin de vos lumières. Avant de vous entendre, messieurs dames, je vais demander à Hélène Bonet euh de me rejoindre devant notre écran géant, Hélène, parce qu'on a des images euh et bien assez impressionnante, images euh satellite euh diffusée par la chaîne américaine CNN qui montre comment les Iraniens se préparent à ce qui pourrai être une reprise des combats. Oui, absolument Thomas.

Alors, regardez ces images satellites, vous apercevez ici en noir ce qui semble être des engins de chantiers. Euh donc ces images ont été elles été publiées le le 10 avril par euh euh Airbus. On aperçoit donc ces dans un chantier pour déblayer l'entrée de ce qui est un site de missile euh iranien.

Il se trouve près de Tabris, donc c'est au nord-ouest de de l'Iran. Et ce site, il a été visé lors des 40 premiers jours de guerre par les Américains. Alors, vous savez que les Américains n'ont pas les moyens de détruire en profondeur tous ces sites domicile, mais donc ils ont ciblé les entrées.

Et ce que sont en train de faire, ce que montrent ces images les les Iraniens, et bien, c'est d'essayer de déblayer l'entrée de ces titres pour accéder à nouveau à leur arsenal. Même chose dans une autre ville romain, donc des images pareil satellite qui datent du 10 avril qui montrent là encore des opérations de déblément. Donc vous voyez c'estes ces ces engins et 10 avril c'est 3 jours après le cesser le feu.

Ça montre bien que comme les Américains, ben les Iraniens profitent de cette acalmie pour se réarmer en vue d'une potentielle reprise des hostilités. Oui. Et ce que l'on sait évidemment c'est que les Iraniens n'ont pas attendu le CCFE pour se repréparer si j'ose dire.

Ce n'est pas la première fois. Il conserve évidemment donc des capacités de ces capacités que c'était Hélène. Alors ce que l'on sait c'est que le 3 avril voyez le le New York Times c'estàdire donc 8 jours après avant le cesser le feu et bien les sources américaines s'étaient confiées à ce journal américain en expliquant déjà que l'Iran déterrait des silos des bunkers pour récupérer leur arsenal et ça juste après les attaques américaines.

Donc ça c'est pour montrer qu'effectivement et ça ne date pas d'après le cesser le feu. Et puis sur la question des moyens balistiques, et bien on sait que l'Iran s'est préparé dès juin 2025 après la guerre des 12 jours à un nouveau conflit avec les États-Unis. Les estimations avant la guerre qui a démarré en février, c'était que l'Iran pouvait posséder entre 2000 6000 missiles mais sans réelle certitude.

Alors, il existe plusieurs évaluations du renseignement américain pour essayer de savoir un petit peu ce qui reste. Fin mars, donc c'est-à-dire une dizaine de jours avant le cesser le feu, Reuters faisait savoir qu'un tiers de l'arsenal des missiles avait été détruits. Mais il y a une incertitude sur tout le reste en fait.

Est-ce que il y a eu des destructions ? Est-ce que ces missiles sont toujours enfuis ? Ça reste assez flou.

Et puis début avril et bien CNN a pu recueillir une nouvelle évaluation cette fois qui parle des lanceurs de missile. Et bien sur ce point l'Iran posséderait encore la moitié la moitié des lanceurs de missile. Passionnant ce que vous venez de nous dire.

Euh Raphaël Jérusalemmie, on vous a rapidement aperçu sur notre écran géant. J'aimerais vous poser une question toute simple. Qu'en est-il véritablement des capacités iraniennes ?

Est-ce qu'ils peuvent être prêts à reprendre le combat et dans quelle mesure et et dès quelle date finalement ? Alors, les estimations de ce qu'il leur reste, c'est à peu près 1000 missiles balistiques minimum et à peu près 200 rampes de lancement dont certaines sont mobiles et donc difficiles à détecter, intercepter. Euh le la clé du problème, c'est effectivement leur capacité de tirer ces munitions.

Euh et l'une des solution qui est vraiment facile à gérer, c'est qu'ils ont enterré tout ça très profondément dans des tunnels et qu'il suffit donc de boucher les entrées et les sorties. Alors, c'est vrai qu'ils ont des buldoers pour aller déblayer les gravins, mais en fin de compte c'est le feu mise à part, c'est de minutes de bombardement pour détruire les entrées et les sorties et c'est plusieurs jours voire plusieurs semaines dans le cas de Fordu et Nathan, ça serait même plusieurs mois pour déblayer tous les gravins qui bloquent ses entrées et ses sorties. Il faut à chaque fois bien sûr que les Israéliens se regroupent, se redéploient, repartir au combat et redétruire.

Euh une chose est certaine, je termine là-dessus, euh ces préparations des Ianiens devraient tout de [raclement de gorge] même faire réfléchir Donald Trump quant à la sincérité euh de leur euh approche dans les négociations. Merci beaucoup Raphaël Jérusalem. On va vous retrouver hein tout au long de cette émission parce que les choses sont en train d'évoluer une fois encore à grande vitesse.

L'Iran s'agace ces dernières heures aussi et menace elle menace de verrouiller la mer rouge. Si les États-Unis continuent leur blocus, moi je vais vous poser une question un peu idiote. Est-ce qu'elle est-ce qu'il est-ce que Terran a les moyens de verrouiller cette mer rouge ? en seul non mais ils ont un moyen avec les outils.

Alors on a peu entendu les outils ces dernières semaines. Il y a eu je crois trois tiers de missile. Donc les outil pour mémoire sont ces ces rebelles yéménites très proches des Iraniens soutenus et financés militairement par les Iraniens et qui ont mené une guerre à l'Arabie Saoudite.

Mais les outils peuvent être en mesure de tirer des missiles sur des navires qui passent le D3 de Babel Mandeb de Djibouti he où il y a une forte présence militaire américaine, française, chinoise. Donc c'est un des tris très très importants. Pour l'instant, ils ne l'ont pas fait.

Ils ont été, faut rappeler, bombardés par les Américains pendant 9 mois en continu quasiment. Donc une partie, on pense une grande partie de leur arsenal militaire a été sinon détruit, du moins largement abîmé. Mais ils ont cette capacité.

Il suffit d'un tir bien ajusté sur un navire et la mer rouge est fermée, ce qui veut dire canal de Suè fermé. Ce qui veut dire que là, on a une une économie mondiale, une économie maritime mondiale euh très largement à l'arrêt et très largement bloqué. Euh ils ne l'ont pas fait encore une fois.

Euh on sait que les Iraniens euh l'auraient souhaité à un moment de la guerre. Il semblerait que les outils aient été un peu calmés par les frappes américaines quand même. Vousz ma question, j'allais vous demander mais pourquoi pourquoi ce manque de soutien finalement Alors soit ils n'en ont pas vraiment la capacité, soit ils ont décidé de jouer la calmie et d'attendre plus tard.

Ils ont eu, semble-t-il, différentes pressions de la part de de pays du golf qui leur ont dit "Ne touchez pas à la mer rouge." Bon, pour l'instant, en tout cas euh mais ils peuvent le faire. Effectivement, ça reste une option mais ça n'est pas fort heureusement arrivé jusqu'à présent.

L'une des autres questions qui se pose aujourd'hui crucial évidemment pour la suite de ce qui va se passer euh c'est de savoir avec qui parlent les Américains, qui décident en Iran. Washington parle à la fois de changement de régime, vous le savez, et d'interlocuteurs plus modérés. Pas forcément ce qui ressort nos information à nous ou de ce que raconte par exemple le Wall Street Journal.

J'aimerais vous montrer le visage de de trois hommes. Euh le successeur par exemple d'Alil Aidjani, le nouveau conseiller militaire euh du nouveau guide suprême ou encore le nouveau commandant en chef des gardiens de la révolution. Ces trois hommes ne sont pas franchement des des modérés sur cette question du régime.

Comment ou pourquoi serait-il plus disposé à négocier que les autres ? Peut-être par intérêt personnel et stratégique. On les connaît mal pour être honnête.

Enfin, moi je les connais mal. J'ai lu comme vous et comme nous tous autour de cette table des des informations sur eux. On sait que ce sont des durs du régime.

Ce qui se passe en Iran, de ce qu'on en comprend, c'est que la partie religieuse du pouvoir a été écarté par ces militaires euh qui sont parmi ceux qui ont qui ont organisé la répression de la population et des jeunes notamment au mois de janvier et qu'ils auraient écarté un certain nombreux qui étaient dans le dans les snacles du pouvoir et des différentes assemblées iraniennes. Donc c'est un pouvoir militaire. Dans ce sens-là, on peut parler d'un changement de régime même s'il y a toujours un guide suprême complètement invisible. qui ne communique que par écrit depuis qu'il a été nommé.

Euh donc pourquoi est-ce que ces hommes négocieraient ? Peut-être parce que le Pakistan leur dit "Vous y avez intérêt, vous allez rester à la tête de cet état euh et vous allez contrôler le pays. Donc vous avez intérêt à apparaître comme des négociateurs et comme parce que s'il n'y a pas de de si ça ne va pas plus loin, s'il passe un accord, bah tout simplement ils seront au pouvoir en Iran tout simplement.

Et il y a des hommes qui veulent être au pouvoir et qui se disent bah c'est une des manières de garder le pouvoir ensuite pour des décennies. Le Pakistan qui est euh physiquement présent en Iran depuis quelques minutes à peine, vous avez vu l'image, on va essayer de la rejouer pour vous. image du chef d'état-major de l'armée pakistanaise qui est arrivé à Terran accueilli par le ministre iranien des affaires étrangères, monsieur Abchi, qui était sur le Tamac pour euh cette accueil.

Ce qui semble se dessiner ces dernières minutes, je vous dis vraiment ces dernières minutes, c'est que les Pakistanais sont porteurs d'un message des Américains à à destination des des Iraniens pour tenter de relancer ces négociations. Il faut prendre cela avec des pincettes évidemment parce qu'il y a encore quelques heures en début d'après-midi et bien il était question d'une d'un possible prolongement du cess le feu peut-être à cause d'une difficulté de reprise des négociations. Hélène Bonet qu'est-ce qu'on peut comprendre de ce qui est en train de se dérouler au moment où nous nous parlons et tout simplement que ce travail de négociation il est en cours.

On le voit visuellement parce qu'effectivement les Pakistanais sont l'intermédiaire le le médiateur et donc ils vont directement discuter avec les Iraniens. Et ce que nous apprennent aussi les médias américains, c'est que du côté de Donald Trump, vous avez toute cette équipe qui de négociateur qu'il a au jour de lui qui passe des coups de téléphone, soumettent des propositions, des brouillons en quelque sorte et il doit y avoir un effet de d'aller et venue entre chaque campédiaire du Pakistan pour dire voilà notre proposition, voilà comment on peut avancer. De ce qu'on comprend, c'est que on se dirigerait vers des négociations dans les prochains jours avant la fin de ce cesser le feu pour au moins peut-être si ça fonctionne se mettre d'accord sur une sorte de cadre.

Et après ce qu' avait l'air de dire des responsables américains dans le média a c'est que évidemment il faudra bien aller aller bien au-delà dans ce cas effectivement peut-être que le CCF feu devra être prolongé parce que on peut se mettre d'accord sur un cadre derrière il va aller falloir dans aller dans le détail et ça ça va prendre beaucoup de temps. Pour l'instant on en est pas là mais déjà poser le cadre c'est un enjeu et c'est la raison de la présence des Pakistanais en Iran. Avant de retrouver euh Raphaël Jérusalem qui nous attend en Israël, colonel, vous vouliez réagir ?

Oui, dans la procédure en fait, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il faut il faut préparer une feuille de route. Cette feuille de route, elle peut pas se faire comme ça dans une réunion de 20h avec un un vice-président. C'est impensable.

Donc là, on revient sur une comment dire sur une [toux][rires] norme habituelle qui en fait on prépare une feuille de route, elle est négociée, discutée, c'est un brouillon, ça se discute au téléphone et cetera. Et là, qu'est-ce qui se passe ? On voit que le comment dire le le le général pakistanais a probablement dans la dans la poche une feuille de route qui paraît acceptable pour les Pakistanais et les Américains.

Sachant que les Pakistanais pour les Iraniens et les Américains ou non les américains, ça fait qu'en fait il aujourd'hui les Américains ne discutent pas directement avec les les Iraniens. Ça passe par les Pakquistanais. Donc les Pakistanais ont une feuille de route, ils appellent les Iraniens, est-ce que vous seriez d'accord ?

Oui. Non. Oui.

Non. Hop. Et là il déboule à Terran.

Donc on est sur la préparation en fait d'un cadre général de négociation. Et à partir de là, quand les deux partis sont d'accord, on se réunit et là les ça commence la guerre du Vietnam, ils ont mis 4 ans pour trouver la la résolution de la paix en 1973. Donc si vous voulez, ça ça peut donner une espèce de longueur dans les discussions qui va prendre enfin va prendre un certain temps à la force des choses.

Donald Trump évoqué hier 48h avant une prochaine rencontre. On ne sait pas évidemment ces informations. Voilà, ça nous dit aussi peut-être quelque chose de de la fiabilité de cette information là.

Euh Raphaël Jérusalem sur les nouveaux dirigeants euh iraniens, ceux qui tiennent ce pays aujourd'hui. On imagine euh que vu d'Israël, évidemment, il n'y a aucune confiance en eux. Comment tenter de trouver un accord ?

Quel type d'accord même est-il possible de trouver avec eux ? Alors un, il s'agit effectivement de personnages encore pire que ceux qu'on a éliminé et qui étaient d'ailleurs sur la liste euh qui pourtant pour l'instant sont épargnés évidemment pour les négociations. Euh mais on parle de véritables bouché.

Les trois personnages que je vous avais montré sont ceux qui sont derrière euh les massacres des civils iraniens, les tortures dans les jaules. On parle de d'horribles personnages. Ceci étant dit, ils sont absolument pas fiables sur le plan d'un accord.

Alors, un accord quel qu'il soit, il y aura pas de bon accord avec les Iraniens, il pourrait y avoir que de mauvais accords. Ce qu'il faut, c'est faire chuter le régime. Et là, l'agenda israélien est complètement opposé à l'agenda américain.

On ne peut pas négocier avec les représentants des Molas et des gardiens de la révolution. Euh, ils sont absolument pas fiables. Moi, je ne leur confier même pas les clés de ma bicyclette.

Donc voilà euh où on en est. Je terminerai en disant qu'il y a depuis toujours un aveuglement euh du ministère des affaires étrangères américains et des gouvernements américains sur ce qu'est le Proche-Orient, sur ce que sont les dictateurs du proche- Orient et comment ils arrivent à les mener en barque depuis des années. Au moins avec vous, les choses sont toujours claires.

Raphaël Jérusalemie, je vois que la petite valise a disparu. Je me demande bien où. Merci 1000 fois d'avoir pris le temps de nous répondre en direct.

On va accueillir André Caspi qui nous fait le plaisir de nous rejoindre. historien, spécialiste des États-Unis, auteur de livres Mes chroniques américaines. C'est aux éditions de l'observatoire.

Bonsoir monsieur Caspi. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous venez d'entendre ce qui a été dit évidemment au sujet de ces nouveaux dirigeants iraniens.

Est-ce qu'il faut négocier avec eux ? Est-ce qu'on peut leur faire confiance ? D'abord, est-ce qu'il faut pas Est-ce qu'on peut faire confiance aux dirigeants américains ?

Je crois que ça serait d'abord la première question. Ça c'est de la diplomatie Vaticane. Vous répondez à ma question par une autre question, mais c'est vous qui avez le savoir ici. [rires] Euh je pense que la question de confiance repose essentiellement sur un rapport de puissance, de force.

Si les Iraniens sont suffisamment forts pour imposer leur négociateur, il y aura une négociation possible. Et d'un autre côté, je voudrais savoir exactement ce que souhaitent les Américains. Et je ne le sais pas.

Je ne sais pas parce que c'est la plus grande confusion qui règne à Washington. Une confusion qui tient d'abord bien sûr à l'échec au moins provisoire de CUSV et excusez-moi de Cyrusvance mais de JDV. Voilà.

D'autre part, ça tient également au propos un peu désorienté ou désorientant de Donald Trump car depuis déjà plusieurs heures, sinon plusieurs jours, Donald Trump fait l'objet d'attaque de la part d'une partie importante de l'opinion américaine, notamment de la part des catholiques et c'est à Jid Vance évidemment de répondre puisque Vans est lui-même catholique, mais cela veut dire au fond que pour l'instant les buts de guerre de des États-Unis ne sont pas très clairs et je dois dire que les buts de guerre de l'Iran ne sont pas non plus très clairs, ce qui fait que le conflit continue. Et bien ça tombe bien que vous soyez là parce qu'on va essayer d'éclaircir tout ça ensemble. Lucas Manger, je vais vous demander de m'accompagner de votre écran géant parce que on a appris aussi ces dernières heures.

Alors franchement on en apprend tous les jours mais là c'est quand même extraordinaire. L'Iran se serait procuré un satellite espion chinois. Que sait-on ?

On sait grâce au Final Show Times qu'effectivement l'Iran a acheté en décembre euh 2024 euh la partie supérieure de cette fusée, un missile. Alors, c'est très particulier, c'est ce qu'on appelle une livraison en orbite. C'est-à-dire qu'en fait, c'est les Chinois qui ont tout géré, qui l'ont lancé et ils ont vendu aux Iraniens un satellite une fois qu'il était en orbite.

Donc comme ça la donc il y a pas de lancement, on peut pas le repérer, il y a pas de traçabilité, il est déjà en orbite, il est vendu, il a été acheté pour 36 millions de de dollars par les forces spatiales des gardiens de la révolution. Donc c'est très clair. Alors pour pourrait pouvoir être utilisé par les Iraniens, ce que nous apprend le Financial Times, c'est qu'il aurait été utilisé très précisément pendant cette guerre avec une résolution que les Iraniens n'avaient pas auparavant, une résolution qui va jusqu'à quelques centimètres.

On parle d'un demètre 50 cm de résolution. Ce qui a permis aux Iraniens d'après le Final Show Times, d'après leurs informations vraiment de cartographier, de voir ce qui se passe. Ou j'allais vous dire on fait quoi avec une telle résolution ?

Ça sert à quoi un satellite comme ça ? Officiellement, le satellite qui est vendu par cette compagnie chinoise sert pour l'agriculture et pour la surveillance océanique. Vous doutez bien que visiblement, il a été un tout petit peu détourné de de son usage.

Il a permis de visualiser très précisément, comme on voit sur cette carte, les bases américaines et notamment serait à l'origine de la frappe très précise qu'il y a eu sur la base saoudienne de Prince Sultan. C'est celle qu'on voit là. Vous souvenez sans doute Thomas, c'est le jour où cet awak, cet avion de surveillance a été détruit par une frappe de missile.

Cette frappe-là aurait été guidé depuis ce missile, ce satellite pardon chinois utilisé par les Iraniens, mais qui a permis aussi de voir d'autres bases dans la région, de surveiller et les Américains visiblement n'avaient pas cette information. des bases là on voit en Jordanie au Kit mais il y a de très nombreuses bases au Moyen-Orient et grâce à ça les Iraniens ont pu on a tous été surpris par la la capacité inattendue on va dire des Iraniens de viser très précisément la réponse était là un satellite qui leur a permis d'avoir cette précision. Oui.

Dans le Golf et en Israël non seulement leurs frappes ont été précises mais en plus elles ont gagné en précision au fur et à mesure du conflit. On va laisser s'asseoir parce que Donald Trump évidemment réagit à tout cela. Le président des États-Unis, il dit "Vous allez le voir, j'ai demandé aux Chinois de ne pas armé l'irc." Le contexte peut-il affecter votre rencontre avec le président Xi ?

Je ne pense pas. Après tout, il a besoin de pétrole, pas nous. Je m'entends très bien avec lui.

Il vient de m'écrire une très belle lettre. Il vous a écrit une lettre ? Oui, il a répondu à une lettre que je lui avais écrite car j'avais entendu dire que la Chine fournissait des armes à enfin, on en parle partout, notamment à l'Iran, que la Chine fournit des armes.

A-t-il dit qu'il en fournissait ? Oui, et je lui ai écrit pour lui demander d'arrêter. Il m'a répondu qu'en substance, il ne le faisait pas.

Je vois sourire Andre Caspi, je sais pas si ça doit m'inquiéter ou pas. Bah écoutez, c'est intéressant comme réflexion, mais je ne suis pas certain que ça corresponde véritablement à la réalité. J'imagine mal une correspondance entre le chinois et l'Américain, une sorte de correspondance amicale, l'un disant à l'autre "Non, non, tu arrêtes d'envoyer des armes" et l'autre répondant "Mais bien sûr, je je vais faire ce que tu me demandes." Non, je crois que c'est pas comme ça que les choses se passent.

Il se ce qui se produit simplement, c'est que la Chine a un intérêt primordial dans le détroit d'Ormous. Les États-Unis au départ de du de la guerre contre l'Iran, c'est-à-dire le 28 février, n'avait pas pour but le détroit [raclement de gorge] d'Ormous. s'ils avaient pour but de le de détruire l'armement nucléaire ou les la possibilité pour l'Iran d'accéder à la bombe atomique, ils avaient également pour but d'arrêter si vous voulez tout ce qui pouvait être les attentats de l'Iran, mais subitement en somme la la guerre s'est déplacée.

Aujourd'hui, la guerre c'est sur Hormous et évidemment ça concerne directement la Chine. Donc je pense que la Chine est très prudente mais que d'un autre côté Donald Trump a tout intérêt aussi à la ménager pour ne pas étendre davantage le conflit. On va faire un petit détour par les les pays du golf où se trouve Jordan Olivier avec Bogdan Butka.

On a évoqué la précision croissante des missiles iraniens notamment concernant les installations militaires qui sont à porté de tir pour eux et il y en a énormément et énormément ont été touchés pendant les 40 jours de guerre. Oui. Alors ce que ce qu'on peut vous dire déjà, c'est que les pays du golf n'ont pas vraiment réagi pour le moment alors même que ce sont des installations civiles qui ont été visées pour ces pays du golf.

On parle par exemple de port ou bien encore d'usine. Il n'est donc plus seulement question uniquement d'infrastructure militaire américaine mais aussi d'intérêt économique de cette de ce secteur de cette région. Alors ce qui est intéressant et plutôt cocasse, c'est que la Chine est le principal partenaire commercial de ces pays du golfe.

Alors forcément la situation, on peut l'imaginer, elle embarrasse Pékin. Pékin qui parle de désinformation. L'Iran n'est pas très à l'aise non plus avec cette information.

Du coup, Emirati et Iranien ont pris rendez-vous dans l'après-midi par téléphone. Ils ont échangé. Alors officiellement pour parler du conflit au Moyen-Orient dans sa globalité, mais on peut facilement imaginer qu'à un moment ou un autre de cette réunion et bien les Émirats arabes unis ont mis sur la table la question de ce satellite espion.

Merci beaucoup Jordan Olivier avec Baudane à DOA. Merci à tous les deux. Euh alors évidemment, c'est de la sémantique, hein, mais les mots ont leur importance.

Surtout euh en temps de guerre, surtout avec les Chinois, quand on parle d'un satellite espion, quand on parle de tout ce qu'on vient d'évoquer, un satellite c'est une arme ou c'est pas une arme ? Est-ce que les Chinois peuvent considérer euh qu'ils ont vendu un appareil qui permette aux Iraniens d'aller examiner les les fonds marins et leur leur plaines de champ ? Non, c'est pas une arme bien évidemment.

Par contre, c'est un outil de renseignement et le renseignement étant la partie préliminaire d'un conflit, d'une guerre, en tout cas de ce que vous allez faire par la suite. Donc avoir un bon renseignement, ben ça ça facilite la guerre. Donc là, bien évidemment, on voit bien que les comment dire que les Chinois sont très gênés parce qu'ils sont alliés en même temps avec l'Arabie Saoudite et les pays du golf.

Donc ça veut dire que le fait d'avoir donné du renseignement, le fait d'avoir vendu un satellite à l'Iran, ben pose question euh à ses alliés potentiels. Et là, les Chinois vont faire, ils doivent faire très attention parce que ils ont besoin de l'Iran évidemment pour le pour le carburant, mais ils ont également besoin des pays du Moyen-Orient pour toute une série de raisons. Donc encore une fois, je pense que les on va assister dans les jours qui viennent, les semaines qui viennent à l' espèce de de comment dire de danse du ventre un peu bizarre qui fait que les uns et les autres vont se vont se vont se défausser largement parce que je pense que cette opération mais très très mal à l'aise des Chinois qui ont pas du tout envie d'être partie prenante dans ce conflit.

Alors justement puisqu'on parle de la Chine, vous savez qui était en Chine récemment, c'est le ministre russe des affaires étrangères, Sagri Lavrov, entre prolongation possible du CCF réarmement de toutes parts et alors évidemment qu'on continue d'évoluer sur une ligne de crête. Certains ne perdent pas le nord, vous allez le voir. C'est le cas donc des Russes qui avaient déjà gentiment proposé de récupérer les 440 kg d'uranium enrichi iranien.

Ils ont maintenant mesdames messieurs, une solution toute faite pour mettre fin à la crise énergétique mondiale. Écoutez, [grognement] la Russie peut parfaitement compenser la pénurie de ressources apparues en Chine et dans d'autres pays désirent de collaborer avec nous sur un pied d'égalité et dans un esprit de bénéfice mutuel. La Russie l'a affirmé à plusieurs reprises.

Le président a également abordé cette question notamment en lien avec le projet de la Commission européenne de rompre tout lien énergétique avec la Russie. Voilà. Et pourquoi pas, c'est tout BF.

Ça permettrait à l'économie mondiale de repartir, à Vladimir Poutine de soutenir son pays et sa guerre en Ukraine. Plus sérieusement, André Caspi, c'est c'est important ce qui est en train de se passer du côté russe. C'est eux, ce sont eux les grands bénéficiaires de ce bazar au Moyen-Orient.

Pour le moment, oui. En tout cas, ce qu'on peut dire, c'est que les États-Unis sont dans une situation difficile. Difficile vis-à-vis de la Russie, difficile vis-à-vis de la Chine, difficile aussi vis-à-vis de l'Iran, bien entendu.

Et tout cela en somme, cela tient à ce que les buts de guerre des États-Unis ne sont pas très clairs. Au fond, ils ont changé depuis le 28 février et même aujourd'hui, on ne sait pas très bien ce que les États-Unis souhaitent faire. Alors bien sûr la libre circulation dans le D3 d'Ormous aujourd'hui ce n'était pas le cas il y a quelques jours.

Donc ça veut dire que au fond pour l'instant c'est un brouillard diplomatique qui règne dans cette région du monde et ça permet à la Russie de revenir sur ce terrain alors que elle avait perdu pied déjà depuis quelques temps. On s'étonne beaucoup en ce moment on parlait des mots et de la sémantique concernant ce ce satellite tout à l'heure. D'autres choix de mots qui interrogent ceux devinez de qui ?

Du président des États-Unis qui se promet, tenez-vous bien, c'est véridique ce que je vais vous raconter. Un gros câlin chinois dès qu'il arrivera à Pékin le mois prochain. Mathieu Kman, on a vraiment besoin de vos lumières.

Dans quel cadre ces mots ont-ils été écrits ou prononcés et pourquoi ? Et bien ce que l'on sait, c'est que Donald Trump a donc posté ce message sur ses réseaux sociaux euh ce matin après son interview qui a été diffusée à la télévision américaine euh sur Fox News et vous l'avez dit, euh Donald Trump qui tente très clairement d'apaiser les tensions avec la Chine et avec Pékin parce qu'il y a un élément très important qui figure à l'agenda du président des États-Unis d'Amérique, c'est le 14 mai prochain, Donald Trump se rendra en voyage officiel en Chine pour rencontrer le président chinois Xing Ping. Il faut donc apaiser les tensions.

Ce voyage a été reporté déjà à plusieurs reprises en raison de cette guerre en Iran et Donald Trump et bien écrit que la Chine est ravie que je rouvre définitivement le D3 d'Ormouse. Je le fais aussi pour eux dit Donald Trump. Alors la phrase, vous l'avez dit qu'il faut retenir de ce message posté ce matin sur Truce, c'est celle-ci.

Le président Xi me fera un gros câlin lorsque j'arriverai à Pékin dans quelques semaines. Mais il tente d'apaiser les tensions. Mais il y a tout même cet avertissement à la toute fin de ce message.

N'oubliez pas, nous sommes très doués pour nous battre. Si nous devons le faire, nous le ferons, dit Donald Trump, bien mieux que n'importe qui. Alors, vous le voyez, Donald Trump tente donc de calmer le jeu, de faire redescendre la pression alors que la Chine exporte près de 80 % du pétrole iranien.

C'est donc un enjeu primordial, le D3 d'Ormous, que ce soit pour la Chine et les États-Unis. Euh Mathieu Carman devant les les grilles de la Maison Blanche. J'espère que vous allez pouvoir sortir de prison, Mathieu et que tout va bien.

Euh merci aussi à Julie Chanus pour les pour les images. Euh cette relation particulière euh entre euh Donald Trump et Exi, euh elle est vue comment de Pékin Hélène ? D'abord peut-être depuis Pékin.

Euh depuis Pékin, alors je je suis pas [raclement de gorge] dans le secret des des autorités chinoises, mais ils sont quand même extrêmement enfin vous aurez pas de réponse à ce message de la part des des Chinois. C'estàd que Jing King va pas prendre son réseau social. et et répondre à Donald Trump de la même manière.

Euh il y a je pense beaucoup de beaucoup de prudence euh beaucoup d'observation du côté des Chinois qui regardent vraiment ce qui est en train de se passer et aussi cette volonté à la fois de d'agir mais plutôt en en sous main, c'est-à-dire de s'impliquer diplomatiquement [raclement de gorge] mais sans sans risquer d'apparaître comme un un béigérant. Euh donc c'est pour ça que cette histoire du satellite les les embarrasse mais bon il y a ce rendez-vous effectivement Mathieu en a parlé mi-mai qui est très important. Il y a pas intérêt à ce que les tensions montent quand même au maximum.

D'où aussi côté américain ce ce discours. C'est-à-dire on essaie d'apaiser et en même temps on continue dire attention on reste nous les plus forts et on va pas se laisser faire. On va mettre ça sur le compte de l'humour le fameux humour de Donald Trump.

Donald Trump qui a choisi plusieurs grands médias pour s'exprimer vous le savez ces dernières heures en France. C'est Marga Hadad qui a pu parler au président des États-Unis sur LCI. Bonjour Marga, merci d'être avec nous.

Vous allez tout nous raconter. Alors moi je vais vous poser une question un peu idiote mais on me l'a posé 15 fois depuis hier. C'est difficile d'obtenir le numéro de téléphone du président des États-Unis ?

Ah oui, très difficile même. C'est des mois de travail et j'insiste beaucoup là-dessus. C'est un travail journalistique en amont pour essayer de d'être dans les bons réseaux, savoir à qui parler.

Le meilleur conseil qu'on m'est donné, c'est une journaliste à Washington assez connue qui qui me l'a donné, c'est "Si tu veux avoir quelque chose à Washington, ne passe jamais par les canaux officiels, passe par les canaux officieux." Et donc c'est des mois de travail notamment sur le terrain qui vous permettent d'accéder à ce niveau de contact. Alors, c'est une chose évidemment d'obtenir le numéro.

Comment vous avez réussi à lui parler ? Ah bah, c'est l'appeler aussi plusieurs fois. jamais ah non pas la première fois ni la deuxème ni la trè j'ai envie de vous dire cher Thomas d'ailleurs une fois la seule fois où ça a décroché c'est son assistante Nathalie Harp qui est cette jeune femme qu'on voit toujours avec une imprimante derrière lui pour essayer d'imprimer ses tweets ou imprimer des discours qu'il veut faire de manière impromptue et c'était quand il était à Maralagou quand il est au golf et souvent les journalistes de la Maison Blanche pas tous mais ceux qui ont ce contact là vous disent le meilleur moment pour pour l'appeler, c'est soit quand il est au golf le weekend, soit entre 23h et 1h du matin parce que c'est le moment où il regarde les chaînes infos, où il essaie parfois il tweet, il envoie des troupes et cetera ou sinon il regarde les vidéos qu'on lui envoie sur son téléphone.

Donc c'est un moment où il est sur son téléphone. Là c'était à 19h30 française. Donc pas du tout au moment où il était ni au golf ni dans un moment calme.

De la chance, il en faut. On a contextualisé. Voici ce qu'il vous a dit Donald Trump.

President, this is from TV. Do you have minutes? I can't talk to you now, but we're doing very well and love.

Macron. Voilà la coulisse de ce qui se passe pendant que vous avez écouté. Euh Donald Trump, plus qu'à manger, a tenté de voler le téléphone de Margoot Hadad pour se procurer le numéro de Donald Trump.

Euh c'est sincère ce I love Friends où il dit ça à tout le monde. À chaque fois que quelqu'un appelle d'Allemagne I love Germany. C'est la première chose qu'il fait en général quand il croise une journaliste ou un journaliste français.

Il a un son meilleur souvenir, c'est son fameux dîner au Jul Verne avec Emmanuel Macron. Euh voilà, on les voit sur les images et c'est un moment qui vraiment euh lui est resté en mémoire. Euh il a trouvé ça magnifique.

Euh c'était la veille du 14 juillet et donc ça c'est un souvenir extraordinaire et si vous le lancez là-dessus, il peut vous en parler pendant des heures. Tout son entourage me l'a dit quand j'étais à Washington et on m'a dit d'ailleurs, parle-lui de ça pour euh pour essayer d'avoir son attention. Ouais.

Non mais là au final en fait le ce qu'on m'a dit c'est le plus dur c'est de le garder le plus longtemps possible au téléphone. C'est la réalité. Il est resté 30 secondes au téléphone.

Bon, il était en réunion de crise sur Lian. Alors justement le contexte, est-ce qu'on est-ce que vous savez ce qu'il faisait quand quand vous l'avez appelé ? Oui.

Alors, j'ai eu les les coulistes à postériori. Bon, ce qu'il me dit dans dans le coup de téléphone qui a duré 30 secondes, c'est de me dire qu'il est en réunion de crise sur l'Iran, qu'il parle directement avec l'Iran. Et c'est vrai qu'on a mis du temps à décrypter exactement ce qui Il est avec qui ?

Il est où dans Et ben j'ai appris à postérior qu'il était avec Steve Witkof dans le bureau oval. En plus, on a vu Mathieu Carman qui est actuellement à la Maison Blanche. On voit bien dans les duplexes que il y a un marines devant la porte du bureau oval.

Donc ça veut dire que Donald Trump est à l'intérieur du bureau oval. Et j'ai appris par des personnes à la Maison Blanche juste après qu'en fait il y avait Steve Witkov qui devait appeler le ministre des affaires étrangères Arakchi au moment où j'ai appelé. Et vous étiez sur haut-parleur ?

Et j'étais sur haut-parleur et effectivement alors ça c'est une habitude qu'il a quand il est avec ses équipes. Euh je ne le savais pas mais il met les journalistes sur haut-parleur Lucas. Et moi j'ai une question, c'est il a il répond donc à des numéros inconnus ou bien votre numéro Margaot était dans son téléphone déjà ?

Alors, c'est une c'est une très bonne question parce que euh moi, ça fait ça fait plusieurs mois que que je travaille avec son entourage. Je sais qu'il est au courant euh que j'écris un un livre sur lui. Euh donc son réseau, en fait, si vous obtenez le numéro de téléphone, c'est que vous avez accès déjà au réseau, au cercle restreint autour de lui, les canaux, les fameux canaux officieux parce que Donald Trump, c'est pas n'importe quelle administration, c'est pas l'administration Biden, c'est pas l'administration Obama où tout était cloisonné.

Là, vous avez des canaux complètement différents. C'est les des règles totalement différentes et une fois qu'il sait que son numéro a été passé à quelqu'un, c'est soit des journalistes, soit une diplomatie étrangère. Et ça fait euh des mois que je lui envoie des textos euh auquels il ne répond pas.

Mais voilà. Donc euh j'ai un titre pour le livre 30 secondes. Voilà. [rires] Casse moi.

J'espère que j'aurais plus d'ici la sortie Thomas. Moi aussi pour vous. Euh, on pris le temps de parler [rires] à Mar, je suis très accessible au téléphone.

Alors, le numéro de Donald Trump 06 92 62 22 évidemment [rires] en plus d'avoir pris le temps de parler à Margoada, Donald Trump a répondu à Fox News ABC New York Post entretien évidemment séparé. Qu'est-ce que ça nous dit André Caspi de sa stratégie de communication ? Ah, je crois que ça dit que sa stratégie de communication euh va dans tous les sens et c'est-à-dire qu'il répond quand ça lui chante et quand il cor quand il pense que c'est utile.

Et d'après ce que j'ai lu, il communique beaucoup par euh euh par message euh la nuit, il n'hésite pas en somme à taper sur son sur son téléphone et il fait beaucoup de il donne beaucoup d'informations pendant la nuit. Alors, je ne sais pas si vous l'avez expérimenté, mais il dort très peu finalement. Oui, il dort il dort extrêmement peu.

Ce que je disais tout à l'heure, il est entre 23h et 1h du matin. C'est le moment où il regarde les chaînes d'information et où il est sur son téléphone. Donc c'est là où on m'a dit que j'aurais le plus de chance.

C'est pour ça que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il décroche à ce moment-là. Je pense que dans toutes les tentatives que j'ai pu faire de d'adabler Donald Trump, c'était celle à laquelle je m'attendais le moins. Alors Margaot écrit un livre sur Donald Trump.

On a Hélène Bonet qui a fait 257 reportages environ sur Donald Trump. Grand format pour pour la plupart. Cette communication, cette hyper communication, on peut en rire, on peut s'en moquer, mais c'est lui qui qui mène le bal en permanence.

Je crois que ça ça dit surtout que si Donald Trump a au moins une qualité, c'est justement cette maîtrise de la communication. Il en a absolument pas peur. C'est-à-dire que il doit donner des surfroides à peu près à tous ses communiquants, mais il s'affranchit totalement.

En fait, il a pas peur de décrocher à Margaot, à d'autres journalistes de la Maison Blanche et de parler peu importe le moment, peu importe l'enu [raclement de gorge] et ça représente un risque mais il est justement il connaît tellement ça que ça ne lui pose aucun problème. Et ce quelque chose que soulignaient les les personnes qui couvrent la Maison Blanche depuis déjà plusieurs années qui n'ont pas fait que le mandat de Donald Trump, c'est ils lui reconnaissent au moins cette qualité, c'est d'avoir totalement finalement d'être beaucoup plus accessible. C'est-à-dire que vous aviez Obama qui maîtrisait extrêmement sa communication, qui était très bon communiquant aussi mais qui verrouillait beaucoup.

Joe Biden qui a été très protégé pour plein de raisons qu'on a déjà évoqué sur ce plateau, son état de santé notamment et mais vous avez un Donald Trump et ce qui fait que qui communique et qui peut prendre des questions d'à peu près n'importe qui. Ce qui fait que vous pouvez être à la Maison Blanche et il n'a pas forcément l'habitude de vous avoir vu mais si vous faites partie des journalistes et que vous lui lancez une question, vous n'êtes pas à l'abri qu'il puisse y répondre et donc ça le rend beaucoup plus accessible. Ça crée et je termine par ça, un flot de parole aussi qui à l'inverse qu'il faut décrypter. et qui euh extrêmement dense, mais il occupe le terrain comme ça et qui alimente évidemment euh par euh j'allais dire épisode et saison les sagas de tout ce qu'il produit ou contribue à produire dans le monde.

Il a fait exploser le mode de communication traditionnelle de des politiques Donald Trump parce que ce qu'il arrive à faire lui, c'est le nouveau modèle de communication politique. Alors, je pense qu'il faut euh distinguer les États-Unis aussi et et le reste du monde parce que je pense que je je me pose la question si c'est euh en on peut le reproduire par exemple en Europe de la même façon. Très clairement, cette politique est un peu tousasimude, c'est-à-dire il utilise tous les outils à sa disposition.

Le téléphone, on pense à Obama à qui on a à l'époque c'était une Blackberry à qui on l'avait enlevé. Il pouvait pas parler. Aujourd'hui, le smartphone, bah Trump, il parle constamment.

Ce qui est intéressant, c'est que son rapport avec la presse a toujours été assez, on le sait, conflictuel euh mais euh clairement il a quand même besoin et ilutilise beaucoup et il communique beaucoup. Voilà. Et ben écoutez, c'est ce qu'on pouvait dire de cette communication de Donald Trump.

Merci Margaot et bravo pour Scout Fil. Euh, bravo pour ces ces bribes d'informations qu'on a quand même réussi à avoir. C'est important.

Elle alimente notre réflexion, notre connaissance de l'actualité. Merci beaucoup André Caspi d'être venu sur ce plateau. Merci à Lucas Manger, le connaî le père de Young évidemment et bonet pour toutes les explications.

Elisabeth, merci aussi, je vous ai pas oublié le grand dossier. Vous savez que c'est aussi une émission qui s'écoute en podcast que vous pouvez retrouver tous les jours sur vos plateformes habituelles de Spotify, Apple Podcast et cetera et cetera. Le QR code c'est en bas de votre écran.

N'hésitez pas, c'est

Le Grand Dossier du mercredi 15 avril 2026 — Gérard Israel · Pourquijevote