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Pourquijevote
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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 18 avril 2016 5 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSanté

Christophe Mesplède

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 40 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que les autorités sanitaires vous demandent d'organiser précisément ?

  • 1:10OuverteRéponse directe

    À partir de quand est-ce que les éleveurs pourront à nouveau accueillir des canetons ou des oisons ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que les indemnisations et les avances promises sont à la hauteur du préjudice, selon vous ?

  • 2:20RelanceRéponse directe

    Quand vous dites qu'il y aura des conséquences irréversibles, vous voulez dire qu'avec ce vide sanitaire, des éleveurs vont devoir fermer boutique ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Irriez-vous jusqu'à dire que le vide sanitaire est disproportionné, que ça va trop loin pour lutter contre la grippe aviaire ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Ça veut dire que vous voyez une filière palmipède de plus en plus fragilisée jusqu'à une prochaine restructuration qui vous inquiète ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32InvitéFait
    « les autorités sanitaires nous ont demandé depuis le mois de janvier de commencer un dépeuplement pour arriver à un vide total, un vide sanitaire, une absence de canards dans les parcours à partir de cette semaine. »
  • 0:53InvitéFait
    « on est arrivé aujourd'hui avec zéro canard dans le département des Landes, mais aussi dans toute la région qui est concernée. »
  • 1:17InvitéFait
    « normalement, il y a une date qui est permise pour la reprise, c'est le 16 mai. »
  • 2:11InvitéChiffre
    « aujourd'hui, l'État va faire une avance aux producteurs qui est prévue au mois de juin. Et le solde sera payé en 2017. »
  • 2:29InvitéFait
    « je pense que ces protocoles de vide sanitaire qui sont mis en œuvre par l'Europe, ils auront des incidences importantes et parfois irréversibles sur certaines exploitations. »
  • 3:02InvitéFait
    « moi, je crois qu'on a derrière tout ça quand même des enjeux économiques. »
  • 3:10InvitéFait
    « les entreprises comme Doubs, Dili Sapco, qui sont des gros volaillers qui ont fait le forcing auprès de l'Europe pour que ces producteurs de canards arrêtent de produire. »
  • 4:06InvitéFait
    « la grippe aviaire, pour certains opérateurs, aura servi à restructurer complètement la filière, comme ça s'est fait pour le cochon, par exemple. »

Temps de parole

  • Invité68 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 27 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Votre invité ce matin, Éric Delvaux, est en direct par téléphone. Christophe Mesplède, éleveur de canards et président du syndicat agricole MoDef, le mouvement de défense des exploitants familiaux dans les Landes. Oui, car c'est une première en France. À partir d'aujourd'hui, les éleveurs d'oie et de canards ont obligation de faire le vide sanitaire durant deux mois. Plus aucune production, en tout cas avant le 16 mai, ça devrait être fait, afin d'éradiquer l'épisodier de grippe aviaire. Bonjour Christophe Mesplède.

0:28
Invité

Oui, bonjour.

0:28
Présentateur

Qu'est-ce que les autorités sanitaires vous demandent d'organiser précisément ?

0:32
Invité

Alors en fait, les autorités sanitaires nous ont demandé depuis le mois de janvier de commencer un dépeuplement pour arriver à un vide total, un vide sanitaire, une absence de canards dans les parcours à partir de cette semaine. Donc il faut savoir que depuis le mois de janvier, toutes les mises en place de canetons sont arrêtées. Et progressivement, voilà, on est arrivé aujourd'hui avec zéro canard dans le département des Landes, mais aussi dans toute la région qui est concernée. Et on est en fait sur des arrêts d'activité au niveau de la production.

1:10
Présentateur

Et à partir de quand est-ce que les éleveurs pourront à nouveau accueillir des canetons ou des oisons ? Ce sont les petits de l'oie, les oisons.

1:16
Invité

Voilà. Donc normalement, il y a une date qui est permise pour la reprise, c'est le 16 mai. Mais c'est une date qui est purement administrative, puisque le facteur limitant de la reprise, ce sera le fait qu'il y ait suffisamment de canetons produits. Parce qu'il faut savoir aussi que les producteurs de canetons sont concernés par ces mesures de vide. Et ça va leur demander beaucoup de temps avant de reprendre la production de canetons.

1:45
Présentateur

Alors, près de deux mois sans aucune bête dans vos élevages, c'est un sérieux manque à gagner dans vos revenus. Est-ce que les indemnisations et les avances promises sont à la hauteur du préjudice, selon vous ?

1:56
Invité

Alors, à mon avis, je pense que ces protocoles de vide sanitaire qui sont mis en œuvre par l'Europe, ils auront des incidences importantes et parfois irréversibles sur certaines exploitations. Aujourd'hui, l'État va faire une avance aux producteurs qui est prévue au mois de juin. Et le solde sera payé en 2017.

2:20
Présentateur

Quand vous dites qu'il y aura des conséquences irréversibles, vous voulez dire qu'avec ce vide sanitaire, des éleveurs vont devoir fermer boutique, j'allais dire ?

2:29
Invité

Oui, tout à fait, parce qu'on a deux phénomènes. À la fois, on manque de trésorerie dans les exploitations agricoles, des producteurs. Et en même temps, l'État nous demande de faire des efforts parfois incompréhensibles sur des mesures préventives pour l'avenir. Donc, ça se traduit parfois par des investissements lourds qui seront difficilement supportables par des petites exploitations.

2:55
Présentateur

Irriez-vous jusqu'à dire que le vide sanitaire est disproportionné, que ça va trop loin pour lutter contre la grippe aviaire ?

3:01
Invité

Tout à fait. Alors, moi, je crois qu'on a derrière tout ça quand même des enjeux économiques. Je crois que c'est les entreprises comme Doubs, Dili Sapco, qui sont des gros volaillers qui ont fait le forcing auprès de l'Europe pour que ces producteurs de canards arrêtent de produire. Il y a aussi ces enjeux financiers. Et je crois qu'il faudra à l'avenir trouver des méthodes un peu plus supportables pour les producteurs, de manière à ce qu'on puisse les mettre en œuvre sur des exploitations sans rayer économiquement des secteurs entiers de notre économie.

3:36
Présentateur

Ça veut dire que vous voyez une filière palmipède de plus en plus fragilisée jusqu'à une prochaine restructuration qui vous inquiète ?

3:44
Invité

Moi, je pense qu'il y a aussi ce phénomène-là. On a quand même une filière qui est fragilisée des trésoreries de producteurs qui sont en berne. Et en même temps, certains opérateurs, qui sont les trois plus gros opérateurs, nous demandent de faire des choses sur des exploitations qui vont coûter très cher. Je crois que la grippe aviaire, pour certains opérateurs, aura servi à restructurer complètement la filière, comme ça s'est fait pour le cochon, par exemple.

4:14
Présentateur

Eh bien, merci de ce témoignage, Christophe Mesplet, donc éleveur de canards, président du syndicat Rigol-Modef, le mouvement de défense des exploitants familiaux. C'est dans les Landes. Merci et bonne journée.

Christophe Mesplède · Pourquijevote