Éric Bothorel, député macroniste fidèle - reportage #cdanslair 14.10.2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- C.Barbier: Le patronat n'a cessé de réclamer de la stabilité budgétaire. Si le gouvernement tombait, on était sûr de ne pas avoir de budget. - A.-C.Bezzina: L'abandon de la réforme des retraites donne le sentiment qu'on a abandonné le politique. - C.Roux: Nous avons évoqué le bilan d'E.Macron avec ce totem de la réforme des retraites qui est tombé.
Défendre le président dans le couloir de l'Assemblée ces derniers jours est devenu une forme de singularité. C'est pourtant le choix d'E.Bothorel.
Il est député Ensemble. Il est toujours fidèle. - E.Bothorel: C'est un beau temps pour une sortie de crise. - A l'Assemblée nationale cet après-midi, un député optimiste.
E.Bothorel, à quelques minutes du discours de politique générale, s'attend à ce que le Premier ministre suspende la réforme des retraites. - E.Bothorel: Il ne faut pas que le PS ait une autre forme de ligne rouge supplémentaire.
Ce qui va se jouer dans quelques minutes, ce n'est peut-être pas la fin de la crise, ce n'est peut-être pas le commencement de la fin de la crise...
Mais peut-être le début du commencement de la fin de la crise, comme disait Churchill. C'est dans l'intérêt de nos concitoyens. - Un député optimiste.
Pourtant, sur le terrain, depuis des semaines, il est difficile de défendre le président. Le tumulte de la vie politique n'a laissé personne indifférent. - Comment on voit les choses? - Tout le monde est un peu perdu.
Comment tu peux faire confiance à certains politiques? Ils ne trouvent pas de solution. - Ce jeune retraité avait fait confiance à E.Macron.
Aujourd'hui,... - Plein de gens lui en veulent pour cette dissolution.
La façon dont ça s'est fait...
On est aujourd'hui dans un système où il n'y a aucune majorité stable. Ca donne cette instabilité dans le pays. J'ai voté pour lui. - Vous recommenceriez demain? - Non. - Et la dissolution, est-ce une solution? - E.Bothorel: So what?
On va tous partir en campagne électorale. A priori, pas de parti politique en capacité d'avoir une majorité. On se retrouve au même point d'origine dans un mois.
Après, on ne peut plus dissoudre. On fait quoi? On crame des Premiers ministres tous les 15 jours?
On ne se donne pas de budget? - Il avoue s'être préparé en cas de retour aux urnes. Ce qui le préoccupe surtout, ce sont les conséquences concrètes de la crise politique.
Exemple avec le patron de la coopérative maritime. - On manque de consensus à l'Assemblée. Il y a des inquiétudes.
Depuis le mois d'avril, on le sentait...
Les gens sont inquiets. - E.Bothorel: Tu me disais, pas de prime cette année pour les salariés. - J'ai supprimé le 13e mois.
Dans le privé, on supprime le 13e mois. Quand j'ai annoncé ça à mes salariés, ils faisaient la gueule. L'image dégradée de la France à l'étranger...
Je travaille avec des Algériens, j'ai des amis irlandais...
Tout le monde rigole bien. - Un député qui n'a cessé de tendre l'oreille, enchaînant les coups de téléphone depuis son bureau de l'Assemblée nationale, comme avec cet autre chef d'entreprise. *-Je pense qu'il y aurait un intérêt à dissoudre l'Assemblée.
Si on se retrouve avec un RN en position de gouverner. Montrer pendant 2 ans l'incapacité du RN à gérer le pays est peut-être aussi bon que leur donner le pouvoir en 2027. - E.Bothorel: C'est un calcul machiavélique.
Ca prendrait le risque de les faire passer pour des gens responsables. - En pleine crise politique, E.Bothorel ne comprend pas, ceux qui, dans son parti, lâchent le président. - E.Bothorel: Je fais partie de ce dernier carré qui accompagnera le président de la République dans l'aventure qu'il nous a fait partager.
Il peut compter sur ma loyauté et mon soutien. Je ne fais pas les comptes avec lui des erreurs qu'il aurait pu commettre. - Un député fidèle à un président dont la popularité n'a jamais été aussi basse: seulement 14 % des Français lui font confiance. - C.Roux: Il reste un dernier carré de fidèles. - C.Barbier: On a un double phénomène.
Les soldats de l'an II qui se dévouent pour sauver ce qui peut l'être. D.Amiel au gouvernement...
Tous les trentenaires et quadras...
V.Jeanbrun...
Ils essayent de se dévouer. Et il y a le carré de la garde à Waterloo. Elle ne se rend pas mais elle meurt.
Le dernier espoir du macronisme, c'est l'idée du "en même temps". L'idée que face aux extrêmes conquérants, il faut que les hommes et femmes de bonne volonté trouvent un moyen de s'unir. Ca, ce n'est pas gagné pour 2027.
S'il y a deux candidats, il sera difficile d'en qualifier un pour le second tour. S'ils en ont 3, ils sont sûrs d'être éliminés. - D.Seux: Il reste un aspect du macronisme: une partie de la politique de l'offre.
Il y a une baisse dans le budget, une baisse de production dans les entreprises, l'imposition des bénéfices des entreprises monte seulement pour les très grandes entreprises, 400. Pour les millions d'autres, ça ne change rien. - C.Barbier: Je parle des aides aux entreprises... - D.Seux: Tout le monde a compris que muscler le tissu productif était pas mal.
Ca peut être efficace. - A.-C.Bezzina: Dans l'histoire du parlementarisme, le centre se rompt mais ne meurt pas. - C.Roux: Question.
On dira qu'il a bien joué? - A.-C.Bezzina: Ca peut lui donner raison sur le fait qu'il y a un socle commun, que la gauche peut décrocher du NFP. - C.Michel-Aguirre: J'ai quand même l'impression qu'au final, quand on relira les livres d'histoire, ce 2e quinquennat, c'est une horreur depuis le départ.
Cette élection présidentielle a été mal gagnée sur une seule mesure, qui était la retraite à 65 ans. Trois ans plus tard, un pays qui se déchire...
Je ne vois pas comment on peut dire, d'une manière ou d'une autre, que ce 2e quinquennat sera réussi. - D.Seux: C'est la Ve République qui est sauvée si le quinquennat va à son terme, les institutions. - C.Barbier: Ca n'effacera pas l'incohérence de cette dissolution en 2024.
Peut-être que les institutions gagneront un sursis. - C.Roux: Hier, il a rappelé qu'il était le garant de la stabilité et des institutions.
Question. - C.Barbier: Les accords de Bougival n'étaient pas en odeur de sainteté à l'Elysée, trop favorables aux indépendantistes.
Éric Bothorel