Le porte-avions Charles de Gaulle se rapproche de l’Iran |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le porteavion Charles de Gaul n'est plus qu'à quelques heures du D3 d'Ormouse. Malgré les menaces de l'Iran contre la France, le Charles de Gaulle poursuit sa trajectoire et se tient prêt à agir. Partons dans le golfe Persique.
Retrouvez notre envoyé spécial Marion Russell. Marion, vous êtes en direct de Do-avion français se rapproche du Détroit d'Ormouse. Oui.
Alors, il est difficile de connaître la position exacte du Charles de Gaul pour des raisons de sécurité mais il y a de jours, il était à une quarantaine d'heures de navigation du D3 d'Ormous dans le sud de la mer Rouge à proximité du golfe d'Aden. a passé le canal de Suède et se situe donc dans cette zone. Malgré et bien les avertissements émis par l'Iran il y a quelques jours à l'adresse des Français mais également des Britanniques, qu'un déploiement militaire français et bien entraînerait des représailles immédiates de la part de l'Iran.
Ce à quoi le président français Emmanuel Macron avait répondu qu'il n'était pas question d'un déploiement militaire ou d'une entrée en guerre de la France. En fait, la présence du Charles Gaul, elle pourrait s'inscrire dans une coalition internationale. C'est une demande qui a été faite auprès de l'ONU, notamment par les Français, mais aussi par le Royaume-Uni pour une coalition non belligérante qui servirait à sécuriser le D3 d'ormous et permettre son déblocage tout en surveillant.
Alors, dans ce cas-là, le Charles de Gaulle pourrait avoir un rôle à la fois de dissuasion, de surveillance aérienne et peut-être de support logistique à une telle coalition. Pour l'instant et bien cette résolution, elle n'a pas encore été votée à l'ONU, mais c'est une volonté donc des différents pays de mettre en place pour sécuriser le D3. Merci beaucoup Marion Russell, envoyé spécial en direct de DOA.
David Rigoulerose, est-ce que la France joue un peu avec le feu ? On sait que l'Iran a menacé la France si jamais elle elle s'impliquait dans une opération à Hormouse. On sait que la France a été claire.
Pas question de rejoindre une opération offensive. La France, le Royaume-Uni et d'autres pays agiraient une fois que le les combats auraient cessés. Mais tout de même, il y a une démonstration de force.
Bah, envoyer un porte, déployer un porte-avion, c'est toujours un signalement stratégique, hein. C'est jamais àin. D'abord parce que c'est pas qu'un porte-avion, c'est un groupe aéronaval.
Donc il y a des destroyés, il y a euh en accompagnement, il y a un sous-marin nucléaire ce moment d'attaque. Donc c'est évidemment c'est pas anodin même si le officiellement il y a le les éléments grand langage n'ont pas changé. C'est une posture défensive dans la perspective de la constitution d'une coalition maritime après l'établissement euh attendu d'un accord justement pour pour effectivement réouvrir le le le D3.
Mais il y a quand même une évolution effectivement d'abord parce que c'est ça a été rejoint par la HMS destroyé britannique Dragon. Il y a d'autres destroyés de plusieurs nationalités. Donc de ce point de vue-là, il y a une espèce de convergence, ce qui montre qu'il y a une évolution en fait de la perception de la situation sur l'impossibilité de maintenir le statut co actuel dans le dans l'3.
Et c'est ça qui fait réagir certainement les Iraniens parce qu'il y a une résolution qui est proposée au Conseil de sécurité qui n'est pas une résolution américaine même si évidemment elle est soutenue mais elle est soutenue par près de 112 pays dont l'Inde, la Corée du le Japon, la Corée du Sud qui a qui a eu un bâtiment attaqué et les Iraniens se sentent bien que c'est plus uniquement un vis-à-vis avec les Américains que cette question du D3 devient un problème international euh et c'est l' d'autant plus que le prop la proposition de résolution c'est se fait sous chapitre 7. Chapitre 7 à l'ONU, c'est la possibilité en cas d'agression constaté de répliquer par la force. Donc on voit que il y a une c'est encore sur une ligne de crète.
Il est évidemment on maintient l'idée que il est pas question de s'aligner sur l'agenda américain militaire américain. Euh pour autant euh le statut quo justement de la fermeture du D3 devient de plus en plus intolérable et les éléments de langage de Pékin sont aussi intéressants. Ils ont dit que c'était pas une situation qui pouvait durer et donc on verra le rôle de Pékin dans le par rapport à cette résolution puisque Pékin la Chine est membre permanent du conseil de sécurité et ça va être embarrassant parce que effectivement ça pèse aussi c'est une hypothèque sur la périnité de la stabilité économique de de la Chine.
Général Chevancy, quel est le sens de la mission française ? Bah, montrer qu'on existe euh et surtout euh être, je dirais, euh leader d'une coalition internationale euh pour faire respecter le droit international dans le D3 d'Ormous et donc la liberté de circulation maritime. Euh, mais sans être, alors on l'a tellement dit, sans être agressif, offensif, surtout soyons défensifs, c'est-à-dire qu'on n'est pas là pour agresser l'Iran.
Euh mais en revanche, montrer qu'on a une force navale qui est déployable, qui est déployée, qui est puissante. Aucun État européen n'est capable de faire la même chose. On s'installe en mer d'Arabie en gros.
Euh ensuite, on espère bien se faire agréger agréger à son d'autres euh puissances. Bah effectivement, il y a eu donc ce destroyeur euh britannique. Euh il y a aussi le Canada qui a proposé d'ailleurs un avion de renseignement au profit de la mission.
Voilà. L'Australie, pardon. Oui, donc j'étais l'Australie.
Très bien. Merci hein. [grognement] Voilà.
Donc chacun met un petit peu ce qu'il peut mettre dans la balance à la fin d'avoir une force, je dirais suffisamment conséquente pour imposer une volonté, je dirais, de la communauté internationale. Et c'est pour ça qu'on va retomber sur l'ONU. Ma petite réflexion sur l'ONU.
Certes, une résolution chapitre 7 qui serait très bien. Ça veut dire en gros venez pas nous taquiner, on vous tape dessus hein. Mais comment on voit comment fonctionne l'ONU ?
J'ai du mal à comprendre comment on pourra vraiment intervenir pour imposer notre volonté face à l'Iran qui n'a pas envie du tout qu'on lui impose quoi que ce soit. Et donc si l'Iran n'applique pas la résolution, on va lui mettre des sanctions. Il me semble qu'il y en a déjà hein et pour d'autres raisons.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? Mais qu'est-ce que vous voulez général qu'on reparte en guerre ? Ah moi je cette fois-ci contre l'Iran.
Bah je je je simplement que vous posez la bonne question. Euh je le je dis régulièrement euh est-ce que on va supporter longtemps qu'un état voyou il y en a qui aiment pas que j'utilise ce terme hein, qu'un état voyou impose sa volonté euh sur le commerce international sur l'économie mondiale et qui finalement ne fait faire aucun effort vers la résolution du conflit quel qu'on soit le le prétexte au départ ou le contexte. Donc aujourd'hui il y a un moment donné il y aura deux solutions.
Il y en aura pas trois hein. Soit bah on accepte que l'Iran contrôle le détroit d'ormous donc on s'écrase en gros hein. Voilà.
Soit on dit non, on veut pas. Alors on a suffisamment d'hommes politiques au pouvoir aujourd'hui qui on dit non on acceptera pas. Mais alors si on accepte pas, on fait quoi ?
On a une résolution de l'é d'abord il y a quand même un point positif. Une résolution des Nations-Unies, ça veut dire qu'on revient dans le droit international et on veut qu'il soit appliqué. N'oublions pas que le Conseil de sécurité des Nations- Unies est le seul théoriquement habilité à dire oui ou non on doit imposer quelque chose par la force hein.
Même si c'est un peu des naturopé mais c'est le retour un petit peu du droit international par l'intermédiaire du conseil de sécurité. Et là, on verra qui vote si les cinq membres permanents sont d'accord ou pas pour que ça se passe comme ça. Et après, on fait quoi ?
L'Iran dit "Non, non, je veux toujours pas." Bon bah, vous dites la question que vous posez. Est-ce qu'on est prêt à aller à la guerre ?
Personnellement, je crois que non. Même s'il y a un groupe aéronaval, même s'il y a des avions, des bateaux qui se mettent en place, il y a un moment, il y a un seuil. Alors, quel sera le seuil d'inacité de la situation internationale dans les trois d'ormous ?
Là, je laisse à nos gouvernants le soin de prendre une décision. [rires] Je dois pas être à leur place. Benrad en fait c'est très intéressant parce que ce qu'on voit à travers cette guerre c'est qu'on a réactivé, j'en reviens à ce que je disais précédemment, on a réactivé finalement de vieilles [raclement de gorge] ambitions iraniennes qui sont liées à une certaine mémoire de la civilisation Perse de contestation quand même d'un certain nombre de frontières terrestres et maritimes au-delà de la stratégie d'hégémonie à travers ces mandataires qui est celle de l'Iran depuis maintenant de longues années.
Donc il y a cette réactivation qui vise le détroit d'Ormous en s'en prenant aussi aux Émirats arabes unis, à Oman en attaquant Bahrain parce que c'est ces territoires aussi sont dans la psychée iranienne culturellement de encore une fois sur le plan civilisationnel une arrière-chambre de l'Iran. Donc on a réactivé tout ça. Comment maintenant on fait marche arrière ?
La question elle est elle est elle est exactement ce que à mon avis vous décrivez. Est-ce qu'on peut revenir au statuté aujourd'hui ? Est-ce que c'est possible ?
Sachant que l'Iran par ailleurs quand même depuis des semaines est dans une situation de totale impunité. L'Iran qui dénonce l'illégalité de la guerre israélo-américaine s'est placé dans une égalité, je dirais plus grande encore, en attaquant tous Azimut, absolument tous ses voisins, en mettant en péril en effet la sécurité énergétique économique mondiale. Donc aujourd'hui, ça n'est plus simplement la question du Moyen-Orient et de cet affrontement avec Israël, les États-Unis, mais c'est bien sûr une question internationale et euh et oui, mais enfin, je pense quand même que vous avez raison.
Alors ta voyou, c'est vrai que c'est assez marqué parce que c'est l'administration bouche, c'est toute l'époque du poste 11 septembre, la guerre d'Irak, enfin toutes ces guerres qui ont été assez désastreuses. Mais on peut en revanche parler, je pense de l'Iran aujourd'hui qui mettent en péril encore une fois la sécurité économique du monde entier, enfin d'un certain [raclement de gorge] nombre de nations. Vous avez cité le nombre des nations qui quand même porte cette résolution.
Donc étaparias, certainement là quand même on a la preuve parce que ça n'est pas du tout la réponse euh la une réponse acceptable du point non pas du point de vue là ici des États-Unis ou d'Israël de la communauté internationale au sens large. ou si ça peut permettre en effet de revenir un peu aux Nations- Unies, aux Conseils de sécurité et d'essayer de remettre un peu en effet de règles de normes de droits international dans la manière dont on gère ces crises parce qu'on a vu qu'en fait ne plus mettre aucune règle sur la table des discussions, ça veut dire des crises interminables et qui ont des effets désastreux. Je pense que c'est un développement intéressant de ce point de vue et important.
Votre regard Emmanuel Verron alors que la France fait des menaces iraniennes et poursuit sa mission comme elle l'a entendu dès le début. Ouais en fait le mais ça a été dit hein par le général et par vous madame le sujet du déploiement de d'un porte-avion c'est un sujet qui est stratégique et politique même principalement politique. Pourquoi ? parce que cette capacité navale est est à peu près en fait unique en Europe aujourd'hui hein portasion à propulsion nucléaire avec un un groupe aéronaval complet et le fait de de l'envoyer de le déployer au Moyen-Orient à l'approche d'Ormous et je ne crois pas qu'il y aurait une prise de risque inutile à laisser évoluer le groupe aéronaval dans un environnement où circule un certain nombre de vecteurs des missiles des drones et cetera.
Puisqu'on l'évoquait précédemment, plusieurs navires ont encore été à raisonnés ou ou frapper ces dernières heures. Donc, il y a un message qui est politique, il y a un message qui est quelque part une superposition entre voix française et voie européenne dans cette affaire militaro politique. Le porte-avion est parti pour de longues semaines d'opération.
Le Charles de Gaulle est parti pour de longues semaines d'opération au Moyen-Orient. On se souvient d'une campagne l'année dernière partant de de Toulon en direction de l'Asie, Indo Pacifique et et retour à retour à Toulon avec 5 ou 6 mois de de campagne. Là, le porte-avion repart en mission pour quelque chose qui est qui est très très lié à une éventualité ou en tout cas une recherche d'apaisement, de négociation à plusieurs voies euh pour Hormous, pour la guerre en Iran.
Et le fait d'envoyer le porte-avion, c'est y participer. C'est envoyer un signal qui est très clair. C'est bien évidemment une bulle qui va permettre d'avoir une observation en temps réel de militairement ce qui se passe dans la région.
Et puis c'est un signal euh qui est politique et stratégique envoyé à la région pour les partenaires, pour nos partenaires dans la région notamment les Émirats puisqu'il y a deux bases françaises, une navale, une aérienne et puis les autres partenaires militaraux stratégiques notamment à l'Arabie Saoudite mais je pense à la Jordanie ou même Barrain ou Kuwait Qatar. Et le Qatar. Pendant ce temps, le SCOM, commandement central américain maintient son opération hormouse.
Regardez image à l'appui. Croyez Hélène Bonet, on voit que le D3 d'Ormous c'est là où cette guerre se joue puisque même les Français et les britanniques on voit porteavion et destroyer et le les Américains évidemment maintiennent leur blocus quoi qu'il arrive. Oui parce que ce point de blocage en fait ne fait pas que gêner les pays de la région, il gênent le monde entier en réalité.
Donc effectivement, nous on est intéressé par une intervention une fois que les choses se seront calmées pour essayer d'éviter qu'il y ait une emprise de l'Iran sous forme de péage, sous forme de de blocage al enfin sélectif des des navires. D'ailleurs, on voit que pendant que les États-Unis disent "Nous, on est toujours présent, on continue blocus". Je crois qu'ils ont annoncé qu'ils avaient euh repoussé 70 bateaux commerciaux dans l'un des derniers messages qu'ils ont posté.
Dans les faits, on voit qu'il y a quand même des bateaux qui tentent de passer, qui ont l'autorisation de passer. On a compris ça avec notamment les navires chinois. Et j'en finis par ça.
Ça va être intéressant de voir la effectivement la position de la Chine dans tout ça parce que au au à l'issue de cette première journée de rencontre entre américain et Chinois, les Américains disent Chijing Ping a vraiment indiqué qu'il était contre la militarisation du D3 et contre l'instauration d'un péage. Donc que va faire la Chine ? Comment elle va se positionner sur la résolution à l'ONU ?
Quel Quel rôle va-t-elle jouer là-dedans ? Est-ce qu'elle va se dire qu'elle va négocier elle-même un passage pour ses navires et et gérer ça en sa faveur ou est-ce qu'elle va jouer une carte plus collective et essayer de pousser l'Iran pour éviter justement que ce type de péage que que qu'une forme de militarisation s'instaure définitivement. par militarisation, ils peuvent être entendre aussi qu'ils ne veulent pas justement ce type d'opération euh promue par la France euh de déblocage enfin de d'accompagnement des bateaux une fois que la situation se sera euh normalisée.
M.
Charles de Gaulle