Présidentielle 2027: François-Xavier Bellamy (LR) analyse le début de la campagne
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'invité du jour, c'est François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, député européen. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation.
On voyait ces images extrêmement impressionnantes dans des départements qui ne sont pas habitués à affronter de tels incendies. Par exemple, le département de la Drôme, on le disait, à partir de demain, il y a 9 départements de l'Ouest de la France qui se seront en vigilance, alerte canicule. Est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a tiré des leçons des deux premiers épisodes caniculaires et que nous sommes prêts désormais à affronter un nouvel épisode caniculaire et peut-être d'autres dans l'été On vit surtout un dérèglement du climat, sur lequel on alerte depuis longtemps, que les Français constatent en particulier dans ces lieux qui sont frappés aujourd'hui.
Et ce dérèglement prend des proportions qui deviennent vitales pour beaucoup de Français. existentielles. Je pense aujourd'hui en particulier aux agriculteurs qui vivent une inquiétude immense devant la réalité de la sécheresse.
Et ce qui me rend tellement amer aujourd'hui, c'est tout le temps perdu dans la préparation, à l'adaptation à ce changement climatique qui était parfaitement prévu et tout le temps perdu surtout pour tenter d'éviter que ce changement climatique ne se produise. Mais vous avez aussi, alors pas vous, mais votre camp politique, vous avez votre responsabilité maintenant dans les 30 dernières années, vous avez la droite à gouverner aussi. Elle n'a rien fait pour préparer la France à ce changement climatique ?
D'abord, la droite a défendu ce qui permet que la France aujourd'hui soit en première ligne pour faire face à ce dérèglement climatique. On se rappellera, en regardant ces incendies, qu'on a eu un président de gauche, François Hollande. On a eu celui qui l'a suivi, Emmanuel Macron, dont le but était de fermer les réacteurs nucléaires français.
Les réacteurs nucléaires qui sont la source d'énergie décarbonée, qui protège le plus le Le climat. Emmanuel Macron a décidé de créer de nouveaux réacteurs depuis...
Mieux vaut tard que jamais, mais c'était quand même très tard. Emmanuel Macron, c'est le président de la République qui a fermé la centrale de Fessenheim, qui a jusqu'à il y a quelques mois fait adopter cette programmation énergétique qui devait fermer 12 réacteurs supplémentaires et qui, aujourd'hui encore, est en train de pousser pour qu'on mette des dizaines de milliards d'euros dans le raccordement de parcs éoliens en mer dont nous n'avons pas besoin, qui sont dangereux pour l'environnement. La vérité, c'est qu'il faut que chacun, maintenant, assume en fait la réalité de son bilan.
Et je pense pas seulement d'ailleurs à ceux qui ont gouverné, mais à tous ceux qui ont entouré le débat public des pressions qu'ils ont exercées. Je pense à ces écologistes qui, depuis des années, empêchent notre agriculture de gérer l'eau. Tous les Français qui nous écoutent se souviennent qu'il y a quelques mois, le problème en France, c'est qu'il y avait trop de pluie, qu'il y avait trop d'intempéries.
Aujourd'hui, les agriculteurs n'ont plus l'eau qu'ils auraient pu stockés pour pouvoir irriguer leur culture et nourrir les Français demain. En matière de lutte contre les réchauffements climatiques demain, si votre candidat, on va en parler dans un instant, Bruno Rotaillot arrive à l'Elysée quelle sera sa première mesure pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique. L'urgence, c'est de faire en sorte que le monde sorte du charbon, on le répète depuis très longtemps, c'est ça le vrai sujet.
Ce n'est pas de pourrir la vie des Français tous les jours dans leurs déplacements, leurs activités, leurs actions du quotidien, c'est de faire en sorte que les grands producteurs mondiaux sortent du charbon qu'ils utilisent aujourd'hui toujours d'une manière absolument massive, y compris d'ailleurs en Europe. En Allemagne par exemple, ce sont des écologistes et c'est la gauche qui a étendu encore récemment les grandes centrale à charbon allemande parce que la sortie du nucléaire a conduit à ce dont rêvait l'écologie politique c'est-à-dire un monde qui est bien plus carboné beaucoup plus dangereux et puis la deuxième chose à faire c'est d'adapter notre pays et donc je le redis de de préparer le stockage de l'eau pour l'agriculture, pour qu'on puisse continuer de se nourrir demain, de faire en sorte qu'on climatise nos EHPAD, nos hôpitaux, nos écoles, qu'on fasse que tous les Français aient accès, et notamment les plus vulnérables, mais tous les Français en général, accès à la fraîcheur qui est évidemment nécessaire pour traverser ces périodes canicolaires On évoquait la prochaine élection présidentielle que ces sujets seront bien sûr sur la table ça a vraiment marqué cette semaine le coup d'envoi avec cette décision judiciaire qui permet donc à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle. Elle est éligible, elle a néanmoins décidé de se pourvoir en cassation.
Écoutez ce que disait ce matin le procureur général près de la Cour de cassation. Est-ce que ce recours dans la Cour de cassation aura lieu avant l'élection présidentielle. Écoutez... ...
Nous, nous sommes en ordre de marche pour rendre cette décision avant le scrutin présidentiel. Et nous ferons tout, nous, ce qui nous concerne, pour tenir cet objectif parce que nous nous y sommes engagés nos décisions et nos choix peuvent avoir des conséquences politiques mais nous nous ne prenons pas les décisions en fonction de critères politiques nous sommes dans un objectif est dans une attitude de neutralité, d'impartialité. – Alors Marine Le Pen, fixée par la Cour de cassation au plus tard en avril 2027, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la campagne qui s'ouvre en France en tous les cas la chose la plus importante maintenant c'est qu'on parle de la france parce que évidemment que cette actualité judiciaire est importante et qu'elle a des conséquences sur la vie politique du pays impossible de le nier mais enfin on peut quand même pas réduire la campagne présidentielle qui s'ouvre à la question du sort judiciaire de Marine Le Pen.
Le seul sujet qui compte, c'est de parler de la France et des Français. Mais est-ce que c'est bien si l'accord de cassation se prononce avant l'élection présidentielle ? Oui, certainement, il faut de la clarté, mais j'espère que cette campagne ne sera pas confisquée par un feuilleton judiciaire.
Vous vous rendez compte de la situation du pays aujourd'hui ? On est dans une crise majeure qui traverse toute la société, on vient de vivre le drame terrible de Liana, si on doit parler de la justice, c'est d'abord de ça qu'il faut parler, de cette justice qui n'est pas rendue aux Français, de ce risque pour la sécurité qui pèse aujourd'hui sur la vie quotidienne de nos concitoyens. C'est la question de la défaillance de nos services publics essentiels, l'école, l'hôpital, c'est la question, la crise budgétaire immense qui est en face de nous, de ce précipice de la dette dans laquelle on pourrait tomber.
C'était normal de parler de la condamnation de Marine Le Pen, mais maintenant il faut peut-être parler au vrai sujet qui intéresse les Français. Mais sur le principe, on va y venir à ces sujets, est-ce que vous, vous trouvez ça normal qu'une candidate qui a fait un recours devant la cour de cassation, mais qui a été condamnée dans les deux premières instances, condamnée pour détournement de fonds publics, puisse se présenter à l'élection présidentielle. Elle en a le droit, elle n'est pas inéligible.
Si on a décidé la cour d'appel c'est la justice qui rend cette décision si elle est éligible elle peut se présenter au suffrage des français et ce sera à elle d'expliquer devant les français sa position et la manière dont elle justifie cette condamnation mais le plus important encore Encore une fois, je le redis, c'est qu'on parle. C'est ça qui est intéressant. On peut lire quelqu'un de condamné ?
Mais encore une fois, c'est assez basique. Vous savez, la justice dans notre pays, soit vous êtes inéligible et vous ne pouvez pas vous présenter, soit vous êtes éligible et vous pouvez vous présenter. Vous pourriez voter pour quelqu Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a été condamné pour détournement de fonds publics ?
Le sujet n'est pas là. Marine Le Pen n'est pas ma candidate. Moi, je suis le soutien de Bruno Retailleau et avec beaucoup de Français, je soutiens Bruno Retailleau justement parce qu'il représente une image de droiture, de constance, de clarté parce qu'il veut mettre la justice et la reconstruction de la justice au cœur de son projet.
Donc moi, la question ne se pose pas me concernant. Mais encore une fois, les juges ont décidé qu'elle était éligible. Donc oui, elle a le droit de se présenter.
C'est un fait. Est-ce que, justement, pour la droite, Marine Le Pen est plus ou moins difficile à affronter que Jordan Bardellet à vos yeux ? Et nous, on ne se pose pas la question, vous savez.
Ce qui compte pour nous, c'est d'affronter les problèmes du pays. Et dans tous les cas, le Rassemblement national, il lui appartient de choisir sa ligne et il lui appartenait de choisir son candidat. C'est chose faite.
Ce que je constate, c'est que nous avons une divergence de fond avec Marine Le Pen qui a toujours refusé d'accepter qu'il y ait une opposition dans ce pays entre la gauche et la droite, qui a toujours refusé de se présenter à partir de ce clivage-là. Emmanuel Macron disait, vous vous en souvenez, je suis en même temps de droite et de gauche. Marine Le Pen, elle dit, je ne suis ni de droite ni de gauche.
Moi, je ne crois pas à cette ambiguïté. Je pense qu'on a besoin de clarté. Et sur les questions par exemple de programmes économiques qui sont déterminantes dans la crise économique que notre pays traverse aujourd'hui pour sortir de l'appauvrissement, pour sortir du décrochage, pour éviter l'impasse de la dette que nous sommes en train de construire sur les épaules de nos enfants.
Cette urgence-là, elle impose de la clarté. Et Bruno Retailleau défendra une ligne claire pour rendre la liberté aux Français qui travaillent, pour leur rendre le salaire de leur travail et pour reconstruire un État qui maîtrise sa dépense. Je ne suis pas sûr que ce soit la ligne que défendra Marine Le Pen si on écoute les propositions qu'elle a fait jusqu'à présent.
Vous êtes député européen comme l'a également Jordan Bardella, c'est-à-dire que vous vous sentiez plus proche de Jordan Bardella que de Marine Le Pen ? Idéologiquement ? Non mais encore une fois je ne crois pas.
Jordan Bardella et Marine Le Pen passent leur temps à répéter qu'ils sont d'accord sur tout. Je ne pense pas qu'ils aient une ligne différente à eux de choisir leur projet. Nous, nous défendons le noter et c'est ça qui compte pour moi.
Alors on voit justement que d'après les études d'opinion qui ont été publiées, vous pouvez être prudents, mais c'est une photographie qui est toujours intéressante à analyser, qui ont été publiées juste après le rendu de cette décision judiciaire votre candidat bruno rotaillot pour l'instant il faut effectivement rester prudent en plafond entre 8 et 10 % au premier tour bien loin d'une qualification pour le second tour deux mots importants dans votre phrase c'est pour l Pour l'instant. Quand est-ce qu'il compte se retirer ? Vous plaisantez ?
On est à un an, un peu moins d'un an de l'élection présidentielle. Et tout le monde le constate, le débat n'a pas encore commencé. Parce que pour des raisons très légitimes, les Français ne sont pas encore totalement engagés dans cette campagne présidentielle.
Les choses ont vraiment commencé à partir de la rentrée prochaine et donc on va quand même pas sommer des candidats de se retirer avant même que le débat n'ait commencé. Si les sondages un an avant suffisait à faire l'élection, on pourrait tout de suite abolir les présidentielles. Et puis on s'arrêterait là et puis on annulerait le vote.
Non, ce qui compte, c'est le scrutin. Et à la fin, si les sondages un an avant faisaient l'élection, la vie politique du pays n'aurait pas ressemblé à ce qu'elle est aujourd À ce stade-là de l'élection présidentielle, en 2016, Emmanuel Macron n'était même pas testé dans les sondages. Ça veut dire que Bruno Retailleau sera candidat quoi qu'il arrive jusqu'au bout ?
Il y aura un bulletin Bruno Retailleau au premier tour ? Ma conviction profonde et qui se renforce tous les jours, c'est que Bruno Retailleau peut gagner cette élection présidentielle. Et ma conviction aussi, c'est qu'il faut qu'il la gagne parce qu'il est le seul aujourd'hui à présenter un projet qui puisse permettre de relever vraiment le pays.
Donc ce soir, vous nous dites, c'est parfois ce dont il est soupçonné. Jamais il ne se retirera, par exemple pour Édouard Philippe. Non mais nous, on s'engage dans cette élection présidentielle pour la gagner.
C'est très clair, Bruno l'a dit, répété. On n'est pas là pour faire de la figuration, on n'est pas là pour compter les points et on n'est surtout pas là pour essayer de ranger notre drapeau. On assume de défendre une ligne qui n'est représentée par personne d'autre.
Vous avez d'un côté les anciens ministres d'Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Gabriel Attal. Ils assument le bilan du macronisme. Je ne suis pas sûr qu'en 2027, les Français voudront continuer le macronisme.
Je pense qu'ils voudront en sortir. Et de l'autre côté, vous avez Marine Le Pen qui va effectivement défendre un projet qui sera probablement très à gauche en réalité sur les questions économiques, sur les questions de société. Et donc nous, ce que nous défendons, c'est la clarté et la cohérence d'un projet qui puisse relever la France et sortir le pays de l'appauvrissement et de la crise qu'il traverse aujourd'hui. – Je ne sais pas si vous avez écouté son discours, il a tenu son premier grand meeting le week-end dernier.
Donnez-moi franchement une proposition ou une idée qu'il a mise sur la table que vous jugez inacceptable. Ah oui, c'est vrai, je ne peux pas vous dire ça. Ce que vous allez me dire, il n'en a pas mis, c'est ça ?
Parce qu'en fait, il n'a pas mis de propositions sur la table. Il a mis un certain nombre de propositions en disant qu'il fallait travailler plus longtemps, qu'il souhaitait refonder l'école. Ça, vous pouvez signer.
Mais on est tous d d'accord avec le fait qu'il faut refonder l'école et travailler plus longtemps. La France, c'est le pays d'Europe où on travaille le moins par habitant sur une vie. Donc celui qui dira qu'il faut travailler moins longtemps, c'est le cas de Sandrine Rousseau.
Je pense qu'il n'a pas de chance d'être crédible. Mais il y a deux problèmes. D'abord, le premier, c'est qu'on ne sait pas encore quelles sont les propositions concrètes qu'il va faire pour ça.
La vérité, c'est que quand on parle par exemple de lutte contre l'immigration illégale, Edouard Philippe dit, vous l'avez rappelé, qu'il faut rétablir l'ordre, mais à la fin, en fait, il ne propose rien qui permette de changer vraiment le système d'impuissance dans lequel on en étant lisé. Et pire, d'ailleurs, ces députés ont montré leur abstention sur les étapes cruciales des évolutions européennes fondamentales qui sont nécessaires pour pouvoir justement sortir de la fragilité actuelle face à l'immigration irrégulière. Donc, vous voyez, le problème, c'est qu'on ne peut plus se permettre cinq ans de plus en même temps.
Et avec Edouard Philippe, je ne sais pas quel sera son projet encore, mais tout ce que je constate, c'est que nous n'avons pas le même bilan. Vous parliez de l La vérité, c'est que j'ai été, comme Bruno Retailleau, un opposant pendant dix ans au macronisme. Quand Édouard Philippe était Premier ministre, il a eu trois ans à Matignon.
Ça disqualifie pour autant Édouard Philippe C'est compliqué de venir expliquer aujourd'hui que vous allez tout changer quand vous avez eu le pouvoir, tout le pouvoir, quand vous avez été au cœur du macronisme triomphant. Nous alertions sur le danger au moment où Edouard Philippe était en train d'une certaine manière de l'organiser, de de l'entretenir, de le nier. Edouard Philippe, on parlait tout à l'heure de nucléaire, on voit la crise climatique aujourd'hui.
Edouard Philippe, c'est le Premier ministre qui s'est félicité à l'Assemblée nationale d'avoir fermé Fessenheim. C'est son bilan. Il faudra bien qu'il en réponde.
Vous diriez que c'est désormais deux droites irréconciliables, Bruno Rotaillot et Edouard Philippe ? Mais Edouard Philippe, je ne crois pas qu'ils puissent représenter la droite aujourd'hui. Pour vous, Edouard Philippe, ce n'est pas la droite ?
Je ne crois pas qu'il puisse représenter la droite. À la fin, la réalité, c'est encore une fois. C'est la réalité d'une trajectoire et d'un bilan.
Et Edouard Philippe, vous savez qu'en Havre, il appelle à voter communiste, ça fait une différence majeure entre nous. Moi, je n'ai jamais cru qu'on pouvait sauver la République comme le prétendait Gabriel Lattal avec un bulletin LFI. Mais dans un second tour, par exemple face au Rassemblement national, vous ne voterez pas pour Edouard Philippe ?
Non mais on n'est pas...
Encore une fois, dans le second tour, on aura Bruno Retailleau pour défendre nos couleurs. Et c'est ça qu'on est en train de construire aujourd'hui. Et moi, je suis convaincu, encore une fois, que les Français, en 2027, ils vont se poser une question simple.
Vous savez, les gens qui nous écoutent, ils ne se posent pas des questions très compliquées. Ils ne se demandent pas la situation est tellement parfaite, comment on fait pour continuer ? Ils se demandent mais comment ça se fait qu'on en soit arrivé là ?
Comment ça se fait que ce pays décroche ? On est la France quand même. On doit pouvoir se reconstruire mais pour ça il faut un changement, pour ça il faut une alternance et l'alternance elle ne peut être fondée que sur ceux qui se sont opposés avec détermination pendant des années aux mauvaises politiques qui ont été menées à Paris et qui ont tellement fragilisé le pays et bien cette alternance c'est nous qui l'apporterons.
Question justement sur les propositions qui concernent proposition de société de votre candidat Bruno Retailleau mercredi prochain le texte sur la fin de vie donc créer un droit à l'aide à mourir devrait être adopté Alors je sais que le ministre des relations avec le parlement est déjà en train d'organiser un cocktail pour fêter la mort administrée. La vérité c'est que cette réforme elle n'est pas encore adoptée et moi j'espère encore que Sébastien Lecornu va retirer ce vote pour une raison très simple le Sénat part trois fois à voter contre ce texte. Et à l'Assemblée nationale, à chaque lecture le nombre de députés qui soutiennent cet agenda a diminué.
Pourquoi ? Si cette réforme est adoptée François-Xavier Benyami...
Mais je crois encore qu'elle peut ne pas l'être. Mais si elle est Encore une fois...
Non mais c'est important. Non mais Guillaume Daré ne fait qu'on comprenne. Je vous en prie, vous connaissez suffisamment bien la procédure parlementaire pour ne pas passer par-dessus les étapes.
Le vote n'a pas eu lieu. D'accord, mais si elle est adoptée, c'est une possibilité. Le vote n'a pas eu lieu.
Vous parle du fond et des propositions. Est-ce que vous souhaitez, si cette loi est adoptée, que la droite l'abroge une fois de retour au pouvoir ? Moi je renouvelle mon appel à Sébastien Lecornu.
Je sais que Sébastien Lecornu suit ce sujet avec soin et je lui demande aujourd'hui sur votre plateau, puisque le Sénat par trois fois s'est opposé, puisque les parlementaires dans leur globalité sont minoritaires aujourd'hui à soutenir cette réforme. Il faut la suspendre absolument. On est dans un moment où le Parlement n'a pas de majorité claire.
Est-ce qu'on peut vraiment rentrer dans une logique comme celle-là, alors que nos soins palliatifs sont dans une telle difficulté qu'aujourd'hui vous avez tous les jours des milliers de Français qui en auraient besoin et qui n'y ont pas accès ? Est-ce qu'on peut vraiment se permettre de rentrer dans cette logique qui fait que l'État va désormais au nom de notre pays donner la mort au lieu de soigner à ceux qui ont besoin qu'on prenne soin de leur vie plutôt que de l'avoir abragée La semaine prochaine on verra effectivement si cette proposition, cette réforme est adoptée Merci beaucoup François-Xavier Bellamy d'avoir été notre invité ce soir On s'intéresse tout de suite aux frappes qui ont repris extrêmement fortement entre
François-Xavier Bellamy