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interview28 minutes - ARTE· 21 octobre 2025 22 min

Sarkozy en prison, défiance envers les élus : le grand malaise démocratique ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Merci à toutes et à tous. Je vous remercie. Ça c'était avant avant que Sébastien Lecnu ne rempile finalement quelques jours plus tard et niè rebondissement d'une crise politique à rallonge de quoi taper sur les ners.

Ça m'aspire de l'incompréhension et de la lassitude. Donc depuis juin 2024, je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Les Français assistent à la valse des premiers ministres.

Une instabilité qui vient accroître leur scepticisme envers les politiques. On est un peu dégoûté et bon, on s'intéresse de moins en moins à ce qui se passe. C'est de la politique politicienne où je enfin leur petit combat, leurs petit leurs petits intérêts sont défendus avec les dents.

L'année écoulée a aussi été marqué par des épisodes judiciaires. Une candidate à la présidentielle et un ancien président ont été condamnés par la justice. Selon la nouvelle enquête annuelle fracture française menée par Ipsos, les crises à répétition érode sérieusement la confiance envers les élus.

Premier visé Emmanuel Macron, 58 % des personnes interrogées souhaitent sa démission contre 52 % 2024. 20 % seulement disent avoir confiance dans leurs députés contre 68 % pour les maires qui tirent leur épingle du jeu. Il y a un décalage de plus en plus profond entre la défiance vis-à-vis des politiques nationaux et la défiance qui est beaucoup moins importante vis-à-vis des politiques locaux.

Comme si finalement ce qui se passait à l'échelle nationale n'avait plus grand-chose à voir avec ce qui se passait dans notre vie et donc à l'échelle locale. Alors qui est responsable du fossé qui se creuse entre citoyens et élus ? Les Français se sent-ils encore représentés ?

Comment soigner ce malaise démocratique ? Nos trois invités pour ce débat. Fabrice d'Alongeville, bonsoir.

Vous êtes maire d'OG Saint-Vincent dans Loise. Combien de administrés ? 530.

Très bien, c'est précis. Et vous réclamez depuis plusieurs années la publication des cahiers de doléances qui avaient été mis en place pendant la crise des gilets jaunes. Et selon vous, il y a une vraie défiance aujourd'hui des citoyens français qui concernent avant tout l'échelon national.

On l'a vu, le gouvernement comme les chefs de parti. Les préoccupations qui traversent ces derniers ne correspondent pas aux aspirations des gens. Il faut repartir du niveau de la commune, ajoutez-vous pour recréer du lien.

À côté de vous, Blanche Ridon Leidon, pardon. Bonsoir. Directrice éditoriale de l'Institut Monttienne qui commande tous les ans entre autres avec la fondation Jean Jores, la fameuse enquête fracture française réalisée par Ipsos Soprasteria.

Selon vous, on attend on atteint des taux inédits de défiance à l'égard d'un grand nombre de d'institutions. La confiance envers les députés par exemple n'avait jamais été aussi basse depuis que nous faisons, dites-vous, cette enquête fracture française. Ce phénomène profite d'abord et d'ailleurs au rassemblement national.

Et à côté de vous, Hélène Leyet, bonsoir. Philosophe psychanalyste, dernier ouvrage le vide qui est en nous aux éditions Alba Michel. Et bien selon vous, la défiance existe à tous les niveaux, pas seulement à l'égard des politiques, même s'ils ont une responsabilité dans la corruption du langage.

C'est ce que vous pointer du langage médiatique. La société a basculé dans une sorte d'indifférence haineuse à l'égard de la démocratie. On démarre avec le graphique du jour.

Oui, c'est celui qui montre dans cette étude de fracture française l'immense défiance vis-à-vis des partis politiques. 10 % seulement des Français en ont une bonne image. C'est deux points au-dessus du minimum historique de 2014.

Mais ça reste ça reste à Bissal Blanche-le ridon. C'est pas nouveau donc mais ça s'accentue. Comment vous expliquez cette défiance exponentielle vis-à-vis des partis ?

Bah, je crois que le le Magnetto qu' qu'on vient de regarder a rappelé parfaitement ce qui s'est passé depuis 2024 et la dissolution. Il y a une forme d'incompréhension euh de la part de nos concitoyens sur la façon dont se comportent les acteurs politiques et en particulier euh les partis les partis politiques qui sont très directement euh accusés d'être à l'origine de ce qui se passe faisant passer leurs intérêts personnels devant les intérêts du pays. Incapable de se mettre d'accord à l'Assemblée nationale souhaitant un jour euh rejoindre un gouvernement de coalition et le lendemain claquant la porte.

Donc il y a et puis il y a aussi une désaffiliation pardon partisane dans notre pays qui est extrêmement forte. C'est-à-dire qu'avant les partis pouvaient compter sur des centaines de milliers de militants et d'adhérents. Aujourd'hui, ce n'est plus du tout le cas.

Euh, on a perdu un petit regain d'adhésion euh euh au sein des Républicains au moment de l'élection de de son président, mais on est quand même très très loin euh des chiffres d'il y a une une dizaine d'années. Donc, il y a un double phénomène pour moi, d'abord ce phénomène de la désaffiliation partisane. Vous avez de moins en moins d'adhérents au sein des partis et notamment euh des partis traditionnelles.

Et puis deuxième phénomène, le spectacle totalement navrant et je crois que les témoignages qu'on vient d'entendre ont eu les mots justes pour qualifier tout ça avec ce qu'il se passe depuis 2022 d'une part. parce que on assiste à ce phénomène depuis qu'on est en majorité relative et évidemment depuis 2024 il a dit solution. On voudrait votre témoignage Fabrice d'Alongeville.

Est-ce que vous sentez cette désaffection de vos administrés vis-à-vis des partis notamment en ce moment en particulier ? Il vous en parle pas directement pas directement de la désaffection vis-à-vis des partis politiques. Par contre, il parle politique.

Hm. Ah oui. Donc c'est c'est une nuance importante en fait la et ça c'était vraiment ce qui transpirait des de l'analyse du corpus des doléances de 2018-29.

La désaffction vis-à-vis des partis politiques était déjà présente. Oui. En revanche, la question politique intéresse au premier chef nos les concitoyennes et les concitoyens.

Donc il y a pas de il y a il faut se rassurer là-dessus en fait. s'intéresse toujours à la politique. Bien sûr, la République, elle était pas menacée dans le corpus, dans le mouvement des gilets jaunes et cetera.

Elle existe toujours au plus près. Sauf que l'incarnation, c'est bien noté, l'incarnation se fait en proximité à travers la commune et non pas à travers la représentation nationale de la République, c'est le jacobinisme et la verticalité et cetera. Oui, on y reviendra peut-être après, mais l'incarnation, elle est elle est déviante aujourd'hui.

Hélène Leyet, vous opinez ? Oui, tout à fait. Je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit.

La crise de représentation est générale et elle vaut à plusieurs niveaux. Il y a d'une part le fait que du côté aussi de ce qu'on souhaite en terme de représentation, il peut y avoir un problème hein parce que on a souvent le sentiment que ce qui est attendu de la représentation c'est une forme de duplicat alors que c'est pas ça. Les représentants les représentants sont ceux qui portent une parole qui parlent au nom d'eux mais ils peuvent pas renvoyer directement une image.

Mais je reviens à cette question de la parole. C'est-à-dire que justement et bien ceux qui sont censés parler au nom de tous et puis bon exprimer les sensibilité générale politique dans le pays et bien cela on ne les suit plus. Il y a une défiance à l'égard de la parole de de la parole des politiques effectivement qui mais là je pense que bah Emmanuel Macron a quand même une responsabilité dans le fait de pas avoir toujours tenu parole et ça c'est extrêmement grave parce que une fois que la confiance est perdue et bien elle est perdue partout.

Donc pardon mais est-ce que cette défiance elle est pas inhérente à la démocratie représentative ? C'est-à-dire que dès qu'on délègue une partie de son pouvoir on s'en sent on s'en sent dépossédé. Bien sûr et s'il y avait plus du tout de défiance, on serait plus vraiment en démocratie parce qu'il faut absolument.

Mais là, on arrive quand même à des niveaux qui sont extraordinairement préoccupants et surtout quand on les regarde. Alors, je dirais quand même parce que c'est la chance qu'on a avec Fracture française, c'est que on a un recul. Frcture française, c'est le titre de l'étude annuelle l'étude annuelle.

Donc, on peut remonter jusqu'à 2014. Donc, on peut vraiment aller en profondeur dans les chiffres. Et en réalité, moi j'ai plutôt tendance à parler de défi chronique que de défi conjoncturelle parce que si vous regardez les chiffres de 2014, les partis politiques, la confiance était 8 %.

Donc, on sent qu'on est rentré depuis voilà, ça fait un certain nombre d'années qu'on est dans ce phénomène là, mais qui est accentué quand même et qui a son paroxisme là parce qu'il y a pas que ces chiffres-là. L'enquête mesure énormément d'autres indicateurs auprès des Français. leur déclinisme qui n'a jamais été aussi fort. 90 % euh euh des Français pensent que le pays est en déclin et ils sont une quasi majorité à penser que ce déclin est irréversible.

Donc ça, on voit qu'il y a une corrélation directe avec ce qui se passe sur la scène politique aujourd'hui. Mais en même temps, Fabrice Allangeville, l'Assemblée nationale n'a jamais été aussi diverse politiquement sous la 5e. Et là, on se dit bah voilà, les gens devraient se sentir représentés.

Notamment, il y a des élus du Rassemblement national. Bah en fait là, il y a à travers en ayant bien lu Fracture ce document, c'est vraiment la France qui est mesurée et la France du vécu en fait. C'est pour ça que je fais le rapprochement vraiment avec le corpus des doléances de 2018-29, c'est très important des cailloléances parce que l'expression qui ne passe pas par les sondages là ne fabrique pas de biais de biais de question en fait.

Donc euh la la tendance chronique qu'il y aurait en France à un pessimisme euh qui cesse de se renforcer et cetera, moi je le ressens pas comme ça du tout. Non non, je le ressens pas comme ça. Localement au plus près des territoires, moi ça fait 25 ans que je suis élu, j'ai jamais vu autant dans les territoires ruraux la capacité de faire de la transformation, de renouveler l'offre démocratique, de l'implication des gens.

C'est à l'échelle locale. C'est pour ça que la question de la de réinventer, de refonder la République depuis la commune, elle est elle est pertinente. C'est on l'a déjà vécu dans l'histoire en 45 quand il y a les caill de doléance et les États généraux qui sont montés par le CNR, c'est ce qui s'est passé.

Ils sont repartis par la commune parce que l'État l'État était déviant, défaillant à l'époque he on se rappelle pendant les guerres, c'était quand même autrement plus important. Donc il faut pas, c'est toujours une histoire de thermomètre en fait. Vous prenez le thermomètre et puis vous dites "Oh là là qu'est-ce qui se passe ?" chiffre de cette étude mais exactement.

Moi je suis vraiment dans le ressenti et par contre il faut écouter le cœur et le souffle et le cœur et le souffle est encore extrêmement présent parmi les Françaises et les français. Il y a pas de difficulté ou de d'inquiétude là-dessus. Quand quand on dit la psychanalyste, est-ce que sur le divan, si je puis dire, les gens vous parlent de ça de de du foi encore, d'une ardeur et d'une déception ?

Enfin bien bien sûr. Oui et non, ça vient jamais comme tel. D'accord.

Mais néanmoins moi je tire effectivement les implications politiques de ce qui m'est dit dans d'autres points notamment je disais euh le la concurrence généralisée à l'échelle du pays elle a pour conséquence déjà une fragmentation parce que j'étais sur la crise d'emprintion tout le monde veut parler moi moi moi moi moi moi ce que j'ai fait moi ce qui m'arrive donc ça crée évidemment une fragmentation qui donne qui fait perdre un petit peu le sens du commun hein et donc parce qu'il faut bien partir de la commune Mais il faut pouvoir aller jusqu'au commun. Alors là, il y a un problème. Mais ça donne aussi cette polarité fort faible que je vois extrêmement répandu chez les jeunes notamment.

C'estàd faut être fort h et pas forcément chez des jeunes de droite mais parce que c'est pas politisé mais ça a néanmoins des implications politiques comme s'ils étaient tous devenu nichéen quoi. L'effort est faible et et ça c'est un effet de la concurrence généralisée et puis de ces jeunes générations qui a été élevée dans l'idée qu'il y a pas de place pour tout le monde quoi. Et ça c'est à la fois terriblement anxiogène, terriblement fragmentant et puis ça ferme la personne sur elle-même.

Un mot très inquiétant aussi sur les jeunes, c'est le rapport à la démocratie. C'est vrai que là, on voit une évolution. Vous savez, on pose toujours la question est-ce que selon vous d'autres systèmes sont aussi favorables que les la démocratie ?

Et là, vous avez 42 % des moins de 35 ans qui effectivement pensent que bah finalement la démocratie, on pourrait s'en passer et d'autres systèmes pourraient être aussi valables. Et ça, c'est vrai que c'est très préoccupant et notamment quand c'est exprimé par la jeunesse là où les plus de 60 ans sont beaucoup plus attachés à la démocratie et ils ne sont que 23 % à considérer que d'autres modèles pourraient le le remplacer. Mais je voudrais revenir aussi sur sur ce que vous avez dit.

Il y a pas que des chiffres des Holland en fracture française. Quand vous mesurez par exemple la confiance dans les PME et ben c'est 82 %, c'est gigantesque. Toutes les institutions régaliennes sont épargnées par la défiance.

La confiance dans l'armée, c'est 79 %. La confiance dans la police 74, dans l'école 70. Donc il y a encore heureusement des bastions de confiance dans notre pays, mais à l'égard de la politique telle qu'il la voit effectivement sur les plateaux télés à longueur de journée, il y a et on peut difficilement euh euh euh le le leur reprocher on soit pas de politique.

Voilà, ça tombe bien. Alors, on va évoquer avec vous trois et avec Anna ce qui s'est passé aujourd'hui. Événement historique, Nicolas Sarkozi est entré en prison à la santé.

Oui, vous venez de le dire, 21 octobre 2025, une dette qui va rester un jour historique. Première fois qu'un ancien président de la République met les pieds en prison en tant que détenu. Les chaînes d'information dès ce matin étaient en édition spéciale pour suivre son départ donc depuis son domicile où d'ailleurs il a été applaudi par des centaines de ses soutiens avant de rejoindre la prison de la santé.

On rappelle que Nicolas Sarkozy a écopé de 50 prisons fermes pour association de malfaiteurs dans l'affaire des soupçons de financement liben de sa campagne en 2007. Bien sûr, il a fait appel de sa condamnation, mais quoi qu'il en soit, les Français ont réagi à ce double événement condamnation et et incarcération. C'est injusticiable comme tout le monde hein.

Il y a pas de raison hein. Il faut pas des traitements de faveur. Il y a pas justice à deux niveaux hein.

Donc je trouve c'est une injustice et c'est la politique des juges destrêm gauche comme les contrepouvoirs actuellement euh injustes et dictoriaux. Alors il faut que rappeler que sa condamnation le mois dernier avait poussé certains et pas uniquement les soutiens de Nicolas Sarkozy à remettre en cause l'indépendance de la justice. Des magistrats avaient même été menacés de mort. n'a pas empêché Emmanuel Macron de recevoir Nicolas Sarkozy à l'Élysée vendredi dernier.

Le ministre de la justice, Gérald Armadin, à lui dit qu'il lui rendrait visite en prison. Mais pour le secrétaire général du Parti socialiste Olivier Fort, je le cite, c'est une pression sur la justice qui donne le sentiment qu'il existe des prévenus qui sont de nature différente. Quant à Agnès Sverren, la sénatrice de Paris, elle retiendra de cette journée une grande humiliation.

Voir un ancien président qui a été très respecté dormir dans une cellule mélangée avec des malfras. Ça choque les consciences, ça donne une image profondément abîmée de la France. Fabrice d'Allongeville.

Est-ce que c'est quelque chose qui importe vos administrés ? Est-ce qu'ils vous en ont parlé aujourd'hui ? Alors aujourd'hui euh directement non parce que je les ai pas beaucoup croisé.

Euh mais on en parle bien sûr. Ouais. Mais euh c'est il y a l'exemplarité en fait, il y a la question de l'éthique politique.

Alors je parle pas de la morale politique hein, on est d'accord, mais l'exemplarité euh l'incarnation de l'exemplarité dans le discours, dans la posture. Là, je suis quand même assez agacé, je vais vous le dire franchement en tant que maire, représentant de l'État dans ma commune, qu'on puisse attaquer autant la justice quoi. C'est la séparation des pouvoirs, c'est une réalité en France.

à partir du moment où vous attaquez la justice, vous allez attaquer l'autorité municipale, vous allez attaquer n'importe qui. Et là-dessus euh je pense que c'est ce qui nous manque en fait vraiment cette question de l'éthique. Et vous pensez justement que cette condamnation ça peut aggraver la défiance ou au contraire ramener un petit peu de confiance auprès des français ?

Alors peut-être que ça ramènera de la confiance parce qu'effectivement l'état de droit montre que il est injustifiable comme les autres que de toute façon il y a de plus en plus d'incarcération. C'est la raison pour laquelle les prisons sont pleines. Donc effectivement, il y a peut-être de plus en plus de présidents de la République ou d'hommes politiques qui vont être en prison parce que c'est un mouvement général d'incarcération.

Mais peut-être ça ramènera de la confiance. Mais c'est surtout que moi ce qui me frappe et ce qui me choque aussi c'est que les mots n'ont plus de sens. Enfin je dire quand Nicolas Sarkozy dit c'est l'état de droit qui est attaqué alors attendez là on comprend plus rien.

On devient fou. C'est l'état de droit qui le condamne. C'est pas l'état de droit qui est attaqué.

Là aussi, on la sente de crise des égos quand la moindre frustration, on l'avait vu avec Marine Le Pen quand elle a été déclarée inéligible, et bien toute frustration et à travers les l'attaque du régime. La France en déclin et là les mots n'ont plus de sens et là c'est grave. C'est-à-dire que les gens qui le défendent ne disent pas "Il est innocent".

Ça ça s'entend, il est innocent, on va vous le montrer et cetera. Très bien. Mais là, on ne critique pas la justice.

Quand on dit "lil est innocent, on va vous le montrer." Au contraire, on est toujours dans la logique de la justice. Non, on dit c'est injuste.

Mais quoi c'est injuste ? Je veux dire que à partir du moment où il y a des problèmes de financement d'une campagne, bah c'est normal que la justice en en parle. Une une nouvelle question quand même juste à vous, Fabrice d'Alongeville. 68 % des Français dans l'étude fracture française ont confiance dans leur mère et pourtant on entend parler de plus en plus des îles de mères de petitte de grandes communes qui sont harcelées verbalement qui sont agressés qui sont pris à partie.

Comment est-ce que vous l'expliquez ce cette espèce de de paradoxe entre cette confiance et puis cette façon un peu violente d'agresser les mains ? Alors, une nouvelle fois, faut faire vraiment attention à au mots. C'est c'est très important ce que vous avez dit entre le sentiment d'insécurité, d'insécurité ou de non tranquillité.

Enfin, il y a des chiffres bien sûr, non, je le conteste pas mais c'est pas un amalgame en fait. Il y a pas un surcroix d'un seul coup de violence à à l'encontre des édiles et cetera. Et il y a des situations individuelles aussi qui peuvent permettre ou de d'accompagner ou d'expliquer un peu ce qui s'est passé.

Euh moi ce que je ce que je ressens vraiment comme élu maintenant, ça fait mon 4e mandat. En fait, ce que moi me pose le plus de difficulté, c'est les baisses de moyens. Mais vraiment simple hein, la baisse d'autonomie qu'on a, suppression de la taxe d'habitation, ça nous empêche d'aider les associations.

Là aujourd'hui, on est dans une situation de crise au niveau des associations qui qui font tout le lion de la République, hein. Là, on a des baisses monstrueuses qui sont avancées. Moi, j'étais sur une des assises départementales des associations de Loise à Nogens sur Lois ce weekend.

Je n'ai pas rencontré une seule association qui ne licenciait pas des gens. Donc, c'est la solution à ce démocratique pour vous, c'est la décentralisation par exemple. C'està-dire on donne plus de pouvoir au localement.

Bien, bien sûr. Mais ça participe en fait quand vous avez une description que vous faites et cetera, tous les éléments qui déstruct qui sont dans une forme d'effondrement, vous prenez les partis politiques, il y a plus de section de partis politiques au plus près des territoires. Moi quand j'ai commencé ma mon engagement public, il y avait des des secrétaires des secrétaires de section de différentes sensibilités qui étaient dans le canton.

Là, ça n'existe plus. Vous prenez l'éducation populaire, c'est pareil et cetera. Donc en multipliant tout ça, vous comprenez le sentiment de malaise qu'on peut qu'on peut ressentir bien sûr et et le et le malaise des Français.

Euh alors, on va regarder une archive. On vous propose une archive. Tenter de soigner ce malaise démocratique.

Ça n'est pas un objectif nouveau. Début 2019, vous voyez de quoi on parle. Dans la foulée de la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron propose un grand débat national.

Le président de la République sait ce que veulent les Français. Pas besoin de faire un grand débat national. Ils sont ponnés sans arrêt, faut arrêter quoi.

Le président convit 700 ma mardi prochain pour débattre avec eux dans le gymnase de cette commune de moins de 4000 habitants mais pour une citoyenne optimiste. S'il peut discuter avec les gens et que les gens comprennent son message. Combien de sceptiques ?

Il essaie de faire de la démagogie pour arriver à ses fins et puis un point c'est tout. Ce maire rural à buf sera lui aussi face au président et à la boulangerie il recueille des demandes contrastées qui relève le point indice des fonctionnaires. Ça serait bien.

C'est pas au président de tout faire que chacun fasse un effort. Mais dans le cahier de doléance pour plus de 600 habitants, il y a eu que deux personnes qui sont manifestées à mettre un petit mot pour le président. La population ne croit plus trop à à la parole des de nos politiciens.

Blanche, est-ce que les vraies réponses à ce mal démocratique, elles sont pas dans ces cahiers de dolence ? Bien sûr, bien sûr. Euh et je rappelle que Sébastien Lecnu que Sébastien Lecornu était le coanimateur du grand débat.

Donc, il avait une responsabilité aussi à ce moment-là pour exploiter. On parlait tout à l'heure des mots qui ont qui sont maltraités, abîmés. Là, il y a eu des centaines de milliers, des millions de mots qui ont été inexploités, qui ont été silenciés.

Et ça c'est vraiment très très problématique et c'est vrai que je pense en plus souvenez-vous grand débat, on est quand même au début du premier quinquen d'Emmanuel Macron donc il y a une capacité à agir, il y a une capacité même financière à agir à l'époque ce que l'État des comptes publics n'est pas du tout comme aujourd'hui et c'est vrai que c'est une opportunité perdue et donc j'espère effectivement que les cahiers vont être exploités n' pas été saisi. Vous avez dit cette opportunité. Qu'est-ce que vous retenez-vous de ce que vous avez dit dans vos cahers de doléance ? tr tr mots proximitéou solidarité citoyenneté vous prenez ces trois motsl c'est ce qui traverse l'ensemble du corpus he c'est 2 millions et demi de contribution en comptant les les participations des gilets jaunes hein proximité citoyenn c'est pour ça que vous avez bien pass une journée de citoyenne vous les gens vont ils font des choses concrètement dans le v en fait c'est ça la capacité à agir elle existe mais il faut il faut lui permettre de s'exprimer complètement le oui moi je crois que c'est vraiment l'effet de l'h j'adhère complètement fondamentale fondamentale.

J'ai adhère complètement et je dirais que là on voit bien dans le grand débat l'effet de l'entrée de la communication des techniques de communication dans les arts de gouverner. Maintenant ce qu'on appelle traditionnellement en philosophie politique les arts de gouverner c'est de la com. Donc le grand débat, ça a accentué la défiance parce que cette grande promesse, cette promesse enfin qu'on va parler, finalement la réponse a été "J'entends ce que vous dites" dont on sait ce que ça signifie.

Ça veut dire on ferme ses oreilles et on ne prend pas compte mais comme ça a été le cas pour les conventions citoyennes et comme ça a été le cas pour la convention sur les climats où les gens faut juste faut juste relire faut juste relire le discours qui devait être prononcé par le président de la République le 15 avril 2019 qui est disponible en ligne sur le site leddoléance.fr FR et vous verrez qu'en fait sur les six premières pages, la compréhension de la crise sociale a été décrite par le président et en une phrase il l'efface en disant voilà pourquoi nous n'allons pas changer de politique. Discours qui n'a pas été prononcé à cause de l'incendie de Notre Dame.

Absolument. Merci à tous les trois d'être venus débattre sur ce qui fracture mais peut-être ce qui rassemble aussi les Français.